L’invasion des profanateurs de démocratie

Ils sont parmi nous!

Ils sont parmi nous!

Tout a commencé au Ministère de l’Éducation. Je ne me souviens plus trop de quand date le déclic, je sais seulement que c’est postérieur à Devaquet. On s’est juste retrouvé un soir, avec monsieur Monolecte, à se demander ce qu’il pouvait bien se passer au poste précis de ministre de l’Éducation. Cela faisait des années que nous constations sans trop y penser la répétition du même scénario : une honnête diversité de personnes, d’opinions, de tempéraments, de parcours et de discours très différents prenait ce poste de ministre de l’Éducation et invariablement, il advenait que ce personnage finissait par sauter partout comme un cabri en beuglant « réformons, réformons, réformons ! ».

C’est quand même vachement étrange, quand on y pense. On avait cherché une bonne manière d’expliquer cet étonnant comportement et on en avait déduit qu’il y avait surement une malédiction attachée à ce fauteuil particulier, quelque chose comme l’esprit malin de Jules Ferry assassiné et que nous avions affaire à une sorte de serial killer de la possession, là, comme ça, au nez et à la barbe de tous.

En tout cas, ça nous avait bien fait marrer, un soir d’été, autour d’une bonne bière bien fraiche.

Le problème, c’est qu’on a fini par remarquer que le même phénomène se répétait avec la même constance partout sur la planète et pas seulement chez les ministres de l’Éducation. Et que du coup, l’histoire du siège hanté, ça ne marchait plus trop.

En gros, il y a toute sorte de gens qui prennent le pouvoir dans leur pays respectif, de tas de manières différentes, dans des tas de contextes différents, avec des tas de peuples différents qui ont le droit à des promesses totalement différentes ou un bon gros coup d’État dans le derrière. Il y a des mecs de droite, des nanas de gauche, des révolutionnaires avec le couteau entre les dents, des gros tout mous qui sont trop contents d’être arrivés à quelque chose dans la vie, des fils à papa et grand-papa, des chefs de guerre, des prix Nobel de la paix, des bêtes à bouffer du foin OGM et de gros malins sans scrupules, des humanistes, des dictateurs, des idéalistes, des nains hydrocéphales, des psychotiques, des acteurs de cinoche… et à la fin, t’as la même politique partout. Et puis c’est tout.

Et ça, c’est carrément flippant.

On se souvient de Mitterrand dont on a dit qu’il n’était pas vraiment de gauche même s’il a vraiment fait comme si pendant deux ans et paf!… il rentre dans le rang se retrouve à faire comme les autres. Mais depuis, il y en a eu des tas et ça a pris moins de temps. De moins en moins de temps. On s’est dit qu’il devait exister un truc réservé aux seuls chefs d’État en exercice, un peu comme le téléphone rouge ou le gros bouton nucléaire, mais en encore plus balèze. Un truc comme le livre de la vérité de l’univers avec toutes les réponses aux questions comme le sens de la vie, celui des impôts et 42. Et qu’en fait, comme avec une confrérie secrète, les nouveaux chefs d’État avec de bonnes idées pour le peuple sont invités à une soirée Ferrero Rocher — dont chacun sait qu’elle ne peut être déclinée par les gens de pouvoir et de bon gout — et là, paf, entre deux bouchées de chocolat, ils sont amenés dans une pièce secrète et on leur fait lire le livre mystérieux. Et à la fin, ils ressortent tous en gueulant : « ok, j’ai compris, c’est trop affreux, je ne savais pas, j’ai compris que le Capitalisme est le dernier rempart de l’humanité contre la fin du monde! »

Ou quelque chose d’approchant.

Ou alors, toujours dans la pièce secrète, ils découvrent leur famille ligotée avec du Céline Dion à fond les ballons dans les oreilles et ils acceptent toutes les conditions des ravisseurs.

Mais ça fait vachement complot quand même.

Non, en vrai, pour comprendre ce qui arrive à nos chefs d’État, il faut s’en remettre au rasoir d’Ockham qui sait trancher dans les variables explicatives les plus farfelues — comme d’autres dans les budgets sociaux — pour imposer le principe de simplicité : quand tu as plein d’hypothèses qui caracolent dans tous les sens, la plus simple est forcément la meilleure et la plus proche de la vérité.

Alors, il devient très facile d’expliquer pourquoi un chouette type comme Obama a pu passer du « Yes, we can » au « but, may be » ou comment Tsipras au lendemain d’un référendum qui lui donne le soutien de tout un peuple contre l’Eurogroupe tourne casaque dès potron-minet et propose des bébés grecs pochés pour le petit dej’ des goules avant qu’elles ne crachent leur quatrième Reich comme un glaviot à la face du monde.

La seule explication possible, c’est que tous nos chefs d’État ont été remplacés par des extraterrestres envahisseurs qui ont pour mission de niquer la planète et ses habitants pour faciliter l’installation de ses nouveaux locataires. L’échange doit forcément se faire pendant les soirées Ferrero Rocher qui sont vraisemblablement des agents pathogènes xénomorphes et zou, ni vu ni connu, tous les gars se font pondre dans la tête une grosse larve de la reine mère et deviennent immédiatement les zélés pantins des premiers agents infiltrés qui s’appelaient Friedman et Hayek.

Le dernier pub avant la fin du monde

Le dernier pub avant la fin du monde

Et là, tout de suite, tout devient limpide comme le vomi d’un chat sphinx. Chaque pièce du puzzle prend exactement sa place et la solution à tous nos problèmes s’impose à nous comme le soleil bien rond d’une après-midi de juillet et consiste à coller tous ces parasites de l’espace dans leur soucoupe volante à grands coups de pieds au cul et à reprendre en main le cours de la destinée humaine.

C’est exactement comme ça que tout doit se passer, car toute autre explication — en plus d’être hautement improbable — ne pourrait qu’être extrêmement déprimante.

Bad Taste

Bad Taste

82 réponses
  1. Thermopyles
    Thermopyles dit :

    Concernant Tsipras c’est un peu différent, car il assume ce qu’il a signé comme une capitulation, continuant d’affirmer qu’il ne croit pas au texte qu’il présente au parlement.
    Il ne renie donc pas son opposition, simplement il n’a pas le choix parce que rien n’a été prévu pour sortir la Grèce de l’euro, ce qui est àmha la seule « faute » qu’on peut lui reprocher dans le dossier.

    Sinon, il me semble que vous omettez le rôle des partis, qui sont déjà un premier panier de crabes propre à vous changer un idéaliste en pur cynique par simple instinct de survie politique
    (selon le principe qu’il vaut mieux faire avancer une cause de 0.001% que pas du tout, car ainsi va le monde).

    Allez, pour finir tout de même sur une note d’espoir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Mujica

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  2. Jack Alanda
    Jack Alanda dit :

    Des pistes de réflexion pour comprendre pourquoi le pouvoir corrompt : toute la littérature anarchiste des XIXe et XXe, car tout a déjà été dit pour expliquer comment même le meilleur se perd au pouvoir ; puis la lettre de Che Guevara dans laquelle il avoue ne pouvoir rester au pouvoir sans se renier et sa volonté de repartir au combat ; enfin, la lecture des ouvrages du Comité invisible me paraît être de bon conseil pour en finir avec le fonds de naïveté qu’il te reste.

    Puis une question : depuis le temps que je te lis et vois évoluer ta pensée, comment se fait-il que tu attendes en près quelque chose d’un gouvernement ? d’un ministre ? d’un élu ? Tout ce que nous avons s’est conquis à la pointe du fusil. Ou à la faveur d’un rapport de force laissant redouter le fusil.

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      • carole ma
        carole ma dit :

        c’est ça … on force à manger du Nutella lors des réunions Ferrero-Rocher et celui ci contient des substances qui font ignorer la démocratie

        et Segoléne Royal l’a découvert………

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      • Simon Chalumot
        Simon Chalumot dit :

        Oui, cela ne fait pas l’ombre d’un doute ! Elle se souvient fréquezmment de ses soirées d’ado complexée à s’enfiler des tonnes de nutella lors d’interminables soirées pyjama… Et elle s’est dit plus jamais ça… Surtout qu’après, elle a rencontré une grosse andouille qui fait des blagues carambar en gloussant bêtement… Puis ce fut l’Elysée, le lien machiavélique avec Mitterrand, puis enfin l’enlèvement par les petits gris qui leur ont offert un kit du parfait politicard médiocre et gestionnaire du 21 ème siècle au service de la finance… C’est en repensant à tout ça, qu’elle a hurlé silencieusement… et on la comprend…Moi aussi je désire l’avenir !

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    • Simon Chalumot
      Simon Chalumot dit :

      Ouais c’est bien gentil le romantisme révolutionnaire, le parfum de la poudre et des barricades, mais je ne vois pas en quoi ça résout le problème du pouvoir. Surtout que des tas de gens sont morts sur des barricades pour queudalle si ce n’est pour nourrir les pulsions libidineuses des révolutionnaires de salon… Sans déconner, moi aussi, je souhaite que ce système disparaisse, et qu’avant mon dernier souffle les rapports de productions , de vie et d’échanges n’aient plus rien à voir avec le capitalisme, la prédation et la destruction. Mais je sais que ça ne se fera pas à la pointe des fusils, mais par la construction d’alternatives concrètes ici et maintenant… Plutôt que de s’exciter sur la révolution dont la survenue est plus qu’hypothétique, il faut plutôt s’efforcer à construire des alternatives et atteindre une hégémonie culturelle. Si Tsipras avait eu cela, on aurait pu l’avoir le grexit sans risques de trou noir et d’inconnu !

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  3. Sitting Bull
    Sitting Bull dit :

    J’adhère complètement à une explication extra terrestre du pouvoir qui corrompt, certes, mais aussi du pouvoir corrompu réélu à chaque fois… Comment expliquer autrement que les Balkany (au hasard) renaissent sans cesse de leurs cendres? Qu’un Sarkozy a de bonnes chances de l’emporter au prochain jeu de chaises musicales en 2017? D’une Mémère Lagarde, exonérée d’imposition, incitant ses frères et sœurs humains à payer fissa les leurs? À un Valls lèche-cul comme c’est pas permis avec son meilleur concurrent au jeu des chaises musicales évoqué précédemment? À un Bernard Tapie encore et toujours l’idole de jeunes « qui en veulent »? Qu’un Charles Pasqua soit pleuré comme Madeleine par le gratin de la République?
    Ça se bouscule sérieux aux réceptions de l’ambassadeur!
    Les agents Scully et Mulder sont sur le coup… il semblerait que tout ce joli monde a le petit doigt tout raide!!! Sauf Pasqua qui n’a pas que le petit doigt…

    Je fais mienne ta conclusion: « C’est exactement comme ça que tout doit se passer, car toute autre explication — en plus d’être hautement improbable — ne pourrait qu’être extrêmement déprimante. »

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  4. smolski
    smolski dit :

    Simon Chalumot : « construire des alternatives et atteindre une hégémonie culturelle »

    Rien de moins, rien de plus, j’adhère totalement, car autrement, notamment par l’exercice d’un pouvoir quel qu’il soit, le ver est déjà dans le fruit.

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  5. Valere
    Valere dit :

    Agnès,

    Restons en Grèce…..Moi, je penche plutôt pour les « Mystères d’Eleusis » auxquels une grande partie des élites de l’antiquité gréco-romaine furent initiées sans que l’on sache aujourd’hui en quoi consistait cette initiation…………..

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  6. lik
    lik dit :

    En ce moment Obaba est en train de briefer Merkel et Schäuble pour leur expliquer d’arrêter leurs conneries. Même la Chine et la Russie s’y mettent.

    Je donne pas cher de l’Allemagne qui s’est encore prise pour plus grosse que le bœuf.

    Un troisième retour de manivelle après les 2 des dernières guerres est à envisager.

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  7. Jean Zin
    Jean Zin dit :

    J’ai beaucoup aimé ton article, Agnès – il est vrai que la vérité des contraintes matérielles et qu’on peut être vaincu par des forces supérieures est très déprimante pour nos justes aspirations – et très bon le coup du Nutella pour les dangereux crétins qui voudraient faire parler les armes à notre place. Rien à reprocher à Tsipras. Le réel, c’est ce sur quoi on se cogne mais l’histoire n’est pas finie (j’espère un rejet du plan bien peu probable…).

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    • Simon Chalumot
      Simon Chalumot dit :

      Rien à reprocher à Tsipras, on en sait rien pour le moment, puisque on ne sait pas grand chose de ce qui a pu motiver sa politique, et les illusions et contradictions intenables dans lesquelles il menait sa barque… Peut être l’illusion de pouvoir négocier et établir un rapport politique avec une institution fonctionnant comme un ordre occulte de fanatiques robotisés et manipulateur qui a voulu montrer que la politique n’est plus possible, que seul subsiste l’obéissance aveugle à un dogme, et à une suprématie de la force qui rappelle à de nombreux égards Cosa Nostra. Difficile de porter un jugement intelligent sur la situation qui est en cours, ni sur le bien fondé de la stratégie de Syriza… Facile de dire que fort du référendum il aurait pu aller à la rupture… La société grecque n’y ait pas préparée, aucune structure alternative n’est en place à ma connaissance…
      Aux dernières nouvelles une partie non négligeable de Syriza refuse de valider l’accord, et veut aller au combat…Il faut maintenant préparer l’après sérieusement… c’est la tâche politique la plus importante de cette période en Grèce comme ailleurs.

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    • lik
      lik dit :

      J’ai des doutes concernant la prééminence des contraintes matérielles, qui sont sur le long terme, quand la prééminence des contraintes idéologiques sont sur le court terme. L’idéologie a toujours gagné la course sur le réel pour orchestrer les catastrophes. Le réel est comme l’Allemagne, il gagne toujours à la fin, quand il n’y a presque plus personne pour le constater.

      Le réel est dur, mais les idéologues sont presque aussi durs et vendront chèrement leur peau avant d’abandonner la partie.

      Répondre
    • Zlotzky
      Zlotzky dit :

      Le reproche qu’on peut – et qu’on doit – faire à Tsipras c’est son obstination à vouloir maintenir à tout prix la Grèce dans la zone Euro au prix de toutes les concessions et capitulations. Ce qu’il a fait. Et ses ennemis – le mot n’a rien d’excessif – l’ont parfaitement compris.
      Ce triste épisode aura peut-être l’avantage de relancer un vrai débat de fond jusque-là occulté par un unanimisme suspect qui allait de l’UMP jusqu’au FdG.
      L’Euro n’est rien d’autre qu’un DM relooké qui ne profite qu’à l’Allemagne et à ses quelques satellites croupions au détriment des autres pays. Tsipras a avalé des anacondas au nom du maintien de la Grèce dans l’Euro alors qu’elle risque d’en sortir dans 6 mois de la façon la plus brutale et inappropriée qui soit.
      L’Euro n’est pas une simple monnaie commune, c’est une politique monétaire dogmatique qui impose l’ordo-libéralisme et son sinistre cortège de mesures austéritaires et antisociales qui ne souffre pas la moindre opposition. La démonstration qui vient d’en être faite par les Schäuble et consorts est limpide.

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    • Jean Zin
      Jean Zin dit :

      Sa seule carte était effectivement la sortie de la zone euro et l’annulation de sa dette. Comme Schäuble le poussait dehors, il se retrouvait coincé car d’une part ce n’était pas son mandat et d’autre part quand on lui a présenté les conséquences de cette sortie non préparée il a bien vu que ce serait encore pire. Il est certain que le dogmatisme stupide des dominants est un élément principal dans l’affaire mais avec la fermeture des banques et l’asphyxie financière, ce sont bien les contraintes matérielles qui ont obligé à céder, comme une cité assiégée obligée de se rendre. On peut toujours s’imaginer que les solutions sont simples et qu’on peut faire ce qu’on veut, ce n’est pas du tout le cas et même si l’euro ne marche pas ce n’est pas si facile de s’en sortir sinon en catastrophe et forcé, rien à voir avec le fait de retrouver une prétendue souveraineté. L’histoire n’est pas encore terminée, tout le monde se rend compte que ce n’est pas viable mais ce qui serait pas mal, en effet, c’est d’abandonner les beaux discours volontaristes qui se dégonflent vite pour se recentrer sur le local où beaucoup peu être fait, y compris avec des monnaies locales qui seraient une bien meilleure solution que de retourner au drachme.

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      • Pierre M. Boriliens
        Pierre M. Boriliens dit :

        « d’une part ce n’était pas son mandat  »
        Et son mandat était bien sûr d’accepter n’importe quoi y compris le pire pourvu que l’euro soit sauf ?
        J’ai des doutes…

        A part ça, petite nouvelle réjouissante : http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4672
        Des autrichiens et pas un groupuscule puisqu’ils seraient 40% de la population songent à quitter l’UE, rien que ça !
        Rien ne prouve, à part des « sondages’ dont on devrait à la longue savoir ce qu’il valent quand il y a des enjeux « sérieux », que les citoyens grecs n’aient pas aussi ce genre d’idées qui leur traverse l’esprit.
        Parce qu’après tout, entre choisir une période extrêmement difficile avec la perspective d’en sortir et une mise en coupe réglée à perpétuité et déjà un peu testée, la question peut se poser et se pose à mon avis à tous les citoyens grecs qui y réfléchissent un peu…

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      • lik
        lik dit :

        Il aurait pu prendre Schäuble au mot et négocier des conditions favorables de sortie, peut être que Wolfgang aurait refusé ces conditions, mais alors il serait apparu comme un bouffon. C’était une avancée pour Tsipras dans la négociation que de décrédibiliser Schäuble.

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        • Thermopyles
          Thermopyles dit :

          Tsipras aurait été dans la même position de faiblesse parce rien n’a été préparé dans ce sens. Autrement dit, on aurait eu un Grexit aux conditions allemandes, probablement dans la même veine absurdement punitive que le dernier accord, et donc difficilement acceptable pour les Grecs qu’on aurait encore accusés de tout bloquer, de ne jamais danser sur le même pied, etc. air bien connu.

          Du reste, pour ce qui est de la crédibilité des créditeurs, je crois que le gros du travail a été fait. Tsipras a péché par naïveté, mais cette naïveté a déniaisé l’Europe.

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          • herve_02
            herve_02 dit :

            Une des seules solutions viables, mais elle avait un prix politique fort était d’emprunter les 300 milliards aux russes, et rembourser intégralement les dettes cash, sur la table et de louer aux russes des bases militaires le long de la frontière grèque, y compris des bases aéronautiques et des pas de tir de missiles. Ensuite, construire un port gazier pour approvisionner la grèce et ceux qui veulent de gaz russe passant par la mer.

            L’allemagne n’est pas si loin que cela de la grèce. Je suis persuadé que les teutons auraient été tout de suite moins fière. Je pense que la merkel se souviendrait avec bonheur de son enfance. et rabaisserait un peu de son caquet.

            Parfois de 2 maux, il faut choisir le moindre et je préfère la russie à l’allemagne.

          • Thermopyles
            Thermopyles dit :

            Je ne suis pas si sûr qu’il fasse meilleur être Tchétchène que Grec. Ceux qui aujourd’hui dirigent l’Allemagne sont des boutiquiers dont l’étroitesse d’esprit a atteint une dimension proprement criminelle, ceux qui dirigent la Russie d’authentiques mafieux pour qui avoir du sang sur les mains fait juste partie du métier. À chacun sa balance.

          • lik
            lik dit :

            « Parfois de 2 maux, il faut choisir le moindre et je préfère la russie à l’allemagne. »

            Mieux vaut lire ça que d’être aveugle. Mon pauvre Herve 0.0, mais te rends tu compte de ce que tu racontes. As tu un peu vécu en Allemagne ou en Russie ? Tu es en plein fantasme du fond de ton Trifouilly-les-Oies.

            Tu dois te droguer chez Berruyer pour raconter de telles énormités.

          • lik
            lik dit :

            « Une des seules solutions viables, mais elle avait un prix politique fort était d’emprunter les 300 milliards aux russes »

            Ah ben ouais, fastoche, Poutine a 300 milliards de cash dans la poche pour rembourser la dette grecque. Euh… t’as vu le PIB et les problèmes éco de la Russie ?

            Poutine n’est pas totalement stupide et il a refroidi les espoirs grecs dirigés vers la Russie. Mais comme tu ne suis pas sérieusement les infos, ça t’as complètement échappé.

            Mais bon, Herve 2 fois zéro fait de la géopolitique dans sa salle de bain, comme Raymond Calbut allait faire des voyages exotiques dans ses chiottes.

  8. Alberto
    Alberto dit :

    Etienne Chouard a (*) une bonne explication du phénomène: le système électoral. Il propose de (re)venir au tirage au sort comme principe de la démocratie, c’est à dire d’en finir avec les « élus ».

    Évidemment, ce n’est pas les « élus » qui vont voter ça… la soupe est trop bonne!

    (*) avait? j’ai l’impression qu’il a perdu en route sa réflexion initiale et est parti sur une constituante. Un peu comme Attac, parti pour se battre pour une taxe sur les transactions financières et aujourd’hui ils sont de tous les combats et de la taxe on n’en entend plus parler.

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  9. Pinky
    Pinky dit :

    Ah bon ben ça va alors, si c’est les extraterrestres qui dirigent le monde, l’honneur est sauf, l’humanité sauve la face. Je vais aller me faire un petit tennis pour fêter ça, tiens.

    Répondre
  10. lik
    lik dit :

    Comme mesure pour redresser l’économie grecque, je propose de transformer le Parthénon en brasserie allemande et que Tsipras ne s’exprime désormais qu’en allemand.

    Répondre
  11. Guillaume
    Guillaume dit :

    En tout cas le constat est fait. Et en poussant la déraison jusqu’au bout, en éliminant l’hypothèse extra-terrestre, la fameuse explication déprimante, vous en donneriez une idée ? Je suis preneur.

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  12. Nau Kofi
    Nau Kofi dit :

    « Greeks, rightly, shiver at the thought of amputation from monetary union. Exiting a common currency is nothing like severing a peg, as Britain did in 1992, when Norman Lamont famously sang in the shower the morning sterling quit the European exchange rate mechanism (ERM). Alas, Greece does not have a currency whose peg with the euro can be cut. It has the euro – a foreign currency fully administered by a creditor inimical to restructuring our nation’s unsustainable debt.

    To exit, we would have to create a new currency from scratch. In occupied Iraq, the introduction of new paper money took almost a year, 20 or so Boeing 747s, the mobilisation of the US military’s might, three printing firms and hundreds of trucks. In the absence of such support, Grexit would be the equivalent of announcing a large devaluation more than 18 months in advance: a recipe for liquidating all Greek capital stock and transferring it abroad by any means available. »

    Yanis Varoufakis. Source : http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/jul/10/germany-greek-pain-debt-relief-grexit

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  13. saxo
    saxo dit :

    Coucou Agnès,

    Tu devrais écrire des livres de science fiction. Pour une fois, un de tes articles se rapproche du style Ursula Le Guin,, j’aime bien 😉 .

    On sent, derrière l’ironie de l’article une certaine amertume tout de même…

    L’affaire Tsipras montre simplement à ceux qui en doutaient encore, qu’on ne peut pas changer le monde par le haut. Il a autant d’inertie que le reste.
    On ne peut pas le changer par le bas non plus (pour la même raison)…
    On ne peut que pousser la machine de quelques millions de mégatonnes, chacun avec sa paille, dans la direction qui nous semble la plus pertinente…

    Répondre
    • Pierre M. Boriliens
      Pierre M. Boriliens dit :

      « L’affaire Tsipras montre simplement à ceux qui en doutaient encore, qu’on ne peut pas changer le monde par le haut. »
      Surtout quand on n’a rien prévu pour un changement quelconque et qu’on pense juste négocier pour obtenir la modification d’une vague constante dans un tableur à ratio (comme dit Lordon)…

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  14. lik
    lik dit :

    Finalement, même si c’est tragique, c’est rigolo aussi :

    Ce à quoi nous avons affaire à l’heure actuelle est donc un jeu que Barrie Wilkinson qualifie très justement de « patates nucléaires chaudes », où toutes les offres sont faites pour être rejetées. Mais aucun camp ne peut les rejeter, car cela signifie prendre le risque de porter le blâme de l’inévitable Grexit. Donc propositions absurdes et contre-propositions toujours plus absurdes sont échangées, en espérant que l’autre camp presse la détente en premier. Pendant ce temps, la Grèce s’effondre, l’Europe stagne, et le reste du monde regarde, s’interrogeant sur ce qui a bien pu arriver à l’Europe. Bienvenue au Théâtre de l’absurde. Malheureusement, c’est la seule pièce qui joue, et les représentations s’arrêtent bientôt.

    Mark Blyth est professeur titulaire de la chaire Eastman d’économie politique à l’Université Brown.

    http://www.alterecoplus.fr/tribunes-debats/crise-grecque-le-theatre-de-labsurde-201507171930-00001828.html

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    • lik
      lik dit :

      Ca aussi c’est comique.

      À ce moment, vient immanquablement à l’esprit l’image du cinglé enfermé dans le cockpit de l’Airbus, toutes manettes bloquées en mode descente (l’avion était un modèle européen, et le pilote allemand, on ne le fait pas exprès, c’est comme ça) ; le monde entier tambourine au dehors (« ouvre cette putain de porte ! ») — mais comme on sait la conséquence annoncée n’était pas de nature à entamer la détermination de l’intéressé.

      http://blog.mondediplo.net/2015-07-18-La-gauche-et-l-euro-liquider-reconstruire

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  15. luc
    luc dit :

    bonjour

    je réagis à cet article, car bien que le ton soit poétique et léger, les thèmes sont importants pour moi :

    -la démocratie est une illusion dans une société capitaliste, car les plus riches y diffusent leurs idées avec une énorme efficacité

    donc dès le titre, il y a problème, on ne peut pas profaner une illusion, juste la faire persister

    on pourrait m’opposer le récent exemple du referendum en grêce qui a montré l’expression du peuple : et bien justement, il a fallu que le peuple subisse 5 ans d’austérité sans pitié pour qu’il élise enfin des gens qui s’y opposent, ce que je trouve bien long, pour un peu de vrai démocratie, par ailleurs avec très peu de résultat

    le peuple a été influencé pendant 5 ans pour penser que l’austérité était normal, par l’aide des médias de masse bien sur, mais aussi par l’éducation nationale, décidée par des hommes politiques corrompus par les plus riches etc etc

    je passe sur les obstacles inhérents aux modes de scrutin en france et ailleurs, et au mode de représentativité des opinions du peuple, construisant un mur entre le peuple et ses « représentants », et à des politiques impopulaires à répétition…

    -la théorie d’une ingérence extra-terrestre dans les hautes sphères dirigeantes se défend plutôt bien par leur manque d’intérêt pour l’écologie alors que la pollution globale est extrême :

    si on définit par extra-terrestre des gens qui ont une résidence ailleurs que sur terre, on peut comprendre pourquoi les grands décideurs du monde ne font absolument rien pour respecter la nature, au point de la mettre sérieusement en péril

    en effet, s’il arrivait que la planète terre devenait tout à fait invivable, les « grands dédideurs extra-terrestres » se replieraient alors sur leur résidence extra-terrestre

    -la conclusion (sur un mode ironique ?) parlant d’une autre explication déprimante, me semble être celle qui veut que l’origine de la décadence et de la corruption généralisée etc s’explique par le fait que l’homme à la base il est mauvais, c’est ce qu’on nous dit souvent, mais je n’y crois pas une seconde

    je pense que l’homme à la base, il souhaite vivre dans l’amour à tous les étages… mais qu’il a subi une quantité d’influences qui l’ont fait changer… et ainsi, l’homme actuel est plutôt mauvais, oui…

    on se rappelle de la théorie de darwin qui nous dit qu’avec le temps on change : l’adn se modifie en permanence, et après une vie de frustration et de colère, la génération suivante en portera des traces

    je rappelle par ailleurs que certains envisagent une sorte de modification génétique de l’être humain dans le passé (par des extra-terrestres ?), car la science n’a toujours pas de solution à l’énigme du chainon manquant, qui fait passer subitement la taille du crane de 900 à 1300 cm3 de néandertal à cro magnon

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  16. Croa
    Croa dit :

    Eh oui, nous vivons en « démocratie » et divers partis nous proposent tout et le contraire de tout… Sauf « qu’il n’y a pas d’alternative » à la politique et aux « réformes » que ces mêmes partis sont, semble-t-il obligés de mettre en place : Le TOTALITARISME extra-terrestre en somme.

    Bien vu 😉

    Répondre
  17. ti suisse
    ti suisse dit :

    ben ouais..
    tiens, vu ce week-end: Barack O visite une prison /enfin (!)
    le KKK manifeste (sans dèc) contre la suppression du drapeau machin,
    promis, rien de perso: après avoir abusé (exploité) le nègre, option le fouetter, voudrait-il maintenant le manger ?! (version courte; moins je ne peux pas)

    que voulais-je dire, avant de m’égarer..
    je vais au double v-c tous les matins (en quoi ça vous regarde ?)
    ni suis le seul (ah-si un peu)

    je lis, par ci par là (même pas des grecs; ni moi): « on est foutu ! »
    mon avis..? sorry, pas doué pour la moralité,
    – il ne manquerait plus que ça caille en été !
    plus sérieusement (?): la gourmandise est un péché /’capital’ ! ..parait-il,

    sinon, peut-on être Alpin ET aimer la Méditerranée..
    vous devinez la réponse,
    bonne journée 🙂

    Répondre
  18. herve_02
    herve_02 dit :

    On ne peut pas garder au sein d’une même monnaie des pays ayant des modes de retraire différents. Et on ne peut pas garder dans une même monnaie ou un même traité d’échange économique des pays ayant des balances commerciales déséquilibrés.
    La règle de base de tout accord d’échange devrait être une balance commerciale équilibrée. Sinon nous observons une prédation des plus riches vers les plus pauvres.

    Répondre
    • lik
      lik dit :

      Quand un pays déconne, balance commerciale équilibrée ou pas, ça changera pas grand chose, désolé. Quand je vois la nullité de nombre de français, c’est pas une balance commerciale vaguement équilibrée ou de l’inflation qui va changer quoi que ce soit.

      Balayer la poussière sous le tapis n’a jamais amélioré la situation.

      Répondre
  19. herve_02
    herve_02 dit :

    @lik

    J’adore la profondeur de votre raisonnement économique. Quand un pays déconne… qu’entendez-vous par là ? évitez nous la rengaine merdique de blablabla vivre au dessus de ses moyens blablabla… ce genre de chose.

    Ensuite, lorsque je lis « Quand je vois la nullité de nombre de français », je pense immédiatement à mon expérience ; lorsque j’ai fait l’armée, dire si c’est loin, en régiment les adjudants et sergents nous prenaient pour des cons, arrivés au ministères, les généraux et amiraux nous prenaient pour des gens.
    Dans le monde du travail, à chaque fois que j’ai travaillé avec des gens pointus, ils savaient nous faire évoluer et nous considérais, en revanche à chaque fois que je travaillais pour des crétins (il y en a à la pelle), ils nous prenaient pour des cons et des bons à rien.

    Moralité lorsqu’un mec traite les autres d’abrutis, je le prends plus comme un regard sur lui que comme un regard sur les autres. La condescendance n’est pas l’arme des forts, mais celle des faibles qui n’ont rien d’autre à opposer.

    Répondre
    • lik
      lik dit :

      « Dans le monde du travail, à chaque fois que j’ai travaillé avec des gens pointus, ils savaient nous faire évoluer et nous considérais, en revanche à chaque fois que je travaillais pour des crétins (il y en a à la pelle) »

      C’est exactement ce que je dis, à savoir qu’il y a un paquet d’abrutis qui ont le pouvoir sur des gens compétents, il y en a en France, et qui font un véritable saccage et finissent par démotiver leurs « subordonnés », voire les virer pour embaucher des brêles bisounours.

      Sinon, STP, tu m’évites ton baratin de psy de pacotille à deux sous, merci, du genre on est un abruti, forcément, quand on constate l’évidente nullité chez d’autres.

      Répondre
      • herve_02
        herve_02 dit :

        Je ne fais que partager mon expérience et pas le baratin de psy que je honnis.

        Maintenant, oui il y a un saccage, mais ce saccage n’est pas juste parce que les gens sont cons, c’est tout simplement parce qu’ils réagissent à un environnement : produire plus avec moins de temps et moins d’argent, cela implique d’avoir des gens qui obéissent sans se poser de question. Cela implique d’écarter ceux qui réfléchissent et comprennent que tu produits plus et que tu gagnes moins, donc ceux là on les vire ou on les domptent avec ce que cela implique.

        Cette obligation de moins avec plus (en ajoutant qu’en haut de la pyramide tu continues à vouloir gagner plus), vient tout simplement de cette absence de monnaies différentes avec des balances commerciales déséquilibrées : il n’y a pas d’ajustements monétaires, il y a donc des déflations internes sur les coûts du travail. ce qui alimente le cercle.

        Ensuite tu socialises les pertes des banques sans les nationaliser, il est maintenant facile de monter les peuples les uns contre les autres. Les allemands honnissent les grecs et pensent qu’ils pillent leur épargne alors qu’ils crèvent littéralement (les grecs). Parce que leur système de retraire leur impose de faire crever des peuples pour garder un semblant de rémunération du capital dans un monde en pleine récession.

        Cela va bien plus loin que les gens sont cons et poussière sur le tapis : ce n’est qu’un petit point de détail. Tant que l’on conchie les populations et les chefaillons, les fossoyeur de ce monde sont bien tranquilles à rigoler de la bêtise de tous (et notamment de ceux qui accusent les population d’être cons). Les allemands devraient être traduits, une fois de plus, devant un tribunal pénal international pour crime contre l »humanité : ils montrenet leur vrai visage, des gens brutaux et violent qui s’en contre-carre des autres. Ils n’ont pas changé.

        Répondre
        • lik
          lik dit :

          « Les allemands devraient être traduits, une fois de plus, devant un tribunal pénal international pour crime contre l »humanité : ils montrenet leur vrai visage, des gens brutaux et violent qui s’en contre-carre des autres. »

          C’est vrai que les français ont été si doux envers l’humanité avec Napoléon et ses guerres sans fin, le colonialisme, les enfumages de grottes en Algérie, Madagascar 1946, le massacre des Bamileke sous de Gaulle…

          http://rebellyon.info/2-mars-1960-massacres-au-Cameroun.html

          Répondre
          • herve_02
            herve_02 dit :

            Cela ne dédouane d’aucune manière ce que l’Allemagne fait en grèce en ce moment.

            Je pourrais vous mettre également des liens sur l’allemagne entre 1935 et 1945, il y a juste 15 ans d’écart avec votre lien, vous voulez jouer ?

          • lik
            lik dit :

            herve_02

            Mais non, mais comparer la Grèce sous domination économique de l’Allemagne avec l’assentiment de la France, et d’autres pays tout de même, avec la domination nazie, c’est quand même du Godwin à chier.

            C’est même se foutre de la gueule des résistants ou déportés torturés et exterminés que de faire une telle comparaison abjecte.

            Un peu de décence, quand même. La Grèce n’est pas bombardée, ni sa population exterminée en camps de concentration.

            L’hybris est la pire des choses selon les grecs antiques, alors épargnez nous votre hybris.

          • herve_02
            herve_02 dit :

            Non ce n’est pas la même chose effectivement, mais il n’est pas question d’hybris, il est question de souffrance d’un peuple pour la sauvegarde d’intérêts financiers d’une petite minorité. Par ailleurs, je vous rappelle que vous avez été le premier à dégainer des liens des choses tout pas bien que la france eu fait.

            Parce que ce que vous ne voulez pas voir, c’est qu’il n’est pas question de ne pas avoir le droit à fromage ou dessert ou ne pas avoir le droit de partir en vacances ou de devoir travailler plus ou plus longtemps, il est question de 10 000 morts DIRECTEMENT dus à cette crise, il est question de gens ne pouvant plus se soigner, il est question d’hôpitaux n’ayant pas les médicaments nécessaires, il est question de la suppression des protections sociales. Il est question d’explosion de l’épidémie de VIH. Ce genre de chose qui semble ne pas vous toucher, trop hybrique probablement.

            Les connards de l’euro-groupe soutenus par une frange de la population inculte et égoïste parlent d’envoyer des missions humanitaires en grèce. Des MISSIONS HUMANITAIRES, ce n’est pas une question d’hybris, c’est juste une question de dignité. Ils ont asservie la grèce pour les obliger à signer. Les bombes ne sont pas utiles si vous pouvez fermer les banques, les chambres à gaz ne servent à rien si vous pouvez empêcher la livraison des médicaments.

            Les criminels qui font ou qui approuvent ce qui se passent ne sont pas différents de fous historiques qui ont massacré des populations complètes pour tout plein de raisons.

            Je ne compare pas l’annexion de la grèce au diktat boche à ce que les nazis faisaient, je compare l’annexion de la grèce au diktat boche à une manœuvre criminelle qui est interdit par tous les traités internationaux et interdit par les traités de l’union (lol) européenne (re-lol). et j’oublie par la même occasion les beaux discours pontifiant des oui ouiste sur le bonheur, la croissance, l’amitié entre les peuples et tout ces mensonges servis aux cons qui voulaient bien y croire.

            Que la propagande libérale arrivent à convaincre des gens dont l’empathie doit égaler celle d’un ver de terre ne m’étonne pas. Ce qui m’étonne c’est que ceux qui semblent avoir un minimum de bagage n’arrivent pas à voir le théâtre derrière les ombres sur le mur de la caverne. Ou ne veulent pas le voir pour garder leur petit confort dans leur petite vie bien rangée, sans sortir de l’ordre bien établi du troupeau de mouton. En conchiant l’ennemi qu’on leur a servi sur un plateau. Il est tellement facile d’expliquer qu’ils l’ont bien cherché, cela ne prend que 15 secondes.

            N’empêche l’histoire retiendra que tous les pays ont laissé faire et lorsqu’ils viendront pour nous prendre, il ne restera personne pour nous défendre.

            Vous ne réalisez pas que ce qui s’est passé le 13 juillet, est un tournant dans l’histoire : outre l’avènement du 4ème reich (qui n’est pas président de l’europe il me semble) qui semble décider de gouverner seul la zone euro, suivant quelles régles des différents traités ? C’est un coup d’état. Et notre crétin national qui appelle de ces vœux un parlement de je sais pas quoi.Il ne sait pas que le truc qui sert à rien, il existe déjà ? et que même chez nous, le parlement ne sert à rien, il est bien placé pour le savoir, parce qu’il fait pareil qu’avec les grecs, paff 49.3 alors qu’ils ont la majorité. pitoyable.

            Leurs noms seront écrits rouge sang dans les livres d’histoire. Et il y aura des longs paragraphes sur les populations qui étaient d’accord, comme les allemands qui soutenaient les nazis : 80%, miroir de l’histoire. Les gens ne retiennent rien de l’histoire. bien entendu il n’y a ps d’alternative, d’ailleurs c’est à cela qu’on les reconnait, et david vincent les a vu.

          • Thermopyles
            Thermopyles dit :

            Ce qui arrive aux Grecs n’est que la poursuite de l’histoire du capitalisme depuis les enclosures. Ils subissent ce que subit l’Afrique depuis des décennies, simplement sa misère a toujours été abstraitement perçue, comme en quelque sorte l’environnement naturel des populations noires. Ici on assiste à la destruction d’une société européenne, ce n’est plus lointain, ni en terme géographique, ni en terme culturel, ce qui fait entrer ce scandale dans le concret. Pour analyser ce qu’il se passe, il n’y a donc pas besoin de sortir les croix gammées ou un atavisme « boche » pour l’hégémonie, même si je peux comprendre que les Grecs, c’est à dire ceux qui souffrent dans leur chair, soient renvoyés vers ces références.

            S’il y a une leçon d’histoire à méditer présentement, un seul livre à lire, c’est à mon humble avis « Automne allemand » de Stig Dagerman.

          • Agnès Maillard
            Agnès Maillard dit :

            Dans la fin de ta réponse à Hervé_02 :

            Sinon, STP, tu m’évites ton baratin de psy de pacotille à deux sous, merci, du genre on est un abruti, forcément, quand on constate l’évidente nullité chez d’autres.

            Ça pourrait devenir quelque peu rugueux comme ton, si on n’y prend pas garde. Donc, je préfère te prévenir avant, plutôt que de sortir mes vilains petits ciseaux de censeuse, ce que je trouve fort désagréable à faire, bien dommageable pour un débat de bonne tenue.
            Voilà, voilà.

            Par contre, j’ai viré sans autre forme de procès les remarques de Brigitte et la discussion qui s’en suit, parce qu’elle est inutilement insultante envers toi et que du coup, tout le reste n’a rigoureusement aucun intérêt. Donc, ça marche dans les deux sens.

          • lik
            lik dit :

            Vous citez du Lordon qui n’y va pas avec le dos de la cuillère, vous même ne vous privez pas dans vos billets, mais un commentateur doit châtier-lisser son langage… Je trouve ça étrange. Pas loin de la posture du gourou qui taille le langage de ses adeptes.

            Ou alors vous êtes en pleine confusion entre les divers degrés de langage, ce qui me parait éminemment possible.

            Il n’y a de plus aucune argumentation articulée concernant vos censures, c’est juste un diktat.

            Le ton rugueux vous déplait, mais la vie réelle est rugueuse et ne s’exprime dans une lissétude technogentille.

  20. smolski
    smolski dit :

    Il me semble que par l’accord que Tsipras a signé, ce dernier ne vise pas à soumettre le peuple grec à l’égémonie de l’économie planétaire, notamment en allant bien au-delà de ce qui était déjà exigé, il place ainsi le peuple grec face à ses responsabilités individuelles, sans plan de sauvetage d’aucune sorte.

    Il démontre alors combien la démocratie est absurde et appelle en signant cette absurdité à l’anarchie non seulement du peuple grec, mais de tous les peuples horrifiés de ce qu’il advient d’eux sous l’égide d’une tutelle gouvernementale de quelque sorte qu’elle soit.

    Répondre
    • lik
      lik dit :

      Pour résumer, les grecs se sont fait avoir par leurs gouvernements successifs, dont une dictature militaire, et maintenant c’est la Troïka qui le leur met en profondeur à prix d’or pour le contribuable des autres pays qui devront payer la dette grecque un jour ou l’autre.

      Le Grèce est devenu un laboratoire pétaudière très couteux pour le lambda grec, français, allemand, slovaque…

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      lik : « Pour résumer, les grecs se sont fait avoir par leurs gouvernements successifs »

      Pas fô mais ça, c’est juste en surface et étroit.

      En profondeur et plus étendu, ce sont tous les peuples qui se font avoir par leurs gouvernements avec le peuple grec et c’est ce que j’imagine que Tsipras démontre volontairement en accentuant les effets de la pétaudière économique planétaire non seulement en grèce mais dans toute l’europe et plus loin

      Les peuples ne sont ni plus incultes ni plus égoïstes ou généreux que quiconque, les peuples subissent les diktats des gouvernants en place et ne peuvent s’en sortir par eux-mêmes seuls. Il est nécessaire de créer des formes de contestations, de déviances et autres afin que des images concrètes viennent au peuple et non des rêves psychadéliques d’un lendemain qui chante après un nouveau bain de sang qui n’est que l’image de la même soumission historique aux dominants.

      Nous revoilà aux propos tenus précédemment, il revient à ceux dont l’éveil en conscience se forme iin dividuellement de fournir des éléments non seulement pratiques mais aussi culturels et d’en diffuser au mieux les idéaux notamment par internet, cet outil d’information que ne possédaient pas les précédents libertaires qui ont précédé ceux d’aujourd’hui.

      Nous n’inventons pas la liberté, nous la créons quotidiennement, au contraire des économies liberticides qui ne visent qu’à se maintenir en place à l’identique de ce qu’ils représentent, le riche et le pauvre, le dominant et le dominé, depuis des lustres et des lustres.

      Répondre
      • babelouest
        babelouest dit :

        La difficulté ne viendrait-elle pas au moins en partie, de ceux qui sont dans la classe dominée, et qui ont l’impression de faire partie des dominants parce qu’on leur a confié une mini-parcelle de pouvoir ? Résolus à ne rien lâcher de cette parcelle, ils s’opposeront à tout changement qui les les libèrerait eux aussi.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        babelouest : « ceux qui sont dans la classe dominée, et qui ont l’impression de faire partie des dominants parce qu’on leur a confié une mini-parcelle de pouvoir ? »

        Comme dit précédemment, le ver du pouvoir est dans le fruit du pouvoir, à quelqu’étage des classes où il pénètre.
        Il y a donc nécessité de commencer par faire évoluer les rapports sociaux libres afin de fournir des images permanentes de ce qu’ils représentent concrètement tout en les maintenant attachés aux raisonnements qui en découlent.
        Non pas créer une élite mais bâtir une nouvelle culture, la démontrer et l’étendre pas à pas.

        Prétendre à modifier le concept du pouvoir dans une société de pouvoir sans fournir un rapport social équivalent sans le pouvoir ne pourra aboutir qu’avec l’effort grandissant du plus grand nombre possible personnes s’y attachant.

        Voir ici :
        Simon Chalumot
        15 juillet 2015 at 18 h 45 min.

        Répondre
  21. denis
    denis dit :

    Ne pas pratiquer l’elevage de troll tout en donnant dans la derision tendance comploto-alieno-gauchisante, c’est dur…
    Mais moi perso ca me plait.
    Merci pour ce billet, je me suis bien marre

    Répondre
  22. ti suisse
    ti suisse dit :

    bonsoir, ça boom.. je pense à un commentaire que tu postais Agnès, chez Ervé (croisepattes) au début de l’été, et (/me) fut très utile pour un camarade blogueur, ensuqué par un machin parasite, l’opposé du commensal, qui collait et de la procédure. Merci !

    Discerner le suffisant de l’arrogant, souvent ne suffit pas; qu’importe (?)
    j’apprenais à cette occase (j’ai internet !): « le blog est un média »
    ok, et alors.. /hello smolski, je tâte d’un angle différent; atavisme,

    au pif, le Dauphiné Libéré (j’hésitais, pas facil, entre l’Obs et Télé 7 Jours) disons que j’envoie une pige (là j’exprime mon snobisme) ou plutôt un courrier, une bafouille, une idée, critique etc.
    – got ver domme: il ne le publie pas / il n’en veut pas..?!
    je dubite (souvent ma moitié gauloise râle; là pas envie) je saisis les prud’hommes ou la Cour Européenne de mes Droits de jacter bafoués ?
    gourmand alors les 2 ! ouiz, mieux « qu’un tiens tu l’auras » et avec un peu pot ..pas vraiment mon karma, mais qui ne tente rien, hein.. je choperai l’âge du capitaine.
    Dans le doute. Mais c’est un art, n’est-ce pas..

    Ah on ne s’ennuie pas, xx

    Répondre
  23. eric
    eric dit :

    bonjour,
    Wahou!!!je viens de lire article et commentaires et ben c’est « torché »….
    Plus sérieusement,rendons nous à l’évidence,continuer à affirmer des constats,des théories de complots et dénoncer les actes n’apporte pas grand chose à la réflexion sauf peut être pour ceux qui commence à émerger du désarroi dans lequel ils sont plongés et donc avide d’infos,on va dire « recoupées »
    Pour ma part j’attends des propositions et si vous le permettez je voudrais parler de la représentativité;
    Je pense que l’on doit,pour éviter la gangrène du pouvoir,démontrer que l’on peut se passer de élire un homme ou femme pour en représenter parfois quelques millions(le cas d’un député)par quel miracle???
    Première chose un élu=un mandat; Deuxième chose compte rendu de chaque actes importants engageant la parole des électeurs dans une fréquence semestrielle et face à une commission elle même élue et elle même contrainte de faire redescendre l’info;Troisième chose possibilité de révoquer l’élu si celui commence à prendre le melon;
    Cette forme de démocratie directe peut assainir la magouille politicienne car si quelqu’un veut se présenter il en fait le choix,il devra donc exercer son mandat en toute objectivité,en toute humilité…
    De même que l’économie n’est pas une science,la politique n’est pas un métier mais l’implication de convictions au service du biens communs

    Répondre
  24. Henri Kaanan
    Henri Kaanan dit :

    J’ai eu peur en lisant ce texte.
    Tu en es venue à la même conclusion que moi. Les hommes et femmes qui pourraient changer le monde sont remplacés par des clones qui finissent toujours par aller dans le sens de la dictature des riches.
    Agnès, tu as lu dans mon esprit, mes pensées, c’est la seule explication.
    Tu dois donc être toi-même une allien qui est impliquée dans le complot qui vise à la domination (et sa destruction) du monde en imposant le modèle libéral, à moins qu’il y ait une cinquième colonne de gentils alliens qui nous veulent du bien à nous humains et à notre belle planète (comme dans la série TV , « V ») 😉

    Répondre

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  1. […] de prendre son temps pour comprendre et évaluer la suite. Nos dirigeants sont peut-être des zombies gagnés par un virus austéritaire ou autre. Pour l’heure, les nazis grecs d’Aube Dorée ont toutes leurs chances électorales. […]

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