La rançon du mépris

« C’est l’échec de la politique de diabolisation du FN, assure Denis Baupin. Il faut arrêter de jouer sur des fantasmes de la peur qui ne sont plus ressentis par les Français. Désormais, il faut lutter projet contre projet »

Élections : la bérézina des écologistes et de la gauche

France brune

Petit matin brun et pluvieux.

Ce ne sont plus des élections que nous avons dans ce pays, mais des catastrophes naturelles. En tout cas, c’est ce que l’on pourrait penser tant on nous rebat les oreilles avec le séisme ou le tsunami (c’est selon les allégories climato-telluriques) des Européennes 2014. Ce qui est fort cocasse si l’on repense au grand silence médiatique qui a précédé la tempête électorale. Cela dit, chacun y va aujourd’hui de son interprétation au doigt mouillé et surtout, cherche qui pourrait bien porter le chapeau de cette débâcle pourtant maintes fois annoncée.

Abstention, piège à cons !

Je dois avouer que c’est ma préférée de la matinée. Si le FN a remporté le morceau d’aussi éclatante façon, c’est de la faute aux abstentionnistes… mais surtout pas celle des journalistes et des politiques des médias et partis dominants, dont on sait comme ils n’ont pas épargné leur peine pour donner au plus grand nombre de bonnes raisons et une sacrée envie de s’impliquer dans cet acmé démocratique qu’a été cette campagne des Européennes 2014. Une campagne exemplaire en tous points, qui a pris soin de ne pas laisser sur le côté les grandes questions de société qui préoccupent la majorité de nos concitoyens… celle-là même qui a préféré de ne pas faire le déplacement hier.

Donc, on brocarde les abstentionnistes, ces pourvoyeurs du fascisme, sans même se poser la question essentielle : pourquoi diable tout le monde a-t-il l’air de penser que les abstentionnistes auraient voté différemment du reste du corps électoral ?

Tout d’abord, imaginer que les abstentionnistes auraient un comportement radicalement différent de celui du reste de la population est une interprétation pour le moins fallacieuse. Imaginer que 57 % de personnes puissent avoir un comportement radicalement différent des autres 43 % serait un défi aux lois statistiques. Même si le fait de ne pas aller voter les différencie du reste de la population, ils peuvent au mieux par leur mobilisation infléchir telle ou telle tendance, reste à savoir dans quel sens. Si l’abstention représente un défi aux partis de tout bord, alors il est à craindre qu’elle n’accentue le vote protestataire dont on sait qu’il est aujourd’hui (malheureusement) porté par le FN. Les municipales ont montré qu’un niveau plus élevé de mobilisation ne changeait pas radicalement la donne.

Catastrophe annoncée, par Michel Leis

Et d’ailleurs cette corrélation supposée entre abstentionnisme et autoroute dégagée pour le FN a tendance a être sérieusement démentie par les faits. Ainsi, dans ma campagne traditionnellement acquise depuis des lustres aux caciques du PS, la forte mobilisation – elle aussi très traditionnelle et remarquable – de l’électorat n’a pas empêché le FN de faire des scores d’autant plus retentissants qu’ils dépassent largement la moyenne nationale déjà fort peu réjouissante.

Encore plus éloquent, la sociologie de la dissidence : si le FN a été majoritairement porté aux urnes par le vote des jeunes et des ouvriers, il se trouve, étonnamment, que ce sont ces deux mêmes catégories qui se sont également le plus abstenues.
Comprenne qui pourra.

D’ailleurs, les chiffres sont plus têtus que toutes les mules des contrebandiers de l’Histoire réunies : l’abstention a été plus faible en 2014 qu’en 2009 et le FN est passé de 6 à 25 %.

La raclée

Ce qui est intéressant, c’est de noter qu’entre les présidentielles de 2012 et les Européennes de 2014, le FN a baissé en nombre de voix. En valeur absolue, il n’a pas progressé d’un pouce. C’est juste que les partis majoritaires habituels, eux, ont pris une énorme raclée. Autrement dit, le gros de la classe politique régresse, c’est juste que le FN régresse nettement moins vite que les grosses formations.

Certes, l’on me répliquera doctement que je compare des navets et des carottes. Dans un premier temps, les deux s’additionnent fort bien dans le pot-au-feu. Ensuite, les gens ne votent pas en fonction des types de scrutins, mais de la situation au moment du vote. Ainsi, deux scrutins qui n’ont pas grand-chose à voir en terme de circonscription, de portée ou de rayon d’action ont toujours tendance à présenter les mêmes configurations politiques s’ils se succèdent rapidement dans le temps. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’on a groupé les législatives au cul des présidentielles, histoire d’optimiser les chances d’avoir une Assemblée nationale en adéquation avec le pouvoir exécutif fraichement mis en place et de s’éviter ainsi au maximum d’avoir une chambre d’opposition ou de se retaper le traumatisme de la dissolution.

Tout se passe comme si les gens prenaient note à chaque fois de la politique menée suite à leur choix électoral et ajustaient ensuite leur vote en fonction de leur satisfaction ou déception, c’est à dire, comme si chaque vote était la sanction du précédent.
On pourrait même appeler ça un vote sanction.
Ce serait étonnant non ?

D’imaginer que les gens puissent avoir des réflexions du genre : puisque ces cons n’ont pas tenu leurs promesses, ils peuvent crever pour que je revote pour eux.

Mais non, c’est bien connu, les électeurs sont des veaux avec une mémoire de poisson rouge.

La République du mépris

C'est arrivé près de chez nous

C’est arrivé près de chez nous

Comme d’habitude, le personnel politique se dépêche de nous annoncer que cette fois-ci, il a bien entendu ce petit peuple qu’il est censé représenter. Finalement, de Gaule avait tout résumé dans un sublime grand écart qui allait du les Français sont des veaux; la France entière est un pays de veaux à je vous ai compris, ce qui fait probablement de lui le plus grand – et le seul répertorié à ce jour – vitulinologue n’ayant jamais existé !

Et comme d’habitude, il nous explique qu’il va continuer exactement la même politique, dans la même direction, mais en y allant plus vite… et probablement en klaxonnant. Ah oui, et sans oublier une grosse tartine de pédagogie au saindoux, parce que c’est évident, on est vraiment trop con pour comprendre que tout cela, c’est pour notre bien.

« Il y a un très grand scepticisme vis-à-vis de ceux qui gouvernent ou ont gouverné, je le sais bien, mais il ne s’agit pas de baisser la garde », a dit Manuel Valls. « Une feuille de route a été tracée et moi, je ne veux pas changer cette feuille de route. »

« Je crois que nous devons continuer, expliquer et surtout qu’il y ait des résultats concrets. Tant que le chômage ne baisse pas, tant que le pouvoir d’achat n’augmente pas, tant que les impôts ne baissent pas, les Français ne nous croiront pas. »

De nombreux responsables de la majorité avaient déjà dit qu’il ne faudrait pas s’attendre à un changement de cap en cas de déroute électorale, en dépit de la révolte de parlementaires socialistes contre le plan d’économies de 50 milliards d’euros du gouvernement.

Le gouvernement tente de réagir au séisme politique

Encore plus fort, Valls dégaine l’arme fatale : il va baisser les impôts !

« Il faut de nouvelles baisses d’impôts, notamment de l’impôt sur le revenu, parce que ces impôts, cette fiscalité pèsent lourdement sur les couches populaires et les classes moyennes. Il le faut parce que c’est devenu insupportable », a dit Manuel Valls sur RTL.

« Je suis convaincu qu’après une augmentation de 30 milliards d’impôts entre 2010 et 2012, et la même somme depuis 2012, il faut baisser la fiscalité », a-t-il ajouté.

Selon ses proches, le Premier ministre n’aurait fait que confirmer sa détermination à réduire la pression fiscale plutôt que d’annoncer une nouvelle salve de baisses d’impôts.

« Ce n’est pas une annonce, cela confirme les baisses d’impôts prévues », dit-on dans son entourage.

Le gouvernement tente de réagir au séisme politique

Déjà, il nous prend des billes, parce qu’il n’annonce rien d’autre que ce qui était déjà prévu.

Ensuite, il prouve définitivement qu’il n’a rigoureusement rien à cirer des élections, de leur résultat et de toutes ces conneries pseudodémocratiques.

Puisqu’on vient justement de lui expliquer que ce sont les prolos qui votent le plus pour les fachos. Les gars qui finissent le mois le 5. Qui surfent sur le seuil de pauvreté et qui ne sont donc absolument pas concernés par d’éventuelles baisses d’impôts. Sauf qu’il faudra bien compenser ce nouveau recul des recettes et qu’il y a fort à parier qu’il se fera aux dépens des prestations sociales redistributives, celles-là mêmes qui concernent directement tous les prolos et qui ont pour objectif de réduire les inégalités et donc, la colère et la frustration légitimes des gueux de la République.

De toute manière, comment s’étonner que les classes populaires se réfugient dans la contestation électorale, que ce soit par le vote FN ou l’abstention, alors que le parti qui est censé défendre leurs intérêts de classe majoritaire de ce pays a décidé de les laisser tomber dans le plus parfait mépris ?

Ne vous demandez pas ce que la gauche peut faire pour la population, demandez-vous ce que la population peut faire pour la gauche.

En avril et mai 2012, la sociale technocratie représentée par le PS et François Hollande a gagné les élections législatives et présidentielles contre la technocratie libérale représentée par l’UMP et Nicolas Sarkozy. Cette victoire résulte d’un plan de bataille conçu par les stratèges de Terra Nova, un « think tank » proche du PS, « piloté par une demi-douzaine de permanents, doté d’un budget annuel d’environ 500 000 euros, financé par des mécènes comme Areva, Air France, Microsoft, ou la S.N.C.F. (Le Monde, 20 juillet 2012)

Loin d’être secret, ce plan de bataille publié sur le site de Terra Nova, le 10 mai 2011, était lu et commenté par les membres du microcosme politicomédiatique. Aujourd’hui les analystes de Terra Nova ont rejoint les bureaux des ministères, sauf le principal d’entre eux, Olivier Ferrand, mort d’un jogging de trop.

Leur rapport, « Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 » (Bruno Jeanbart, Olivier Ferrand, Romain Prudent), exhibe un cynisme si époustouflant, si décomplexé dans le séquençage marketing de l’électorat, il explique avec tant d’ingénuité comment manipuler et duper chaque catégorie, ou pourquoi il faut mépriser la classe ouvrière, que nous ne pouvons faire moins que de contribuer à notre tour à sa publicité, suivant la maxime de Marx : « Il faut rendre la honte plus honteuse encore, en la livrant à la publicité. »

Notre seul regret est de ne pouvoir publier aussi les notes de Patrick Buisson, l’éminence brune de Nicolas Sarkozy, dont le contenu aurait à coup sûr démontré la symétrie, la similitude et la complémentarité des deux hémisphères partidaires de la technocratie.

Rapport de Terra Nova sur la stratégie électorale de la gauche (2011)

Qui sème le mépris, récolte le fascisme.

230 réponses
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Une autre contribution claire et nette qui place les classes sociales au cœur de l’analyse politique :

      Les trois dixièmes de la population situés entre les 40 % les plus pauvres et les 30 % les plus riches ont vu leur situation stagner. Les classes moyennes ne sont pas « étranglées », selon l’adage médiatique, leur situation n’est pas la plus difficile, mais cette stagnation constitue une rupture pour des catégories au cœur d’une société où l’on consomme toujours plus. Pour cela, il faut gagner davantage et ce n’est plus le cas. Enfin, parmi les 40 % du bas de la hiérarchie sociale, les revenus diminuent de 300 à 400 euros (données annuelles). Cette France qui décroche a un visage : c’est celle des employés et des ouvriers, qui ont perdu respectivement 500 et 230 euros sur l’année entre 2008 et 2011, quand les cadres ont gagné 1 000 euros, soit un mois de travail d’un Smicard.
      La France populaire décroche, qui s’en soucie ?

      Bien sûr, c’est une réalité de terrain qu’il est difficile de percevoir de Paris intramuros où se concentrent l’argent, les médias et le pouvoir décisionnaire.

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  1. Maxime
    Maxime dit :

    Juste une petite note, pour éviter toute confusion : un tsunami n’est pas d’origine climatique, mais sismique, suite à un séisme en milieu marin.

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    • smolski
      smolski dit :

      On peut croire que les mouvements telluriques qui produisent les séismes sont eux influencés par le climat à la surface de la Terre, ou du moins en partie ?

      Pardon de cette intervention anecdotique mais j’imagine mal que la matière ne forme pas un tout indissociable dans ce qui l’agite.

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  2. smolski
    smolski dit :

    « Qui sème le mépris, récolte le fascisme. »

    Mais ça va pas ça !
    Le fascisme c’est nous.

    Le fascisme résulte de notre propre mépris des autres et non d’un calcul politico économique social nationaliste.
    C’est exactement ce à quoi nous courrons actuellement, ne plus s’approprier la détresse de nos concitoyens en cherchant refuge dans la notre seule au lieu de les combattre toutes ensemble.

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    • Com1ouragan
      Com1ouragan dit :

      Le fascisme c’est nous ?!! D’une certaine manière oui. À force de ne pas être entendu, méprisé, humilié, la seule solution qui reste avant d’en venir à la violence pure (qui adviendra de toute manière, à ce titre ne vous aucune illusion !), c’est le vote contestataire, comme ils disent. « ‘Votez, c’est abdiquer ! » Élysée Reclus. Le retour de boomerang sera sanglant (sic). Mais visiblement ils le cherchent avec gourmandise. Ils ne seront pas déçus ! Mais dessous…

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  3. Martin Scriblerus
    Martin Scriblerus dit :

    [Je m’étais promis de ne pas y revenir, et m’y revoilà une fois de plus.]

    Restons calmes, voulez-vous ? C’était juste une élection. Et les frontistes ont montré encore une fois qu’ils étaient, de tous les électeurs, ceux à croire le plus fermement et à espérer le plus ouvertement en la démocratie, sa représentation, etc. De tels gages de bonne volonté citoyenne devraient pourtant leur valoir la sympathie et l’admiration des plus fervents républicains et démocrates, et de tous les étatistes droit-de-l’hommistes pousse-au-vote et autres fonce-aux-urnes : les gars de la marine font campagne avec un zèle qui n’est pas sans évoquer l’abnégation exemplaire des témoins de jéhova, collent des affiches, distribuent des tracts, squattent les rubriques commentaires sur le net, et sont les derniers à faire presque le carton plein lorsqu’il s’agit de voter.
    Mais non, ces ingrats de gentils démocrates citoyens, et plus encore les médias qui leurs causent, hurlent d’autant plus fort à la catastrophe que les plus assidus des électeurs votent.
    C’est à n’y rien comprendre !
    Je voudrais bien leur venir en aide, mais allez savoir comment plaire à pareils esprits, à la fois contrariés et obstinés à donner sempiternellement de la tête dans le même panneau. Comment plaire à ces démocrates qui s’acharnent à vouloir les promesses, le vote, la représentation et le respect des promesses ensuite ?
    Sans compter que, c’est pas tout de se retenir de s’abstenir. Il ne faut pas se tromper en votant, et assumer ensuite
    Si on vote à l’extrême gauche, on est responsable de l’élection de l’UMP, et de sa politique libérale.
    Si on vote écolo, on est responsable de l’élection de l’UMP, etc.
    Si on vote à droite, on est responsable de l’élection de l’UMP, etc.
    Si on vote à l’extrême droite, on n’est pas démocrate, ce qui est pire que tout.
    Si on s’abstient, magiquement, ce faisant, on ouvre un boulevard à l’extrême droite, ce qui prouve bien qu’on n’est pas démocrate, ou l’inverse, l’important, c’est que c’est pas pensable, c’est inimaginable d’en arriver à pareille extrémité.
    Et puis, si on vote socialiste – c’est bien ce que nos citoyens de gauche voudraient -, eh bien, ensuite, un des problèmes, entre autre, c’est qu’on est un peu responsable, quand même, de la politique libérale menée par les élus PS qu’on a contribué à élire, et ce problème là à lui seul, quoique à mon sens l’un des moins problématiques, l’un des plus superficiels des problèmes soulevés par les élections et le vote, au vu des précédents, donne un peu de migraine aux électeurs de gauche.

    Avouez que pour son contemporain de bonne volonté, le citoyen, surtout de gauche n’est pas un être facile à contenter.
    Pour ma part, mis devant le devoir de choisir entre tant de possibilités si enthousiasmantes et manifestement propres à le réjouir, j’ai renoncé sans regret et depuis longtemps maintenant à croire en la mythologie démocrate comme à ses rites d’adhésion.
    Ça les fâche encore, bien sûr.

    Je ne sais pas si cela commence à se voir que c’est un peu de leur faute. A vrai dire, je m’en fiche un peu. Je fais ma part de mon mieux en ne votant pas, mais ni moi ni aucun autre qui s’est abstenu ne pouvons tout faire: qu’ils fassent donc la leur en n’élisant plus personne.

    Sur ce, je retourne à ma précarité – florissante, quel que soit le gouvernement, et vissée au plus près par l’Etat – j’ai un début de mois à atteindre, et il se fait attendre.

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    • smolski
      smolski dit :

      « on est un peu responsable, quand même, de la politique libérale menée par les élus PS qu’on a contribué à élire »
      Est-on tant responsable de la grêle qui s’abat sur les champs que l’on cultive ou bien doit-on renouveler l’effort afin de parvenir à la moisson quand même, même la plus maigre ?

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        • Croa
          Croa dit :

          à Candide,

          Les gens votent utile, c’est pourquoi ceux qui devraient logiquement voter NPA votent plutôt PS bien que les propositions PS ne les satisfassent pas. Pareil pour les euroseptiques : Ceux-là ont voté Le Pen quitte à se sentir gênés, plutôt que UPR.

          Répondre
    • Jabby
      Jabby dit :

      Martin,
      sur le fond, je suis assez d’accord avec vous,
      et sur la forme, je trouve votre commentaire bien écrit, avec le zeste d’humour qui va bien (l’élégance du désespoir ?)

      Répondre
  4. Valere
    Valere dit :

    « Ce qui est intéressant, c’est de noter qu’entre les présidentielles de 2012 et les Européennes de 2014, le FN a baissé en nombre de voix. »

    Agnès,

    Je ne crois pas que l’on puisse comparer en nombre de voix une présidentielle où l’abstention a été de l’ordre de 20% avec des européennes où elle dépasse les 55%.
    Surtout si l’on tient compte de ta remarque (à mon avis pertinente) sur l’abstention dont rien n’indique qu’elle aurait beaucoup influé sur le résultat si elle avait été nettement inférieur. La progression du FN est une réalité à mon avis indiscutable.
    L’important reste la réponse aux questions « pourquoi ? » et « que faire ? »

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  5. GdeC
    GdeC dit :

    @agnès : c’est me faire injure que de laisser à penser que je ne taperais que sur les abstentionnistes. j’ai déjà dit à bien d ‘autres reprises que le vote FN avait plusieurs origines : la désaffection du terrain économique et social du hollandisme sur le sujet de la lutte contre le chômage et la précarité, ainsi que tout ce qui plombe la vie des plus démunis, le concours des médias qui tendent à su représenter le FN, et l’action de la troïka qui assèche certains pays et provoque du désespoir et ne donne plus à tout un chacun les moyens de survivre. Mais je vais répondre à ton billet, je pense que cela vaut le coup et participe du d ébat démocratique utile…. mais dit moi, pourquoi les abstentionnistes eux aussi n’auraient-ils pas également leur part de responsabilité ? Sont ils tous seulement des veaux ?

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  6. Anonyme
    Anonyme dit :

    Il est un fait incontestable que c’est l’electorat de gauche qui s’abstient depuis l’elections de hollande…

    Donc tu raconte de la merde, c’est bien la faute des abstentionniste directement qui sont la cause du résultat qu’on a.

    Que sur la longue durée etc les médias et autres aient la responsabilité initiale ne fait aucun doute et ca fait des plombes qu’on est nombreux a dénoncer le cirque médiatique.

    «Encore plus éloquent, la sociologie de la dissidence : si le FN a été majoritairement porté aux urnes par le vote des jeunes et des ouvriers, il se trouve, étonnamment, que ce sont ces deux mêmes catégories qui se sont également le plus abstenues.
    Comprenne qui pourra.»

    Ho ouai c’est trop ouf impossible de comprendre huhu.

    Bon sérieusement, ya tout simplement un électorat de droite et d’ED aussi chez les jeunes et les ouvriers, GROSSE PUTAIN DE NEWS!
    L’electorat de gauche de ces catégorie sociales lui s’abstient…
    CQFD

    Toi tu commence donc par dire que cépalafauteauxabstentionnistes mais celle des médias puis tu t’empresses de prendre ces mêmes médias pour justifier ton raisonnement fabriqué par ces mêmes médias que tu reprend goulûment…

    VA COMPRENDRE.

    D’autant que la suite de ton billet semble rejoindre ce que je dis et contredire donc ton intro…

    Ensuite oui les gens une partie d’entre eux sont des veaux.
    C’est pas comme si le FdG n’existait pas, c’est pas comme si il n’avait pas prévenu que hollande et le PS trahirait, était de droite etc etc
    Ces mêmes bobo qui trouvent mélenchon trop, ils trouvent toujours n’importe quelle positions autre que la leur « trop ».
    Enfin, tfacon faut pas compter sur ceux là, ils seront les dernier a voter vraiment a gauche, quand ils n’auront plus le choix, tout simplement.
    Et ils sont inexcusable car ont une situations financière sociale et un niveau d’éducation qui devrait les empêcher d’etre aussi cons.

    Donc le véritable enjeux c’est et sera toujours l’électorat le plus massif, le populaire au sens large.
    Celui qui justement s’abstient par découragement, pas ignorance, par manque de socialisation, par une situation de pauvreté etc
    Et ceux là oui ont tout a fait des excuses.
    La seule chose qui puisse changer ca c’est de retisser du lien a gauche avec ces gens qui sont de notre coté, ajouté a la révolte l’éducation populaire permet ca.

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    • Candide
      Candide dit :

      Retisser du lien à gauche, c’est là où on a cessé d’attendre les militants depuis des lustres, aux côtés des chômeurs, des exclus, des précaires, des mal-logés, des SDF, face à l’Administration notamment, face aux flics, aux juges, aux marchands de sommeil, aux fourgueurs de contrats pourris, etc. Une gauche absente du terrain où on a besoin d’elle, trop occupée à tapiner du côté de l’électorat sûr des corporatismes enseignant, hospitalier, administratif. Un discours de gauche que les délaissés de la gauche n’ont plus envie ni de raison de vouloir écouter, puisqu’il les en a évincés. Et cela donne de la désaffiliation, de l’abstention, du vote FN par dépit. J’ai écrit ailleurs que ce qui s’est passé hier c’est une insurrection par procuration. Dans un Etat policier, on a peur de descendre dans la rue, on a désappris à se prendre en main sans la bénédiction des pros de la procession (ex-manifs), et comme on ne se sent pas représenté, on va vers ceux dont on nous dit qu’ils sont là pour fiche la m…. dans ce pays où l’on subit sa vie. C’est ce qu’on nous dit. Le reste, les relents nauséabonds, on les laisse de côté. Cependant, si on vote encore, même ça, c’est qu’on bouge encore. Quand on s’abstient, surtout si l’on est non-incrit, c’est qu’on est tout à fait mort socialement.

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    • Pierre M. Boriliens
      Pierre M. Boriliens dit :

      En 2005 le taux de participation était de 70 % ! Et ? Ça a donné quoi ?
      Moi j’attends qu’on applique ! Et tant qu’on n’applique pas, que ceux qui veulent se débrouiller entre eux se débrouillent. Je peux juste leur conseiller quelques lectures (d’Histoire, surtout) puis de sortir un programme correct au lieu d’agiter l’épouvantail. Pour l’instant, ça brille surtout par son absence abyssale !
      (ce n’est d’ailleurs pas tout-à-fait vrai : le programme néo-libéral est partagé par tous, FN compris, évidemment).

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      • Anonyme
        Anonyme dit :

        Il me semble que j’ai été plus clair et précis que ca.

        S’agit pas de généraliser, c’est juste que ca fait parti de la réalité, il y a des cas irrécupérable, faut le voir en face aussi hein…

        Histoire de pas perdre son temps avec des gens qui de toute facon ne changeront pas et de pas partir dans une stratégie qui mène nul part.

        Répondre
    • nat
      nat dit :

      Eh bien voilà qui me convient tout-à-fait comme commentaire. Autant au sujet des abstentionnistes que de ceux qui ont des excuses, et oui pour retisser du lien et là y a du taf : dans certaines campagnes je vous assure que c’est du Zola !! On les oublie prestement et bien complètement, ceux-là.
      En 2005 le taux était peut-être de 70% mais le résultat a été jeté à la poubelle…
      Et à mon humble avis, rien de tout cela n’est vraiment sérieux vu qu’on a reçu les professions de foi (un terme à la con qd même pour des élections démocratiques dans un pays ou la séparation état / église, tout ça…) un peu tard, et que dans plus de bureaux de vote qu’on ne le croit, il n’y avait pas tous les bulletins, et ça c’est grave. Des gens ont fait demi-tour SANS voter, c’est pas dingue, ça ?
      « pousse-au-vote et autres fonce-aux-urnes » bon sang ce mépris ! c’est commode dans une démocratie d’avoir le choix : sous une dictature vous seriez peut-être pressé de pouvoir voter !

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      • Agnès Maillard
        Agnès Maillard dit :

        Oui, nat, je me suis présentée à deux élections pour voir comment le système démocratique fonctionnait de l’intérieur… et il le fait plutôt mal. Le simple fait que le matériel électoral soit aux frais des candidats est déjà, en soi, une manière de trier les aspirants à la politique par l’argent. Et ce n’est pas le seul obstacle. Donc, on fait semblant que tout aille bien en disant : on n’a pas les sous pour imprimer les bulletins, mais comme il y a Internet, vous pouvez vous les imprimer, donc, les apparences sont sauves.
        Sauf qu’effectivement, les campagnes, ce n’est pas Paris centre et ses cadres sup’. Il y a certes des gens connectés dont je fais partie et il y a tous les autres qui vivent dans des zones blanches, qui n’ont pas les moyens d’avoir un ordi, qui s’en foutent ou qui trouvent l’outil trop compliqué. Et tous ceux qui en ont un et ne se servent pas des masses… oui, je pense que beaucoup ont été très surpris de ne pas trouver tous les bulletins dans l’enveloppe ou de découvrir qu’il fallait apporter son bulletin dans la moitié des cas au bureau de vote (ce que j’ai fait : il y en avait 3 en tout pour plus de 100 votants!).
        L’idée que des gens aient fait demi-tour sans voter… et qu’on les engueule ensuite comme sales abstentionnistes complices du FN…

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    • xaccrocheur
      xaccrocheur dit :

      Ouais t’as raison, retissez les gars, c’est ça qu’il faut faire.

      C’est vous les fachos, les mecs. Vous, les mecs de gauche, persuadés (mais Mordicus hein ?) d’avoir « raison » contre « les veaux » sérieusement qu’ya-t-il de plus méprisant, de plus péteux, de plus sélectivement menteur qu’un gauchiste ?

      Qui vote avec ses pieds, son affect, marche dans tous les hoax débiles, #bringbackourgirls et théorie du genre (« ben koah ? T’es contre l’égalité ? » – facepalm) et relaient avec une servilité navrante les injonctions du système. Si c’est pour passer ton temps sur facebook, c’était pas la peine de jeter ta TV, hein ?

      Vous êtes manipulés, les mecs. Et nous, les gens normaux, qui s’en branlent un peu de la politique car on veut juste être sur que nos enfants pourront s’occuper de nous quand on sera vieux, nous, on en a raz-le-cul de voir détruire un peu plus chaque jour ce pays.

      Un homme et une femme, c’est pas pareil, et j’en ai rien à foutre que ça heurte ton petit cœur quand tu lis ça, ça suffit maintenant.

      Ici, c’est la France. Le Camembert, le pinard, l’accordéon, Balzac, la house filtrée. Pour le chianti et le Gorgonzola, c’est la première à droite. Les autres pays sont potentiellement nos ennemis, tu comprends ça, t’as déjà ouvert un livre d’histoire ? Non, hein ? Bon, ben ferme-la, c’est mieux.

      Mélenchon ? Tu oses parler de Mélenchon ? Tu trouves ça de gauche, Mélenchon, qui a décapité le PCF et applaudi à toutes les guerres de l’empire ? Le mec se vante d’être Trotskyste 🙂 Tu sais qui c’est, Trotsky ? Ben non. vous lisez que des livres de merde, des pensums égocentriques et cyniques écrits par des pouffes illettrées, et vous prétendez voter « intelligent » contre le reste du pays qui n’a pas compris, les pauvres ? Fermez-la, je vous jure fermez-la, vous etes ri-di-cules.

      Perso, j’ai voté FN parce que je suis communiste, depuis toujours. Et quand j’ai entendu Florian Philippot, au milieu d’un parterre de pingouins stupéfaits et hagards qui se disputaient le droit de continuer dire n’importe quoi, répondre à la question « et maintenant ? » par la réponse « Maintenant ? On va aller à Bruxelles bloquer le traité transatlantique », j’ai compris qu’enfin il se passait qqch.

      J’ai pas confiance dans le FN, de toutes façons depuis la trahison de Mitterrand en 1983, j’étais enfant, je ne ferai plus jamais confiance à une formation politique. Mais je vote pour celui qui me prend le moins pour un con, quoi. Et aussi, je suis patriote. J’aime la France, et je vomis les traitres qui la bradent en venant en plus me traiter de facho. Tu peux rigoler, hein, on n’est pas là pour se faire chier, et puis, c’est jour de fête, hein ? 🙂

      Commencer par comprendre que les gens qui ont voté dimanche sont tes compatriotes, c’est le début du travail. Mais t’as raison, va « retisser du lien social » et pis ça va t’occuper, c’est bien.

      Répondre
        • xaccrocheur
          xaccrocheur dit :

          « Tu penses vraiment que les millionnaires qui dirigent le FN ne se foutent pas complètement de la gueule des prolos? » C’est lamentable cette phrase, je suis DSL.

          – Non, je ne pense pas vraiment ce truc que tu dis
          – Les millionnaires dirigent le FN ? En admettant, et les autres partis, ils sont dirigés par des chomeurs ? (please, me sort pas Besançenot, ou je vais avoir du mal à respecter la charte du blog)
          – Qu’est-ce que ça a à voir avec la choucroute ?

          Donc ton analyse en fait, c’est que Le Pen est riche et DONC il se fout de la gueule des prols, et que par ailleurs tu crois pas qu’il déteste l’Europe..? Wah, tu devrais écrire un autre bouquin pour développer ça je trouve, ça manque.

          Comme d’hab, des questions en place de réponses, des allégations gratos et infondées, zero info. L’article lié est indigent (et la maquette de Fakir, à chaque fois c’est pire, Mon Dieu, et j’aime aussi comment l’article commence, les mecs cherchent des trucs à raconter haha MDR) et illustré de façon assez honteuse. Mais on s’en fout, de Fakir, en fait, complètement.

          Et on est pas « europhobe » c’est quoi encore cette nouvelle ânerie ? Vraiment n’importe quoi, sans déconner je rêve.

          Je rappelle à toutes fins utiles que le présent, c’est maintenant. Vous ne cessez de tirer des plans sur l’avenir, les deux pieds dans un passé fantasmé voire carrément menti, or nous, ce qui nous intéresse tu comprends, c’est ce qui se passe tout de suite.

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          • smolski
            smolski dit :

            « dans un passé fantasmé voire carrément menti »

            Les charniers humains d’hier te répondent aujourd’hui sur ce point avec ceux qui les ont combattus au prix fort de leur vie et de leur âme :

            Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
            Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
            Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
            Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

            Faut’il vraiment tout oublier pour ne jamais tout recommencer ? 🙂

          • Agnès Maillard
            Agnès Maillard dit :

            Effectivement, les cadres dirigeants du FN sont millionnaires comme l’ensemble de la classe politique dirigeante. On a affaire là à une pure question de lutte des classes avec des intérêts profondément antagonistes entre le peuple et ceux qui prétendent le représenter. À l’arrivée, tous les postes de décision sont occupés par des gens issus de la même classe sociale, tous partis confondus. C’est d’ailleurs ce qui fait qu’en gros, comme toi, je n’ai confiance en aucun parti politique : c’est structurellement impossible. En plus, la lutte des classes, ça devrait te parler… donc le FN n’est pas plus une réponse au problème de représentativité que les autres.
            Sinon, oui, difficile de te contredire : le présent, c’est maintenant.
            Mais gouverner, c’est prévoir!

          • xaccrocheur
            xaccrocheur dit :

            Agnès, c’est désolant vraiment.

            Tu vois pas qu’on s’est fait niquer avec cette histoire de lutte des classes ? Que depuis les 50s cette dichotomie « patrons / travailleurs » a été vidée de son sens à la fois par le cours des choses, et par nous-mêmes ? On dirait la pauvre Arlette, qui a meuglé cette antienne inutile toute sa vie en bossant à la BNP, douce musique fredonnée à l’oreille du pouvoir, qui autorise le tracé des manifs mensuelles.

            Je suis informaticien, comme une énorme partie des gens de ma génération d’ailleurs, alors les statistiques, ça nous connaît un peu.

            C’est juste une histoire de stats. Je n’ai pas souvenance de preuves aussi éclatantes du mépris de classe (prenons le mépris tout court, ça ira plus vite) dont tu parles du coté du FN. Je trouve que ton commentaire très lourd d’accusation manque d’étais / de liens, et si c’est pour me dire que Le Pen à un château et une Mercedes, please, trouve quelque chose de plus substantiel, d’autant que tu parles des « cadres dirigeants », là. Florian Philippot, millionnaire, vraiment ? C’est quoi ces histoires de boutique, je croyais qu’on parlait d’Europe, de politique ?

            De toutes façons, le FN va se planter ne serait-ce qu’à cause de votre évidente mauvaise volonté. La politique, c’est nous tous, tout le temps, partout et en permanence.

            Ce n’est même pas une histoire de programme. Jean-Marie disait n’importe quoi sur le plan économique dans les 80-90s (moi aussi, d’ailleurs… Bref) maintenant c’est le programme économique du FN qui est innovant et positif, le reste étant basiquement directement écrit à Wall Street. Sur d’autres sujets, c’est le contraire : Marine a encore un peu les fils qui se touchent quand elle parle de l’Islam, mais elle a peut-être autre chose à faire que de lire le Coran (erreur) alors que moi, chuis en vacances 🙂

            Soyez sympa les gens, donnez leur chance au FN. Sortez, parlez à des gens au marché, arrêtez de vous persuader que c’est vous les gentils parce qu’en ce qui me concerne, c’est faux, alors y’a pas de raisons. Donnez, de toutes façons. Aux mendiants, aux musicos du métro, à tout le monde, du temps, de l’amour, de l’argent, n’importe quoi, je te jure que c’est un bon calcul. Rappellez-vous qu’a

            Regardez autour de vous. Ce pays est magnifique, l’Histoire avance, et les raisons d’espérer sont aussi nombreuses que les martinets noirs dans le ciel entre les immeubles. Depuis combien de temps t’as pas regardé en l’air ? C’est pas de ta faute, c’est voulu, ça. Le Martinet, quand il naît, il se laisse tomber du nid (pasque ses parent lui donnent plus à bouffer depuis 8 jours et qu’il la saute sa race) et va se poser sur un fil électrique. Là se parents le nourrissent à tour de rôle pdt 20 jours et après ça, il s’envole. Et pendant au moins deux ans, il ne se pose pas. Il ne mange que des insectes attrapés en vol, boit en rasant la surface de la rivière, et monte dormir dans le ciel, à 3000M (personne ne monte plus haut que le martinet noir « Apus apus ») 2 secondes de veille, 8 de sommeil. Chaque année s’il se la sent (80%) il trace minimum 3000KMs vers le sud, et retour. Pendant 18 à 24 ans en moyenne.

            Love.

          • smolski
            smolski dit :

            xaccrocheur
            « arrêtez de vous persuader que c’est vous les gentils parce qu’en ce qui me concerne, c’est faux »

            C’est ballot mais leurs nervis de service, tatoués nazis, beuglant nazis, saluant nazi et pratiquant les pogroms dans nos cités armés de battes, pratiquant des techniques de combat sur les passants au faciès ne me paraissent pas voletant de-ci de-là dans les airs, gentiment et tout guillerets.

            Ai-je la berlue ou c’est ce que tu présentes qui est faux ?

            Choisi ton camp toi-même.

          • xaccrocheur
            xaccrocheur dit :

            @jesaisplusqui qui fantasme des descentes dans les cités, en poètisant un « choisis ton camp » révélateur de l’état d’esprit de ces baltringues.

            Tu veux dire comme hier, à Caen ? https://www.youtube.com/watch?v=yf4pgvoL844 Tu préfères la version de l’AFP avant, ou après la publication de cette vidéo ? 🙂

            Le nom du jeu actuellement, c’est « guerre civile ». Jeune contre vieux, hommes contre femmes, piéton contre automobiliste et salarié flippé contre pilier de grève vénère. Et ça marche.

            Vous êtes murs pour la guerre. Vous avez « choisi » (ahahaha excuse c’est nerveux) votre camp ; comme le pauvre Clément Meric (qu’il repose en paix) vous ne savez même plus pourquoi vous détestez votre ennemi, lui-même interchangeable sur commande d’une semaine sur l’autre. Vous réagissez à des phrases-clefs, comme des chiens de Pavlov, quand votre entendez les mots-clefs (http://www.dailymotion.com/video/x1x2l2t_bernard-cazeneuve-cible-alain-soral-france-inter-27-05-2014_webcam&start=95) la bave vous monte, et vous faites la queue pour aller rosser sur commande, vous demandez littéralement à vos maitres de restreindre vos libertés les plus fondamentales.

            L’histoire de se « répète » pas, abruti. Jamais. CESSE de penser comme ça, et même, si tu pouvais arrêter de penser tout court, ce serait mieux. Il vaut infiniment mieux n’être pas informé, que mal informé. Vous êtes tous une sacrée bande d’horloge qui a 02:33 d’avance, les mecs. De vrais « hommes des lumières » https://www.youtube.com/watch?v=zPAB4Ue8tpk 😀 et une partie croissante de ce que vous croyez vrai, est fausse.

            Regardez-vous, écoutez la dernière daube condescendante et réac de Biolay sur soundcloud et lisez les commentaires de gauche, qui parlent de maquis et de partisans, qui pensent sans doute que ce sera comme de jouer à Game of Thrones dans la Bruyère. Écoutez-les pontifier sur ce thread, tartiner deux, trois (oO) feuillets pour nous expliquer qu’ils sont au-dessus de ces basses contingences en reprenant à peu près mot pour mot la dernière chanson de Yannick Noah. Tu verras quand le robinet de la cuisine s’éteindra, si t’as bien fait de traiter tous tes voisins comme de la merde « populiste », patate.

            Moi je sais pas les gars, mais à votre place, en réalisant que j’ai le même avis que BHL, je me remettrais sérieusement en question.

            Il n’est jamais trop tard pour allumer son cerveau. Commencez par « Les damnés » de Dosto. Passez une heure avec un cheval (ou mieux, un chameau, ou le top du top, une vache heureuse, mais ça devient rare) et laissez-lui vous expliquer un peu la layfe.

            Peace

          • smolski
            smolski dit :

            « Le nom du jeu actuellement, c’est « guerre civile »  »
            Pourquoi un jeu, pourquoi civile ?
            Nous sommes en guerre.

            « vous ne savez même plus pourquoi vous détestez votre ennemi »
            Avons-nous un ennemis à détester ?
            Résister se fait sans haine au contraire de conquérir.

            « Il vaut infiniment mieux n’être pas informé, que mal informé »
            De rien, rien ne peut venir alors que du mensonge du vrai se déduit, de l’irréel du concret se bâtit, du diamant se crée un joyaux.

            « en réalisant que j’ai le même avis que BHL »
            L’avis de BHL le regarde du fond de son string et ne provient que de lui.
            En quoi ça nous regarde nous, on est pas là pour torcher ses malpropretés !

          • smolski
            smolski dit :

            xaccrocheur :
            « comme le pauvre Clément Meric (qu’il repose en paix) vous ne savez même plus pourquoi vous détestez votre ennemi, lui-même interchangeable sur commande d’une semaine sur l’autre.  »

             » Les idées sont faites pour vivre.
            C’est le contexte qui nous fait tuer ou mourir avec elles.  »
            Là-bas si j’y suis – 02/06/2014

            Vivre sans idéal c’est mourir sa vie. 🙂

        • Anonyme
          Anonyme dit :

          caricature sur patte du nouveau militant FN qui radote comme un gentil perroquet ce qu’il a appris comme éléments de langage comme le 1er jean francois copé venu…

          Dès le 1er commentaire tu sais que c’est un « troll » et t’aurais du l’éjecter. (et je relève même pas son comportement et son langage qui a lui seul valait aussi de le viré)

          C’est tous des putain de clones qui racontent n’importe quoi, capable de te dire qu’ils sont communiste et ensuite que la lutte de classe c’est une arnaque…
          On est vraiment revenu au fascisme old school qui te sers une bouillie pour débile et faibles sur fond de « tous pourris sauf nous ».

          Répondre
          • smolski
            smolski dit :

            Anonyme
            « qui racontent n’importe quoi, capable de te dire qu’ils sont communiste »

            Il est un fait que des communistes s’encartent dans le parti fasciste par désœuvrement de se sentir trahis par le pc, ses alliances, ses déclarations, etc…
            J’en rencontre dans mon entourage immédiat, je suppose que c’est également valable de loin en loin ?

        • Seb
          Seb dit :

          Comme de la house, mais tu ne laisses passer que les blanches. Un truc de vrai français authentique, qui ne mange pas de pizzas, pas de kebabs, pas de nêms, pas de sushis, car son niveau comme il se doit catastrophique en géographie ne lui permet de penser celle-ci qu’en termes gauche/droite — ce qui explique sûrement qu’en dépit de tous les livres que son génie français a laborieusement réussi à ouvrir par la tranche, il n’a jamais entendu parler de modèle familial autre que nucléaire. Pour ce qui est du ridicule, cependant, tu peux lui faire confiance, tout comme la bêtise il le pratique par tradition.

          Répondre
          • Pierre M. Boriliens
            Pierre M. Boriliens dit :

            C’est devenu français, ça, de jacter en anglais ? Je croyais que Jeanne d’Arc avait bouté la perfide Albion de notre belle France ? On m’aurait menti pendant si longtemps ?

      • Martin Scriblerus
        Martin Scriblerus dit :

        A lire cette prose, la France pénophile, ça n’est pas une pensée saucisson-pinard, mais plutôt un grossier gloubi-boulga anti-intellectuel bien rance, servi dans une gamelle étroite et hexagonale – mais avec le plaisir de voir à chaque élection midi à sa porte, parce les média et les autres électeurs jouent stupidement à monter la mayonnaise.
        Le tout allongé d’une bonne dose de fort en gueule, et de recours à l’intimidation.

        (« Un homme et une femme, c’est pas pareil, et j’en ai rien à foutre que ça heurte ton petit cœur quand tu lis ça, ça suffit maintenant. », dit l’esprit simple qui croit que ce qui est se résume à ce qu’il en voit, et qui s’imagine pouvoir réduire le monde à la minute d’arc que lui en laissent connaître ses pauvres oeillères de masculiniste normal bleu-blanc-rouge à la ramasse. Il y a dans cet éclat de colère et cet accès d’autoritarisme paternaliste quelque chose de naïf et de touchant.)

        Il faut dire que la confusion est un outil de contrôle social qui a fait ses preuves, et qui n’est pas l’apanage des seuls électeurs de madame Marine, même si ceux-ci ont été copieusement servis.

        C’est même un ingrédient de base de la citoyenneté.

        « Le présent, c’est maintenant », direz vous dans votre commentaire suivant. Eh! bien, il faudrait peut-être vous décider à vous réveiller.
        La France que vous rêvez tout haut dans votre sommeil n’existe plus depuis un demi-siècle. Les immigrés n’y sont pour rien. Les féministes n’y sont pour rien. Les gens pas normaux n’y sont pour rien. Même l’Europe pour laquelle vous avez voté dimanche est arrivée après la bataille.
        Que les conditions de la liberté et de l’autonomie soient prochainement complètement détruites et éradiquées est possible, mais, je vous préviens, je vais vous faire de la peine, ça ne sera pas par vous.
        La question n’est pas de gagner des élections. Gagnez en autant que vous voulez. La vieille France est morte – et avec elle bien des choses regrettables aussi – et ni le FN ni aucun autre parti ne la ressuscitera.

        Répondre
  7. herve_02
    herve_02 dit :

    @GdeC

    Juste une petite question idiote, quelle potentialité à un « électeur » de montrer qu’il n’est pas satisfait du système en place et de cette europe des marchés qui devait se voir harmonisée fiscalement et socialement et qui n’est, dans les fait, que la mise en place d’une concurrence pour le moins disant en donnant mandant à des technocrates non élus pour signer des traités internationaux qui devront sous peine de sanctions être retranscrit en droit national, alors que le parlement européen (ce pour quoi on vote) ne peut strictement rien faire car la construction de la chose a été « très strictement » fait pour éloigner les peuples des décisions. Je ne vais même pas évoquer les référendums sur l’europe qui ont toujours été avec une grande constance ignorés.

    Comment peut-on, avec tant d’acharnement, éloigner les citoyens électeurs des décisions et ensuite se permettre de venir les traiter de veaux parce qu’il ne votent pas ? ne pensez-vous pas que tant de mépris ne peut que faire germer du mépris. Parce que ne vous méprenez pas c’est un mépris profond pour ces enfoirés qui guident les abstentionnistes et pas la pèche (il n’y a pas autant de carte vendus dans l’hexagone.)

    J’ai toujours entendu dire dans mes cours que l’on avait l’équipe que l’on mérite, je crois que la classe politique à les électeurs qu’elle mérite. Et si j’étais eux j’aurais un peu peur, cette abstention, ce calme relatif est probablement ce qui précède la tempête… et ca va secouer méchamment.

    Répondre
  8. Lou
    Lou dit :

    Pour abonder ds le sens d’Agnès, à propos de l’abstention :

    « L’institut IFOP avait testé, le 5 mai, le « vote » des abstentionnistes. Dans son enquête, l’institut demandait à un échantillon de 1 638 personnes ayant indiqué avoir l’intention de s’abstenir ce qu’elles auraient voté si le vote était obligatoire.
    Les résultats de cette enquête indiquaient que 24 % auraient voté pour une liste FN, 22 % pour une liste UMP, 14 % pour le PS, 7,5 % pour le Front de gauche… Soit des scores très proches de ceux effectivement obtenus lors du scrutin. »

    Source : Le Monde, article « Peut-on relativiser le score du FN ? »
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/05/26/peut-on-relativiser-le-score-du-fn_4426060_4355770.html

    Cordialement,
    Lou

    Répondre
    • Anonyme
      Anonyme dit :

      Arrêtez avec les sondages sérieux…

      Surtout quand en plus vous choisissez le plus beau avec Laurence Parisot, Vice-présidente…

      Répondre
  9. Richard Heiville
    Richard Heiville dit :

    Il y a une odeur pestilentielle qui flotte au dessus de la France.
    Les grands vainqueurs de l’élection ce sont Les mouches.

    Répondre
  10. Seb
    Seb dit :

    Je ne comprends pas la mayonnaise : 3 jeunes sur 7 se sont déplacés, et parmi eux 2 sur 3 n’ont PAS voté FN, donc… le FN est un parti plébicité par les jeunes !?
    Quant au Gers, regardez bien, la gauche de gouvernement (les verts+Liste Union de Gauche) totalisent env. 28,73%, plus que le FN, ce qui tend au contraire à montrer l’abstention favorise le FN par effet d’optique.

    Répondre
  11. Richard Heiville
    Richard Heiville dit :

    Evidemment que le gouvernement va continuer comme si de rien n’était ou presque.

    Ils se sont embrochés volontairement, par idéologie du renoncement et de l’adhésion au libéralisme, sur les fourches de la grande finance et de la grosse bourgeoisie. Ils ne peuvent que continuer à avancer.

    Vous allez me dire que les bourgeois sont fous de pousser ce gouvernement très impopulaire jusqu’au dégout violent du peuple au point de menacer l’ordre public capitaliste. C’est que vous n’avez pas compris que l’alternance qu’ils nous préparent, leur plan B c’est le FN.
    Et le plus tristement comique est que le jour où le FN va être appeler au pouvoir par le riches pour venir faire supporter encore plus de nouveaux sacrifices au peuple ce sera sous les vivats d’une partie de celui-ci.

    Répondre
    • Candide
      Candide dit :

      Pas faux, mais stratégie à courte vue. Le FN c’est l’épouvantail avant les élections, la machine à sanctionner l’UMPS pendant les élections, la poire pour la soif après les élections en attendant les prochaines. Une fois que le FN aura rejoint l’UMPS dans les égouts, il restera quoi à ceux qui n’auront plus rien à perdre ?

      Répondre
      • Richard Heiville
        Richard Heiville dit :

        Le FN ne regagnera pas l’égout d’où il vient tout seul. C’est un outil qui est destiné à servir en cas de besoin.
        Fait confiance aux médias, pour affuter l’outil pour qu’il soit bien tranchant afin qu’il remplisse au mieux le rôle qui lui est assignés par les possédants s’ils décident de le brandir pour se protéger.

        Répondre
  12. Richard Heiville
    Richard Heiville dit :

    Abstention piège à cons? Je n’aime pas insulter les gens mais l’abstention est incompréhensible pour moi et je n’arrive pas à comprendre sérieusement ceux qui s’en réclament.

    Il n’y a aucun chorum à cette élection, que vous votiez ou non, ils s’en cognent.

    Plus personne n’ignore que leur U.E a un gros déficit démocratique, ils ont fait ce choix pour nous, alors si cela peut permettre de sauvegarder leur intérêts ils ne vont pas se soucier plus que cela d’une abstention massive. Quand la contestation sera trop virulente , ils ont un FN qui monte électoralement dans tous les pays de l’U.E qui peut régler cela pour eux.

    On est tout dans un bus qui va dans le mur et on croit qu’en ne cherchant pas à remplacer le chauffeur, ou de lui faire entendre raison, en restant sagement assis à notre place en se disant que cela nous concerne pas tout ça, on va éviter de se fracasser ?

    Répondre
        • Pierre M. Boriliens
          Pierre M. Boriliens dit :

          Moi, parfois, je fais des choses pour les autres. Je ne me sens pas le centre du monde.
          Et c’est très libertarien (le néo-libéraux les pires) que de croire que si moi je vais bien, le reste suivra…

          Répondre
      • Richard Heiville
        Richard Heiville dit :

        Mon expression a été maladroite.
        Ils s’en cognent que vous votiez mais il y a un risque que vous votiez « mal » qu’ils croient sous contrôle.

        Si plus personne ne votait, ce que personne ne peut garantir tant qu’on nous laisse encore ce droit, ils ont leur plan B: le FN.
        S’il y avait une grande désaffection du vote (phénomène contenu pour le moment) cela hâterait le recours par les possédants au FN.

        Répondre
        • Pierre M. Boriliens
          Pierre M. Boriliens dit :

          Si personne n’avait voté, à part ceux du FN, on aurait eu :
          FN : 100 %
          Abstention : 88 %

          Ils auraient été la risée du monde, et le prestige du Peuple Français (celui de 1792-1793) aurait immédiatement remonté…

          Vous autres, les électeurs, angoissés par la défense de vos petits acquis (qu’on finira par vous prendre, mais avec votre consentement !), avez saboté ça !

          Que cela vous serve de leçon !

          Répondre
  13. Merome
    Merome dit :

    Je pense qu’il y a un piège monumental et que tu viens de tomber dedans comme moi des tas de fois avant : commenter l’actualité.
    Ce faisant, on alimente la bête on « feed the troll ». Je me retiendrai de bloguer sur le résultat des élections comme je m’interdis maintenant de commenter le « fait divers qui fait diversion ». Parlons plutôt de l’univers parallèle qu’il faut créer, que certains habitent déjà en partie, à côté de leur monde de croissance merdique.
    Non ?

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      T’inquiètes : tu sais que chez moi, c’est rare. Mais pour le coup, c’était nécessaire. Parce que dès que les résultats ont frémi, c’était ça que j’ai vu, la vague de mépris. Tellement immense et naturelle que personne ne la voit plus… Il était important d’ouvrir un dialogue différent.

      Répondre
  14. smolski
    smolski dit :

    La démocratie est fille du fascisme et le sert afin de le camoufler (assez mal) aux yeux de ceux qui s’en préoccupent.
    Prétendre que de voter ou pas favorise le fascisme, c’est un leurre à débattre, pas une réalité.
    La réalité est que le fascisme nous habite chacun et qu’il revient d’abord à chacun de le maintenir domestiqué en lui-même plutôt que de s’y abandonner.

    Répondre
      • Pierre M. Boriliens
        Pierre M. Boriliens dit :

        Bien sûr ! Il suffit de reporter aux années 1925-1930 en Allemagne.
        Les premiers soutiens d’Hitler (certains depuis 1920 !) :
        Hugo Stinnes
        Fritz Thyssen (100000 mark-or en 1923)
        Henry Ford
        Emil Kirdorf
        Kurt Freiherr von Schröder
        Hjalmar Schacht
        Emil Georg von Stauss
        Kronprinz Wilhelm & August von Hohenzollern
        Walter Funk
        Prinz Eulenburg-Hertefeld
        Rüdiger von der Goltz (général)
        Walter Dyckerhoff
        Dr. Geisow (IG Farben)
        Dr. Traupel (Krupp)
        Edmund Stinnes
        Carl Friedrich von Siemens
        Lord Rothermere
        Henry Deterding (Shell)
        Wilhelm Keppler
        Albert Vögler (Vereingte Stahlewerke AG)
        Friedrich Reinhart (Commerz und Private Bank)
        August Rostberg (Wintershall AG)
        Otto Steinbrinck (Mitteldeutsche Stahlwerke AG)
        Heinrich Schmidt I (…)
        Emil Hellferich (HAPAG)
        Emil Mayer (Dresdner Bank)
        Gottfried von Bismarck (Junker)
        Etc. (parce qu’il y en a beaucoup d’autres)
        Regardez qui sont ces gens. Tout sauf des prolos !

        Répondre
          • Pierre M. Boriliens
            Pierre M. Boriliens dit :

            Ça sort d’un bouquin d’histoire, écrit par un historien, avec des tas de sources à l’appui, et des tas de références à des collègues historiens. Un truc sérieux, quoi…
            Mais certains d’entre eux sont dans wikipédia, et il suffit de lire leur biographie.

            Et puis tu peux chercher aussi des choses sur le cartel international de l’acier de 1926… L’ancêtre de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier)… Tiens donc ! Et si tu regardes qui c’est, tu verras que ce sont les mêmes (François de Wendel, le grand-père de Seillières, Schneider, le Creusot, Thyssen, Krupp, etc.).

            Et puis tu peux chercher aussi par exemple Eugène Schueller, co-fondateur avec Deloncle de la Cagoule…
            Schueller c’est le papa de Mme Bettencourt, et Deloncle, c’est lui (le dernier à parler) : http://www.ina.fr/video/AFE86001379/la-lutte-contre-le-bolchevisme-video.html

            Après ça, il suffit de tirer sur la ficelle pour tomber à la renverse…

          • Robert Spire
            Robert Spire dit :

            Voir les ouvrages de l’historien Jacques R. Pauwels, et particulièrement: « Big Business avec Hitler »

      • smolski
        smolski dit :

        « Le fascisme est le bras armé du capitalisme, sa sécrétion naturelle »

        Pas d’accord, ce point de vue ne sert qu’à nous dédouaner plus qu’autre chose.

        Mettre ainsi la charrue avant les bœufs ne fait qu’embrouiller davantage notre comportement social et le notre en tant qu’individu responsable.
        Si nous considérons que le capitalisme et le fascisme sont frères, pourquoi ne pas ajouter les autres partis de la démocratie qui, on le constate largement, exploitent chacun leur potentat respectif de la même façon avec la même avidité pécuniaire ?
        Où est le dirigeant d’un parti démocratique qui vit à l’égal des plus démunis ?

        Et donc, pourquoi ne pas considérer que le problème est inclus dans la démocratie même ?
        La peur de s’y salir le cœur et l’âme ?

        Répondre
        • Pierre M. Boriliens
          Pierre M. Boriliens dit :

          Tu ne veux pas nous ré-écrire l’Histoire tranquillement, chez toi, dans le calme, puis nous faire part de tes ingénieuses trouvailles tout en bloc ?
          C’est ça aussi, qui nous vaut le FN. Une méconnaissance complète de l’Histoire. Et chacun d’y aller de ses petites fantaisies personnelles, faites de journaille et de wikipédia, quand c’est pas encore pire…

          Répondre
          • smolski
            smolski dit :

            « Tu ne veux pas nous ré-écrire l’Histoire tranquillement, chez toi, dans le calme, puis nous faire part de tes ingénieuses trouvailles tout en bloc ? »

            Mes sources directes sur les propos historiques que je tiens de la collusion entre la démocratie et le fascisme viennent essentiellement du livre d’eric hazan sur la révolution française.

            Je n’aime pas citer parce qu’il nous faut prendre à notre compte ce que nous avons appris et qui nous forge. Mais là, plusieurs interventions mettent en doute ma conviction en l’aliénant sans en débattre. Alors un peu de pub pour cet ouvrage hors norme ne devrait nuire à personne et recaler tout ça plus tranquillement.

            Quand donc apprendrons-nous à ne plus nous soumettre aux diktats de la pensée préfabriquée ?

        • Anonyme
          Anonyme dit :

          Problème comme trop souvent avec ce genre de débat c’est qu’on sait pas de quoi on parle.

          Tu dis démocratie, mais tu entends quoi par démocratie?

          La démocratie normalement c’est assez lié a la souveraineté populaire.

          Que l’on ne soit pas vraiment dans un systeme démocratique par bien des aspect, c’est évident, mais le fait est qu’on est jamais 100% en démocratie ou pas, pour l’instant ca reste un rapport de force et donc on est plus ou moins dans un états démocratique.

          Mais là honnêtement, ton discours plane un peu trop haut pour que ce soit intéressant…

          Vieux débat général avec les anar inconséquents de reconnaître et de participer ou non aux structure de l’État bourgeois et blablabla.
          Sauf que si on veut pas juste se payer des mots et faire de la théorie, on tiens compte de la réalité et celle ci vous donne aujourd’hui comme hier toujours tort.

          Répondre
          • smolski
            smolski dit :

            « La démocratie normalement c’est assez lié a la souveraineté populaire. »

            Lors de la seconde guerre mondiale, tout fut rendu transparent dans cette connivence.
            Le fascisme a suppléé à la perte de crédibilité de la démocratie quand les mouvements populaires anarchistes ont pris le pas sur la manipulation qu’ils subissaient.

            C’est en cela que la démocratie est la fille du fascisme, le second utilise la première tant que l’anarchie ne se présente pas à la conscience des peuples.
            Dès lors que la démocratie se trouve en perte de pouvoir par l’éveil des consciences populaires, le fascisme se présente et ruine toute progression de l’humanité vers sa liberté propre.

          • xx
            xx dit :

            eh! l’anonyme, lis simplement la constitution de 58, ta constitution::

            « Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. ».

            C’est dans les premières lignes, après le préambule, quand même.

            Il faut que tu réfléchisses à ce qu’est le peuple; car le peuple ici n’est pas la populace mais une entité. Et c’est bien pour cela que nulle partie ne peut prétendre être le peuple à elle toute seule et qu’il existe un interêt général qui surplombe majorité comme minorité.

  15. chris
    chris dit :

    C’est plus à mon avis, pour ce que j’entends et lis, un vote FHaine qu’un vote réactionnaire, et je le comprends parce que je le ressens. Au nouvel an, j’étais à un repas chez des gens de gauche, et rien qu’en tant que petit entrepreneur, je m’étouffais entre la dinde et le foie gras, d’écouter ces petits repus du régime, que tout allait pas si mal, entre le salaire garanti et les RTT, que Hollande aurait raison, dixit des forcément fonctionnaires ou petits cadres réchappé des campagnes de licenciement, et je me disais, putain, si j’étais obligé de bouffer aux Resto du Coeur, chômeur quinqua, la haine que j’aurais contre ces enculés, surement au point de balancer un bulletin FN rien que pour les faire chier.

    Et si je jette un œil curieux aux colonnes de chez Actuchomage de ce jour, j’ai bien peur de pas me tromper ( par contre, je me suis gouré dimanche soir en plantant un bulletin pour ce brave Meluche de façon stratégique du genre c’était ça ou la blondasse de Montretout pour gueuler contre l’Europe, puisque les résultats du FDG, ma foi, à pleurer…d’ailleurs, il a pleuré, le Jean-Luc.

    Répondre
    • Croa
      Croa dit :

      à Chris,

      Mélanchon pleure mais il se l’est bien cherché car une bonne partie des propositions de Madame Le Pen étaient attendues (en vain) du Front de Gauche.

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        On ne peut reprocher à Melanchon ses choix partisans et surtout pas en les comparant au meli melo pseudo econimico politico des fascistes dont le mépris pour tous se traduit dans des programmes qui ne sont qu’un ramassis de miettes afin de capturer le maximum de votes et prendre le pouvoir dans le but d’enrichir leurs dirigeants comme le régime nazi l’a fait en son temps.

        Il est curieux de ne pas prendre leçon de l’histoire pour vivre au présent tout ce qui en a découlé pour la situation où nous nous trouvons.

        Répondre
      • Agnès Maillard
        Agnès Maillard dit :

        Comme l’a magistralement démontré François Ruffin dans Pauvres actionnaires, le problème du FDG, ça a été la manœuvre délibérée de confusionnisme de l’extrême droite qui s’est emparée des thématiques sociales de la gauche pour mieux brouiller les pistes et embrouiller cet électorat populaire, déçu, abandonné et qui aujourd’hui au cœur de toutes les attaques. Marine Le Pen se réapproprie toutes les souffrances des prolos en leur offrant des variables explicatives bien plus abordables, intellectuellement, que la confiscation de la création monétaire ou la spéculation financière internationale : les étrangers (dont les technocrates européens)!
        Cela ne veut pas dire que les prolos sont cons (ils le sont justement bien moins que ne le voudrait le mépris des classes dirigeantes!) : j’en suis une qui a eu la chance de chopper un bon vernis éducatif avant que l’on ne déboulonne barreau par barreau l’escabeau social qui m’a permis d’en apprendre plus que ce qui était valorisé pour ma classe sociale d’origine. Le fait est qu’aujourd’hui, le public du FDG, ce sont plus les lecteurs de Télérama que ceux de Voici (encore que beaucoup de lecteurs de Télérama lisent Voici en loucedé chez le coiffeur!) et qu’ils n’ont pas jeté leur TV, souvent leur seul loisir encore abordable. Et la télé en bruit de fond, je ne suis pas certaine que ça aide vraiment à exercer sa citoyenneté quand on voit comment les médias ont réduit la gauche de la gauche à une bande d’hurluberlus éructants et quelque peu comiques s’ils n’en étaient pas effrayants par leurs gesticulations. D’ailleurs j’apprécie énormément la manœuvre qui consiste à faire sortir Mélenchon de ses gonds (qu’il a fort peu huilés, je vous l’accorde bien volontiers) pour ne retenir que cela et en dresser un portrait peu propice à porter les espoirs de lendemains prolétariens qui chantent. J’ai déjà croisé Mélenchon en vrai et même s’il est un chouia trop politicard pour moi (c’est un vieux croco du marigot, des entailles plein les écailles!), il est très concentré et réfléchi dans son job quand on ne manœuvre pas son côté soupe au lait.

        Répondre
        • Seb
          Seb dit :

          On peut ajouter que la gauche de la gauche a une tradition internationaliste, ce qui la conduit à soutenir le projet d’une autre Europe ou d’une Europe « réorientée », soit pour beaucoup de gens un autre Grand Machin nébuleux régissant leurs vies d’on ne sait où. En fait, le FN est le seul parti à exister en promouvant sans complexe le retour au national, chose qui paraît nettement plus réaliste dans la mesure où l’on n’a pour ce faire à convaincre personne. À ce sujet, cf. l’analyse de F. Lordon :
          http://www.telerama.fr/idees/frederic-lordon-economiste-l-europe-est-devenue-un-fetiche-encombrant,112793.php

          Répondre
          • Anonyme
            Anonyme dit :

            Bah oui mais justement, si on prend les mots pour ce qu’ils sont vraiment, Internationaliste, ca veut dire Inter Nations.

            Et c’est là ou Lordon est excellent et salutaire parce qu’il nous re donne du sens au mot, il nous permet de re penser a gauche comme nous aurions toujours du le faire.
            A gauche on est pour développer les relation culturel social etc au niveau le plus large qui soit mais on sait en revanche que tous les peuples ne conviennent pas en tout rapports pour autant.
            Et l’exemple cirant est actuellement avec l’Allemagne sur le plan économique, c’est un fait, il faut l’acter pour mieux agir en conséquence de facon responsable.
            En l’occurrence, faire une union monétaire par exemple entre la France et l’Allemagne est une folie.

            Ce qui n’empêche absolument pas que pour tout le reste on continuent et encourage même les échanges.

          • Seb
            Seb dit :

            Sauf que ce n’est pas dans ce sens-là qu’il est entendu à gauche. L’idée est que le moteur de l’Histoire est la lutte des classes, soit un prolétariat mondial s’opposant à une bourgeoisie mondiale. La nation est ainsi perçue comme une notion avant tout bourgeoise, qui n’amène qu’à une division artificielle des travailleurs (cf. Jaurès, opposé à la Guerre de 1914 parce qu’elle va jeter le prolétariat français contre le prolétariat allemand pour des intérêts strictement bourgeois). Aussi quand je dis que la gauche est internationaliste, je veux dire qu’elle se pense d’emblée dans le cadre d’un dépassement de la nation, on n’y est camarade avant d’y être français ou autre.
            D’ailleurs, ça me fait penser que la dislocation de l’URSS a commencé par un réveil des nations, tout un tas de drapeaux interdits ressortant soudainement de leurs placards « réactionnaires » (on devait être soviétique, point barre). L’Europe néolibérale se fracassant au fond du même cul-de-sac historique, voilà qui ne manquerait pas de croustillant.

    • xaccrocheur
      xaccrocheur dit :

      Merci pour ce message « short, sweet, and to the point », je l’avais pas vu.

      Pas grand’ chose à ajouter, juste l’emploi du mot « haine » ; n’oubliez pas d’espérer,

      Répondre
  16. Clocel
    Clocel dit :

    https://www.youtube.com/watch?v=QJG-O8FNEWM

    – Ce n’est pas la politique de Marine Le Pen qui a condamné les grecs et les pays du sud de l’Europe à la misère.
    – Ce n’est pas Marine le Pen qui joue dangereusement avec le feu en Ukraine.
    – Ce n’est pas elle non plus qui maintient l’Euro à un niveau qui asphyxie ses voisins.

    – Qu’est-ce qu’on en a foutre que ce soit des représentant du FN qui entérinent des décisions prises en amont?
    Traditionnellement, nous n’envoyons à Bruxelles que les has been, les crapules qui ont besoin de se faire oublier et les rogatons de notre faune politique qui vont se bricoler un pactole et un carnet d’adresse, bref, que les pointures.
    – Alors?
    Les capacités de nuisance de Merkel sont autrement plus inquiétantes que les pathétiques gesticulations de MLP et pour sortir du piège, la carte d’électeur va être un peu légère.

    Répondre
    • Anonyme
      Anonyme dit :

      Sur tous ces points tu as raison et on est tous a peu pret d’accord je pense.

      En revanche, sur la symbolique et dans la lutte politique, les messages envoyé même par ce genre d’elections ca compte.

      Et donc pendant ce temps tu permet juste au systeme médiaticolepénique de tourner a fond en boucle, de parler a ta place et de ne plus en finir de jouir de voir leur déesse en tête.

      Et au passage si l’UMP est vraiment dans la merde ou il sont, la grande bourgeoisie ne devrait pas tarder a miser ses billes ailleurs.
      Je dis ca, je dis rien…

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « Qu’est-ce qu’on en a foutre que ce soit des représentant du FN qui entérinent des décisions »

      Peut-être qu’une conviction personnelle sur ce qu’est le régime fasciste devrait suffire à s’en inquiéter, non ?

      Répondre
      • Clocel
        Clocel dit :

        Reste à démontrer que MLP est fasciste, les mots ont un sens, faut pas déconner quand même.
        Et puis le fascisme n’est pas une idéologie en soi, il n’est que le symptôme d’une société malade, le fruit d’un système agonisant, c’est le baroud d’honneur des leucocytes en quelque sorte…
        Il y a des gens à l’œuvre hors du cirque politico-médiatique beaucoup plus dangereux que ceux du FN, à trop fixer le doigt, on ne voit plus la lune.
        Une fois encore, la solution n’est pas au fond des urnes, si vous voulez voter utile, faites-le tous les jours, avec votre carte bleue… (pour ceux qui en disposent encore).

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          « Reste à démontrer que MLP est fasciste »
          Cet humour ici me laisse assez froid de raison.

          Toutefois, je vous propose cette citation de Fellini :
          « Ce n’est pas le locataire du sixième qui est antifasciste. C’est le fascisme qui est anti-locataire du sixième. »

          marine est contre tous, elle pille à tous un bout de programme ce qui lui permet de les mener chacun en bateau en les dénigrant les uns des autres sans dévoiler au possible l’ombre menaçante de ses convictions propres.
          Ce faisant, marine est bien fasciste en provoquant la haine de tous contre chacun, exactement comme le présente Fellini.

          Il est aussi notable (Fakir N°68 – Dossier « front national visage social ? ») que les propositions politiques actuelles de cette organisation fasciste sont tout à l’inverse de celles que présentait le créateur de ce parti en son temps, ce qui est la marque même du fascisme dans son opportunisme sans mesure.

          Répondre
          • Clocel
            Clocel dit :

            Ainsi, il suffit d’aller picorer dans le programme des « démocrates » pour faite de toi un fasciste???
            Mener les gens en bateau, les opposer les uns aux autres, bhééé ouais, la politique quoi!!! :o)
            Tu mesures la faiblesse de ton argumentaire??? :o)

          • smolski
            smolski dit :

            « Mener les gens en bateau, les opposer les uns aux autres, bhééé ouais, la politique quoi!!! »
            Oui, en politique la démocratie est le fascisme exactement comme tu viens de le dire Clocel

            « Tu mesures la faiblesse de ton argumentaire »
            Avec à des personnes qui n’en présentent pas de coherent pour appuyer un débat, rien ne le fera jamais.
            Et ça marche pour eux exactement de cette façon là.

            « Ainsi, il suffit d’aller picorer dans le programme des « démocrates » pour faite de toi un fasciste??? »
            En tout cas, tirer cette conclusion en échancrant l’ensemble, ça, ça s’apparente totalement à du fascisme.

  17. Christophe Certain
    Christophe Certain dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec cette analyse mais après de nombreuses discussions moins sur la conclusion. Pour moi le FN est le nouvel avatar du système : « tout changer pour ne rien changer ». C’est une création du système et des médias, et il ne pourrait vivre sans eux, c’est à dire sans les mêmes sources de financement. Les dirigeants du FN sont capables eux aussi de tromper leurs électeurs et une fois élus de continuer la même politique que celle pratiquée actuellement. S’il y a vraiment des fascistes dans ce pays ils seront très déçus, mais pour le business ça ne posera aucun problème. Il n’est même pas sûr que ce sera pire qu’aujourd’hui, ce sera la continuation de la même chose avec juste un relookage différent et quelques changements à la marge.
    La question est de savoir si le FN veut vraiment gagner les élections, auquel cas il sera obligé de mettre de l’eau dans son vin, ou si tout cela n’est qu’une posture pour alimenter un fond de commerce… On finira bien par le savoir.

    Répondre
    • Richard Heiville
      Richard Heiville dit :

      Maintenant il y en qui veulent nous faire croire que le FN est un parti socio démocrate après tout.

      Ben moi, je ne jurerai pas trop vite que les fascistes, les réactionnaires de droite vont être déçus.
      Le FN s’il arrive au pouvoir ce sera pour faire le sale boulot. Un plus sale boulot encore que ne le fait le parti solférinien actuellement.
      Bien sûr toujours à la solde des mêmes, la petite minorité qui gagne toujours, le capital

      Répondre
      • Pierre M. Boriliens
        Pierre M. Boriliens dit :

        Absolument ! Moi ce qui me donne un vague espoir c’est ça : http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/elections-municipales-en-russie-le-parti-de-poutine-perd-la-3e-ville-du-pays-novossibirsk-7770984883
        La dernière fois que j’avais vérifié, c’était le seul journal en France qui évoquait ça ! Et pour cause : des électeurs dont une grande majorité a passé une bonne partie de sa vie dans l’URSS (vous savez, le goulag et tout ça) non seulement ne font pas une urticaire géante en entendant le mot « communisme », comme ici, mais de surcroît poussent le vice jusqu’à élire un maire communiste. Et c’est la troisième ville de Russie !
        Ça devrait donner à réfléchir… Est-ce donc vraiment vrai, tout ce qu’on a raconté sur l’URSS ?

        Répondre
        • Anonyme
          Anonyme dit :

          Ouai enfin en même temps, ce qu’est le PC Russe maintenant…
          Ca joue beaucoup sur la nostalgie justement mais ca va pas bien plus loin.

          Quand a l’URSS, la critique etc a été fait il y a longtemps maintenant, c’est pas en vivant dans le passé qu’on avance…

          Mais dis donc, tu cautionne la bourgeoisie médiatico journapute là [mode modération on]espèce de traitre, espèce de collabo[mode modération off], non mais c’te blague, le mec il a le couteau entre les dents et il nous balance du RTL.

          Mouahahaha!

          [mode modération on]Gauchiste de pacotille…[mode modération off]

          [mode modération on]Anonyme… Donc, je précise que tous les commentateurs ici sont réputés avoir lu et accepté la charte du blog. Elle laisse beaucoup de libertés, sauf celle de se défouler sur les autres. Si tu recommences à agresser un autre commentateur juste parce que ses idées ne te conviennent pas, je ne prendrais pas la peine de barrer les expressions fautives comme je l’ai fait ici pour bien illustrer mon propos et t’inviter à respecter le peu de règles qui permet à cet endroit d’être un lieu d’échange et de débat. Si mes règles sont trop contraingantes pour toi, je t’invite à créer ton propre espace de débat ailleurs sur le web et de l’administrer totalement à ta guise.[mode modération off]

          Répondre
          • Pierre M. Boriliens
            Pierre M. Boriliens dit :

            « Ouai enfin en même temps, ce qu’est le PC Russe maintenant… »

            Si tu as des informations à ce sujet, je suis preneur…

          • Anonyme
            Anonyme dit :

            ironie toussa toussa…

            La capacité de certaines personne a jouer les vierges effarouché sur certains mots quand a coté de ca on des gens qui avec d’autres mots disent bien pire…

            Parce que au cas ou t’aurais pas remarquer, le machinchose(puisque gauchiste c’est un grots mots censuré ici visiblement, rofl… fais gaffe si tu censure fasciste la prochaine fois tu sera sur la même ligne que marine) caricatural au dessus nous traite justement de collabo qui ont du sang sur les mains, rien que ca.

            Mais ca là, ca choque pas ta petite personne, non, évidemment…

          • Agnès Maillard
            Agnès Maillard dit :

            Si tu trolles sur la censure je te jetterais aussi : on ne parle pas des mots (tu as pu remarquer que je n’hésite jamais à en employer des bien fleuris), mais de ceux qui servent (même très polis en soi) à porter des jugements de valeur ou à agresser un autre commentateur en lui-même et non ses idées. Ici, tu peux critiquer les idées des autres autant que tu veux, mais pas dénigrer les autres commentateurs en tant que personne.
            Je suis certaine que tu sais très bien que si on autorise l’agression contre les autres, ça tourne au pugilat et on ne parle plus du sujet. Les bordées d’insultes qui s’étirent sur des centaines de commentaires, je laisse ça à d’autres sites qui vivent du cliquodrome. Il y a ici des habitués qui ne sont d’accord en rien avec ce que j’écris et qui le font savoir depuis des années. Sans aucun problème.

    • Anonyme
      Anonyme dit :

      A présent oui, le FN veut clairement atteindre le pouvoir et tout ou presque le pousse a y croire.

      Quand a la continuité, économiquement et socialement ya peu de doutes, par contre, faut pas croire que les bourrins, nazis, vrais fasciste etc bref toute la boutique FN et plus largement celle de l’ED n’en profitera pas pour montrer son vrai visage.

      Et on sait tous ce qu’il se passera, l’histoire en témoigne(en france comme ailleurs) et l’actualité aussi dans une moindre mesure de temps en temps.

      Répondre
    • Pierre M. Boriliens
      Pierre M. Boriliens dit :

      L’abstention ? Quand je vois ce qui se passe en Ukraine avec l’appui de l’U.E., donc votre caution, vous autres les électeurs, je ne regrette absolument pas de m’être abstenu. Je n’ai jamais aimé avoir du sang sur les mains…

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      • Anonyme
        Anonyme dit :

        Euh?
        On va rester poli et c’est pas facile vu [mode modération on]la grosse saloperie que tu nous chie ce que tu nous sors là[mode modération off], mais perso j’ai voter le Front De Gauche et que je sache le Front ne Gauche ne cautionne pas ce qui se passe en ukraine c’est même tout l’inverse, mélenchon est le seul a ouvrir sa gueule la dessus et a avoir une position critique et radicale sur ce qui se passe la bas, je développe pas t’as qu’a chercher.

        Donc tes accusations et amalgames [mode modération on]de lâche donneur de leçons[mode modération off] tu te les garde!

        [mode modération on]Anonyme… tu as le droit de n’être pas d’accord avec d’autres commentateurs et de défendre tes points de vue, mais pas d’être agressif et offensant. Donc, on met ça sur le compte de l’enthousiasme, mais il n’y aura pas de second avertissement.[mode modération off]

        Répondre
          • Richard Heiville
            Richard Heiville dit :

            Oui et même quand vous respirez vous devenez responsable du réchauffement climatique par le co2 que vous émettez.

    • Pierre M. Boriliens
      Pierre M. Boriliens dit :

      « Oui et même quand vous respirez vous devenez responsable du réchauffement climatique par le co2 que vous émettez. »

      On peut toujours sortir des choses comme ça… Sauf que l’U.E. n’est pas légitime ! Il y a eu un référendum en 2005. Donc en votant aujourd’hui, vous acceptez implicitement le passage en force… On ne vous en demandait pas davantage.

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      • Richard Heiville
        Richard Heiville dit :

        Mais en ne votant pas tu t’es fait plaisir, mais tout le monde pense maintenant que c’est parce que tu ne voulais pas rater Rolland Garros une seule seconde 😉

        L’UE qu’elle soit légitime ou pas elle s’occupe de nous, qu’on vote ou pas. A tout perdre, je préfère voter et garder espoir que de me résigner et m’en prendre plein la g…. de toute façon.

        Répondre
        • un passant
          un passant dit :

          Ouais, hébé moi je ne suis pas allé voter (si on m’avait prédit ça 10 ans en arrière…) et je ne suis pas résigné pour autant. S’agissant des européennes, on a affaire à une double arnaque : foutage de gueule de nos chers dirigeants, pour lesquels voter, c’est plus que jamais « cause toujours », et personne ne peut l’ignorer après la suppression de fait des referendums négatifs dans l’UE.
          Ensuite, élire des parlementaires qui ne légifèrent – j’exagère à peine – que sur la taille des concombres commercialisables, franchement… Bon, d’accord, on en est aussi quasiment là dans notre beau parlement national.
          Perso, et j’assume, il m’a fallu 35 ans pour arriver à penser que le slogan « élections, pièges à cons » était beaucoup trop souvent très très proche de la réalité.

          Répondre
          • Agnès Maillard
            Agnès Maillard dit :

            J’ai compris qu’il y avait quelque chose de pourri dans notre démocratie quand mon père m’a annoncé qu’il ne comptait pas voter.
            Républicain dans l’âme, fervent conservateur de père en fils depuis des générations, chiraquien inflexible, il a lui-même été dégoutté par les appareils politiques et leurs petites magouilles ces dernières années. Sarkozy l’a littéralement révulsé à l’usage, au point qu’il lui ai devenu impossible de voter UMP. Il a aussi profondément été choqué par la manière dont les députés se sont assis sur le vote du peuple en 2008 et s’est réjoui que le vote blanc soit enfin reconnu.
            C’est triste d’en arriver là et de ne toujours pas prendre la mesure du danger qu’il y a à laisser une classe politique aussi sourde et indifférente au peuple, sauf à le mépriser de refuser de voter pour ses intérêts à elle!

  18. Patricia
    Patricia dit :

    Bonjour,
    Après la phrase de citation introductive, on lit : « Ce ne sont plus des élections que nous avons dans ce pays, mais des catastrophes naturelles. En tout cas, c’est ce que l’on pourrait penser tant on nous rabat les oreilles… », on devrait lire … « tant on nous rebat les oreilles ». Rebattre pas rabattre…

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  19. Richard Heiville
    Richard Heiville dit :

    Quand on lit certains, on a l’impression que mettre un bulletin dans une urne gratuitement sans que personne sache ce que tu as voté est comme si on vendait son âme. Il ne faut pas s’arrêter seulement à ce que font les gens le dimanche dans un isoloir il faudrait voir ce que les gens font le lendemain. Moi, j’ai l’impression que les abstentionnistes, pour la plupart, le lendemain ils font comme le dimanche: rien. Ils ne se sentent plus concernés. Je préfère me sentir con…cerné et voter que de devenir indifférent.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Comme je le disais dans ce papier, les abstentionnistes ne sont pas d’une espèce différente des autres : ils sont aussi divers que les votants. Rien que le fait que mon père ait été tenté de le faire… Il y a ceux qui s’en foutent à tout point de vue, mais aussi les déçus, les énervés, les anars, les anti… etc. Beaucoup de gens ne peuvent plus souffrir la politique-spectacle et préfèrent justement s’investir directement sur le terrain. Ce n’est pas pour rien que nous recensons plus de 13 millions de bénévoles associatifs dans ce pays, par exemple. D’autres aussi, préfèrent démissionner du système et construire leur utopie en cultivant leur jardin. Mais je crois qu’il y en a de plus en plus qui sont dégouttés du système politique dévoyé et qui ont pris note de ce que les possédants font de notre vote quand il ne leur convient pas

      Répondre
    • Pierre M. Boriliens
      Pierre M. Boriliens dit :

      Mais les votants ne font pas autre chose. Je cite : « je préfère voter et garder espoir »
      Ça va nous changer la face du monde, ça, de garder espoir…
      En outre, le vote, c’est quand même une délégation de pouvoir et une fois qu’on a délégué… on peut garder espoir ! Ça fait vivre, comme disent les Textes…

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        On vote aussi par soucis de responsabilité social non dans le résultat du scrutin mais par la participation que nous y fournissons librement et en conscience.
        Actuellement, le vote ne produit rien de nouveau, ce qui peut être nouveau c’est que le nombre de votants rassemblés augmentent suffisamment pour devenir ingérable par la magouille politique.
        Que le nombre de votants responsables attirent à eux de nouvelles personnes proposant de nouvelles formes politiques avec des chances de succès probant.
        Les élus sont ce que nous sommes et pas l’inverse.

        La peine de mort fut abolis ainsi, pourquoi ne pas continuer dans cette voie ?

        Répondre
        • Pierre M. Boriliens
          Pierre M. Boriliens dit :

          70 % en 2005. Ça ne suffit pas ?
          Et on dit que 30 % sont allés à la pêche. Mais c’est oublier ceux qui sont sur un lit d’hôpital, ceux qui bossent, ceux qui sont vieux et ont des difficultés à se déplacer, etc. Il faudrait faire l’inventaire pour voir combien de gens ça représente. L’INSERM prévoit 2 millions de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en France, en 2020. Ce sont des gens inscrits sur les listes électorales ! Ça fera déjà 2 millions d’abstentionnistes !

          Répondre
          • Agnès Maillard
            Agnès Maillard dit :

            Hélas non : pour certains scrutins, il n’est pas rare de voir certains personnages politiques s’occuper de traîner des vieux cacochymes jusqu’aux urnes ou les convaincre de signer une procuration de vote au gentil monsieur…

          • smolski
            smolski dit :

            Pour ma part, je préférerai des chiffres pleins plutôt que des pourcentages pour obtenir une meilleure idée.
            Il faut aussi ajouter les non-inscrits par dépit d’être un jour écoutés qui seraient certainement portés davantage s’ils trouvaient dans le vote une meilleure communauté, plus nombreuse et plus sereine dans ses convictions.

            En tout cas, juste voter ne suffira pas, mais juste ne pas voter ne suffira jamais. 🙂

  20. Ded
    Ded dit :

    Le parti « socialiste » vient de marquer d’une pierre brune l’histoire de France.
    Les générations futures apprendrons comment des socials traitres ont permis à un parti extrémiste d’accéder au pouvoir.
    Les socials traitres subiront l’opprobre, le mépris pour toujours.
    Ils ont entrainés toute la gauche dans leur bérézina et, ont tués le peu de démocratie qui restait dans ce pays.
    Irresponsabilité, incompétence, corruption, népotisme, atlantisme, sionisme… Voilà ce qu’ils laisseront comme souvenir à la postérité

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Les socials traîtres sont là pour dédouaner chacun de son comportement social.

      Ils sont ce que nous sommes nous-mêmes, non parce qu’ils sont nos élus mais parce qu’ils sont issus de ce que nous ne nous préoccupons pas suffisamment d’éducation et de concertation entre tous.

      Répondre
      • Richard Heiville
        Richard Heiville dit :

        Comme je l’ai écrit plus haut on est responsable aussi du réchauffement climatique parce qu’on a l’outrecuidance de respirer.

        Continue comme ça, bientôt tu vas nous tenir responsable du fait qu’on doit faire un repas par jour et du fait qu’on doit dormir.

        C’est bien l’éducation mais cela n’empêche pas les gens les mieux éduqués de sacrifier les moins éduqués pour accroitre leur pouvoir et leur domination. Ils le font en tout conscience.

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          « C’est bien l’éducation mais cela n’empêche pas les gens les mieux éduqués de sacrifier les moins éduqués pour accroitre leur pouvoir et leur domination. »
          C’est exactement ce que je propose, de nous révolter contre les accaparisseurs de toutes sortes et de développer les systèmes de partage afin de nous libérer tous et non pas que quelques-uns sur le dos des autres.

          Répondre
          • Richard Heiville
            Richard Heiville dit :

            Fort bien mais cette tache ne peut pas être faite à moitié, les accapareurs ne tolèrent pas la moindre contestation de leur pouvoir de prédation aussi minime soit cette contestation.

          • smolski
            smolski dit :

            « cette tache ne peut pas être faite à moitié »
            Ni à moitié, ni complètement mais en continue.

            Et ça, ça se fait dès maintenant, notamment à l’aide d’internet qui pour l’instant sert davantage aux accapareurs qu’aux populations.
            Il nous faut inverser cet état de fait par un comportement plus responsable sur la toile que nous ne le faisons actuellement.
            Développer des sites d’entraide libres de toutes sortes et ne plus s’aggripper désespéremment à ces amis de fessebouc, tuitair et consort de google totalement dominés par les service prédateurs qu’ils utilisent.

  21. André Rougier
    André Rougier dit :

    En plein accord avec la plupart de ce que l’article du « Monolecte » exprime, mais comme un léger malaise, car il me semble bien qu’il n’y a pas que ça, loin s’en faut…
    Afin d’affermir et affiner la substance du débat, je me permets de mettre en lien ma propre réaction « à chaud » au sombre et (on ne peut plus) prévisible 25 mai 2014:
    http://andrelbn.wordpress.com/2014/05/26/le-25-mai-2014-ce-qui-ne-va-surement-pas-sans-dire-mais-tellement-mieux-en-le-disant/

    Répondre
  22. Pierre M. Boriliens
    Pierre M. Boriliens dit :

    @smolsky

    « En tout cas, juste voter ne suffira pas, mais juste ne pas voter ne suffira jamais.  »
    Je ne suis pas sûr que le nazisme ait été vaincu par une élection… Les 25 millions de morts soviétiques, ça compte aussi… (je ne sais pas comment mettre le smiley de rigueur).

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Le smiley c’est les deux points : puis le petit tiret – et une parenthèse ) pour le sourire.

      « Je ne suis pas sûr que le nazisme ait été vaincu par une élection »
      Il est venu au pouvoir par une élection et n’en a plus donné d’autres ensuite car il les aurait perdu sans faute.

      On peut croire que la conscience des votants qui les ont accrédités n’a pas été des plus éclairées.
      C’est la différence d’avec aujourd’hui où internet permet cet éclairage bien davantage (pas totalement) qu’avant et donc de voter contre le fascisme et pour ses convictions humanistes.

      Répondre
      • Robert Spire
        Robert Spire dit :

        Hitler et ses amis desiraient arriver au pouvoir avec une majorité de voix. Ils n’y sont pas parvenu malgré 2 législatives en 1932. Le NSDAP a même perdu 2 millions de voix entre juillet et novembre (2/3 des électeurs ont voté contre ce parti!). Face à cet échec qui en plus avait ruiné les finances du parti, Hitler pensa au suicide! Sans l’action souterraine et manipulatrice du « Cercle Keppler », Hindenburg n’aurait jamais appelé Hitler à former un gouvernement de coalition….Quand une élection ne va pas dans le sens souhaité par les puissants (comme le « Non » majoritaire en France en 2005), ces derniers imposent quand même leur politique.

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          Effectivement et merci de ce retour historique précis.

          Cependant, mon propos n’est pas d’utiliser le vote pour modifier le cours des opérations qui nous laminent, mais d’utiliser le vote pour ne pas céder à ce fait quoiqu’il en soit.

          Au chili, à un guitariste condamné on lui a coupé les doigts en lui disant, fait de la musique maintenant !
          Il se mit à chanter un chant de liberté et ses bourreaux ne purent que le fusiller immédiatement car toute la prison avait repris en chœur l’air du condamné.

          Voilà pour moi l’illustration de la résistance, semer son propos où que l’on soit, quoiqu’il advienne, sans reculer de ses convictions.

          Répondre
          • Pierre M. Boriliens
            Pierre M. Boriliens dit :

            « Mes sources directes sur les propos historiques que je tiens de la collusion entre la démocratie et le fascisme… »
            Si Eric Hazan parle de « fascisme » à propos de la Révolution française (ça m’étonnerait quand même), change d’historien. Et si ce n’est pas lui, c’est donc toi… Et là ça mérite de sérieuses explications !

          • Robert Spire
            Robert Spire dit :

            @smolski, je pense que tu fais allusion à Victor Jara.
            Julos Beaucarne lui a dédié une de ses plus belles chansons, « Lettre à Kissinger »:
            https://www.youtube.com/watch?v=U1VxD6boMdg

            Encore une illustration de ce qui arrive quand le résultat d’une élection n’est pas « conforme ». On m’objectera que c’est une élection qui fera partir Pinochet, mais à ce moment-là le Chili était revenu dans le bon camp, celui du capitalisme. Même teintée de « rose », un gouvernement est supportable pour le big-business.
            Pour l’anecdote, à la fin des années 70, j’avais de longues conversations sur le Chili avec un de mes cousins, membre important du PS (un des rédacteur du Programme Commun et trés surveillé par les RG de l’époque). Il me faisait part de ses doutes sur l’application de ce programme car ses collègues du PS craignaient un sort à la « Allende ». Mon cousin a déchiré sa carte en 1983.

          • smolski
            smolski dit :

            @Robert Spire
            Oui, c’est ça, merci encore.
            Je fais remarquer toutefois que c’est le comportement volontaire de ce musicien que je salut comme exemplaire pour tous, indépendamment de tout contexte.

            @Pierre « Si Eric Hazan parle de « fascisme » à propos de la Révolution française… »

            Ne soit pas si acrimonieux avec moi s’il te plaît.
            Si tu le lis tu le verras de tes yeux vrais. Je te le joue un cachou dessus, parole ! 😀

        • Pierre M. Boriliens
          Pierre M. Boriliens dit :

          Absolument ! Et c’est très bien de rectifier ce point d’histoire : Hitler n’est pas arrivé au pouvoir démocratiquement contrairement à ce qu’on raconte…
          (et il y aurait tant de choses encore à rectifier).

          Répondre
      • had
        had dit :

        Renseigne toi :

        il aura suffi de quelques mois pour que le Parti Nazi achève ce que ses dignitaires appelaient tantôt une  » synchronisation  » (c’est très beau, non ?), tantôt une  » mise au pas « , et que d’état de rêve, le cauchemar devienne réalité. Qu’on en juge. Voici la liste ( non exhaustive ) de ce que Hitler réalise sur l’année 1933 :

        – mise en place d’une structure politique centralisée remplaçant la structure fédérale existante jusque là : en clair, on nomme des nazis à tous les étages politiques de la société allemande ;
        – suppression des partis politiques à l’exception bien sûr du parti nazi ;
        – suppression des syndicats libres et instauration, à la place, d’un  » Front du travail  » unique ;
        – épuration dans la fonction publique par élimination des récalcitrants ou supposés tels ; ici apparaissent parmi les premières mesures ciblant explicitement la population juive d’Allemagne : interdiction, pour les Juifs, d’exercer dans la fonction publique, les médias, les professions libérales notamment ;
        –  » synchronisation  » des médias et de la culture : on brûle en place publique les ouvrages jugés non conformes, on  » normalise  » la presse, la radio et le cinéma, en bref, on pose le cadre dans lequel la propagande nazie va pouvoir se déployer via la politique menée par le ministre Joseph Goebbels ;
        – « synchronisation  » du monde scientifique et de l’enseignement… ;
        – création d’une police secrète d’État : la Gestapo (sise à Paris, pendant l’Occupation, au tristement célèbre 96 de la rue Lauriston… et oui il y eut une Gestapo française !)

        http://economibasic.blogspot.de/2014/05/il-aura-suffi-de-quelques-mois.html

        Répondre
  23. Clocel
    Clocel dit :

    Ce bon Copé nous quitte… Encore une victime collatérale des abstentionnistes!!! :o)
    Z’ont plus que Morano pour se marrer à l’UMP…
    J’adore le coup du triumvirat! Ils le font exprès vous croyez??? :o)

    Répondre
  24. Richard Heiville
    Richard Heiville dit :

    C’est un petit rayon de soleil que nous apporte cette campagne électorale de m….

    On verra moins Copé avec sa morgue habituelle squatter la tv de l’oligarchie pour nous chanter sur tous les tons son amour de l’ultra-libéralisme. Il réservera peut-être son art vocal pour les oreilles d’un juge d’instruction.

    Où est-ce qu’ils vont trouver un candidat à l’UMP pour 2017 avec la chute de Copé? Ben je suis bête, Hollande est leur meilleur candidat.

    PS:
    Comme ce n’est pas beau de se réjouir du malheur des autres, je me réjouis juste de ne plus voir Copé pendant un temps que je souhaite long. Ils n’ont pas un poste à proposer à Copé au Québec? Il pourra demander à Juppé qu’il lui parle de ce beau pays. 😎

    Répondre
  25. ti suisse
    ti suisse dit :

    (hello Smolski) (et plein d’autres) oui, le mépris, et toute sa bande a de beau jour devant lui, aussi les résistances.
    Bonne journée
    (pour le Paradis adressez-vous aux personnes compétentes)

    Répondre
  26. Martin Scriblerus
    Martin Scriblerus dit :

    I. Qualifier d’ « abstentionnistes » celleux qui avaient tout autre chose à faire, quoi que ce fût, que de se déranger des occupations qui étaient les leurs pour s’en aller dimanche dernier répondre docilement à l’invitation du Pouvoir démocratique à venir lui apporter leur participation et leur implication, dit assez brutalement combien c’est de fait les juger dans la perspective du Pouvoir, combien c’est faire montre de ce sa propre pensée se trouve moulée dans les formes que ce même Pouvoir produit.
    II. C’est opérer une réduction brutale de la réalité, ramenée aux vicissitudes des modalités de perpétuation et d’ancrage dans les têtes des formes actuelles, démocratiques du Pouvoir – une réduction du même ordre que le brutal rétrécissement imprimé par la fente d’une urne à l’horizon intellectuel citoyen. Leur avenir, leur possible, leur pensée doivent nécessairement passer régulièrement par ce chas étroit. Le présent qu’ils ont bâti en est issu. Et il s’en trouve encore parmi elleux pour se prétendre les idées larges !
    III. Comme il n’y a de blasphème que d’un point de vue de croyants, la notion d’ « abstention » n’a de sens que du point de vue de l’Etat et de ses amis. L’exigence de participation au vote est à la démocratie la plus sophistiquée ce que son résultat est à la plus grotesque des républiques bananières. Pour rendre sa fiction opérante, pour exister, il lui faut, à défaut d’unanimité, chercher le vote exprimé d’une majorité autant que possible écrasante, et enthousiasmée de venir jouer là son rôle de quantième de statistique. Et quiconque se trouve avoir fait tout autre chose ce jour là, quiconque ose penser et vivre hors de son calendrier, quiconque a l’outrecuidance de parler une autre langue que lui et de ne pas s’adresser ni répondre, même par la négative, au Pouvoir, à ses demandes de « libre expression », à ses sondages d’opinion, à ses média se voit alors caractérisé par lui par sa seule absence dans la communion démocratique, et voit sa personnalité et ses actes réduits à cette absence, ressentie justement par le pouvoir comme un scandaleux défaut d’allégeance. Ce sur quoi le pouvoir n’a pas étendu son emprise, ce qui s’en est dépris ne doit pas apparaître, ni, mieux encore, se connaître.
    IV. L’Etat devant tout envahir et régenter, y compris et surtout les esprits, la démocratie devant être la préoccupation de chacun, le vote y constitue un rite crucial auquel se dérober n’est pas pensable. Par sa participation au scrutin, qui vote marque son appartenance à la communauté. Par le fait qu’ellil accepte de répondre à la même question que toutes et tous, et en recourant au même jeu limité de termes, selon les mêmes formes, ellil affirme son adhésion à un paradigme commun, au sein duquel il y a heureusement place pour d’irréductibles oppositions en carton pâte.
    Le terme « abstention » sert justement à dissimuler cet impensable, à le rendre invisible en l’habillant d’un seul et unique geste de refus, en le travestissant en contre-moule de participation. De qui l’on dit qu’ellil s’est « abstenu », il est est supposé qu’ellil a quand même agi, pensé et vécu en fonction du vote. Le référent demeure le vote attendu, c’est l’évènement le plus important de la journée, et tout vécu singulier s’efface devant ce moment sacré de communion démocratique. Les média montrent les élus – ces citoyens égaux aux autre ! – mettant leur bulletin dans l’urne, pour bien rappeler à chacun(e) que ce jour là, ellil a autant de pouvoir qu’eux. Sauf que c’est faux : si les bulletins des uns et des autres sont effectivement indistincts, en revanche, les gestes des élus et personnalités politiques pèsent nettement plus lourds que ceux des simples citoyenn(e)s.
    Qui n’a pas vécu ce jour en fonction du vote, qui n’a pas agi ni pensé en fonction de l’élection, qui a joui de désirs et de préoccupations indépendants de ceux qu’attendait de lui le Pouvoir n’existe pas. Ellil ne figure pas non plus dans l’univers mental citoyen, ellil n’y est pas représenté – si ce n’est sous les figures repoussantes, et définies d’avance, de l’égoïste apolitique ou du spectateur imbécile. Lorsque l’étrangeté radicale et assumée aux préoccupations citoyennistes n’est pas évoquée comme une abstention, comme un silence par dépit – « j’aurais bien voté, mais devant les candidats/les programmes, je me suis abstenu » -, elle est traditionnellement présentée sous la forme de la pratique d’un loisir supposé d’autant plus innocent et dépourvu d’implication politique qu’il est silencieux, et se trouve encadré par l’Etat : la pêche à la ligne. Le fait de ne pas avoir répondu à la question posée, de ne pas avoir perçu la nécessité de le faire, est ravalé au rang d’une forme d’autisme, d’abêtissement. Les non-votants sont supposés avoir autant à redire à la question politique que les poissons qu’ils sont également supposés pêcher les jours d’élections.
    V. La liberté commence pourtant dans la capacité à ne pas réduire sa propre pensée au cadre imposé par la société spectacliste et son omniprésente communication (souvenez-vous, autrefois on disait propagande, ou bourrage des crânes. Mais storytelling et buzz sont tellement plus trendy). A ne pas se laisser submerger par ce « trop de réalité » évoqué par Annie le Brun
    VI. Le monde est ce qu’il est. Mais si nous disposons de facultés intellectuelles, c’est entre autre pour concevoir qu’étant le produit d’une histoire, bien qu’il soit tel, il aurait aussi bien pu être autre. Il ne s’agit pas de le fuir dans le songe et l’illusion, mais de lui contester, de contester à tout ce qui existe et manifeste ostensiblement son empreinte et sa pesanteur, leur prétention au monopole de la réalité, de le leur disputer en occupant avant eux, et indépendamment d’eux, le terrain de notre imaginaire, qui est aussi le terrain de notre pensée, et l’espace où celle-ci produit de la liberté. Il s’agit de préserver et de chercher à forger et enrichir une perception, un vocabulaire et des concepts qui ne soient pas pour le Pouvoir autant de chevaux de Troie.
    Il s’agit de connaître combien tout ce qui existe procède aussi d’une politique du fait accompli et du pied dans la porte, et de l’assumer en attaquant justement cette stratégie. Refuser commence par refuser de voir sa pensée colonisée par le Pouvoir (et donc par admettre qu’elle l’est déjà, qu’il va falloir la décoloniser).
    VII. Le Pouvoir doit tout régenter et imprime effectivement sa marque partout. Mais pour commencer de penser contre lui je dois être capable de partir de l’idée qu’il pourrait ne pas être là, qu’il pourrait ne pas exister, qu’il n’est pas une fatalité ni une nécessité : et qu’une pensée qui ne soit pas régentée par lui pourrait exister, que ces possibilités sont des réalités, des possibles fondés, sur lesquels je peux justement faire fond contre le pouvoir existant, contre l’envahissement du monde et des têtes qu’il opère, contre ce qu’il est, contre ce que son existence nous fait à tous.
    Alors seulement, fort de ce possible qui, pour n’être que virtuel, n’en est pas moins fondé, je peux commencer de regarder les mythes et les chimères du Pouvoir avec des yeux désabusés, je peux commencer de rester sourd à ses sirènes, et percevoir ses stratégies d’envahissement et d’étouffement pour ce qu’elles sont réellement : l’absence de liberté que je peux constater est leur conséquence, la conséquence d’entreprises d’anéantissement toujours renouvelées à l’encontre d’une liberté existante en puissance, à l’encontre d’une menace envers son hégémonie dont chacun peut être capable. En présence du pouvoir, c’est l’arsenal déployé en permanence par lui, ses agents et ses amis, contre la faculté de penser un peu librement, qui constitue la preuve la plus flagrante de l’existence de cette faculté.
    VIII. Il n’est que des électeurs déçus – qui, pour être dépités, n’en demeurent pas moins électeurs, et se pensent tels – pour « s’abstenir ». Il n’y a que les amis de l’Etat qui parlent d’ « abtentionnistes ».
    Celleux qui pensent hors de lui ont d’autres mots et une autre actualité à la bouche, que ses amis n’entendent pas, et dont ils ne veulent pas entendre parler.

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    • smolski
      smolski dit :

      Merci Martin Scriblerus.
      Comme à chaque fois, la qualité de vos interventions pousse au respect pour vous répondre.

      « je peux commencer de regarder les mythes et les chimères du Pouvoir avec des yeux désabusés »

      De ce que j’en déduis ici, vous proposez que tous les pouvoirs sont abusifs.
      Qu’en est-il de celui que nous exerçons sur nous-mêmes et par nous-mêmes, nos décisions, nos désirs, nos amours, tout ce que nous entreprenons parmis tous, ne sont-ils pas également des abus ?
      Et si ce n’est pour chacun de nous, n’en sont-ils pas moins chimériques pour tous ?
      Quel différence avec celui des politiques ?

      De nous désillusionner sur l’exercice de tout pouvoir n’est-ce pas nous illusionner de vivre ?

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      • ti suisse
        ti suisse dit :

        Montaigne, Rabelais ?.. poserait son néologisme « coquecigrue » (chimère, billevesée, absurde)
        thank’s smolski de la traduc (interprétation/et psycho?) tant pis, j’prends les illusions.. et xaccrocheur !
        heureusement que (VI) « le monde est ce qu’il est »
        VIII, un électeur est un électeur (qui se pense, chouette !) fuite/dérobade n’est pas vaquer à ses occupations (etc.) peut-être ça nous évitera de compter (calculer, citer) les ennemis de l’Etat (etc.)
        bon week-end (hello Agnès, trop de vent today pour qqls acrobaties au Salève)

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      • Martin Scriblerus
        Martin Scriblerus dit :

        Qu’en est-il de celui que nous exerçons sur nous-mêmes et par nous-mêmes, nos décisions, nos désirs, nos amours, tout ce que nous entreprenons parmi tous, ne sont-ils pas également des abus ?
        Voilà une question qui me paraît potentiellement féconde, pour peu que l’on n’en reste pas aux connotations réductrices et négatives d’un terme comme « abus ». Mais sa fécondité sera probablement décevante.
        Je pense que l’idée que nous pouvons communément nous faire du pouvoir, compris comme « souveraineté » individuelle est lourdement chargée de deux siècles d’histoire libérale, et des illusions caractéristiques de la société libérale (j’ajouterai que ces illusions sont partagées par ceux qui sont mis en avant comme menace ou ennemis du monde libéral, à commencer par un parti comme le FN, et ses électeurs).
        Lorsqu’on est parvenu à écarter la chimère du « peuple souverain », et de son « pouvoir légitime », l’idée de pouvoir sur soi-même n’en reste pas moins synonyme de souveraineté, et charrie inévitablement plus ou moins explicitement le mythe du « citoyen éclairé », prenant rationnellement les meilleures décisions en fonction de sa connaissance de sa situation.
        Pour faire court, ce qui dit « je » en « moi » se trouve enclin à penser que nous ce que nous nous plaisons à concevoir en terme de pouvoir – sur nos propres décisions, etc – participe toujours d’une très rassurante et réconfortante illusion, que l’idée de pouvoir sur soi-même se trouve recouvrir infiniment plus de problèmes – d’inconnu, d’incompris, de déni, de méprise – que de solutions et de certitudes sur lesquelles s’appuyer.
        Autrement dit, les idées de citoyen comme de gouvernement reposent essentiellement sur du vent – des a priori, des postulats idéologiques qui doivent leur force non à leur pertinence, mais bien au fait qu’ils sont massivement acceptés et promus. Un appareillage social et technologique sans précédent historique, le second toujours renforcé et plus envahissant, si le premier se lézarde quelque peu, se trouve à leur service.
        Nous sommes en effet enclins à préférer le plus souvent nous imaginer individuellement maîtres de « nos » choix – indépendamment de la question de l’existence d’un ordre social coercitif ou contraignant – plutôt que de devoir reconnaître que chacun(e) de nous est d’abord le lieu de phénomènes – comme la conscience – dont au mieux ellil ne parvient à saisir que très maladroitement et très sommairement quelques-unes des manifestations. C’est au nom de cette compréhension plus que fragmentaire et superficielle que nous sommes prompt à prétendre et commettre tout et n’importe quoi.
        Abus, disiez-vous ? Je pense en effet que nous nous abusons tous grossièrement en nous imaginant « maîtres de nous-mêmes » individuellement, à fortiori collectivement. Et que les discours sur le pouvoir, la liberté, la souveraineté, la légitimité qui sous tendent le tapageur barnum que l’on désigne sous le nom de la politique sont au mieux risibles et toujours sinistrement grotesques, du fait de leur incidence dramatique sur les conditions d’existence qui nous y sont faites. Ah, la justice, le mérite, la réussite, et toutes les saletés morales qui justifient que l’on piétine son voisin, sa compagne, ses gosses, et tout le reste, à commencer par soi-même !
        Pour autant, cela n’empêche pas d’essayer d’employer l’entendement dont on se trouve disposer à chercher à y voir un petit peu plus clair. Ça n’est pas spécialement confortable, mais après tout, prendre le risque de penser est incompatible avec le fait de connaître le confort de rassurantes illusions, et c’est une aventure qui ne requiert pas de rechercher des sponsors et bouffer des hectolitres de pétrole ou de kérozène pour aller contribuer dans une tenue fluo au ravage de la planète. Mieux, on peut aussi s’en tenir pour l’essentiel à une lecture sur papier, histoire de ne pas perdre de vue le caractère limité de nos capacités à digérer les informations.
        Mais cela mène à renoncer sans regrets à imaginer que l’on pourrait aller chercher du possible – un changement, l’émergence d’une nouveauté digne de ce nom – dans le calamiteux monde de la politique, par les moyens qu’elle instaure. Un lieu dont il paraît envisageable de dire que sa trame même garantit justement qu’il ne s’y trouve aucun possible, ne serait ce que parce que toute son organisation, sa conception, les conditions matérielles de sa pratique comme ses théories reposent sur des illusions et des a-priori certes contradictoire, mais tout aussi infondés et arbitraires, quant aux individus et à leurs interactions sociales. Je tiens qu’en ce domaine, « je est un nôtre » constitue un point de départ intéressant, pour peu que l’on parvienne un minimum à y lire dans sa complexité, dans sa richesse, l’indissociabilité du singulier et du lieu social, du collectif au sein duquel il émerge, et le caractère sommaire et limité des outils d’appréhension dont nous nous trouvons disposer. Je tiens que l’on peut chercher à penser le politique – et donc, à le vivre aussi avec le risque d’un minimum de pertinence – à partir d’un tel point de départ : mais que l’on renonce alors – sauf calamité extraordinaire – à l’expédient grossier et inepte de la politique, et surtout, l’on se garde de venir ajouter une clameur de plus à son étourdissant tapage et à son dévorant activisme. Pour tout dire, la politique comme institution – la démocratie, même grecque – me semble plus relever d’une forme de réaction brutale et sans intelligence – comme celle d’un animal ruant et dévastant tout autour de lui, parce qu’il a été rendu furieux par des piqûres de taon, si vous voulez (l’image est très mauvaise, je m’en excuse : mais le décalage entre les buts affichés et les moyens employés est tel qu’il l’appelle) – que caractériser une attitude pertinente face à ce que nous sommes.
        Il y a assurément quelque chose de Donquichottesque de ma part à venir écrire de tels commentaires au milieu de ceux d’électeurs emplis de bonnes intentions disposés à tout sauf à s’entendre dire que tout ce qui les préoccupe et tout ce qu’ils font n’est pas seulement vain, mais pire encore, essentiellement calamiteux. Mais je ne m’y hasarde que ponctuellement, lorsque le raffut de l’ineptie électorale vient faire trop de bruit sous ma fenêtre. Devant tant d’électeurs prompts à s’invectiver et se lamenter par copier-collers – la métaphore du phonographe d’Orwell est depuis longtemps dépassée, – il me semble que les voix singulières prennent tout leur sel.
        Je peux aussi bien vous inviter à de longues lectures (ou relectures) d’Hannah Arendt, de Simone Weil, de karl Kraus, de Bernanos ou de James Baldwin, aux expériences de Milgram, ou de Joule et Beauvois, plus récemment aux écrits de Jean-François Billeter, de Léo Thiers-Vidal ou de Christine Delphy, et à beaucoup d’autres encore. Sans aucune garantie pour autant quant à ce que vous en retireriez.

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        • smolski
          smolski dit :

          « Lorsqu’on est parvenu à écarter la chimère du « peuple souverain », et de son « pouvoir légitime », l’idée de pouvoir sur soi-même n’en reste pas moins synonyme de souveraineté »

          « synonyme de souveraineté »
          Pourquoi pas d’éveil ?
          D’éveil à ce qui nous habitent et à ce nous environnent !
          De là, prendre une décision ne devient pas plus souverain que de respirer et se réalise sans plus de certitude et de raison que d’exister. 🙂

          « Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
          Pour partir ; cœurs légers, semblables aux ballons,
          De leur fatalité jamais ils ne s’écartent,
          Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

          Ceux-là, dont les désirs ont la forme des nues,
          Et qui rêvent, ainsi qu’un conscrit le canon,
          De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
          Et dont l’esprit humain n’a jamais su le nom ! »

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        • smolski
          smolski dit :

          « Mais cela mène à renoncer sans regrets à imaginer que l’on pourrait aller chercher du possible – un changement, l’émergence d’une nouveauté digne de ce nom – dans le calamiteux monde de la politique »

          Je suis parfaitement d’accord avec ce point de vue mais qu’en est-il, si conscient de cette calamité, on juge de soi et de ses actes politiques non par autrui d’abord mais par soi, sans l’intermédiaire de ce monde politique factice s’il en est ?
          On se trompe, d’accord, nul n’a de sciences infusent, toutefois, au fur et à mesure des évènements et avec la lucidité qu’il nous est possible de développer chacun, on se corrige alors point à point tout au long de son existence, non ?
          « La lucidité est la blessure la plus proche du soleil. »

          De là, il me semble que voter ne prend aucun des caractères illusoires de la politique que vous soulignez tout en représentant une façon d’intervenir politique, compassionnelle, avec tous ceux dont on partage l’existence.
          En fait, en votant dans cet état d’esprit, on peut espérer opérer un acte chargé de symbole sans « plus chercher du possible » dans cet acte chez autrui que nous n’en mettons en nous-mêmes.

          D’expérience, lorsque socialement on dit qu’on ne vote pas, nous nous trouvons de facto exclus par ceux-là mêmes dont nous partageons la passion alors que ceux qui ont choisi de ne pas voter par ces abus que vous mettez en évidence, Martin, ceux-là nous conservent assez d’estime pour ne pas exclure notre individualitisme libertaire par des à priori.

          De plus, en votant et en le faisant de manière libertaire au possible, nous interpellons pour une part ceux dont la soumission au fascisme mène les votes et nos vies à devoir supporter le pire que pire de jour en jour…

          Répondre
          • smolski
            smolski dit :

            Je pense que si nous acquérons suffisamment de lucidité sur l’état de la chose politique actuelle telle que vous la présentez, nous pouvons alors agir dans cette société tant bien que mal, non pour favoriser un dénouement certain, mais pour cultiver des dénouements épars. 🙂

            Dès lors, le fait de participer aux votes n’entraînent pas d’autres conséquences que de nous rendre un peu plus crédibles auprès de ceux dont l’illusion est puissante (les portant à prolonger la catastrophe dans le fascisme notamment) et leur rendre, ce que faire se peut, plus abordable/défendable un language tel que vous le tenez ici.

            « Prout » compris d’ailleurs ! 😉

    • Richard Heiville
      Richard Heiville dit :

      On peut déplorer le cadre que nous impose les élections mais on peut aussi déplorer que lorsqu’on tombe par terre, la gravité fait que souvent on tombe sur le c…
      A bas le pouvoir antidémocratique de la gravité, refusons le!!

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      • Martin Scriblerus
        Martin Scriblerus dit :

        Essayer de penser la physique en niant la gravité peut être une lubie fantaisiste et amusante, mais c’est assurément inepte.
        Je vous laisse le choix du qualificatif que mérite une pensée sur la société que les êtres humains se font, qui accorderait à la démocratie représentative – laquelle, pour constituer une réalité très matérielle et concrète, n’en est pas moins une production humaine particulière, – une place similaire à celle que la gravité occupe en physique.

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    • Richard Heiville
      Richard Heiville dit :

      Je reconnais que comparer le système électif en France avec la gravité est abusif.
      Cela induit l’idée qu’il n’y aurait rien à faire et qu’on ne peut que se résigner.

      Mais néanmoins je ne vois rien, hormis dans des incantations, qui permette d’espérer un changement prochain en la matière.
      Les partis qui prétendent renouveler la pratique démocratique sitôt en course pour la pêche aux voix ne rompent pas avec la pratique de mettre en avant comme candidats leur dirigeants ou leaders.

      Répondre
  27. Clocel
    Clocel dit :

    http://www.les-crises.fr/bhl-anti-france/

    BHL va nous la jouer Jean Moulin à présent, la crapulerie intellectuelle décomplexée.

    – Comment il disait Audiard déjà? Ils osent tout? :o)

    Un pays qui n’a que des tartes à la crème à opposer à un guignol cynique et dangereux de ce calibre n’a plus rien à défendre en termes de valeurs et de projets, il est substantiellement mort.
    Il est loin l’entonnoir à Debré et le temps où nous pouvions rire de nos misères.

    Répondre
  28. Clocel
    Clocel dit :

    Du point de vue de ceux qui l’ont généré, « la crise » se déroule comme prévue…
    Les richesses disponibles se concentrent aux mains de quelques uns et le chaos entretenu permet d’étendre l’emprise sur celles qui ne l’étaient pas encore du fait de stupides questions de frontières et de peuples attardés, attachés à de ridicules valeurs obsolètes qu’il convient de balayer.
    S’imaginer, qu’il suffit de voter pour Hollande, Mélenchon ou Le Pen pour modifier l’ordre des choses, dénote d’une certaine candeur, qui hélas, me fait défaut.
    Des monstres incontrôlables se créent sous nous yeux, avec notre accord tacite puisque nous ne faisons rien d’autre que de plébisciter de temps les marottes que l’on agite devant nous.
    Nous avons l’impression de participer, et, de fait, nous participons, nous forgeons nos propres chaînes, nous sommes les instruments de notre propre domination. Il y a une forme d’autisme dans notre approche de la politique.
    Chomsky a très bien démontré les mécanismes de la tenaille, et nous en sommes encore à discourir sur l’opportunité d’être de droite ou de gauche, voire aux extrêmes.
    Faut croire que cela ne va pas si mal que ça après tout, les populations vraiment dans la merde ont la politesse de crever en silence, pas culpabiliser le quorum de privilégiés qui se partagent « grassement » les miettes du festin des princes, masse nécessaire au fonctionnement de notre bonne et irremplaçable « démocratie » .
    Démocratie, autre mot pour désigner la loi du plus fort, 51% de x% peut chier sur le reste, tout le monde trouvera ça normal et indépassable.
    D’autres, dans les interstices de notre société, se démerdent à retrouver la sagesse ancienne et inventent le monde de demain, un peu moins dégueulasse, juste en ayant su domestiquer la bête en eux et avoir su dire, non!
    L’histoire se répète, les mecs et les nanas du CNR étaient déjà passé par là, une société presque parfaite était née, avait bercée et endormie la génération suivante, si bien, que la bête est revenue…
    Bien assis, ce doit être fascinant à contempler, les Hommes…

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Oui, la démocratie peine sérieusement à résoudre l’épineux problème des minorités… Mais c’est d’autant plus vrai que le système devient universel et indépassable. Tant que tu as plusieurs types de démocraties qui cohabitent, tu peux choisir d’aller là où, finalement, tu n’es plus en minorité. Sauf que dans notre cas, c’est le même modèle de société partout… ce qui implique que ça ne fonctionne pas très bien. C’est la globalisation qui est anti-démocratique : un seul modèle de société pour tout le monde et pas échappatoire pour ceux qui ne sont pas d’accord.

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      • xaccrocheur
        xaccrocheur dit :

        Oui, c’est un discours nationaliste, ça. Vas-tu l’admettre, ou bien botter en touche ? Ne serait-ce que par la peur qu’elle inspire au marché, l’idée de nation comme premier ensemble (as in « La nation ne reconnait rien entre elle et le citoyen ») est largement la plus logique.

        Il est également à noter qu’au contraire d’à peu près tout le reste, cette idée *a* marché. Dans l’histoire. La vraie, pas celle de Fernand Nathan.

        Moi, je sais pas vous, mais quand de partout, tombent les ordres de détester quelque chose, je commence à m’y intéresser.

        Répondre
        • had
          had dit :

          Les nations ont tout autant choyé les aristocraties, oligarchies et autres ploutocraties de connivence, faut quand même pas faire croire que la nation est l’Eden du peuple. Et quand ces ploutocraties nationales se chamaillaient avec d’autres ploutocraties nationales on avait droit à du gros carnage au Panzerkampfwagen et canon de 75 ou 105.

          Le problème de l’Europe, c’est que Hollande n’a pas de tripes pour dire merde à Merkel et changer la trajectoire en Europe. Ce nul se fait mener par le bout du nez.

          Répondre
          • smolski
            smolski dit :

            had :
            « quand ces ploutocraties nationales se chamaillaient avec d’autres ploutocraties nationales on avait droit à du gros carnage »

            Se dire merde entre deux ce n’est donc pas se chamailler ?

        • smolski
          smolski dit :

          « c’est un discours nationaliste, ça »
          Pourquoi pas un discours anarchiste par la dénonciation de l’égémonie du Pouvoir en tant que but de la démocratie contre la liberté individuelle de ses citoyens ? 🙂

          Ainsi :
          « la démocratie peine sérieusement à résoudre l’épineux problème des minorités »
          Indique que cette difficulté est dans le principe de la démocratie qui vise à créer des égémonies parmis la singularité des citoyens qu’elle s’approprie.

          Pourtant, on peut vivre chacun et vivre ensemble en même temps, seule l’injection de « la notion de Pouvoir » établit une démonstration qui le justifie et non qui le précède.
          Martin Scriblerus écrit :
          « répondre docilement à l’invitation du Pouvoir démocratique à venir lui apporter leur participation et leur implication, dit assez brutalement combien c’est de fait les juger dans la perspective du Pouvoir, combien c’est faire montre de ce [que] sa propre pensée se trouve moulée dans les formes que ce même Pouvoir produit. »

          Justifier quelque Pouvoir que ce soit est plus simple plus orthodoxe et pour le comble, plus sécuritaire même, c’est aussi dissimuler que c’est la démission de notre humanisme par le pire de tous contre le meilleur de chacun.

          Pourquoi ne pas contester tous les Pouvoirs établis si ce n’est par conformisme antédiluvien, celui de notre soumission atavique à la peur qui nous contraint (« Pour ne rien changer, ne changeons rien. ») davantage qu’à la raison qui nous libère ? 😀

          Répondre
      • had
        had dit :

        Dire que les sociétés sont pareilles partout, c’est un peu gonflé et très faux, c’est justement le problème en Europe par exemple où les modèles fiscaux, linguistiques, de négociations salariales, de formation, parlementaires, de décentralisation, de politique syndicale…sont très différents. C’est pas parce que il y a des Mac Donald partout que tout est pareil partout. Bougez vous un peu et allez vivre dans d’autres pays et vous verrez que c’est pas pareil partout.

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    • xaccrocheur
      xaccrocheur dit :

      J’ai bien aimé, honnêtement. C’est rempli de bonnes questions. Et c’est marrant, ce qui n’est pas rien, vu que c’est tout.

      En fait, on a tous peur d’un futur totalitaire et inhumain, c’est marrant tiens, ça c’est un vrai point commun qu’on a TOUS. Allez quoi, c’est pas génial qu’on aie tous peur d’un même truc ? Bref.

      Moi ce qui m’a fait ripé, mais vraiment hein ? C’est le mariage gay. Pour tous, ouais, whatever, cette horreur inhumaine qu’ils nous ont balancé en chien, genre ouais t’avais pas vu dans le programme de François Hollande ? Aha nan mais regarde mieux, au milieu de tous les trucs importants qu’ils avait dit qu’il ferait et qu’il a pas fait, y’a le MARIAGE GAY ♫ Et *ça* on va le faire pasqu’on est des mecs sympas, pour l’amour et l’égalité 🙂 Allo ? What ? Ah OK, alors au lieu de faire les deux / trois trucs évidents pour qu’on arrête un peu de CREVER DE FAIM dans ce pays, en fait vous allez carrément remettre en question un fondement de l’humanité, un truc qui date de plusieurs, millénaires, juste pour voir ce que ça va faire ? Nan, mais allo ?

      Bon truc sur le sujet, tout chaud : https://www.youtube.com/watch?v=W_JjbAk7HSs

      Foutaises. Il se _foutent_ des gays comme les sionistes se foutent des juifs, mon pote. I should know.

      Ils se foutent de nous, mec. Ce qu’ils veulent est très clair, c’est ce que dit la TV, particulièrement la publicité, regarde juste la pub, t’auras le programme tout bien. Que tout le monde connait depuis des années pasque c’est ce que les auteurs (surtout de SF mais pas seulement, oh non) écrivent depuis les 50s, on VIT dedans là, tu comprends ? Fais une pause. Vas à la campagne, à la montagne, putain dans une baraque, oublie toutes ces merdes juste une journée (fais-le virtuellement si t’as pas les moyens, fais-le maintenant, avec ta tronche, t’es un humain, tu *peux* le faire) et maintenant regarde-moi ce bordel. Sérieusement. Regarde, imagine ce que dirait ton grand père de ce merdier. Tu te rends compte de l’à quel point on se fout de notre gueule ?

      Le futur est écrit dans les livres. Dans la pierre. vigilantcitizen.com/sinistersites/sinister-sites-the-georgia-guidestones/ Dans les pubs. Ils veulent nous transformer en zombies, et ils ont presqu’à moitié réussi. Et ça va pas être drole. *Again*, read on.

      Il nous mentent. Il y a assez le place sur cette terre pour nous tous. Il y a (largement) assez de bouffe pour nous tous. Les humains s’aiment et la vie trouvera son chemin. L’espoir, mon pote, l’espoir, encore un truc qu’on a TOUS.

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  29. xx
    xx dit :

    Je ne lis pas tout, j’ai la flemme, ça ergote, ça pinaille et on reste à la périphérie.

    La réalité, je pense, est la suivante. J’ai remarqué d’ailleurs qu’aucun des analystes idéologues et autres éditorialistes mercenaires n’avait ramené la chose sur le tapis.

    Il y a eu un séisme en 2005, le 25 mai n’est qu’une réplique de ce séisme. Lors du referendum, les Français se sont prononcés en dépit d’une propagande inouïe contre l’ultralibéralisme. C’était assez prévisible car la France est par nature l’antithése de cet ultralibéralisme très anglosaxon; le Français a été bercé (= son esprit, son caractère ont été modelés) par des choses comme égalité et solidarité, ce qui est antithétique avec compétition et charité.Comme on le sait, des politiciens traîtres sont passés outre la volonté du peuple et ont continué leur démolition en règle du modèle républicain.Ils poursuivent leur oeuvre, d’ailleurs.
    Depuis 2005, cette fracture s’est creusée et c’est cela le sens à tirer de cette élection. Si un referendum genre celui de 2005 se déroulait aujourd’hui, cela tournerait quasi au plébiscite mais contre eux. Et il est bien évident que ce résultat est dû à leur action, à la politique de destruction qu’ils mènent et pas à autre chose. Ils comptent accélérer,on peut deviner l’issue.

    Voilà ,c’est le point commun entre les fragments: un rejet de l’ultralibéralisme, aussi bien à l’extrême droite (je parle des électeurs, les partis c’est autre chose*) qu’à l’extrême gauche.

    Mais ils apprécient que vous disputiez entre chapelles et que surtout vous ne vous unissiez pas sous cette antienne ‘non à l’ultralibéralisme’. C’est bien pour cela qu’ils appuient en ce sens,toujours de la controverse,des pestes brunes et autres sornettes.

    Il faut bien saisir quelque chose: l’ultralibéralisme est une doctrine qui mise en pratique ne peut devenir pérenne via la démocratie puisque elle aboutit à faire 10% de privilégiés et 90% de pressurés. Cette doctrine est donc mécaniquement vouée à entraîner un changement de régime. Il n’est quand même pas sorcier de deviner quel genre de régime, ce serait.

    (*le type qui conteste, quel choix a-t’il entre s’abstenir ou voter pour tel parti? Je ne suis pas certain que le fascisme grandisse; la parole s’est décomplexée mais pas seulement dans ce domaine. Homophobie,par exemple, mysogynie,etc. Il y a une exaspération générale qui couve et trouve des issues, très simplement.
    Concernant le Fn: je trouve intéressant les gens à la Valls qui disent ‘antirépublicain’. Qu’attend-il pour l’interdire en ce cas, comment pareil parti peut se présenter au suffrage?
    Préférence nationale? Cela a été longtemps le cas concernant l’emploi public, me semble-t’il. Aujourd’hui c’est la préférence communautaire et je n’entends personne insulter la France de régime fasciste pour autant.
    Je ne dis pas ça pour défendre MLP, je n’apprécie pas ses idées pour des raisons un peu moins fantaisistes, grossières,nazes. Emotionnelles, ai-je envie de dire car c’est de cela dont on joue.
    Je vais donner une raison, histoire de me dédouaner de troller en loucedé pour mlp.
    L’esprit français,ce qu’est 1789. Lors de la IIème République, tout étranger pouvait voter à condition de …6 mois de résidence en France et de X de revenus; a contrario des Français (on dirait de souche aujourd’hui) ne le pouvaient du fait d’un revenu insuffisant. La raison n’est pas que le pauvre était dangereux et écarté de la vie publique; simplement il fallait un certain niveau d’éducation pour comprendre la politique et en ce temps seuls les gens un peu fortunés (hors exception, c’est un filtre administratif) par la force des choses l’étaient. Ces gens étaient conscients de tout cela: ‘la première chose que réclame le peuple après le pain, c’est l’éducation’ [Danton].Au dos des cartes d’électeurs, en ce temps était gravé cette sentence: ‘Je jure que je n’écouterai aucune promesse’; ie ce n’est pas sur des promesses que le vote doit se baser. Et bref, selon l’esprit français, un étranger, même en djellaba, peut-être plus intime avec lui qu’un Français né et ayant toujours vécu à son côté (au côté de cet esprit veux-je dire). Ce n’est pas conditionné par le droit du sol ou le droit du sang; c’est un idéal auquel on adhère consciemment. C’est justement pourquoi on l’a dit universel: parce qu’il transcende tout ce qu’il y a eu jusqu’à lui et même après lui.),

    Répondre
    • saxo
      saxo dit :

      Juste une remarque sur ta phrase :
      « Il faut bien saisir quelque chose: l’ultralibéralisme est une doctrine qui mise en pratique ne peut devenir pérenne via la démocratie puisque elle aboutit à faire 10% de privilégiés et 90% de pressurés. »

      Quand 30% des américains pensent faire partie des 1% les plus riches et 50% aspirent à le devenir, ton affirmation semble un peu péremptoire… (mes chiffres ne sont peut-être pas exacts, mais l’ordre de grandeur y est)
      La psychologie a des limites bien étranges parfois. Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives 😉 .

      Répondre
      • xx
        xx dit :

        Il n’y a rien de péremptoire. Tu penses savoir ce qu’est l’ultralibéralisme mais à la vérité nul ne le sait. Ce que nous vivons là n’est que la mise en place d’une aliénation en lieu et place de ce que nous avons connu. Nous n’avons encore rien vu. Ce que nous appelons ‘ultralibéralisme’, moi y compris, ce n’est que la partie visible de l’iceberg; nous le définissons par défaut, en négatif par rapport à ce que nous connaissons. Ce que nous appelons ultra-libéralisme c’est en fait dans nos têtes l’anti-humanisme; une société de chiens en compétition en lieu et place dune société solidaire, etc. Mais nous n’avons pas encore fait connaissance avec le versant ‘positif’ de la chose.

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          xx
          « Tu penses savoir ce qu’est l’ultralibéralisme mais à la vérité nul ne le sait. »

          L’ultraliberalisme n’est qu’un nouveau terme pour déterminer les valeurs éternelles de la bourgeoisie, c’est à dire les valeurs liberticides prônant la soumission aux principes sécuritaires alors que seule la liberté des individus permet d’assurer la sécurité de tous selon les moyens et les circonstances réelles et non selon une prosodie légaliste issue des marchands d’esclaves, l’économie étant le principe le plus oppressif sur tous.

          Il faut brûler la monnaie et c’est tout. 🙂

          Répondre
          • xx
            xx dit :

            Ce n’est pas un nouveau terme, cela désigne une réalité inédite, celle actuelle: l’uniformité de la culture. Il n’y a plus qu’une civilisation, ie une façon de concevoir la vie. Autrement dit, c’est l’humanité-même qui est en péril (non pas au niveau du nombre mais au niveau de l’être lui-même)

          • Agnès Maillard
            Agnès Maillard dit :

            Par essence, le capitalisme est totalitaire : sa foi en la croissance éternelle en fait un système expansionniste qui ne peut assurer sa survie qu’en bouffant et soumettant les autres à sa doctrine.

          • xx
            xx dit :

            @ Agnès

            Ici, tu définis l’ultralibéralisme entendu au strict plan économique en l’appelant capitalisme. Ce sont pourtant deux choses distinctes; le seul lien entre eux est que le premier est un avatar du second. La différence entre les deux est que l’ultralibéralisme est déconnecté du réel; la croissance n’est plus une résultante du marché, plus ou moins prévisible, mais un impératif reposant une volonté délirante et arbitraire. Partant de là, cela va au-delà de ce que tu dis puisque pour réaliser cet objectif délirant de croissance, l’ultralibéralisme ne peut trouver que des moyens artificiels. De facto, il se détruit lui-même. Et puisque il est devenu universel, c’est l’humanité-même qu’il va détruire.

            Tant que l’on n’aura pas saisi cela, du reste cela continuera. On n’est pas dans une dimension de réflexion politique, ce temps est passé, mais dans une optique brutale et immédiate, instinctive dirais-je: donner un coup de frein avant que toute la baraque soit emportée par le déluge.

          • smolski
            smolski dit :

            « donner un coup de frein avant que toute la baraque soit emportée par le déluge. »

            Je vois la destruction de « toute la baraque » déjà bien inscrite dans toute l’histoire de l’humanité :

            – « Diviser pour mieux régner. »
            – « Où mon cheval passe, l’herbe ne repoussera plus. »
            – « Malheur aux vaincus. »
            – « Après moi, le déluge. »
            – « Si nous ne pouvons être les vainqueurs emportons le monde avec nous dans l’abîme. »
            – etc…

            Distinguer des emballages variés contenant la même intention c’est se soumettre au language qui propage le même pouvoir contre la liberté unique et universelle propre à chacun.

            – « Le pouvoir n’existe que si on ne se révolte pas contre lui. »
            Il faut brûler la monnaie et c’est tout. 🙂

          • xx
            xx dit :

            @ smolski

            J’ai entendu ceci: pour la première fois de l’histoire, toutes les conditions sont réunies pour que l’humanité elle-même soit détruite.

            Personnellement, je fais confiance à la nature et au vouloir vivre. Certainement pas au rationnel et au matérialisme,quand bien même c’est joli sur le papier et que cela fait appel au sordide chez l’homme (le ressentiment en particulier, ce fruit si doux et si sucré). Rationalisme et matérialisme, idée saugrenue de la liberté de destin et idée tout aussi saugrenue de libre arbitre, tout cela n’a cours que depuis 300 ans, ce qui est une paille à l’échelle de l’histoire humaine (jusqu’à 120 000 ans à la louche). Et lorsqu’on a gardé un lien avec l’organique, que l’on n’en est pas rendu à vivre dans sa tête déconnecté de l’essentiel,eh bien,au spectacle alentour,on ne peut que se rendre à l’évidence que ce genre de croyance religieuse est un funeste délire; A ce que l’on dit, c’est aux fruits que l’on reconnait l’arbre.

          • smolski
            smolski dit :

            @xx
            Ah pardon, je me suis mal exprimé. 😀

            Le principe de destruction est inscrit dans le pouvoir par la coercition mentale et physique qui le définit et le mène.
            « J’existe par ce dont je te prive. »

            xx
            « Il n’y a plus qu’une civilisation, ie une façon de concevoir la vie. »
            Dans le même péril, il n’y a pas de distinguo à faire entre chacun des emballages pris par le pouvoir, qu’il soit politique, culturel ou autres…

            Il faut brûler la monnaie et c’est tout. 😉

          • xx
            xx dit :

            @ smolski

            Tu rationalises la chose. Le pouvoir est dans la nature humaine; dans un espace donné, chacun veut devenir le tyran de tous. Dans tous les domaines, intellectuel,etc, ce n’est qu’une sublimation. On ne peut pas lutter contre la nature, elle nous anime; impossible de la nier, elle trouve toujours le moyen de parvenir à l’expression. La seule chose que l’on puisse faire est de faire en sorte qu’elle s’exprime librement et sans entrave,en évitant les conséquences néfastes sur le plan social (j’entends: qu’une vie de groupe harmonieuse soit possible). Jusqu’ici, une société n’a été possible que depuis le massacre de l’individu. Par le renoncement, la coercition, l’idée sous-jacente que l’homme est mauvais, l’homme libre surtout.

            Tout ceci nous emmène loin cependant.

            Comment tu peux ne pas entendre ce que je dis? Bien sûr que la pièce est jouée-rejouée sans cesse. Mais s’il y a un espace resté vierge quelque part, quelque chose d’autre est possible. Tandis que du fait de la globalisation, il n’y a plus cet espace; Cela a un côté exaltant: le Destin est à l’oeuvre; et cela a un côté vertigineux: la Fin est peut-être au rendez-vous.

            A titre personnel, cela me sied plutôt. ‘Il est dans ma nature d’aimer les aventures’, comme disait le vieux Nietzsche.

          • smolski
            smolski dit :

            J’entends et je partage l’idée que tu soumets à propos de la globalisation comme ici :

            xx
            « Mais s’il y a un espace resté vierge quelque part, quelque chose d’autre est possible. Tandis que du fait de la globalisation, il n’y a plus cet espace »

            Il ne reste plus qu’à percevoir où et comment se révolter contre cet empirisme. 🙂

            Je propose donc de créer ces espaces différents non plus à l’extérieur mais à l’intérieur des individus, genre les êtres-livres de Fahrenheit 451 par exemple, comme de tout temps les bannis de la Terre ont créé leur propre lieu de vie envers et contre tout.

    • smolski
      smolski dit :

      saxo
      « Quand 30% des américains pensent faire partie des 1% les plus riches et 50% aspirent à le devenir »

      On peut se demander si la lutte des classes peut se faire sur la base de l’économie plutôt que sur la réalité quotidienne de la classe besogneuse soumise intellectuellement et laborieusement à la classe bourgeoise économiquement dominante.

      En nous référant dans l’absolu aux valeurs des économistes, nous entendons de nous-mêmes à ne concevoir qu’un seul type de société qui ne peut être établie que sur les valeurs bourgeoises contre les valeurs humanistes.
      Ce faisant, nous nous mettons sans rémission la tête sous le couperet qui nous assassine.

      Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        Presqu’ entièrement d’accord avec toi Joël,

        quoi que je ne parlerais pas de lutte des classe mais d’émancipation….
        Je le formulerais plutôt.
        « Ne parlons pas le langage des oppresseurs si nous ne voulons pas être soumis à leur oppression » (je fais vite, j’aurais aussi pu ressortir la phrase de Martin sur le langage du pouvoir que tu affectionnes particulièrement).

        Simplement,
        1. ça n’enlève rien à mon post précédent… (ma réponse à xx) qui était pragmatique je ne parlais pas d moi.

        2. Apprendre à parler le langage de l’adversaire est une nécessité pour bien le combattre (et se combattre soi même, parce que si l’adversaire a tort, il n’y a pas de raison pour que nous ayons raison plus que lui, la plupart du temps l’adversaire est tout aussi respectable que toi ou moi).

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          saxo
          « Apprendre à parler le langage de l’adversaire est une nécessité »
          Tsââââ… c’est là un language d’économiste patenté malheureux ! 😉

          L’anarchie ne s’achemine pas par une conquête sur un système particulier ou général au contraire des économistes qui ne conçoivent que la conquête contre l’anarchie indépendante, voire réfractaire à leur valeurs bourgeoises décadentes.

          De plus, le peuple possède déjà son propre language, un savoir transmis de foyer en foyer, notamment l’humanisme et le sens du partage pour la survie de tous, ce que les économistes ignorent, (re)nient ou bâclent lâchement dans leurs études et théories.
          Qu’apprendre d’eux que nous ne sachions déjà depuis la nuit des temps sur leurs divers systèmes oppresseurs et contradictoires les uns aux autres sauf dans leur but commun ?

          Tu le dis toi-même, leurs raisons leurs appartiennent, celles du peuple lui appartiennent de la même façon et c’est donc sur ses propres raisons que les peuples se révoltent librement plutôt que sur des stratégies politico-économiques sinon à se faire berner une nouvelle fois en les considérant comme un savoir nécessaire à leurs émancipations !

          Quel besoin d’apprendre le chinois et sa culture si c’est pour aller directement aux canada ?

          Il faut brûler la monnaie, et c’est tout. 😀

          Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          Lorsqu’on associe la lutte politique à la lutte économique, c’est la lutte économique qui prend le pas sur les idées.

          Ainsi, pour image, en 1806, les bolchéviques se sont faits phagocyter par les syndicats qui luttaient sur des principes économiques alors que le parti était fondé sur des idéaux.
          On voit aujourd’hui lequel des deux à emporter l’autre.

          Donc…

          Il faut brûler la monnaie et c’est tout. 🙂

          Répondre
          • saxo
            saxo dit :

            Question terre à terre, Joël…
            Quand on te file un billet (de banque), est-ce que tu le brûles? 😉 .

            C’est inflammable, Gainsbourg l’a montré.

            J’ai pensé comme toi (il faut se débarrasser de l’argent, la monnaie est corruptrice en elle même, tout est à tous) pendant longtemps.
            C’est assez facile quand on a des ressources intellectuelles et matérielles et qu’on n’a pas ou peu de point d’attache.
            Mais pour 95% de tes concitoyens, ça ne marche pas. Très peu sont prêts à se sacrifier eux ainsi que leurs familles à un idéal qui n’offre absolument aucune certitude. Tant sur la possibilité de sa réalisation que sur sa stabilité à long terme…

            Le pire, c’est qu’ aujourd’hui, refuser d’avoir, c’est refuser d’être…

            La première chose à faire, ce n’est pas de brûler la monnaie, c’est de changer cette loi absurde qui accapare le conscient collectif.
            Combien connais tu de personnes qui seraient prêtes à renoncer à leurs gains (réellement, pas que théoriquement) si elles gagnaient au loto?

            Ce n’est pas parce qu’une chose (la monnaie ici en l’occurrence) est néfaste (ou mal employée) que la supprimer enlèvera les comportements qu’elle induit.

            Pour le dire autrement, Ca ne sert à rien de faire l’autruche, brûler la monnaie ne l’empêchera pas d’exister, tout comme interdire l’usage de drogues ne les empêche en rien d’exister, mais favorise au contraire leur développement car elles deviennent économiquement plus rentable (et que l’économie qui en découle en est d’autant plus malsaine).

            Apprendre le Chinois est toujours intéressant et enrichissant, même si on va directement au Canada.
            😉

          • smolski
            smolski dit :

            saxo
            « Question terre à terre, Joël…
            Quand on te file un billet (de banque), est-ce que tu le brûles? »
            Déjà fait, oui.
            Aujourd’hui, je préfère le distribuer au mieux et cette (petite) expérience de jeunesse m’y a bien entraîné. 😉

            « C’est assez facile quand on a des ressources intellectuelles et matérielles et qu’on n’a pas ou peu de point d’attache. »
            Les ressources sont les circonstances où se déroulent nos vies alors que ce que nous sommes chacun est tout contenu en nous-mêmes, sans rémission possible.

            « refuser d’avoir, c’est refuser d’être… »
            Il me semble qu’on est ce que l’on se propose d’être, c’est bien suffisant au jour le jour d’une seule vie. 😉

            « Très peu sont prêts à se sacrifier eux ainsi que leurs familles à un idéal qui n’offre absolument aucune certitude. »
            Reproduire ce qui nous condamne tous est un sacrifice plus grand encore dont la seule certitude est :
            « Pour ne rien changer, ne changeons rien. »

            « Ce n’est pas parce qu’une chose (la monnaie ici en l’occurrence) est néfaste (ou mal employée) que la supprimer enlèvera les comportements qu’elle induit.  »
            La monnaie est le support artificiel qui induit la soumission à un comportement artificiel envers le pouvoir qui l’impose artificiellement.
            « Le pouvoir n’existe que tant qu’on ne se révolte pas. »

            « Le pire, c’est qu’ aujourd’hui, refuser d’avoir, c’est refuser d’être… »
            Exister n’est qu’une péripétie de notre nature réelle, cela ne nous définit en rien.

            « Ca ne sert à rien de faire l’autruche, brûler la monnaie ne l’empêchera pas d’exister »
            La monnaie est l’outil établissant le système d’échange propre aux pouvoirs, il nous faut donc nous en débarrasser (en tant que tel) pour établir un système de partage comme l’anarchie par exemple.
            Donc :

            Il faut brûler la monnaie et c’est tout. 😀

          • saxo
            saxo dit :

            Personnellement, je n’ai jamais brûlé de billet.
            Je n’ai jamais aimé l’argent, il apporte bien plus de division que de cohésion. Mais j’en ai besoin, et je ne vis pas dans une société où je peux m’en passer (note que j’aimerais bien, mais que ce n’est pas le cas).

            « Les ressources sont les circonstances où se déroulent nos vies alors que ce que nous sommes chacun est tout contenu en nous-mêmes, sans rémission possible. »
            Très bien, mais nous ne vivons pas en dehors des circonstances. Dire que seul le fond importe et que la forme importe peu n’a de sens que dans la tête d’un mathématicien (ou théoricien, si tu préfères) égaré (et nourri par son entourage).
            Si ce qui est contenu en nous même « EST » et se suffit à lui tout seul, alors cessons d’agir, de manger de vivre… Faisons comme Boudha, laissons nous crever…

            Pour ce qui est du « Le pire c’est qu’aujourd’hui, refuser d’avoir, c’est refuser d’être »
            Et ta réponse : « Exister n’est qu’une péripétie de notre nature réelle, cela ne nous définit en rien. »

            Déjà, ce n’est pas mon point de vue, c’est un dogme que je propose de combattre. Mais ce dogme est bien réel dans nos sociétés (et dans quasiment toutes celles qui dépassent les 500 individus)
            Et pour ta réponse, tu verses dans la théologie.Perso, je ne prétendrai jamais connaître « notre nature réelle ». Je ne sais même pas si, précisément, elle « existe ».
            Pour ce qui est de la « péripétie », quoiqu’elle soit, péripétie ou autre, elle est. Et il faut faire avec. Si tu veux la déraciner, ôter ce poids existentiel qui conditionne l’humain à son Avoir, qui le confond avec l’être, plutôt que de l’ignorer, comprends le jusqu’au bout de ses racines. Assimile le sinon quel poids aura ton propos face à celui de tes semblables qui vivent en ayant intégré ce dogme?
            C’est toi qui apparaîtras comme l’égaré de service.

            « Reproduire ce qui nous condamne tous est un sacrifice plus grand encore dont la seule certitude est :« Pour ne rien changer, ne changeons rien. »  »

            Non, ce n’est pas un sacrifice plus grand encore. Dans le monde dans lequel nous vivons la majeure partie de la population se trouve un équilibre. Equilibre difficile pour certains, voire équilibre d’esclaves pour d’autres (et de nantis pour d’autres encore), mais équilibre quand même. Proposer à chacun de sauter dans l’inconnu n’est salutaire que pour les suicidaires… Les autres n’y sont pas prêts.
            Pour la deuxième partie de ta réponse (la seule certitude…) Ben non, là encore. Le monde a changé et continuera de changer au cours des siècles à venir. Et ce malgré l’inertie des certitudes et du conservatisme de tout un chacun. Simplement si on veut avoir un impact sur la direction du « changement ». Si on veut des citoyens plus responsables, moins soumis les uns aux autres et à l’argent, c’est la philosophie et l’analyse qu’il faut développer…

            pour la fin de mon propos, et tes réponses, je t’invite à me relire et à me comprendre (notamment mon analogie avec les drogues). La monnaie n’est pas imposée par le pouvoir. Elle s’impose d’elle même pour permettre les échanges.
            Dans les sociétés où les banques ont fait faillite, les sels naissent et viennent remplacer la monnaie pour redevenir monnaie à terme. Le troc ne se suffit pas à lui même, et le tout est à tous est tout aussi idéologique que l’inverse (et ne peut exister dans une société dépassant un certain nombre d’individus. Déjà, il est difficilement applicable au sein d’une même famille..)

            Sinon, Entièrement d’accord, si la monnaie n’existait pas, il ne faudrait pas l’inventer… 😉

          • smolski
            smolski dit :

            saxo
            « Dire que seul le fond importe et que la forme importe peu n’a de sens que dans la tête d’un mathématicien »
            Ou d’un assoiffé :
            « Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. » 😉
            On ne se définit pas individuellement comme un tas d’os et de viscères (la forme) mais par l’émotion et la pensée qui se développent en nous (le fond).

            « Dans le monde dans lequel nous vivons la majeure partie de la population se trouve un équilibre. »
            Dans ce cas, survivre définit cet équilibre de la ma majorité des peuples et je ne crois pas que cela puisse être attribué au système actuel qui au contraire les opprime toujours davantage.

            La monnaie est le véhicule qui définit le pouvoir à l’intérieur d’un système d’échange tel que le notre.
            Pour nous défaire de ce pouvoir , il nous revient d’utiliser la monnaie sans lui attribuer l’illusion sécuritaire qu’elle propage et de là tous les pouvoirs qui s’y dissimule.

            Donc, il faut brûler la monnaie et c’est tout. 😀

    • xx
      xx dit :

      Il faut, je pense, réfléchir à comment se fait concrètement une révolution. Je ne parle pas sur le plan logistique, une révolution est par essence spontanée; mais sur le plan mécanique, comment elle naît, germe, devient.Je pense que nous sommes au bord de cela, la première révolution consciente, si je puis dire. Il me semble que le sens historique, le sens du devenir, c’est d’aller vers l’individu et une sorte d’apaisement dans le rapport entre individu et société. A ce titre, je rejette absolument l’ultralibéralisme, le monde actuel que l’on veut nous imposer; ça m’apparait anachronique, fossile, antihistorique au possible. Comment,ai-je envie de dire, la servitude encore? La servitude toujours? Je ressens intimement l’exact inverse: la liberté, plus que jamais! Le destin de bête de somme ad vitam aeternam ça ne m’apparait pas du tout être la destination de l’Homme.

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        xx
        « Je pense que nous sommes au bord de cela, la première révolution consciente »

        Donc, plus de révolution spontanée mais une révolution culturelle, habitée par des aspirations ressenties, des pensées libertaires partagées et propagées sans contraintes.
        Internet peut être le support à ce type de révolution, opposé à celui des habituelles propagandes diffusées en masse via des médias érigées en forteresses sans porte ni fenêtre hors de leurs murs opaques.

        Je reviens à ce que m’inspirait, dans ce blog, le fait d’utiliser des liens plutôt que des commentaires personnels inspirés.
        Cela revient à copier ce que propage les médias faisant autorité et à accréditer de la sorte le language du despotisme contre celui des individus.

        « L’autorité sert à celui qui n’en a pas. » Jacques DURANTON

        Répondre
  30. smolski
    smolski dit :

    De plus en plus de liens isolés prolifèrent sur ce blog et ça gave l’entendement de la discussion en cours.
    Ne peux-t’on pas en rapporter l’essentiel préalabement et ne juger qu’ensuite de l’opportunité du lien à transmettre ?

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Chouard :
      « On n’a pas besoin de l’argent des riches. […] Il faut créer une monnaie fondante. »
      Ok, et si carrément on brûlait la monnaie, ça l’ferait pas plutôt mieux, même ?

      Répondre
  31. babelouest
    babelouest dit :

    Comme toujours, je suis de l’avis de Smolski. La monnaie est le canal obligé de l’oppression. Un tyran en herbe ne pourra pas offrir au centurion le solidus qui l’attache à lui. Un capitaliste en herbe ne pourra pas donner au prolétaire une petite fraction des richesses que celui-ci a créées, sans monnaie. Il ne pourra pas faire appel à des gens d’armes pour contraindre le prolétaire à sa condition.

    Au contraire, si chacun accomplit sa tâche pour le bien de tous, pourquoi faudrait-il une monnaie pour le récompenser ? Il sait seulement que son effort contribuera à ce que lui-même, comme les autres, soit en paix et heureux d’être, avec un toit sur la tête, un vêtement et la certitude de satisfaire sa faim de nourriture, de culture ; il ne craint ni la solitude, ni la maladie ignorée qu’il ne peut soigner. Bien entendu, l’humain vide qui ne peut que se nourrir d’écraser les autres aura difficilement sa place : soit il devra s’amender, soit il lui faudra partir faute de participer humblement à l’effort commun. Mais il est fort vraisemblable que des enfants élevés dans le respect de leurs semblables ne développeront pas ces maladies morbides. Ce sont bien les grandes écoles de commerce, de management et autres qui fabriquent à la pelle les tarés que l’on constate.

    C’est bien pourquoi le rappel constant de l’égalité des humains en droits et en devoirs est si important : et aussi tellement mis au placard actuellement. Sauf pour des « trucs » aussi futiles que le « droit » au mariage pour tous quand celui-ci ne devrait exister pour personne.

    Répondre
  32. smolski
    smolski dit :

    Brûler la monnaie c’est la défaire du maillon « sécuritaire » qu’on y attache plus ou consciemment.
    Se défaire du « sécuritaire » c’est s’approprier notre volonté et se défaire ainsi de toute autorité induite par devers nous.

    « L’autorité ne sert qu’à ceux qui n’en ont pas. »

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    • xaccrocheur
      xaccrocheur dit :

      C’est très musical de répéter comme ça « bruler la monnaie » on dirait une chanson des Bérus, mais heu, il me semblait qu’on discutait de politique ? En admettant que tu sois bien sur de vouloir ce que tu dis que tu veux, quid de la notion de transition (dont parle Marx, mais que comprennent les enfants sans l’avoir lu) celle qui dit « pour arriver à ton idéal (politique, matériel, confiture, etc.) il va falloir passer par des phases de transition » ? Tu as répété une dizaine de fois « il faut bruler la monnaie et c’est tout 🙂 » OK, on a compris ton objectif, donc pour faire ça, tu proposes quoi, concrètement ?

      Plus haut, Chouard (qui a compris le principe de transition apparemment, sans doute quand il était petit) propose une approche de la monnaie un peu plus comment dire, adulte.

      Partir dans de grandes gloses poétiques, intercontinentales et trans-temporelles c’est très joli (hum) mais on crève de faim, là. Aujourd’hui, tout de suite, Dude.

      Un autre qui propose (hmm.. Disons dans son cas, évoque. Projette.) une approche politique sensée, concrète c’est Alain Soral, ouuuh 🙂 dont le dernier direct est très synthétique, et la derniere ITW très rigolote.

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      • smolski
        smolski dit :

        xaccrocheur
        « Partir dans de grandes gloses poétiques, intercontinentales et trans-temporelles c’est très joli (hum) mais on crève de faim, là. Aujourd’hui, tout de suite, Dude. »
        Oui, c’est poétique si tu veux, mais ce qui compte c’est ce qui en ressort, l’idéal qui se crée perpétuellement sur le fait imparfait, fatalement imparfait.
        En mettant la transition avant le résultat comme tu le proposes sous prétexte de vertu révolutionnaire nous étiolons nos convictions davantage que nous participons au changement de la vie dès maintenant.

        Brûler la monnaie ne consiste pas seulement d’en faire un feu au-dehors mais de la brûler d’abord en chacun de nous.
        Par exemple, ne plus s’en servir comme étalon d’estime de soi et des autres.
        Partager le pain et partager la monnaie sont une seule et même valeur, quoiqu’en disent ces maudits économistes !

        Quand on voit tout ce que nous mettons au rebut alors que la valeur d’utilisation est intacte, je me dis que si nous faisions le lien de ce fait avec la monnaie qui le représente nous réviserions d’autant notre comportement d’ultraconsommateur venu en réponse à l’ultralibéralisme qui le suscite et qu’à juste titre tu dénonces ici.

        Donc, il faut bien brûler la monnaie et c’est tout.

        PS : Au départ, je me suis inspiré de caton l’ancien :
        Delenda carthago – https://fr.wikipedia.org/wiki/Delenda_Carthago
        Car si ça a marché pour lui, peut-être que ça le fera aussi pour nous, hein ?

        Il me semble enfin que les révolutions qui ne s’enchantent ni ne rigolent pas d’elles-même ne sont que des dogmes (pléonasme) de pissefroid congénital.

        😀

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      • xaccrocheur
        xaccrocheur dit :

        Il y avait des liens dans mon commentaire. Mis entre parenthèses, vu que le moteur de ce blog ne sait pas gérer le markdown ce qui est assez triste pour un blog élu « Meilleur blog francophone » des bidules 2010.

        En 2010 c’était déjà logique depuis un petit moment de permettre aux contributeurs de formater leurs textes. Mais je suis sur que tu le trouve très bien, ton moteur, aussi.

        Donc voilà, tu as édité mon commentaire, ce qui est assez triste pour un blog élu « Meilleur blog francophone » des bidules 2010.

        Si si hein ? Je mettrais bien un lien vers les photos de la cérémonie mais je déteste qu’on attente à l’intégrité de mes textes sans prévenir, comme est tenu de le faire un secrétaire de rédaction décent. Tu pouvais aussi décider de ne pas publier mon commentaire, et te démerder toute seule avec ta conscience, je pense humblement que c’eût été préférable. Non. Disons moins douloureux, voilà.

        Je me souviens pas d’avoir lu dans la charte « il est interdit de poster des liens vers des sites de conspiration ré-informationniste fichés comme pédonazis intégristes par les médias convenables ».

        En fait c’est triste pour n’importe quel blog, de décider que non, les lecteurs d’un commentaire donné (le mot est nickel) n’iront pas (disons pas directement, c’est encore plus mesquin si tu réfléchis, et je sais que tu réfléchis, Agnès) se faire une idée tous seuls sur le site d’Égalité & Réconciliation (tu vas le mettre en minuscules ? Oh ça vaa on peut rigoler ? au fait, l’ITW elle, est sur le site de MetaTV) parce que tu n’est pas d’accord avec ce qu’on y lit.

        Eh c’est devenu une agence de presse, E&R t’as vu ? 4 rédacteur desk et un secrétaire (je crois) des dossiers, des videos, etc. Et MetaTV aussi. Tu est allé voir ou c’est juste ton épine dorsale qui a réagi ? Si c’est ça (je parie que c’est ça) tu te prives de sources d’info majeures, ce qui… Est assez triste pour un blog élu « Meilleur blog francophone » des bidules 2010 😉

        Triste tout court, en fait.

        Bises. Mais je suis furax quand même.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        xraccrocheur
        « pour arriver à ton idéal (politique, matériel, confiture, etc.) il va falloir passer par des phases de transition » ?
        Comme dit précédemment, il n’y a pas de transition à établir.
        Cette idée me semble contradictoire dans l’action avec tout ce que signifie le mot idéal.
        Chaque anarchiste convaincu est l’anarchie dans son idéal. 🙂

        L’anarchie ne propose pas de système social ou politique étatique ou global.
        Par définition, elle ne porte pas sur :
        « Ce ramassis de règles de conduite que nous ont légué l’esclavage, le servage, le féodalisme, la royauté et qu’on appelle Loi, [qui] a remplacé ces monstres de pierre devant lesquels on immolait les victimes humaines, et que n’osait même pas effleurer l’homme asservi, de peur d’être tué par les foudres du ciel. »
        pietr kropotkin – Paroles d’un révolté – Chapître : La Loi et l’Autorité. 😀

        Pub éhontée :
        http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5496690s.r=kropotkine+paroles+d%27un+r%C3%A9volt%C3%A9.langFR
        Nota : Les liseuses c’est top ! 😉

        Son idéal s’affirme d’autant qu’il se répand intégralement et non par petits bouts négociés pas à pas. Chacun le vit dans sa totalité, par sa propre pensée, sa situation, sans appliquer ni loi ni dogme qui ne sont qu’artefacts et déraisons pseudo-sécuritaires.
        Ainsi, depuis la révolution de 1789, l’anarchie transite et se répand intégralement de génération en génération persistant sur ses fondements humanistes pour exister.

        Aujourd’hui, en 2014, les outils disponibles tel que la Toile permettent davantage encore de mettre en clarté les évidences et le bon sens propre à cet humanisme universel fondateur du mouvement anarchiste et d’appeler chacun à se joindre à sa communauté active sans user des élucubrations hallucinatoires propres aux systèmes assoiffés de conquêtes par l’asservage des peuples.

        « Ce n’est pas le locataire du sixième qui est contre le fascisme, c’est le fascisme qui est contre le locataire du sixième. »
        Fellini
        Déjà cité maint et maint fois, pardon… 😉

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