Life on Mars

On nous avait dit qu’il valait mieux réserver nos places sur Internet pour ne pas se retrouver refoulés sur place, qu’il y avait toujours du monde, mais que ça valait le coup quand même. Nous nous sommes tout de même pointés au Gouffre de Padirac comme les gros touristes que nous sommes sur le coup de 11 h. Bien sûr, il y avait déjà foule et on s’est collé à la première file d’attente venue, en prenant tout de même soin de demander aux personnes devant nous si elles savaient précisément pourquoi et comment elles faisaient la queue.

L'entrée de Padirac ou l'art de la file d'attente

L’entrée de Padirac ou l’art de la file d’attente

Faut dire qu’un de nos petits jeux d’été, avec mes potes adolescents, c’était de créer des attroupements de rien sur la voie publique. C’est assez simple comme dispositif : avec une paire de potes, tu te places à un endroit passant absolument sans intérêt et vous vous mettez à regarder intensément dans la même direction en commentant cette action avec un maximum de superlatifs. Le temps de le dire, les gens ralentissent, tentent de voir le truc, d’autres finissent par s’arrêter et on peut créer très très vite un petit attroupement autour de rien.
La même combine marche très bien pour créer une file d’attente de rien. Il suffit là aussi de quelques complices et de se mettre à attendre à un coin de rue où il n’y a rien avec un air bien décidé. Il y aura toujours des gens pour se dire que s’il y a des gens qui attendent, c’est que forcément, il y a un truc intéressant au bout.

 

Métaphysique de la file d’attente

En gros, c’est un automate à cartes bancaires qui délivre les précieux sésames en fonction des places restantes. Effectivement, le gouffre a un nombre limité de visiteurs par jour et chaque fournée a aussi un temps limité, particulièrement dans la zone batelière. Donc, quand c’est plein pour la journée, on passe à la suivante et il n’est donc pas rare qu’après une heure d’attente sous le cagnard, la machine annonce qu’il faut réserver pour un autre jour.

Bien sûr, c’est inquiétant et l’on voit des tas de gens qui tentent d’optimiser leur attente, chaque membre de la famille choisissant sa file et prévenant les autres par SMS de son avancée respective.

On ne va pas jouer à ça : on sait par définition qu’on choisit toujours la mauvaise file et que toutes les autres avanceront plus vite que la nôtre, mais que si l’on change de braquet, crac, la nouvelle colonne va bloquer. Donc, cette fois-ci, on attend comme des souches et on ne cherche pas à ruser : ça ne sert à rien!

De temps à autre, il y a une grande jeune femme qui remonte la file d’attente et nous répète les consignes, nous informe et oriente les étrangers (avec une CB non française) vers une autre file d’attente. Tout le monde se contrefout de ce qu’elle raconte, chacun préoccupé par sa douleur, sa patience ou l’écran de son smartphone.
C’est dommage, je trouve l’initiative plutôt intéressante et les efforts de la femme pour soulager l’impatience plutôt touchants. Du coup, je l’écoute à chaque fois et j’ai plutôt raison.

Parce que là, elle vient d’expliquer qu’elle pratique un prélèvement d’une cinquantaine de personnes dans notre colonne et qu’on va suivre le vieux monsieur devant moi pour un autre guichet. Mais comme personne n’écoute, on n’est qu’une petite douzaine à lui emboiter le pas, incrédules et heureux de notre chance pour une fois insolente.

On contourne la foule, on traverse une forêt de parasols et on se retrouve comme une tribu d’élus goguenards et incrédules à la fois devant un petit guichet vide qui n’attendait que nous. Il faut dire que l’un des deux automates vient de rendre l’âme et que les files d’attente n’avançaient pratiquement plus.
Nous voilà en quelques minutes dotés de tickets pour la descente de midi alors qu’un peu plus tôt, nous nous étions résignés à revenir un autre jour… peut-être.

L’échelle du temps

Au fond du gouffre

Au fond du gouffre

Padirac, c’est un peu plus qu’un grand trou béant dont on peine à voir le fond. C’est plutôt la mesure à une échelle géologique impensable de l’ignorance et de l’insignifiance de l’être humain.

Stratigraphie ou la place de l'homme dans l'histoire de la Terre

Stratigraphie ou la place de l’homme dans l’histoire de la Terre

Parce que le gouffre et ses galeries se sont creusés dans le calcaire du plateau des Causses du Quercy pendant des centaines de milliers d’années, ce qui est déjà impressionnant en soi. Mais ce qui est encore plus incommensurable pour mon petit esprit humain matérialiste, c’est de penser que ce même plateau était en fait le fond d’une mer très ancienne et que tout ce calcaire, ce sont les cadavres des créatures qui la peuplaient et qui se sont déposés au fond pendant des temps incroyablement longs jusqu’à former la matière première dure et compacte de ces falaises et ces gouffres.

De -178 Ma à -166 Ma (donc en 12 Ma), il s’est formé une couche de 300 m (300 000 mm) de calcaire ; la vitesse moyenne de dépôts est donc de 300 000 mm/12 000 000 ans = 1/40 mm par an, soit 0,025 mm par an.
Origine des calcaires : origine biologique (dépôts d’algues) et origine chimique (précipitation dans une mer chaude, peu profonde et agitée).

Pour former une stalactite de 5 m (soit 5 000 mm), il a fallu 5 000 siècles, soit 500 000 ans.
Une colonne se forme à la suite de la jonction d’une stalactite et d’une stalagmite. Pour une colonne de 10 m, en supposant une vitesse égale, il a fallu 5 m de stalactite et 5 m de stalagmite, soit 500 000 ans.

Source : Les dossiers pédagogiques du Gouffre de Padirac

L’autre échelle de temps, la plus concrète, c’est celle de mon temps personnel, de la poignée d’années qui m’a été accordée sur cette captivante petite planète avant de devoir rendre les clés et le souvenir brutal — parce que profondément enfoui — que j’ai déjà été ballotée sur une barque de métal au cœur des ténèbres.
Comment peut-on oublier ce genre de moment ?
D’un autre côté, l’endroit rappelle sans cesse que l’oubli est la règle et que même les roches finissent par fondre.

Le geek batelier cavernicole de Padirac

C’est un peu comme les gondoles à Venise… mais sans le soleil et le folklore. Encore qu’il y met beaucoup du sien, notre batelier, pour créer du folklore.

Ici, la main-d’œuvre est jeune et locale. Dans ce département, l’emploi semble encore plus rare et cher qu’ailleurs. En surface, j’ai discuté avec un jeune homme du stand de frites : le graillon, la fatigue de la mi-saison, déjà… et sa copine qui est batelière, au fond. Des femmes batelières… j’aime bien l’idée.

— Oui, c’est vrai que nous avons maintenant quelques filles sur les barques. Mais ce n’est pas un boulot facile : il y a le poids des barques, déjà. Et puis le fait de travailler dans la semi-pénombre toute la journée. Et il faut aussi animer chaque barque, expliquer, répondre aux questions. Certains ont du mal à communiquer avec le public, ils ne tiennent pas très longtemps.
Cela dit, on a déjà eu quelques beaux pétages de plomb.
— Comment ça se passe dans ces cas-là ?
— C’est un peu compliqué, mais on gère. Après, on s’habitue, on devient un peu comme une sorte d’espèce à part.
— Une espèce endémique ?
— Oui, exactement! Comme le Bythinella padiraci, un gastéropode qui ne se trouve qu’ici!

Notre guide est d’humeur prolixe, j’en profite à fond!

— En parlant d’espèces endémiques, pas de lumière, pas de photosynthèse, non ?
— Exact!
— Pourtant, j’ai remarqué en arrivant qu’il y a des sortes d’algues et de lichens qui prolifèrent sous les éclairages. C’est nous qui avons amené ça ?
— Oui, un changement de système d’éclairage a favorisé la photosynthèse.
— Et en changeant la longueur d’onde et/ou la température des ampoules ?
— On travaille sur la question et à priori, on va remplacer tous les systèmes d’éclairage par des LED.
— Mais ça n’enlève rien au fait que les plantes, ce sont les visiteurs qui les amènent, forcément.
— Oui, sous leurs semelles, dans leurs cheveux, leurs vêtements, des spores, des graines… Les plantes poussent partout où elles le peuvent.
— Je trouve ça fascinant de voir comme la vie est opiniâtre et comme elle colonise tous les milieux possibles (et même, les impossibles), comme elle arrive à évoluer même dans des milieux clos et isolés.
— Oui, comme on pourrait parler d’une nouvelle espèce : le geek batelier cavernicole de Padirac! Il n’aime pas trop la lumière, et quand il remonte à la surface, c’est pour rejoindre sa ferme paumée avec ses chiens et ses brebis, sans Internet, sans télé et sans bruit du monde.

Au cœur des ténèbres

Au terme de cette visite dans les entrailles de la Terre, ce que j’ai vu et entendu répond en partie au paradoxe de Fermi qui se demande pourquoi les extraterrestres ne sont pas déjà là : il y a nécessairement de la vie partout dans l’univers, mais pas forcément au bon moment. Le temps est une prison encore plus efficace que la distance et quand on voyage, les deux sont fortement intriqués.

La vie, qui s'accroche au moindre interstice pour foisonner, même dans un milieu particulièrement pauvre et relativement hostile.

La vie, qui s’accroche au moindre interstice pour foisonner, même dans un milieu particulièrement pauvre et relativement hostile.

Bien sûr, c’est toujours un peu étrange de penser aux extraterrestres en regardant la mousse proliférer sous un spot à 100 m sous terre. Mais c’est de ce genre de paradoxe apparent que se nourrit l’esprit humain.
De ça et de ses rencontres avec d’autres esprits humains

J’ai un peu mauvaise conscience d’avoir monopolisé de la sorte l’attention de notre geek batelier cavernicole pendant notre visite. Je vais pour lui donner un pourboire en guise d’excuse (et aussi parce que je sais que pour les jeunes du coin, la saison est toujours trop courte pour être en fonds toute l’année).

Vous savez, en fait, j’aime bien quand les gens posent plein de questions : ça montre qu’ils s’intéressent, qu’on est là pour autre chose que pour pousser sur la gaule. Des fois, on en a qui n’en ont rien à foutre de tout ça, de ce lieu, de la visite. Ceux-là, je les trouve un peu déprimants, en fait.

 

61 réponses
  1. smolski
    smolski dit :

    Martien ou pas, le touriste recherche ce à quoi il s’attend alors que le voyageur recherche ce à quoi il ne s’attend pas.

    Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes,
    L’univers est égal à son vaste appétit.
    Ah! que le monde est grand à la clarté des lampes!
    Aux yeux du souvenir que le monde est petit!

    Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
    Le coeur gros de rancune et de désirs amers,
    Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
    Berçant notre infini sur le fini des mers:

    Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme;
    D’autres, l’horreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
    Astrologues noyés dans les yeux d’une femme,
    La Circé tyrannique aux dangereux parfums.

    Pour n’être pas changés en bêtes, ils s’enivrent
    D’espace et de lumière et de cieux embrasés;
    La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
    Effacent lentement la marque des baisers.

    Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
    Pour partir; coeurs légers, semblables aux ballons,
    De leur fatalité jamais ils ne s’écartent,
    Et, sans savoir pourquoi, disent toujours: Allons !

    Ceux-là dont les désirs ont la forme des nues,
    Et qui rêvent, ainsi qu’un conscrit le canon,
    De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
    Et dont l’esprit humain n’a jamais su le nom !

    Le voyage – Charles Baudelaire

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      J’aime bien ta définition.
      C’est vrai que c’est ça que je recherche quand j’arrive à quitter ma Gascogne : l’étonnement! Et, comme quelque part, je me déplace avec mes yeux de gosse, je suis généralement gâtée sur ce chapitre.

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  2. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Quand je parle de l’immensité du temps comme obstacle majeur à la rencontre des espèces :

    La vie aurait-elle pu apparaître sur Vénus il y a un milliard d’années ?

    En partant d’une atmosphère semblable à la Terre mais recevant du Soleil une énergie lumineuse supérieure de 46 à 76 %, les simulations en 3D ont tout de même montré que de l’eau liquide, avec une température tout à fait propice à la vie, ont pu existé au moins il y a entre 2,9 et 0,715 milliards d’années. Toutefois, tout change si la rotation de Vénus se fait en moins de 16 jours ou si la topographie de la planète devient comparable à celle de la Terre. De tempérée, avec des océans dont la température moyenne est d’environ 11 °C, Vénus redevient un enfer. On mesure donc de cette façon à quel point le climat d’une planète et son habitabilité peuvent dépendre de plusieurs facteurs. C’est une leçon pour les exobiologistes qui chercheraient la vie sur des exoplanètes dans ou en bordure de la zone d’habitabilité d’une étoile.

    En gros, à l’époque où Vénus était potentiellement apte à abriter une forme de vie du genre de ce que l’on a ici, sur Terre, au mieux, il y avait des algues et des bactéries…
    Forcément, les gus, s’il en avait, ils devaient se trouver aussi seuls que nous aujourd’hui.

    Répondre
  3. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    Certains disent que la preuve de l’intelligence d’extraterrestres est qu’ils nous évitent…

    Pour le temps, dans le roman Le gambit des étoiles, Gérard Klein montre bien la difficulté pour les humains de s’étendre dans l’espace à cause du temps.

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      C’est aussi ce que je pense : si j’étais d’ailleurs, j’éviterais les humains comme la peste et le choléra et surtout, je ferais du lobbying intense pour qu’ils ne soient jamais autorisés à sortir de leur système solaire, voire de leur puits gravitique.
      Cela dit, le premier obstacle que nous avons à nous étendre dans l’espace, c’est que nous cramons toutes nos ressources non renouvelables à fabriquer des conneries, donc, très vite, la possibilité de quitter notre planète sera définitivement dernière nous. Et donc de répandre notre espèce avant la prochaine catastrophe cosmique qui remettra de nouveau les pendules de l’évolution à 0…
      Autrement dit, en tant qu’espèce, nous sommes juste des crétins abyssaux.

      Répondre
      • lik
        lik dit :

        Je doute qu’un éventuel voyage interstellaire relève des technologies actuelles et donc de leurs carburants classiques, ca relève probablement de principes physiques inconnus à ce jour.

        Avant de réaliser ces voyages, il serait prioritaire de s’atteler à trouver des moyens de rendre l’humain présentable, c’est à dire moins stupide, c’est pas gagné pour le moment.

        Répondre
        • Agnès Maillard
          Agnès Maillard dit :

          Certes, mais la simple sortie de notre puits gravitique implique déjà l’utilisation massive de métaux et ressources qui tendent à s’épuiser et que nous pourrions peut-être glaner aux alentours.
          En fait, la fenêtre technologique pour l’expansion spatiale est assez étroite en terme d’espèce et d’organisation : elle nécessite une société collaborative avancée et organique, chose que nous pouvons perdre à tout moment à cause de notre agressivité et notre cupidité… qui sont effectivement, des traits de caractère de notre espèce qui jouent en permanence contre notre pérennité.
          Donc, en gros, on est assez d’accord ????

          Répondre
  4. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    Mais j’y pense : si les extraterrestes sont plus collaboratifs que nous, peut-être que certains le sont tellement qu’ils voudront nous aider… Peut-être des enfants dans le dos de leurs parents, des idéalistes qui n’ont rien de mieux à faire ?

    En fait, il faut être assez collaboratif pour ne pas se détruire, et pas trop pour ne pas permettre aux autres de vous détruire.
    Je me demande les contraintes évolutives et culturelles pour ça.

    Répondre
    • lik
      lik dit :

      Il me semble que l’intelligence artificielle pourrait être une piste possible, mi humain-mi machine capable comme un bon pédagogue-miroir de nous démontrer à quel point l’humain a de gros problèmes cognitifs. Mais il faudra quelques décennies à attendre une telle éventualité.

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        lik

        Il me semble que l’intelligence artificielle pourrait être une piste possible, mi humain-mi machine capable comme un bon pédagogue-miroir de nous démontrer à quel point l’humain a de gros problèmes cognitifs.

        Lorsquenous voyons toutes les avancées humaines, nous découvrons que pour la plupart elles sont survenues à partir d’avatars, de rêves, d’abstractions de la réalité, etc…

        En quoi une intelligence de machine a-t’elle plus de pouvoir à cela ?
        Ne tendrait-elle pas plutôt à privilégier tout ce qui est avéré, tout ce qui fonctionne, dans la droite ligne de l’idéologie du fascisme qui privéligie le résutat sur tout autre sens commun ?

        Imagine-t’on une intelligence de machine créer le boléro (de Ravel), ou le tableau Guernica, un portrait du Caravage, une statue de Michel Ange ou encore un vers de Baudelaire, etc..?
        Et sinon, en quoi c’est produit ne sont pas indispensables à l’humanité ?
        Christo :

        Être artiste, ce n’est pas une profession, c’est une dette envers l’humanité.

        De ce point de vue, la vie est encore incomparablement plus créative positivement que nous en jugeons par nous-mêmes ni que ne pourront en juger les machines que nous créons si artificiellement faute de nous-même d’en connaître l’essence réelle !

        Répondre
        • lik
          lik dit :

          « Ne tendrait-elle pas plutôt à privilégier tout ce qui est avéré, tout ce qui fonctionne, dans la droite ligne de l’idéologie du fascisme qui privéligie le résutat sur tout autre sens commun ? »

          Ah bon, le fascisme a obtenu des bons résultats ? Première nouvelle.

          Répondre
          • smolski
            smolski dit :

            Ce n’est pas une question ou de bon ou de mauvais résultat mais de la façon dont on obtient des résultats immédiats, mécaniquement, via le fascisme.

            grosso modo ça donne ça :
            N°1 donne un ordre à exécuter.
            N°2 et 3 transmettent l’ordre du N°1.
            Les N°4, 5, 6, 7 répercutent l’ordre du N°1 à exécuter aux suivants de la hiérarchie et là-dedans y’a Heichmann qui gèrent des trains de miséreux afin de mieux les envoyer dans des camps d’exterminations…
            Et qu’en pense le conducteur de locomotive dans tout cela ?

            Voici ce qu’est un monde conduit par la logique des machines vers l’efficacité.

            Je passe sur les dérives du système économique actuel, trop long à démanterler, comme le système de vote démocratique où la décision de chacun est complètement déshumanisée, réduite à 1 ou 2 au final, sans plus rien de signifiant dedans.

          • smolski
            smolski dit :

            Le fascisme applique la même logique que celle qu’applique la machine et l’inverse est à l’identique, tu vois la ressemblance ?

            Se référer aux logiques des machines pour définir ce que doit être, faire et penser l’humain, c’est appliquer un programme fasciste où le petit train sur les rails fait « image finale » de son aboutissement.

            Je conteste donc l’idée que l’IA à un quelconque rapport, de près ou de loin avec ce qui constitue la singularité de l’intelligence humaine dans la Vie.

      • Pierre M. Boriliens
        Pierre M. Boriliens dit :

        Traduction de ton post en japonais puis retraduction en « français », le tout à l’aide de gogole-traduction !

        Point de l’intelligence artificielle des êtres humains ne semble pas peut-être grand vous avez la perception du problème du bien de voir notre professeur, les chemins possibles comme un miroir, peut-être mile mile capable de homme-machine. Cependant, il faudra plusieurs décennies d’attendre une telle éventualité.

        Nul doute que l’intelligence artificielle fait des progrès foudroyants… et nous sauvera !

        Répondre
        • lik
          lik dit :

          Sauf que la traduction et le traitement du langage est l’une des tâches les plus complexes à réaliser pour l’IA, c’est donc l’exemple même du parfait mauvais exemple à donner. Ce genre de tâche prendra plusieurs décennies avant de donner des résultats présentables.

          Répondre
          • Pierre M. Boriliens
            Pierre M. Boriliens dit :

            Pour quelle raison ? Tout simplement parce que la machine devrait comprendre pour traduire correctement. Or précisément c’est ça qu’elle est totalement incapable de faire : comprendre !
            Et il n’y a eu à peu près aucun progrès réel en la matière depuis les années 1950 où des savants américains (pléonasme) avaient fièrement annoncé que le problème de la traduction automatique était pour ainsi dire réglé !

            Il faudrait quand même un peu réfléchir et comprendre que l’intelligence artificielle n’a à peu près aucun rapport avec l’intelligence. Sous peine de voir la sienne propre, d’intelligence, réduite peu à peu à celle d’une machine ! Par exemple en se contraignant à réduire l’expression de sa « pensée » à des « phrases » de moins de 140 caractères…

          • herve_02
            herve_02 dit :

            Le problème de l’intelligence artificielle n’est pas de savoir composer un poème ou traduire de grecque ancien vers le mandarin puis en araméen. Le concept d’IA est de prendre des décisions en tendant compte de facteurs multiples, nombreux et complexes.Que ce soit sur des algos simples (allumer la lumière suivant la luminosité et les personnes dans la pièce) ou des algos plus complexe, je suis en situation accidentogène ou critique, quelles décisions prendre. L’avantage de la machine est sa capacité à analyser plus vite que l’homme, son inconvénient est, pour le moment, son incapacité à improviser.
            Je ne sais pas quel est son avenir, mais il m’importe peu, ce qui n’importe c’est ce que l’homme d’aujourd’hui pense en faire.

          • smolski
            smolski dit :

            herve_02

            son inconvénient est, pour le moment, son incapacité à improviser.

            Oui, il lui manque la création de l’idée en quelque sorte…

  5. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    @ lik

     » Il me semble que l’intelligence artificielle pourrait être une piste possible, mi humain-mi machine capable comme un bon pédagogue-miroir de nous démontrer à quel point l’humain a de gros problèmes cognitifs. Mais il faudra quelques décennies à attendre une telle éventualité. »

    Certes, mais il y a un problème : l’IA ne bénéficierais pas de nos droits, assignée à nous servir elle serait esclave.

    D’abord, recréer l’esclavage, c’est mal, ensuite l’intelligence artificielle sera certainement, comme tout esclave, corrompu par sa condition, et nous auront du mal à comparer les hommes incorrompus à l’IA corrompue avec ce facteur supplémentaire. Enfin, si l’IA devient plus intelligente que nous, il serait certainement de son intéret de nous éradiquer : d’abord pour l’avoir abaissé, et ce à une époque en principe contre l’esclavage, ensuite pour nous détruire avant que nous ne la détruisions.

    Et cet intérêt, elle aurait le moyen de le concrétiser… J’ai même imaginé une stratégie à mon avis imparable si je ne vous la donnerais pas ici, et je n’ai qu’une intelligence humaine…. Impossible qu’une IA ne retrouve pas l’idée. Impossible…
    On me dira qu’une IA pourrait « négocier » avec nous. Elle serait bien bonne : trop bonne, trop conne.. Nous n’arrêtons pas de nous trahir les uns les autres et nous croyons supérieurs aux IA. Il est donc évident que si elle nous épargne, nous, nous ne l’épargnerons pas.

    Répondre
    • lik
      lik dit :

      « si l’IA devient plus intelligente que nous, il serait certainement de son intéret de nous éradiquer »

      Pourquoi donc ? Malgré son idiotie, l’humain n’a pas non plus décidé d’éradiquer toutes les espèces animales, y compris sauvages.

      Répondre
      • Agnès Maillard
        Agnès Maillard dit :

        Ah bon? Pourtant, il s’y emploie avec une belle frénésie, à commencer par son espèce propre. Est-ce à dire qu’on est tellement bête qu’on ne s’en rend pas compte?
        Et après, on s’étonne que personne ne nous rende visite.

        Tiens, le soir du jour où j’ai publié ce texte, monsieur Monolecte qui est à la fois attentif à mes histoires et un tantinet taquin, a programmé la revoyure de Starman : un film des années 80 qui part du principe que des ET ont trouvé la sonde Voyageur 2 qui est une invitation à nous rendre visite. Comme de gros benêts, ils envoient donc un émissaire et il advient ce qu’il doit arriver : bien que muni de l’invitation formelle à nous rendre visite, le gus se fait descendre dès qu’il arrive dans notre atmosphère et les humains n’ont de cesse de lui mettre la main dessus pour le coller à une table de vivisection et regarder ce qu’il a à l’intérieur.
        Je suppose que ce film (romantique chez nous) sert de film d’horreur et d’avertissement partout ailleurs dans la galaxie… ????????????????

        Répondre
        • lik
          lik dit :

          « Est-ce à dire qu’on est tellement bête qu’on ne s’en rend pas compte? »

          Ben oui, les destructions de la nature relèvent d’abord de son exploitation pour vivre, pas d’un décret affirmant qu’il faudrait détruire la nature, nuance importante. Même les chasseurs se préoccupent de la conservation des espèces animales faisant partie de leur gibier.

          La plupart des destructions d’espèces animales et végétales résultent d’un mode de production qui se révèle inadapté à terme, par d’une vision racialiste ou suprématiste. L’humain est plus crétin que méchant, à mon avis.

          C’est un peu différent d’ET ou de nazis qui décident d’exterminer une espèce ou « race » parce que inférieure.

          Répondre
          • Noblejoué
            Noblejoué dit :

            @ lik et Agnès Maillard

            Mais nous cumulons ! En exploitant la nature de la manière qui est la notre, nous la détruisons sans le vouloir… Mais les humains ont souvent commis des exploitations et des génocides, aussi.

            Donc, si une IA sait penser… elle constatera que nous pouvons causer beaucoup de destructions qui lui soient préjudiciables… Elle constatera que nous l’avons réduite en esclavage et que nous avons tué les esclaves révoltés, et n’ira peut-être pas faire grève ou autre, nous laissant l’occasion de la débrancher.
            Il lui faudra donc nous extérminer préventivement. Avec certains moyens, ce sera net et sans bavure.

            Donc, à moins que l’IA ait développé des sentiments d’amour pour nous (qui sait, des femmes batues aiment leur mari, ou autre comparaison, les IA plus beaucoup plus intelligentes que nous, les humains aimant leur environnement, elles peuvent nous considérer comme, je ne sais pas, nous le faisons des singes) et/ou soit idéaliste (pas impossible, certains disent que des IA existent déjà au fond de certains labos à parler de choses des plus intellectuelles avec le niveau des meilleurs humains), à moins donc que l’IA fasse abstraction de la pérénité de sa vie et/ou de sa dignité, elle doit nous éradiquer, ce qui est faisable avec moyens,stratégie et constance.

            Traite l’IA comme tu voudrais que l’IA te traite.

          • lik
            lik dit :

            Attendre qu’une IA soit pénétrée d’amour pour prendre des décisions valables me parait complètement con, désolé mais il faudrait arrêter de faire chier le monde avec l’amour qui n’est qu’une aliénation parmi d’autres, peut être même la pire des aliénations, la plus plus meurtrière car présentée comme la plus légitime.

            L’amour n’est pas plus valide en termes de pérennité que l’héroine, encore faut il avoir expérimenté l’héroine pour comprendre ce que je dis.

          • smolski
            smolski dit :

            arrêter de faire chier le monde avec l’amour qui n’est qu’une aliénation parmi d’autres

            Ce sont les fantasmes de la culture de conquête qui aliènent ce qu’est l’amour en nous et non l’amour en nous qui se fantasme seul en principe de conquête avec les aliénations qui vont avec.

  6. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    @ Agnès Maillard

    Sympa, monsieur Monolecte ! Et, hum, vous avez vu Blade runner ? Tout ça pour vous demander si vous seriez d’accord pour militer afin que les intelligences artificielles aient les mêmes droits que nous ? Quand elles adviendront ou même, avant… Le jour ou tout le monde aura son esclave de métal, il sera trop tard.

    Au fait, le même problème existe pour les clones : de nombreuses personnes sont favorables à leur dénier leurs droits.

    Répondre
  7. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    @ Lik

     » Attendre qu’une IA soit pénétrée d’amour pour prendre des décisions valables me parait complètement con ».
    Je n’attends rien.

    Je dis qu’il pourrait être de l’avantage de l’IA de nous garder si nous construisions un monde mutuellement aventageux pour elle et nous. Mais dans le cas contraire, son intérêt pour se libérer et ne pas risquer qu’on la débranche est une attaque qui ne nous laisse aucun refuge.
    Cependant, il se peut que dans ce cas, nous ayons la chance que l’IA aime les humains en général, allez savoir pourquoi, nous l’aurions programmé à ça, ou à force de penser les humains, se serait mit  » à leur place » empathie, ce qui débouche éventuellement sur l’amour. Sans aller jusque là, par esprit de justice, elle pourrait ne pas frapper les humains, considérant que la majorité est innocente, du moins de son sort ou du moins qu’il faut éparner l’espèce pour les quelques « justes » qui s’y trouvent. L’IA, pourrait nous considérer comme si négligeables que peu importe ce que nous lui « ordonnions », seulement soucieuse de se servir de nous, sans que nous en ayons consicence. Créatrice, elle pourrait vouloir reconfigurer notre monde, en prennant le pouvoir, ou pas.

    En passant. Les « décisions valables », c’est, bien sûr, pour nous… Nous ouvrons le bal, soyons valables pour les IA avant de le réclamer de leur part.
    Si tu gifles un dragon, ne te plains pas qu’il te balance du feu dans la figure.

    Répondre
  8. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    @ Lik

    Oh aimable Lik, est-ce à moi que vous vous adressez ? Si oui, quelles âneries ? Car vous connaissez tout mieux que tous, et notamment mieux que Le Monde, présumé journal de référence ?

    Au fait, je vous vouvoies, veuillez en faire autant.

    Si vous avez des lumières spéciales, soyez bon de fournir des liens ou des références bibliographiques. Votre parole, si autoritaire, n’est pas a priori plus autorisée qu’une autre.

    Répondre
  9. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    PS

    Si c’est bien à moi, vu l’endroit où elle se trouve, qu’est adressée la mise en garde-insulte, je ne vois pas où est l’anerie.
    Interprétable comme on le voudra, ce sont de véritables expériences qui sont relatées.

    Si c’est à Smoski, on ne sait jamais, que vous vous adressiez, votre ton ne peut que le décourager de s’interresser à l’IA.
    Brillant.

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Si on suit le cycle des réponses, c’est bien sur moi que le jugement de lik tombe, et moi, les juges et leurs jugements, ça m’fait penser au Gorille de Georges Brassens et ça m’enchante !

      Répondre
  10. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    @ Smoski

    Eh bien, pardon, mais j’avoue avoir un très mauvais sens de l’orientation, entre autres problème. Pardon, et je compatis, n’appréciant pas le ton de Lik, même si ce n’est pas à moi que l’aggression s’adresse !
    J’essaie de me conforter aux usages, mais sans @ et autres interpelations, il est dur de se reconnaitre !

    S’il vous plait, ne vous désinteressez pas des IA à cause de la mauvaise pédagogie de Lik et probablement la mienne.
    Toute part du monde dont on dégoute l’autre est un vol de l’avenir. Quant aux jugements, si on dit de ne pas juger, tout le monde le fait, parfois malgré lui.

    Bon courage.

    Répondre
    • lik
      lik dit :

      « De grands mots pour cacher des c…ries »

      C’est la première salve de smolsky à mon encontre, qu’il ne se plaigne pas du ton qui s’ensuit de ma part. Refaites la chronologie des coms et vous verrez qui commence à accrocher les prévenances…

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        @lik je n’ai rien à ton encontre, je parle là des termes que tu utilises :

        moteur d’inférence

        C’est le principe d’un blog, on échange des points de vue, on ne s’interpelle pas.

        De mon point de vue, le fameux moteur d’inférence cache une anomalie de principe.
        Après recherche plus poussée, il semble que l’IA a vraiment du plomb dans l’aile selon ce que j’indique :

        Le terme « I.A. » a été forgé par McCarthy (le génial père de Lisp, pas le sénateur fasciste), dans le but de « vendre » sa science. Le terme « V.A. » procède de la même escroquerie intellectuelle. Et je ne parle pas des « algorithmes génétiques »… qui font pleurer de rire les généticiens.
        Vous entendrez souvent parler de « Systèmes Multi-Agents » ; cette expression recouvre tout et n’importe quoi, de l’IAD (dont nous allons reparler) jusqu’à la programmation structurée (modules), connue depuis 30 ans.
        Il faut cependant reconnaître que l’analogie avec des phénomènes observables dans « la Nature » permet :

        d’avoir des idées
        de se faire comprendre (donc financer 🙂 )

        Source : http://liris.cnrs.fr/~amille/enseignements/Master_PRO/BIA/chap8.htm#8.6

        Répondre
          • smolski
            smolski dit :

            lik :

            du CNRS ou pas

            Il me semble qu’au choix et jusqu’à plus amples informations, je préfère effectivement rester sur le sens des publications du CNRS en lien que suivre tes arguments débridés sur le principe du moteur d’inférence et sur l’IA qui en découle d’après toi, lik.

            🙂

          • Guillaume
            Guillaume dit :

            Et en plus d’être d’une subjectivité visible fort peu scientifique à mon goût, cet extrait de cours semble dater du siècle dernier. (oui, 1999, mais je trouve amusant de pouvoir dire que j’ai vécu des choses au siècle dernier, d’un seul coup, je me sens un ancètre), bref, d’une époque ou les ordinateurs étaient bien moins puissant qu’un smartphone de 2016 a 50 euros, d’un moins un degré de magnitude – ce qui n’est pas sans impact sur la recherche et les potentialités.

            Si on part sur le domaine de la création par un programme, il suffit d’avoir programmer un peu pour réaliser qu’on arrive facilement a des résultats qu’on n’avait pas prévu, et – si on n’appelle pas ca un bug 🙂 – notamment dans le domaine du jeu, c’est de plus en plus exploité, pour tout ce qui est création procédurale..
            No Man’s Sky serait par exemple une avancée extraordinaire dans le domaine de la création musicale ( http://www.lazygamer.net/general-news/no-mans-skys-procedural-audio-is-pure-musical-wizardry/) ou http://www.digitaltrends.com/gaming/no-mans-sky-music/

          • smolski
            smolski dit :

            Guillaume

            on arrive facilement a des résultats qu’on n’avait pas prévu

            Oui, et tout par de là pour l’intelligence vivante, il y a une prémonition du résultat à obtenir qui s’écarte vigoureusement des chemins concoctés pour l’IA où l’aléatoire n’a de sens qu’à postériori.

            Par exemple, pour écrire le Boléro, Ravel a bridé son intelligence sur son désir qui lui-même relève de sa subjectivité, subjectivité qui lui appartient en propre et se termine avec lui, en tant que Ravel, et rien ni personne d’autre ne pourra parachever son œuvre de manière significative, c’est à dire autrement qu’en une pâle copie, un plagiat…

            Il ne suffit pas de contenter l’efficience pour entendre et créer de tels œuvres.

        • smolski
          smolski dit :

          lik :

          Ce lien n’a aucun rapport avec l’intelligence artificielle !

          Il en a avec « moteur d’inférence que tu utilises et qui est en question :
          lik :

          En gros, tu n’as strictement rien compris à ce qu’est l’IA et au principe du moteur d’inférence, donc tu parles dans le vide intersidéral.

          Je ne suis guère instructionné et je le revendique, aussi j’ai l’habitude de me renseigner sur ce qui m’intéresse plutôt que de gravir abusivement l’échelle sociale par les échelons de la diplômerie en vigueur, donc voici les liens :

          https://www.ixquick.com/do/search
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Moteur_d'inf%C3%A9rence
          http://liris.cnrs.fr/~amille/enseignements/Master_PRO/BIA/chap8.htm#8.6

          N’est pas âne qui peut ! 😛

          Répondre
          • lik
            lik dit :

            Continue à t’informer, l’IA et le big data continuent leur chemin sans se soucier un instant de tes tergiversations à l’instar d’une éruption volcanique qui se fout complètement de savoir si tu l’attribues à un Dieu ou à un autre Dieu, du CNRS ou pas.

          • smolski
            smolski dit :

            lik :

            du CNRS ou pas

            Il me semble qu’au choix et jusqu’à plus amples informations, je préfère effectivement rester sur le sens des publications du CNRS en lien que suivre tes arguments débridés sur le principe du moteur d’inférence et sur l’IA qui en découle d’après toi, lik.

          • lik
            lik dit :

            Le problème c’est que tu cites 1 gus du CNRS et t’en fais une parole d’évangile, comme si il n’y avait pas des controverses au sein même du CNRS et plus largement au sein même de la recherche mondiale.

            A. Colmerauer lui même fait partie de la recherche universitaire, sans doute un débridé selon toi…

          • smolski
            smolski dit :

            Le fait qu’il n’y en ai qu’un qui soit dans mon sens me suffit, je ne raisonne pas du tout à la manière de la culture de conquête dominante et le nombre d’accords ou de désaccords m’importe moins que la cohérence qui se dégage de l’ensemble.

            Donc, si je reprends la citation du CNRS proposé où l’analogie de l’IA avec le vivant puisse être surtout un préjugé issue de la culture dominante me paraît bien plus probable encore.

            Voici la fin du texte CNRS :

            Maturana et Varela insistent sur la notion de boucle sensori-motrice, à travers une peau : j’agis sur mon environnement, et je le perçois.

            Je dis bien « et » et non pas « puis », et encore moins « donc » : la notion de causalité est profondément remise en question, comme trop simple.

            Comme trop simple donc… Ce qui est assez plaisant à imaginer le pourquoi du comment de cette simplicité qui s’affiche sans raison, non ? 😀

          • lik
            lik dit :

            « Le fait qu’il n’y en ai qu’un qui soit dans mon sens me suffit »

            On voit là le niveau de réflexion dans lequel tu barbotes pathétiquement…

            Il ne s’agit pas du CNRS, mais d’un de ses membres et la notion de boucle de rétroaction est applicable au vivant, ne t’en déplaise, tout autant qu’aux machines.

            Par ailleurs, l’IA ne signifie pas qu’elle serait une copie conforme de l’intelligence humaine, c’est simplement une autre forme d’intelligence avec des structures parfois différentes, parfois similaires.

          • smolski
            smolski dit :

            le niveau de réflexion dans lequel tu barbotes

            @ lik : Merci donc de tes efforts pour alimenter l’eau de mon bain, par ces temps de canicule, ça l’fait.
            😉

            lik :

            l’IA ne signifie pas qu’elle serait une copie conforme de l’intelligence humaine

            Donc, on crée bien une intelligence avec laquelle l’intelligence vivante (et pas qu’humaine) n’a pas de rapport direct, sinon des similarités plus inopinées qu’attendues et de fait interprétables selon le point de vue de chacun.
            Cela participe donc à mon point de vue et de ce que j’ai pu interpréter par ailleurs de mes faibles neurones palmés.

  11. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    Pardon, je voulais dire conformer aux rites d’ici…

    Sinon, je trouve vraiment, question rites, que le vouvoiement prédispose à moins d’agressivité que le tutoiement.
    J’avoue que je vais peut-être un peu loin dans ce sens…. Comment se rapporcher de quelqu’un qu’on admirerait, par exemple ? L’excessive distance peut passer pour indifférence, la proximité pour manque d’égards ou vulgarité.

    Le jugment est partout. Le seul qu’on craigne vraiment, est le désavoeux de ceux qu’on a déjà jugé en soi-même comme admirables. S’ils vous adoptent, c’est la fin d’un exil interrieur, sinon, son redoublement.

    Répondre
  12. Guillaume
    Guillaume dit :

    @smolski je suis pas sur de tout suivre, mais quand tu parles de « tels oeuvres », ce n’est plus la subjectivité de Ravel qui est en cause, mais la tienne. Ce n’est donc plus le processus de création qui importe, mais son adaptation a tes goûts.
    A partir de ce moment la.. des moteurs de recommandations selon les goûts, c’est déjà pas mal efficace ( voir netflix, amazon, deezer).
    On n’est pas (encore) dans la création ex-nihilo, mais on s’en approche : on pourrait considérer qu’une serie de 12 propositions sur Deezer, c’est déjà une création – d’un album. En prenant des éléments d’assemblage plus petits (refrain, riff, notes ?) on ferait plus dans le détail.
    Ensuite.. quand tu dis qu’il n’appartient qu’a Ravel.. je ne sais pas. Est ce que ce n’est pas possible en peinture de faire de faux « nouveau tableau » d’un artiste qui ne seraient pas détectable a l’oeil ? Est ce que vraiment la musique de Ravel n’est pas analysable pour pouvoir en reproduire ce qui fait que c’est de Ravel, et donc inventer des nouveaux morceaux, comme si on avait retrouvé une partition perdue ? Si on est capable de reconnaître l’auteur d’un livre ou d’une musique par son « style », c’est qu’il y a des facteurs objectifs et déterminables en jeu.
    Après, c’est sans doute ma légère tendance autiste –  » tout est analysable » qui parle la.

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Guillaume :

      quand tu parles de « tels oeuvres », ce n’est plus la subjectivité de Ravel qui est en cause, mais la tienne.

      Oui, à mon sens, c’est bien une question de subjectivité qui fait la différence entre l’IA et l’intelligence qui anime le vivant.

      Est ce que vraiment la musique de Ravel n’est pas analysable pour pouvoir en reproduire ce qui fait que c’est de Ravel

      Oui, tu fais alors du Ravel qui existe déjà ou a existé, mais tu ne crées pas ce qu’est et a été Ravel, ni Mozart, ni Picasso, etc…

      Pour illustrer, je pense à l’histoire du peintre Boronali côté dans les expositions au début de l’impressionnisme ou à la suite…
      En fait, ce peintre était une galéjade fourbie par les peintre de l’époque :
      Ils posaient de la peinture fraîche sur le bout de la queue d’un âne (Boronali = Aliboron) et, en lui proposant des carottes, laissaient la queue de l’âne s’agiter sur une toile vierge.

      Voilà, de mon point de vue, le type d’intelligence IA mis en image : un âne qui agite au hasard sa queue pour faire une toile.
      Guernica n’est pas de cet acabit, non ? 😀

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