L’énervée de service

Alors ? Toujours de gauche ?

C’était ainsi que j’avais été accueillie lors d’un diner entre amis. Ce n’est pas vraiment à ce moment-là que j’ai pris conscience de mon statut particulier d’énervée de service, mais c’est à partir de là que j’ai commencé à douter de la sincérité de quelques-unes de mes relations. C’était un peu comme si j’étais l’invitée d’honneur d’un diner de cons, mais dans sa version politique.

En fait, tout le monde sait très bien où je me situe, comment je pense, comment je vois ce monde de merde dans lequel nous sommes condamnés à godiller tant bien que mal. La question n’était même pas purement rhétorique, c’était juste un peu comme craquer une allumette devant la mèche au moment de lancer le feu d’artifice, le clou du spectacle. Je n’étais pas là pour échanger, discuter, argumenter, réfléchir ou même simplement passer un bon moment. J’étais là parce que ma simple présence était l’assurance d’un show qui envoie le bois pour la petite compagnie.
Et c’est extrêmement vexant.

Indignez-vous, mais arrêtez de faire chier vos proches avec ça

En fait, je ne sais pas si je suis de plus en plus aigrie en vieillissant ou si la situation plonge inexorablement vers des lendemains toujours plus merdiques que la veille. Déjà, du temps de Sarko, c’était assez facile d’avoir un coup de sang dès potron-minet. Je buvais mon thé chaque matin devant l’écran des nouvelles et en moins de 10 secondes, paf !, j’étais tombée sur le titre qui allait me faire grimper au plafond, toutes griffes dehors. On pourrait dire que j’ai toujours été profondément soupe au lait, mais en vérité, je n’ai jamais pu rester calme devant l’abjecte connerie de notre temps, sa déshumanisation forcenée et encore plus ses défenseurs mercantiles et décérébrés. Un peu comme s’il fallait rester courtois et de bonne composition au moment même où votre voisin de serviette entreprend de chier dans votre assiette.

Je suis une femme de convictions, j’ai la passion des idées, des débats et jusqu’au fond de mes tripes, je sais que nous vivons des temps intéressants, des moments où l’Histoire bascule d’un côté ou de l’autre.
Sauf que, manifestement, c’est plutôt de l’autre.
Alors, je les trouve bien dérisoires mes petites colères entre amis, bien peu constructives aussi, stériles et égocentriques. Sans compter qu’elles usent la patience de mes proches.

Il faut s’imaginer vivre avec moi au quotidien. Entendre mes beuglements le matin au moment de partir au boulot. Se taper l’intégrale des petites lâchetés corruptives du jour à l’heure du déjeuner. S’en reprendre une couche, le soir, autour du cassoulet.
Alors, un jour, j’ai créé Le Monolecte.

Au début, c’était juste une manière de fixer mon indignation du jour, ma réflexion à l’envers, sortir du cadre de la pensée unique.
Puis les lecteurs sont arrivés. Et les commentateurs.
Et le débat a commencé.
Toujours de la colère, bien sûr, mais bien plus que cela, aussi.
Le lent travail de maturation des idées, les échanges enrichissants, les détracteurs qui poussent la logique dans ses retranchements, jusqu’à forcer à repenser toute la thématique autrement. Dépasser le réflexe pavlovien devant la connerie ambiante. Dénoncer les manipulations du langage, des chiffres, des images. Lire entre les lignes, porter la critique dans la plaie béante. Construire une pensée d’opposition qui ne se sent plus obligée d’éructer, qui ne se contente pas des objets de cristallisation de la haine normalement proposés.

Le confort de l’entresoi

Il y a eu toute une période vraiment détendanteLe Monolecte a parfaitement bien rempli son rôle de passerelle, de passe-plats, aussi, un peu. Alors que la pensée unique tenait toutes les manettes du pouvoir et des médias, il était possible d’exister en tant qu’espace contestataire où nous étions surpris et ravis de nous retrouver si nombreux et tellement d’accord et tellement moins isolés, désespérés, marginalisés.
C’était terriblement réconfortant.
Nécessaire, aussi, pour recharger les batteries, reprendre du poil de la bête. Et briser les cercles vicieux de la solitude et de l’intense sensation d’impuissance dans laquelle nous plonge implacablement la société de l’individualisme forcené.

Reconstruire du collectif, du vivre-ensemble, sortir de nos coquilles plutôt que de nos gonds. Nous engueuler, quand même, souvent, abondamment, et tout effacer autour d’une bonne bouffe, pendant une bonne marche, dans le cortège d’une bonne manif.

Rien que pour cela, ça valait le coup de passer toutes ces longues heures à coucher sur l’écran toutes ces colères, à trouver des mots pour dépasser l’indicible, à partager les petites joies et les grandes désespérances. C’est fou, quand j’y pense, le nombre de gens absolument formidables que ce foutu blog m’a permis de rencontrer.

Et puis, quand vient le temps de la petite notoriété, vient aussi celui de la tentation de plaire, de flatter son public, d’obtenir son satisfécit, de se faire flatter longuement dans le sens du poil. Ce que j’écris et ce que je vis, ce que je suis, et tous ceux qui partagent ma vie ou juste quelques instants avec moi, tout cela devient un objet public, un récit, une fiction, aussi, qui me dépasse et, quelque part, me contraint, me limite et me renvoie inexorablement à mon foutu rôle de poil à gratter.

Voilà qu’on m’attend au tournant, qu’on se délecte du coup de gueule, qu’on jubile quand je passe l’ennemi au lance-flamme. Me voilà exactement à faire ce que je reproche aux autres : l’exaltation de la petite phrase assassine, le bon mot pour lequel on tuerait père et mère, jusqu’au moment où, de nouveau, on se retrouve à se caricaturer soi-même.

Sans compter la responsabilité, écrasante, que l’on endosse, quand on est lu. Je trouve ça marrant, la nécessité absolue qui s’impose alors de devoir mesurer ses propos et leur portée réelle, comme cela, au doigt mouillé, comme si on roulait à fond dans un tunnel en marche arrière, sans lumière et en se basant seulement sur le petit reflet tremblotant du rétroviseur.
Cela implique d’apprendre à se taire, plutôt que de risquer de dire des conneries, ou de blesser, ou de se planter; cela paralyse aussi lentement et surement que le venin de l’araignée, avant de dissoudre les pensées dans le néant de l’hésitation et de l’autocensure.

L’asphyxie de la pensée de gauche

La pire chose qui pouvait nous arriver, quelque part, c’est Hollande.

Bien sûr, il n’est pas arrivé par hasard. La radicalisation des esprits, la droitisation de la société, son embourgeoisement symbolique à l’heure même où les perdants du système se font plus nombreux que jamais, tout cela s’est mis en place patiemment, tranquillement, au fil du temps, selon des théories de manipulation des masses qui sont nées bien avant moi. Mais paradoxalement, ce totalitarisme politicoéconomique prend toute son ampleur à l’avènement du régent Hollande, après les frasques épiques du roitelet Sarkozy.

Parce que beaucoup avaient fait l’erreur de croire que l’ennemi, c’était Sarko, qu’ils ont concentré leurs pensées, leurs arguments, leur énergie contre Sarko, qu’ils ont réalisé l’union sacrée contre Sarko, qu’ils ont nourri la pensée magique que, libérés de Sarko, nous allions, en quelque sorte, repartir vers une autre forme de société, plus juste, plus égalitaire, plus humaine… en fait non, il y avait déjà une part de renoncement dans l’antisarkozysme primaire, juste la foi hallucinée que sans lui, ce serait juste un peu plus supportable.

Du coup, quand la gauche s’imagine revenue au pouvoir, la gauche se retrouve totalement désarmée, désemparée, incapable de penser la critique, la contestation, l’opposition, en fait, dans laquelle est embourbée plus que jamais, malgré —et surtout— à cause de l’arrivée des socialistes au pouvoir.

Les socialistes de la réalpolitik au pouvoir, ce sont les fossoyeurs de la pensée de gauche qui sévissent à plein régime, avec un discours hypocrite, destiné à désarmer intellectuellement tous ceux qui ont compris la nécessité impérative de concevoir le fonctionnement social autrement, et des actes cyniques et d’autant plus brutaux dans leur cadence et leurs effets, qu’ils savent qu’ils ont neutralisé toute espèce de dénonciation. Le pire poison possible, c’est celui qui nous est instillé depuis bientôt un an et demi, celui de l’inéluctabilité d’un monde profondément malade et insupportable, celui de notre impuissance à changer les choses démocratiquement, celui de notre résignation à un ordre totalement injuste et mortifère.
En cela, seuls les socialistes pouvaient le faire.

Comment penser l’impensable? Comment s’extraire de l’abattement, de la sidération née de la prise de conscience concrète que notre pouvoir, notre droit élémentaire à choisir notre destinée nous ont été confisqués?

Des armes pour les poètes et les chansonniers !

Je n’écris plus beaucoup ici parce que je réfléchis ailleurs. Je discute. Je me tais. Je lis. Je partage. D’autres bruits de fond. D’autres murmures.

Dernièrement sur Seenthis, nous avons créé un nouveau tag, vous savez, ces mots-clés qui permettent d’extraire en un clic toutes discussions ayant trait à un sujet spécifique. Ce tag s’appelle #gorafi_encore_plagié et je vous invite à y jeter un œil, comme ça, pour comprendre la suite.

Pour comprendre la suite, il faut revenir au début, à savoir le succès grandissant et amplement mérité du Gorafi. Alors que les journées passent, mornes, comme des empilements branlants de nouvelles toutes aussi maussades les unes que les autres, voilà que des dépêches déboulent dans le lot, avec ce petit quelque chose en plus qui fait basculer notre univers dans le surréalisme. Je crois qu’on s’est tous fait piégé à un moment ou un autre par un article du Gorafi que nous avons lu sans vérifier la provenance et on s’est tous, à un moment ou un autre, retrouvé à gueuler comme des putois qu’on vivait vraiment dans un monde de cons qui marche complètement sur la tête.
Jusqu’au moment où l’on s’est rendu compte que c’est une parodie.
Mais tellement bien tournée, qu’on la croirait aussi réelle que le reste.
Et on s’amuse de la blague, tout en se trouvant un peu ridicule d’avoir foncé tête baissée dans le piège, comme un vulgaire taureau de combat sur la muléta.
Parce qu’on vaut tout de même bien mieux que ça.
Parce que l’on est tout de même plus malins que ça.

Jusqu’au moment où l’on se marre d’une bonne pantalonnade du Gorafi et qu’on se rend compte que l’on n’est pas sur le Gorafi…

Que notre monde est encore plus surréaliste que cette parodie déjantée.
Que le Gorafi est bien plus qu’une bonne blague de potache pour se détendre au bureau pendant la pause Internet, celle où se partagent des articles sur Facebook avec les collègues du bureau d’à côté, ceux avec lesquels on ne cause jamais.

Le moment où l’on comprend qu’il est vain de chercher à dénoncer un système totalement absurde avec des arguments rationnels.

Le moment où l’on comprend que l’Empereur est nu et qu’il va falloir retrouver une âme d’enfant pour le balancer sur la place publique.

187 réponses
  1. Fer
    Fer dit :

    Non : la pire chose qui pouvait arriver à la gauche était Jospin.

    Dès 1997, par les privatisations massives et d’une envergure inégalée, il a méthodiquement détruit les ambitions de ceux qui, non pas en s’indignant mais en se révoltant, l’avaient porté au pouvoir. Et ne parlons pas de ce qui suivit.

    Depuis, la gauche attend la chute du PS.

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  2. smolski
    smolski dit :

    Xavlexav post1
    "Ben reste l’énervée de service, steup !"

    Je plussoie mille fois Agnès.
    Une voix libre qui s’éteint c’est une bibliothèque entière qui disparaît.

    Et ne crois surtout pas que tu es la seule emmerdeuse de salon contre qui les réunions se détournent ou se moquent, je pense que nous sommes nombreux ici à subir cet ostrascisme de tous ceux dont l’obéïssance est la jouissance, le seul partage accordée par les pouvoirs.
    Ne pas les laisser à tenir le crachoir est des plus nécessaires car eux ont le relais des médias alors que nous, pôv pommes, nous n’avons que chacune de nos voix pour les contredire dans leur sommeil.

    Idem pour ce blog génial et chaleureux dont je te remercie du travail à le maintenir pour les enseignements qu’il procure à tous.

    Fraternellement, Joel

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  3. babelouest
    babelouest dit :

    Jospin fut efficace, certes. Tellement, qu’il n’a pas compris quand il s’est fait éliminer.

    Cependant, on peut dire qu’il a trouvé un magnifique successeur, plus intelligent je pense, plus florentin, avec juste cette impression de naïveté myope et nounoursienne qui a dû en tromper beaucoup. Cette fois "le socialisme" a fait les choses en grand, il a ouvert toutes les vannes du libéralisme sauce Chicago, on va voir ce qu’on va voir.

    Curieusement, il y en a encore qui le cataloguent "à gauche" : par suivisme d’idées révolues, ou dans un but de propagande ?

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  4. Clocel
    Clocel dit :

    Vue la veulerie ambiante, c’est plutôt flatteur je trouve d’être ostraciser…
    Z’étaient pas nombreux les résistants durant la période sombre, quoi qu’on en dise.
    Et notre époque est sombre et criminelle.Faut être un gros gâté du système corrompu pour nier l’évidence. Comment expliquer notre apathie devant Lampedusa?
    Que va-t’on faire de cette histoire plus tard?
    Résister c’est s’exposer, à l’ennemi et à la connerie de ceux qui attendent la fin de la partie pour choisir leur héraut. La majorité en fait…
    Indignons-nous donc, ne permettons pas aux consciences fraîchement repeintes aux couleurs de l’indifférence de parader dans la lumière.
    Surexposons la connerie, qu’elle devienne aveuglante, intolérable!
    Je crois me souvenir que la morale du "Dîner de cons", le con n’est pas forcément celui qu’on donnait vainqueur…
    Courage!
    Amicalement,

    Éric

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  5. Fab
    Fab dit :

    Je crois que c’est Bourdieu qui, le premier, avait parler de l’esprit de droite. Toute notre société est tirée vers une mouvement individualiste de fond depuis les années Tapie (je résume). Le chacun pour soi autant dans la vie professionnelle que dans nos habitudes quotidiennes et loisirs est devenu le nouvel étalon social. Pas étonnant alors de voir le "sarkozisme" surgir en tant qu’émanation de ce mouvement sociétal.
    Le parti socialiste n’est rien d’autre qu’une droite complexée, engluée dans ses prérogatives libérales,soumise au diktat européen qui détruit efficacement tout le tissu collectif.
    Nous allons entrer dans une nouvelle ère de servage, une sorte de Moyen Age "new age" pour le plus grand bonheur des profiteurs et des lâches.
    Espérons que ça ne durera pas mille ans!

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  6. Layl
    Layl dit :

    Dans le cas de Hollande, on savait depuis longtemps qui il était, d’où il venait.

    Et après nous avoir fait voter "le bruit et l’odeur" Chirac en 2002, après nous avoir fait voter "ramenons les fliquettes à la maison" Royal, pourquoi ne pas voter pour l’énarque libéral désoeuvré que le paradoxe n’étouffe pas Hollande ?

    Qui s’offusque de le voir partir en rase campagne face aux pigeons pour par contre annuler la baisse de la TVA sur la nourriture de base ? Qui s’étonnerait de le voir renoncer à la taxation des PEA pour mieux infliger l’écotaxe aux paysans ? J’en passe et des meilleures.

    Mais qu’y faire ? On sait depuis le dernier référendum que le résultat des élections n’est acceptable que conforme à l’intérêt des élites. Alors, attendons voir.

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  7. Nine
    Nine dit :

    Merci Agnès de penser tout haut ce qui nous agite , nous tes lecteurs assidus… mais aussi d’avoir ces doutes , ces scrupules et ce "nez" avisé des risques que tu cours et nous ferait courir à ta suite quand la protestation peut devenir posture, rôle enfermant, mépris de ceux qui empruntent des voies plus discrètes (même si sur ce dernier point je ne te sens pas plus que moi menacée pour l’instant 😉 ) … Oui merci, de ce doute et de ce pas de côté salutaire. Réfléchis où tu veux comme tu veux Agnès, mais n’oublie pas que tu as aussi produit un autre corolaire : on a tellement besoin de toi et de ce rendez-vous du Monolecte maintenant !

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  8. pupuce
    pupuce dit :

    l’énervée de service…je connais bien.
    tu peux prendre le contre pied facilement. il suffit de ne plus jouer ton rôle. refuse. je te conseille de tenter un rôle de potiche surprenant: de marbre, silencieuse, plus jamais énervée, la zénitude faite femme façon "j’accepte le réel tel qu’il est" (pis ça plaira au bouddhiste de service) si tu parles trouve un sujet dans le genre de ce que le monde nous vend pour faire progressiste sans avoir l’air énervé, justement, tu vois, une de ces pseudos solutions de merde, tout sauf le feu, haha (je sais pas, le téléphone légo multiblocks, la permaculture urbaine, les fournisseurs d’accès internet associatifs…y’a un million de sujets de ce genre).
    devant ton air de la meuf qui va bien, qui trouve tout normalement acceptable et qui voit même une amélioration possible demain, agad on va réduire nos déchets électroniques c’est génial…tes proches vont se retrouver bien dans la merde sans aucun support pour exprimer leur indignation à leur place. il faudra qu’ils se démerdent avec leur ressenti tu ne seras plus celle qui explicite décortique analyse et exprime.
    alors c’est eux qui viendront à toi en gueulant "mais lampedusa, t’en dis quoi de lampedusa?! on s’en tape de ton téléphone légo, bordel, des humains meurent!"
    epic win.
    ils seront pas contents de s’être fait entourlouper, c’est sûr, mais y’aura qu’à rediriger leur colère.
    c’est pas bien de manipuler ? ha oui? hihi. et par quel miracle crois-tu mon petit qu’on en soit arrivés à une population aussi cynique et soumise? le roi est nu, et pour le prouver je me déshabille à mon tour. j’utilise les arguments et méthodes d’en face. t’es pas content que je manipule? certes. t’as raison c’est moche. et donc? conclusion? contre qui tu devrais être en colère en réalité? mh?
    et voilà le travail.
    (par contre ils risquent de te faire la gueule un moment en représailles ou juste par fierté, voire y’aura des pertes,m’enfin quand on veut des relations sincères on s’expose à faire mal ou à souffrir, sinon on retombe dans le paragraphe où tu parles de la paralysie de la responsabilité et du silence qui s’ensuit, hein.)

    Répondre
  9. herve_02
    herve_02 dit :

    Le problème c’est que lorsque ceux qui souffrent sont assez nombreux, comprennent qu’ils ne pourront rien changer démocratiquement et n’auront plus rien à perdre, ils pourraient décider de changer les choses dans la violence.

    Mais peut être que ce n’est pas le problème mais la solution. Les gens n’élèvent plus leurs enfants, car ils n’ont pas le temps/le goût, il est donc impossible de les mouler dans une posture de soumis. L’école n’arrive plus à le faire.

    Il arrive une génération de révoltés insoumis, ce sera notre salut je pense. Il faudra juste les soutenir le moment opportuns plutôt que de leur dire de rentrer chez eux.

    Si on veut un élément déclencheur, un truc super facile : il suffit de faire exploser les émetteurs télé et les dorsales internet : plus de télé, plus de facebook pendant 2 jours et le pays est à feux et a sang, durablement.

    Mais bon…. c’est dommage de devoir en arriver là.

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  10. pupuce
    pupuce dit :

    @ Herve_02
    "Les gens n’élèvent plus leurs enfants, car ils n’ont pas le temps/le goût, il est donc impossible de les mouler dans une posture de soumis. L’école n’arrive plus à le faire."
    je crois que tu fais erreur. si la soumission à une autorité n’est plus nécessaire c’est parce que la soumission à l’économique est reine…et amplement suffisante. on se fout bien de savoir si les mioches rampent devant leurs parents ou leurs profs, l’important est de ramper devant un dollar.
    coupe leur internet et la télé et tu les retrouveras…dans les centres commerciaux.
    (c’est fight club qu’avait raison, ce qu’il faut péter c’est les transactions financières. à partir de là on serait contraints de se cogner les uns aux autres d’une manière ou d’une autre. ça finira bien par arriver de toute manière.)

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  11. Sapar Enkouille
    Sapar Enkouille dit :

    Oui, notre impuissance est désespérante et nous use lentement et sûrement.
    En fait, P.Rabhi donne une solution avec sa légende* du colibri. "Je fais ma part." Peu importe si c’est dérisoire, peu importe les ricaneurs, je fais ma part. Et de goutte d’eau en goutte d’eau, arrivera celle qui fera déborder le vase, celle qui donnera du sens à toutes celles qui l’ont précédée.
    Peu importe si l’ampleur de la tâche nous sidère, il faut faire notre part. Parce qu’on fait partie du Grand Tout et qu’on a notre rôle à jouer, même si, de toute évidence, on ne connaîtra pas la fin de l’histoire.
    C’est ça ou vivre comme un con. Et vivre comme un con, c’est encore plus désespérant.

    * Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

    Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

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  12. herve_02
    herve_02 dit :

    @pupuce…

    ouais c’était vrai quand on pouvait donner de l’argent pour les faire consommer. Le truc c’est que ce système ne fonctionne qu’avec une croissance à 2 chiffres.

    Envoie tes gamins dans un centre commercial pour la journée avec 5 euros en poches : ils vont finir au commissariat s’ils sont 2, le centre brûlera s’ils sont 200.

    Et la limite est atteinte, les cons qui gouvernent (économie + politiques) n’ont pas compris qu’ils _doivent impérativement_ acheter la paix sociale, mais pour cela il faut accepter de lâcher du pognon, et la générations des cons gouvernants actuels ne savent plus lâcher du pèze : ca va leut péter directement à la gueule.

    Même en chine, pays de soumission par excellence , des ouvriers ont massacré leurs patrons. Cela viendra inexorablement chez nous. On ne peut pas demander aux gens de crever la dalle en montrant à la télé ceux qui bouffent comme des porcs.

    C’est le paradoxe de cette société de consommation. On montre les "gros" consommer pour donner envie aux petits de faire pareils, mais ensuite les gros ratissent les petits et continuent à se montrer : ils sont juste suicidaires.

    Tu ajoutes la monté de la désespérance car l’espoir de l’opposition s’évanouit : cocktail plutôt explosif…

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  13. petit écran de fumée
    petit écran de fumée dit :

    Si tu es dans la même situation "psychologique" que moi en lisant les news, alors je crois qu’il faut creuser du côté des émotions que ce genre de dépêches provoquent sur notre organisme..

    Il me semble que le monde a toujours été surréaliste, mais que désormais les réseaux de communication sont tels, que le moindre événement surréaliste ne peut plus nous échapper. Et même certains médias (seenthis permet de vérifier par exemple que 20mn s’est fait le spécialiste de ce genre de dépêches) sont à l’affût, puisqu’il permet de doper les effets de l’actualité sur notre cerveau. Quoi de mieux qu’un truc totalement surréaliste pour nous filer notre décharge quotidienne d’émotion, pour nous ébahir, pour assouvir nos pulsions de voyeurisme?

    Ces dernières années il semble que la représentation globale du monde de chaque individu se construit en ingurgitant la soupe médiatique : on parle du principe "un fait-divers -> une loi" au sens de la législation gouvernementale, mais il faudrait aussi évoquer le principe "un fait-divers -> une loi" dans le sens d’une nouvelle loi empirique, "physique" qui va étoffer notre représentation du monde.
    On se construit nos statistiques à partir des faits divers, un fait divers est un tremplin pour une nouvelle généralisation.
    Le filtre des médias opère donc une distorsion sensationnaliste sur notre vision du monde (on ne parle jamais des trains qui arrivent à l’heure)

    Est-ce que cette fascination pour ces histoires gorafiennes, où la réalité ridiculise la fiction, ne vient pas d’un découragement, distorsion pour distorsion, autant se réfugier dans la dérision? Le réel nous déprime, marre des injonction à être réalistes, autant choisir le nihilisme fantaisiste, celui qui fait de nous des êtres surréalistes?

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  14. herve_02
    herve_02 dit :

    @écran…

    ouiii, c’est la première marche. On ne peut avancer que si on s’est soustrait de la soupe réalitaire. Peut importe ce qui nous a sorti de cette souple, une fois dehors, plus jamais on ne peut y rentrer.

    Répondre
  15. herve_02
    herve_02 dit :

    D’ailleurs il n’est que voir la plaidoirie de l’avocat de l’uimm

    "… parce qu’il a besoin que les syndicats existent. Qu’ils existent pour qu’on puisse s’asseoir à la table des négociations et signer des accords. Cela vaut tout de même mieux que la pureté révolutionnaire et les assassinats de patrons" s’est-il exclamé en citant le cas de Georges Besse, tué en 1986 par le groupe armé Action directe.

    Il avoue que l’uimm entretient (corrompt) des syndicats parce que sinon c’est le retour de action directe. Le mec dit devant un tribunal (et la presse), en gros, nous sommes dans un monde qui "mérite" le retour de groupes armées révolutionnaires. Et le seul moyen d’y échapper : corrompre les syndicats de salariés pour qu’ils baladent l’ouvrier.

    Le suicide médiatique des syndicats patronaux en direct live.

    Répondre
  16. Layl
    Layl dit :

    " ils pourraient décider de changer les choses dans la violence."

    C’est inutile : tout le sens de l’exploitation capitaliste est que ce monde ne fonctionnera pas sans nous. Il suffit donc de ne surtout rien faire. Rien, et surtout pas sa part. Et inutile par contre d’appeler à la grève générale, tant on voit à quel point les syndicats, désormais, collaborent.

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  17. herve_02
    herve_02 dit :

    @Layl

    Oui vous avez raison, dans l’absolu, mais en réalité à chaque fois qu’il y a une "baisse de régime" (des gens ne dépensant plus), il y a une nouvelle obligation qui _oblige_ les gens à dépenser.

    Chez nous, il n’y a que des assainissements individuels, et bien paff : un spanc géré par…. véolia : ils ne font rien mais encaissent une redevance annuelle.

    Ne rien faire c’est se faire spolier au jour le jour.

    des exemples : contrôle technique tous les 2 ans (bientôt tous les ans), gilet jaune et triangle, bientôt l’alcootest qui périme vite et qu’il faudra renouveler, les diagnostique sur les maisons, bientôt la redevance tv sur les ordis et les téléphones si personne n’a plus la télé pourquoi continuer ? la créativité est immense.

    Répondre
  18. herve_02
    herve_02 dit :

    @smolsky

    Il faudrait être teubé pour ne pas s’en apercevoir.

    Les "ayants droits" n’ont même plus besoin de travailler : on prélève directement dans notre proche pour leur donner.

    Répondre
  19. pangias
    pangias dit :

    Alors moi je vais etre un peu different dans mon ton. Je trouve que l’on vit une époque incroyable, une époque de basculement, et il y a pleins de choses salutaires qu’il faut souligner.

    La premiere etant que bon an, mal an, il est de plus en plus difficile pour la classe dirigeante de cacher que nous ne vivons pas (encore) une crise mais une gigantesque escroquerie a l’echelle planetaire, Et c’est le fait que les gens puissent se connecter entre eux, partager leur colere au dela de leur petit cercle restreint de vie, prendre conscience du monde dans son integralité qui me donne espoir. Et c’est pour cela qu’il est primordial de conserver la neutralité du NET et que c’est la premiere attaque concrete de notre classe dirigeante envers un outil de liberation possible des opprimés, et qu’il faut se battre pour le conserver.

    La deuxieme chose que j’ai réalisé recemment, c’est que ces histoires de Bilderberg groupe et d’organisation supra nationales qui controlent le monde ne sont que des epouvantails pour nous maintenir dans l’inaction. Nous inoculer le poison du " de toutes les facons ils sont plus forts que nous". Je pense que c’est une absurdité, ils sont desunis, et aussi individualistes que le reste de la population. Donc leur puissance est aussi fragile que ce qu’on pense (elle ne tient que grace a notre servitude volontaire)

    Donc je suis plein d’espoir pour la suite, on va s’en sortir si on continue le combat et moi j’aime les personnes enervées….donc Agnes, continue!!!!

    Répondre
  20. smolski
    smolski dit :

    pangias post24
    "ils sont desunis, et aussi individualistes que le reste de la population"

    Oui, toutefois s’ils se bouffent entre eux aisément, dès que le groupe des démunis vient rogner la part d’un des leurs, ils se rassemblent immédiatement tous, au contraire des pauvres qui ne peuvent se rassembler pour maintenir un pauvre dans le besoin ni d’offrir de l’aide à un pauvre pour qu’il devienne gros parmis les gros.
    Plus que logique, c’est une différence dans l’émulation que cela comporte ! 🙂

    Voir l’histoire du combat des ouvriers de Lip par exemple…

    Répondre
  21. Vincent
    Vincent dit :

    > J’étais là parce que ma simple présence était l’assurance d’un show qui envoie le bois pour la petite compagnie.
    Et c’est extrêmement vexant.

    Ne vaudrait-il pas mieux cesser de fréquenter ces gens?

    > Déjà, du temps de Sarko, c’était assez facile d’avoir un coup de sang dès potron-minet. Je buvais mon thé chaque matin devant l’écran des nouvelles et en moins de 10 secondes, paf !, j’étais tombée sur le titre qui allait me faire grimper au plafond

    Jeter la télé et se concentrer sur des actions concrètes et durables qui permettent d’améliorer ce monde.

    > Du coup, quand la gauche s’imagine revenue au pouvoir

    Comme dit Lordon, le PS, c’est la droite complexée.

    Où se situe aujourd’hui la ligne de partage entre la gauche et la droite? Entre ceux qui veulent rester dans le cadre, et ceux qui veulent en sortir et refaire le cadre.

    http://www.youtube.com/watch?v=0Al4OKtXEhA
    (vers 33mn45)

    Répondre
  22. des pas perdus
    des pas perdus dit :

    Enervé-e d’autant plus quand tu as des ami-e-s de gauche qui trouvent malgré tout que ce serait pire si Sarko avait été réélu… et qui restent aveugles.

    Le blog permet de mettre certaines idées au clair, d’exprimer des doutes, et parfois de délirer même s’il faut peser chaque mot.

    Répondre
  23. smolski
    smolski dit :

    "ce serait pire si Sarko avait été réélu…"
    Non pas pire pour sarko ou pour hollande mais pour nous de l’avoir permis seulement.
    Pareil pour les non votes qui amènent la puissance de la voix fasciste au paroxisme, c’est une honte ni pour la gauche, ni pour la droite, c’est une honte pour chacun qui le permet.

    Répondre
  24. smolski
    smolski dit :

    "c’est cette non volonté de sacrifice qui permet aux tiédasses de faire porter par la majorité leur lâcheté"
    Voter, non pour un résultat qu’on soutient, mais pour en éviter un inéluctable et contraire à nos convictions, cela demande davantage de courage de la part de ceux qui font ce choix et qui l’assument que ceux qui prônent de ne pas le faire sur l’égoïsme de leur tranquilité d’esprit qui en résulte.

    La résistance, ce n’est pas uniquement de faire les choix qui nous conviennent mais d’accomplir aussi résolument ceux qui ne sont les notres, loin s’en faut, mais qui permettent de continuer à se regarder en face quoiqu’il en soit.
    « No pasaran ! » est de ces choix absolus qui prônent en faveur du vote conscient et résistant, herve_02. 🙂

    Et il en est d’autres où le choix n’est pas non plus si assuré, comme pour le nucléaire qu’on veut se persuader de conserver vis à vis de nos conforts, là :
    http://www.wikistrike.com/article-f
    Clocel, tient prends ce lien et fait tourner à volonté ! LOL

    Répondre
  25. herve_02
    herve_02 dit :

    mega ultra lol de smolsky

    la honte des non votes qui amène la puissance "fasciste" .

    Si smolsky pouvait nous expliquer en quoi les votes ont amené une fierté pour la population. je suis preneur d’une réponse.

    Ce putain de poison du moins pire, un truc de vendus et d’arnaqueurs pour que perdure cette situation de merde que les benêts et les beni oui oui préfère à l’angoisse de l’inconnu. Si les politiques et les donneurs de leçons n’arrivent pas à donner envie de voter, ils sont tout autant responsable que ceux qui ne votent pas. Et pour ceux qui ont voté contre le tce, je suis persuadé qu’ils sont ravis de voir ce qui a été fait de leur vote, droite ET gauche confondue.

    La real politik, ils peuvent se la mettre ou je pense. Les gens n’obtiendront que ce qu’ils méritent. peu importe ce que cela doit coûter : il faut montrer de manière ferme et intransigeante qu’un vote ce n’est pas un dû mais que ca se mérite : ils ne le méritent pas, mais alors pas du tout.

    Mon rêve c’est qu’ils obtiennent tellement peu de voix et d’élus que financièrement ils soient dans la dèche, il ne restera que celui qui veut faire cela pour les autres et pas pour la soupe gratuite. un mal pour un bien. rien n’est gratuit, parfois il faut faire des sacrifices, c’est cette non volonté de sacrifice qui permet aux tiédasses de faire porter par la majorité leur lâcheté.

    C’est comme la licence globale que prône ceux qui téléchargent pour que tout le monde paie pour qu’ils puissent continuer.

    Répondre
  26. Clocel
    Clocel dit :

    #31
    Ce vieux Smolk est un relaps, il nous a déjà fait le coup avec son refrain sur les abstentionnistes pourvoyeur des fachos…
    Interpellé, il s’en était sorti par ses circonvolutions habituelles, en fait, passé 19 heures l’herbe à Hobbit rend notre camarade inutilisable, si tant est qu’il le soit aux heures ouvrables… :o)

    Répondre
  27. smolski
    smolski dit :

    Dans une élection, s’abstenir ou voter blanc n’est pas un choix dans la mesure où il n’est pas mesuré en tant que choix au dépouillement et donc ne fait pas barrage à certains élus qui eux ne rassemblent que trop bien leurs afficionado.

    Si les votes abstentionnistes et les votes blancs étaient pris en comptes, je ne dirai certainement pas la même chose, vous pouvez tous en être certains de ma part.
    🙂
    Pour moi, en l’état, l’abstention ou le vote blanc sont des votes pervers, des votes de consommateurs nantis et non des votes s’affirmant de conviction, de résistant et de combat.

    Répondre
  28. smolski
    smolski dit :

    Je vois dans l’attentisme des non votant ou des bulletins nuls le même attentisme qui paralyse les décisions de hollande, l’élu actuel.
    Et pourtant, nous le savons que ce ne sont pas les élus qui forment la conviction des peuples mais l’inverse.

    En refusant de s’exprimer, nous n’imposons pas à hollande de choisir une direction qui nous serait favorable et nous vivons là, méprisant, cancannant à l’imposteur alors qu’il nous revient à nous, tous de gauche, d’imposer notre diktat et notre soutien à ce gouvernement-là, précisemment.

    Son attentisme résulte directement de notre lâcheté davantage que de celle de ceux qui sont formés à obéïr comme le sont toutes les élites depuis toujours.

    Répondre
  29. herve_02
    herve_02 dit :

    >mais qui permettent de continuer à se regarder en face quoiqu’il en soit.

    c’est de ne pas voter qui est pour moi cette seule solution. Que ce soit l’ump ou le ps, il n’y a aucun de ces 2 partis qui ne puisse me donner la possibilité de regarder mes enfants dans les yeux.

    le reste des votes de "conscience" qui n’ont aucune possibilité de se faire élire car non choisi par le complexe eco-politico-mediatique peut vous semblez un moyen "intelligent" de vous sortir de votre paradoxe, mais c’est juste un pis-aller, une cautère sur une jambe de bois.

    Si cela vous suffit pour jouer aux "grandes personnes" cela me va, mais ne tentez pas de vous convaincre en essayant de convaincre les autres.

    Répondre
  30. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Voter blanc n’est pas un non choix, c’est au contraire une dénonciation : Vous ne me proposez que de la merde, votre système électoral se fout de ma gueule et je ne peux le cautionner en aucun cas, tout en montrant bien que la politique m’intéresse puisque je fais l’effort de participer pour justement partager ce vote-là.

    Le vote blanc est précisément un vote tellement contestataire que ceux qui nous endorment avec leurs pseudoalternances ne veulent surtout pas qu’il soit comptabilisé en tant que tel. Ils préfèrent pouvoir mettre le vote blanc dans le même sac que les abstentionnistes et prétendre que seuls ceux qui votent pour eux sont de bons démocrates.

    En fait, je ne pense pas qu’il puisse exister de véritable démocratie qui ne prenne pas en compte ce type d’expression, qui accepte la nécessité d’évoluer, de se corriger. En gros, le vote blanc d’aujourd’hui, pour beaucoup de gens, c’est le FN…

    Répondre
  31. Pierre M. Boriliens
    Pierre M. Boriliens dit :

    @smolski

    Quand le soleil de la culture est bas sur l’horizon, même les nains projettent de grandes ombres.
    Karl Kraus

    Ça vaut aussi pour la culture politique…

    Répondre
  32. smolski
    smolski dit :

    On ne vote pas par rapport aux paroles de ceux pour qui ont vote mais sur nos propres idéaux avant tout.
    Encore une fois, ce ne sont pas les élus qui forgent notre conviction mais nos convictions à tous qui mènent les élus à ce qu’ils sont.

    Le vote blanc ou le non vote, en n’étant pas comptabilisés, sont une perversions supplémentaires dans la perversion de ce type de système "démon cratique".
    Que nous la subissions tous est un fait, que nous en tirions la conséquence de ne pas nous y confronter personnellement, c’est à dire nous, individuellement, hors de tout système et de toute théorie, est un choix évident d’abandon de soi, de ses qualités et de ses espérances.

    Voilà pourquoi je prétends qu’il faut davantage de courage à voter dans ces conditions-là que de s’y refuser par le blanc, nul ou l’abstention sous quelque prétexte que ce soit.

    @ Pierre M. Boriliens
    Pouette aussi…

    Répondre
  33. babelouest
    babelouest dit :

    Bizarre, Smolski, que cette fois nos analyses divergent à ce point. Tu préfères voter pour les candidat d’un parti qui a mis en place le TSCG, l’ANI…. et qui se prépare à ajouter le grand marché transatlantique au panier : ce sont toutes les communes qui en subiront les conséquences, et leurs habitants. Si c’est du courage que d’admettre cela, alors soyons "lâches", déplaçons-nous pour un vote de protestation, même si "les élites" bâillonnent celui-ci comme elles répriment désormais les manifestations non encadrées par leurs complices les syndicats.

    Répondre
  34. Faconde
    Faconde dit :

    smolski tes belles paroles semblent sortir d’un livre. A t’entendre, on croirait presque que l’exercice du pouvoir est une activité aussi banale que le jardinage. Or, à partir du moment où le vote et surtout le vote politiquement correct devient la nécessité que ton raisonnement postule, il perds sa capacité à légitimer ailleurs que dans l’esprit de ces citoyens exemptés d’impôt que sont les commentateurs politiques la légitimité de l’élu.

    Et non, ce n’est pas nous qui avons des devoirs envers la République, mais cette République qui en a envers nous. Et il nous appartient soit de transmettre une République loyale à nos enfants, soit de retirer du monde à venir une République devenue l’instrument de l’oppression des peuples

    Répondre
  35. smolski
    smolski dit :

    J’entends bien tout ce que comporte d’incongrus les propositions que je développe ici, auprès de vous tous mes amis, mais je désire vous interpeller sur l’effet de conformité qui régit notre société et qui impose des ambitions de convictions communes sur celles qui nous régissent chacun, celles de notre vie, celles de nos espérances, celles que nous rendons déjà possibles au quotidiens.
    🙂
    Quand je parle du courage d’aller voter malgrès notre constat "commun" de la perversité de ce vote c’est pour faire apparaître que le refus de voter en raison de cette perversité n’est pas le seul argument recevable.
    Que c’est même un argument qui nous détruit individuellement et ne fait que nous isoler toujours davantage les uns des autres par tout ce qu’il dissimule et élide de la réalité.

    Que d’aucuns ne puissent s’y résoudre ne porte pas atteinte à l’intégrité de leurs idéaux et c’est pareil pour ceux qui se décident à l’effectuer quoiqu’il en soit.
    Et je vois sur ce blog s’étendre le même combat qui me taraude à ne pas trouver d’autres voies possibles, de moi-même ni à l’aide de vos interventions débattues ici.
    Tant que le dédain ne prend pas systématiquement le dessus bien sûr.

    Oui, la même intégrité peut nous faire participer au vote des élus, non par esprit de classe ou de lutte communautaire déchues, mais par la proximité aux fascistes que cela entraîne et qui nous rend ainsi complices de ceux qui s’y dirigent droit devant par le même esprit de conformité permettant ainsi que se développe jusqu’à l’acte l’idée du fascisme comme solution finale.

    Le débat est ouvert et à mon avis le consensus de la gauche par la conformité des idées est la défaite de la raison de la gauche.

    @babelouest
    La fraternité c’est le glaive qui sépare pour mieux distinguer ce qui est de chacun afin de nous considérer mutuellement par ce que nous sommes plutôt que par ce que nous représentons.

    Faconde post45
    "A t’entendre, on croirait presque que l’exercice du pouvoir est une activité aussi banale que le jardinage."
    Ah non, je verrai plutôt l’exercice du pouvoir comme se prétend être l’industrie alimentaire actuellement, une nécessité alors qu’elle n’est qu’une sordide calamité pour tous dans son aveuglement.

    "soit de retirer du monde à venir une République devenue l’instrument de l’oppression des peuples"
    En quoi je propose autre chose voir ?

    Répondre
  36. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Merci, cher Gorafier, pour cette référence. Il se trouve que justement, la première fois que je suis tombée sur un papier du Courrier des Échos, je l’ai classé dans #gorafi_encore_plagié avant que quelqu’un me fasse remarquer que naaaaan, c’est encore un site parodique!. Comme quoi, la frontière entre la parodie et la réalité devient de plus en plus floue et nous force à nous poser la question terrible de la partie de la réalité dont nous sommes conscient et de savoir si ce n’est pas là que la partie immergée de l’iceberg de la connerie contemporaine. C’est en cela que la dérision est une arme redoutable.

    Je reste aussi très fan de Brave Patrie qui a poussé très loin les limites du pastiche politique, même si, comme me l’a confié son rédac’ chef que j’ai eu la chance immense de croiser en jupe (qu’il porte admirablement bien, il faut absolument le préciser!) lors d’une mémorable soirée échevelée cet été, il devient très difficile de continuer l’exercice tant le cynisme du personnel politique actuel enterre – et de loin – la parodie grinçante.

    D’ailleur, dans la parodie, le meilleur, ce sont encore les commentaires des lecteurs… Bien qu’il puissent difficilement égaler ceux de notre maître à tous!

    Répondre
  37. smolski
    smolski dit :

    Tentative de correction de texte du post47 :
    😉
    « Oui, la même intégrité peut nous faire participer au vote des élus (que je distingue de ceux relevants des Lois, traités, décrets…), non par esprit déchu, de classe ou de luttes communautaires, mais par la proximité aux fascistes que le non-vote entraîne de manière évidente ce qui, dans le contexte d’aujourd’hui, porte à nous rendre complices de ceux qui s’y dirigent droit devant en en partageant singulièrement le même esprit de conformisme absolue et permettant de fait que se développe entre des protagonistes aux fonds si semblables jusqu’à l’acte du fascisme comme solution finale, communément. »
    Par exemple de similitudes :
    « Tout ce qui n’est pas avec nous est contre nous. »
    Ou encore :
    « Tuons-les tous, dieu retrouvera les siens. »
    Pas sûr que tout y a gagné en clarté, mais bon… On fait comme d’hab, si vous me raillez, je rectifie… 😉

    Répondre
  38. smolski
    smolski dit :

    herve_02
    "Alors de toi à moi, si marine passe en 2017, j’espère de tout coeur…"
    Tu le dis comme je l’ai montré :
    "le même esprit de conformisme absolue [à tes idées] et permettant de fait que se développe entre des protagonistes aux [avec] des fonds si semblables jusqu’à l’acte du fascisme comme solution finale, communément."

    Clocel
    « Qui est capable de dire aujourd’hui qu’il a voté pour le culbuto Hollande? :o) »
    J’en suis mais pas "pour". J’ai pris le bulletin portant son nom et l’ai mis dans l’urne signifiant par là ma reconnaissance d’appartenir à la communauté où je vis en l’état et ma volonté d’y employer tous les outils disponibles que cette communauté dispose, en l’état également.

    Ce qui n’enlève aucun des autres outils mais là avec l’accord de mes convictions et non de mon allégeance à quoique ce soit.

    "C’est quand même insensé que ce débat récurant sur l’opportunité des élections revienne sans cesse"
    Il vient de ce que le pouvoir oppressent ces élections et que ceux qui en disposent les renient.
    Plus conflictuel dans la similitude d’opinion, je vois pas.
    🙂

    Répondre
  39. herve_02
    herve_02 dit :

    @smolsky

    Normalement je devrais laisser tomber car ce que je pense est en dehors de ta zone proximale de développement. Pas parce que tu es idiot, mais simplement parce que tu n’arrives pas à t’imaginer hors du cadre. Parce que ce cadre est ce qui te rassure et que tu préfères, et de loin, vivre une situation merdique mais que tu connais que vivre dans une situation que tu ne connais pas. La liberté te fait peur.

    Tu vois c’est comme linux…. il y a 10 ans. Maintenant linux c’est clean et sans problème, des milliers de gens le vive, sur les tablettes et smartphone il n’y a plus windows (ou si peux) et les gens arrivent à sortir du cadre windows sans problème. Mais il y a 10 ans, c’était une autre paire de manche : tu étais regardé de travers et personne ne voulait parler informatique avec toi parce que les questions que tu posais.. avaient les même type de réponses que celles que tu donnes maintenant.

    Je ne vais pas te raconter ma vie (tout le monde s’en cogne) mais j’ai fait un choix de vie il y a presque 15 ans, qui a modifié profondément mon environnement. J’ai eu des très bon cotés (ce pour quoi j’ai fait ce choix) et il y a des mauvais cotés. Lorsque je suis sorti du conformisme "familial" mes parents ont été surpris (doux euphémisme) et me l’ont un peu fait payer. Mais j’ai tenu bon. Il y a quelques temps, mon père m’a avoué à demi mots que j’avais peut être eu raison. Il venait de se rendre compte que ce qu’il avait "construit" toute sa vie (en sacrifiant telle ou telle chose) n’avait pas autant le goût de la victoire qu’il pensait. Il venait de réaliser que peut être le bonheur est de parcourir le chemin plutôt que de tout sacrifier pour l’arrivée Et les moments qu’il avait sacrifié pour parvenir au but ne reviendraient jamais. Et surtout j’ai montré à mes enfants que c’est possible et ils ont peu profiter de leur papa autant qu’ils le pouvaient/voulaient.

    Tout cela pour en revenir à ton discours : c’est juste dégueulasse ce que tu dis. Tu es en train d’expliquer bouche en coeur que ceux qui ne votent pas pour un con sont en train de permettre au fascisme de revenir. tu les rends responsable de cette démocratie de merde que comme un bon petit soldat tu va adouber à chaque piège à con qui se présente.

    Je suis désolé, mais ce n’est pas de la faute des gens qui ne votent pas si marine va passer, mais de la faute des gens comme toi qui radotent sur tous les forums que c’est "la fotes aux zabstentionistes", dédouanant tous les pouvoirs successifs de leurs erreurs. NON si marine passe, ce ne sera ni la faute de ceux qui votent pas (ou mal hein ? si tu votes pas ps et qu’il est pas là au deuxième tour c’est ta faute et na ?) ni la faute des fachos racistes (0.01% comme dans tout groupe humain) mais des gouvernements qui ont décidé que la population était un mal nécessaire que l’on devait ignorer dans le monde politique des grands. Avec l’accord et la bénédiction des instances européennes.

    Alors de toi à moi, si marine passe en 2017, j’espère de tout coeur qu’elle va sortir de l’europe et de l’euro, juste pour la conflagration politique que cela va faire. Que l’europe comprenne que sa politique, nous n’en voulons pas. Et que nous sommes près à certain sacrifices pour ne plus être emmerdé par elle. Mais c’est sur, faut avoir des couilles et pouvoir assumer.

    On ne change pas le monde entre le fromage et le dessert à coup de vote utile pour le moins pire parce que tu comprends sinon ils vont venir violer nos femmes et égorger nos enfants.

    Répondre
  40. Clocel
    Clocel dit :

    C’est quand même insensé que ce débat récurant sur l’opportunité des élections revienne sans cesse, sur tous les billets en fait… On avance pas.
    Les constats sont implacables, ce système nous enferme dans un schéma circulaire (Samsâra?) morbide, l’os sans cesse rongé alors que nous savons qu’il ne contient aucune moelle…
    Malgré cela, on remet sur le métier cette éternelle antienne sur l’utilité ou non de voter.
    Tous les bilans catastrophiques, toutes les impasses, tous les reniements individuels et collectifs n’y changent rien, on ne se décide pas à foutre cette organisation obsolète à la poubelle. Ça devrait nous interpeller sur notre conditionnement, sur notre incapacité même à envisager d’autres possibles…
    Une forme de dissonance cognitive?
    Peut-être est-ce plus grave… Peut-être portons-nous en nous la crasse de "nos représentants", que nous vivons par délégation leurs excès, faire porter nos "péchés" par les autres en quelque sorte.
    Hâââ les fantasmes qu’ont fait naître l’affaire DSK… On a bandé dans les chaumières!!!
    Les historiens qui vont se taper le dossier de presse dans quelques années…
    En tous cas, ça nous occupe depuis plus de 200 ans, (une dizaine de générations!), des millions de pauvres types sont partis crever en rangs serrés pour défendre cette abomination de pouvoir confié à des "élites", qui ne sont que les marottes des possédants…
    A l’issue de la dernière confrontation, on a même créé des écoles qui les fabriquent en série.
    Ils sont nos représentants, mais ils ont leur système bien à eux, ils ne viennent pas se faire soigner dans nos hôpitaux publics, ils ne viennent pas pointer à Pôle emploi, ils viennent pas crever dans nos mouroirs républicains. Leurs maisons de retraites à eux, c’est le Sénat, le conseil constitutionnel, l’académie française, tout ce petit monde installé dans les ors de la monarchie. Quelle salope cette Marianne, toujours prête à coucher sous la dorure…

    Et c’est pour ça que vous vous battez???
    Pour travailler le dimanche?
    Pour continuer à produire de la merde en Bretagne au prix de souffrance animale?
    Pour pouvoir transporter les dites merde sans taxe dans toute la Communauté Égoïste?

    Qui est capable de dire aujourd’hui qu’il a voté pour le culbuto Hollande? :o)
    Et, n’oubliez pas!
    Une révolution, c’est 360°, partis d’un point, on y revient après être passé par son extrême…

    Répondre
  41. Brutus
    Brutus dit :

    # 42 « En gros, le vote blanc d’aujourd’hui, pour beaucoup de gens, c’est le FN… « 

    Eh oui ! C’est d’ailleurs la grande force du FN que de servir un peu à tous et à tout : à Copé à paraître moins à droite que Fillon et inversement, à Valls à passer pour un résistant, à Mélenchon pour Guevara, à la LICRA pour une organisation antiraciste…Bref le FN est devenu le centre de gravité de l’actualité politique française. Le tout avec un nombre d’élus dérisoire.
    Pas pour longtemps d’ailleurs : la « patrie des droits de l’homme » n’étant plus en réalité qu’une caricature de l’Italie avec quelques années de retard, le FN finira dans une coalition dirigée par un Berlusconi hexagonal et tricolore, UMPiste ou « socialiste », en échange de quelques sinécures nationales et de de fiefs locaux comme l’a fait EELV avec le PS.

    Répondre
  42. smolski
    smolski dit :

    Je te reconnais bien tel aussi Clocel. °<;0)* (clown…)

    herve_02
    Confidence pour confidence, en étant anar (quasi de naissance) genre « ni dieu, ni, maître, ni vote tout des sacs à merde » , je me suis trouvé confronté à ma classe, celle des ouvriers qui m’ont enseigné eux (à tort ou à raison du fait) que de voter c’était avant tout allez vers eux.
    Choisi ton camp camarade ! 🙂

    Répondre
  43. smolski
    smolski dit :

    Effectivement, pardon de m’être trompé sur la lecture de ton intervention en restant planté sur mon opinion comme « un âne sous un farfadet ».
    C’est peut-être vrai "aussi" herve_02, je n’en disconviens pas devant toi et te présente mes excuses.

    Répondre
  44. herve_02
    herve_02 dit :

    >des fonds si semblables jusqu’à l’acte du fascisme comme solution finale,

    Non tu n’as pas compris du tout. relis. Ce que tu dis est juste dégueulasse et me fait vomir. n’accuses pas les autres de tes servitudes volontaires.

    En votant hollande, tu permets à marine de passer en 2017. C’est TON vote pour cette opposition qui n’en est pas une qui a basculé les élections vers autre choses. Il valait mieux sarko que hollande : sarko énervait tout le monde et au moindre truc, il y avait 3 millions de personnes dans la rue. Il y avait l’espoir d’un autre mieux. Maintenant avec hollande l’espoir s’est envolé, c’est TON vote pour lui qui amène la désespérance. C’est TON vote qui produit cette société clivée, c’est TON vote pour lui qui amènera marine en 2017.

    Répondre
  45. Clocel
    Clocel dit :

    Si vous voulez vraiment vous débarrasser de Marine, votez pour elle!
    Faut arrêter de fantasmer, elle va pas casser le jouet qui lui met le cul dans le beurre, et ce sera les mêmes flics qui foutront les sans papiers dans l’avion…
    Qui sait, un bon écobuage… :o)

    Répondre
  46. Layl
    Layl dit :

    "Si vous voulez vraiment vous débarrasser de Marine, votez pour elle!"

    Même s’il serait d’une certaine manière jouissif de voir une femme dont la mère n’a rien trouvé de mieux à faire pour ses enfants que de poser dans Playboy présidente, je ne vois vraiment pas quoi d’autre que de la sympathie avoir pour cette énième victime de notre société.

    Mais de là à en attendre quoi que ce soit, pffffff…..

    Bon, vous me direz, on était bien sensés voter Ségolène…. certes… En rire encore et passer à autre chose.

    Non, franchement, qu’ils se démerdent entre eux avec leur merde, moi, j’ai piscine ! Non, cette société n’est plus la sienne, c’est la vôtre, faites-en ce que bon vous semble, et irradiez-vous bien !

    Répondre
  47. TYGER
    TYGER dit :

    la pire chose, même si Hollande en est une de plus tout comme Jospin, ce fut déjà Mittérand !

    relisez Bourdieu ! ce mec n’était pas un messi, mais quel dommage qu’il n’ait pas été plus suivi et surtout diffusé d’avantage. Il avait bien compris dans quelle merde nous nous trouverions aujourd’hui. Malheureusement son travail dans le domaine politique a été vain, hors prise de conscience, ou tout au moins à titre posthume nous pouvons lui rendre hommage de comprendre où l’on a merdé (comprendre : nous n’avons pas fait le nécessaire).

    enfin de je dis ça, je dis rien.

    et vive les énervés – ées !

    Répondre
  48. John
    John dit :

    Clocel 51 « C’est quand même insensé que ce débat récurant »

    Avec un commentaire décapant ! 😉

    récurer
    verbe aseptiser, cautériser, cureter, débourber, décaper, décrotter, dépoussiérer, désinfecter, déterger, ébrancher, écurer, étriller, graisser, poutser, ramoner, rapproprier, rétamer, rincer, toiletter
    Antonymes : salir, souiller, tacher

    Répondre
  49. Clocel
    Clocel dit :

    @ John,

    Allez, on dit récurrent et on en parle plus? :o)
    Si tu prends la peine de relever toutes mes conneries on va devenir intimes assez vite!
    Si je te disais que je me relis la plupart du temps, histoire d’aggraver mon cas…

    Répondre
  50. Rician
    Rician dit :

    "La pire chose qui pouvait nous arriver, quelque part, c’est Hollande"
    Oui, et c’était prévisible. Mais le pire (du pire) est à venir, et c’est pour demain, quand nous aurons à choisir entre facho de droite et facho de gauche, celui que le peuple élu de gôche (scocialiste) a applaudi debout (standing ovation disent-ils). Et ce jour là on aura (peut-être ?) encore nos yeux pour pleurer. Cela me donne envie de gerber, rien que d’y penser.

    Répondre
  51. had
    had dit :

    Vu les coms ici, Marine a un bon potentiel, pas qu’en opposition contre eux, mais aussi qu’en fait ils en reprennent les thèmes économiques. Bravo Monolecte Braillarde, tu collectes pour la France Marine. Chapeau bas pour le foirage complet.

    Répondre
  52. babelouest
    babelouest dit :

    "tu collectes pour la France Marine" : l’impression que l’imprécateur est passager de pédalo se confirme.

    Oui, Hollande a réussi à être le pire (pour le moment, car si c’était Valls……)

    Répondre
  53. wallf
    wallf dit :

    had: Bravo pour cette brillante collaboration avec les laquais de l’ordre capitaliste. Pour un peu, on croirait presque que l’euro, l’envol des prix de logements, la réforme des retraites, le démantèlement des services publics, le fichage systématique des populations au profit des banksters américains, sont la faute des bénévoles d’internet.

    Juste un truc : chez les larbins aussi, les places sont chères.

    Répondre
  54. herve_02
    herve_02 dit :

    @had

    Il ne faut pas se leurrer, ceux qui ont préparé le terrain sont ceux qui pendant la précédente élection ont milité pour le vote utile en agitant, comme tu le fais, l’épouvantail lepen.

    Tout le monde comprend que c’est plus compliqué en ce moment parce que l’argent ne coule plus et parce que, naturellement, la croissance n’est pas au rendez-vous. Parce que l’europe que Delors avait imaginée n’est pas celle qui se construit. Elle se construit contre le peuple.

    Et les oiseaux de ton genre sont les même qui nous expliquent que le clampin fait "comme il peut", que les temps sont dures, que ça pourrait être pire avec gnagnagna. Le même discours mortifére que pendant la précédente campagne. En bâillonnant les gens chez eux, en leur expliquant que clampin premier c’est le moins pire que ce qui pourrait nous arriver, tu dédouanes clampin de ses responsabilités et tu justifies son action. Tu lui donnes raison de continuer, mais sa politique devrait te faire hurler, te mettre dans la rue, demander sa démission, parce que c’est le pire depuis 30 ans. Mais comme c’est un faussialaud tu te dis que c’est ce qu’il nous faut.

    Et bien il y a des millions de gens qui ne le pense pas. Et comme ton attitude (et ceux de ton genre) donne à clampin premier une légitimité, il continue comme si de rien n’était et s’enterre chaque jour plus. C’est la première fois (et j’en ai connu des présidents) que l’on se demande s’il va pouvoir tenir jusqu’au bout. pour un président "de gauche" ca la fout un peu mal. Nous avons de la chance que copé soit le politique le plus détesté, sinon nous partions pour 500 ans de droite dure.

    Donc tu expliques que clampin est le moins pire de ce que nous pouvons avoir, il a une politique de merde (dans le calme social) donc les gens ne vont plus voter. Parce que comme je le disait avant, un vote se mérite. Le système actuel n’est plus démocratique, il ne faut pas leur donner un semblant de légitimité en allant voter, car il n’en ont pas.

    Ce qui arrivera sera de leur faute pleine et entière : ils ont une responsabilité en tant qu’élus, qu’ils l’assument. Nous ne devons pas leur assurer une porte de sortie, il ne la mérite pas.

    Chaque acte à des conséquences : ils vont payer.

    Répondre
  55. olékeur
    olékeur dit :

    Depuis que j’ai compris que les élections ne sont pas si importantes que ça , et bin , je vote .

    Sinon , il y a un groupe politique qui propose de changer de république avec écriture de la table des lois par le peuple lui même . Si . Pour de vrai .

    Mais si on veut que ça arrive autrement qu’ après 400ans de guerre , et bien …il faut voter ! c’est ballot , hein ?

    Répondre
  56. Clocel
    Clocel dit :

    #71
    Bon sang mais c’est bien sûr!
    Après tant d’errances et de fourvoiements…
    Nous attendions Mélenchon.
    Mieux que Moïse, on va écrire les tables de la loi nous-même, on ne les reçoit plus du divin… J’arrive même plus à en rire…

    Répondre
  57. herve_02
    herve_02 dit :

    @olékeur..

    tu veux dire le groupe qui a poussé à voter ps aux deuxième tour ?

    celui la ? ben il doit être content, il a eu ce qu’il voulait.

    Répondre
  58. olékeur
    olékeur dit :

    bof Clocel, non , justement
    ni melenchon ni eva joly ni besancenot ni un(e) autre

    On espère juste sortir de ce système de merde autrement qu’en crevant non ?

    L ‘attitude du chevalier blanc qui ne vote pas je l’ai pratiqué longtemps . C’était beau , c’était propre , c’était pur . Pas de journaux , pas de radio , pas de télé , des années et des années . Le bonheur . Euh , pas vraiment de boulot non plus .

    Alors oui , de retour dans la civilisation , je garde assez de distance pour avoir encore de la bienveillance pour mes congénères et penser qu’ils sont capables de faire mieux même avec les maigres moyens du bord .C’est une sorte de jeu de hasard . Souffler n’est pas jouer .

    Répondre
  59. had
    had dit :

    herve_02

    Primo j’ai pas parlé une seule fois de Mousident, deuxio j’ai pas voté, tertio j’aurais l’air malin de manifester dans la rue, je ne suis plus en France depuis un bail, ayant compris il y a plus de 10 ans que la France partait en sucette et prenait déjà l’eau de partout. Ayant exposé ce constat à mon beauf communiste, énervé, il m’a dit "casse toi alors". Eh ben c’est ca quoi que j’ai fait peu d’années plus tard.

    Répondre
  60. Clocel
    Clocel dit :

    Courage Olékeur!
    Un petit extrait d’un vieux bouquin de Lanza Del Vasto, un vieux bonhomme qui traîna ses sandales sur le plateau du Larzac, entre autre…
    Piqué sur le site de Brigitte et Patrick qui ont raison depuis 40 ans…
    http://www.heol2.org/

    Ou allons-nous?

    Par cette route où nous marchons depuis des temps si longtemps
    sans demander à personne où elle mène?

    Tel va pour tenter la fortune, tel pour chasser le souci,
    en quête de savoir, tel pour rentrer chez soi.

    Nous allons faire toutes ces choses à la fois:
    Nous allons retourner à l’évidence.

    Ne proteste pas contre ce que tu désapprouves. Passe-t’en.
    Passe-toi de toutes les organisations industrielles, commerciales, officielles.
    Si tu désapprouves le mensonge, quitte la ville.
    Si tu désapprouves la banalité, ne lis pas le journal,
    si tu désapprouves la laideur du siècle,
    jette loin de toi ce qui vient d’une usine.

    Si tu désapprouves la boucherie, cesse de manger de la viande.
    Si tu désapprouves le bordel, regarde toute femme comme ta mère.
    Si tu désapprouves le guerre, ne serre jamais les poings.

    Si tu désapprouves les contraintes de la misère, dépouille-toi librement,
    mais approuve pleinement ce qui te reste et l’apprécie.

    Fuis la ville si c’est l’être et la substance que tu cherches.
    Crains de te frotter à ceux qui ne cherchent qu’à se fuir.

    Nous avons été trompés comme des nègres:
    Pour des jouets d’un sou, pour des bijoux de verre,
    nous avons troqué notre or.

    Que font-elles de nécessaire les villes?
    Font-elles le blé du pain qu’elles mangent?
    Font-elles la laine du drap qu’elles portent?
    Font-elles du lait? Font-elles un œuf? Font-elles le fruit?

    Elles font la boite. Elle font l’étiquette.
    Elles font le prix. Elles font la politique.
    Elles font la réclame. Elles font du bruit.

    Elles nous ont ôté l’or de l’évidence, et l’ont perdu.

    Extrait de « principes et préceptes du retour à l’évidence », Lanza Del Vasto
    disciple de Gandhi

    Répondre
  61. had
    had dit :

    Il y a quelques années j’avais lu par curiosité un bouquin de Del Vasto, eh beh
    c’était gratiné en termes d’homophobie bien réac de derrière les fagots, j’en croyais pas mes yeux…

    Répondre
  62. had
    had dit :

    babelouest

    Quels relents sociétaux j’ai causé ?

    Économie, ben tiens lisez et relisez le bouquin de Thesmar et Landier :

    http://dixideesquicoulentlafrance.n

    La politique économique de la France est un désastre qui persévère en raison d’une incompréhension complète des politiciens qui font un peu partout n’importnawak par touches pointillistes les yeux bandés.

    Répondre
  63. herve_02
    herve_02 dit :

    @had

    Lorsque l’on n’a pas compris que l’économie est au service de l’humain et pas l’humain au service de l’économie, on a, de mon point de vue, perdu la parcelle d’humanité qui donne droit au chapitre. Les personnes qui pensent cela devraient être ostracisée hors planète.

    "L’économie", on va dire la gestion du monde, ne peut plus se baser sur la croissance et le plein emploi. Il faut trouver un autre moyen de gérer la société.

    Comme la communauté préhistorique, puis le royalisme esclavagiste, et maintenant la dictature de l’économie. Tous ses systèmes ont fait leur temps. Il faut l’admettre, l’économie est la science humaine des madame irma. qui justifie tout et rien dans les deux sens. C’est l’arme intello des "dominants" que n’écoute que les abrutis.

    la politique économique des état unis (le modèle ultime des mal comprenants) a cramé des milliards de milliards, ils ont un déficit qui ne pourra jamais être comblé, leur monnaie est juste du papier de monopoly et leur population se paupérise. Le cynisme mondial arrive même a justifier des guerre sur tout le globe, un espionnage industrielle et politique des alliés. On l’expliquerait sans dire que c’est les états unis, et tout le monde trouverait cela ahurissant.

    Le libéralisme économique qui laisse le gros piétiner le petit est un crime comme l’humanité.

    Répondre
  64. had
    had dit :

    Iletvilain

    Le problème est que les énervés de service sont assez souvent tout aussi cyniques, encharpés et bénits de leur faconde générosité à 2 balles alors que leur problème de base est qu’ils n’ont pas de tune, d’où leur agitation fébrile. Je parie qu’en leur filant de la tune, ils vont se retrouver tout calmes.

    Répondre
  65. olékeur
    olékeur dit :

    @hervé_02

    je n’avais pas vu ton message 73 et je crois y avoir déjà répondu en partie dans mon post suivant à Clocel .
    Dans mon souvenir , JLM n’a pas appelé à voté pour le toutmou mais à utiliser le seul bulletin disponible pour virer le toutnerveux .
    Pour moi sans regrets c’était le seul moyen d’ouvrir les yeux à ceux qui croyaient que toumou pouvait faire une politique differente de l’autre. Je crois que ce problème est désormais réglé .
    Cependant ce qui me surprend , c’est l’energie avec laquelle certains défendent le vote blanc ou l’abstention , comme si toute leur liberté était là : voter ou ne pas voter. Alors ils se sentent cocus .Parce qu’ils ont cru à ce conte de fée de la démocratie représentative " le droit de vote , la liberté individuelle , blabliblabla "
    Aujourd’hui on vote pour tout . Dans les bureaux – pour ou contre la machine à café – dans les familles – aprèm patinoire ou pique nique au bord du lac les enfants ? – pour miss France …
    Le vote en soi n’est pas le lieu de la liberté personnelle , il ne faut pas y attacher ses affects . Voter est une minuscule part de la vie grégaire . Pardon , sociale .Mais les journalistes adorent , c’est un grand cérémonial . Zimboum , les citoyens veulent que …
    C’est croire à l’importance du vote qui est une arnaque , le surévaluer . Tout comme le sous évaluer . L’arnaque est dans la valeur qu’on lui attache .
    Personnellement , pas beaucoup , j’y vais avec une espèce d’indifference soucieuse . Par contre le cumul lui a de l’effet . Je persiste à penser ( croire ?) que JLM ou Besancenot ou N Arthaud à l’ Elysée , c’est pas pareil que sarkozy .
    Pour l’ensemble ! Pas spécialement pour moi .

    Sinon dans mon beau pays carte postale du sud est , on en est plus à me demander si je suis de gauche ou autre . Ici les arguties Fn ont pignon sur rue depuis longtemps "y’avait plein de melons sur le marché ce matin ah ah ouais moi je les veux en sorbet " ce genre raffiné là . Il faut l’ouvrir et c’est pas contre des socialistes déçus .
    Est ce qu’aller se planquer dans une yourte pour y lire Corcuff en mesurant sa liberté à la longueur de ses locks est vraiment l’attitude la plus adaptée ?
    Salubre à titre individuel , peut être , mais pour combien de temps ?

    Si vous avez une bonne idée , je suis preneuse .

    Répondre
  66. babelouest
    babelouest dit :

    @ had 80
    Faire état de l’homophobie, alors qu’on parle de la misère et de ceux qui la déclenchent, c’est à mon avis une porte de sortie commode.

    @olékeur
    Dans la fausse démocratie où nous baignons, le vote blanc est la seule solution quand les dés sont pipés largement, et qu’au second tour de scrutin les deux qui restent sont absolument aussi détestables l’un que l’autre.

    Le vote, c’est intéressant quand le choix est direct, comme par exemple les votations dans certains cantons suisses. Je ne parle même pas des référendums en France, qui ne sont respectés par les politiciens que s’ils correspondent à leurs attentes.

    Répondre
  67. had
    had dit :

    herve_02

    "C’est l’arme intello des "dominants" que n’écoute que les abrutis."

    Vous vous mettez le doigt dans l’œil bien profond, les politiques français font très souvent l’inverse de ce que préconisent nombre d’économistes car conseillés par des types comme Minc qui sont à l’économie ce qu’est un boucher est à la chirurgie.

    L’économie ça existe et ce n’est pas une boule de cristal, pas plus que nombre d’autres champs d’étude qui ne prétendent pas tout connaitre.

    Répondre
  68. saxo
    saxo dit :

    had 83

    Pffff…. Déjà c’est quoi la thune?
    Ensuite, oui, plus les gens ont de la thune, comme tu dis, plus ils se calment et laissent crever les autres tranquilles dans leur coin, sans plus s’en soucier.
    Y’a qu’a faire un petit tour en Inde (ou autre pays ou la thune n’est pas monnaie courante) pour se rendre compte de l’organisation solidaire de la pauvreté. Et venir ensuite faire un tour dans ta belle Allemagne où tu t’es expatrié, ou en France, pays où beaucoup plus de monde a suffisamment de thune pour devenir égoïste et oublier ce qu’est le partage, pour se rendre compte à quel point, effectivement, ceux qui ont de la thune deviennent dociles… Que l’énervement ne fait plus partie de leurs habitudes parce que ce serait précisément lutter contre eux même.
    Dans ces pays là, si t’as pas de thune, ben ta condition est plus déplorable encore que dans les pays plus pauvre, parce qu’ici, on te considère comme un déchet, alors que là bas, même si tu crèves, tu es considéré comme un humain.
    Le plus grave, c’est que les gentils économistes libéraux, dont tu as tendance à vanter le mérite (quoique tu as plus tendance à tout dénigrer qu’à vanter quoi que ce soit), affirment que ces "déchets" sont nécessaires pour créer une dynamique (raisonnement qui dit que s’il n’y avait plus de pauvreté, nous ne serions plus incités à travailler, donc que la pauvreté est nécessaire, et qu’elle est à l’origine de la création de richesses).
    Bref, file donc de la thune aux énervés de service pour qu’ils ferment leur gueule si tu veux. Cà ne changera rien au problème. Le travail de remise en cause du système est nécessaire pour s’attaquer à la pauvreté car elle lui est endémique…

    Répondre
  69. had
    had dit :

    Pauvre Saxo qui s’excite en aboyant une liste à la Prévert de poncifs. Il m’est arrivé aussi de pas en avoir et même des dettes, sans logement non plus, ni de boulot, hébergé par la famille ou des amis. Alors tes leçons du mec qui va m’expliquer la vie, sorte de cureton sans soutane, ça me fait bien marrer.

    Economistes libéraux, mouarf, ça envoie du lourd. On sent le gars fortiche. Pour le moment, tu partages surtout tes airs de pipeau.

    Répondre
  70. had
    had dit :

    PS

    C’est bien des gus comme Saxo, qui éructe sans comprendre de quoi il parle, qui contribuent à fabriquer des pauvres. L’économie c’est un peu plus subtil que tes catégorisations à la hache les yeux bandés et les oreilles bouchées.

    Avec Saxo en leader Maximo, on rigolerait un moment.

    Répondre
  71. saxo
    saxo dit :

    Merci had.

    Tu ne réponds à rien.
    Pour ce qui est de l’Eco, je te retourne tes compliments, j’en ai fait quelques années, et je me tiens au courant depuis un certain temps.

    Ce qui me fait bien rigoler, c’est précisément cet oubli total des bases pour ne se concentrer que sur le niveau macro, comme tu le fais.
    Ta réponse montre simplement que lorsque tu ne sais pas comment répondre tu insultes. Ca ne te crédibilise pas. Dommage. Je te laisse à tes singeries, quoique je te conseille vivement l’immersion en Inde. C’est pas l’Allemagne et ça rend humble, ce qui te ferait du bien.

    PS, nier que la pauvreté est nécessaire à notre système économique, c’est avoir de la merde dans les yeux et dans les méninges.

    Répondre
  72. Clocel
    Clocel dit :

    Saxo #91

    "nier que la pauvreté est nécessaire à notre système économique, c’est avoir de la merde dans les yeux et dans les méninges."

    Réflexions sur l’utilité du pauvre dans le monde capitaliste:

    – 1- Servir de pendant aux riches.
    Car à quoi bon être riche si ça emmerde personne? Je vous le demande!

    – 2 – Servir d’épouvantail aux laborieux.
    Qu’ils voient où pourrait tout manquement à la discipline libérale, la condamnation à mort sociale! Une mort bien lente, bien dégueulasse, bien efficace…

    – 3- Permettre aux représentants de la catégorie 1 (élus par la catégorie 2) de redistribuer les impôts prélevés sur les laborieux, aux riches…
    Comme on ne peut décemment pas le faire directement,(ça se fait pas!), le pauvre sert du courroie de transmission.
    Que fais le pauvre de ses maigres allocations? Il les donne aux rentiers, pour se loger, bouffer de la merde, se chauffer, etc.

    – 4 – Enfin, le pauvre sert surtout de bouc émissaire, donnant ainsi un ennemi commun aux riches et à ceux qui aspirent à le devenir par leur labeur. (Il y a encore des naïfs pour croire qu’on devient riche en travaillant!)
    Les pauvres ne foutent rien, ils coûtent à la société et sont coupables de tous les maux de notre planète, si on est dans la merde, qu’on peut plus épargner en rond, c’est à cause de cette sale engeance, c’est bien connu…

    Je pourrai ajouter, que les pauvres offrent un vivier intarissable de main d’œuvre taillable et corvéable à merci, mais bon, c’était déjà comme ça sous l’ancien régime, auquel on finira bien par retrouver des qualités.

    Salauds de pauvres! :o)

    Liste sans doute incomplète, mais bon, il pleut, si vous avez rien d’autre à foutre…

    C’est cette mécanique que nous entretenons par les élections, la consommation, l’illusion…
    Une des plus grosse saloperie de notre époque, c’est qu’être docile n’est plus suffisant, on nous veut complice, forgeron de nos propres chaînes…
    Et tant pis pour Lampedusa et les ouvrières du textile du Bangladesh…

    Répondre
  73. had
    had dit :

    Saxo

    Tes âneries de baba cool attardé passé par l’Inde, dont je me fout complètement, qui est l’un des endroits les plus corrompus de la planète, sans compter son système de castes multiséculaire, me font encore plus rigoler.

    L’Inde avec ses religions débiles, ses gourous tous pourris, c’est ça ton modèle ?

    On se demande pourquoi un si merveilleux pays croule de pauvres On se demande aussi pourquoi tu n’y vis pas ? Ah ouais, les allocs n’y sont pas terribles, la flotte imbuvable…

    T’as fait de l’éco, mais ça ne t’as pas réussit.

    Le fait est que c’est toi qui fait de la macro à l’emporte pièce, tandis que je t’ai mis des liens qui ne sont pas que de la macro. Bien entendu, tu ne les a pas lus et te contentes de proférer tes certitudes de prophète sachant tout.

    Répondre
  74. Clocel
    Clocel dit :

    Had, #93

    Que de pléonasmes Had, un baba cool est forcément attardé et forcément passé par l’Inde, voyons!!! :o)
    T’as oublié drogué et crade!
    Pas hésiter à forcer sur l’épithète! :o)

    Audiard aurait sans doute dit de toi: Vous êtes une synthèse Monsieur!

    Mais bon, si l’Afrique est le cerceau de l’humanité, l’Inde est le berceau de la spiritualité, de la connaissance moderne, qu’on attribut aux grecs…
    Les vecteurs de ses connaissances sont ceux qu’on appelle (improprement) les arabes. Alors que nous courrions dans nos forêts vêtus de peaux de bêtes, ces gens-là pratiquaient l’astronomie, les mathématiques, l’écriture…
    Vraiment dommage de passer à côté de l’Inde, même si je t’accorde que l’Inde moderne…

    Répondre
  75. saxo
    saxo dit :

    had,
    à ta manière, tu es un énervé de service.
    Ta haine des autres te fourvoie. Tu affirmes ta confiance en toi en écrasant au mieux. Mais tu n’écrases rien. C’est trop visible dans tes réponses.
    Encore une fois, tu ne réponds pas.
    Tu te contentes d’agresser.
    Pour ce qui est de tes liens, non, je ne les ai pas lu. Comment aurai-je pu au moment ou je te répondais, je n’avais même pas vu ta réponse…
    Bref, je préfère l’énervement de service d’Agnes qui dénonce la déshumanisation du monde dans lequel nous vivons, que le tien qui répond plus à une revanche sur ta famille et à ceux qui, à tes yeux, semblent leur ressembler. Ton complexe de supériorité est impressionnant, mon gars.
    Au fond, ça te concerne. Moi, ça ne m’intéresse pas.
    à bon entendeur, salut

    Répondre
  76. had
    had dit :

    saxo

    Ben non, je m’énerve pas, en revanche toi ça part en couilles façon grand Barnum version parano sous TRANXENE.

    Tes histoires de complexe de supériorité et revanche sur la famille, de déshumanisation à la truelle, de haine des autres, c’est de la bouillie pour chats, du grand n’importe quoi de psycho de super marché.

    T’es un peu le ravi de la crèche après plusieurs décennies d’hésitations, t’as fait ton choix.

    Affligeant ! Toi t’es une pièce de collection à mettre en vitrine dans un musée. Le mec totalement vitrifié dans sa doxa qui tourne en rond.

    Clocel

    "Les vecteurs de ses connaissances sont ceux qu’on appelle (improprement) les arabes. Alors que nous courrions dans nos forêts vêtus de peaux de bêtes, ces gens-là pratiquaient l’astronomie, les mathématiques, l’écriture…"

    Euh… t’as pas l’impression de raconter des hénaurmes conneries, là ? En tous cas, t’es un gars rigolo qui raconte n’importe quoi avec une forme de génie de la stupidité.

    Faudrait lire autre chose que du Lorànt Deutsch, niveau histoire.

    En conclusion, j’ai pécho deux ignares d’autant plus fiers qu’ils le sont.

    Répondre
  77. saxo
    saxo dit :

    @ Clocel 92

    Ouaip,
    Le point 5 est bien pertinent! (fournir un vivier intarrissable…)

    L’argument principal des libéraux, c’est que le pauvre aspire à devenir riche, c’est pourquoi il travaille.
    sans écarts salariaux, ou avec des écarts salariaux insuffisants, la motivation au travail serait moindre et donc, la productivité serait affectée. Ce qui nuirait à la croissance et à la compétitivité de la société.
    Et donc dans cette magnifique guerre économique nous serions torpillés…
    Donc il faut des pauvres et des riches qui les fassent baver d’envie pour les pousser à travailler.
    Le pire c’est que l’argument se tient, puisque, dans notre société, nous existons, non pas pour ce que nous sommes, mais pour ce que nous possédons.
    La seule vraie lutte contre cet état de fait, c’est le changement profond de nos existences. Tant que nous aspirerons à posséder, nous serons dans ce cercle vicieux.

    had,
    j’aime discuter, surtout avec les gens qui ont une pensée différente de la mienne, ça enrichit.
    Je reprendrai la discussion avec toi, le jour où tu t’adresseras courtoisement à tes interlocuteurs.

    Répondre
  78. Pierre M. Boriliens
    Pierre M. Boriliens dit :

    @had post 90

    J’ai relevé ceci dans le premier des articles que vous suggérez :

    Il y a des domaines ou (sic) objectivement, les économistes ne sont pas bons (prévoir l’avenir, par exemple). Mais il y en a d’autres dans lesquels ils disposent d’analyses nombreuses, étayées par énormément d’expériences concrètes, et sur lesquels ils ont un consensus raisonnable. La question du contrôle des loyers fait partie de ceux-ci. Les conclusions des économistes sur le sujet ne sont pas la lubie d’une petite clique de sectaires, bien au contraire.

    Je suis confondu par tant de modestie de la part d’économistes néo-classiques ! C’est si peu courant que ça mérite d’être signalé.
    Ils sont incapables de prévoir l’avenir… Mais ils sont quand même certains de disposer des bonnes solutions (dont les effets sont forcément dans l’avenir).

    J’avais envie d’en rajouter (à base de Jean-Baptiste Say, Bruno Amable, Benoît Mandelbrot et quelques autres), mais finalement, c’est fatigant… Et je ne connais rien de plus obtus que la bande d’ici, https://www.montpelerin.org/montpel… , et leurs innombrables épigones.

    En tous cas, je suis mort de rire !

    Répondre
  79. herve_02
    herve_02 dit :

    @olékeur.

    Effectivement le vote n’est pas l’alpha et l’oméga, mais c’est une étape "importante" de la démocratie, enfin elle le devrait.
    Imaginons, juste pour réfléchir dans le vide (j’adore) que dans un groupe un problème se pose pour savoir ou mettre le puits du village : soit dans le quartier des "riches" (en haut) ou il y a 300 personnes, soit dans le quartier des pauvres (en bas) ou il y a 100 personnes.

    Tous les ans, il y a un vote solennel (nous sommes en démocratie) pour décider ou poser le puits. Et tous les ans, il y a en gros 280 votes pour le poser en haut et 120 votes pour le poser en bas.

    C’est la démocratie cela ne fait aucun doute puisqu’on demande aux gens. Mais c’est une fausse démocratie puisqu’il ne peut pas y avoir de possibilité que ceux d’en bas obtiennent le puits.

    Pourtant à chaque fois que ceux d’en bas se déplacent pour voter il prennent acte qu’on demande leur avis et justifient le fonctionnement de cette démocratie. Ceux d’en haut peuvent dire : c’est l’avis de la majorité, c’est juste. Bien entendu, ceux d’en haut qui organisent le vote ne demanderont jamais s’il faut faire 2 puits : le cadre, toujours ce putain de cadre.

    Donc avec juste les votes de ceux d’en haut et plus de vote d’en bas lors de cette "mascarade", ceux du haut ne peuvent plus dire que c’est démocratique.

    Et dans le cas qui nous intéresse, le fonctionnement de notre "démocratie" donne de l’argent aux partis politiques en tenant compte du nombre de votes qu’ils obtiennent : pas de vote, plus de fric. Ne resteront que les motivés par autre chose que le pognon.

    @had

    Suivant la théorie économique que l’on choisit (offre ou demande) on prend des chemins complètement opposés. Alors parler d’économie c’est un peu parler de tout et son contraire. Ensuite comme toute théorie, elle se base sur des présupposés qui n’ont pas été démontrés mais sont érigés comme des axiomes.

    D’ailleurs chaque étude _sérieuse_ montre que les concepts fondateurs de ces théories ne sont pas vraie. ruissellement, coopération pour le bien de tous, atomicité, marché régulateur…

    La "pureté" qui pourrait faire fonctionner les mécanismes théoriques ne peut pas être mise en place parce que les pouvoirs politiques sont noyautés, comme dans une bonne ploutocratie de base et ceux d’en haut s’arrangent pour faire perdurer la situation qui leur assure rente sans rien faire.
    Ce putain de cadre bien positionné… pour ceux d’en haut.

    Répondre
  80. had
    had dit :

    [NDLR] Oui, la courtoisie qui consiste à exprimer ses idées sans gerber sur ceux qui ne les partagent pas. Ce blog a régulièrement reçu la visite et les idées de personnes diamétralement opposés aux idées qui y sont développées et tant qu’ils ont argumenté sans insulter les autres ou les dénigrer en tant que personnes, ils ont eu tout l’espace qu’ils souhaitaient et ont contribué à des échanges que j’ai, le plus souvent trouvé enrichissants. Donc, merci de faire l’effort de respecter la charte de ce site.

    herve_02

    "D’ailleurs chaque étude _sérieuse_ montre que les concepts fondateurs de ces théories ne sont pas vraie. ruissellement, coopération pour le bien de tous, atomicité, marché régulateur…"

    Nan, mais je rêve, comme si ces thèses faisaient parties d’un seul corpus unifié. C’est comme rejeter Newton parce que la relativité n’est pas liée à la théorie quantique.

    Répondre
  81. cabes
    cabes dit :

    Ouaich l’énervé de service…je connais…celui à qui on dit "bon, on est invité, tu parles pas politique…hein!!!" ah ben non, je parles pas politique, je suis politiquement "correct", pas un mot au dessus de l’autre, mieux! j’acquières aux arguments direct venu de "France info" qui comme nous le savons est d’une objectivité totale…

    Cependant, il m’arrive de "craquer" mais attention!!! juste glisser deux trois arguments comme ça…bon ensuite, faut le dire, le vide s’est fait autour de moi, je suis "taxé" de… extrêmiste comme si mettre en avant l’humain d’abord serai devenu à l’extrême de gauche…

    Alors si le fil des commentaires démarrais pas si mal, il faut quand même dire que au fur à mesure l’on atteint un haut niveau de petitesse…bref, c’est notre république hein! il est normal que l’on y retrouve toute sorte de courant de pensée mais faisons grâce à la "taulière"(dixit smolski) d’invectives stériles.

    Donnez du fond!!! je sais pas moi… mais une chose est sûr aucun d’entre vous n’est capable d’entrer en guerre civile, moi le premier car prenons l’exemple tunisien, lybien, syrien, qui peut nous dire que ce fantasme, qui est dans toute les têtes (on va tout péter) ne sera pas récupéré par des groupuscules qui n’attendent que ça, des mercenaires…
    Donc nous avons les bulletins de vote, désolé mais il existe ce moyen et bien entendu je comprend le vote blanc, l’abstentionnisme car bien évidemment les citoyens sont éduqués politiquement même si pour certains c’est un gros mot par conséquent ces votes blancs, ces abstentionnistes "votent" avec leurs convictions…
    D’aucuns diront que cela fait le jeu du FN mais quel est la crédibilité d’un mouvement élu avec une minorité car tel est bien le cas, ne pas nous laisser impressionner par les pourcentages pris sur un nombre de votants ridicule.

    Alors c’est quoi le programme??? allons y, faisons des propositions, ne soyons pas si timorés, cette une chance non? un espace libre à développer allez organisons cette table ronde entre énervé(e)s…

    Répondre
  82. herve_02
    herve_02 dit :

    ces thèses sont le socle de base de la théorie économique en vogue actuellement.

    Tu en enlèves une seule et la théorie est vidée de son sens.

    Répondre
  83. had
    had dit :

    "Alors c’est quoi le programme??? allons y, faisons des propositions, ne soyons pas si timorés, cette une chance non? un espace libre à développer allez organisons cette table ronde entre énervé(e)s…"

    Pour commencer, arrêter de parler économie comme d’un dogme alors que c’est un champ d’investigations complexes.

    Ras le bol des fumistes du gouvernement ou de la gauche ignare qui croit comprendre l’économie. Les gouvernements successifs et encore maintenant font conneries sur conneries, ce qui aboutit au FN et à un protectionnisme totalement illusoire avec comme objectif de faire de la France une Corée du nord. Quand l’objectif sera atteint, vous allez gémir dans le silence nettement plus que maintenant.

    Répondre
  84. jessie
    jessie dit :

    Ce n’est pas ce que je lis dans les journaux ou ce que j’entends à la radio qui me fait bondir (quoi que !), c’est ce que je vois et entends IRL, tous les jours, chaque minute, en cotoyant mes semblables. Ce ne sont pas des indignations contre un ou des individus et leurs comportements, c’est un mélange de tristesse et de colère face à des systèmes, des paradigmes, des fonctionnements et procédures, qui conduisent chaque individu à avoir des comportements irrationnels et incompréhensibles. Mais bon, ça m’est arrivé de pousser une gueulante individuelle contre le petit con qui roule à moto sur le trottoir parmi les piétons, le salopiot qui traite une dame un peu enrobée de grosse vache pour le plaisir, le pauvre idiot qui se permet des réflexions salaces à une passante même et surtout si c’est une gamine, le directeur incompétent qui méprise tellement ceux qu’ils considère comme des "cas soce" ou des "inférieurs" qu’il déploie un arsenal d’attitudes pour le leur faire comprendre et les discriminer salement, et autres sans-gènes qui osent tout parce qu’ils ne sont pas grand chose.

    Répondre
  85. had
    had dit :

    Ben en Allemagne, même si la pauvreté existe, je ne vois pas cet énervement qui tourne à vide.

    Pas de cette hystérie française qui va nulle part. Les gens y sont souriants sans se forcer, pas les sourires français forcés avec un élastique dans les commissures des lèvres.

    Quand les français comprendront que la merde est sous leurs yeux et pas ailleurs, alors ça ira moins mal.

    Répondre
  86. herve_02
    herve_02 dit :

    @had

    L’allemagne pays de vieux qui importe du turc pour travailler, qui a paupérisé sa population et qui aura disparu comme nation dans moins de 50 ans par manque de peuple..

    Ouais c’est l’exemple parfait. Ils sont heureux… enfin si on veut. Ils mettent à genoux l’europe avec zéro inflation parce que la retraite la-bas est par répartition et que la croissance est nulle ou négative, ils ont fait un choix parfait : ils sont au bord de l’implosion et ne s’en rendent même pas compte.

    L’imbécile à toujours le sourire.

    Répondre
  87. had
    had dit :

    herve_02

    En France l’immobilier est hors de prix, résultat un pouvoir d’achat encore plus bas qu’en Allemagne. Idem en Espagne, Irlande, Hollande, GB… Des grosses bulles immobilières, donc une méchante inflation du coût de la vie, c’est pas l’Allemagne qui impose ça. La monnaie unique c’est la France qui l’a demandée en échange de la réunification allemande.

    Sur le plan démographique la France fait aussi appel à l’immigration.

    Si les imbéciles ont le sourire, les aveugles aussi.

    Répondre
  88. herve_02
    herve_02 dit :

    @had

    Je crois que la population française se rend compte que l’on va dans le mur. Ils le perçoivent comme un 6ème sens.

    Que l’économie française ne soit pas florissante, il faudrait être idiot pour ne pas le voir, mais la démographie française se tient plus ou moins correctement, ce qui n’est pas le cas de l’allemagne.

    Oui la monnaie unique la france l’avait demandé (et d’ailleurs l’europe à payée la réunifiation allemande) parce que dans l’esprit de Delors, c’était le premier pas avant une unification _sociale_ (et fiscale). Cela ne pouvait pas se faire en un jour mais cela ne s’est pas fait. Et cette idée à complètement disparue des radars. Nous sommes arrivé à une compétition des moins disants, en interne, qui ne peut même plus se réguler par les taux de change, le paradis du carnassier. Parce que l’économie à pris les commandes et les politiques se sont laissés acheter.

    Je crois que vous passez à coté du problème principal : l’europe, en l’état est moritfère et le choix de l’allemagne de laisser les peuples dans la misère à cause de leur rigueur monétaire (à cause de leur choix de retraite) aura des conséquences fortes sur le long terme.

    QUAND (parce que cela arrivera, puisque c’est un pays dont la croissance dépend des autres et par exemple lorsque la chine ne pourra plus importer leurs machines outil) il faudra les aider (on parle de lumpenproletariat en allemagne, comme dans les années 30), il n’y aura plus personne qui le voudra et les gouvernements qui demanderont des sacrifices pour aider les allemands trouveront leur population dans la rue.

    Il ne faut pas croire, les déficit des pays de la zone euro ce n’est pas parce que les gens vivent au dessus de leur moyens, c’est parce que l’on donne au privé tout ce qui rapporte et on laisse à l’état comme seul possibilité de payer l’emprunt auprès de banquiers et aucune ressource puisque les pauvres, par nature, n’ont pas d’argent. Plus vous en prenez, moins ils consomment, moins ils consomment, moins de "croissance" etc…

    On peut toujours se déchirer bêtement sur quelles dépenses sont utiles ou pas, comment mieux gérer blablabla.. mais fondamentalement, les 200 milliards qui ont été escamotés manquent cruellement parce que le "ruissellement" n’existe pas et que cet argent se cache dans des zones inaccessibles, manquant cruellement à l’économie.

    Nos profits d’aujourd’hui sont … notre trésor caché. ca manque de dynamique.

    On ne peut pas jouer seul contre les autres à long terme. Cela n’a JAMAIS marché. L’impérialisme allemand va se payer très cher et je ne serais pas la pour les pleurer. Ils paieront un jour.

    Je n’ose même pas parler des us qui s’effondreront lorsque le dollar ne sera plus la monnaie d’échange : ce sera juste du papier monopoly sans valeur et paff pastèque.

    Enfin non la france ne fait pas _appel_ à l’immigration, elle à une imlmigration naturelle comme tout pays normal, mais elle n’en a pas cruellement besoin comme pour l’allemagne. Oui elle a fait appel à l’immigration au cortir de la guerre et pendant les 30 choses, mais là sa population se renouvelle plus ou moins. ce qui n’est pas le cas de l’allemagne : un pays de vieux qui regarde son compte en banque.

    Répondre
  89. had
    had dit :

    Des pays avec une forte croissance démographique et dans la misère ça existe un peu partout.

    Les US étaient peu peuplés, l’immigration les a peuplés depuis 2 siècles et ça continue avec l’afflux de mexicains. Je ne vois pas bien pourquoi l’Allemagne ne pourrait pas faire appel à l’immigration, c’est pas les candidats qui manquent. La France ne s’est pas gênée pour importer de l’algérien, du tunisien ou du marocain.

    Si vous croyez qu’une dévaluation monétaire est la recette magique, regardez le Zimbabwe ou même le Japon récemment avec une balance commerciale qui plonge.

    A ce sujet, la condition de Marshall-Lerner :

    http://www.captaineconomics.fr/theo

    Faudrait que vous compreniez un jour que la France se débrouille très bien sans l’Allemagne pour se couler toute seule son économie comme une grande. J’ai mis ici les liens qui expliquent et ils n’abordent qu’une partie du problème.

    Répondre
  90. had
    had dit :

    Et encore une fois le détraquage de l’immobilier français qui est un gigantesque boulet pour l’économie c’est pas la faute de l’Allemagne, c’est un problème de fiscalité et de politique d’urbanisation pur made in France.

    Duflot l’a tellement pas compris qu’elle en remet une couche pour bien enfoncer le clou avec sa loi ALUR, ouais ça y va à toute allure dans le mauvais sens. La loi ALUR, elle a pas été votée au Bundestag à ma connaissance, les contrats PPP concernant les péages et bien d’autres choses en France non plus.

    Le niveau scolaire qui baisse en France, la pollution en Bretagne, le dialogue syndical vermoulu français, ça vient aussi du Bundestag ? Moi je crois pas.

    Répondre
  91. cabes
    cabes dit :

    @ hervé 02
    Permet moi une correction à ton post 106, l’allemagne a fait le choix d’une retraite par capitalisation ce qui valide ton analyse sur sa population de plus en plus âgées et bien entendu le maintien d’un euros fort, ce qui veut dire que la société en général est basée sur un système de rentes, système fort aléatoire compte tenu du fait que ces fonds de pension sont sur les marchés spéculatifs et qu’il suffit de quelques manipulations malheureuses pour faire plonger les détenants vers la ruine, cas vu en 2008 aux états unis où les anciens se sont retrouvés dans les files d’attente pour retrouver du boulot (faut bien bouffer)

    Non! l’allemagne n’est certainement pas le modèle à suivre, avec ses emplois à 2 euros de l’heures, l’absence de salaire minimum et soit! que la population est le sourire n’induit pas qu’elle ne soit pas malheureuse,je pense qu’il s’agit plus de posture de dignité, ne pas s’effondrer et rester droit, question de fierté…
    L’allemagne est en demande de MO étrangère et bien entendu son ouverture va vers les pays du sud (grèce,espagne,portugal) une population qui a subit de plein fouet les malversations des marchés spéculatifs, la mise en coupe réglées du FMI…

    Bon nombre d’entre nous (je suppose) a voté NON au TCE en 2005, là s’est produit ce que dénonce beaucoup ici, la scission et la prise de pouvoir flagrante d’une minorité de classe bourgeoise que l’on dénomme OLIGARCHIE au détriment du plus grand nombre…
    Cette majorité déclarée pour le "NON" je crois aux alentours de 53% a voté en connaissance de cause, car quid de l’harmonisation fiscale, quid des contrôles aux frontières, quid de l’harmonisation sociale, en bref c’est la finance qui domine avec son lobbying et son dogme économique…

    Comment ne pas dénommer ce système comme un dogme? Comment ne pas s’en apercevoir en constatant le comportement de la BCE qui éponge les dettes des banques et prête à celle ci à des taux avoisinant les 1% qui prêtent aux états à des taux usuriers pouvant atteindre les 8% notamment vers les pays du sud…
    Je ne parles pas des titres pourris que la BCE a du racheter pour remettre en circuit des banques perclus de titre de dette et d’argent sale notamment goldmans sach détenant des titres de dette grec permettant à ce pays de masquer son déficit et dont toutes ces têtes d’œuf de commissaire européens étaient au courant…

    Le dogme général est un euros fort, qui ne permet qu’une mince marche de manœuvre pour une relance de l’activité significative (j’ai pas dit croissance)
    Le dogme général est un système de libre échange occasionnant un dumping social où le moins disant est la règle et où l’impact sur la manière de travailler réduit l’innovation et les perspectives
    Le dogme général est la volonté d’un accord transatlantique avec les états unis, pays virtuellement ruiné car imprimant du billet sans contrepartie réelle (sortie du rapport dollar-or) dont les normes sanitaires et sociales seront aussi vers le moins disant , les chinois essaient actuellement de se débarrasser des titres de dette en dollar c’est vous dire le merdier…
    Le dogme général est la règle d’or(ineptie) imposée aux états membres de limiter le déficit public à 3% du PIB ce qui entraîne une politique d’austérité occasionnant une récession économique et or nous savons tous qu’un état ne fonctionne pas comme une entreprise.

    Après voilà, je ne me contente pas de faire ces constats car il y a des solutions, la première étant de se situer au niveau géopolitique en disant que nous sommes la deuxième puissance européenne et que par conséquent nous avons un poids certain sur l’organisation de l’UE et que du fait que notre pays est en expansion démographique au contraire d’autres (très bien signalé par hervé 02) nos besoins ne sont pas les mêmes.
    Une première chose est de s’adresser à l’union (dans le cadre des institutions hein! obligé) en demandant un moratoire sur la dette( que nous ne serrons jamais en mesure de payer)
    La deuxième un emprunt direct de l’état à la BCE à un taux réduit (le même que les banques) entrainant une légère dévaluation de l’euros mais permettant l’investissement necessaire à notre pays et permettant du coup de squizzer les monopoles privés.
    Il y a de fortes chances que ceci nous soit refusé mais rien ne nous empêche de solliciter la banque de France afin d’imprimer de l’euros celui ci devenant spécifiquement français certes mais encore une fois notre position nous le permet, je n’ai pas le détail de tout les méandres juridiques de l’UE mais il y a des vides c’est certain…
    Ces solutions partent du principe de souveraineté national pas celle du niveau LEPEN qui est un non sens économique, revenir au franc entrainerai une dévaluation tel que les prix s’envolerai au contraire en restant dans l’euro mais en organisant sa mise en œuvre vers le bien commun nous permettrai d’amortir la spéculation…

    Les infrastructures dont nous avons besoin, les logements, les crèches, la relocalisation de notre industrie, de notre agriculture, notre nouvelle façon de produire écologiquement viable, nécessite dans le même temps le changement de nos institutions pour une prise en compte en tout premier lieu de la décision du peuple, la reflexion des perspective d’avenir est inérant aux investissement publics, à une relance d’activité dans une optique de demande au contraire d’une politique d’offre; une relance d’activité revalorisant la notion d’un métier pour un savoir faire de qualité et durabilité au détriment de la compétitivité.

    Je suis bien conscient que ce gouvernement a omis volontairement cette bifurcation mais comme tout ses potes de l’international socialiste qui appliquent la même politique dans toute l’Europe, mieux il se font dézinguer au profit d’une droite ou d’extrème droite car comme appliquant la même politique, il n’y a aucune raison qu’ils existent encore… ce qui veut dire que ce parti est mort à tout les niveaux, à chaque élections, il sera sanctionné soit par abstention, par vote blanc, par vote extrème mais il perdra comme dans chaque pays d’Europe.

    Pour moi la cible est identifiée, suffit d’ajuster le viseur et de faire éclater à balle explosive cette oligarchie qui ne nous apporte rien….

    Répondre
  92. had
    had dit :

    cabes

    En partie d’accord sur certains points.

    Ceci dit, il ne s’agit pas de copier tout ce qui existe en Allemagne, mais ce qui est valable.

    Les salaires à 2 euros de l’heure c’est uniquement dans une part de l’agroalimentaire et ça concerne les travailleurs des ex-PECO. Les syndicats du secteur sont en train de négocier une hausse de ces salaires.

    Sinon, le salaire minimum des mini jobs c’est entre 6 et 8,5 euros de l’heure. Avec ça mieux vaut vivre à Berlin qu’à Paris avec un SMIG compte tenu du prix de l’immobilier parisien ou d’autres villes françaises.

    Eh oui, la préparation de la retraite en France se fait par l’acquisition immobilière, forme de capitalisation tout autant que celle de la retraite par capitalisation. Et un effondrement possible de l’immobilier français est loin d’être une chimère.

    A noter que les pays ayant une économie pas trop amochée sont ceux où il y a peu de propriétaires immobilier. Comparée à la France, l’Allemagne ou la Suisse ont bien moins de propriétaires immo et aussi bien moins de SDF, ce qui est quand même la situation la pire pour un individu, plus de 2 fois moins de SDF en Allemagne.

    Lors du vote de Maastricht, j’étais contre car j’estimais que ce truc était complètement bancale et allait amener un gros merdier des familles. Je regardais éberlué autour de moi, beaucoup de gauche d’ailleurs, tous ceux qui étaient aux anges devant ce traité ahurissant qu’ils ont approuvé, comme JLM. Quand j’expliquais les raisons de mon choix, personne n’écoutait…

    Maintenant, sortir de l’Euro risque d’être une autre paire de manches que d’y être entré, c’est devenu un gigantesque plat de nouilles où toutes les dettes sont intriquées avec le système Target.

    Dénouer le bouzin va être nettement de la haute voltige sur le plan bancaire et diplomatique pour éviter des frictions un peu rudes entre pays.

    Pour finir, la nomination d’énarques comme Messier à la tête de nombre de sociétés françaises est aussi une spécificité française assez calamiteuse. Ces mecs sont parachutés dans des boites dont ils n’ont aucune expérience du secteur d’activité, enfilant conneries sur conneries comme des perles.

    Ce genre de truc est quasi impossible en Allemagne, les dirigeants nommés ont toujours une longue expérience du domaine des sociétés qu’ils dirigent. Les décisions de stratégie et d’investissements se font aussi de façon collégiale avec les syndicats.

    Répondre
  93. had
    had dit :

    Pour compléter, les salaires de l’industrie y sont souvent supérieurs à ceux français.

    Un ingénieur allemand avec 3 ans d’expérience gagne mieux qu’un ingé français avec 15 ans d’expérience.

    Répondre
  94. herve_02
    herve_02 dit :

    @cabes

    je ne vois rien dans le poste 111 qui corrige quoi que ce soit dans mon 106… peut être qu’il développe plus, nous sommes complètement en phase.

    Le 3% de déficit est une loi obligatoire (enfin un taux commun à tous est obligatoire) car les taux de change n’existent pas (et pour cause) et donc ils ne peuvent plus réguler.

    N’oubliez pas que le mécanismes croissance-inflation-taux de change était effectivement un triplet auto équilibrant et la politique actuelle (inflation zéro) aurait de la même manière tué la croissance des 30 choses. C’est une politique anti croissance car la croissance s’accompagne toujours d’un taux d’inflation : les salaires augmentent DONC les marchants augmentent les prix.

    @had

    avant de relier sdf et propriétaires, il faut comprendre qui influence qui. Vous pensez que la politique de propriétaire pousse le nombre de sdf.

    Moi, je pense que la précarisation et les sdf poussent les gens à devenir propriétaire car une fois ton bien payé, tu n’as plus besoin de gagner le montant du loyer. Tu peux te faire couper l’eau, l’electricité, tu es toujours à l’abri en hiver.

    je ne parle pas des multipropriétaires loueurs, aujourd’hui avec les taux de retraite qui seront servies, si tu n’es pas propriétaire de ton bien, tu vivras dans un placard à balais. Donc les gens "capitalise" une partie de leur salaire pour être certain d’avoir un toit plus tard. Et comme c’est la première fois que les enfant sont plus pauvres que les parents, ils ne pourront pas être aidés.

    CE qui pousse cela c’est parce qu’ils _voient_ que l’état (le pays) laisse crever les vieux dans des conditions indignes. C’est ce laisser faire de l’état qui pousse les gens à mettre de coté pour leur vieux jours. tu crois que autant de monde se ferait chier à économiser si l’ambiance était au bonheur pour tous ?

    C’est le désengagement de l’état pour l’individu qui pousse à l’égoïsme (mes enfants et ma famille d’abord) et au chacun pour soit. A quoi bon payer des milliers de politiques si c’est juste pour laisser faire le "divin" marché ? Qui s’occupe de gérer le long terme ? l’entreprise ? celles qui ont collaboré avec les nazis dès la première heure ? Celle qui utilisent l’esclavage des qu’elles peuvent ? c’t’une blague ?

    Répondre
  95. had
    had dit :

    "CE qui pousse cela c’est parce qu’ils _voient_ que l’état (le pays) laisse crever les vieux dans des conditions indignes."

    C’est une plaisanterie j’imagine, les vieux sont dans une bien meilleure situation dans l’ensemble qu’il y a 50 ans pendant que les jeunes même diplômés rament comme des galériens, quitte à s’expatrier comme l’ont fait des collègues jeunes français diplômés bac +5 et tri ou quintulingue qui ne voient plus bien ce qu’ils iraient foutre en France.

    La capitalisation dans la pierre est une énormité économique, et pis c’est tout, comme ceux qui achètent de l’or.

    Comme disait Coluche, une maison Merlin pour vingt ans d’endettement et puis être propriétaire d’une ruine.

    L’autre aspect, c’est que la propriété immo est un vrai boulet pour la mobilité géographique et professionnelle, encore plus dans les bassins d’emploi sinistrés. Eh ouais mon gars, faut être mobile, comme les irlandais, polonais, italiens…qui sont partis aux US le siècle dernier.

    Répondre
  96. herve_02
    herve_02 dit :

    @had

    ouais être mobile et essoré comme une serpillière à 40 balais.. ben sans moi, désolé.

    Nous n’avons pas les même idéaux d’existence.

    Répondre
  97. had
    had dit :

    herve_02

    Des essorés sédentaires, sans rien dans la poche à 30 balais parlant mal le français et aucune langue étrangère, ça vous va comme idéal d’existence ?

    Effectivement, nous n’avons pas les mêmes idéaux d’existence.

    Répondre
  98. totor
    totor dit :

    c’est trop drôle ici les discussions qui suivent l’article qu’on lit pas
    y’a toujours les mêmes piliers de bar qui s’entretuent pour avoir l’honneur d’être LE énervé de service.
    mais le pire, et c’est là le rapport avec l’article, c’est qu’à force de lire des discussions dans ce genre là, un peu partout sur le net, un peu partout dans les groupes d’opinions et leurs associations vaguement militantes : on n’a plus rien à dire, on n’a même plus envie de le dire qu’on n’a rien à dire et ça explique aussi que même depuis qu’ils comptabilisent les votes blancs, ben on va même plus voter blanc.
    c’est carrément, que là, maintenant, on n’en n’est même plus au "pas de futur" mais au "pas de présent".

    Répondre
  99. babelouest
    babelouest dit :

    @ totor 118
    Sauf que prendre vraiment en compte les vote blancs, ce serait terriblement nouveau : cela aurait pour conséquence immédiate de déclarer nul un scrutin où les blancs sont majoritaires, donc (si on est logique) de récuser TOUS les candidats. Il serait nécessaire de procéder localement ou nationalement selon le type de scrutin à une nouvelle campagne de premier ou de second tour selon le cas. Avec des candidats NOUVEAUX, évidemment. Mais çà, c’est la logique…

    Répondre
  100. tonio
    tonio dit :

    "La pire chose qui pouvait nous arriver, quelque part, c’est Hollande."

    Ah bon ? C’était pas Mitterand plutôt ? Pfff on ne sait plus, à chaque nouvelle tournée électorale, il y en a un qui remplace l’autre.

    Répondre
  101. smolski
    smolski dit :

    totor post118
    "on n’a plus rien à dire, on n’a même plus envie de le dire qu’on n’a rien à dire et ça explique aussi que même depuis qu’ils comptabilisent les votes blancs, ben on va même plus voter blanc"

    Pour l’article qu’on lit pas comme pour la question de voter, c’est un choix que tu fais toi, personne ne vient te prendre la main pour ça il me semble.

    La démocratie (comme les autres craties) est la fille du fascisme et elle se retire pour laisser paraître son père en plein dès qu’elle se trouve à être bousculée par un type de société tel que l’anarchie qui lui est bien l’opposé du fascisme et de toutes les craties qu’il suscite pour se dissimuler.

    Pour le vote ou le non-vote, dès lors que l’on se plie à vivre dans un état où ce vote est instauré, je vois pas le rapport pour la perpétuation de cet état par le vote ou non.

    Le vote est un outil, il ne détermine rien en tant qu’outil mais en tant qu’outil il peut permettre différentes utilisations pour soi et non pour l’état où il est pratiqué.

    C’est là que je suis pour le vote exprimé parce que dans l’état des choses, les autres votes ne sont ni communiqués ni signifiants, et que nous utilisions cet outil non pour obtenir directement un résultat vers le changement social qui nous préoccupe en commun ici, mais par ce qu’il signifie directement pour nous rassembler par le lien social qu’il suscite et pour, ce que faire ce peut, mettre en coordination divers courants dans la manière individuelle de vivre à l’intérieur de tout état (appliquer ainsi concrètement le principe de l’anarchie) et surtout, participer davantage à ce que chacun de nous se modifie lui-même dans sa pensée par le partage avec des pensées différentes plutôt qu’à modeler tout le monde dans une seule pensée, aussi fédératrice qu’elle paraisse.

    Je trouve enfin que l’économie fait la part belle à ce que nous ne puissions plus partager nos remarques respectives sans invectives liées à ce que nous ayons un Savoir (et donc une domination plus élevées sur ce sujet) que son voisin plutôt qu’à utiliser cette connaissance pour nous défaire de tout système économique et développer un système de partage sans lois économiques par-dessus tout.

    Répondre
  102. cincinatus
    cincinatus dit :

    Agnès salut,
    Il y a une certaine jouissance à être l’énervé de service : Pas tellement parce que tous les regards se tournent vers toi mais d’abord parce que tu dis des choses que les autres n’osent pas dire, quelle que soient ces choses. Les autres n’osent pas « dire » soit qu’ils ont peur du ridicule, soit qu’ils craignent je ne sais quel retour de bâton, soit simplement qu’ils n’ont tout simplement rien à dire.

    Cela fait longtemps que je lis ton blog et j’y interviens peu. Avec toi, c’est un jeu d’enfant que d’intervenir soit pour tenter de canaliser ta fougue juvénile (mission impossible et sans doute non souhaitable) soit pour faire quelques mots d’esprit. J’ai un peu passé l’âge. D’une certaine manière, tu es comme Sarkozy, complètement extravertie mais oh combien plus…attachante. Quand je te lis, c’est toujours un rafraîchissement pour moi. Cette attitude a tout de même un grand avantage : Elle permet d’extraire rapidement la colère, c’est la soupape artificielle de la cocotte minute : Je dis artificielle car tu n’es pas dupe de toi-même.

    Au fond, l’individu n’est pas simple. Il est fait de contradictions, c’est normal. Cependant, je crois que ce qui fait fréquemment sujet chez toi, c.a.d la politique ne peut être que sujet à déception. Le fait politique est par nature et surtout de nos jours la mise en scène d’un scénario dont nous voyons bien que, chaque situation dépend elle-même d’un contexte plus large. Je n’irai pas jusqu’à dire que toute analyse est vaine en politique, mais nous n’en sommes pas loin tant, la vitesse de l’information aidant, l’argumentation sous-jacente des problèmes dépasse les bornes du contexte local. Dit autrement, nous ne sommes plus maîtres de notre destin et si nous ne reprenons pas le pouvoir, on peut clairement dire que les carottes sont cuites. Dit encore autrement, la structuration de la société actuelle est tellement imbriquée fait que, les gens qui se trouvent au pied de la pyramide ont en fait perdu la plus grande partie de leurs pouvoirs (si tant est qu’ils en aient jamais eu) et seule la force leur rendra ce pouvoir.

    Est-ce à dire que nous nous dirigeons vers des violences sociales pour tenter de résoudre les conflits ? Probablement sauf que nous ne savons pas le timing et que, comme à chaque fois, ces violences ne résoudront rien.

    Il y a quelque chose de surréaliste dans ce fait que, le peuple, après avoir pris sa liberté par la force l’a finalement reperdue par ceux-là même qui étaient censés la protéger, les députés. J’ai toujours le sentiment que le député de base, fraichement élu, quitte sa circonscription plein de bonnes intentions (et certainement prêt à défendre ses concitoyens ne serait-ce que parce qu’il a été élu par eux et qu’il leur doit son statut) et, arrivé à Paris, ce n’est plus la même personne. Le voila-t-il pas qu’il se transforme en pantin, prêt à voter tout et n’importe quoi pourvu que ce soit son parti qui dirige. Le voila-t-il pas confronté à des problèmes qui le dépassent (ce qui est normal), qu’il est incapable d’appréhender les situations globales, et qu’il vote et qu’il vote à tire larigot pour un oui ou pour un non. En lui, il a même le sentiment qu’il fait bien son boulot. Par exemple, il trouve à Paris (nous sommes en France) des services dont il pense que ces derniers sont compétents et efficaces alors que, souvent, ce sont des machines à broyer. Broyer signifie mathématiser toutes choses, organiser la société selon un modèle dominant qui ne tient pas compte de la réalité du terrain, vouloir interférer de plus en plus dans l’intimité des individus sous prétexte que ces derniers ne sont pas capables de se gérer et, ainsi, infantiliser les gens.

    C’est pourquoi j’aime ta colère, elle est salutaire.

    Juste une petite dernière pour la route : Hier, je recevais un email disant :

    "Il disordine da qualche speranza, l’ordine nessuna

    A quoi j’ai répondu :

    questa è la teoria del caos, la quale vuol dire che, nel disordine, c’è nello stesso tempo volontà di mettere le cose in ordine e pure la speranza che le cose in ordine darrano migliori risultati
    ma nessuno dice che l’ordine è superiore al caos. Questo è soltanto ciò che gli uomini credono.
    Perciô no bisogna credere tutto cio che è scritto

    Amicalement à toi.

    Répondre
  103. Kressem
    Kressem dit :

    Smolski : ton étrange arbre généalogique cache une chose : le respect que les électeurs sont supposés avoir pour la démocratie ne vaut rien s’il n’est pas en miroir accompagné d’un respect similaire de la démocratie par les élus.

    Or, depuis un certain récent référendum, nous savons que la classe politique s’est constituée en élite ennemie du peuple et a réalisé un coup d’état tout à fait comparable à celui qui s’est produit en Egypte.

    C’est donc par respect pour la démocratie que les citoyens démocrates devraient s’attacher à démettre la junte au pouvoir en France. Idéalement, sans violence. De mon point de vue, nous y sommes.

    Répondre
  104. smolski
    smolski dit :

    @kressem
    Pour ce qui est de la démocratie, il est clair qu’elle dissimule le fascisme :
    « Ce n’est pas parce qu’ils sont les plus nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. »
    Ce qui rejoint directement le propre du fascisme et de toutes les craties qui est d’imposer à tous un point de vue quoiqu’il en soit du point de vue de chacun, ce que tu dénonces toi aussi de la part des élites.

    Le respect de la personne prime sur celui des lois et autres configurations sociales, comme l’indique cette déclaration initiale des droits de l’homme dûe aux révolutionnaires de 1789 :
    « Le droit à la propriété s’arrête devant le droit à l’existence de chacun. Tout superflu s’assimile alors à du brigandage. »
    Qui fut modifié prestement par les élites pour conserver l’avantage du droit à la propriété propre au fascisme et aux craties (d’où la filiation entre eux que je dénonce) sur celui des personnes.

    D’évidence, cette priorité du respect à la personne que tu proposes autant que moi et qui fait partie intégrante des idéaux de gauche n’est applicable que dans un système social de partage comme l’est l’anarchie.
    La différence d’avec hier c’est qu’aujourd’hui nous avons les outils pour l’appliquer conjointement sur la Terre entière.
    On peut prendre exemple de l’action des anonymous ou des indignés pour s’en convaincre.

    Répondre
  105. Kressem
    Kressem dit :

    Smolski: une démocratie ne se définit comme la dictature de la majorité que très naïvement : pour praraphraser Ricoeur, une démocratie est une société qui se sait divisée, aux intérêts divergents, et accepte le scrutin comme instrument d’arbitrage.

    Les citoyens démontrent leur maturité en acceptant ce mécanisme d’arbitrage. Les en priver, comme le fait la classe politique depuis le référendum de 2005 EST ce qui brise le pacte social. Y remédier ne s’imagine, en première approximation, que par la mise sur la touche des putchistes.

    Renoncer à neutraliser cette caste est précisément ce qui revient à priver notre société de son meilleur instrument de cohésion. On ne peut se prétendre démocrate en acceptant le joug des traitres à la démocratie, qui sont l’ensemble des élites coalisées qui ont décidé d’imposer LEUR ordre social à un peuple qui a arbitré préférer s’en dispenser.

    Répondre
  106. smolski
    smolski dit :

    @kressem
    "Renoncer à neutraliser cette caste est précisément ce qui revient à priver notre société de son meilleur instrument de cohésion."
    L’anarchie est justement basée sur ce principe de base, soit : l’insoumission. 🙂

    La démocratie se présente comme une alternative au fascisme alors qu’elle en dissimule la présence constante dans son principe.
    En effet, nous pouvons bien nous dispenser de votes et de toute représentativité hiérarchisée pourvu que nous développions les vertus que tu réclames pour la démocratie :
    "Renoncer à neutraliser cette caste est précisément ce qui revient à priver notre société de son meilleur instrument de cohésion."

    Il faut penser notre société non avec la définission des mots que nous employons dans les craties mais avec le sens que nous leur donnons hors du contexte commun mis en question.
    Si tu penses dans un contexte de pouvoir, tu penses avec des mots garantissant ce pouvoir et tu ne peux t’en échapper, ni toi-même, ni personne.
    Si tu penses dans un contexte d’insoumission, tu penses avec des mots libres à destination de la liberté de chacun.

    Il est tout de même singulier que nos modèles républicains les plus convaincants sont des personnes affranchies des pouvoirs par une pensée personnelle qu’ils ont traduite hors du contexte social de leur époque à destination de chaque individu, ce qui en fait la pérénité.

    Par exemple Jaurès…

    Demandez-vous belle jeunesse
    Le temps de l´ombre d´un souvenir
    Le temps du souffle d´un soupir

    Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

    @Pierre M. Boriliens post 126
    Ah désolé, j’apprécie peu les vidéos comme démonstration d’une pensée, sous l’adage de Mac Luhan :
    "Le message c’est le média."

    Préférant l’écrit pour en débattre par écrit également, si c’est possible ?

    Répondre
  107. smolski
    smolski dit :

    @Pierre M. Boriliens

    Cornelius Castoriadis :
    "Pour qu’il y est un individu, c’est à dire un être qui ne mime pas tout ce que la collectivité lui ordonne ou lui enseigne mais qu’il l’interprète à sa façon, individuellement, il faut que la collectivité bouge et pour que la collectivité bouge, il faut qu’il y est des individus."
    Merci de ce lien dévoré ! 🙂

    Le cinéaste Chris Marker ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Chris… ) qui filme cet épisode a aussi réalisé un reportage dantesque sur les jeux olympiques d’Helsinski en 1952 http://television.telerama.fr/tele/… "Olympia 1952" qui passe en ce moment sur la chaîne Histoire de canalsat et que j’ai suivi ce matin même.
    Dans son filmage, on y retrouve la quête de la particularité des individus collectivement mêlés en tant qu’acteurs et spectateurs, où tous agissent et réagissent individuellement et harmonieusement les uns aux autres dans un même lieu aux mêmes situations.

    Enfin, comme l’indique Cornelius Castoriadis, le contexte des mots modifie le sens de ces mots et donc, le contexte de démocratie (le pouvoir citoyen) dans la collectivité actuelle qui s’en réclame n’a pas de sens.
    Et bien que le contexte historique de la démocratie chez les Grecs Anciens montré par Cornelius se rapproche davantage de mes convictions que l’hersatz qui nous est appliquée aujourd’hui, je vais continuer à me proclamer de l’anarchie qui m’en paraît plus légitime que jamais sous cet éclairage érudit.
    C’est plus honnête et plus clair il me semble.

    Répondre
  108. babelouest
    babelouest dit :

    Juste une pensée… le terme "individu" est-il réellement adéquat, s’agissant d’humains, êtres sociaux ? Je pencherais pour le mot "personne", qui est bien plus riche. Il me semble qu’on y retrouve les notions d’intelligence, d’empathie, de rapports à un contexte, que le terme individu récuse. Ce n’est pas pour rien que celui-ci est utilisé froidement par les services de police, dépersonnalisant ainsi ce qui n’est plus qu’un amas de données brutes à traiter.

    Répondre
  109. smolski
    smolski dit :

    @babelouest
    individu -> individualité c’est à dire une personne indivisible, de ce qu’elle a été, de ce qu’elle est et de ce qu’elle deviendra.
    En fait, tout est histoire de contexte, le contexte ici n’est pas celui de l’exercice d’un pouvoir mais d’un débat sur le pouvoir. 🙂

    Répondre
  110. John
    John dit :

    Pour qu’il y est un individu, c’est à dire
    Pour qu’il y ait un individu, c’est-à-dire

    Smolski, pas foutu d’écrire correctement, pas foutu de copier correctement, même pas foutu de faire un copier-coller pour éviter les fautes !
    Je m’épargne la lecture de la suite.

    Fais-toi aider, prends des cours.

    Répondre
  111. totor
    totor dit :

    trop bon le gars
    il répond avec passion à tout le monde
    et puis alors les références !
    !! !
    les indignés et les anonymous !
    rien que ça comme exemple de redoutable contre pouvoir qui va changer le monde…

    des fois on se marre vraiment à venir lire ici effectivement…

    Répondre
  112. smolski
    smolski dit :

    Oui, avec passion totor et had.

    Avec ce genre de remarques, vous me faites penser à ce gros flic qui lors d’un contrôle abusif et devant ma trogne renfrognée me dit rigolard :
    _ Vous ne nous aimez pas beaucoup vous. Hein ?
    _ Je vous HAIS !
    Lui ai-je rétorqué à la figure, en avançant si violemment mon visage sur le sien qu’il en blêmi de rage me menaçant d’injure à agent.
    Vous voyez, on a toujours la conduite qu’on veut bien tenir devant qui ne tient pas la sienne…

    Bonjour chez vous

    Répondre
  113. had
    had dit :

    Smolsky est un poète germanique qui s’ignore, germaniphone inconscient.

    hersatz, hybride de Herz, cœur en allemand, et d’Ersatz, équivalent ou substitut, toujours dans la même langue. Donc, traduction, substitut du cœur.

    Répondre
  114. John
    John dit :

    Madame Monolecte,

    vous pouvez fermer les commentaires de ce billet. Le point Godwin a été atteint brillamment au bout de 141 interventions, les vôtres comprises.
    Vont arriver les « céçuikidikiet ».

    Répondre
  115. Galanakis  Pablo
    Galanakis Pablo dit :

    Salut,
    je suis du genre à réfléchir et agir ensuite mais depuis quelques années, ma colère monte sans que je puisse l’évacuer totalement.
    Je partage les raisons de tes indignations et je ne me prive plus de me défouler sur les imbéciles qui pense pouvoir me prendre de haut.

    JE SUIS DE GAUCHE et je le reste.
    La "drôche" ( dixit Monsieur GDC ) que j’ai contribué à mettre au pouvoir me révulse chaque jour un peu plus.
    Même si je ne me faisait aucune illusion, notre roitelet mièvre et sa clique de faux cul ne cesse de me surprendre par leur servilité avec les oligarques et leurs vassaux.
    Je ne peux même pas les appeler sociaux traîtres. Ils n’ont de socialiste que le mot sur la carte du "party", si peu socialiste, qu’ils disent acheter.
    Nous en avions eu quelques exemples avec B Khouchner, F Amara, bocal euh Boquel et autre sarkozistes de la dernière heure sans oublier Eric Besson.
    Aujourd’hui nous constatons que A Montebourg, M Valls, J-M Ayroport ne valent pas mieux !
    Ce ramassis de " gens bien informés" (dixit Coluche ) se permettent de se la jouer patriote et en appelle aux valeurs de la France.
    PORCHERIE § ! § ! § ! ( dixit les Béruriers Noirs)

    Répondre
  116. smolski
    smolski dit :

    Je vois dans la gouvernance tel qu’elle s’établit actuellement plutôt des bonus vers la gauche par rapport à la précédente.

    Galanakis Pablo
    Tu parles de "notre roitelet mièvre et sa clique de faux cul" sans te référer à l’empereur malade de la tête qui le précédait avec sa cours de vrais lèches cul et de vautours certifiés.

    Le peuple de gauche se désunit chaque jour davantage, les noms de "perdreaux" volent au ras des pâquerettes, que peut-il en être des élites gouvernementales sous ce fatras que nous conduisons nous mêmes ?
    Ils postulent et encaissent leurs dividendes, voilà tout.
    Ce sont des pros, éduqués comme des pros et rien de différent ne peut venir d’eux seuls.

    Ce ne sont pas les élites qui façonnent les peuples ni le monde, ce sont les peuples.qui façonnent leurs élites puis les utilisent.
    Les gouvernants en place sont ceux que nous avons usinés, ils nous ressemblent sans qu’ils soient des nôtres.
    Ils sont ce que nous sommes.

    Je pense finalement que l’inconduite de hollande vient de ce que nous, nous ne lui permettons pas de s’appuyer sur notre volonté commune.
    Rassemblons notre peuple sur de réelles idées de partage nous aboutirons ainsi à une conduite plus censée de la part des dirigeants que nous élisons.

    Répondre
  117. smolski
    smolski dit :

    Un rêve ?
    Ah mais oui, je le revendique et préfère vivre avec lui debout, heureux et de manière conviviale plutôt qu’étriquée, murée, armée de certitudes comme ceux qui n’ont pour eux que les cauchemars des charlatans.

    Un rêve ?
    Mais je ne vois autours de nous que des personnes qui songent !
    Parfois en fardeau, parfois en flambeau et parfois simplement avec bonheur.
    Et la seule question "sensée" qui me vient en les observant et en les écoutant (lorsqu’ils acceptent de se laisser approcher un peu sur le sujet) c’est qu’est-ce qu’ils y trouvent eux et non qu’est-ce que j’y trouve moi de leurs rêves ?
    Voilà pourquoi mes pérégrinations en ce lieu, entre autres.

    "En étranger je suis venu, en étranger je repars."
    "Je dois prendre une route dont nul homme encore n’est revenu."
    "Étrange vieillard, dis-moi, viendrai-je avec toi ? Pourrai-je chanter mes peines au son de ta vielle ?"

    Source : Le Winterreise de Schubert : http://fr.wikipedia.org/wiki/Winter

    Et toi had crois-tu avoir proscrit tes rêves aujourd’hui ?

    Nota :
    Pour l’orthographe, ces temps particulièrement, je suis en plein travail, genre 15-18h par 24h et ne dispose pas non plus de toutes les facilités de référence habituelles ni du temps pour me corriger trop savamment.
    Comme on dit : ça l’fait là comme ça ! 🙂

    Répondre
  118. saxo
    saxo dit :

    L’orthographe, on s’en fout un peu. J’ai vu des commentaires sur ce blog et ailleurs de personnes qui étaient manifestement illettrées.
    Du moment qu’elles peuvent s’exprimer, et qu’on les comprend, tant mieux.
    Merci Smolski pour tes contributions lorsqu’elles sont compréhensibles 😉 .

    Répondre
  119. had
    had dit :

    smolski

    "Et toi had crois-tu avoir proscrit tes rêves aujourd’hui ?"

    Ah mais pas du tout, seulement je fais la part des choses entre mes rêves et la réalité des contingences qui n’est pas qu’un rêve individuel.

    Donc, je me définirais comme un grand rêveur réaliste.

    Répondre
  120. babelouest
    babelouest dit :

    Le défi n’est-il pas d’œuvrer à ce que l’utopie d’aujourd’hui soit la réalité de demain ?

    Rappelons qu’aujourd’hui nos impôts servent trop souvent à quelques-uns, élus grâce au subterfuge du vote blanc "transparent", pour utiliser la force des "gardiens de la paix" en moyen d’oppression violente. Payer pour subir, n’est-ce pas paradoxal ? Ces parasites doivent rendre des comptes.

    Répondre
  121. herve_02
    herve_02 dit :

    @had

    Réaliste comprenant la réalité des marchés ? comprenant qu’il n’y a pas d’autres alternatives ?

    Le réalisme est un concept intéressant : par exemple le sud des états unis était réaliste également : il ne pouvait pas y avoir d’économie florissante sans esclavage. Comme quoi…

    le "réalisme" d’aujourd’hui est ce que les générations futures considéreront comme de la barbarie.

    Le politique est un monde de décision qui formeront le réalisme de demain à l’opposé du "réalisme économique" qui n’est que l’asservissement d’une majorité par une minorité.

    Répondre
  122. babelouest
    babelouest dit :

    Le réalisme est aussi pertinent pour le progrès de notre société, que le pont élévateur pour la déplacement d’un véhicule : on peut ausculter la bête, mais elle n’avance pas d’un millimètre.

    Répondre
  123. Clocel
    Clocel dit :

    @ Had

    Si le rêve ne sert pas à échapper au réel, alors à quoi bon?
    Souiller les draps? :o)
    Rêve réaliste est pour moi un oxymore, voire une aporie…

    Répondre
  124. had
    had dit :

    Clocel

    Le rêve est un moyen de recycler le réel, je parle du vrai rêve, quand on dort, pas des rêves éveillés qui sont souvent de mauvaise qualité.

    Dormez bien et faites de beaux rêves.

    Répondre
  125. smolski
    smolski dit :

    Aujourd’hui bien plus qu’avant, nous voilà cloués au pilori de la matérialisation.
    Nos rêves se doivent d’être accessibles et de manière définitive, jusqu’au prochain de ces rêves dérisoires…

    Dessine-moi un mouton et paf on te le sort de sa caisse et vlan on te le balance sous l’nez sur ta console à coup de comptes d’hypothécaires !

    Moi j’préfère le vrai conte, celui avec la petite caisse bien dessinée et le mouton dedans comme je m’attends à ce qu’il soit.

    "Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
    Mon paletot aussi devenait idéal…"

    Répondre
  126. had
    had dit :

    smolski

    "Moi j’préfère le vrai conte, celui avec la petite caisse bien dessinée et le mouton dedans comme je m’attends à ce qu’il soit."

    Putain de merde, c’est ça tes rêves ? Non mais c’est grave. T’es encore plus atteint que prévu.

    Répondre
  127. Clocel
    Clocel dit :

    Dites les gars, le mouton, cerné de pois chiche et de semoule, c’est pas mal non plus!!!
    Z’avez pas essayé de le bouffer??? :o)
    Plutôt que de le foutre dans une boite, pauvre bête…

    Répondre
  128. smolski
    smolski dit :

    Une victoire à gauche n’est possible qu’à une seule condition, celle de ne jamais oublier que notre famille ce sont les ouvriers, les salariés, les gens qui peinent.

    Je préfère les pauvres qui votent extrême-droite aux petits bourgeois qui prétendent travailler pour ces mêmes pauvre gens car c’est leur désir de pouvoir qu’ils ont déguisé en passion, en « grande cause » et pour eux le peuple n’est pas réel, c’est un fantasme.
    Avant, le peuple révolutionnaire était paré de toutes les qualités.
    Aujourd’hui le peuple réactionnaire est possédé par tous les vices.

    C’est le même fantasme à l’envers qui sert le même ordre dans lequel garder le pouvoir est ce qui importe.

    Répondre
  129. had
    had dit :

    "Je préfère les pauvres qui votent extrême-droite aux petits bourgeois qui prétendent travailler pour ces mêmes pauvre gens"

    Quand tu auras des nazillons, faudra que t’expliques aux pauvres la situation. Parce que ce sera encore bien moins drôle pour eux.

    Répondre
  130. smolski
    smolski dit :

    Le fascisme n’est drôle pour personne.

    Mon intervention ici vise à proposer de rassembler l’idée de gauche avec toute sa famille et dénoncer les idéologies perverses construites pour décrédibiliser cette famille essentielle de toutes les pensées et paroles qui lui sont propres en y semant la confusion.

    Répondre
  131. had
    had dit :

    C’est drôle par ce que depuis peu je fais partie des 3% les mieux payés alors que je me trimballe en jeans usés, que j’ai une bagnole d’occasion, que de faire du shopping me rase parce que tout ce que j’achète je le mène jusqu’à son épuisement matériel final. Mes chaussures, je les jette quand elles sont mortes complètes après plusieurs ressemelages.

    Faut dire qu’il y a peu, j’avais les poches trouées et des dettes, alors ça laisse des habitudes.

    Répondre
  132. Aldo
    Aldo dit :

    Le Figaro ou le Gorafi ?

    Vous vous êtes moqués des Italiens qui ont cru que les Français pensaient vraiment que le Clitoris était une Toyota ? Il faut pourtant admettre que l’actualité relayée par le journal Le Figaro peut être parfois bien absurde et ainsi se confondre avec celle un brin plus ironique du Gorafi.

    Cliquez pour voir si vous êtes capables de discerner vraies et fausses informations ! Vous aurez à classer entre Figaro et Gorafi 10 titres d’articles ayant été publiés sur l’un des deux sites. Bonne chance !

    http://figarovsgorafi.fr/

    Répondre
  133. Pierre M. Boriliens
    Pierre M. Boriliens dit :

    @smolski – 128

    Cornelius Castoriadis :
    "Pour qu’il y est un individu, c’est à dire un être qui ne mime pas tout ce que la collectivité lui ordonne ou lui enseigne mais qu’il l’interprète à sa façon, individuellement, il faut que la collectivité bouge et pour que la collectivité bouge, il faut qu’il y est des individus."

    Cet extrait de la vidéo de Castoriadis au sujet de la démocratie athénienne semble montrer que les Athéniens défendaient l’individualisme.

    Rien n’est plus faux et tout le reste du propos le démontre.

    Je ne donnerais qu’un seul exemple mais il y en a plein d’autres possibles.
    Un citoyen propose une loi à l’Agora et il arrive à la faire passer, dans le feu de l’action, grâce à ses talents d’orateur.
    Plus tard, n’importe quel autre citoyen peut déposer un recours contre cette loi pour la raison qu’elle serait néfaste à la Cité. Ça provoque la réunion d’un tribunal formé de 1501 citoyens tirés au sort. Ce tribunal examine le recours, à froid et dans le calme cette fois. Et s’il conclue qu’effectivement la loi est néfaste pour la Cité, non seulement elle est annulée, mais de plus le citoyen qui en est à l’origine est condamné.

    Castoriadis ne précise pas le motif de cette condamnation. Mais il est évident : le citoyen a fait passer une loi dans son propre intérêt (c’est ça l’individualisme), au mépris de l’intérêt de la Cité !

    La teneur du propos de Castoriadis est toute différente : pour qu’une démocratie fonctionne, – les Athéniens l’avaient bien compris -, il faut des individus solides, qui ont surtout une conscience politique (polis -> la Cité) aiguë.
    Quant à l’anarchie, – la vraie -, c’est l’aboutissement utopique de la démocratie : il n’y a même plus besoin de pouvoir, tellement les individus ont une conscience politique aiguë et savent que leur propre bien-être découle directement du bien-être de la collectivité.

    Tout le contraire de l’individualisme, tout ça !

    Répondre
  134. smolski
    smolski dit :

    @Pierre M. Boriliens
    "le citoyen a fait passer une loi dans son propre intérêt (c’est ça l’individualisme), au mépris de l’intérêt de la Cité !"

    Vous montrez là le même mépris que portent la démocratie, le fascisme et toutes les craties à l’individu.

    Prenons votre exemple :
    Un individu convainque une communauté d’adopter un projet et il s’avère que ce projet n’est pas si raisonnable qu’il y paraissait au départ.
    Au lieu que la communauté toute entière s’interroge sur le fait qu’aucun individu n’en a perçu le côté néfaste, paf elle prend celui qui a généré le projet et toc elle le badine de goudron et de plume.
    Mais c’est à toute la communauté qui a adhéré au projet de se badigeonner en expiation !
    🙂
    Voici la définition de l’individualisme anarchique :
    L’individu apporte ce qu’il possède de lui-même aux autres, et moins il se possède, moins il a à offrir.
    Elever l’individu au rang d’égalité avec tous les individus en est la source.

    J’ajouterai que si la politique des temps anciens n’élevaient pas les individus à égalité de tous en utilisant les Lois et donc la surveillance et la punition qui en découlent, c’est parce que dans ces temps les moyens techniques ne le lui permettaient pas.
    Aujourd’hui, les moyens ne sont pas les mêmes, l’anarchie peut se développer en temps que système social de partage et donc égalitariste de fait pour tous.

    Vous rapprochez l’utopie démocratique des idées anarchistes alors que ces dernières n’ont rien d’utopique mais s’appliquent déjà depuis de nombreuses décennies toujours plus avant.

    Aujourd’hui, les anarchistes existent bien que le fascisme et les craties ne les tôlèrent pas sinon avec leurs chemises noires rougis par la mitraille des fusillades qu’ils subissent.

    Qu’y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    Et qu’ils se tiennent bien le bras dessus bras dessous
    Joyeux, et c’est pour ça qu’ils sont toujours debouts
    Les anarchistes…
    Joyeusement à tous, Joel LOL

    Répondre
  135. babelouest
    babelouest dit :

    …. et ne sont pas toujours d’accord entre eux, les anarchistes
    … c’est à cela qu’on les reconnaît, les anarchistes
    …. Mais quand le coup dur arrive, les anarchistes
    …. ils se retrouvent au coude à coude, les anarchistes.

    ( les acharnistes, comme préfère les appeler un mien ami,
    pauvre mais lucide, joyeux mais grave, qui vient de consacrer
    une sorte de manifeste compact à la question et ses implications
    – 180 pages A4 bien denses, tout de même – qu’il a auto-édité)

    Répondre
  136. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Article 11 est une source en béton et Soral est un brun avec un faux nez rouge. Quant à Chouard, il est toujours parti du principe qu’il faut discuter large, ce qui ne signifie pas qu’il adhère à tout quand il discute.

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  137. had
    had dit :

    Agnès Maillard

    Le minimum du minimum, ce serait que Chouard ne se contente pas de discutailler, mais pose des oppositions de principe, sinon c’est du story telling entre esthètes de la politique médiatique.

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  138. smolski
    smolski dit :

    A mon avis, papoter ici à partir d’un lien qui parle d’une personne qui n’est pas là non plus et qui de plus ne semble avoir aucun intérêt par lui-même, c’est lui accorder un crédit.

    Perso, c’est le genre de truc que je mettrai à la poubelle d’office dès le départ, comme on coupe le son des pubs !
    😉

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  139. herve_02
    herve_02 dit :

    @smolsky

    moi je ne vais même pas lire, mais ce que je trouve hilarant, c’est que, et toujours venant des même, dès qu’une personne parle d’une voie, d’une voix dissonante, on arrive toujours à le taxer de facho (ou homophobe) comme cela même pas besoin de discuter de ses idées.

    Le truc c’est qu’au bout d’un certain temps, ca commence à se voir comme le nez au milieu de la figure. ET étonnamment, cela ne vient JAMAIS de personnes qui défendent des valeurs humaine d’entraide et de partage. De là à dire…

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  140. Clocel
    Clocel dit :

    @ Hervé,
    "on arrive toujours à le taxer de facho (ou homophobe)"
    T’as oublié antisémite, si tu veux exécuter quelqu’un médiatiquement, faut le traiter d’antisémite…
    Façons, si t’es pas philosémite déclaré, t’es suspect…
    Sinon, concernant l’Article 11, je suis pour le moins circonspect, souvent, Soral lui, ne se planque pas derrière des initiales ou un pseudo…

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  141. had
    had dit :

    "souvent, Soral lui, ne se planque pas derrière des initiales ou un pseudo…"

    Ben oui, c’est son fond de commerce. Faut bien qu’il ait une enseigne pour ramasser le pognon.

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  142. PMB
    PMB dit :

    Allez, un petit conte vrai pour montrer qu’on peut encore résister à plus gros que soi :

    Conte agricole

    Il était une fois un garçon et une fille. Ils venaient de racheter une auberge dans un petit village de campagne. Mais, comme ils possédaient moins de louis d’or que d’espoir, ils en avaient empruntés à la banque de la grand’ville. Au milieu de cette auberge, avant, coulait une source magique : il suffisait d’entrer une formule de quatre chiffres dans un boitier noir pour que la source donne des louis d’or aux clients, leur permettant d’acheter boisson et nourriture aux jeunes gens, et à ceux-ci de pouvoir rembourser la banque.

    Mais celle-ci était en fait une sorcière, qui buvait le sang de ses victimes après les avoir séduites. Trouvait-elle que les jeunes gens et leurs clients ne donneraient pas assez de sang ? Toujours est-il qu’elle décida soudain de tarir la source magique, au grand désespoir des jeunes gens, qui craignaient de perdre des clients et d’avoir du mal à rembourser la sorcière.

    C’est alors qu’un lutin, pris de pitié pour eux et furieux de ne plus pouvoir venir à la source, leur conseilla de lancer une pétition de clients menaçant de quitter la banque. Ceux-ci s’y préparèrent avec enthousiasme, car ils aimaient bien les jeunes gens et trouvaient pratique cette source leur évitant d’aller loin chercher des louis d’or. Les serviteurs de la sorcière, impressionnés, promirent de refaire couler la source magique. Soulagés, les jeunes gens annoncèrent la bonne nouvelle aux clients, qui burent à leur santé et à celle de la sorcière, fina-lement peut-être pas aussi méchante qu’on le disait.

    Malheureusement, la sorcière découvrit la désobéissance. Elle entra dans une colère terrible, et jeta un sort sur la source. Heureusement, les jeunes gens et leurs amis tinrent bon et commencèrent à remplir la pétition. Les serviteurs locaux de la sorcière prirent peur, car ils seraient eux aussi privés de louis d’or si les clients fermaient leurs comptes. Il faut dire que le chef de ces serviteurs était un personnage humain. C’est lui qui réussit à faire fléchir la méchante sorcière et réalimenter la source aux louis d’or. Les habitants du petit village s’écrièrent alors : « Tout est bien qui finit bien », ils burent dans l’auberge à la mauvaise santé de la sorcière, les jeunes gens vécurent heureux et eurent beaucoup de clients.

    (Celui qui a trouvé ce conte dans un vieux coffre – mais pas de banque – en a tiré une moralité : une banque reste une banque, une sorcière reste une sorcière, mais on peut conjurer leurs maléfices si on sait résister et être solidaires. Et il observe ceci : cette façon de faire, non, de défaire, relève d’une politique générale pratiquée par les princes de ce monde, qu’ils soient patrons ou politiciens. Politique qui veut tout concentrer dans des mégapoles et leurs satellites : services, commerces, établissements hospitaliers ou scolaires, etc. Cela aussi bien pour la rentabilité financière que le prestige et – mais on ne le dit pas – l’anonymisation des masses humaines, rendues de ce fait plus fragiles, plus égoïstes et plus manipulables. Vivre à la campagne, si ça continue, ne sera plus le fait que de très riches ayant les moyens de se déplacer et de très pauvres n’ayant plus que les moyens de crever dans l’isolement.)

    http://harmoniques-nuances.blogspot

    Répondre
  143. La Barbaque
    La Barbaque dit :

    J’ai cessé de m’énerver. J’ai compris une chose, c’est que tant que ça n’explose pas, tant que je ne verrai pas flamber des agences immos, des assurances, des banques, des proprios pendus haut et court au lampadaire devant leurs studettes, c’est que le peuple est content, heureux, ravi. D’ailleurs il continue à voter. Il IRA voter aux prochaines. Je n’ai pas vu sur le marché de prétendant à la mairie prendre de coups de boule. J’ai même vu des gens que je connais, et dont je sais qu’ils sont sur le fil pire que mézigue, serrer la louche de ce genre d’individus.

    Après, ce qui a perdu la gauche, ce n’est pas Hollande ni Jospin, mais la parlotte, les réunions, les AG, la tchatche en lieu et place de l’activisme. Déjà, si gauche il y avait, c’était il y a 25 ans, du temps des nouveaux pauvres, quand les clochards sont devenus des SDF et que le cancer de la précarité a commencé à s’installer avec les Contrats-Emploi-"Solidarité" qu’elle aurait dû balancer les premiers cocktails Molotov et dégommer ses traîtres. Mais la gauche, de la droite et l’extrême, elle préfère s’écouter parler. Et son peuple qui a encore envie d’en découdre, pas étonnant qu’il se tourne vers le FHaine, non pas parce qu’il a viré facho mais parce que le FHaine est encore le meilleur moyen de fiche ce vieux pays à feu et à sang.

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  144. fredleborgne
    fredleborgne dit :

    L’expérience Mitterandienne, la cohabitation avec Jospin, m’avait préparé à la déception hollandaise. Je souhaitais même en 2012 que Sarkozy repasse, pour que la révolution arrive plus vite.
    Je savais le peuple fainéant, j’espérais quand même sa colère une fois qu’il aurait compris l’arnaque.
    Mais non, les excités sont encore trop peu nombreux, et "précipitent" (terme chimique) en petites entités qui ne parviennent pas à se souder entre elles.
    Je partage tout à fait le contrecoup que vous subissez. On voudrait que vous fassiez seule ce qu’on espère, tout en vous transformant en "Ben Hur Marcel" (Voir film "Deux heures moins le quart avant Jésus Christ").
    Je ne prétends pas mieux réfléchir ailleurs. Je me pose la question de la pertinence de libérer des esclaves finalement heureux de leur sort parce que la réalité de la liberté, le nombre de choses qu’il faudrait lui sacrifier, les effraient.
    De plus, on se retrouve à devoir justifier les millions de morts du marxisme au lieu de leur expliquer qu’aujourd’hui, le travail tue lentement et surement pour que la retraite soit la plus courte possible et si possible rentable elle aussi pour les vautours. L’enterrement et les frais de succession sont la dernière occasion d’en tirer encore plus sur le dos de la dépouille de l’âne enfin libéré de son bât.
    Je souhaite que le paradis n’existe pas. Par habitude, cette masse serait capable de reproduire le triste schéma imposé ici bas.

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  145. Aimée B
    Aimée B dit :

    Une copine m’a conseillé ce blog et je l’en remercie.
    "cela paralyse aussi lentement et surement que le venin de l’araignée, avant de dissoudre les pensées dans le néant de l’hésitation et de l’autocensure."
    Moi aussi j’ai ou peut-être j’avais un blog. Mais je n’arrive plus à écrire, je suis découragée. Le néant de l’hésitation et de l’autocensure, oui c’est ça, je suis tombée dedans et je ne réussis pas à en ressortir. J’en veux trop à tous ces amis qui ont arrêté de penser, qui me disent "je me protège", qui disaient adorer mon blog mais avoir peur (!) de laisser des commentaires, sans parler de ceux que j’ai commencé à déranger. Tout ce déni de réalité m’a tuée. Alors j’écris ailleurs, sur les blogs des autres, meilleurs que moi, qui ont des commentateurs. Je souscris entièrement à tout ce que tu dis, je reviendrai, continue!

    Répondre
  146. odile
    odile dit :

    AVec les nouveaux drones équipés de TASER on ne risque pas d’aller bien loin dans la rue de toutes façons… il est presque trop tard pour tenter quoique ce soit..

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