We need to talk about François

Dans la vie, le plus difficile à gérer, c’est la déception. Et la plupart des déceptions naissent de grands malentendus.

Lors de l’appel Skype de bonne année, nous parlions cinéma avec mes Américains préférés. On cherchait quels étaient les films de 2013 qui nous avaient vraiment emballés et on en avait rapidement conclu que, finalement, on avait été majoritairement plutôt déçus par ce qu’on avait vu et même, d’autant plus déçus que pour certains, nous avions nourris de grandes espérances. Après avec pris une grosse baffe avec District 9, on pensait en prendre plein la gueule avec le suivant et l’on se retrouve juste déçus par Elysium, son scénario anémique et convenu, son propos politique niveau classe de CM1, alors que ça reste un honnête actionner de SF, tout à fait satisfaisant en tant que tel. Outre Atlantique, c’était World War Z qui s’en tirait le mieux, non pas que le film soit particulièrement bon, mais c’est surtout que nos Américains avaient vu exactement le genre de spectacle qu’on leur avait vendu, ni plus, ni moins.

Encore que Gravity nous avait tous plus ou moins choppés par surprise, avec une exploitation rarement égalée des possibilités concrètes offertes par la 3D en terme de récit immersif.

Malgré George Clooney…

En fait, nous avons tout faux : le cinéma de 2014 nous décevra au moins autant que celui de 2013, tout simplement parce que nous n’avons pas très bien intégré ce que l’on nous vendait (et très cher, d’ailleurs !) réellement. On attend des œuvres radicales, des points de vue d’auteurs assumés, des récits construits au cordeau. En face, c’est l’industrie du cinéma, une machine à produire du fric sans risque et non plus à produire du rêve. Il n’y a plus que des hordes de tacherons qui sont payés pour produire du popcorn movie au kilomètre avec comme seul et unique objectif, non pas de nous distraire et encore moins de nous faire réfléchir, mais de ne froisser absolument personne sur cette planète afin de pouvoir faire un max de blé en fourguant la cam’ la plus standardisée possible, markétable et bankable à l’infini. Le cinéma grand public, c’est devenu le MacDo culturel : tu sais très exactement que tu vas y bouffer de la merde, mais tu sais aussi que tu ne seras jamais surpris. Et donc, jamais déçu.

C’est un peu comme François Hollande.

Si, si, vous allez comprendre !

Même chez ses plus ardents supporteurs, chez les archéosocialos qui ont le respect du parti et du chef chevillés au corps, on sent bien que l’heure est à la grosse, à la très grosse déception.

Vous avez entendu les vœux du président ? Avouez, rien de tel pour vous persuader aussitôt que de ce côté-là 2014 sera de nouveau une année de merde ! Étonnez-vous que le Medef soit le premier et quasiment le seul à s’empresser d’y répondre.

Décidément, ce type n’a rien compris. Il enfonce son pays en 2012 et 2013 avec un plan de reprise de chaussettes. Et il récidive en 2014 comme si de rien n’était.

Meilleurs vœux coups de pied au cul, Chronique du Yéti, 1er janvier 2014.

Oui, parce qu’il y a encore des gens qui ont du temps à perdre devant les vœux du président, des gens pour penser que la logorrhée politique, la propagande des petits matins, a encore une quelconque valeur, une quelconque utilité.

On retrouve un peu la même ambiance de franche amertume chez les camarades de la première heure, les indéfectibles piliers du PS, les irréductibles socialos de cœur et d’esprit :

Le 1er janvier 2014 va, hélas, se présenter comme un mauvais jour pour la gauche, pour notre parti, le parti socialiste et pour le gouvernement de la gauche. La TVA va augmenter de 19,6 % à 20 %. Ce, en dépit de tout ce qui a été défendu lors de la campagne présidentielle, et dans les tracts et affiche de notre parti socialiste en fin 2012. Nous proclamions alors que la hausse de la TVA serait « injuste » et une « faute économique ». Mais voilà que le gouvernement fait, hélas, maintenant, le contraire.

Le bilan social de l’année 2013 n’était déjà pas fameux.

Gérard Filoche, 28 décembre 2013

C’est acide comme une régurgitation de Coca-Cola un soir de réveillon.

Personnellement, François Hollande ne m’a pas du tout déçue. Pas un poil, rien, nada. Ce type est parfait de bout en bout. Il fait très exactement ce qu’attendaient de lui ceux qui l’on réellement mis au pouvoir… c’est-à-dire aucun de ces cons de cochons d’électeurs que nous sommes !

Franchement, comment être surpris par le blairisme revendiqué de l’ex de la nana qui a déclaré à l’issue d’une campagne présidentielle perdue qu’elle avait défendu des tas de trucs auxquels elle ne croyait pas un instant, comme l’augmentation du SMIC ? Parce que Ségolène Royale, ce n’était pas pendant la campagne qu’il fallait l’écouter, c’était juste après qu’elle ait été battue, au moment où, amère et déçue, elle s’était laissé aller à dire ce qu’il convient de ne jamais dévoiler en politique.

Ceux qui sont actuellement déçus par François Hollande sont surtout ceux qui pensaient que ce mec était de gauche ou même simplement socialiste. Il leur aurait pourtant fallu connaitre un peu le gus pour savoir que si Hollande est au PS, c’est uniquement parce que tous les arrivistes de sa génération ne pouvaient pas tous rallier l’UMP et qu’il en fallait bien quelques-uns qui se dévouent pour nous jouer encore un peu la comédie de l’alternance politique.

« Finis les rêves, enterrées les illusions, évanouies les chimères. Le réel envahit tout. Les comptes doivent forcément être équilibrés, les prélèvements obligatoires abaissés, les effectifs de la police renforcés, la Défense nationale préservée, les entreprises modernisées, l’initiative libérée. »

C’est beau comme du Sarko, mais non, c’est du Hollande!

Et pas du Hollande de la dernière crise, non, du Hollande de 1985, dans un petit pensum cooécrit avec quatre copains de promo, un concentré de pensée 100 % libérale et cynique.

Les auteurs de La Gauche bouge assument le tournant néolibéral masqué sous le thème de la « rigueur » : « En réhabilitant, non sans opportunité, l’entreprise et la réussite, la gauche, avec l’ardeur du néophyte, retrouve des accents que la droite n’osait plus prononcer, depuis des lustres, de peur d’être ridicule. Mais prenons garde d’en faire trop : pour faire oublier nos frasques égalitaristes, ne gommons pas notre vocation sociale. » Et le cynisme continue : « Ce n’est pas par calcul ou par malignité que la gauche a accepté de laisser fermer les entreprises ou d’entamer le pouvoir d’achat des Français. C’est par lucidité. Refuser ces évolutions et c’en aurait été fait de la perspective d’une gestion régulière du pays par la gauche. » Finis les idéaux politiques, bienvenue à l’expertise et à la gestion avec les postes et les positions de pouvoir liés à une alternance entre la droite et la gauche en harmonie avec le néolibéralisme anglo-saxon, ses « démocrates » et ses « républicains » aux États-Unis, ses « travaillistes » et ses « conservateurs » au Royaume-Uni. « Depuis 1981, une redistribution des cartes s’opère sous nos yeux. Elle traduit l’aspiration croissante des Français à refuser les alternances brutales, et à voir se dégager entre deux grands projets de société, l’un conservateur, l’autre réformiste, les compromis nécessaires sur la gestion de l’économie comme du système de protection sociale, sur la construction européenne comme sur les grands axes de la politique internationale […]. Face à un Parti communiste qui se durcit et se marginalise dans une opposition radicale à la social-démocratie, le Parti socialiste retrouve les marges de manœuvre nécessaires pour s’affirmer comme le pôle essentiel de rassemblement des réformistes et des modernistes. » L’alternance doit désormais apparaître naturelle, normale et durable. « Il n’y a donc plus pour les socialistes de perspective concevable d’union avec le Parti communiste français note. » C’est tout naturellement que le club des cinq se revendique « libéral de gauche ».

Hollande 2014 joue l’étonné que la rigueur joue les prolongations ? Hollande 1985 devait chercher le prétexte pour appliquer de force la seule politique économique possible à ses yeux : la rigueur.

L’histoire bégaie. Les spéculateurs ont mis en péril la finance mondiale. Les travailleurs devront payer les pots cassés. La part des profits passe de 28 à 37 % dans le partage de la valeur ajoutée entre 1982 et 1989. Après Thatcher, ils ont eu Blair. Après Sarkozy, nous avons Hollande. Il va falloir que l’histoire parle clair.

François Hollande est, semble-t-il, conscient du préjudice que lui causerait la révélation de sa coopération à cette profession de foi néolibérale puisqu’il ne mentionne pas l’ouvrage La Gauche bouge parmi ses œuvres dans sa notice du Who’s Who de 2013.

Le tournant néolibéral du Parti socialiste en 1983 est ainsi confirmé par cet ouvrage particulièrement important à lire puisque François Hollande s’est fait élire président de la République en annonçant de faux combats contre les riches et contre la finance soi-disant sans visage. Il fallait en finir avec le « président des riches », et nous avons voté au second tour pour François Hollande, il est vrai sans beaucoup d’illusions. Mais nous avons été déçus objectivement tant le bilan est alourdi, avec la montée des licenciements boursiers, et aussi subjectivement, avec la perte de tout espoir et de tout crédit en la parole politique des socialistes.

La violence des riches, Michel Pinçon & Monique Pinçon-Charlot, éditions Zones, septembre 2013.

François Hollande n’est pas sorti des urnes en 2012 par hasard, mais parce que ces copains les riches, les affairistes, les accapareurs de tous poils savaient que la pseudo-crise et Sarko avaient bien balisé le terrain pour pouvoir mettre la gomme sur la grande purge économique. Cette politique propagandaire qui consiste à appeler rigueur ce qui n’est jamais que la continuité et le durcissement du plus grand holdup de tous les temps, celui qui consiste à faire croire au populo que non seulement, c’est le merdier, mais qu’en plus, c’est entièrement de sa faute et que la seule solution, c’est de l’enfoncer chaque jour un peu plus dans la merde.

C’est tout.

Ce n’est que ça.

La justification idéologique de l’appauvrissement à marche forcée du plus grand nombre. Servi par le gars dont la posture politique lui permet d’aller plus loin et plus fort que n’aurait jamais pu le rêver la droite dure et le patronat réunis.

Forcément, de ce point de vue, je ne risquais pas d’être déçue, non ?

98 réponses
  1. Merome
    Merome dit :

    Un petit bémol sur cette phrase :

    "Il fait très exactement ce qu’attendaient de lui ceux qui l’on réellement mis au pouvoir… c’est-à-dire aucun de ces cons de cochons d’électeurs que nous sommes !"

    C’est oublier que l’élection est un mécanisme où l’électeur n’est que la caution démocratique du système. Je ne considère donc pas l’électeur comme responsable de cette élection, vu qu’à la fin c’est le volume de passages télé qui détermine le gagnant : http://merome.net/blog/index.php?po

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  2. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Oui, Merome, c’est bien ce que je dis : ce ne sont pas les électeurs qui l’ont porté au pouvoir. Les élections, c’est le prétexte, le blanc-seing, où tout est joué bien avant qu’on entre en scène, puisque nous n’avons jamais le choix qu’entre les acteurs qui déclament du discours de droite et ceux qui régurgitent du discours de gauche, le tout étant fondamentalement identique, parce que pensant la même chose, servant les mêmes intérêts, ayant les mêmes copains, les mêmes trajectoires, les mêmes ambitions, etc.

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  3. Sitting Bull
    Sitting Bull dit :

    La messe est dite dans "Devoirs de vérité" (François Hollande 2006). Bouquin que je n’ai pas lu à l’époque parce que la prose de Hollande…
    F. Hollande avait déjà admis la convergence entre socialistes et droite libérale en matière de politique économique, financière, monétaire, commerciale, industrielle, européenne:
    "C’est François Mitterrand- avec Pierre Bérégovoy -qui a déréglementé l’économie française et l’a largement ouverte à toutes les formes de concurrence. C’est Jacques Delors qui a été, à Paris comme à Bruxelles, l’un des bâtisseurs de l’Europe monétaire avec les évolutions politiques qu’elle impliquait sur le plan des politiques macroéconomiques. C’est Lionel Jospin qui a engagé les regroupements industriels les plus innovant, quitte à ouvrir le capital d’entreprises publiques. Ce qu lui fut reproché. Cessons donc de revêtir des oripeaux idéologiques qui ne trompent personnes."

    Le Monde Diplomatique, janvier 2014.

    Sur ce, fais pour le mieux cette année!

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  4. ti suisse
    ti suisse dit :

    n’ayant ni appétence pour la neurasthénie ni compétence en nostalgie, j’ose dire: c’est reparti comme en 14..
    Bonne Année Agnès et tous les camarades

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  5. smolski
    smolski dit :

    Reprocher à un homme ce que tout un système bâti c’est se renvoyer la balle dans l’pied.

    Pour modifier le système, il faut des bâtisseurs de système que nous devons créer, un par un et non dans l’espérance qu’il y en ait un, un jour, qui s’y prétende de lui-même.
    Et pour créer ces bâtisseurs, il faut revoir les fondements des enseignements que nous prodiguons.

    Nous et non pas les institutions actuelles.

    Le véritable enseignement de la démocratie, ce n’est pas d’instiller le patriotisme ni de faire apprendre par cœur les idéaux de la démocratie. Nous savons tous que les élèves n’apprennent pas de cette manière. Le véritable apprentissage a lieu lorsque les élèves sont invités à découvrir par eux-mêmes la nature de la démocratie et son fonctionnement.
    Le meilleur moyen de découvrir le fonctionnement d’une démocratie, c’est de le pratiquer. Mais les écoles ne le font pas. Une bonne manière de mesurer le fonctionnement de la démocratie dans les écoles, et plus généralement dans la société, c’est de se demander jusqu’à quel point la théorie coïncide avec la réalité; mais nous savons que, dans les écoles comme dans la société, il y a un gouffre entre les deux.

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  6. Un partageux
    Un partageux dit :

    Au cinéma je n’ai rien vu de bien intéressant. Et j’ai pourtant un vu film enthousiasmant hors circuit cinéma.

    "Ne vivons plus comme des esclaves" est un film militant, sur la Grèce d’aujourd’hui, fait avec des bouts de ficelles. Avant le film Yannis Youlountas nous précise qu’il n’a jamais fait de cinéma et que le film a été tourné entièrement avec un appareil photo ! Avec ces préalables, et pour rester gentil, tu ne t’attends pas à voir autre chose qu’un objet réservé aux convaincus. Eh bien non !

    "Ne vivons plus comme des esclaves" est un film qui, sur la forme, est tout à fait étonnant. Une réussite remarquable ! Une inventivité pas vue depuis des lunes. Une construction impeccable. Des procédés de fabrication audacieux comme ces cartons avec du texte que l’on avait oublié depuis la fin du cinéma muet. Une musicalité très agréable.

    Et pour le fond, une pêche extraordinaire dans un pays ravagé. Une bouffée d’optimisme avec toutes ces initiatives collectives pour se démerder en dehors d’un système pourri jusqu’à l’os.

    "Ne vivons plus comme des esclaves" est visible gratuitement sur internet mais c’est mieux de le voir en salle sur un écran de bonne taille pour ne pas en rater les détails. Il est diffusé largement et connait un énorme succès. Conçu par un franco-grec pour les seuls Français, il a fait un tabac en Grèce et il est déjà traduit en 16 langues !

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  7. amemar
    amemar dit :

    Bonjour,
    Les américains ont depuis longtemps une politique nommée "Young Leaders" qui consiste à repérer et soutenir des individus dont les origines sociales, les opinions politiques et, parfois, le charisme, peuvent laisser espérer qu’un jour, s’ils sont bien financés, ils parviendront aux postes suprêmes et servirons à ce moment là les intérêts des U.S.A. Nous ne nous en sommes peut être pas rendus compte avant aujourd’hui, mais il semble que les américains et les multinationales qu’ils défendent, ont fait la même chose pour les "démocraties" européennes. Depuis les années 1960, ils ont certainement repéré les "présidentiables" possibles et les ont mis au pouvoir. A bien y regarder, Sarkosi en est le meilleur exemple : issu d’une riche famille ruinée par les communistes, il ne pouvait que basculer dans le clan américain. Pour Hollande, c’est plus compliqué. Il a dû être approché et mis "en réserve" au cas ou le prétendant principal DSK, ne se montrerait pas aussi docile que prévu. C’est exactement ce qui s’est passé. Malgré tous les travers de DSK, il n’en a jamais été question dans le grand public. Sarko l’a "fait nommer" au FMI pour se débarrasser d’un concurrent. Les "ricains" n’ont pas dû aimer un truc ou un projet qu’il leur a présenté et du coup : problème de mœurs, une façon d’attaquer sous la ceinture tout à fait dans les façons de "nos amis" d’outre-Atlantique !
    En 1973, les Chiliens se sont vus privés de l’homme qu’ils avaient élu, parce qu’il n’avait pas l’aval des américains. Aujourd’hui c’est notre tour. Les élections ne servent plus qu’à faire croire aux peuples que l’on prend leur avis en compte, mais en réalité tout est joué au moment du choix des candidats par on ne sait quelle entité "secrète". Et parler de complot n’est même pas nécessaire : tout le monde sait aujourd’hui que les intérêts d’un petit nombre est la trame du sort réservé à tous les humains. Je me souviens d’avoir vu dans une émission, il y a quelques année, un reportage sur Patty Hearst (veuillez me pardonner les erreurs d’orthographe) lors de son enlèvement. Un enregistrement avait été réalisé d’un appel téléphonique dans lequel, atteinte semble t-il du syndrome de Stockholm, elle déclarait que si on laissait faire les multinationales, elles ruineraient la planète et prendraient le pouvoir partout. Je ne suis jamais parvenue à retrouver cet enregistrement et c’est bien dommage parce que quelques soient les motivations qui l’on amenée, elle, une fille de milliardaire, à tenir ce genre de propos, ils montrent néanmoins que certains groupuscules, dont on peut et doit par ailleurs dénoncer les méthodes violentes, avaient bien compris que les puissances de l’argent nous mèneraient à la catastrophe. Il semblerait que nous n’en sommes pas loin.

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  8. Krève Général
    Krève Général dit :

    Hé bien nous y voilà : le dernier espoir du peuple ? Une victoire tellement massive du FN aux deux élections à venir que le PS tout entier se barre à Londres ou en batavie.

    Bah oui, quand on a ni argent, ni travail ni pension, osef.

    Après, c’est vous qui voyez.

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  9. amemar
    amemar dit :

    @ Krève Général. Vous croyez quoi ? Si le FN parvient au pouvoir c’est parce que le monde de l’industrie et de l’argent le laissera faire. Revoyez l’histoire de la prise de pouvoir de Mussolini et d’Hitler. Et il le fera si c’est dans son intérêt, ni plus ni moins. La démocratie, la liberté et autres "balivernes" c’est du discours pour les pauvres. Pour les faire patienter. Une fois que le pot aux roses est découvert, il n’y a plus à se gêner et on peut laisser de côté les complexes et la morale. Je crains fort qu’on en soit là aujourd’hui. La seule solution, peut être, c’est que les peuples se soulèvent massivement et pacifiquement car à la moindre violence, on cherchera un homme providentiel pour remettre de l’ordre, un homme du genre Mussolini, Hitler, Franco, Pinochet etc… Je suis sure qu’il y en a, qui attendent leur heure. Néanmoins, je me faisais une réflexion. En Suisse, où il se pratique une démocratie directe, les choses ne vont pas mieux. La Suisse n’apparaît pas, que je sache, comme un paradis socialiste dans lequel le peuple est mieux traité qu’ailleurs ! Alors, où est le problème ? Les peuples ne comprennent pas où est leur intérêt et réagissent comme dans une meute de loups où tous s’aplatissent devant le chef dans l’espoir de ramasser quelques miettes du festin ? Pathétique !!!

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  10. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Gérard Filoche revient aussi sur les bons vœux de François :

    Les prétendues charges cela fait 25 ans que le patronat réclame qu’elles baissent. Et entre temps le patronat de la finance l’a emporté sur le patronat de l’industrie

    Et cela fait 25 ans que le chômage augmente, excepté sous le gouvernement Jospin lors des 35 h.

    Depuis 25 ans, les salaires ont perdu autour de 10 points par rapport aux profits. Les marges des entreprises ne sont plus de 5 % mais autour de 15 % : la finance exige ce taux de rentabilité coute que coute, au détriment de l’emploi, en se moquant bien de la productivité ou autre compétitivité si elles ne rapportent pas assez !

    Les 65 milliards d’aides publiques, (exonérations, emplois aidés, dégrèvements, subventions de toutes sortes…) font du patronat la catégorie de la population la plus assistée, eux qui se réclament de la « libre entreprise » sont les rois de la mendicité, de la quémande, de la sébile tendue auprès de l’état…

    Pour info, Gérard Filoche est toujours détenu en otage par le Parti Socialiste…

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  11. Un partageux
    Un partageux dit :

    @ Krève général

    Le FN propose une taxe de 3% sur les importations pour "relancer l’industrie française". De quoi mourir de rire…

    En 1989 la taxe d’importation sur les produits agricoles et assimilés importés de Hongrie était de… 17% et des bricoles. Elle était de plus de 30% sur les produits industriels.

    On voit à quel point le FN veut tout changer !

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  12. wuwei
    wuwei dit :

    Dans cette vidéo, vers la 3ème minute, Bourdieu parle de Hollande et surtout de Royal. C’est assez édifiant.
    http://www.youtube.com/watch?v=u591
    Mais même sans son intervention ne se sont laissés bernés par eux que celles et ceux qui l’on bien voulu tant il est visible que leur génome politique est de droite.

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  13. tschok
    tschok dit :

    Bonsoir Agnès (et au passage bonne année)

    Sur votre com 12: en fait, la question de la répartition de la valeur ajoutée entre capital et travail est TRES technique.

    Déjà, faut se mettre d’accord sur les indicateurs. Vous parlez par exemple des "marges des entreprises" qui sont passées de 5% à 15%. Mais si on parle du taux de marge tel qu’on l’entend habituellement (rapport entre l’excédent brut d’exploitation et la valeur ajoutée) on est plutôt au-dessus de 25% et à moins de 30%, orienté à la baisse actuellement.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_d

    En France, ce taux de marge est qualifié de globalement faible et en dégradation: il ne permet pas aux entreprises de financer correctement l’investissement tout en payant leurs charges et en rémunérant leurs actionnaires.

    J’en conclus que vous parlez d’autre chose: le rapport entre le chiffre d’affaires HT et le résultat net, donc de la marge bénéficiaire nette:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Marge_

    Ce dernier indicateur se situe à des niveaux très différents suivant le secteur: 1% ou 2% dans la grande distri, 5% dans l’industrie, 15% dans l’édition logiciel, etc. J’ignore où Gérard Filoche a pris ses chiffres, mais sur cet indicateur là, il n’y a pas eu de révolution au niveau global dans l’économie française dernièrement.

    Exemple: Auchan a fait environ 47 Mds€ de CA HT en 2012 pour un résultat net de 656 millions d’euros. Faites le calcul, c’est pas brillant…

    A l’autre bout du spectre, si on prend Dassault Systèmes, entreprise réputée pour se goinfrer de confortables marges opérationnelles à plus de 30%, on a un CA 2012 de 2 Mds€ pour un bénéfice net de 335 millions d’euros, soit une marge nette de 17%, le tout sur un marché du logiciel qualifié de prospère, affichant une croissance annuelle à 2 chiffres (10% en Europe). Rien de si indécent que ça, compte tenu du secteur, considéré comme très profitable.

    Ensuite, il y a un machin, le ROE (return on equity) qui est un indicateur à finalité financière et qu’on peut doper en triturant la compta:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Rentab

    Celui-là, il a fait des bonds dans les années folles, mais aujourd’hui on considère (sauf chez les fous) qu’un ROE à 15% est la plupart du temps une fumisterie.

    Une fois qu’on est d’accord sur les indicateurs, faut attendre que les économistes aient fini de s’engueuler entre eux: certains pensent que le partage de la VA est resté stable depuis un siècle, d’autres, au contraire, pensent qu’il a évolué au détriment des salaires. Classique.

    Moi, j’y connais rien. Et en plus, je suis rapidement largué quand ils se mettent à parler compliqué: l’économie, c’est une autre langue. Et il y a plein de chiffres dedans!

    Alors, je vous dis pas que vous avez tort de dire ce que vous dites. Je vous dis simplement que la question est controversée et qu’il ne faut peut-être pas jeter le bébé avec l’eau du bain tant que le truc a pas été bien réfléchi.

    Et surtout, faut garder un truc à l’esprit: il y a les entreprises du CAC 40 et puis… il y a les autres. C’est pas le même monde.

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  14. tschok
    tschok dit :

    Une source de gauche sur la question:

    http://www.liberation.fr/economie/2

    Quand on reprend la phrase "Depuis 25 ans, les salaires ont perdu autour de 10 points par rapport aux profits" dans le com 12 et qu’on corrèle avec l’article, on constate que ce chiffre 10 (points de ceci ou cela, ça dépend) fait parti d’un discours construit.

    Et ancien, l’article date de 2009.

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  15. Lou
    Lou dit :

    Médor

    Hollande, ce sont les socialos qui en parlent le mieux.

    Extraits d’une interview de Claude Allègre à France Soir en mars 2012 :
    (…) L’une des caractéristiques de François Hollande – homme très intelligent par ailleurs – c’est, en effet, de considérer que le mensonge est une pratique normale en politique. (…) Aucune promesse venant de lui ne peut être prise au sérieux. (…) Leitmotiv de Moscovici, Aubry, Fabius, DSK sur Hollande : « Il est intelligent, mais c’est un pur manoeuvrier ».
    Interview complète sur le site de France Soir
    http://www.francesoir.fr/actualite/
    (N.B. je ne porte pas Allègre ds mon cœur, je cite juste ses propos)

    Suffit de voir les surnoms dont les socialos l’affublent : « Flamby », « Fraise des bois », « Monsieur Petites Blagues »…

    On pourrait rajouter un surnom : Médor.
    Hollande se couche devant tout le monde. Il s’est couché devant Merkel (TSCG), devant Obama (survol de la France par l’avion du président bolivien), devant les « Bonnets Rouges », devant Leonarda, devant « Les Pigeons », Vous imaginez ça ? Un Président de la République Française qui se couche devant un groupe Facebook !!! Mdr
    Couché, Médor !
    Au pied, Médor !

    Lou

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  16. herve_02
    herve_02 dit :

    moi je suis pas intelligent, mais je pense qu’ils sont tous en train de construire une poudrière.

    il peut en sortir rien
    Il peut en sortir des gens qui s’immolent, seuls devant un pôle emploi
    il peut en sortir des gens qui se font sauter au milieu d’un marché du 16ème
    il peut en sortir des gens qui tirent à moto sur des patrons du cac40
    Il peut en sortir des gens qui tirent sur les présidents.

    Maintenant, dans tous les cas, je ne serais pas concerné, mais eux ?

    ont-ils bien conscience du risque ? pensent-il qu’avec leur espionnage digne d’un orwell, il arriveront à arrêter toutes les menaces lorsque c’est 75% de la population qui est impactée ?

    Ce sont juste des malades mentaux (cliniquement je veux dire) et si un jour un mec les trucide lors d’un discours ou d’un meeting politique ou lors d’une sortie sur le terrain, je ne viendrais pas pleurer sur leur sort : lorsque l’on sème avec régularité et obstination de la misère, il ne pousse que désolation, désespérance, et acte désespérés.

    Souvenez vous de la brève interview de Rouilland, prisonnier politique en france.

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  17. H2
    H2 dit :

    Bon…oui, maintenant que nous avons compris que la finance n’avait pas un visage mais deux :

    Le visage de "Sarkozy -le -petit " (UMP) et celui de "Hollande- la -poire"( Parti Solférinien ) , il serait peut-être temps enfin de se réveiller pour de bon ( ! ) afin de ne pas retomber en esclavage.

    Haut les cœurs! Le temps de la recomposition politique a sonné ! Le Parti Solférinien est mort de chez mort.

    Révoltons-nous tous azimut !

    Peuple de France, inventif, fier, bigarré et métissé, lève toi et prend le pouvoir ! Chassons les escrocs de notre république ! Chassons les oligarques qui squattent la république française, finissons-en avec les technocrates qui nous volent la décision politique, qui formatent la démocratie et la rendent caduque !

    A bas la V° et vive la VI ° république, sociale, citoyenne et démocratique !

    Répondre
  18. Jean Jacques
    Jean Jacques dit :

    Le cinéma est une industrie. Il l’a toujours été. Il "n’a de raison d’être que dans la mesure où il s’adresse à un large public" (J. Mitry). Et en même temps l’art, au cinéma, est une chose extrêmement rare. De tous temps il en a été ainsi. Je ne partage pas ce genre de discours "le cinéma de 2014 nous décevra au moins autant que celui de 2013". J’y vois une forme de paresse de l’âme, et un affreux manque de respect pour les artistes et les créateurs qui ont assez de difficultés déjà à survivre. Dans le flot idéologique et abêtissant, chercher les pépites est un devoir d’humanité …
    Rien que sur 2013, comment n’avoir pas vu "Inside Llewyn Davis" ou encore "L’inconnu du lac",
    Quant au PS, il faut encore un Monsieur Filoche, glorieux thuriféraire de son parti, pour continuer inlassablement à asséner parfois quelques analyses intéressantes, et soutenir dans le même temps l’insoutenable. Si ce n’était risquer froisser Monsieur de La Boétie, je m’attends toujours à le voir publier un nouveau chapitre du Traité de la servitude volontaire. Honneur toujours, cela dit, à son combat de syndical.

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  19. Sombre Hermano
    Sombre Hermano dit :

    Mouais, 2013 fut l’année des grandes désillusions. Que nous réserve 2014 ? Je balance entre le nihilisme d’amemar et l’enthousiasme de Un Partageux. Comme je rejoins complètement Smolski dans son propos lorsqu’il nous dit que "Pour modifier le système, il faut des bâtisseurs de système que nous devons créer, un par un et non dans l’espérance qu’il y en ait un, un jour, qui s’y prétende de lui-même.
    Et pour créer ces bâtisseurs, il faut revoir les fondements des enseignements que nous prodiguons. Nous et non pas les institutions actuelles".
    Toutefois, à mon niveau je me demande encore quoi faire pour changer notre société. Je peux aller à des manifs, soutenir médiatiquement et/ou financièrement telle ou telle cause. Mais je vois bien avec le temps que tout cela participe du ronronnement généralisé et du cynisme apathique promu au rang de vertu pour survivre dans ce grand bordel.
    J’ai cru au côté subversif du web2.0 où chacun pourrait se retrouver dans des projets fédérateurs. Il fut même question de créer un groupe de discussion pour faire émerger une assemblée constituante qui aurait redéfini les règles du jeu démocratique. Car, nous l’avons vu en 2012, ces élections pestilentielles aux relents de caniveau ont entériné le fait que dans le grand casino de la 5ème république, rien n’allait plus, mais alors plus du tout. Dire que j’ai même failli voter Hollande au 1er tour pour éviter un bis repetita de 2002. Ce qu’on peut être bête tout de même. Et l’enthousiasme suscité par la défaite de la droite est très vite retombé. les électeurs ne valant pas mieux en fait que des suporters d’un club de foot, les gagnants tout à leur joie de fêter leur victoire pendant que les perdants accusaient les premiers d’avoir triché (ou que l’arbitre était vendu). J’ai juré mais un peu tard qu’on ne m’y prendrait plus mais aujourd’hui, que faire ? Je pense qu’en premier il nous faudra utiliser l’abstention comme mode de protestation puisque le vote n’est toujours pas reconnu
    http://www.lemonde.fr/politique/art
    Mais après ? Moi tout seul je n’ai pas la prétention de pouvoir trouver LE système parfait pour régir le genre humain. je continuerai, ça c’est sûr, mes petites actions au quotidien surtout en faveur de la cause environnementale (j’aurais pu dire "écologique", mais le concept est tellement galvaudé). Je continuerai à m’instruire (même si je deviens vieux) donc à fréquenter bibliothèques et Internet, à regarder des documentaires tout ça avec un œil critique. Maintenant il est vrai que mes moyens de diffusion sont limités car je suis un ex-enseignant à la retraite. Il y a un an, je penser militer au Front de Gauche localement. Apparemment, de ce côté-là aussi, c’est la débandade. Donc je resterai pour mes proches et je m’occuperai de mon jardin. Quant aux hommes d’état et d’appareils, j’éviterai soigneusement de me servir de leurs dépouilles pour fabriquer du compost.

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  20. Elle est là
    Elle est là dit :

    Et à part blablater et refaire le monde sur le net , vous faites quoi dans la réalité de la vie, pour essayer de changer quelque chose ?

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  21. smolski
    smolski dit :

    Elle est là post27
    "Et à part blablater et refaire le monde sur le net , vous faites quoi dans la réalité de la vie, pour essayer de changer quelque chose ?"

    Ce qui change dans le monde d’aujourd’hui sur celui d’hier, c’est le pouvoir de partager nos infos et nos idées propres plus facilement et de manière plus étendue que jamais.
    On blablatte certes, c’est aussi le premier pavé qui se lance et qui rebondi, rebondi, rebondi… des millions de fois auprès de chacun avant que de trouver pour s’en saisir à savoir sur « qui que quoi » le lancer pour que cela change réellement et durablement cette fois.

    L’échange de coups, de balles, de lames, l’aparatchiki intellographe… tous se dissolvent par ces innombrables et joyeux partages d’opinions, de faits, de raisons, de folies qui s’engagent en continu de partout aujourd’hui.
    Mais bon sang, regardez le présent, maintenant, là, au lieu de vous complaire dans le passé disparu et devant l’avenir qui n’est pour toujours qu’un gouffre d’inattendus.

    Que faire ?
    Blablate ta vie, tes pensées, tes idées, tes entreprises, partage ce que tu es au lieu de prendre vainement en cible directe tous ceux qui n’existent même pas eux-mêmes sans notre attention à leur égard.
    De tout cela viendra la réalité pour tous et l’action à entreprendre pour chacun et non plus en troupeau bêlant satisfactions et rancœurs infinies sur la morne plaine.

    C’est ainsi que je suis pour la participation aux votes parce qu’ils nous dessinent en tant que peuple opprimé indépendant de tous ceux qui manipulent cette expression populaire jusqu’à la faire disparaître dans sa raison.
    A mon sens, quoiqu’il en soit des manipulateurs, la raison du vote est notre union de peuple opprimé parmis les autres peuples opprimés dont beaucoup n’ont pas de question sur le vote à se poser parce que, terriblement, il n’y a pas de vote à accepter ou refuser pour eux.

    J’imagine très bien que le monde se passera tôt ou tard du vote parce qu’il n’aura rien de réel à définir socialement.
    Mais pour l’heure, l’objectif du vote peut être défini en tant que fédérateur des opprimés, alors je m’y tiens.

    Pas plus et pas moins que ça pour aller voter. mais aussi pour continuer à agir par nous-mêmes, chacun, ailleurs, à notre façon, en nous reconnaissant davantage les uns avec les autres dans le partage de nos propos et des informations solidaires plutôt que par le résultat d’un vote illusoire de toute façon, qu’on s’en mêle ou pas.

    Répondre
  22. smolski
    smolski dit :

    amemar post31
    "la plupart de nos concitoyens ne veulent pas que ça change. Ils veulent juste que ça continue comme avant, quand ça allait bien pour eux."
    +1 🙂

    « Est-ce que nous ne sommes pas en train de demander à la société de s’adapter à notre système et pas au système de s’adapter à la société ?
    Nous avons laissé dériver de moins en moins de citoyennetés et de plus en plus de consommations et nos concitoyens sont devenus aujourd’hui de simples consommateurs de la république.
    […]
    L’espérance libérale a chuté avec la chute de leymans & brother.
    L’espérance communiste a disparu avec la chute du mur de berlin.
    Les espérances politiques d’aujourd’hui c’est une espèce d’hypocrisie dans l’offre politique qui fait qu’on met des gens qui ne partagent pas du tout les mêmes convictions mais qui s’unissent juste pour conquérir le pouvoir. »

    Jean Paul Delevoye
    Président du conseil économique et social
    Médiateur de la république

    Répondre
  23. amemar
    amemar dit :

    @ Sombre Hermano. Je suis étonnée de me voir taxée de nihilisme ! Si c’est ce sentiment qui émane de mon commentaire, c’est involontaire. Ma position, dans la réalité, est proche de la vôtre. Après avoir beaucoup battu le pavé (toutes les manifs contre la "réforme" des retraites à mon actif, quand même !!!), écris, réfléchis etc… j’ai compris que la plupart de nos concitoyens ne veulent pas que ça change. Ils veulent juste que ça continue comme avant, quand ça allait bien pour eux. Ce qu’ils veulent c’est que le prix de leur maison et/ou appartement continue de monter, si possible, que leur salaire et/ou pension leur soient versés et que leurs enfants s’en sortent, voilà ce qu’ils veulent si j’en crois ce que j’entends autour de moi. Si cela ne va pas comme ils le souhaitent, on leur trouve un "bouc émissaire" et tous les aigris de s’emparer de cet os à ronger pour éviter de se remettre en cause. Mais ils ne sont qu’à moitié à blâmer, car c’est ainsi qu’ils ont été formatés. Au-delà de ça, il y a aussi plein de gens qui ont bien compris que la croissance, le gaspillage, le chacun pour soi c’était fini et qu’il faut revoir notre façon de vivre, pas forcément moins bien mais autrement. Ce que j’ai voulu expliquer dans mon commentaire "nihiliste", c’est que nous ne pouvons pas compter sur les "gens en place" pour inventer un monde meilleur pour nos enfants parce qu’ils ne nous proposerons que les vieilles recettes, celles qui conduisent à la guerre, à la violence du chacun pour soi et à la destruction de notre planète. C’est donc bien à chacun d’entre nous de se prendre "en main" et de faire des petites choses pour améliorer le destin commun. Nous devons d’autant plus le faire que ceux de notre génération (si j’ai bien compris vous avez l’âge de la retraite, comme moi dans quelques petites années faute de cotisations pour cause de maternité) ont quand même bien profité des acquis sans trop les défendre. Ces petites choses cumulées peuvent retarder le moment de la catastrophe, au pire, changer le monde au mieux ! S’instruire, s’occuper des autre, tenir un discours qui privilégie l’apologie du bien, du partage et de l’amour, c’est aujourd’hui bien plus utile que les manifs. C’est le discours sur la compétition et l’égoïsme, travesti sous les oripeaux de la "volonté" du "mérite" et autres balivernes pour gens jeunes, beaux, riches et en bonne santé, qui a conduit la civilisation occidentale à la rapine pure et simple de toute vie terrestre. Le discours inverse peut avoir de bons résultats. L’âme humaine est une pâte, et d’aucuns disent, une bonne pâte ! Il faut juste qu’elle soit modelée dans le sens qui évitera à l’humanité de se prendre un mur !

    Répondre
  24. Elle est là
    Elle est là dit :

    Merci de vos réponses smolki et Sombre Hermano ( ma foi un ptit ballon de rouge au coin d’un comptoir je ne dis pas non 🙂

    Je me "sers" de ce blog pour faire travailler mes neuronnes et prendre dans tous vos échanges de quoi éveiller et conforter mes envies de changement.

    Bonne année à tous.

    Répondre
  25. Sombre Hermano
    Sombre Hermano dit :

    @smolski qui dit que "C’est ainsi que je suis pour la participation aux votes parce qu’ils nous dessinent en tant que peuple opprimé indépendant de tous ceux qui manipulent cette expression populaire jusqu’à la faire disparaître dans sa raison.
    A mon sens, quoiqu’il en soit des manipulateurs, la raison du vote est notre union de peuple opprimé parmis les autres peuples opprimés dont beaucoup n’ont pas de question sur le vote à se poser parce que, terriblement, il n’y a pas de vote à accepter ou refuser pour eux."
    je ne peux être que d’accord avec le fait que certains peuples opprimés n’ayant pas ce droit démocratique élémentaire, nous aurions tort de bouder ce droit obtenu de haute lutte. Maintenant, il faut bien convenir que les élections dans les démocraties occidentales sont une parodie de démocratie. Tant que les votes blancs ou nuls ne seront pas reconnus en tant que suffrages exprimés, on peut se poser la question de savoir à quoi sert de se déplacer pour "faire son devoir de citoyen". Et puisqu’il faut tenir compte plus que jamais de la médiatisation, les pourcentages d’abstention seront toujours de nature à inquiéter le microcosme politique. Mais par respect et solidarité pour les peuples opprimés, allons voter quand même, blanc ou nul, puisque ces suffrages sont consignés en lieu sûr au Conseil Constitutionnel.

    Répondre
  26. Sombre Hermano
    Sombre Hermano dit :

    @amemar post 30 : je me retrouve bien dans votre réponse. Quand vous dites que "L’âme humaine est une pâte, et d’aucuns disent, une bonne pâte ! Il faut juste qu’elle soit modelée dans le sens qui évitera à l’humanité de se prendre un mur !", eh bien je me cramponne à cette profession de foi. Finalement c’est peut-être moi qui suis un nihiliste qui s’ignore. C’est surement ce passage plus que tout autre qui m’a induit en erreur : post 10 "Si le FN parvient au pouvoir c’est parce que le monde de l’industrie et de l’argent le laissera faire. Revoyez l’histoire de la prise de pouvoir de Mussolini et d’Hitler. Et il le fera si c’est dans son intérêt, ni plus ni moins. La démocratie, la liberté et autres "balivernes" c’est du discours pour les pauvres. Pour les faire patienter. Une fois que le pot aux roses est découvert, il n’y a plus à se gêner et on peut laisser de côté les complexes et la morale. Je crains fort qu’on en soit là aujourd’hui."

    Au fait, bonne année à la taulière qui nous a encore livré une bonne matière à réflexion. Et bonne année à tout le monde même si on n’est toujours d’accord.

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  27. ti suisse
    ti suisse dit :

    sympa smolski (# 29) enfin, j’ai levé le pied à "troupeau bêlant".. je dis ça, rien de grave, juste pour dire,
    ce que je voulais dire.. rien, je perds moins temps à vous lire qu’écrire des âneries
    santé et bonne continuation

    Répondre
  28. fredleborgne
    fredleborgne dit :

    Les votants ont mis le traitre au pouvoir en même temps que le PS.
    Il devrait être possible de couper les têtes du parti et d’ainsi profiter de la position acquise au pouvoir.
    Car les guignols en place ont besoin du parti pour payer leur réélection.
    Bref, faisons tomber Harlem Désir et mettons en place un militant bien de gauche de la base.

    Pour se faire réélire, ils devront alors manger dans la main de la nouvelle direction…

    Il est encore temps avant les municipales.

    Répondre
  29. fredleborgne
    fredleborgne dit :

    Si tu le permets, je mets ici la totalité de mon "billet" sur l’appel à la révolution chez les militants socialistes

    Cette lettre s’adresse au militant encarté de base du Parti Socialiste
    Ami, toi qui n’est pas un bobo, toi qui n’est pas un énarque, toi qui n’est pas un bourgeois clientéliste, toi qui n’est pas un enseignant à qui on a rendu, en guise de cadeau, son jour de carence à tes frais, toi qui n’est pas un artiste qui recherche la dernière pièce de son fan club pour son producteur, toi qui n’est pas un journaliste qui a besoin de gens de pouvoir pour garder sa carte de presse…
    Ami, toi qui croit encore que le PS est un parti de gauche, toi qui a du coeur et participe au progrès social et à la lutte contre la misère, toi qui a cru à leurs mensonges depuis tout petit.
    Ami, tu as été trompé par tes cadres, tu as été trompé par tes élus, et comme la plupart des français, tu subis de plein fouet la crise depuis 6 ans.
    Ami, tu as, je pense, la majorité dans ton parti.
    Ami, tu as contribué à mettre ce parti au pouvoir, et tu vas le voir lapidé aux prochaines élections, anéantissant pour longtemps tout retour d’une gauche au pouvoir, anéantissant tous tes efforts depuis des années tandis qu’ils pantoufleront dans l’administration ou toucheront le cumul de plusieurs retraites
    Ami, tu as le pouvoir de sauver la gauche.
    Ami, tu peux avec les tiens, prendre la direction du parti socialiste.
    Un parti plein de fric
    Un parti qui sans ses traitres peut encore virer à gauche et a les moyens avec le front de gauche de repousser la Droite barbare et revancharde qui attend son heure l’écume aux lèvres.
    Cette droite qui va à nouveau creuser le déficit.
    Cette droite qui va supprimer les mesures fiscales non encore mises en place contre les riches.
    Cette droite qui va amnistier tous les dossiers de fraude fiscale en cours
    Cette droite qui va amplifier les mesures injustes prises par tes chefs pour gratter du pognon partout, et en particulier sur la consommation des pauvres.
    Révolte-toi ! Fais jouer avec tes camarades les rouages du parti pour chasser les traitres.
    Que les anciennes tête de liste des municipales disparaissent au profit du membre le plus modeste de l’équipe du conseil municipal.
    Que la direction nationale saute. Qu’un maçon, qu’un ouvrier botte le cul d’Harlem Désir pour prendre sa place.
    Que le parti se désolidarise de l’actuel président, des députés godillots, des sénateurs carriéristes, affairistes et cumulards.
    Que les préfets et hauts fonctionnaires socialistes soient rayés de vos listes.
    Que l’actuel président ne puisse plus se présenter sous la couleur du PS.
    Ami militant socialiste de base, 10 millions de pauvres, dont certains ont voté pour ton parti, dont certains sont à nouveau prêts à croire à ton engagement de gauche si tu leur en donne les preuves, que la droite risque encore plus de malmener et d’en augmenter le nombre, avec toi et tes amis éventuellement, comptent sur toi.
    Ami militant socialiste de gauche, renverse tes chefs et prends le pouvoir ! Il est à ta portée. Donne enfin la victoire au peuple.

    Sinon, ne laisse que le lien, STP
    http://www.fredleborgne.pleindepage

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  30. Election piège à cons
    Election piège à cons dit :

    "Il fait très exactement ce qu’attendaient de lui ceux qui l’on réellement mis au pouvoir… c’est-à-dire aucun de ces cons de cochons d’électeurs que nous sommes !"
    Je sens poindre ici quelque accent chouardisant…
    J’avoue que de mon côté je l’entend de plus en plus claire, la voix du père Chouard.

    Répondre
  31. babelouest
    babelouest dit :

    "J’avoue que de mon côté je l’entend de plus en plus claire, la voix du père Chouard." assène EPC…
    On notera qu’il fait partie de ceux qui sont fortement brocardés, voire menacés par une camarilla qui avance masquée. Désormais, il fait peur au $¥$T€M€ l’ami Étienne. Donc il se retrouve comme bien d’autres lanceurs d’alertes catégorisé "brun-vert-rouge-petits-pois-bandes-en-travers", puisqu’il se met en travers du chemin des Maîtres du Monde. Bravo ! Quelle responsabilité, mais aussi quel risque !

    Répondre
  32. smolski
    smolski dit :

    fredleborgne post41
    "Comment va réagir François Hollande privé d’un parti pour le soutenir en 2017 ?

    Il va dire que c’est pas d’sa faute mais celle des militants qui l’ont combattu et conserver ses royalties financiers et plus encore l’illusion de son aura présidentielle sur sa tête démesurée lui affirmant qu’il a eu raison parce qu’il a réussi lui devant tous les autres pour la restant de sa vie et de sa petite histoire.
    Il faut voir que les élus à ce niveau sont des pros qui s’invitent à la même table pour se gaver du grand plat de satisfecit mutuel servi strictements entre eux !

    L’insurrection à l’intérieur du parti comme proposée dans le texte du lien ne mène qu’à de nouveaux cadres à la direction qui feront de même pour eux, non de leur volonté propre (au début…) mais parce qu’ils vivent dans le même système de société mondial que les élus précédents et le reproduisent avec acharnement quand ils y trouveront la justification de leur avancement dans la hiérarchie sociale en place.
    Tout l’monde n’est pas de la trempe des "Mandela"…

    Je ne vois pas une personne s’émancipant du pouvoir précédent par conviction décréter à sa prise de pouvoir personnel que ce système qui le valorise n’est pas un bon système pour tous, voire au mieux qu’il est de toute façon le moins pire possible.
    🙂

    Répondre
  33. amemar
    amemar dit :

    @ smolski "Tout le monde n’est pas de la tempe d’un Mandela". Certes, mais Madiba était le doigt qui montre une direction. Encore faut-il qu’un nombre suffisant de gens veuillent aller dans cette direction. Gandhi a été un doigt qui montre une direction, M. L. King a été un doigt qui montre une direction … Et ils ont été suivis. Mais il a fallu du temps pour qu’un nombre "représentatif" (comme on dit dans les sondages !!) de citoyens les suivent. Et ces citoyens n’étaient même pas forcément ceux qui avaient le plus à souffrir de l’état des choses, parce qu’ils n’avaient pas conscience de l’injustice qui leur était faite en tant qu’humains. Peut être que le doigt qui doit nous indiquer la direction à suivre n’est pas encore visible. peut être que ceux qui auraient le plus d’intérêt à le suivre ne sont pas encore conscients qu’ils doivent le faire ! Mais, inéluctablement, cela arrivera. Il faudra peut être beaucoup de drames et de vies perdues avant que les hommes ne se "détachent du mal" (n’y voyez aucune signification religieuse, mais uniquement des mots simples pour exprimer le mal que des humains infligent à d’autres humains, pour autant que l’on puisse admettre que Bien et Mal sont des notions universellement acceptées et comprises). Puis on reconstruira sur des ruines, avec de magnifiques et généreuses idées… jusqu’à ce que d’autres humains recommencent à mal se comporter etc… etc… etc… C’est l’histoire de l’humanité !

    Répondre
  34. fredleborgne
    fredleborgne dit :

    Merci Smolski pour m’avoir lu et commenté.
    Au niveau des politiciens qu font la course pour leur pomme, je suis d’accord avec toi.
    Néanmoins, la plus belle des réussites est quand même quand le bien public a été gagnant lui aussi.
    Oui, il faut voter pour des ambitieux qui doivent être récompensés à la hauteur de leur bonne performance, at pas des machiavels qui ne visent le pouvoir que pour s’asseoir sur la dernière marche et s’y maintenir par tous les moyens avec mépris.
    Cette histoire, c’est juste le moyen pour le peuple de s’approprier un temps un objet plus facile à atteindre pour prendre le pouvoir qu’une révolution.
    Enfin l’eau s’oxygène quand les molécules de surface replongent plus bas, et que celles du bas remontent. Là, la mare politicienne commence à sérieusement sentir le croupi.
    D’où l’utilité de l’action permanente même si elle semble vaine.

    Répondre
  35. smolski
    smolski dit :

    Il y a ceux qui misent sur tout tout de suite, le fusil à la main, le couteau aux dents et la terreur avant tout… Même si je ne le sens pas, j’y apporte mes raisons mais je suis avec eux plutôt qu’indifférent ou dédaigneux contre eux.
    Il y a les propositions comme celles de fredleborgne, qui se rapprochent davantage de mes convictions et pareil, j’en suis malgré mes critiques.
    Il y en a bien d’autres encore…
    Il y a aussi mes propositions intergénérationnelles, auxquelles je n’exige de personne d’y adhérer mais je dénie à quiconque de prétendre qu’elles sont toutes ou parties à l’opposé des précédentes.

    Toutes ces initiatives portent le même sens, juste qu’elles ne se jugent pas au temps qu’elles prétendent chacune pour parvenir au but commun mais avant tout à la conviction commune qui les animent vers ce but.
    En fait, chacun de ces points de vue éclairent un aspect particulier du combat en cours et certainement qu’une part de chacun d’eux en est un composé essentiel, ne serait-ce que pour nous tenir bien éveillés ensembles par leurs partages plutôt que morcellés chacun dans sa morgue, genre : « Tous des cons sauf moi ! »
    Et de ça, j’en suis persuadé. LOL

    Répondre
  36. Bourguignon
    Bourguignon dit :

    "Pour info, Gérard Filoche est toujours détenu en otage par le Parti Socialiste…"

    Ne risque-t-il pas d’être atteint du syndrome de Stockholm? Depuis le temps qu’il est "otage"

    Répondre
  37. babelouest
    babelouest dit :

    Curieux : Filoche, quand il avait eu son procès avec Guinot, en tant qu’inspecteur du travail, tous les partis de gauche et syndicats étaient là avec drapeaux et banderoles, sauf le PS pour autant que je sache. J’avais fait le chemin exprès ! Je pense que son syndrome de Stockholm, il en souffre depuis longtemps…

    Répondre
  38. Auxi
    Auxi dit :

    Le vote blanc est totalement inoffensif, puisqu’il n’empêche pas d’être élu, la seule chose qui compte… Quand bien même il y aurait 99,9 % de bulletins blancs dans l’urne, croyez-vous que cela suffirait à ce que nos politiques se remettent en cause ? J’en doute, puisque, par exemple, ils n’hésitent pas une seule seconde à faire passer par la "représentation nationale", qui sait infailliblement ce qui est bon pour nous, ce qui a pourtant été clairement et sans ambiguïté refusé par le suffrage universel.

    Répondre
  39. smolski
    smolski dit :

    « les gens voteront comme on leur dira »

    D’où la nécessité pour chacun de s’approcher d’abord des individualités qui composent le peuple de gauche auquel nous appartenons plutôt que de créer des mouvements vindicatifs en vagues successives éternellement irresponsables par eux-mêmes, comme le suggère cette citation.
    Sinon, que ce soit par un vote ou une révolution, ce sera toujours du kif au final en terme de résultat !

    Comme tout anar de naissance, je ne me mêlais pas du vote jusqu’à ce que mes compagnons ouvriers me fassent découvrir que pour eux le vote n’était pas l’expression vague d’un idéal à conquérir mais leur propre rassemblement et que de ne pas s’y inviter nous en excluait.

    Les idéaux de gauche sont définis par ce qui définit les gens de peine, ceux qui souffrent au quotidien de l’oppression.
    Il n’y aura donc pas de progression sociale sans l’appui et la reconnaissance de chacun d’eux avant toute autre chose.

    Répondre
  40. saxo
    saxo dit :

    @ smolski

    "Les idéaux de gauche sont définis par ce qui définit les gens de peine, ceux qui souffrent au quotidien de l’oppression."

    Pfff, point de vue que je partage de moins en moins. Si c’est la souffrance et la peine qui définissent la gauche, ben on est mal barrés (s’cuz du raccourci, mais ton analogie est lourde de sens).
    Pour moi, ce sont les notion d’égalité et de solidarité, la peine et la souffrance n’ont rien à voir là dedans. Que les premiers bénéficiaires d’une politique "de gauche" doivent être les exclus, c’est une autre histoire…

    Répondre
  41. smolski
    smolski dit :

    Désolé saxo, mais il me semble bien que c’est la précarité du peuple qui va définir les idéaux de la gauche révolutionnaire et ses premières actions et non la rollex du parvenu qui caractérise si bien le mépris où se tiennent les idéaux de droite au pouvoir depuis la nuit des temps.

    Répondre
  42. saxo
    saxo dit :

    Yop Joël, qui te parle de la rollex du parvenu?

    Je dis simplement que la misère ne définit pas la gauche.

    1- ça serait bien triste pour la gauche
    2- le jour où il n’y a plus de misère, il n’y a plus de gauche?…

    Répondre
  43. smolski
    smolski dit :

    saxo post53
    "le jour où il n’y a plus de misère, il n’y a plus de gauche?…"
    Oui, c’est ce que je pense.
    Les idéaux de gauche s’appuient sur la réalité, le concret, et cessent d’exister dès lors qu’ils appliqués.

    Par exemple, à propos de l’illusion de droits acquis par les idéaux de gauche contre la précarité et survivants parce que toujours transgressée par les faits, cette intervention de Martin Scriblerius :
    "Pour une société humaine, où la vie des uns et des autres ne serait pas suspendue à une démarche, à un dossier, à une déclaration, une pièce justificative à fournir, ou en guise de succédanés de rapports humains, de vies humaines, l’on ne devrait plus se contenter de disposer de droits, et d’espérer que les moyens matériels en rapport avec ces droits existent, d’espérer qu’ils ne nous seront pas trop durement disputés, il faudra essayer autre chose.
    Mais pour l’instant, les citoyens continuent de croire qu’il s’agit d’une question de défense de leurs droits"

    « espérer que les moyens matériels en rapport avec ces droits existent ».
    C’est donc bien l’application concrète d’un droit contre la précarité qui défini ce droit parmis les idéaux de gauche et qui disparaîtra dès son application effective pour tous et qu’il n’aura de fait plus lieu d’être énoncé pour personne.

    C’est pourquoi l’anarchie, sans droits et sans idéaux propres, caractérisée uniquement et concrètement par le vivre et laisser vivre qui l’anime, peut paraître dans les faits comme :
    « l’expression d’une démocratie ultime » (Diderot).

    Pierre M Borilien post 54 :
    "Comme ce sont des textes juridiques, l’ordre des mots est mûrement réfléchi aussi."
    Le droit juridique n’est pas un droit fait à la personne mais celui d’un texte imaginaire fait contre toutes les personnes réelles qui n’en peuvent autrement.

    Nous parlions d’idéal, un idéal s’énonce et se partage pour se concrétiser.
    Dès lors qu’il s’applique, son énoncé est inutile, voire corrupteur car il sera situé hors du contexte réel où tout et son contraire règnent à jamais, ce qui, par ailleurs, est bien le propre des Lois !
    Et toc ! 😉

    Répondre
  44. Pierre M. Boriliens
    Pierre M. Boriliens dit :

    Article 2

    Constitution de 1789 (que nous avons reprise)
    Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

    Constitution de 1794 (de gauche, celle-là)
    Ces droits sont l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.

    Comme ce sont des textes juridiques, l’ordre des mots est mûrement réfléchi aussi.

    Répondre
  45. smolski
    smolski dit :

    Reprise pour éclaicissement sur le post 55

    "Par exemple, à propos de l’illusion de droits acquis par les idéaux de gauche contre la précarité mais survivants parmis les idéaux de gauche parce que toujours transgressée par les faits, le rappel cette intervention de Martin Scriblerius"
    🙂

    Répondre
  46. smolski
    smolski dit :

    Majid BOUDEN Association des avocats en droit international à paris.
    Retranscription d’une interview sur la nouvelle constitution tunisienne qui se bâti actuellement :
    "Ce qui fait peur maintenant, c’est que cette constitution va habiller une sorte de coup d’état rampant, à savoir qu’on va maintenir le même type de fonctionnement, les mêmes mécanismes qui ont amené la dictature sous ben ali (que tout le monde a décrié), tous les ingrédients sont là pour une nouvelle dictature !
    Aujourd’hui on voit que la classe politique, que ce soit le gouvernement ou l’opposition se battent pour mettre la main sur le pouvoir, parce que le pouvoir amène la richesse, c’est ce qui est exactement arrivé avec ben ali.

    Quels sont les garantis qu’on donne à l’individu, qu’on donne au citoyen et que l’état est obligé de respecter ?
    Quels sont les mécanismes pour sanctionner l’état quand il ne les respecte pas ?

    Ça, ce n’est pas dans la constitution.
    On a des mots qui sont du verbiages, on a des déclarations d’intentions, et puis après on dit : « Mais c’est la loi qui va régler tout ça… ! » , et après la loi on fait s’qu’on veut avec."

    Répondre
  47. had
    had dit :

    Filoche est un clown.

    Nombre de pays ont une TVA à 25% comme le Danemark qui n’est pourtant un pays fortement inégalitaire ou pauvre. Filoche est un dinosaure inutile.

    Répondre
  48. herve_02
    herve_02 dit :

    @had

    il ne faut pas tout mélanger.

    Les assurances maladie, maternité, invalidité-vieillesse-survivants (pensions sociales) et les prestations familiales sont financées par l’impôt au Danemark.

    Cela fait une petite différence avec on paie sur nos deniers assurances maladie, maternité, invalidité-vieillesse-survivants (pensions sociales) et les prestations familiales ET en plus 20% de tva.

    C’est l’accumulation. Je sais que les temps sont durs et qu’en général lorsque les temps sont durs,ont doit faire des efforts. MAIS dans un monde "normal", "bon père de famille" comme dirait le code civil, les efforts augmentent avec la capacité de les faire. La tva c’est la flat tax.

    La flat tax ne me dérange pas lorsque c’est la croissance exponentielle pour tout le monde, ou tu décides de te lever à 6 heures du mat et bosser 18 heures et à la fin de la journée tu as gagné tes 600 euros, ce qui est valable pour tout le monde – l’image c’est le grand ouest vierge. Ensuite tout le monde paie un part égale sur ce qu’il a gagné. celui qui a travaillé 2 heures, payes 20% sur 60 euros. Celui qui a travaillé18 heures pays 20% sur 600 euros. C’est juste.

    Maintenant si on est dans un univers trusté, ou tu ne peux pas lancer ton réseau GSM sans payer des millions et sans que l’état te donne ton accord. Lorsque tu ne peux pas vendre tes produits car les GMS te jettent et trustent le marché. Lorsque tu ne peux pas aller acheter des clopes en belgique et les vendre en france (concurrence libre pourtant) que tu ne peux pas … parce que des groupes internationaux sont capable de vendre à perte juste pour te faire couler… la flat taxe est injuste car tu ne gagne pas selon ton travail, mais selon ce que les "dominants" veulent bien te laisser gagner.

    Alors soit tu luttes pour éviter les dominants qui bloquent (c’est normalement la "loi" libérale) mais c’est tout sauf cela, il n’est que voir, par exemple, le laxisme sur la vente liée dès que c’est une grosse boite, soit tu faits payer plus ceux qui sont au dessus, du fait de l’avantage concurrentiel qu’ils ont. Enfin si tu veux un monde un peu juste.

    Mais de toute façon sur le temps long, l’équilibre se fait. Les 2 tours de new york est le juste résultat de la politique guerrière des us, aux 4 coins du monde, c’est triste pour les gens qui sont morts, mais ce n’est pas le terroriste le plus responsable. Personne n’a été crasher un Boing sur le vatican, pourtant fief d’infidèles, malgré une protection moindre, malgré un "coup de pub" encore bien plus important.

    Lorsque tu sèmes la désespérance, tu récoltes la violence. Et c’est juste.

    Répondre
  49. had
    had dit :

    herve_02

    Faut pas tout mélanger, la TVA n’a rien à voir avec la flat taxe. Si tu veux favoriser la relocalisation des emplois, la TVA accompagnée d’une politique de redistribution des revenus sociaux est la seule possibilité dans une économie mondialisée.

    Répondre
  50. smolski
    smolski dit :

    had post62 :
    "la TVA accompagnée d’une politique de redistribution des revenus sociaux est la seule possibilité dans une économie mondialisée"
    Euh ?
    On peut avoir le détail de cette conclusion, parce que, à mon sens, la taxe (TVA et autres…) est le procédé le plus injuste qui soit concernant la redistribution la plus juste des richesses acquises.

    Répondre
  51. herve_02
    herve_02 dit :

    un impôt payé par tout le monde et du même montant … ca ressemble de beaucoup à un flat qqchose.

    Maintenant c’est vrai que si l’on est pas d’accord, il suffit de ne pas consommer… et paff la croissance.

    Maintenant en parlant de politique de redistribution des revenus…

    m’enfin on s’en fout.

    Répondre
  52. babelouest
    babelouest dit :

    m’enfin, Had, la TVA est bien, qu’on le veuille ou non, le pire des impôts : même les miséreux la paient ! C’est sûr, il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Il ne faut surtout pas que tout le monde paie le même impôt, c’est aberrant. Seul l’IR est valable, à condition de le débarrasser des niches fiscales, et de faire payer en France les revenus touchés en France.

    Répondre
  53. herve_02
    herve_02 dit :

    @had

    heureusement que tu n’est pas un prof

    j’ai beau expliquer la différence = "Faut pas tout mélanger, la TVA n’a rien à voir avec la flat taxe."

    c’t’une sacrée explication de différence. Avec ça on est vachement avancé.

    Ciao

    Répondre
  54. cabes
    cabes dit :

    Mes voeux pour cette année: resserrer les rangs [les liens]

    Mes pensées vont à nos amis de la ZAD de notre dame des landes
    A nos amis du morvan déclaré en ZAD pour protéger leur forêt
    A nos amis syndicaliste roannais criminaliser parce qu’il défendent les droits des salariés
    A nos amis qui partout en france raisonnent en alter mondialiste

    Répondre
  55. smolski
    smolski dit :

    Toute société dans laquelle la motivation fondamentale est le profit pour la domination, ne diffuse que les informations lui permettant de se maintenir. Or, Pour se maintenir, elle doit vendre, d’où le mythe de l’expansion continue. Pour vendre, elle doit produire exclusivement des objets qui s’achètent d’une part, et faire participer la masse des producteurs à ces achats.
    […]
    La technologie a réalisé là sa plus belle performance. La publicité par l’affiche, la presse, la radio, la télévision n’a qu’une finalité : créer des automatismes. Bien plus, tout ce qui est vu ou entendu ne vise qu’à créer une conception générale de la vie humaine orientée vers la notion que le bonheur s’obtient en consommant.

    Henri Laborit 1971.

    Aujourd’hui, il peut en être autrement, pourvu que nous nous saisissions bien chacun des outils technologiques mis à disposition pour échapper ainsi aux dominants et promouvoir de manière plus effective que jamais les valeurs humanistes du partage des Savoirs qui fondent la réalité du bonheur pour chacun (Connais-toi toi-même) sans soumission ni conditionnement d’aucune sorte.

    Plus blanc que blanc c’est quoi ?
    C’est transparent.
    Plus heureux qu’heureux, c’est quoi ?
    C’est inexistant.
    LOL

    Répondre
  56. chb
    chb dit :

    @ herve_02
    Les deux tours (y en a eu trois ; pas par la force des proverbes, hein !), c’est pas seulement « le juste résultat de la politique guerrière des us, aux 4 coins du monde », c’est surtout le prétexte béton pour démarrer de nouvelles guerres, pour abolir les garanties constitutionnelles en matière de liberté aux States et ailleurs, pour espionner ou liquider qui ils veulent quand ils veulent, en un mot pour faire prospérer les affaires pendant la crise.

    Imagine que Dieudonné au lieu de vitupérer le sionisme et le « système » (traduction pour la scène de l’établissement cher au vieux Lepen) ait plutôt attaqué dans ses sketches :
    – la baisse des salaires – oh pardon, la diminution du coût du travail,
    – les impôts et taxes nouvelles frappant les salariés et les retraités pour compenser les cadeaux généreusement distribués aux « entreprises »,
    – des coupes sombres dans les budgets de la santé, de la culture, des transports etc…
    – le feu vert donné à la Justice pour que celle-ci considère que la lutte syndicale soit un délit, plus grave que la corruption des élus ou la désertion des capitaux. Les militants CGT de Goodyear Amiens en savent quelque chose !
    – le patronat, Gattaz, Medef, milliardaires qui se goinfrent de la misère du plus grand nombre,
    – la prison européenne, et tout ça comme dit Lévy, Jean…
    Bref, aurait-il été amené à danser un pas de Valls, ou serait-il resté un polémiste avec son petit bizness et ses quelques milliers d’inconditionnels ?
    Les fachos sont la roue de secours du K, n’oublions pas comment a été élu un Hitler! Et ils sont le repoussoir rêvé pour les socialistes, ils ont été l’ancien truc chic de Mitterrand pour défaire la droite, et ils seront bientôt le piédestal de Manu le sarko-bis. Le ministre de l’intérieur et de la chasse aux roms a à la fois tout intérêt à gonfler le FN pour mieux faire le thaumaturge « contre la haine », et assez de « couilles » pour siphonner les voix de Marine en temps utile.
    Que les déçus de la gauche laissent un vote blanc, je gage que ça le dérangerait pas.

    Répondre
  57. smolski
    smolski dit :

    "Que les déçus de la gauche laissent un vote blanc, je gage que ça le dérangerait pas."
    Ni que les abstentions les dérangent tous.

    En fait, je crois que « élection piège à cons » restent valables dans tous les cas et dans tout système qui s’en sert.

    En démocratie, il me semble que nous pouvons en détourner la fiinalité de nous entuber en nous regroupant non sur un programme ni une personne prétendant à ce programme, mais sur l’idée qui nous rassemble en choisissant la candidature s’en approchant le plus.
    Sans renoncer à toutes les autres luttes devant les abus quelque soit le candidat élu qui s’y colle.

    C’est vrai que cela demande une certaine indépendance d’esprit entre les faits et les idées, Martin Scriblerius nous l’indique souvent ici, voilà pourquoi je préconise d’utiliser du mieux possible l’interaction libre d’internet pour nous affranchir chacun de ce piège par le partage libre de l’information et du savoir.

    «la réussite de quelques uns réclame le sacrifice d’une partie plus ou moins grande d’une génération, et la docilité du reste. Leurs droits sont là pour ça.
    […]
    les citoyens continuent de croire qu’il s’agit d’une question de défense de leurs droits »
    Martin Scriblerius

    Répondre
  58. herve_02
    herve_02 dit :

    @chb

    Certes, c’est le début d’un nouveau cycle de désespérance qui augmente et qui arrivera probablement à une police d’un pays "libre" qui tire sur son peuple vociférant contre ces élites traîtresses (par bêtise ou collusion). Mais cela impliquera obligatoirement le lynchage de la faction qui aura exécuté les ordres. Et ce sera juste. Cela impliquera la création de franc-tireurs qui accompagneront les manifs et sniperont les flics qui tirent ou tabassent. L’ordre des choses à été inversé, nous vivons une époque ou le gouvernement travaille contre son peuple et le contraint à faire ce qu’il ne veut pas. Les gens sont tellement confit dans la haine du pauvre voisin encore plus pauvre qu’eux, qu’ils ne voient pas cette oppression. Mais avec le rabotage constant, la population étranglée atteindra une masse critique pour que l’étincelle allume le feu. C’est inévitable quenelle ou pas, roms et arabes ou pas…

    Je veux bien comprendre que le crs obéit aux ordres lorsqu’il tabasse mais c’est lui qui tabasse. Si il se fait latter un peu plus tard, même laissé mourant, ce n’est que le résultat de son choix d’obéir à cet ordre de l’Ordre que JE trouve fachisant.

    On s’en rend compte que la tension est très forte entre les gens et ce qui fait que cela tient c’est qu’elle s’exerce "à même niveau", les "gens de gauche" défendant plus ou moins l’état actuel (on a eu le mariage pour tous et on aura l’euthanasie) parce que cela ne les touche pas trop, mais il va arriver un moment ou, pour un point de détail, (ca va être l’augmentation de trop qui fait que le budget ne sera plus bouclé, le refus de soin par manque de fric qui touchera un gamin, un dépassement de trop par un médecin, un nouvel "impôts" qui semblera trop injuste…) la rancœur ne se tournera pas vers le voisin mais vers l’oppresseur. Et cette somme de désespoirs accumulés fera que peu importe ce que cela coûte, peu importe le risque qui sera pris, les gens iront au tas. Ce pourra être un pôle emploi qui flambe, une caf lapidée, une préfecture sacagée et ce petit détonateur changera la face du pays, et peut être de l’europe. Il y a une masse de misère énorme sur les 500 000 000 millions d’européens.

    D’ailleurs à ce moment, je conseille fortement aux élites de calter rapidement vers leurs paradis dorés parce que je ne donnerais pas chère de leurs peaux. Même si ce qu’ils faisaient était légal, il prendront cher tout de même. Et ce sera juste parce que ce n’est pas moral. Tu peux expliquer à ton avocat que c’est légal, mais va expliquer la différence entre légal et moral à un mec très énervé. bonne chance.

    Cela fait trop longtemps que l’on a pas mis les pendules à l’heure et les compteurs à zéro. L’heure tourne et on se rapproche des comptes. tic tac tic tac

    Répondre
  59. smolski
    smolski dit :

    herve_02
    "le lynchage de la faction"
    "je ne donnerais pas chère de leurs peaux"
    "Ce pourra être un pôle emploi qui flambe, une caf lapidée, une préfecture sacagée et ce petit détonateur changera la face du pays"
    "va expliquer la différence entre légal et moral à un mec très énervé"

    Veut-on vraiment un monde si différend avec tout ça cumulé ?
    Sortir les mêmes litanies de leurs vieux pots ne les rend pas plus « justes » qu’hier, qu’aujourd’hui ou que pour demain.
    « Tuons-les tous, dieu connait les siens. »
    « Après moi, le déluge ! »
    etc…
    Préceptes répugnants et pugnaces dignes de l’idéologie historique qui les tient.
    Je dirai qu’on veut plutôt persévérer ainsi dans celui des oppressions par souci de convenance personnelle associées les unes aux autres et non par la volonté commune d’une conviction rassemblée.

    @herve_02
    Il ne s’agit pas de polémiquer sur ta personne mais bien sur le contenu lucide que tu proposes dans ton post et qui est vraisemblablement partagé en l’état par beaucoup d’entres nous ici mais qui apparaît très limité tout de même en terme de changement…
    Au regard de l’Histoire, je ne suis pas loin de croire que c’est même vers ce but que la paupérisation galopante est orchestrée.

    Répondre
  60. herve_02
    herve_02 dit :

    @smolsky

    J’ai bien compris que tu penses que le moyens est d’aller vers une "synergie des volontés de changement pour un monde meilleur, par une prise de conscience des peuple du changement possible… de l’intérieur". Ce qui est assez lol.

    La ligne de partage des eaux, entre ce que tu penses possible et ce que je pense possible est l’institution. Tu penses sincèrement qu’il faut faire confiance en l’institution blabla, nos ancêtres, blabla, les sacrifices des générations blablabla.

    Ce que je vois, à mon âge, c’est que l’institution est devenu (par la mécanique du tamis inversé) un moyen d’oppression. La loi est fabriquée pour que perdure cette oppression. La classe dominante à accès au législateur et lui fait voter, par petite touche, ce qui lui permet de rester en place. Cela ne pose aucun problème à personne d’avoir des amandements vivendi, des amendements monsanto, des amendements veolia., c’est devenu "classique. Tu vas sur des blogs genre éolas et ce petit monde de la justice t’explique que c’est bien car ca fait économiser du temps de travail des services juridiques des élus puisque ce sont les grosses structures qui travaillent. Bon, en général c’est pour te plumer, mais ca reste un point de détail. Bien entendu ceux qui t’expliquent que c’est bien font parti des idiots utiles, des crétins pensant faire partie des happy few alors que ce ne sont que des kappos qui ont juste le droit de manger au mess des sous-off. parce que le libéralisme, ca marche… lol

    Verrouillé comme cela, il n’y a aucun moyen que ton système ne marche. L’exemple type est la construction européenne : combien de peuple à voté oui lors d’un référendum unique qui prend en compte sa décision ?
    Maintenant on transfère à bruxelle ou strasbourg les décisions. Cela ne veut pas dire que nos politiques sont impuissants, pas du tout, cela veut dire qu’ils font là bas, ce qu’ils n’arriveraient pas à faire ici et ensuite n’ont qu’à l’imposer (c’est la loi…) et le serpent se mort la queue.

    Tu ajoutes un changement régulier des circonscriptions de votes pour "équilibrer" et il n’y a plus aucun moyen, d’aucune sorte de changer.

    Alors bien sur, on peut gratter 2 ou 3 trucs, des miettes… comme le nombre minimum d’heure des temps partiels ou les 10% sup dès la première heure sup. mais ce n’est que des broutilles, un truc qui ne vaut même pas que l’on se penche dessus tellement c’est ridicule de petitesse. Mais les gens ont tellement intégré qu’ils sont des esclaves qu’ils considèrent ces petitesses comme de "grandes avancés" et écoutent les "cons" et les "truands" leurs expliquer que cela pourrait être pire.

    Oui, on arrive à un point ou la balle dans la tête est le seul moyen pour s’en sortir. Je ne passerais plus des heures à me battre pour obtenir un pouillième de merde lorsqu’on l’obtient, parce qu’en plus, ces esclaves ne veulent pas lever un petit doigt, ne veulent pas du petit inconfort de la lutte pour les trucs importants, laissant les autres dans la merde tant que cela ne leur tombe pas sur leurs godasses à eux. Et à ce moment là, ceux qu’ils ont laissé s’épuiser seuls dans la plus grande indifférence les regarde sombre à leur tour en souriant.

    Tu sais pour paraphraser ici "chacun ses luttes"… ouais chacun les siennes maintenant. Le truc c’est que les individus seuls contre une classe plutôt en ordre resserré y’a peu de chance que ca marche.

    C’est pour cela que la violence est le seul moyen, en face ils ne comprennent rien d’autre. D’ailleurs ils n’hésitent pas à envoyer l’armée pour remetre de l’ordre dans les petits pays à dictateur que l’on pille gouluement. Bientôt se sera sur les manifestants que la désespérance dans un monde pillé rendra violent.

    Tu n’a pas remarqué que nous n’avons plus de séparation de pouvoir ? Le gouvernement fait les lois que les caniches votent par peur de ne pas être reconduit. Le gouvernement punit directement en demandant aux institutions de jugement de faire tel ou tel choix (regarde le petit valls, qui agit en dictateur de province – sous la bienveillance d’une presse chienne de garde des libertés).

    Lorsque la politique est à la botte de l’oppresseur, il ne reste que la violence. D’ailleurs la résistance c’était des terroristes qu’on torturait et fusillait sans autre forme de procès.

    vae victis.

    Répondre
  61. babelouest
    babelouest dit :

    C’est malheureux, mais dit comme çà, c’est hervé_02 qui a raison. Seule la violence fera avancer la chose maintenant, il ne faut pas se faire d’illusions. Les institutions, y compris les lois, sont désormais au service des puissants et de la force. La seule façon de remettre le jeu à zéro afin de bâtir autre chose n’est-il pas de secouer toute la table ? Ce qui n’empêche pas, ensuite d’être extrêmement vigilants pour éviter que d’autres ne rebâtissent à leur avantage.

    Répondre
  62. smolski
    smolski dit :

    "Tu penses sincèrement qu’il faut faire confiance en l’institution"
    Franchement, je ne vois pas de quoi dans mes propos tu le déduis, ça ? LOL

    La mémoire des peuples transmet clairement que la violence d’une situation implique la violence en réaction, ce que ton post démontre parfaitement. Là, pas de problème, il suffiit d’être du bon côté des fusils, c’est à dire la crosse à l’épaule pour survivre.
    Mais n’est-ce pas exactement ce qu’appliquent continuellement les empires contre les personnes ?

    Au contraire, pour briser la chaîne de notre asservissement il nous faut d’abord la briser en nous. Ce n’est qu’ensuite que nous partagerons la lutte commune comme nous partageons le pain entre miséreux, à suffisance pour chacun et au contentement de tous en retour.

    Aujourd’hui, nous avons enfin une solution immodeste pour modifier le monde tout entier par le partage du savoir et la reconnaissance de chacun qui en résulte. Appliquons-là unitairement sans compter nos efforts plutôt que par la lutte armée traditionnelle d’où naissent fatalement hiérarchie et tyrannie en retour.

    Répondre
  63. herve_02
    herve_02 dit :

    @smolsky

    Franchement, je ne vois pas de quoi dans mes propos tu le déduis, ça ?

    "Aujourd’hui, nous avons enfin une solution immodeste pour modifier le monde tout entier par le partage du savoir et la reconnaissance de chacun qui en résulte."

    euh… en quoi on sort de l’institution, explique moi ? le partage entre miséreux, la solidarité entre esclave ?

    Apprenons à répartir entre nous les miettes pour que ceux qui ont un peu au dessus de la moyenne puisse en donner à ceux qui en ont pas assez pour vivre. Ouais c’est vachement cool… c’t’une super solution… que promeut l’oppresseur…

    L’état laisse crever de faim les pauvres ? créons les restaus du coeur ou les pauvres donnent pour les plus pauvre (mais "on" vident des millions de litres de lait dans les caniveaux, on casse des milliers d’oeufs et on brule du blé dans des chaudières)

    L’état refuse de financer la recherche (c’est un truc régalien) ? faisons des fêtes de beaufs pour ramasser 200 millions que l’on donnera aux assos des copains en prenants aux pauvres et en embrigadant les gosses aux journées merdotrons. Et lorsqu’un truc plus ou moins moins pourri que les autres arrivera on laissera un labo le vendre à 3000 euros la dose alors qu’on prendra 50cts sur un tube homéo à 2 euros si la personne ne décide tout simplement pas de se le payer tout seul en dehors du "parcours de soin".

    Tu en veux des trucs comme cela ?

    Impossible de mettre assez de personnes dans les hospices ? organisons des "journées intergénérationelles" avec les écoles pour éviter de payer des infirmières et éducateurs sans trop laisser crever les vieux d’ennui devant derick

    Ouais, partageons nos savoir par le biais du web, pas besoin de se mettre en danger, pas besoin de se remonter les manches, faut juste apprendre aux gens à se passer des choses dont ils ont besoin.

    Parce qu’à l’autre bout de la chaîne, le culcul né avec l’empire à papa qu’il arrive à maintenir et faire prospérer en juste essorant 99.99% de la population mondiale, quitte à tuer des gens, lui il continue sa vie et demande à l’état (avec tes impots) de surveiller tout le monde pour pouvoir prêter attention à ceux qui pourrait se battre et les mettre au trou "en préventif" dès que cela commence à dépasser le stade de la communauté hippie de plus de 5 personnes (qui se tapit dans les épiceries de campagne)

    Mais faut les laisser faire et juste se raconter des histoires qui disent que ca va changer par la "communion de tous dans un idéal commun" rassemblé, bien entendu, par un vote pour un pantin tous les 5 ans qui n’arrive même plus à faire illusion 6 mois.

    ouais… ceci dit, sans vouloir polémiquer sur ta personne hein !

    Répondre
  64. smolski
    smolski dit :

    herve_02
    Comme tout oppresseur, par la lutte armée tu crées ta vérité de ton autorité.
    Mais :
    « Certains doivent trouver difficile
    d’avoir fait l’autorité leur vérité,
    plutôt que de la vérité leur autorité. »
    – G. Massey
    😉

    "en quoi on sort de l’institution, explique moi ? le partage entre miséreux, la solidarité entre esclave ?"
    Oui.
    Tout ce qui a été fait de bien pour l’humanité a été fait par des fous.

    Répondre
  65. babelouest
    babelouest dit :

    "Tout ce qui a été fait de bien pour l’humanité a été fait par des fous."
    Je ne sais plus qui l’avait dit, Smolski, mais c’est toujours aussi vrai.

    Le personnes dites "sensées" ne remettent rien en question. Elles s’adaptent. Quitte à en crever.

    Répondre
  66. herve_02
    herve_02 dit :

    @smolsky

    je crois que tu te méprends beaucoup sur mon intention. Je ne désire pas du tout remplacer par la violence un système par un autre.

    Je pense que la seule manière de s’en sortir est d’éliminer physiquement les plus méchants et laisser la suite se mettre en place toute seule. Si ce sont des enfoirées, on recommence, autant de fois que nécessaire. Et pas à des périodicités de 500 ans, disons, tous les 30 ans.

    Je ne dis pas que je possède une vérité, je dis juste que ceux qui trustent possèdent le mensonge et qu’ils doivent être écartés. Comme ils ont envahis les institutions par une sorte de coup d’état légal, il ne reste que le hors piste ( la violence) pour revenir dans le droit chemin.

    je ne dis rien de plus. Ah si, j’ajoute que je ne paierais plus de ma personne pour faire changer à l’intérieur du système parce que les esclaves soumis veulent rester dans leur petites soumissions confortables.

    Je suis partant pour un vrai grand changement, mais fini les petites luttes petits bras pour donner à quelques péquins la satisfaction d’avoir obtenu sans grand effort un soupoudrage d’amélioration, un dessous de table pour les faire taire et que continue cette domination massive.

    C’est pour cela que cela ne change pas, parce qu’on aide les plus en difficulté en leur donnant juste ce qu’il faut pour ne pas mourir, ensuite, il s’en moque du reste et de ta lutte. Et bien peut être que pour que ça change, il faut qu’ils s’aperçoivent que le système s’en cogne de leur mort et qu’ils se mettent à demande fermement eux-même, nombreux, un changement, sinon ils vont mourir.

    Darwin ?

    Répondre
  67. smolski
    smolski dit :

    "la seule manière de s’en sortir est d’éliminer physiquement les plus méchants"
    Je pense qu’on est méchant quand on ne possède pas d’alternative en soi pour être autrement dans une circonstance donnée et pas dans d’autres.

    Je pense ici au sketch de fernand raynaud à propos du douanier et de l’étranger au village.
    Le douanier dit sans cesse à l’étranger du village qu’il doit partir parce qu’il mange le pain des français.
    L’étranger répond :
    – Mais pourquoi me chassez-vous en tant qu’étranger ?
    – Croyez-vous qu’une maman étrangère aime moins son enfant qu’une maman française ?

    A la fin l’étranger s’en va et le douanier nous dit :
    – Depuis, on n’mange plus d’pain au village…
    – C’était le boulanger !

    Cet étranger pour le douanier est pareil que les méchants pour toi, ils ne sont pas que méchant et c’est cela qu’il faut rendre possible d’accéder en eux davantage que de les éliminer sans fin.
    Lorsqu’on tue un homme, on ne tue pas seulement ce qu’il est mais aussi ce qu’il aurait pu être.

    Je ne vois pas d’autres alternatives que de permettre à tous l’accession à ce qu’il est pour réussir à modifier le monde social actuel en celui que nous désirons tous profondément, et pas seulement en surface avec des coup pour coup rendus.
    Je ne dis pas qu’il ne faut pas défendre sa vie par tous les moyens dont on dispose mais que cela ne relève pas d’une conviction.
    C’est alors une solution à laquelle nous nous soumettons momentanément afin de ne pas périr immédiatement, rien de plus.
    C’est du No Futur à la lettre.

    Répondre
  68. herve_02
    herve_02 dit :

    ui

    Va expliquer au pdg de vivendi/veolia qu’il faut que tu accèdes à ce qui est bon en lui pendant qu’il pille les ressources de toute la population.

    Va expliquer à valls la même chose alors qu’il rafle des européens et les mets dehors, alors qu’il décide de suspendre les spectacles d’un humoriste pour faire plaisir à je ne sais quel groupuscule.

    Va expliquer la même chose au banquier qui empile frais sur frais sur le pauvre bougre qui a un chèque impayé et qui le coule définitivement.

    va expliquer aux pétroliers qui financent les milices des pays ou ils traitent le peuple comme de véritables esclaves que tu veux trouver ce qui est bon.

    Moi je veux bien aller chercher ce qu’il y a de bon chez les gens MAIS SEULEMENT pour ceux qui font la même chose avec moi. En résumé : je joue le jeu qu’avec ceux qui le font. Par exemple, je refuse de tendre l’autre joue à celui qui utilise des manœuvres malhonnêtes pour me prendre mon bien. Je refuse de dialoguer avec des conglomérats qui volent le peuple par le biais de contrats signés avec des politiques vendus et probablement achetés.

    Je veux bien pardonner à celui qui fait amende honorable et redistribue ce qu’il à mal acquis, mais celui qui veut le garder et fait tout ce qui est en son pouvoir pour le faire ne mérite que l’élimination de la scène.

    Il y a des milliards d’êtres humains sur terre, si on en perds quelques un parce qu’ils sont définitivement impossible à intégrer dans une société de partage, nul doute que l’on retrouvera dans d’autres ce qu’ils auraient pu nous apporter.

    Ton exemple est malhonnête, je ne veux pas mettre de coté les gens pour ce qu’ils sont mais pour ce qu’ils FONT.

    Répondre
  69. smolski
    smolski dit :

    Nous sommes d’accords sur le fond herve_02 mais pas sur le moyen d’arriver à ce fond commun.
    Pour moi, gentil ou méchant, on crève tous pareil.
    De là je pense que si nous désirons réellement modifier le cours qui nous précipite actuellement, nous devons agir de manière intergérationnelle et non pas pour obtenir un résultat instantané ou très proche.

    Ton point de vue le fait et j’en suis, mais c’est là une question de survie immédiate, pas une solution digne d’une conviction à développer pour la partager.
    Ainsi les résistants des années quarantes dont les convictions opposées n’empêchaient pas l’unité dans la lutte vitale qu’ils menaient, mais ce n’était pas une solution pour en finir avec le fascisme et ses avatars malgrés le comité de résistance qui s’est formé ensuite.
    A preuve aujourd’hui ! 🙂

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  70. herve_02
    herve_02 dit :

    @smolsky

    mais je ne le prone pas comme unique lutte. D’ailleurs je n’ai jamais fait payer (sauf dans le cadre d’une demande d’entreprise) le support ou le passage aux logiciels libre et à la libération de facebook, gmail et consort. Je n’ai jamais monnayé ni refusé mes services et/ou aides parce que je considère que cela doit se faire dans le cadre du don dans de "mini-communautés". C’est aussi pour cela que je refuse également de donner aux assos qui pallient aux carences de l’etat en sachant que les dirigeants de ces assocs sont les premiers à vouloir que le système de change pas.

    Cela me convient parfaitement comme status quo, mais il ne faut pas venir me parler de vote, lutte syndicale, manifestation et tout le toutim, de françois et de déception…

    Vous serez toujours déçu tant que vous ne le ferez pas vous même. la "représentation" est une vaste fumisterie entretenue par une classe de cafards qui se nourrie sur la population.

    Répondre
  71. smolski
    smolski dit :

    Il y a l’environnement de l’enfer, ces autres qui ne sont pas comme moi, qui me posent problème, qui m’ennuient et l’autre vision, justement ces autres qui, parce qu’ils ne sont pas comme moi, vont m’aider à tisser des liens qui vont me faire et à chaque fois que je refuse un lien, je me détruis, c’est pourquoi on peut dire que toute compétition est un suicide.

    Albert Jacquard

    Répondre
  72. smolski
    smolski dit :

    La douleur comme la jouissance sont circonstancielles et ne peuvent trouver d’autres utilités que dans la limite étroite de soi, seul et dans l’instant.
    L’idée que le châtiment et le plaisir soient rédempteurs par delà eux-mêmes révulse ma raison.

    Répondre
  73. Mano
    Mano dit :

    Pour être sorti vivant du parti socialiste puis de la présidentielle, c’est qu’il est un minimum habile le père Hollande. Des bâtons merdeux pour la droite extrême/extrême droite avec la manif pour tous et les crânes queunello-rasés, de petits os à ronger pour la gauche. Le fouet dans une main, le chéquier pour le MEDEF dans l’autre…
    Voici donc un impopulaire qui gère (pour l’instant) sa petite boutique politique sarko-compatible sans trop de remous. Comme il l’avait fait au Ps.

    « Changer la vie »
    http://youtu.be/YDEgNp62jGk

    Il doit se taper des barres de rires, Joyeux.

    Répondre
  74. smolski
    smolski dit :

    Siné a écrit :

    « Cavanna avait écrit il y a peu de temps : “ On me dit qu’un bruit court comme quoi il existerait un pari consistant à prédire qui, de Siné ou de moi, lâchera la rampe le premier ! “
    Je savais qu’un tel pari circulait, mais je ne vous étonnerais pas si je vous dis que j’avais refusé catégoriquement d’y participer !

    En effet, c’était vraiment un jeu de con car si je misais pile, il partait avant moi et j’étais triste comme je le suis aujourd’hui.
    Si, en revanche, je choisissais face, c’est moi qui décrochais avant lui et c’est lui qui, en ce moment, serait là en train de bafouiller à ma place !

    En fait, mon vœu le plus cher eût été qu’on soit tous les deux immortels pour continuer à faire chier “ad vitam aeternam“ tous ceux qu’on détestait en commun. »

    T’en fais pas Siné, “ad vitam aeternam“ ça va l’faire pareil pour toi et pour lui contre tous ceux à faire chier pire qu’ils nous font tous chier et que nous détestons et détesterons toujours en commun avec vous deux !

    Répondre
  75. Clocel
    Clocel dit :

    @ Lou #97

    Hâââ ouuais coool, t’as vu ça!? :o)

    Un petit coup de "Jeannot le Marcheur sur les cailloux" avec un pote, et hop, tu te retrouves direct chez Paul Lamplois!!!
    ‘l est comme ça Méluche, son côté titiste, que veux-tu…
    On est vraiment dégueulasse, on crève l’unique bouée de la troisième classe du Titanic (la Gauche) alors que l’orchestre attaque plus près de toi Seigneur!!! :o)
    Mélenchoneux, à vos plumes!!!

    Répondre

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  1. […] comme d’habitude, il nous explique qu’il va continuer exactement la même politique, dans la même direction, mais en y allant plus vite… et probablement en klaxonnant. Ah oui, et […]

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