Un intouchable à Pôle Emploi

Comme dirait Coluche, c’est l’histoire d’un mec. Une histoire parmi beaucoup d’autres, mais qui finit tout de même par retenir l’attention. C’est l’histoire d’un mec, donc, qui se retrouve englué dans la violente banalité de la machine à écraser les gens.


Il a passé toute sa jeunesse dans différentes familles d’adoption et foyers de l’Action sanitaire et sociale. À 17 ans, il a trouvé son bonheur en enseignant et en pratiquant la gymnastique. Le 22 juin 1987 au cours d’un entrainement au trampolino survint l’accident qui le laissera tétraplégique à vie. Il est resté pendant quatre ans à l’hôpital avant d’en sortir et de se retrouver à Paris dans un foyer pour personnes handicapées.
Après une année de lutte acharnée, il a réussi à passer le permis de conduire. En 1991, il a  déjà repris son travail en tant qu’éducateur sportif spécialisé en gymnastique artistique féminine.
Didier a été le premier candidat à passer tous ses diplômes d’éducateurs en étant en fauteuil  électrique. Avec succès, il a réussi son brevet d’État du premier degré.

Didier ROY : un Entraîneur de gymnastique, Auteur – Romancier, Comité régional de Gymnastique Île de France 11 décembre 2013

Quand même ! Rien que cela, ça te brosse un personnage, et pas que dans le sens du poil.

Alors que François Cluzet et Omar Sy défoncent le boxoffice avec une belle histoire de paraplégique assisté, cela fait déjà 20 ans que Didier Roy est entraineur de gymnastique. Impressionnant, non ? Et pourtant, le moins qu’on puisse dire, c’est que comme pour le Téléthon, les gens préfèrent les handicapés à la télé, plutôt que dans leur vie quotidienne :

Il a été encouragé à reprendre son métier d’entraîneur lorsqu’il a retrouvé « ses enfants » après son accident et sa rééducation : « Ils n’ont pas vu le fauteuil roulant, ils ont simplement retrouvé Didier ». Mais son employeur de l’époque, à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), était réticent. Un ami lui a proposé de travailler à Clichy (Hauts-de-Seine), ce que Didier Roy a fait bénévolement durant deux ans. Mais, ayant besoin de retrouver des revenus, un salaire, il a contacté des clubs de sport : la plupart ont refusé ne serait-ce que de l’entendre lorsqu’ils ont vu le fauteuil roulant. Jusqu’à ce qu’il rencontre à Antony des dirigeants qui lui ont donné sa chance.

« On était en juin 1991, j’ai fait un essai, ils m’ont proposé de rester. Mais tous les parents n’étaient pas d’accord, la moitié ont refusé, j’ai laissé les enfants choisir. Quand en 1993 le club a obtenu un titre de champion de France par équipes en Nationale 2, les parents réticents m’ont demandé de reprendre leurs enfants. Les parents voient les résultats, ils se parlent, ils évoquent la méthode de travail »

Profil Yanous

Et ce n’est pas tout. Parce que le moins que l’on puisse dire, c’est que Didier n’est pas un grand favori de la Baraka. 10 ans plus tôt, sa voiture est incendiée devant chez lui, mais ses collègues se mobilisent pour lui permettre de continuer à se rendre à son travail et un élan de solidarité tente de recueillir les fonds pour lui permettre de remplacer la voiture adaptée qu’il lui est nécessaire pour continuer à travailler.

Donc, Didier est plutôt quelqu’un de combatif, relativement peu enclin à se lamenter sur son sort. Il est aussi écrivain à ses heures perdues. Cela dit, il n’est pas nécessaire de lui coller une auréole sur la tête, il semble que c’est un gars plutôt normal et donc pas forcément héroïque ou monstrueusement plus sympa que les autres. Oui, j’insiste sur sa normalité, parce que je me suis bien rendu compte à l’usage qu’on attend toujours des moches, des gros, des handicapés, etc. d’être fondamentalement meilleurs que les normaux.

Quand nous évoquons notre rencontre avec Didier, nous ressentons la réticence. La réputation de Didier est plutôt négative, ne nous voilons pas la face. « Caractère épouvantable, colérique, intransigeant, situation compliquée…. ». Pour comprendre, remettons nous dans le contexte. J’ai moi-même lu ses livres et cela m’a laissé une sensation très étrange : la perplexité. J’y ai retrouvé effectivement tous ces adjectifs et plus particulièrement la colère et la violence verbale. « Oui, je l’ai fait un peu exprès. Pour choquer, provoquer une réaction », admet-il. Et à aucun moment je ne retrouve cette hauteur philosophique que l’on pense trouver chez ceux qui subissent les handicaps difficiles. Et d’ailleurs, pourquoi pensons-nous que les gens qui souffrent sont plus philosophiques que les autres ? Nous ne pouvons imaginer ce que l’on ressent lorsque du jour au lendemain, on se retrouve cloué dans un lit puis sur un fauteuil pour être dépendant de son auxiliaire de vie, des infrastructures, de la bonne volonté des gens, de l’incompréhension, de l’appréhension, de la peur… Passer de l’état de grand sportif volontaire à plus rien… Mettre une croix sur ses ambitions, ses projets, ses rêves… Ce n’est pas un programme mais une terrible fatalité.

Portrait dans L’US égalitaire Neudorf, mars 2012

Le couperet

Tout cela pour en arriver au cœur de l’histoire : Didier s’est fait virer.

Pourquoi, comment, ce n’est pas trop la question. Didier a perdu son job comme cela arrive très banalement à beaucoup trop d’entre nous. Donc, Didier, après 23 ans de travail, va s’inscrire à Pôle Emploi. C’est normal. C’est notre assurance chômage, il a cotisé toutes ces années, il y a le droit.

Et c’est là que ça se complique. Parce qu’en fait non, Didier n’a le droit à rien du tout (cela dit, tout le monde était bien content de ramasser ses cotisations sociales pendant 23 ans!)

Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer. Cela fait 36 ans que je travaille, que je suis un bon citoyen. J’ai été licencié de mon club la semaine dernière après 23 années de bons et loyaux services et après une rupture de contrat conventionnel, je vais m’inscrire avec un peu de honte pour la première fois de ma vie à Pôle emploi. Je suis reçu hier après que l’on m’ait donné rendez-vous. Je lui dis que je ne suis pas vraiment à l’aise de me retrouver dans ces locaux, car je n’y avais jamais mis les pieds. Elle me répond qu’elle me tire son chapeau, car, vu mon handicap, elle aimerait bien que beaucoup de personnes qui sont présentes, suivent le même chemin. Puis commence à ouvrir mon dossier pour faire mon inscription. Et là, stupeur !!! «Monsieur, j’ai honte de vous annoncer ça, mais je vais aller voir mon directeur pour être sûr de ne pas vous annoncer n’importe quoi» je suis stupéfait !!! Que se passe-t-il ? Quelques minutes plus tard, elle revient tête baissée !! «Je suis sincèrement désolé, je ne peux pas vous inscrire au chômage.» Pour quelle raison ? «M., vous êtes bien invalide troisième catégorie ?» Oui madame, lui réponds-je ! «Nous ne pouvons pas inscrire une personne invalide troisième catégorie, car vous n’avez pas le droit de travailler, il aurait fallu que vous soyez de première ou de seconde catégorie !» Mais comment tout cela a pu arriver, alors que cela fait 36 ans que je travaille et que j’ai ma reconnaissance travailleurs handicapés, lui réponds-je ! D’autant plus, que je suis soumis chaque année à une visite médicale, pour attester que je peux travailler. En plus de tout ça, tous les 10 ans, je dois obligatoirement renouveler cette reconnaissance, ce que j’ai toujours fait ! «Je ne sais vraiment pas comment faire, j’ai honte de cette situation, vous avez toujours cotisé et je ne peux même pas vous donner le RSA, alors qu’ici même, beaucoup de personnes en usent et abusent !» Je me trouve dans une situation, des plus rocambolesques, d’autant que je ne peux bénéficier d’autres choses que de ma pension d’invalidité qui a été calculée sur les 10 dernières années de travail avant mon accident (celui-ci est intervenu alors que j’avais 22 ans et que je n’avais pas deux années d’apprentissage en cuisine, plus une année de travail à mon actif) soit un total aujourd’hui de 364 euros pour vivre. Quelles solutions de recours puis-je avoir ? «À notre niveau, aucune, mais essayez de vous retourner vers les services sociaux». Superbe journée lui dis-je !!! Après avoir pris quelques renseignements, rien ne pourra se décanter sans l’aide d’un avocat et énormément de patience (plus d’une année). Je vais pouvoir faire plaisir à notre cher Président de la République, un chômeur de moins. Si vous avez des solutions, je suis preneur !!! Merci de m’avoir lu et bonne journée à tous.

Témoignage de Didier Roy, partagé le 28 janvier 2014 sur sa page Facebook

Cela fait une belle histoire pour l’édification du bon petit peuple, non?

 

63 réponses
  1. iugzi
    iugzi dit :

    Il n’est pas précisé dans les textes si Didier bénéficie d’une Majoration Tierce Personne avec les maigres 364 euros. De fait, cela donne l’impression qu’il ne l’a pas.
    Si tel est le cas, il faut solliciter le service médical de l’Assurance maladie, pour faire évoluer l’invalidité d’une catégorie 3 à 2, ce qui ne modifiera pas le montant de la pension.
    D’autre part, en complément de l’invalidité, le revenu minimum n’est pas le RSA mais l’Allocation Supplémentaire Invalidité, dont les montants sont légèrement supérieurs aux RSA. A étudier, cela dépend de l’ensemble des revenus de la famille; les seuils sont malgré tout très faibles 🙁
    Autre possibilité, avec une invalidité catégorie 3, il doit être possible de bénéficier du complément AAH.
    Bien sûr même ces possibilités ne rendent pas moins inacceptables les réalités de Didier; courage.

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  2. Bertrand
    Bertrand dit :

    Outre les pistes de iugzi effectivement un avocat spécialisé s’impose. Je suppose que les assoc d’handicapés ont des noms d’avocats qui travailleraient correctement en aide juridictionnelle.
    Autrement il faudrait médiatiser (c’est le genre de cas que "le canard" aime bien médiatiser, par exemple).

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  3. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Didier est à la fois exemplaire et anecdotique. Exemplaire, parce que, comme beaucoup d’autres anonymes, il s’est pris la vie dans la gueule et n’en a pas moins continué à se battre. C’est un courage ordinaire, jamais célébré, mais ô combien remarquable.

    En même temps anecdotique, parce qu’il se fond dans le flot des statistiques des mecs qui se la font mettre bien profond par Pôle Emploi and co, anecdotique, parce que Didier n’est pas non plus un être extraordinaire, ni particulièrement méritant. J’insiste beaucoup sur le mot méritant. Parce qu’aujourd’hui tout se passe comme si l’on devait mériter ses droits… alors que ce ne sont que des droits. Didié a cotisé pendant plus de 20 ans à l’assurance chômage. Il doit donc être dédommagé de sa perte d’emploi. Point à la ligne. Il ne s’agit pas de lui faire l’aumône d’une quelconque compensation, il s’agit de le rétablir dans son droit et cela est d’autant plus important que les conventions UNEDIC sont en train d’être renégociées, à la baisse, pour changer, c’est-à-dire en privant les travailleurs des droits qu’ils ont pourtant payés par leur travail et leurs cotisations.

    Il s’agit de dire que le droit doit cesser d’être confiscatoire comme il l’est devenu. Didier est privé de ces droits légitimes et pendant 23 ans, l’UNEDIC a bien empoché son fric sans lui faire remarquer qu’il n’aurait le droit à rien au bout.

    Ce régime permanent d’individualisation et de conditionnalités toujours plus restrictives de l’accès à nos droits doit cesser.

    Parce qu’en l’occurrence, le droit n’a pas à être injuste.

    Et ce qui arrive à Didier et à des milliers d’autres chaque mois dans ce pays est profondément injuste. On ne parle pas de mendiants, on parle de gens qui ont travaillé et cotisé et qui se retrouvent brutalement réduits à la misère. Cela doit juste cesser. Et l’exemple de Didier doit être parlant.

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  4. fredleborgne
    fredleborgne dit :

    Avant de déverser ma colère, sur, dans le désordre, les patrons, Pôle Emploi, les gouvernants, les "vautours", les "nepeutriens" publics, et sans de même encenser ce Didier si méritant pourtant, je voudrais lui faire part de ma sympathie, pour sa volonté d’exister, dans la mesure de ses moyens. Ce n’est pas de courage et de patience non plus sur lesquels je vais insister. Il n’en manque manifestement pas, ne serait-ce que pour son quotidien, bien avant ce nouveau coup du sort.
    De plus, Didier serait un casse-pieds pour son entourage. Doit-on le lui pardonner au nom d’une colère légitime ? Je ne crois pas. Tout le monde peut avoir des raisons d’être en colère, mais seuls les responsables doivent en subir les conséquences.
    Bref, peut-être que Didier serait aussi inemployable à cause de cette colère. C’est dommage, parce que derrière, pour s’imposer, il devait y avoir des compétences, compétences nécessaires pour trouver un nouveau boulot.
    Alors, je vais lui proposer et lui souhaiter beaucoup de zénitude pour aborder son problème.
    On voit encore dans ce cas qu’une catégorisation discriminatoire pour les droits n’a pas empêché une ponction au niveau des devoirs. La Loi française aime bien faire payer aux gens des services qui ne les concerne pas.
    Donc, oui, ne nous leurrons pas, le passage par le médiateur de la république, puis par les tribunaux est indispensable. Une petite médiatisation aussi, surtout que le "droit au travail" même pour les handicapés, est reconnu par les droits de l’homme. Il gagnera, d’une manière ou d’une autre, et peut-être plus vite que prévu s’il est médiatiquement correct et épaulé. (Encore un effort, Didier), la Halde est aussi là pour ça.
    Maintenant, j’ai pu personnellement constater l’inutilité de Pole-emploi pour les gens qui se bougent. A part traiter le dossier ASSEDIC en un trimestre (ce qui laisse le temps de crever de faim ou de tomber dans la spirale avec perte de crédibilité bancaire, frais supplémentaires, confiance à zéro et humiliations quotidiennes, lot de tout chômeur modeste travailleur pauvre, mais pas trop, base de notre société de plus en plus poussée vers la misère, entre impôts indirects, taxes et exploitation patronale), le pôle emploi ne sert à rien.
    C’est normal : il est payé en grande partie avec l’argent des patrons, et ceux-ci le voient comme un concurrent, qui, non seulement leur coûte, mais en plus les empêche de faire baisser encore plus les salaires, si les allocations versées sont trop importantes par rapport au nouveau niveau des salaires. Ainsi, un étudiant bac+2 en informatique touchera un smic si la chance lui sourit après ses études. En 2012, il y avait 2,5 millions de smicards. En 2013, c’était 3,2 millions… et ce serait plus si le smic augmentait encore de quelques centimes à l’heure. Et ça, c’est donc sans compter les RSA, les AAH, et les petites pensions de retraite. Quand on vous dit qu’il y a 10 millions de pauvres en France, et maintenant, encore un de plus, ça vous parle ?
    Alors, oui, c’est scandaleux. Verront nous Didier pour manifester dans la rue dans un prochain jour de colère, qui ne soit pas réservé à l’extrême droite, aux ultras cathos, aux dieudonnistes prétendument antisémites, aux bonnets rouges au service des pollueurs et concentrateurs d’animaux, aux révisionnistes… Quand les "défenseurs de la famille" se préoccuperont aussi du sort des enfants pauvres ? Oui, un défilé de 10 millions de pauvres derrière Didier sur les champs élysées… et bien, c’est pas pour demain.
    Alors, moi, je conseille à Didier de se mettre auto-entrepreneur et de vendre des produits pour handicapés par internet, mais aussi en direct. Qu’il démarche les magasins d’orthopédies avec ses produits, quasiment en leur disant crument qu’il a les mêmes prix que ses concurrents mais qu’il est plus proche de leurs clients. Il a de l’audace, qu’il en remette une couche. Il a une richesse, ce qu’il a dans la tête, même si ce n’est pas une philosophie haut de gamme.
    Qu’il l’exploite ! Il en est ainsi bien moins handicapé que d’autres, qui se croient valides. Et puisque il a une grande gueule, oui, qu’il dénonce tous ces salauds condescendants à visée électoralistes qui entubent les faibles, quels qu’ils soient, au profit de l’oligarchie. Allez Didier, gueule pour une révolution ! L’homme vaut bien mieux que Pole-emploi.

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  5. Api
    Api dit :

    Il me semble que cette situation mériterait de lancer une lettre (pétition) adressée à Mme de la santé Marisol Touraine car les difficultés d’insertion s’accentuent pour les personnes handicapées au vue que le chômage augmente et qu’il y ait plus urgent de trouver du travail aux personnes valides. De plus le précarité financière aussi puisque l’AAH pour laquelle le précédent Président avait promis une revalorisation de 25% sur 5 ans n’a pas été réévaluée à cette hauteur puisque les augmentations semestrielles n’ont été que de 2,2% (au lieu de 2,5%) soit 4,4% (au lieu de 5%) par ans. De plus pour la dernière augmentation du mois de septembre le nouveau Président n’a opéré qu’une augmentation de 1,7% au premier Septembre, soit une économie qui est passée très discrêtement. Enfin dans le cas de Didier, il faut qu’il fasse sa demande d’AAH mais il aura une réponse négative par la CAF puisqu’il a travaillé dans la dernière année. Mais en priorité il faut faire une demande de Pension d’invalidité qui prime sur cette dernière et si Didier fait ce choix (qui n’est qu’une solution de survie) il touchera 50% des salaires brut de ses dix meilleures années de travail. Pour autant il peut demander d’être classé en catégorie 2 pour avoir le droit de travail en complément à condition de ne pas le faire plus de 6 mois en touchant au total (PI + salaires) l’équivalent de son ancien salaire net. Sauf que la pension d’invalidité n’est accordée qu’après 2 ans d’arrêt maladie consécutifs. C’est donc une situation bien Ubuesque. Alors pour faire valoir des droits qui sont pourtant légitime, il semble qu’une association de personne handicapée devrait s’emparer de l’affaire et pesée pour que ce cas soit résolu au plus vite. Sans doute d’autres situations moins criantes mais toute aussi abhérrentes existent. Il faudrait aussi que toutes les personnes handicapées rejoignent ce type d’associations (ils en existent pour toutes sortes de handicap) afin qu’elles soient plus fortes en tant qu’associations citoyennes pour faire évoluer nos droits.
    Le Samedi 8 prochain la LGP appel à des rassemblements dans toute la France pour lutter contre toutes les discriminations, celles liées au handicap (handiphobie) y étant associée. J’espère que massivement les associations appelleront à cette mobilisation. Seule la lutte collective paye, il est tant que cela entre dans nos esprits à l’image de nos aînés qui pour certains ont payé de leur vie afin de nous permettre d’avoir des droits qui sont aujourd’hui remis en cause.

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  6. Leguminator
    Leguminator dit :

    salut,

    Je bosse avec des personnes qui ont des contacts avec les MDPH.

    La MDPH est censée avoir un agent détaché de Pole Emploi pour gérer les dossiers de personnes handicapées.
    Donc si ce monsieur suit le conseil qui lui a été donné, il touchera bien ses indemnités chômage, seul le lieu de traitement / suivi du dossier change.

    Ca peut paraître bête, mais c’est prévu comme ça dans les textes…

    Bon courage tout de même, ce ne sont jamais des périodes joyeuses.

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  7. had
    had dit :

    C’est typique des administrations braziliennes, même pour des situations moins graves, c’est souvent le bordel où il faut soi même trouver le règlement, l’article de loi… qu’ils sont souvent incapables de trouver eux même.

    Et même quand on les trouve, c’est le mur, donc aller en commission de conciliation, voire au tribunal.

    C’est chiant, mais il faut pas lâcher la grappe, jusqu’à obtention du résultat.

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  8. laurent [ starting blog ]
    laurent [ starting blog ] dit :

    Je ne suis pas féru de droit, mais c’est l’employeur qui est responsable du contrat de travail. Si Didier a été employé alors qu’il n’aurait pas du, c’est vers le conseil de prud’hommes qu’il doit se tourner. Même après une rupture conventionnelle de contrat ( contrat qui n’aurait pas du avoir lieu ), il devrait avoir gain de cause et toucher une indemnité, mais dans combien de temps ? Malheureusement !

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  9. smolski
    smolski dit :

    « on ne devrait plus se contenter de disposer de droits, et d’espérer que les moyens matériels en rapport avec ces droits existent, d’espérer qu’ils ne nous seront pas trop durement disputés, il faudra essayer autre chose.
    Mais pour l’instant, les citoyens continuent de croire qu’il s’agit d’une question de défense de leurs droits »
    Martin scriblerius
    http://blog.joel-smolski.com/?p=401

    @Truc : blblblblbl 😛

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  10. smolski
    smolski dit :

    Les propos 15 et 16 bien qu’avérés n’enlèvent rien de la pertinence de ce sujet ni des réactions qu’il suscite.

    Le droit d’une personne est d’évidence bafoué sous des aspects qui prétendent au caractère délictueux d’un recours à l’aide sur la base de documents et formulaires et non sur la situation réelle de l’individu qui les subit.

    Les citoyens, traités comme des criminels, finissent par accepter comme allant de soi que le rapport normal entretenu avec eux par l’Etat soit le soupçon, le fichage et le contrôle. L’axiome tacite en est : « Tout citoyen _ en tant qu’être vivant _ est un terroriste potentiel. »

    Est-ce que nous ne sommes pas en train de demander à la société de s’adapter à notre système et pas au système de s’adapter à la société ?

    Répondre
  11. hourral
    hourral dit :

    Il est affligeant de constater l’aptitude de certains commentateurs à s’emparer d’un sujet dont ils ignorent tout, à embrayer sans prendre la peine d’approfondir quelques minutes et à raconter n’importe quoi sur tout et n’importe qui.

    La solution est prévue par les textes et il y a de la jurisprudence sur le sujet.

    http://www.pole-emploi.org/communic… (cf. n°1-2-2)

    Le demandeur d’emploi a l’obligation de déclarer à Pôle emploi l’obtention d’une pension d’invalidité au titre des 2° et 3° de l’article L. 341-4 du code de la sécurité sociale, conformément à l’article R. 5411-6 du code du travail.
    Dans une telle hypothèse et, de manière générale, en cas de doute ou d’incertitude, l’autorité compétente pour la constatation de l’inaptitude est le médecin du travail ou de main-d’œuvre.
    Le directeur d’agence doit alors demander l’avis du médecin de main-d’œuvre afin de vérifier l’aptitude au travail de la personne concernée. Si le médecin constate une incapacité de travail, le maintien de l’inscription sur la liste des demandeurs d’emploi est impossible. Si la capacité de travailler est reconnue, il est possible de maintenir l’inscription de l’intéressé sur la liste des demandeurs d’emploi.
    Lorsqu’il est impossible de recourir à un médecin de main-d’œuvre, il peut être envisagé de conventionner avec des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), des praticiens hospitaliers ou encore des médecins de ville afin d’organiser le contrôle de l’aptitude des demandeurs d’emploi.
    S’il est considéré qu’il peut rester inscrit, les justificatifs relatifs à sa pension doivent lui être demandés pour analyser l’impact sur son éventuelle indemnisation (…)

    La circulaire UNEDIC du 7 juillet 2011 précise elle aussi que certains bénéficiaires d’une pension d’invalidité de 2e ou 3e catégorie peut, dans certains cas, être admise.

    Enfin la Cour de cassation a en 2005 exprimé très clairement qu’une situation d’invalidité n’est pas forcément incompatible avec l’aptitude au travail.

    Bref à l’instant t il y a peut-être au un manque d’information au niveau du Pôle Emploi mais il est trop tôt pour crier au scandale et pour affirmer qu’il y en a pour des années de procédure et de raffut. Si c’est bien la réalité de la situation qui nous est décrite, il est manifestement apte à exercer une activité professionnelle.

    Bien sûr, en cas de fin de non-recevoir persistante ce qui peut toujours arriver, il sera éventuellement temps de s’insurger mais à l’instant t il dispose des outils pour faire valoir ses droits.

    Répondre
  12. hourral
    hourral dit :

    D’autre part Agnès vous êtes vraiment limite quand vous mentionnez en gras qu’il "s’est fait virer".
    Si j’ai bien lu, c’est une rupture conventionnelle ce qui suppose qu’il était d’accord pour partir et que la procédure a fait l’objet d’un contrôle par la direction du travail.

    Répondre
  13. had
    had dit :

    Ceci dit avant de médiatiser à tort et à travers sur le web, d’envisager avec des sueurs froides une procédure judiciaire longue et coûteuse en frais d’avocat, il serait quand même plus astucieux de faire une rapide recherche sur gougueule qui donne ça :

    http://www.pole-emploi.fr/employeur

    http://www.service-public.fr/actual

    et de commencer à envoyer un courrier au médiateur, pas de la république, mais de polo employ.

    C’est par ce genre d’instance de recours que j’ai mis le nez d’un contrôleur des impôts ignare, qui me racontait n’importe quoi, dans son pipi.

    Répondre
  14. saxo
    saxo dit :

    Smolsky
    louable intervention en 17…
    C’est simplement le mot "terroriste" (en tout cas dans le cas présent) que je trouve un peu fort. "Profiteur" aurait suffit.
    Sinon, d’accord avec toi. Nous sommes dans un monde où la règle est de considérer tout citoyen comme un ennemi potentiel, jusqu’à preuve du contraire.
    Il ne s’agit malheureusement pas de l’institution face à la personne, mais de l’ensemble des personnes entre elles…

    Répondre
  15. had
    had dit :

    Dans les bureaucraties, dès qu’un cas sort du train train quotidien des affaires, c’est souvent la trouille de faire une erreur qui toucherait le budget, considérée plus grave qu’une erreur affectant celui qui est victime.

    Répondre
  16. smolski
    smolski dit :

    saxo post19
    ""terroriste" (en tout cas dans le cas présent) que je trouve un peu fort. "Profiteur" aurait suffit."
    Les états démocratiques se proposent comme la meilleure (ou la moins pire) des sécurités contre le chaos.
    Sous ce besoin sécuritaire qui les établit, les pouvoirs en place induisent en priorité la protection de leurs intérêts personnels et en dissipent la cause aux citoyens qui les subissent par la prise de contrôle unilatérale des effets que leurs revendications légitimes produisent.
    Dans un tel « Etat contrôle » les gouvernements ne veulent pas que la police maintienne l’ordre mais qu’elle gère le désordre.

    D’où l’axiome sécuritaire dans sa plénitude démocratique :
    « Tout citoyen _ en tant qu’être vivant _ est un terroriste potentiel. »
    Tchibâââ LOL

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  17. Tchak
    Tchak dit :

    Merci Leguminator, votre intervention est plus interessante que les indignations autour (toi aussi, partage ton ignorance sur les forums). Dommage qu’elle n’apparaisse pas plus visible sur cette page, parce que c’est la seule info des commentaires.

    L’AAH, c’est pas un peu plus que le RSA, c’est 790 euros, avec une prime a l’autonomie (!) de 115 si je me souviens bien par-dessus si tu es capable de louer un logement et une alloc logement ca peut depasser 1100 euros/mois, c’est mieux qu’un Smic. Mais le benefice est reserve aux personnes qui n’ont pas eu assez de revenu les deux annees precedentes, alors en effet ca ne convient pas a Didier. Ravie d’apprendre qu’il existe chez Pole des structures pour prendre en compte les personnes handicapees qui ont cotise.

    Répondre
  18. had
    had dit :

    L’ANPE estime ainsi, à propos de dispositions de l’article L. 311-5 du Code du travail relatives à la non inscription sur la liste des demandeurs d’emplois d’invalides, qu’elles ne sont pas opposables aux assurés sociaux titulaires d’une pension d’invalidité de la deuxième ou troisième catégorie qui ont conservé ou repris une activité professionnelle après la liquidation de leur pension d’invalidité.

    Ces personnes sont réputées aptes au travail et peuvent s’inscrire sur la liste des demandeurs d’emploi ; elles peuvent dès lors prétendre au versement d’une allocation d’assurance chômage si elles remplissent par ailleurs les conditions d’ouverture de ces droits. De même l’avenant n° 3 du 22 décembre 1998 au règlement annexé à la convention relative à l’assurance chômage du 1 er janvier 1997 prévoit le cumul entre une pension d’invalidité de la deuxième ou troisième catégorie et l’allocation d’assurance.

    http://www.courdecassation.fr/publi

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  19. cabes
    cabes dit :

    franchement vous me faites marrer, pourtant ya pas de quoi…

    l’on dirait une poule devant un couteau…

    Ne voyez vous pas en choisissant ce cas particulier, le tour pernicieux que prend les engagements de ce gouvernement envers le patronat?
    Seriez vous si naïf de penser que la prise en charge des gens serait si évidente face à la dérégulation générale, des services publics, du code du travail grace à l’ ANI, loi adopté en 2013 mettant une fois plus en péril les droits du travailleur.

    Agnès, je vous suggère d’arrêter de faire des constats mais de vous [nous] informer de manière plus objective et notamment en définissant la situation dans le contexte général.
    Ainsi en faisant "l’offusquée" en niant le fait que cela est plus profond, que c’est politique et que par conséquent nous y sommes pour quelque chose.
    Nous laissons filer "nos acquis" il n’y a pas de fatalité, c’est dans un rapport de force face aux patronat et face à toutes forme de discrimination y compris sociale que nous devons nous atteler car sans cela point de prises en charge qui est un des fondement de notre république [une et indivisible]

    Je vous demande de bien réfléchir au fait que la politique menée devient complètement anti-républicaine, que l’on laisse des gens sur le carreau comme des merdes mais je vous le dit nous en sommes les responsables directs de part notre fainéantise et "laisser faire" à notre place de ce qui est l’avenir de nous tous.

    Répondre
  20. had
    had dit :

    Quand je me suis retrouvé au chomdu l’assedic m’avait fait miroiter une aide au déménagement si je trouvais un emploi loin. Je suis resté un mois seulement au chomdu et quand j’ai présenté mon contrat d’embauche CDI d’un pays de l’UE, ils m’ont dit que je n’avais droit dans ce cas à aucune aide au déménagement. Par LRAR j’ai demandé sur quelle règles ils fondaient leur décision, je n’ai jamais eu de réponse…

    Ce sont vraiment des abrutis, ils préféraient me payer les allocs 2 ans plutôt que de me fournir une aide au déménagement dans un pays de l’UE qui leur revenait infiniment moins cher et pour laquelle j’avais cotisé. Ils ont un yaourt à la place du cerveau.

    Ceci dit, le patronat français est à peu près aussi idiot. Avec des tanches pareilles, l’économie française est mal barrée…

    Répondre
  21. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Oui, Pôle Emploi est devenu (volontairement, n’en doutez pas!) une monstrueuse usine à gaz kafkaïenne. Il existe des tas de dispositifs à sigles qui ont la particularité d’être imbitables et soumis à des sortes de quotas de résultats. La culture du chiffre (le culte, devrais-je dire) a totalement éliminé le chômeur et ses besoins des considérations et objectifs du bousin. Il faut rentrer dans des petites cases bien étriquées et si besoin, à coups de pied au cul. Pôle Emploi n’a pas pour vocation d’accompagner les chômeurs où que ce soit, mais bien de gérer la file d’attente en faisant bien gaffe à éliminer toute velléité protestataire : il s’agit de briser les récalcitrants, d’éliminer les insoumis et d’occuper l’armée de réserve du patronat.

    Ajoutez à cela une politique tout aussi délibérée de précarisation et de sous-formation des personnels dédiés : la plupart des agents de Pôle Emploi font de réguliers aller/retour d’un côté à l’autre des bureaux, tout en restant 100% précaires. Mal formés, ils ignorent souvent la complexité règlementaire de l’UNEDIC et répondent régulièrement à côté. Ainsi, il est courant de devoir appeler 5 ou 6 fois le numéro spécial (et payant!) de Pôle Emploi pour arriver à avoir une info fiable. Autant dire que ceux qui s’arrêtent à la première réponse sont le plus souvent floués. Il faut vraiment être très combattif pour vérifier les dires des agents et contester jusqu’à obtenir la reconnaissance de ses droits.

    Enfin, la complexité règlementaire fait que même les agents formés et bien intentionnés s’y perdent allègrement.

    Et tout cela participe à la virtualisation des droits des chômeurs. Autrement dit, on cotise tous, mais il devient de plus en plus difficile d’obtenir notre dû.

    C’est parce que cette histoire est très exemplaire de la condition des chômeurs à Pôle Emploi que j’ai voulu la raconter. Après, il suffit d’explorer la rubrique «carnet de chômage» de ce blog pour voir que ce n’est pas la première fois que je raconte des dysfonctionnements de cette administration.

    Répondre
  22. had
    had dit :

    Agnès Maillard

    Le constat brazilien que vous faites est bien fait. C’est celui que j’ai fait aussi.

    Eh oui ! Il faut être combatif et se défendre, on n’est pas chez les bisounours, internet est une aide remarquable pour ca, l’information.

    Perso, je me suis toujours gardé des marges de manœuvre pour dire merde quand on vient me faire chier grave. Ces marges, ce sont un peu d’épargne pour amortir les pertes de revenu lors d’une éviction du système, une mobilité géographique pour aller voir ailleurs. On peut appeler ça une guerre de mouvement, combat ninja. Offensive, logistique, mouvement de repli, post attaque sur plusieurs fronts. A un moment, ça devient un jeu, comme tous les sports de combat, comme dirait Bourdieu. La vie est un jeu de combat.

    La contrepartie de se réserver d’aller faire foutre, c’est une vie de juif errant…

    Répondre
  23. had
    had dit :

    Sinon, je ne pense pas qu’il s’agit d’une culture du chiffre, mais d’une inculture du chiffre. Ils sont totalement incapables de comprendre les chiffres. Il s’agit d’une culture du chef qui a toujours raison, et moi, le chef qui vient me voir en prétendant qu’il a raison parce que il est le chef, je lui mets un "coup de genou" dans les parties pour qu’il ferme son bec.

    Le rôle d’un chef ce n’est pas d’abuser de son autorité, mais d’écouter les informations et pas de rouler des mécaniques en racontant des conneries.

    Répondre
  24. had
    had dit :

    Côté patronat, j’ai du engager plusieurs dizaines de milliers d’euros en frais d’avocats pour faire valoir mes droits. J’ai gagné tous mes procès et donc récupéré ma mise plus un petit bénéfice.

    J’ai encore une affaire sur le feu, 20 000 euros de frais d’avocat engagés contre 2 multinationales dont une énorme. Ces gros connards préfèrent payer leurs merdes d’avocaillons plutôt que de me payer à l’amiable ce qu’ils me doivent selon le droit écrit. Encore une fois, le règlement amiable leur aurait couté 3 fois moins cher que de jouer la procédure.

    C’est vraiment la bagarre, et in fine je leur en met quand même plein les gencives. Ca met du temps, demande une trésorerie, mais je me les bouffe à la fin, aussi gros sont ils. Car ils sont gros, mais ils sont stupides.

    Répondre
  25. smolski
    smolski dit :

    @had

    Leurs avocaillons ne sont pas payés pour une seule affaire, donc à faire attendre ils ne perdent pas plus et peuvent même faire du benef, ne serait-ce qu’avec les intérêts de ce qu’ils doivent placée en bourse.

    Répondre
  26. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Oui, l’idée, c’est la rentabilité globale : sur 100 employés que tu spolies, combien auront le savoir, la pugnacité et les fonds nécessaires pour faire valoir leurs droits? À mon avis, très peu. Dans l’écrasante majorité des cas, tu escroques tes salariés sans en être aucunement ennuyé et tu te mets la différence dans la fouille en mode automatique. Sur les quelques grincheux qui râlent, une autre écrasante majorité va rabattre son caquet devant la seule menace des avocaillons : avec ce que tu les paies, tu sais bien qu’en moyenne, ils n’ont pas les fonds nécessaires pour tenir une procédure. Quant au dernier couillon qui part dans la bataille, même si tu sais que tu vas perdre à la fin, l’exemplarité de son chemin de croix, la longueur de la procédure et les montants engagés servent d’exemple aux autres insoumis : voyez ce qu’il vous en coutera de refuser de vous faire arnaquer par mes semblables, pouvez-vous vous permettre de tenir 2 ans à ce régime, pouvez-vous risquer votre famille, vos amis, votre énergie dans cette bataille? Parce que moi, au final, ça ne me coute rien du tout, tous vos efforts.

    C’est exactement le même principe qui est à l’œuvre dans les administrations sociales en ce moment : démarches longues et complexes qui laissent les moins éduqués sur le bas-côté, d’entrée de jeu, réponses approximatives – voire fausses – d’agents précaires et non formés qui feront accroire toute une autre masse de gens qu’ils n’ont le droit à rien, quand bien même ce n’est pas le cas, recours compliqués pour décourager les plus pugnaces et, au final, on va monter une commission d’hypocrites pour tenter de comprendre pourquoi nous avons autant de non-recours, tout en continuant à alimenter aimablement la campagne de stigmatisation permanente des pauvres types condamnés par le système à crever à petit feu avec la moitié du seuil de pauvreté !

    Répondre
  27. had
    had dit :

    Je reconnais que tout le monde n’a pas des milliers d’euros à risquer.

    Dans mon cas je les avais, je savais que les règles étaient dans mon camp et j’avais un des meilleurs avocat du domaine.

    La politique de l’ANPE est malhonnête et idiote économiquement, car l’allocation c’est ce qui permet de rebondir et donc de faire tourner l’économie et le social qui va avec. C’est une assurance et personne ne songe à remettre en cause l’assurance auto par exemple.

    Au lieu d’emmerder les gens, les pouvoirs publics feraient mieux de s’occuper des sujets économiques réels, comme par exemple les ports français, ça donnerait du boulot, ferait baisser les couts de transport et la facture écologique :

    http://www.atlantico.fr/decryptage/

    Répondre
  28. smolski
    smolski dit :

    Il suffit à Google de payer 150 000 € (une broutille pour un groupe pareil) pour ne pas avoir à respecter la loi !
    Parce que je n’ai lu nulle part que Google ait régularisé sa situation.

    CNIL :
    "La sanction pécuniaire décidée constitue le montant le plus élevé prononcé jusqu’à présent par la formation restreinte. Elle se justifie par le nombre et la gravité des manquements constatés."

    Très symbolique, le CA de Google France est de l’ordre du milliard d’euros.
    🙂

    Répondre
  29. cabes
    cabes dit :

    Assurance chômage pourquoi?
    Parce que à une époque l’on a considéré qu’une perte d’emploi pouvait être possible et qu’il était même envisageable que pour d’innombrables raisons, il y avait possibilité de pouvoir "rebondir" soit l’emploi ne correspond pas, soit la maladie, soit des circonstances économique de l’entreprise (choix stratégique mal évalué)
    Il a été ainsi déterminé que tout le monde y mettait la main à la poche par des cotisations sociales, en cela je dirai qu’il s’agit d’un salaire différé.

    Cependant l’affirmation de cotisation sociale a changée de dialectique, le patronat parle plutôt de "charges", il veut donc réduire à la partie congrue ce que lui même génère, c’est à dire aucune hésitation à utiliser le licenciement pour des raisons de profit envers ses actionnaires mais le pire est que de réductions de "charges" en réductions, le patronat emploi des gens subventionnés par l’état,c’est à dire nous;

    Voyez vous l’arnaque, avez vous vu les pleureuses du medef réclamer des baisses?

    Encore une chose concernant la justice, je dirai "privé", ces grosses transnationales qui sont d’une grande inventivité ont réussi à imposer aux états des tribunaux dit d’arbitrage, je dirai plutôt arbitraire…bref, c’est à dire que pour des raisons de "préjudices" une entreprise peut attaquer un état, voyez un exemple avec le canada attaqué;

    Voici donc ce que nous réserve le "grand marché transatlantique" US GO HOME

    Répondre
  30. had
    had dit :

    A ajouter, des litiges comme le mien se multiplient, les gens s’informent et montent de plus en plus au créneau, j’ai même réussi à améliorer fortement la jurisprudence pour ceux qui arrivent derrière. Mon avocat n’en croyait pas ses yeux quand il a lu le jugement.

    C’est une goutte par rapport au reste, mais ça avance quand même.

    Répondre
  31. herve_02
    herve_02 dit :

    @cabes

    Le droit est censé être un consensus social : "ce que la majorité accepte", lorsqu’il devient un arme d’oppression, inéluctablement, vient, depuis la nuit des temps, et viendra jusqu’à la fin du monde : la violence et le terrorisme.

    ils font leurs choix, ils auront à assumer. Aucun gouvernement à aucun moment dans l’histoire dans aucune région du monde n’a réussi à tenir longtemps contre son peuple. plus la période a été longue, plus le sang à coulé.

    Répondre
  32. hourral
    hourral dit :

    @hervé

    Pas longtemps est un terme relatif. Par exemple ceux qui sont nés en Russie en 1918 ont subi le totalitarisme durant presque toute leur existence. Et s’ils ont vécu au-delà de la chute du mur la suite ne valait guère mieux.

    Répondre
  33. had
    had dit :

    hervé

    Sans compter que la fin du bloc soviétique ne s’est pas faite par une révolte sanglante, ça a fait plouf, ni plus ni moins, comme un ballon de baudruche qui tombe par terre dégonflé.

    Répondre
  34. herve_02
    herve_02 dit :

    @hourral

    Je pensais qu’ici nous étions entre gens qui pensaient, par défaut, à un peu plus que leur simple personne.
    Bien entendu que pour un oppresseur, il a la possibilité que le "changement" ne se fasse pas pendant son "règne" et qu’il puisse profiter sans risque… ou pas.

    Demandez à Nicolae Ceaușescu ce qu’il en pense… enfin il pourra pas répondre.

    Maintenant on peut faire cela pour nos enfants ou nos petits enfants. Dans le temps long historique, le siècle est une durée "relativement" courte.

    Répondre
  35. smolski
    smolski dit :

    hourral post41
    "la réalité des générations perdues dans l’obscurité est assez déprimante"
    La réalité n’est pas demain mais maintenant.
    Rien ne sera possible aux générations suivantes sans ce que nous nous réalisons chacun aujourd’hui même.

    Désespérer de l’immédiat sur le futur, c’est nous comptabiliser comme les banques comptabilisent leurs avoirs : du vent dans des bulles insensées.
    LOL

    Répondre
  36. herve_02
    herve_02 dit :

    @hourral – 41

    Les générations futures (par nos enfants) sont notre transcendance. Nous imprimons notre marque à l’avenir par l’éducation que nous offrons, par l’exemple que nous montrons, par les désirs que nous exprimons.

    Lorsque nos enfants nous voient piller, ils considère que c’est "normal", lorsqu’ils nous voient partager aussi. A nous de choisir ce que l’on veut transmettre.

    Le choix de parents est compliqué (je sais de quoi je parle) :
    – Soit je "dresse" à être battant, combatif et peu regardant sur les moyens pour en faire un "pseudo-dominant" (faut pas rêver, la classe dominante nous est fermée)
    – Soit j’éduque à être respectueux (mais pas esclave) en sachant que les bonheurs de la vie ne résideront pas dans un confort matériel, que la carrière professionnelle n’existe pas et que le travail est un moyen pour subvenir à ses besoins et jamais une fin en soi.

    Si je ne me suis pas trompé et qu’ils vivent une vie heureuse, ils éduqueront leurs enfants comme cela et par capillarité montreront également l’exemple.

    Enfin être prêt à se battre lorsque les bornes des limites ont été dépassées ; et nous sommes sur le fil du rasoir. Je veux bien vivre sans faste, mais je ne (re)deviendrais pas un esclave payeur. S’il faut se battre pour cela, je suis prêt, même prêt à mourir s’il le faut. Mais pas en combattant mon voisin esclave comme moi.

    Répondre
  37. had
    had dit :

    Voilà que mon père est obligé d’attaquer les impôts, il se retrouve avec 2000 euros de plus à payer en raison de traficotages totalement ahurissants des services des impôts.

    Donc avocat, procédure…

    Il y a une catégorie de fonctionnaires qui sont vraiment des enfoirés de première.

    Répondre
  38. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Didier est officiellement reconnu comme chômeur.

    Il s’agissait d’une énième erreur de Pôle Emploi. En gros, avec eux, il ne faut jamais s’arrêter à la première réponse qui est souvent erronée. C’est absurde, mais c’est comme ça.

    Bonjour à tous,
    ça y est je viens enfin d’avoir, ma reconnaissance par Pole emploi. Ils ont pu enfin m’inscrire comme demandeurs d’emploi. Je pense, j’en suis même sur, que toutes les démarches qui ont été entreprise ont servi ma cause. Je remercie très sincèrement M. GUER Ainsi que le procureur, qui ont appelé directement le directeur de Pole emploi France, qui après leur avoir mis le bon texte de loi de novembre 2012 sous les yeux, s’est aperçu qu’il est possible de travailler en tant que travailleur handicapé de troisième catégorie, Et le cas échéant, pouvoir prétendre à son inscription au chômage. Et merci à tous pour vos pétitions et tous vos partages (plus de 100 000) auxquels ils n’ont pas été insensibles. N’hésitez pas à faire partager ce message afin de donner de l’espoir à toutes les personnes qui seraient ou pourraient être dans la même situation que fut la mienne. Encore merci à toutes les personnes qui n’ont soutenu et m’ont permis de ne jamais perdre espoir. Maintenant pour la première fois de ma vie, je suis en situation de chômage et j’espère que je le resterai le moins longtemps possible. Je suis donc sur le marché du travail avec le droit de travailler et j’espère que je trouverais un club qui m’accueillera avec beaucoup de plaisir Et une énorme envie de travailler avec moi. Merci à tous et surtout garder le sourire et ne perdez jamais espoir. Et désolé si je n’ai pu répondre à tout le monde tant j’avais de messages. Mais sachez, que tous vos conseils ont été d’une grande utilité. Et pour tout ceux qui m’ont demandé comment il pouvait se procurer mes livres, n’hésitez pas à me mettre des messages en privé, car pour l’instant je les vends seul, n’ayant pas d’éditeur. Encore un grand merci à tous et j’espère que maintenant les choses vont un peu mieux pour les personnes dans la même situation. Plein de bonnes choses à vous tous. Didier.

    Répondre
  39. smolski
    smolski dit :

    Pour quelqu’un dont on a reproché le mauvais caractère tu l’as plutôt bon Didier ! 🙂
    A croire que cela pourrait n’avoir été qu’un prétexte afin de t’évincer d’un poste que d’aucun jugeait trop prétentieux pour une personne aussi différente qu’eux, voire désobligeant à leur goût pour ceux dont tu avais la charge…

    Amitié, Joel

    Répondre
  40. hourral
    hourral dit :

    "Et pour tout ceux qui m’ont demandé comment il pouvait se procurer mes livres, n’hésitez pas à me mettre des messages en privé, car pour l’instant je les vends seul, n’ayant pas d’éditeur."

    Ben tiens. 🙂

    Répondre
  41. hourral
    hourral dit :

    @Smolski

    Vous sous-entendez que c’est pour cela qu’il ne trouve pas d’éditeur ? Vilain. 😛

    Sinon rapport à votre poste 51 et malgré l’affirmation du billet en caractères gras "Didier s’est fait virer", rien ne dit qu’il a été "évincé" vu qu’il s’agit d’une rupture conventionnelle qui suppose une demande de sa part ou à tout le moins son plein consentement.

    Répondre
  42. zipzap
    zipzap dit :

    Lorsque je pense à mon ex-femme qui a pu se faire reconnaitre handicapée cardiaque à 80%, qui fait du ski avec les enfant (si, si, si, si, c’est possible!!!), qui a profité de son handicap pour faire pleuré les juge pour obtenir une pension alimentaire de 1100 € (50% de mon salaire !)… Qui du coup ne cherche surtout pas le moindre emploi, bien que sa branche, la comptabilité, ne demande pas d’effort cardiaque sur-humain !…
    Quand je compare au cas ci-dessus…

    Je me dit
    1) On manque surtout de justice à tout les niveaux.

    2) Il est urgent de revoir les système d’aide social, afin que TOUS soit aidé, par les société dans son ensemble et pas par le dernier Couillon qui passe (ici l’ex-mari), que cette aide soit raisonnable pour tous, de quoi vivre pas plus.

    Répondre
  43. vieille dame
    vieille dame dit :

    Il ne saurait être question du caractère de ce chômeur : c’est une question de justice, et c’est tout ! s’il a été assez bon pour cotiser, il doit l’être pour avoir droit aux indemnités !!!!
    Écrire aux ministres concernés…
    Et si pas de réponse : attaquer, en allant jusqu’aux instances européennes.
    Inconcevable qu’en attendant on ne lui accorde pas au moins une pension de handicapé décente !!!! (ceux que je connais ont toujours touché plus que le rsa, ils touchaient environ 600 euros plus allocations logement… et aide EDF, pourquoi pas lui ?

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Depuis, l’affaire a été résolue : c’est juste la dame qui ignorait tout du système spécifique d’indemnisation des travailleurs handicapés. Au final, Didier a recouvré ses droits et ce n’est plus Pôle Emploi qui s’occupe de lui.

      Répondre
      • thierry72
        thierry72 dit :

        Bonjour,
        Même si je ne suis pas tout à fait dans son cas, je suis handicapé et pole emploi fait tout pour retarder mon inscription…(je galère depuis le 9 janvier avec 135 euros de pension d’invalidité)
        S’il existe des textes ou des jurisprudences… merci d’avance
        Cordialement
        thierry72

        Répondre
        • Agnès Maillard
          Agnès Maillard dit :

          En gros : si tu es reconnu apte par la médecine du travail quelque soit ton niveau de handicap, on ne peut pas te refuser l’inscription à Pole Emploi. Théoriquement, une invalidité de 3e catégorie signifie que tu es dépendant d’une tierce personne pour les actes simples de la vie… mais cela ne signifie pas pour autant que tu ne peux pas travailler du tout. Il y a des tas de boulots où tu n’as pas besoin de beaucoup de fonctionnalités corporelles pour pouvoir bosser correctement.
          En gros, rapproche-toi de la MDPH dont tu dépends : ils doivent avoir l’habitude de l’incompétence de Pole Emploi pour les travailleurs handicapés.
          Sinon, sur leur site, à Pole Emploi, tu as ça :

          « Qui peut s’inscrire à Pôle emploi ?
          Toute personne à la recherche d’un emploi, résidant sur le territoire national et ayant accès au marché du travail peut s’inscrire auprès de Pôle emploi si elle respecte les conditions de l’inscription, déclare sa domiciliation et fournit un des justificatifs d’identité exigé (les ressortissants étrangers relevant du régime général doivent en outre détenir un titre de séjour et de travail permettant une inscription).

          Pour s’inscrire comme demandeur d’emploi, il est nécessaire :
          – d’être à la recherche d’un emploi,
          – d’avoir accès au marché du travail (cela concerne principalement les ressortissants étrangers et les mineurs),
          – d’être apte au travail (cela concerne principalement les invalides de 2ème et 3ème catégorie),
          – de se présenter personnellement auprès de Pôle emploi,
          – de justifier de son identité,
          – de déclarer sa domiciliation (il est nécessaire de résider sur le territoire français),
          – pour les ressortissants étrangers (à l’exception des ressortissants de l’UE et assimilés, sauf les bulgares et les roumains), de détenir un titre de séjour et de travail figurant à l’article R. 5221-48 du code du travail.

          Cas particuliers :

          Les étrangers relevant du régime général non titulaires d’un titre de séjour et de travail figurant à l’article R. 5221-48 du code du travail, les mineurs de moins de 16 ans, les personnes incarcérées pour une durée supérieure à 15 jours, ainsi que les personnes invalides titulaires d’une pension d’invalidité de 2ème ou 3ème catégorie n’ayant pas été reconnues aptes au travail par la médecine de la main d’œuvre ne peuvent pas être inscrits comme demandeur d’emploi. « 

          Répondre
          • thierry72
            thierry72 dit :

            bonjour et merci de votre réponse, il semblerais (conditionnel) que l’aptitude au travail puisse être reconnu par le fait d’être titulaire d’une RQTH, mais les textes sont très contradictoires à ce sujet…
            Merci encore
            thierry72

  44. Un lanceur d'alerte
    Un lanceur d'alerte dit :

    Bonjour,

    Le texte n’est pas d’aujourd’hui, mais il n’a pas pris une ride. Pôle emploi reste toujours une machine à écraser les gens, sans foi, ni loi, qui refuse de faire son devoir d’assureur.

    Je ne suis pas handicapé, mais après 10 ans de travail, pôle emploi refuse de m’indemniser sous le prétexte que je n’avais pas de lien de subordination ! Je précise que j’étais salarié dans une association, avec un contrat et non mandataire. Mais puisque l’association était siégé chez moi, pôle emploi en a déduit que j’étais le président, le secrétaire et le trésorier ! Démontrer le contraire n’a servi a rien.

    Bref, à tous ceux qui travaillent dans une association, ne faites pas la même erreur que moi, refusez que celle-ci soit domicilié chez vous. Bien que cela soit autorisé, pôle emploi est au-dessus des lois, sous le principe de lutter contre la fraude, bâ voyons.

    Courage à tous.

    Un citoyen.

    Répondre

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