La mort du socialisme

Parfois, au cœur de la nuit, je me dis que tout cela n’est qu’une vaste fumisterie, que nous sommes tous morts, si nous avons jamais été vivants, et que c’est exactement ça l’enfer : un endroit de merde où tout marche sur la tête.

Buste au pays-visageCela fait un bail que je ne crois plus aux manifestations, mais ça n’en reste pas moins quelque chose d’autrement plus concret que les foutues pétitions en ligne, tout aussi inefficaces, mais qui flattent l’égo des fainéants individualistes et productivistes en leur donnant l’illusion de continuer à participer aux affaires du monde en un clic, le cul dans leur fauteuil de bureau à vérin hydraulique.

Je suis donc allée à la manifestation du bled en chef pour deux raisons très valables à mes yeux : revoir les potes militants qui sont éparpillés dans tout le département, mais que je suis à peu près certaine de revoir systématiquement à ce genre de rassemblement et aller contempler de mes yeux la trahison socialiste.

Il faut comprendre à quel point le socialisme français contemporain me sort littéralement par les trous de nez : tous ces bons sentiments dégoulinants qui ne sont jamais traduits dans les faits autrement que par l’accès au pouvoir symbolique et par la reddition sans conditions à la logique capitaliste la plus gerbeuse.
Cela fait belle lurette que j’ai acté la trahison de l’élite dirigeante socialiste, trahison évidente depuis 2005, mais déjà largement consommée dès 1983, trahison relativement assumée ces dernières années, sous prétexte de pragmatisme économique et clairement énoncée par Terra Nova par le lâchage programmé des classes populaires, livrées avec paquet cadeau aux griffes des partis fachos.
Cela dit, je conservais quelques doutes quant à la sincérité de l’engagement des militants socialistes, ces hommes et ces femmes de terrain (mais surtout ces hommes, quand même, les femmes en positions éligibles restant anecdotiques!) qui parlent avec leurs tripes et qui croient encore au pacte républicain, même si le rouleau compresseur consumériste a bien aplati toute velléité de lutte des classes depuis longtemps.
Lors des dernières élections, j’avais eu des échanges intéressants avec des socialos de base qui notaient bien le désengagement de leur cadre quant à une quelconque justice sociale, mais qui avaient l’air de penser sincèrement qu’avec les socialistes au pouvoir, ce serait moins pire qu’avec le petit excité ami des riches et des puissants, que les socialos ne sont pas xénophobes, par exemple, qu’on aura forcément mieux que Guéant à l’Intérieur, etc. En gros, l’idée, c’était qu’entre la peste et le choléra, on pouvait encore choisir la dengue.

Et puis, surtout, je me souvenais de la déferlante socialo lors des dernières grandes manifs contre la réforme pourrie des retraites qui se proposait, déjà, de voler deux ans de vie aux travailleurs. Appel à la grève, farandole d’écharpes tricolores en tête de cortège, les socialos gueulaient avec nous contre l’aspect inique de l’allongement de la vie au travail, autrement dit, la réduction brutale de l’espérance de ne pas vieillir dans la misère pour les jeunes générations.

Le fait est qu’entre la réforme de 2010 et celle de 2013, la seule chose qui a changé, c’est la couleur symbolique du gouvernement qui nous l’impose. Personnellement, quand je me fais avoir de cette manière-là, peut m’importe de savoir qui nous la met bien profond, à l’arrivée, on a tous mal au cul de la même manière. En moins fleuri : UMP ou PS, la misère que sèment ces honteuses soumissions aux appétits du MEDEF et de ses potes des organisations internationales de la misère sans frontières aura exactement la même sale saveur en bouche quand elle nous tombera dessus. Et pour être encore plus claire : je me tamponne des discours des uns et des autres, je juge la politique à ses actes et pour le coup, bien malin qui m’expliquera la différence entre une politique antisociale de droite et une politique antisociale de gauche.

Donc, j’étais là, dans le matin gris et humide de cette année merdique que le printemps a déjà déserté que l’automne s’apprête à faire de même, j’étais là et nous étions bien peu à y être. Disparus, les camarades socialos, disparue, la belle solidarité de classe, disparu, le légitime mécontentement alors que tout ce qui fait l’État solidaire est tranquillement démoli pour faire la place au cauchemar économique de la logique assurantielle.
Je savais, au fond de moi, que le socialisme contemporain n’avait plus rien à voir depuis longtemps avec l’idée humaniste et généreuse qu’en avait son fondateur. Je savais, depuis longtemps, que le jeu politique a été confisqué dans son intégralité par une seule classe sociale bourgeoise qui nous joue la comédie démocratique de l’alternance pour mieux continuer ses petites affaires lucratives entre amis. Je savais aussi qu’une grande part de notre corps social s’est fait pondre dans la tête par des décennies de propagande libérale et consumériste et que les gens qui ont encore une conscience politique inspirée par ce qui est gravé aux frontons de nos mairies pourront bientôt tous tenir dans un placard à balais de chiottes, je savais qu’on ne peut être trahi que par ses amis ou tout au moins ceux qui se prétendent comme tels, mais ça fait toujours un peu mal au cul de se rendre compte, une fois de plus, qu’on avait absolument raison sur toute la ligne.

La gauche socialiste populaire est morte et enterrée. Je l’ai vue avaler son extrait de naissance par sa criante absence à un combat que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre.

Je me souviens d’avoir prévenu les associations de blogueurs de gauche que l’antisarkozysme primaire était un piège mortel, que nous ne combattions pas un homme, mais un système, une vision du monde, une organisation sociale fondée sur le creusement des inégalités, l’exploitation de la misère, la prédation de tous contre tous. Remplacer Sarko par Hollande n’a absolument rien changé au programme de destruction sociale en cours, pire, les oripeaux de gauche dans lesquels se drape notre nouveau laquais des pouvoirs financiers bloquent une bonne part de l’esprit contestataire de ce pays, tant les gens sincèrement de gauche ont l’impression confuse, mais néanmoins bien ancrée que de dénoncer la politique économique et sociale du PS reviendrait à tirer contre son propre camp.

J’ai vu, j’ai parcouru, je suis revenue. J’ai pu comptabiliser la maigreur de nos troupes, la dispersion de nos idées. J’ai pris plaisir à échanger avec les amis et les gens qui restent fidèles à leurs idéaux, envers et contre tout, et j’ai acté la mort clinique et sans retour du socialisme en tant que force politique.

La bonne nouvelle, c’est que maintenant la ligne de fracture politique entre la gauche et la droite est parfaitement visible et que nul ne pourra prétendre que le PS est encore un parti de gauche.

298 réponses
  1. Sitting Bull
    Sitting Bull dit :

    Salut Agnès!

    Je n’étais pas là pour la manif à laquelle tu fais allusion mais je crois bien que j’aurais hésité à m’y rendre sinon, comme toi, pour aller tailler le bout de gras avec les copin(e)s.. marre d’aller battre le pavé (j’aurais plutôt envie de les balancer, les pavés!) alors que les syndicats (organisateurs, rappelons-le) appellent leurs troupes en ordre dispersé comme si sur le thème du jour (les retraites) y’avait pas moyen de se retrouver.
    La défection des socialistes fait peur. Les militants sont aux ordres, manifestement. Pourtant il serait de leur honneur d’y voir clair dans les orientations prises part leurs icônes solfériniennes. Gageons qu’il en est quelques-uns chez lesquels le mot "solidarité" fait encore écho.
    Moscovici, MEDEF, évasion fiscale des riches, pression fiscale sur les plus vulnérables, morgue affichée des prédateurs financiers, Fukushima, la soupe servie au FN… à mon retour des Pyrénées j’ai un peu de mal à digérer toute cette merde. J’ai du mal à relancer "Humeur", je suis pas d’humeur!

    Répondre
  2. Leguminator
    Leguminator dit :

    salut,

    Comme tu le dis si bien "ça fait mal au cul"…
    La question qui vient juste après est : reste-t-il une solution politique ?
    Comme le souligne à juste titre SuperNo (sans pour autant la soutenir), plus le temps passe et plus Marine ramasse de voix. Non pas qu’elle ait un programme futuriste, mais plutôt parce que les déçus de tous bords finissent par voir en elle une oreille attentive.

    Personnellement je ne vois pas d’issue claire dans ce système relativement bien verrouillé.

    Répondre
  3. Didier
    Didier dit :

    Te lisant et comme d’habitude trouvant que tu dis bien ce que nous autres parfois pensons sans bien réussir à le formuler, je me disais qu’une mort peut en cacher une autre et que peut-être aussi ces rassemblements, ces manifestations sont moins qu’avant des moyens de lutte.
    Les "dirigeants" me semblent en tout cas les avoir parfaitement intégrés dans leurs logiciels et leurs plans de com.
    Et comme en même temps, les mobilisations "sur le net" peinent à trouver une légitimité, cela renforce peut-être aussi ce sentiment d’impuissance.
    Je pense que plein de gens n’ont pas perdu leurs idéaux mais les confinent à leur cuisine. Il faut aussi voir là, je pense, la montée de l’abstention, par exemple.
    Alors oui, l’issue de tout cela est difficile à imaginer.
    Je reste pour ma part optimiste, ce qui ne veut pas dire que je n’envisage pas que des années pas drôles s’offrent à nous.
    En fait, j’ai plus mal au cul pour mes enfants et mes petits enfants que pour moi.

    Répondre
  4. L'ours des P.O.
    L'ours des P.O. dit :

    Tout à fait d’accord!
    Mais les "socialtraitres" agissent tout de même depuis les années 80 et l’on a laissé la gauche de la gôche se faire écraser…Que reste-t-il? Un infime espoir avec le front de gauche?

    Répondre
  5. Clocel
    Clocel dit :

    Le socialisme?
    Je croyais qu’il avait été mis en terre en même temps que Jaurès!
    On me dit jamais rien à moi! :o)

    Moi non plus je n’ai pas été à la manif, j’y crois plus, pas plus qu’aux élections, ni même aux pétitions…

    Va falloir apprendre à sauver son cul localement, inventer, faire savoir quand un truc marche, et par coalescence bâtir un monde nouveau par-delà les frontières et les contingences anciennes, fermer une parenthèse de 60 ans d’ubris frénétique.

    Dans le fond, on a du bol, tout est à réinventer, même le remède à cette trouille immense qui nous bouffe le ventre.

    Courage!

    Répondre
  6. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Oui, Luc, on est bien d’accord, mais dans mon premier constat de décès, j’avais une lecture "lutte des classes" de la mort de l’appareil à travers son détournement par ses dirigeants — tous bourgeois — pour leurs seuls intérêts de classe. Je pensais encore que la piétaille, encore massivement recrutée chez les petits fonctionnaires, les employés, les ouvriers, héritiers d’une tradition plus humaniste, adhérait encore au parti fauxcialiste par attachement au nom, aveuglement, habitude, mais que sont logiciel de base était encore fondamentalement celui de la lutte pour des valeurs d’égalité et de solidarité. En gros, je donnais encore aux adhérents le bénéfice du doute.

    Là, ce que je viens d’acter, c’est la totale adhésion de tous les membres du parti, y compris les péquins de base, aux diktats libéraux, leur trahison idéologique et sociale et leur grand mépris de classe, en passant, mépris bien connu du petit plouc un peu parvenu qui décide de fermer la porte de l’ascenseur social derrière lui pour ne pas être inquiété par les progrès dont pourraient bénéficier les autres gueux après lui.

    Ce constat est pour moi indispensable en ce qu’il permet de ne plus avoir le moindre remord à attaquer et dénoncer frontalement les ennemis de classe que sont devenus les fauxcialistes ces dernières décennies.

    Répondre
  7. juan
    juan dit :

    Mince, Narvic m’a chipé mon argument. Même si je n’aurai pas pris Mitterrand comme exemple. Par ailleurs, je comprends le point qui consiste à tacler fortement, durement et sans égard les "fauxcialistes" comme tu les appelles, pour tenter de provoquer remords ou prises de conscience. Mais je doute que cela fonctionne tant qu’une alternative ne convainc pas. Quand tu te confrontes à des non-politisés, c’est-à-dire des gens qui pensent concret avant de penser "grands mots", hurler que le PS n’est pas de gauche est insuffisant. La preuve, sur l’un des rares sujets où nous pourrions nous rejoindre – la critique contre Valls – je constate avec tristesse que ce gars-là est paraît-il le plus populaire.

    Répondre
  8. smolski
    smolski dit :

    Clocel post6
    "par coalescence bâtir un monde nouveau par-delà les frontières et les contingences anciennes"
    Exactement ! LOL

    Il ressort des interventions ici que nous aboutissons enfin au pied du mur de nos illusions, aux bout de nos habituels litanies enfantines ânonnées : « c’est par la faute de… » qui nous complaisent davantage qu’elles nous illuminent.

    Cette remarque de Clocel me paraît montrer la seule voie inexplorée par nos œillères du "partis pris confortable" plutôt que de tous nous accorder dans "le parti à se prendre chacun en main" et sa charge de volonté, de décisions, d’impasses, d’erreurs et de cheminement tout l’allant plutôt qu’à se réjouir d’insulter nos précédesseurs trahis d’abord par eux-mêmes.

    Il n’y a pas de fauxcialisme ni pire des socialauds sinon dans nos aigreurs et notre paresse éhontée à vivre réellement.

    Répondre
  9. Luc
    Luc dit :

    Au risque de faire dans le réchauffé, je pense personnellement que ce texte est fort juste, un rien passéiste et qu’il constate un foutoir difficile à remettre en question faute d’alternative

    Je pense à titre personnel que le socialisme est mort effectivement il y a quelques décennies (Jaurès tout ça..) et que le PS est mort lorsque pour la seconde fois il s’est retrouvé éliminé du second tour il y a fort longtemps.

    A cette époque, s’il s’était agi d’un parti encore vivant, , ses survivants contemplant l’étendue du désastre auraient tout cassé, tout foutu par terre noyés les tristement célèbres éléphants et essayé de repartir avec du sang neuf en essayant de penser avec un regard moderne le monde dans lequel nous sommes (et qui n’est pas simple, le rôle du politique ayant été réduit au commentaire de leviers de décision qui lui échappent).

    Je ne crois pas que c’est exactement ce qui s’est passé, et les mêmes causes produisant en général les mêmes effets….

    Répondre
  10. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Pourquoi est-ce important de montrer que le parti socialiste n’est pas de gauche et ses électeurs non plus? Pour que les gens qui croient encore honnêtement aux valeurs de gauche arrêtent de se faire enfler par ce qui est pour moi de la publicité mensongère et puisse choisir leur camp en toute connaissance de cause. Dans ma famille modeste, la gauche, c’était le PS, le parti du peuple et c’est tout.

    Le PS fait du marketing politique : il dit ce que les prolos ont envie d’entendre, parce que c’est ballot, mais c’est encore eux les plus nombreux dans ce pays et donc personne ne peut faire l’impasse sur leurs voix et ensuite, il sert ses vrais maîtres, les bourgeois. Si chaque classe sociale votait vraiment en fonction de ses intérêts réels, cette bande de faux-culs ferait des scores encore plus minable que le PC.

    Répondre
  11. Arg
    Arg dit :

    Haha, fauxcialistes, c’est génial ! Dans le même genre : le ps c’est la droite complexée.

    Par contre, lorsque vous dites que la fracture entre la gauche et la droite est parfaitement visible, je crain que ca ne soit pas le cas de tout le monde. J’ai eu quelques engueulades avec des pro-PS qui pense toujours que le ps est de gauche, c’est affligeant je sais. Ce qui m’a semblé ressortir de ces discussion c’est que pour une partie des electeurs, le PS est la gauche. Sinon, c’est l’extreme gauche ou des aliens.

    Répondre
  12. narvic
    narvic dit :

    Je suis agacé par ce discours sur cette "trahison" des socialistes. Qu’ont-ils trahi d’autres que les illusions que vous êtes vous-mêmes faites à leur sujet ?

    C’est une position bien paradoxale, qui se complait dans la nostalgie d’un passé totalement réinventé. Car cette gauche-là a toujours existé et je la trouve plutôt fidèle à elle-même.

    Je me souviens fort bien de ce que m’a dit ma mère le soir du 10 mai 1981, juste après avoir essuyé une larme, car elle était contente, tout de même: "N’oublies pas. Mitterrand a crié "Maréchal, nous voilà", comme tout le monde, et "Algérie française", comme tout le monde". Enfin, pas tout à fait tout le monde. Mais presque 😉

    Répondre
  13. smolski
    smolski dit :

    "Pour que les gens qui croient encore honnêtement aux valeurs de gauche arrêtent de se faire enfiler"
    Ah ah ah 😀

    Des dogmes, même à contrario voilà encore des dogmes pour le bien de tous !
    Foutaise !

    Chacun est libre et disponible à utiliser cette liberté envers lui-même.
    Prétendre comme ici à choisir le bien pour autrui revient à le castrer et lui donner prétexte à s’assoupir davantage, ce que font déjà très bien et sans aide tous les partis politiques en démocratie comme sous les dictatures et autres qui n’en sont que la perpétuité.

    La perpétuité ?
    Oui, car la démocratie utilise la dictature et autres lorsqu’elle ne parvient plus à se maintenir aux leviers sociaux.
    À moins que ce ne soit l’inverse…
    😉

    Répondre
  14. Arg
    Arg dit :

    @Narvic :
    Qu’on sache pertinement que ce sont des traitres, malgrès le fait d’avoir voulu garder espoir que "peut-être…" ou quelque autre raison que ce soit n’empeche pas qu"ils soient des traitres.

    Pas simplement parcequ’ils n’ont pas rempli ce pour quoi ils se sont prétendus être principalement a travers leur nom. Mais parcequ’au dela de ce nom justement ils ont devoyé, trahi, toute une idéologie.

    Ils ont condamné toute les alternatives a passer pour des extremistes ou des doux reveurs ; pour des années, alors que la situation est si critique et que l’humanite et la planete on tellement besoin que la situation change réellement extremement rapidement.

    Tout ça par cynisme, puis par bêtise une fois que le cynisme a fait son oeuvre. Qu’imaginer de pire, dans un sens, que ces gens la qui se parant des oripaux de la defense de l’humanité et du progres social, en on profité pour enfoncer tout ceux qui croyaient en eux et participer activement à la situation critique, peut-être même apocalyptique, qui nous frappe ?

    Alors voyez vous, ne le prennez pas mal, mais je suis très agacé par les socialiste et par ceux qui me disent : "mais de quoi donc êtes vous surpris ? ". Que les gens qui y aient cru se soient bercés d’illusion est une chose. Mais le leur reprocher c’est nier la trahison du parti socialiste.

    Répondre
  15. Clocel
    Clocel dit :

    Avant de parler d’idées et de concepts, il convient avant toute chose de se réapproprier le langage, c’est par-là que le loup entre dans la bergerie.

    Donc, cesser d’appeler socialistes des gens qui ne le sont pas.

    Répondre
  16. André
    André dit :

    Je vomis les socio-libéraux, leur politique et tout ce qu’ils représentent, à la gauche de la gauche je fus – et je suis – depuis plus de 47 ans pour combattre ce système criminel, égoïste, autiste, mortifère au sens propre du mot, s’appuyant sur et flattant ce qu’il y a en l’homme de plus vil et sale,qu’est et a toujours été le capitalisme, je ne peux donc qu’être d’accord avec ce que j’ai lu ci-dessus, sauf sur un point important, à savoir l’idée que qui que ce soit ait "livré les classes populaires aux fachos". J’ai écrit un billet là-dessus et je n’y changerais pas une virgule: http://andrelbn.wordpress.com/2013/

    Répondre
  17. porte d'Aix
    porte d'Aix dit :

    Je n’ai jamais été de droite. J’ai voté Mitterrand en 81 sans beaucoup d’illusions. Je vomis nos fauxsocios ( merci pour ce mot ) pour les mêmes raisons qu’Agnès. J’aurais bien aimé etre écolo si l’écologie n’était pas morte ( qui a tué l’écologie ? c’est le titre d’un bouquin je crois… ) Je ne crois pas aux F de G parce qu’ils parlent comme les autres de "l’indispensable croissance". Je me dis des fois que vais voter FN rien que pour faire tout exploser. Bien entendu je n’en ferai rien, leurs i
    dées même déguisées sont trop gerbantes. Alors ??

    Répondre
  18. Lionel
    Lionel dit :

    Ça marche aussi avec les fauxmunistes et avec les libéfaux de gauche.

    (Socialauds est utilisé par Hashtable pour signifier qu’ils seraient salauds _parce que_ sociaux, alors que fauxcialistes signifierait plutôt qu’ils seraient salauds _de ne pas_ être socialistes.)

    Répondre
  19. Lionel
    Lionel dit :

    @narvic:
    Les gens trahis sont un peu moins à blâmer que ceux qui les ont trahis, tout de même, non?
    (Une pensée pour les larmes d’émotion de ta mère, et de beaucoup de nos parents, ce fameux soir de 1981.)

    Répondre
  20. Christophe
    Christophe dit :

    Et la photo en tête de cet article bien senti, pas de légende ? Une bien étonnante illustration. De qui est cette étrange photo sans parler du sculpteur en premier lieu ? Merci de bien vouloir le préciser.

    Pour le reste, nous sommes bien d’accord. Qui lit le blog de Panogiotis Grigouriou " Greek Crisis " sait très bien quelle heure il est.

    http://www.greekcrisis.fr/

    Le mieux que l’on puisse faire c’est déjà lire le livre de J.Généreux ( Parti de Gauche ) pour savoir de quoi et de qui on parle, où est la tache à accomplir et où s’orienter dans ces temps de décrépitude et de barbarie avancée.

    " Le socialisme néo moderne, l’avenir de la liberté " / Seuil
    http://neomoderne.fr/

    Et pour mieux me faire comprendre, une vidéo à voir et à méditer ( sur le " fascisme Troïkan " ) :

    GRECE : http://www.dailymotion.com/video/xv

    Répondre
  21. Simio Sapiens
    Simio Sapiens dit :

    Toujours ce même bonheur de te lire, depuis les années Flickr… Et toujours ce point de vue partagé… Oui, le PS n’a plus rien de gauche et nous allons dans le mur… Mais quand viendra le temps des conséquences, on ne lâchera rien !

    Répondre
  22. smolski
    smolski dit :

    Lionel post30
    "Les gens trahis sont un peu moins à blâmer que ceux qui les ont trahis, tout de même, non?"

    Cela ôte de la responsabilité et donc de la liberté à chacun et nous élève en juge plutôt qu’en frère.
    « Pour louer comme pour blâmer les hommes, il est préférable de regarder non la situation dans laquelle ils sont mais la manière dont ils s’y comportent. »

    Répondre
  23. smolski
    smolski dit :

    Clocel post33
    "Si tu traites les gens comme des bêtes, il y a de forte chance pour qu’ils se comportent comme tel."

    Oui, mais je parlais en terme de blâme, de plus ou moins blâmer.
    Et cela s’étend également à l’opposé, aux personnes convaincues ou dirigeantes !

    Anecdote :
    En réponse à un manifestant pour le partage des richesses mondiales, cette réponse lui fut lancée :
    – Mais… nous l’avons gagner cet argent, nous !

    Ce qui n’est pas exceptionnel, sauf… sauf… que la répartie venait d’un gosse de 12 ans !

    Quant à ma laisse et mon collier et tout ce que tu veux des contraintes sociales, t’inquièt’, je les secoue sans cesse de mes incertitudes.
    Bonjour chez vous ! 😉

    Répondre
  24. Clocel
    Clocel dit :

    @ Smolski Post 32

    La manière dont ils se comportent est induite par sa capacité à gérer une situation. Si tu traites les gens comme des bêtes, il y a de forte chance pour qu’ils se comportent comme tel.
    Naomi Klein a très bien démontré ça dans la Stratégie du choc, mettre les gens en état de régression et à ce stade reprendre un nouveau conditionnement.
    Ça marche, après 2 ans de chômage, un cadre de 50 ans va mettre les courses en sac au supermarché pour le quart de son salaire initial.
    Et si tu crois encore à la liberté individuelle en France, c’est que tu n’as pas éprouvé la longueur de ta laisse.

    Répondre
  25. jocegaly
    jocegaly dit :

    Amertume que je partage. Surtout depuis les comportements erratiques du "chef" du PC. Complètement d’accord avec les enjeux que souligne JL Mélenchon ( http://www.regards.fr/#formulaire_f… ) et le choix qu’il fait entre quelques postes jetés par le PS dans la gamelle du FdG aux municipales en s’associant au PS dont il dénonce la droitisation… ou la cohérence et la lisibilité (qui sont des conditions à la confiance qui peut lui être apportée par les citoyens). Il n’y a plus aucune alternative: le FdG reste la seule gauche, le seul choix possible pour conduire un véritable écosocialisme.

    Ajoutons que le PS a perdu toute crédibilité depuis 2005 (et même 1983) , puis le "pacte de Marrakech" de juillet 2008, puis l’"élection" (entre guillemets) de la secrétaire du PS en novembre 2008: les dirigeants du PS ne sont plus élus, mais cooptés par le petit groupe qui en a pris la tête et l’a verrouillé.

    Répondre
  26. anonyme
    anonyme dit :

    Ca sert a rien de se lamenter et faut arrêter de se poser en victime c’est contre productif, il fallait virer sarko et sa bande, on l’a fait, et c’est une très bonne chose.
    Ca aurait été bien mieux si a la place on avait mis le FdG, oui mais voila, certains ont encore trouver a faire la fine bouche, a pas trop se creuser le ciboulot et a pédaler face au "vote utile" et "attention l’ogre arrive".

    Reste donc a enfoncer le clou de partout.

    Et n’oublions pas, on a viré u pouvoir de droite pour mettre quelque chose de gauche.
    Il ne l’est pas certes, mais, la volonté, elle, elle a pas changé si?
    Les gens ont voulu de la gauche, pas de la droite.
    On a gagné, on est majoritaire, pas la droite.

    Donc…

    Au boulot, par ci par là, diffuser de l’argument, de la réflexion, faire bouillir ce pays.
    Tranquillement et calmement, mais sûrement.

    Le FdG disait ca, proposait ca et il avait raison et nous avions raison, toi personne de gauche, si tu es honnête, tu dois l’admettre et commencer peut etre enfin a nous écouter plutot nous que les autres.

    Ps: et surtout, aussi, faut arrêter de se faire baiser a chaque fièvre médiatique pro lepen, la peur mes amis est toujours une excellente facon de manipuler la masse.
    Quand on a peur on ne réfléchi pas et on bêle avec le troupeau qui lui suit le berger là ou il veut l’emmener. (a par les plus avertis évidemment, et encore…)

    Répondre
  27. Antisocialiste
    Antisocialiste dit :

    Anarchiste un rien conservateur, de longue date, mon côté "réac" (un résidu de classe…) est en train de l’emporter sur mon altruisme un peu naïf. Je n’épouse pas les thèses du FN, sur lequel je n’ai jamais vraiment cessé de cracher et pourtant, paradoxalement, je penche de plus en plus de ce côté. Pour une question de méthode, en résumé. La vraie gauche, éternellement désorganisée n’offre aucune issue pour un vrai changement. Disons les choses clairement. Au rythme où vont les choses, la violence, l’emportera. Entre les Bisounours, les Shadocks de gôche et une élite auto proclamée pourrie jusqu’à l’os, que faire. Agir radicalement, par les urnes, avant d’employer d’autres moyens. Nous serons les loups qui dévorerons les agneaux et les imbéciles trop dociles. Un fascisme d’un nouveau genre irriguera d’un sang neuf un projet de société qui propulsera enfin dans les poubelles de l’Histoire les parasites de l’UMPS et leurs faire-valoir médiatiques. Tout vient à point à qui sait attendre… Le fruit est bientôt mûr. A mon avis, de plus en lus de partisans de la vraie gauche vont, à leur cœur défendant opter pour le FN, lors des prochaines mascarades électorales.

    Un lecteur fidèle de longue date qui partage la majorité de tes idées, paradoxalement. Je doute fort que tu me suces sur ce coup

    Répondre
  28. marli
    marli dit :

    Bonjour Agnès,
    Tellement d’accord avec ce que tu écris mais là où je réagis avec colère, c’est quand tu écris "qui nous la met bien profond, à l’arrivée, on a tous mal au cul …" pour qualifier la politique du PS.
    Je pense que les mots sont importants et associer la sodomie (acte sexuel agréable pour pas mal de gens) à une trahison/domination/soumission… participe à l’homophobie et au sexisme.
    Il me semble important d’arrêter d’associer le fait d’être enculé-e ou de se faire baiser avec le fait de s’être fait avoir par les politiques ou autres.
    Et c’est un combat qui n’est pas mineur.

    Répondre
  29. mi
    mi dit :

    c’est bizarre, mais je n’arrive pas à cracher sur les socialistes comme vous le faites ici (((et j’ai vraiment beaucoup de mal avec l’expression se faire enculer!! que je trouve particulièrement déplacée!)))

    sans doute parce que je ne suis pas militant
    sans doute parce que je suis privilégié, j’ai un boulot, je suis heureux de ne pas penser à la retraite!
    sans doute aussi parce que je connais des chinois qui triment comme des malades (à mon goût) et qui gardent le sourire car pour eux c’est tellement mieux qu’hier!
    sans doute aussi que je me souviens qu’il y a 40 ans mon grand-père partit à la retraite à 65 ans et mourut l’année suivante, et qu’actuellement s’il partait à 63 ans son espérance de vie aurait progresser de… (je sais sa santé de prolétaire déclinerait très vite…)
    alors effectivement j’arrive pas à pleurer sur le recul programmé de l’âge de départ à la retraite! désolé!
    alors effectivement j’arrive pas à pleurer sur le recul du montant des retraites! désolé!
    par contre demander que des minimums vieillesse soient mis en place pour éviter que les retraités redeviennent pauvres comme ils étaient au temps de mon grand-père! mais que pour ce faire il faille pour tous diminuer les seuils de retraite pourquoi pas! il est choquant qu’actuellement les revenus des retraités dépassent ceux des jeunes générations (bien entendu , il n’est pas question de revenir sur les montants des retraites actuelles!) : pour ma part penser que des travailleurs pauvres ne le soient plus lorsqu’ils atteignent l’âge de la retraite me plait même si je dois pour ma part toucher moins!
    enfin je trouve cela de gauche de répartir les revenus des retraités pour que tous les retraités puissent vivre dignement…)
    ha oui j’ai oublié il faut faire payer le capital sans cela on n’est pas de gauche! sorry! alors faisons le payer mais de toute manière il nous faudra casquer : rechercher les salaires minimums (quand ils existent) chez nos voisins européens (par exemple!)
    Bien sur si demain tous les travailleurs, travailleuses de tous les pays sont dans la rue je peux revoir ma copie! mais si j’ai bien lu c’est pas encore le cas? et le FN lui il monte, il monte, il monte.

    Répondre
  30. koui
    koui dit :

    Moi, c’est quand j’ai lu que Hollande "ne regrettai pas d’avoir voté Chirac en 2002". Je me suis dit, je ne regrette pas non plus pour Chirac, mais je commence à regretter sérieusement d’avoir voté Hollande. Et puis rappelez vous les bavardages sur le traité européen : une fois que tu as voté pour la peste contre le choléra, les voila qui brandissent ton vote en disant : "inutile de faire des référendum populistes, les français veulent des maladies mortelles, leurs représentants sont a même de choisir les plus dangereuses." . Le fait que les faucialistes soient à droite signifie que le vote du second tour n’est pas automatique : il va leur falloir faire beaucoup semblant d’être de gauche pour avoir ma voix. Ce n’est pas en faisant des lois sur la polygamie, le tchador, la corrida ou le Tibet qu’ils vont y arriver.

    Répondre
  31. Antisicialiste
    Antisicialiste dit :

    @ un rien taquin, heureusement que certains ont le sens de l’humour, mais je ne l’ai vraiment pas fait exprès ! "Toute mes confuses" dixit monsieur Preskovicsz

    Répondre
  32. babelouest
    babelouest dit :

    Être de gauche, c’est avoir des idées permettant à tous (oui, tous) d’avoir enfin une vie acceptable, quitte à ce que soi-même on se retrouve avec moins de confort qu’avant. Ce n’est certainement pas ce que veulent les politiciens aujourd’hui, ceux qui refusent le non-cumul par exemple. Cela passe par une demande de proximité, qui casse le système capitaliste de libre-échange sans contrôle des conditions de travail de ceux qui fabriquent. Car un bon truc, me semble-t-il, est de faire que l’offre suive la demande, au lieu de la précéder et la créer de toutes pièces. En voilà, des idées de gauche.

    Répondre
  33. Antisocialiste
    Antisocialiste dit :

    @ mi…

    Encore un gosse de prolo parvenu…

    C’est à cause de gens comme vous que ce pays est dans la m…

    http://www.agoravox.fr/actualites/s

    Et pour ceux qui ne savant pas lire, c’est aussi clair comme ça

    http://m.youtube.com/watch?v=MW86Vj

    Un fils de déclassé, déclassé lui-même. Mes ancêtres au moins (ma famille a près de 1000 ans, ça ne s’invente pas) avait au moins des raisons de servir les intérêts de l’élite, la vraie. Elle y dégageait un intérêt, dont Dieu merci, on tire encore quelques avantages patrimoniaux.

    Répondre
  34. smolski
    smolski dit :

    Mille ans ! Bigre…
    Bah, servir l’élite est toujours d’actualité et trouver un intérêt personnel à le faire tout autant.
    Mais quel est la vraie question à se poser ?

    Le ciel était gris de nuages
    Il y volait des oies sauvages
    Qui criaient la mort au passage
    Au-dessus des maisons des quais
    Je les voyais par la fenêtre
    Leur chant triste entrait dans mon être
    Et je croyais y reconnaître
    Du Rainer Maria Rilke.

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent.

    Répondre
  35. smolski
    smolski dit :

    Clocel post49
    "Si seulement nos anciens avaient fait le ménage…"
    Mais aujourd’hui, faut-il encore persévérer à nous effondrer sur nos désirs ou nous élever un peu à la hauteur de nos émotions ? LOL

    Tout est affaire de décor
    Changer de lit changer de corps
    À quoi bon puisque c’est encore
    Moi qui moi-même me trahis
    Moi qui me traîne et m’éparpille
    Et mon ombre se déshabille
    Dans les bras semblables des filles
    Où j’ai cru trouver un pays.

    Répondre
  36. Clocel
    Clocel dit :

    Mouais, fut un temps où le larbin s’appelait collabo, mais bon, on peut plus trop le dire, ni l’écrire, leurs descendants sont au pouvoir, je ne parle pas des pantins plus ou moins animés qui sortent des urnes…

    Si seulement nos anciens avaient fait le ménage…

    Répondre
  37. mi
    mi dit :

    @ antisocialiste : si c’est vraiment à cause de gens comme moi que ‘notre pays’ est dans la m…
    j’assume complètement : je pense que vous me faites bien trop d’honneur!
    et j’ai l’impression que de vos 1000 ans d’arbre généalogique vous ne connaissez pas ce qu’est la m…
    la m… de notre pays c’est l’esprit de solidarité qui disparaît et malheureusement cet esprit ce n’est pas par les discours de gauche anti socialiste que nous convaincrons les victimes dont je ne suis pas de re penser notre viivre ensemble : toujours penser que notre salut est dans la prise aux riches pour donner aux pauvres pour moi est une impasse! car effectivement les victimes ‘aiment’ les riches! donc il faut trouver autre chose! si on a réellement envie que cela change, s’entend et est-ce si sûr : certains ne préfèrent-ils pas avoir raison (sans preuve si ce n’est leur conviction, ce qui déjà un bon point d’ailleurs) et que rien ne changent puisque souvent ces mêmes ne sont pas forcément confrontés aux problèmes qu’ils combattent.

    Répondre
  38. smolski
    smolski dit :

    @Clocel
    "Si seulement nos anciens avaient fait le ménage…"

    Tant que nous nous entêterons dans les mêmes voies nous finiront toujours par trahir la vérité de nos idéaux et la profondeur de nos sentiments.

    Changer de lit changer de corps
    À quoi bon puisque c’est encore
    Moi qui moi-même me trahis

    "toujours penser que notre salut est dans la prise aux riches pour donner aux pauvres pour moi est une impasse"
    +1 avec mi.

    Répondre
  39. Antisocialiste
    Antisocialiste dit :

    La m… ? A mon humble niveau je sais ce que sait, détrompez-vous. Au niveau du déclassé, pas forcément pauvre d’ailleurs, mais qui, eu égard aux dérives inévitables de la Terreur, connait d’expérience, qu’il vaut mieux vivre riche dans un pays où les inégalités ne sont pas si flagrantes, a fortiori, dans un pays avec une certaine culture du combat, un certain sens de la solidarité. Mais c’est vrai, les parvenus cupides et insatiables pratiquent le bourrage de crâne et la propagande à tout crin à l’attention d’un populo, déjà si lobotomisé qu’il ne demandait pas tant. Alors l’esprit de solidarité et le reste…

    Les premiers à payer seront ces parvenus et leurs larbins des classes populaires ou moyennes. Moi, je n’ai rien à prouver. Mon "pedigree" parle pour moi. Ce n’est pas un constat, même pas une provocation, simplement un état de fait. On ne refait pas l’Histoire. Et si en plus, cela aide à vivre, pourquoi s’en priver ?

    Je constate, je déplore, mais je me tiens prudemment à l’écart.

    Répondre
  40. Martin Scriblerus
    Martin Scriblerus dit :

    Le socialisme s’est fait irrémédiablement libéral lorsqu’il a cherché à se faire parti capable de gouverner une république. ça n’était pourtant pas une mort, tout juste une apostasie, qui ne date pas d’hier.

    Le rapport qu’il pourrait bien y avoir entre l’émancipation par eux-mêmes de tout-e-s les opprimé-e-s et une république gouvernée par les élus d’un parti « socialiste », ou même « de gauche », on ne l’a encore jamais vu: et pour cause.
    Même lorsqu’en 1936 en Espagne, des syndicalistes anarchistes, dont l’idéal social libertaire et égalitaire avait tout de même un peu plus de poil aux pattes et d’exigences que le bouillon tiède du socialisme de la SFIO, ont cru pouvoir venir jouer au parlementarisme sans y laisser immédiatement le meilleur d’eux même, is n’ont réussi qu’à devenir des hommes et femme d’Etat au service d’une éphèmère et banalement libérale république – et à se couper radicalement, définitivement de leur "base". C’est que cette base avait entrepris de s’émanciper sans attendre un parti de gauche, des élections, et de savoir ce qu’en penseraient les honnêtes républicains, de gauche ou pas – ces derniers, préférant s’entretenir avec des gens autrement sérieux et respectueux des principes républicains, finirent, téléguidés par Staline, par mettre fin de force à cette irresponsable émancipation prématurée.

    Entendre des électeurs déçus (c’est un pléonasme: par définition, l’électeur est voué à la déception, quoique bien servi, il en redemande toujours) et jurant aussi bruyamment que lors de la précédente, qu’on ne les y reprendrait plus, se donner à voir jetant pour la n-ième fois l’eau sale du PS tout en sauvegardant le bébé libéral, son Pouvoir, sa république, sa Dauche à laquelle ils s’accrochent comme des moules à leur rocher, et donc sa Goitre aussi, sans laquelle la Dauche ne serait rien, car ce genre de paire d’antagonistes ne fonctionne que sur la dynamique née de son irréductible opposition, voir et revoir encore ça, c’est fatiguant.

    Je donne néanmoins dès aujourd’hui rendez-vous à leurs tenaces illusions citoyennes : je leur met de côté un lapin de ma garenne, pour quand approchera la prochaine échéance électorale, certain que je puis d’ors et déjà être que, comme lors de tant d’élections passées, les même qui avaient juré à la trahison et leurs grands dieux que les socialauds étaient des vendus, que les fauxsialistes s’étaient fourbement fait passer auprès d’eux pour des vrais, le dégusteront sans moi devant les urnes qu’ils auront une fois de plus rempli.

    Le problème, ça n’est pas qu’ils se disent socialistes, de gauche, ou pas: mais que ce soient des partis, qu’ils visent le Pouvoir, qu’ils aient à leur service des militants et des électeurs.
    L’éventuelle sincérité des unes ou des autres n’est, au mieux, que la marque de leur complète adhésion à une version de la « farce tragique du Pouvoir » qui dure tout de même depuis, au bas mot, 1848. Adhésion complète au sens où, quels que soient leurs doutes et leurs désappointements, ils reviennent quand même lui prêter leur concours lorsqu’elle fait appel à eux: et c’est justement là tout ce qu’il leur est demandé.

    On les voit s’acharner à défendre encore et toujours la république (et ses sacro-saints principes démocratiques et républicains), ses factions inusables, au mépris du fait que c’est bien cette même république qui les a mené là où ils se trouvent aujourd’hui.

    Sinon, manifestez si vous voulez, mais pour la retraite, à terme, c’est râpé (j’ai 41 ans, pas encore 10 années complètes de cotisations, nous sommes de plus en plus nombreux dans des cas de figure similaire, et il n’y a aucune raison pour quela guerre menée sans relâche contre les pauvres ne connaisse la moindre trève).
    Quand bien même, et contre toute attente, pourrions nous vivre assez pour voir la production répartie entre tous et celleux qui l’exécutent enfin considéré-e-s, pour voir le libéralisme, sa méritocratie et son inégalitarisme forcenés culbutés, alors il n’y aurait plus de retraites, parce qu’il n’y aurait plus ni de travail et d’ « emploi » pour des vies qui n’ont pas à être employées, mais d’abord à être vécues, ni de salaires ni de cotisations. Auquel cas, les expressions comme « parti socialiste », gauche, pouvoir, élection, gouvernement, donneraient à rire comme sont jugés risibles et ridicules aujourd’hui le cérémoniel du trône de Louis XIV ou de l’habillage de Marie-Antoinette.
    Mais de ce ridicule là, les électeurs de gauche ne tiennent décidément pas à devenir conscients.

    Répondre
  41. smolski
    smolski dit :

    Ce n’est pas parce que nous n’obtenons pas ce que nous désirons par le vote que le vote à gauche, quel que soit la gauche, est inutile.
    Nous en demandons-nous tant chacun à nous-mêmes au quotidien ?

    Le vote unitaire à gauche a son utilité, si elle n’est pas celle de nos espérances il est au moins l’expression d’un certain rassemblement communautariste plutôt que barbare.
    Et ça c’est déjà pas si mal !

    Répondre
  42. Antisocialiste
    Antisocialiste dit :

    @ Cro Magnon, oui en effet, nous ne sommes pas les seuls et heureusement! A une différence notable avec la masse, la mémoire et le respect de certaines valeurs et traditions, lesquelles se transmettent de génération en génération, au même titre que les demeures et les domaines (quand il en reste!)

    Répondre
  43. cabes
    cabes dit :

    beau billet je dois dire et bien évidemment d’accord avec le constat;
    Maintenant j’ai suivi quelques uns des liens dans le billet et bien qu’ils datent de 3 ans, ils en sont criant d’actualité mais surtout c’est monté en puissance ne croyez vous pas?
    Le cas le plus flagrant sont les médias car en matière de propagande nous avons passé un cap; de journalisme libre et indépendant l’on ne peut plus parler…
    Agnès je trouve ce billet à la fois très touchant par la force de sa colère très tangible et très engagé ce qui fait un grand bien;
    Les manifs j’y était et bien sûr les absents étaient les fauxsialistes et la cfdt ne cherchons pas l’erreur…

    Maintenant mon constat général est que les gens ont le cerveau complètement retourné, c’est à dire que la prise de conscience est enfumé à un point tel que lors de discussion, il faudrai passer des heures à argumenter, reprendre l’histoire, ce que une société pourrai être, démontrer que c’est possible, démonter point par point ce que les merdiacrates innoculent chaque jour et il faut garder son calme parce que en discutant avec une syndicaliste cgt qui n’est pas totalement abruti hein ? qui vous répond que Mélenchon l’a forcé à voter pour hollande, vous vous demandez si l’on est dans le même monde alors juste répondre que pour ma part je vote avec mes convictions que personne ne me tient la main…
    Je vous dis ça pour montrer le long chemin à parcourir que depuis 2010 les gens en ont encore pris dans la gueule avec l’ANI en plus mais ça ne suffit pas on dirait; je vous avoue parfois je suis découragé mais j’ai des relais politique, je n’en fait pas ici l’apologie car chacun doit se faire son idée, recouper les infos, écouter les discours, voir les initiatives prises ce que je fait, il s’avère que l’idée que je me fait du socialisme (pas le parti hein) se retrouve dans la démarche du front de gauche (qui n’est pas un parti je le rappelle)
    Ensuite voilà, je provoque de temps en temps, je fais honte à ma famille par exemple pour le 14 juillet en criant "vive la révolution" quand tu fais ça, t’a vraiment l’impression d’être un extra-terrestre mais c’est marrant parce que les gens se déplacent en masse pour ce genre de célébration mais ont oublié de quoi ça parle exactement…
    Après concernant les commentaires que je m’évertue à lire tous, je vois bien les attentistes que dénonce Agnès dans son billet du 18/10/2010, les fatalistes et un intérêt particulier pour le troll antisocialiste qui crois que tout ça ça peut continuer avant de se retrouver avec un gun sous le nez avec un gars en face de lui qui voudra son futal mais je sais je les connait ces trou du cul dont les dents rayent le parquet, méprisant et cynique mais qu’il sachent bien que les gens de gauche (la vraie) iront chercher les foutus privilèges pour les redistribuer…
    Fraternellement

    Répondre
  44. babelouest
    babelouest dit :

    Le vote à gauche ne se conçoit que dans une optique "toujours plus à gauche". Le but n’est-il pas de tendre vers des moyens de produire, des outils, appartenant à tout le monde et personne, dans le seul but de fabriquer ce dont chacun a besoin (et non ce qu’il désire) ?

    La propriété privée est un sale moyen de perpétuer l’esclavage, même "policé". Un travailleur est lié à son patron, alors qu’il s’agit simplement que chacun accomplisse les tâches nécessaires à tous. C’est loin de la féodalité que certains revendiquent encore ici. On notera que cela rend la guerre tout simplement impensable, alors que trop de gens en vivent actuellement. Guerre "classique", ou économique, cela ne change rien et c’est la même chose sous des formes un peu différentes.

    Le socialisme est mort, parce qu’il s’appuie sur des données tout simplement inacceptables. Pour moi, cela reste "tous égaux, tous différents".

    Répondre
  45. PMB
    PMB dit :

    //Va falloir apprendre à sauver son cul localement, inventer, faire savoir quand un truc marche///

    Accord avec Clocel (à qui j’ai répondu sous l’article Rentrée).

    Je ne voterai plus jamais "sauces", à aucune élection.

    Répondre
  46. Claude Chollet
    Claude Chollet dit :

    OUI, globalement, l’analyse est bonne, et je la partage. Juste un petit rajout (vraiment petit ?) :
    Il n’y a rien sur une alternative à cette situation, et pourtant, elle pourrait exister. Le Front de Gauche l’a représenté (je suis conscient que c’est malheureusement bien retombé…)
    Cependant, même si on ne partage pas toutes ses propositions, il y a des orientations révolutionnaires (dans le très bon sens du terme) à mettre en oeuvre.
    L’idée d’une 6ème république s’impose car avec cette bi-polarisation, la 5ème ressemble de plus en plus aux précédentes.
    Je ne rentre pas plus dans les détails, vous vous doutez de quel bord je suis et j’ai plus de place. Cordialement Claude Chollet

    Répondre
  47. Antisocialiste
    Antisocialiste dit :

    @ cabes (canis…), déjà pour commencer, je ne suis nullement un troll. Je suis de nature prudente, c’est tout. Ensuite, je vais sans doute vous étonner, mais je partage la majorité des idées que vous exprimez dans votre billet. Mon dégoût de la situation et des lâchetés individuelles se manifestent de manière plus radicale, pour une raison que vous comprendrez aisément. Contrairement au discours ambiant, ce ne sont pas seulement (condition nécessaire, mais pas suffisante…) les situations difficiles qui forgent le caractère et vous enseignent le monde, en quelque sorte. Combien de personnes assènent, dès quelles le peuvent leur mantra,"j’ai été dans la m… donc je sais de quoi je parle". C’est là limiter sa vision du monde à un de ses aspects, déterminants,,certes, mais pas suffisants, dont la finalité confine à son appréciation partielle et qui plus est, partisane à bon compte. J’ai la chance, oui, c’en est une, d’apprécier une gamme assez large de comportements humains, de par ma position d’héritier (dans tous les sens du terme) et de déclassé, pauvre, sur le plan individuel, seulement.

    Cet observatoire privilégié me permet d’apprécier l’étendue des lâchetés qu’elles soient institutionnalisées ou strictement individuelles, dès que je sors, de plus en plus rarement, au demeurant, de mon havre de paix, amical et familial. La solidarité existe dans mon entourage. Mais comme j’ai toujours refusé de suivre la logique népotique en vigueur chez les parvenus, j’en assume, j’ose dire courageusement, les conséquences. L’essentiel n’est pas là, et seules, les rares personnes, confrontées aux mêmes situations que moi, peuvent le comprendre. Dans vos propos, je crois desceller une forme de rancœur et une jalousie à peine feinte, à l’endroit des privilégiés comme moi qui, condamnés au cynisme, osent déclarer l’homme ordinaire pour ce qu’il est, un larbin au service des parvenus au pouvoir. L’atavisme de classe se révèle là. Comme le mien d’ailleurs, à ma manière. Mon altruisme naturel se brise contre une réalité instrumentalisée qui prend une ampleur toujours plus affirmée, à mesure que son essence se vide de sa substance pour finalement ouvrir la voie aux seules solutions qui vaillent, celles de la violence. Je n’ai ni le temps, ni l’envie de développer plus avant. Sachez cependant, quand bien même on échappe pas au hasard, des échappatoires existent et, sans être un de ces pitoyables mondialistes parvenus, je jouis d’un avantage certain, encore, celui de pouvoir me ressourcer à l’étranger, grâce à une communauté d’intérêts et de liens familiaux, dont le potentiel, s’il était partagé par les classes populaires ou moyennes pourraient changer bien des choses. Au lieu de quoi, il échappe à une majorité de gens désorientés, lesquelles sont comme autant d’entités paradoxales de déracinés assignés à domicile… La mobilité tant vanté, ne sert en réalité que les intérêts des parvenus… Ou d’issue favorable aux "biens nés", encore un paradoxe et pas des moindres. Vous devriez donc vous réjouir qu’une personne issue d’un milieu que vous mépriser sans le connaître partageait votre enthousiasme primesautier. Ce sont ceux que vous défendez envers et contre tout (tel que je le faisais moi-meme voilà encore peu), ces lâches et ces imbéciles, que vous devriez blâmer, et pas moi.

    Répondre
  48. babelouest
    babelouest dit :

    @ Martin Scriblerus
    Disons-le franchement. Je ne suis PAS démocrate, car la démocratie n’a jamais existé, et n’existera probablement jamais selon l’acception que l’on attache à ce terme. Non, je me définirai plutôt comme communiste, à la façon d’Élysée Reclus par exemple, et certainement pas à celle de Lénine. Cela implique un sens vraiment ombrageux de l’égalité, des tâches de chacun pour tous, du soin de tous pour chacun. C’est à la fois bien plus vaste que le concept admis de démocrate, et plus "intime" dirons-nous car chacun se sent partie d’un grand Tout. Bien entendu, cela rejoint l’adage "ni Dieu, ni maître", et chacun devient ainsi terriblement responsable. Pas de faux-semblants, pas de refuge derrière la foule.

    Et celui qui refuse de jouer le jeu ? C’est simple, il se condamne lui-même à la solitude, il s’ostracise. Constat impitoyable, mais la Vie ne l’est-elle pas ?

    Répondre
  49. Martin Scriblerus
    Martin Scriblerus dit :

    @Smolski, puisqu’il me semble que votre dernier commentaire (61) répondait au mien

    Je me suis déjà efforcé d’exprimer (bien inutilement, je le crains, mais tant pis) dans des commentaires sur ce site – et auparavant, en d’autres endroits et sous d’autres formes – à quel point les élections, la Farce tragique du Pouvoir – cette vieille expression a tout de même le mérite d’en dire les enjeux et la méthode assez clairement – et son carnaval de partis, de candidats, de programmes et de militants opéraient un formatage et un rétrécissement brutal et pérenne – j’aurais bien dit durable, mais certains y auraient peut-être vu une allusion écologiste incongrue… – de l’horizon intellectuel des êtres humains qui se font citoyens.

    Je tiens la démocratie, son Etats, ses principes républicains, pour la forme actuelle, acceptée et massivement répandue, légitimée, de cette barbarie que l’on nomme Pouvoir.

    Je tiens qu’un démocrate, de gauche ou pas, ne sait même pas à quel point il s’interdit lui-même de penser son propre état en restant attaché à ces formes présentes du Pouvoir que sont la démocratie, ses partis "socialiste" et sa "gauche". Un démocrate (et sa bonne volonté ni sa sincérité, sa possible soif d’égalité, sa révolte face aux inégalités ne sont pas ici en question) se refuse les moyens de concevoir à quel point sa pensée reste entièrement contenue à l’intérieur de limites d’un triste idéalisme libéral qui joue ici un rôle consolateur similaire à celui autrefois de la religion, convaincu que notre démocrate est d’y trouver la condition sine qua non du nec plus ultra des relations humaines: c’est qu’on lui apprend depuis tout petit que ce cadre, dans lequel il s’inscrit et se moule, constitue la seule liberté possible. J’ai même lu des intellectuels de gauche (de la revue "lignes", pour ne pas la nommer), lors des élections de 2007, s’abaisser à défendre la nécessité de leur vote certes désabusé (il leur fallait bien éviter de se présenter en naïfs) en ratiocinant sur un "possible possible" – une forme plus rabougrie et ratatinée encore de rétrécissement intellectuel, de recul de la pensée.
    Sans eux, sans même y ajouter ce défaitisme que la citoyenneté remaquille en combat électoral, ce monde barbare me semble quant à moi tenir déjà bien trop la pensée en permanence sur le reculoir.

    Répondre
  50. smolski
    smolski dit :

    Voter or no voter ?

    Comme babelouest l’indique précédemment, je suis moi aussi du parti d’en rire sans dieu ni maître.

    Et comme ce "cher" Antisolialiste post64, je crois vivre ainsi socialement d’une manière très privilégiée mais contrairement à lui en choisissant au plus près de le faire en insoumis total.
    De là, qui a tort ou a raison n’est pas des questions que je me pose. 🙂

    J’adore vos interventions Martin Scriblerus, elles font directement parti des lumières qui m’émeuvent. Cela ne veut pas dire que je bois vos discours mais qu’ils m’entraînent bien plus loin dans mes convictions en les renforçant par petites parts sans les aliéner d’aucune façon.

    Sinon oui je suis aussi en réaction avec votre position sur le vote mais plus encore avec le ton péremptoire de l’entrée de ce billet et de ses poursuivants…

    Répondre
  51. Clocel
    Clocel dit :

    @ Babelouest

    Oups, communiste Élisée Reclus??? :o)

    Pauvres anarchistes, ils ne doivent pas avoir d’escarres, ils se retournent régulièrement dans leur tombe…

    Qu’est-ce qui te gène dans la démocratie, le peuple ou la domination?

    Répondre
  52. babelouest
    babelouest dit :

    @ Clocel
    Oui, pour moi l’anarchie est le vrai communisme, donc Reclus est communiste au moins autant que Marx. Précision : je ne suis pas libertaire, mais égalitaire, ce qui fait une différence assez importante.

    Quant à la démocratie, comme je l’affirmais elle n’a jamais existé, surtout pas à Athènes où ne siégeaient que les patriciens (encore, par présence tournante), mais pas les femmes, pas les métèques, et encore moins les esclaves. Le moins éloigné de la démocratie, ce sont les votations qui ont encore cours dans certains cantons suisses.

    Répondre
  53. smolski
    smolski dit :

    Clocel post70
    Ni dieu ni maître
    "Tu es conscient que n’importe quel enfoiré de droite pourrait approuver cette phrase?"

    Ben c’est pas parce" qu’hitler était végétarien et que je suis moi aussi végétarien que j’approuve le fascisme !
    Le fasciste ment parce qu’il éructe une propagande qui le bonifie sans avoir d’idée par lui-même.
    Alors tout s’qu’y peut s’dire par-dessus, hein ? 🙂

    "C’est le nihilisme qui nous a mené là ou nous en sommes…"

    Les idées sont des outils, c’est de ceux qui les interprètent qu’elles en deviennent meilleures ou pires, pas d’elles-mêmes.

    Je vois d’ailleurs le vote pareillement.
    C’est un outil et c’est de ceux qui l’utilisent qu’ils en devient… ce qu’il en résulte.

    Jette-t’on aux gémonies le marteau qui construit notre toit parce que nous venons de nous taper sur les doigts avec ?
    Et comment construire un abri réel ensuite ?
    Le clou pique, le ciseau entaille, etc…

    Ça n’a ni queue ni tête de raisonner ainsi contre les moyens mis (encore…) à disposition de tous, non ?

    Répondre
  54. Clocel
    Clocel dit :

    @ Smolski

    "je crois vivre ainsi socialement d’une manière très privilégiée mais contrairement à lui en choisissant au plus près de le faire en insoumis total."

    Tu es conscient que n’importe quel enfoiré de droite pourrait approuver cette phrase?
    Je sauve mon cul, que les autres se démerdent, et après nous le déluge.

    Ni Dieu, Ni Maître, OK, et après?

    Mettons les choses au mieux, nous sommes dans une société prospère, tout le monde a l’essentiel de ses besoins, chacun est à l’abri, bouffe et copule plus que de raison, et après?
    Qu’est-ce qu’il y a dessus des petits ego pour cimenter le groupe?
    Tu sais qu’il y a rien de plus redoutable qu’un mec (ou une nana) qui s’emmerde?
    C’est là que les emmerdes commencent… Dans un groupe, tu auras toujours le brave reptilien qui voudra prouver par tous les moyens que c’est bien lui qui a la plus grosse, suffit qu’un autre relève le défi, et…

    C’est pas tellement con ce que dit notre camarade Antisocialiste qui se donne tant de mal pour être antipathique, nous sommes les produits d’héritage divers, et il semble que dans certains milieux, ils ont su conserver une certaine solidarité de classe, on peut leurs cracher à la gueule, on peut aussi déplorer de ne pas savoir en avoir autant.
    Le truc, c’est qu’ils ont quelque chose à perdre et un regard sur l’avenir, donc des raisons de se battre…
    C’est le nihilisme qui nous a mené là ou nous en sommes…

    Courage!

    Répondre
  55. Clocel
    Clocel dit :

    @ Babelouest

    Tenter de rapprocher l’anarchie et le communisme c’est audacieux, jolie sur le papier, mais en pratique, je vois pas bien comment ça pourrait fonctionner. L’anarchie n’est pas un concept collectif, et une société qui serait juste une somme d’ego, bhééé, on est en plein dedans.
    Ce sont les citoyens qui votaient à Athènes.
    Telle qu’on essaie de nous la refiler, je suis d’accord avec toi, la démocratie n’a jamais existé nulle part.
    La question à se poser par contre, est-ce que dans leur système, la femme métèque ou esclave était plus maltraitée que la femme libre de crever de faim dans nos sociétés modernes?
    J’entends d’ici gueuler les putois, n’empêche, être forcé à travailler sous peine de mort, ça s’appelle de l’esclavage.

    Les suisses, ils s’emmerdent comme des rats morts et leur prospérité sent le souffre.

    Répondre
  56. cabes
    cabes dit :

    @ Tous
    Mesdames, Messieurs, à ce qu’il me semble du contenu du billet de Agnès ressort un constat : nos avons un parti socialiste se définissant de "gauche" mais appliquant une politique de droite jusque là j’espère que tout le monde est d’accord…
    Or les sofériniens appliquent concrètement leur dogme hein? l’on est bien d’accord que le domaine des idées est plus que dépassé car comment serai-t-il capable de démontrer que cette politique est en phase avec les idées de Jaurès par exemple…
    Je reprend l’ultime paragraphe du billet qui dit que ce serai une chance en quelque sorte de vraiment voir ce qu’est ce parti parce que pour ma part, je l’ai toujours analyser comme cela mais à une certaine époque il ne fallais surtout pas critiquer la goooooche…

    Permettez moi de vous dire que le temps des idées a vécu d’ailleurs aujourd’hui je n’entends plus un intellectuel s’engager ou alors il est squeezer par nos cher médias "libre et indépendant"…
    Non il faut en venir aux choses concrètes et je vais vous dire ce n’est pas bien compliqué car que veut aujourd’hui le citoyen lambda? Vous pensez qu’il veut s’enrichir, marcher sur la gueule du voisin pour se faire reconnaître? Non, voyez vous la majorité des gens aspirent à des choses simples: pouvoir travailler mais en faisant des choses utiles en étant payé correctement avec un minimum de reconnaissance, ne pas en permanence penser à la fin du mois, pouvoir jouir de temps libre pour se cultiver sans que ça lui coûte un bras, pouvoir créer en un mot vivre une vie…
    La réalité concrète est un referment sur soi-même sans compter sur les autres parce que la pression est telle que les gens ne croient plus en rien; dans cette société d’abondance définie comme étant la civilisation aboutie, le modèle indépassable relayer par le ronron incessant des mantras du capitalisme, cette population donc a perdu le discernement de ce que peut être une vie, elle a oublié son histoire, elle s’est dépolitisé, elle s’est appuyé sur les élites n’est-ce pas?
    Pour moi c’est une chose primordiale qu’il ne faut pas perdre de vue car il est possible de changer les choses mais il faut faire de la politique et bien évidemment je ne parle pas de celle que nous vivons(professionnalisation) parce que chaque jour nous faisons de la politique lorsque un père ou mère de famille applique des règles dans son cercle proche, c’est dans le but d’un bien commun pour que les choses se passent bien malgré tout il y a des tensions et c’est par le dialogue que cela progresse; et dans bien d’autres cas de relations dans la société elle même…
    Je ne suis pas un gros naïf hein? je sais la diversité des hommes et femmes, je sais leurs vices, leurs perversités, leurs bassesses mais je sais aussi leurs humanité, leurs amour, leurs solidarité car autrement cette société serai morte détruite par des guerres incessantes, de combat de jeune coq écrasant au passage les vieux qui trainent là, la main tendu pour une aumône et voyez vous c’est ça l’anarchie, ce n’est pas l’avenir que je veux pour mes enfants…
    Après voilà qu’il y en est qui préfèrent se masturber le cerveau en cherchant à s’identifier comme marxiste, léniniste, trotskiste,communiste, anarchiste ce ne sont que des noms dans lesquels pour ma part j’ai puisé que ce qui est "applicable";
    Pour moi quelqu’un qui œuvre pour le bien commun est fondamentalement de gauche, quelqu’un qui œuvre pour des intérêts particulier est de droite ensuite là dedans d’autres s’affirment hein? comprenez les opportunistes…

    Notre devoir est de bien comprendre l’enjeu, il ne s’agit pas de nier l’existence de clivage car il existeront toujours et c’est un bien car c’est par la confrontation(pacifique) que l’on évolue mais de savoir si le type de société que nous vivons est fiable si tout le monde y retrouve son compte en quelque sorte.
    Il ne s’agit pas de renverser la table et ensuite de recoller les morceaux, il faut redéfinir un avenir porteur d’espérances mais surtout d’engagements concrets.
    Et cela a déjà été fait, prenons l’exemple du CNR, continuons avec l’accès à l’eau et l’électricité pour tous et alors quoi ! tout ça était impossible??? certainement que à l’époque certains se le soit dit ! et pourtant cela a été fait et qui l’a fait? ben le peuple, les travailleurs et qui finançait? ben l’état et l’on était en déficit? ben oui car l’état n’est pas une entreprise ou un ménage et je vais vous dire ceux qui veulent moins d’état il me font rire car il voudraient des services publics performants sans débourser une thune sans compter les innombrables entreprises qui se gavent de fonds publics…

    Alors pour ma part je rentre dedans: qui salarié, qui syndicaliste, qui chef d’entreprise (pas du cac 40 il se planque) je m’amuse à démonter la formule "c’est pas possible, on peut pas faire autrement, la dette et nianniannian" je vous dis pas que je vais pas au clash mais j’instille ma vision concrète des choses par exemple (et je vous lache) discussion avec un chef d’entreprise environ 6 salariés:
    Lui:" mais tu te rend pas compte les charges et tout ça…"
    Moi:"dis moi ce que tu fait, tu peux le faire tout seul?"
    Lui: "….ben non"
    Moi:" donc tu reconnais que sans tes salariés, tu peux pas te développer, que si tu les paie mal il feront de la merde et que donc il faut partager la part du gateau…"
    Bon " bichette " ce n’est pas le cas le plus arrogant hein? il est d’ailleurs plutôt en faveur de ses salariés mais bon l’idée était de démonter le fameux " coût du travail " car c’est le capital qui coûte et même énormément…

    Voilà, envisagez le possible, ne pensez pas négatif, pensez à ces millions de personnes prêtes à œuvrer pour leurs avenir et ne croyez pas que sans relais politique cela sera possible,simplement soyez vigilant, ne vous laissez pas porter par vos émotions mais par vos convictions et ne lâchez rien, résistez…
    Fraternellement

    Répondre
  57. babelouest
    babelouest dit :

    @ clocel 7
    N’oublie pas que je me suis défini comme égalitaire, pas comme libertaire. Dans cette optique, il me semble que cela tient la route.

    Je sais, officiellement "les égalitaires" çà n’existe pas. Quitte à être le premier…

    Répondre
  58. popudema
    popudema dit :

    J’en ai marre d’avoir mal au cul ! Ca fait 40 ans que je vote à gauche (enfin je croyais que socialiste c’était être de gauche)et depuis 83 je ne vote plus socialiste au 1er tour mais quand même au 2ieme sauf en 2002 comme beaucoup d’autres !! Une dernière fois l’an passé mais c’est fini, à partir de maintenant je voterai "blanc". On me dit que je vais faire le jeu de la facho. tant pis je connais tellement de personnes qui ont envie de la voir au pouvoir et principalement ceux pour qui je pensais qu’une gauche au pouvoir pouvait améliorer leur sort ça leur fera peut-être du bien de voir ce que c’est. Je ne sais pas si je serai le plus mal loti, mais eux je suis sûr qu’ils boufferont de la m…. et encore c’est pas sûr qu’il y en ait assez pour tout le monde !!

    Répondre
  59. smolski
    smolski dit :

    "ça leur fera peut-être du bien de voir ce que c’est"
    C’est un choix popumeda, sauf que tu le présentes à contrario de ce que tu prétends de toi-même, alors, convaincu des valeurs de la gauche ou bien à celles du fascisme ?

    "Le fasciste éructe sans avoir d’idée par lui-même."

    Répondre
  60. circus
    circus dit :

    La gauche et la droite fontpeut etre la meme chose en matière sociale, mais ce n’est pas exactement la meme chose, Sarko baisse les impôts des riches, Hollande les augmente, et c’est la le véritable curseur de leur différence.

    Répondre
  61. babelouest
    babelouest dit :

    @ smolski
    had n’a pourtant pas tort : il y a bien longtemps que les "socialistes" font semblant de l’être, parce qu’ils ne veulent pas, ou n’osent pas, mettre en place une véritable politique avant tout sociale : ce qui les fait basculer du côté des "libéraux", qui sont en fait les oppresseurs.

    Ils ne sont pas les seuls : les successeurs de Mao Zedong n’ont pas fait autre chose. Les communistes italiens se sont fondus dans le même moule. Et maintenant certains membres du PCF semblent en prendre le même chemin.

    Répondre
  62. smolski
    smolski dit :

    @babelouest

    Ok !
    had n’a pas tort en ce qui concerne les pros du pouvoir de quelques bords qu’ils se déclarent, parce que par définition ils sont tous du parti d’eux-mêmes contre les autres.
    had n’a pas raison de citer cette ganache, cette baderne, cette "chiienlit" qui leur ressemble tant et dont ils se servent de modèle !

    Hier dans l’émission radiophonique modeste et géniale qu’on connaît tous ici, un journaliste dessinait qu’il n’y avait plus de frontière politique.
    Que le fond des propos tenues était réintroduit à l’identique d’une élite à l’autre :
    « Il faut ôter le pouvoir aux finances. »

    Sauf qu’il ne s’agit pas pour ces élites de le partager !
    Pour obtenir ce partage c’est d’abord à nous, à la base sociale, de nous en défaire et, ce faisant, de nous délier une à une des valeurs ancestrales qui nous y entravent.
    Les élites suivront parce qu’elles ne sont que les dépositaires de l’expression de tous.

    Le pouvoir est un poison violent sur tout ce qu’il tripote.

    Répondre
  63. Brutus
    Brutus dit :

    Je disais donc @ Circus #79 que j’aimerais bien connaître les "impôts des riches" augmentés par le PS.
    Et qu’il ne me semble pas que le gel des tranches de l’impôt sur le revenu décidé par l’UMP et qui a fait cette année 1,2 millions de nouveaux assujettis à cet impôt (tous parmi les revenus les plus modestes) ait été annulé par le PS.
    Qu’il me semble encore que la TVA va augmenter au 1° janvier après que les membres de l’actuel gouvernement aient copieusement hurlé après la "TVA sociale" de Sarkozy.
    Bref que ce n’est certainement pas dans la fiscalité qu’il faut chercher le "curseur de la différence" entre PS et UMP.
    Ni chez Manuel Valls.

    Répondre
  64. smolski
    smolski dit :

    Brutus post85
    "Bref que ce n’est certainement pas dans la fiscalité qu’il faut chercher le "curseur de la différence""

    Ce qu’il y a surtout de semblable c’est la personnalisation qui est faite des corps politiques.
    Aux peuples de pratiquer eux-mêmes les valeurs de la gauche, celles qui ont déstatufiées sous les Lumières l’idéologie de la divination corporatiste.

    S’en prendre aux élus c’est juste nous plier de nouveau en servitude.

    Répondre
  65. babelouest
    babelouest dit :

    Bien sûr Smolski : l’idéal est tout simplement de se passer d’élus permanents, et de donner quand on ne peut faire autrement mandat impératif à UNE personne pour UN sujet, pour UNE fois. Mandat impératif ? Celui de la communauté qui l’a mandaté(e) pour transmettre à une communauté élargie l’avis explicite de la communauté de base. Avec droit de vote entier.

    Ceci, dans le seul but d’éviter d’avoir 30 millions de présents à chaque décision concernant une zone aussi importante que "la France". La plupart du temps, cela ne se justifie pas.

    Oui, la cellule de base, c’est "la Commune". Elle n’a pas besoin d’être insurrectionnelle, elle est.

    Répondre
  66. had
    had dit :

    smolsky

    Je me demande bien qui est une vieille baderne décervelée comme toi ou de Gaulle qui a risqué plusieurs fois sa peau pour sauvegarder la démocratie et a soutenu le CNR donc les avancées sociales en cours de détricotement actuellement. Il a aussi persévéré à faire des avancées sociales dans les années 60.

    Ah oui ! C’est vrai, c’était un militaire, donc forcément une crevure…

    Pov smolsky, t’es vraiment au ras des pâquerettes.

    Répondre
  67. smolski
    smolski dit :

    Ceux qu’ont le pognon, ceux-là reviendront
    Car c’est pour eux qu’on crève
    Mais c’est fini, nous, les troufions
    On va se mettre en grève
    Ce sera vot’ tour messieurs les gros
    De monter sur l’plateau
    Si vous voulez faire la guerre
    Payez-la de votre peau

    Répondre
  68. hourral
    hourral dit :

    Ce serait plus complet si vous disiez à quel point on n’a rien non plus à attendre des partis officiels estampillés "vraie gauche", Mélenchon, les cocos et autres LO et consorts qui à part se vautrer dans l’idéologie, appeler "droite" tout ce qui n’est pas d’accord avec eux et se bouffer le nez continuellement, ne sont qu’une sinistre farce.

    Répondre
  69. smolski
    smolski dit :

    @hourral

    Tous ceux-là dépendent de ce que nous-même décidons d’être.
    Ce n’est pas aux dirigeants de créer une société tout simplement parce qu’ils sont mis en place par et pour la société que nous entendons changer.
    Faut être logique. 🙂

    C’est à chacun de nous de construire et de vivre en partage cette nouvelle société au quotidien et de la répandre ainsi au possible, ensuite les dirigeants se mettrons en conformité avec ce point de vue.

    Prendre en main la responsabilité de nos convictions propres, tout commence là.

    Répondre
  70. Tassin
    Tassin dit :

    Merci pour ce billet! Surtout le dernier paragraphe!
    C’est vrai que c’est déprimant de voir parfois des gens de bonne volonté se ruer en troupeau de "l’anti-sarkozisme" ou du "tout sauf la droite". En oubliant qu’ils se battent avant tout pour une autre organisation sociale et économique et pas pour gagner le plus de sièges possible quitte à devoir renoncer à leurs idées et valeurs pour cela.

    Il suffit de lire le blog de Jégoun pour te dégouter de la vision du monde qu’ont les militants PS… Leur obsession de battre la droite, de relancer la croissance et la consommation au mépris des hommes et de l’environnement tout en se drapant dans les valeurs de la république et des idéaux de tolérance et de respect est proprement à gerber.

    Heureusement il en reste qui n’ont pas perdu totalement les idéaux socialistes et sont sensibles aux idées de leur époque.

    Au plaisir de te lire.

    Tassin

    Répondre
  71. cabes
    cabes dit :

    @ hourral "l’on a plus rien à attendre des partis officiels de gauche pg pc gu fase lo npa etc.. qui se vautrent(dixit) dans l’idéologie"
    Oui tu as raison il est temps de ne plus attendre, c’est je crois ce que tu fait, c’est à dire te prendre par la main et te dire ce que tu dois penser;
    Il y a juste un problème où sont tes convictions? et permet moi d’ajouter si ces partis existent c’est parce que des militants à l’intérieur les font exister alors en caricaturant comme tu le fais tu méprises des personnes convaincues qu’une autre société est possible;
    Et concernant l’idéologie ne crois tu pas que toute cette oligarchie n’en use pas? tout le travail de sape de nos acquis sociaux, toutes ces déréglementations du code du travail ne seraient pas idéologique? ça serai normal hein? mais les autres il ferai du foin juste pour nous emmerder pendant que "on- fait- bien- comme-on nous-dit"
    Je peux comprendre la notion "tous pourris" vraiment "le changement c’est pas maintenant" ça c’était un slogan pour les gogos car la première chose sera la parole au peuple et sans relais politique et peu importe qu’il s’appelle tartampion ou bidule l’on pourra toujours gueuler en l’air si rien concrètement n’est mis en marche…voir les indignés…

    @smolski
    tout à fait d’accord,si les citoyens se solidarisent, créent les conditions pour leurs revendications, oui les dirigeants suivront…
    Mais leurs décisions [les citoyens] ne seront prises en compte que si une organisation en crée les conditions par une constituante afin d’aborder tous les sujets de société et in fine de voter pour une nouvelle constitution et en l’occurrence pour une VIème république…

    Répondre
  72. smolski
    smolski dit :

    cabes post95
    "Mais leurs décisions [les citoyens] ne seront prises en compte que si une organisation en crée les conditions par une constituante"

    La solidarité citoyenne est une mouvance et ne peut s’astreindre d’une organisation ni d’une constitutante sans périr.

    La politique se prostitue dans l’immédiat.
    L’immédiat c’est ce qui existe.
    La rampe de lancement social c’est le vivant, c’est nous, chacun de nous.

    Martin Scribe post 66
    "ce monde barbare me semble quant à moi tenir déjà bien trop la pensée en permanence sur le reculoir."

    De fait, nous restons violemment assujetis à l’instant et à la forme sociale que nous vivons présentement.
    Aussi je vois la construction des nouvelles sociétés par le biais de chacun des convaincus de leurs nécessités, comme les voyageurs tibétains créent un cairn sur le chemin commun, petite pierre par petite pierre ajoutées au fil de leurs passages fugaces…

    Répondre
  73. saxo
    saxo dit :

    Bonjour à tous, et merci à orange qui a mis 15 jours à me réinstaller internet pour me permettre de lire ce billet et de survoler tous les commentaires… (ceci dit, la déconnexion, ça fait du bien)

    Agnès, tu reviens sur le thème de la mort des fauxsialauds, bon, c’est pas tout à fait neuf. Mais, c’est vrai, on ne s’en lasse pas…

    Moi, j’aimerais savoir comment tu définis la "gauche". Plus précisément comment tu la vois dans le monde actuel.

    Perso, taper sur les autres, ce n’est pas mon crédo, qu’ils soient riches, pauvres, verts ou difformes, c’est pareil. Que leurs idées, leurs dogmes ou leurs idéaux ne me conviennent pas, c’est pareil aussi.

    Si être de gauche, c’est (comme je le conçois) s’organiser socialement pour permettre à toustes de vivre décemment, ben va falloir plancher parce que toustes, en l’occurrence, n’appellent pas "vivre décemment" la même chose. Il n’y a qu’à lire les commentaires pour s’en convaincre, et pourtant, l’ensemble des intervenants n’est pas forcément représentatif de l’ensemble de nos concitoyens…

    Répondre
  74. Clocel
    Clocel dit :

    Agnès,
    Notre problème principal, je dirai plutôt que c’est que la majorité aspire aux idéaux de la minorité…
    Une auditrice de Las-bas si suis a très bien résumé cela sur le répondeur, "on ne fait pas la révolution avec un peuple qui joue au Loto"…
    Un sociologue talentueux ferait un bouquin avec ça, bouquin que personne ne lirait bien entendu…

    Répondre
  75. cabes
    cabes dit :

    si j’en crois les derniers commentaires, le mieux serai de rester attentiste parce que ya rien à faire car tout est pourris même ces pauvres gens qui croient en l’éldorado du loto, de même vivre décemment ne serai plus possible sous peine d’être accusé de profiter des autres…

    Bien entendu il est évident qu’il ne sert à rien de faire des constats, de dénoncer ci et ça parce que l’on a pas de solution mais vous inquiétez pas les gens sauront se rassembler hein? l’on ne saura pas pourquoi mais bon si un mouvement d’ampleur est en route l’on pourras toujours prendre le train en marche et apporter sa frustration…

    @hourral
    Je n’y entend rien en couture à par charlélie je ne suis pas un putain d’hypocrite et il me semble que ce que j’écrit mériterai un peu plus d’arguments mais bon mon ressenti ce soir est de la desèspérance malgré que j’ai assisté aux assises de l’écosocialisme ce WE avec toute la diversité des personnes présentes ainsi que des propos, des débats, des propositions…
    La conclusion en est que certains essaient de se désengluer de la pensée unique et d’entrevoir un avenir pour tous
    cordialement

    Répondre
  76. cabes
    cabes dit :

    ha j’oubliais ma journée de samedi a bien commencé, j’ai pu faire un doigt d’honneur à un conducteur de ferrari et à une grosse audi immatriculée au Luxembourg putain c’était bon!!!
    Je vais les complexer ces fumiers

    Répondre
  77. smolski
    smolski dit :

    "Notre problème principal vient du fait que pour une toute petite minorité, vivre décemment, c’est avoir tout et c’est surtout aux dépens de tous les autres."
    C’est un peu angélique que de voir notre société comme ça. 🙂

    Les élites reflètent le fond de la pensée commune, cette dernière restant par nature aveuglément crochetée aux acquis qui ont permis à l’espèce humaine de s’établir et de survivre sur terre jusqu’à aujourd’hui.
    Déroger les peuples de cette responsabilité c’est aussi les amoindrir.

    En fait, ce qui a permis à notre espèce de survivre et à nous étendre sur terre est ce qui nous menace tous dorénavant.
    Nous le sentons confusément mais l’inscription innée de la survie par la reproduction aveugle d’un shéma comportemental en repousse l’évidence depuis notre cerveau reptilien.
    Seule une nouvelle culture pourra nous en libérer à force de volonté et non plus sur la base de nos gènes destinées eux à l’ensemble des espèces plutôt qu’à la nôtre en particulier.

    Pour développer cette nouvelle culture et la rendre pérenne, il nous faut modifier individuellement nos comportements, non par la dictature des échanges sociaux mais par le partage du savoir et de tout ce qui s’ensuit.

    Echanger le savoir commun c’est le conserver pérenne dans son fond et dans sa forme via l’élitisme.
    Partager le savoir (et tout le reste…) c’est le faire grandir librement en et par chacun pour tous.

    Répondre
  78. cabes
    cabes dit :

    @ hourral

    si nous laissions la forme et allions sur le fond, allez svp dites moi comment fait-on pour sortir de ce merdier…

    @ clocel

    arrrrrêtte tu me fais flipper, me serais-je trompé? pourtant j’aurais du voir le sigle PNF [parti nazi français] oups ! je risque un procès là….

    Répondre
  79. javi
    javi dit :

    Merci,
    Pour la chronique de P. Meyer, j’ai vu les tweets sur le sujet et je disconviens respectueusement sur le sens de la critique de la chronique de Meyer: ok le calcul est probablement incomplet ou faux, mais je ne pense pas que P. Meyer défende le maintien de la vitesse maxi. A mon avis -en tout cas, c’est comme ça que j’ai compris sa chronique- il suit un raisonnement purement comptable (1M€/tête * nbre de têtes) pour en tirer exprès une conclusion fausse (vitesse = bien) et choquante, et le rappelle en flèche du parthe quand il évoque la douleur des proches en dernière phrase, ce qui est totalement en contradiction avec la conclusion "logique" qu’il a fait semblant de développer juste avant.

    Répondre
  80. javi
    javi dit :

    J’ajoute juste un truc: si vous faites un billet, peut-être pourriez vous en profiter pour rappeler le bouquin de A. Sauvy (valeur de la vie humaine) qui porte sur ce sujet justement, en intégrant l’éducation reçue dans le calcul. Il en tire des conclusions stimulantes sur le gain reçu par les pays accueillant des immigrés.

    Répondre
  81. had
    had dit :

    "sur la question de la pertinence économique de la diminution de la vitesse maximum."

    Tu parles, d’un truc archi important…

    Je trouve ces révisions de vitesse récurrentes ridicules.

    Répondre
  82. Clocel
    Clocel dit :

    "Le cynique est celui qui connaît le prix de tout et la valeur de rien."
    Ce vieil Oscar…
    Sinon, elle vaut quoi la peau d’un métèque de Lampedusa?
    Bon OK, on aura réussi à refiler au sud tous les rossignols invendables de nos pompes funèbres, au prix fort, of course, mais quoi d’autre?
    Va falloir leurs filer des bateaux corrects pendant quelque temps, laisser le temps aux mauvaises consciences de refroidir…
    Ça devient franchement intenable…

    Répondre
  83. babelouest
    babelouest dit :

    @ 111
    Les Européens , vous, moi, tous, bataillent contre la pauvre Afrique, la blessent chaque jour de mille coups, et c’est son sang qui se répand à Lampedusa. Ses habitants sont esclaves, son sol est esclave, son sous-sol est esclave. Il est temps de voir les choses en face, et d’en finir avec cet assujettissement.

    Répondre
  84. smolski
    smolski dit :

    Comme déjà dit dans ce blog, les lois, toutes les lois, sociales, culturelles, cultuelles, économiques et tout l’toutim ne permettent en fait qu’aux riches de ne pas être assassinés immédiatement par les pauvres.

    Les remplacer par quoi ?
    Ben ne pas les remplacer suffira amplement car nous sommes aujourd’hui au temps où les yeux peuvent voir et savoir de tout et de rien selon la volonté de chacun.
    Nous sommes au temps ou le système d’échange est devenu notre assassin commun.
    Au temps où un système de partage peut enfin s’étendre technologiquement à tous et perdurer.

    Non que le système de partage résoud tout, juste qu’il permet à chacun d’affronter les problèmes qu’il rencontre pour le profit de tous, alors que le système actuel sous le couvert de légalités absolues ne le permet en fait qu’au détriment des autres…

    Il faut cesser de penser comme les Lois nous font penser « le devoir qui nous revient » en termes de perte ou de richesse.

    En réalité, ce qui revient à chacun c’est le droit à la vie.
    Tout superflu qui y atteint est du brigandage et doit être vu comme tel par tous.
    Source : Le film l’An 01 et Robespierre. LOL

    Répondre
  85. smolski
    smolski dit :

    Suite du post précédent :

    En fait, à y regarder au plus près, on s’aperçoit aisément que les Lois, toutes les Lois ne peuvent être imaginées et éditées que par les Assassins qui les utilisent ainsi contre tous.
    Aucune personne normale au monde n’a besoin d’une Loi pour savoir ce qu’est un crime. 🙂

    Répondre
  86. JB
    JB dit :

    "La mort du socialisme": encore faudrait-il qu’il ait existé!


    Certes, sur le plan des projets/idées/théories et de leurs rares figures tutélaires sincères (*) on doit encore pouvoir trouver quelques éléments épars dans des vides-greniers; ici même on a causé d’autogestion une fois ressortie l’idée des archives empoussiérées …

    (*) L’année prochaine, centenaire de l’assassinat de Jaurès, un de ces acteurs sincères; je crains le pire en matière de récup’: effacer l’histoire, notre histoire qui nous permet de nous identifier, d’avoir du "sens" commun, d’espérer, etc, fait partie des manœuvres courantes – utilisées par tous, y compris le PS- pour étouffer toute velléité d’élaboration démocratique d’alternatives politiques…

    Répondre
  87. saxo
    saxo dit :

    à Joël

    "Aucune personne normale au monde n’a besoin d’une Loi pour savoir ce qu’est un crime."

    Ah…

    L’homme viendrait-il au monde avec une connaissance innée d’une "morale transcendante" lui permettant de savoir ce qu’est un crime? ce qu’est le bien et le mal?
    Et qu’est-ce qu’une "personne normale" ?

    hum…
    Des systèmes "Nietzschéens" ou le "bien moral" est l’épanouissement par l’écrasement des autres et l’asservissement des "faibles" sont-ils naturellement immoraux?
    Permets-moi d’en douter. On peut les combattre philosophiquement, mais pas les rejeter par le mépris.
    Ou alors on applique une religion…
    Remplacer la loi républicaine par la loi religieuse n’est selon moi, pas du tout une solution.

    Répondre
  88. Clocel
    Clocel dit :

    @ Smolski

    Le partage n’est pas notre mode de fonctionnement naturel, il suffit de mater une bande de mômes pour s’en convaincre. Sans surveillance, le drame n’est pas loin! A trois ans, tout est en place, y’a plus qu’à canaliser le flux!
    Prend 10 gamins qui ne se connaissent pas, fous les ensembles, et tu vas voir la hiérarchie s’établir très vite et les caractères de chacun s’exprimer. Celui qui comprend plus vite, prend le contrôle sur les autres et ne voudra jamais plus le lâcher. Ce sera un Sarkozy qui n’aura de cesse d’emmerder le monde, d’utiliser le pouvoir qu’on lui concède, pour monter les cons les uns contre les autres, il ne concevra l’existence que dans un rapport de domination. Un reptile. Naturellement pourri ou/et boosté par les ascendants à le devenir…

    Au niveau de densité de population où nous sommes, si tu fais péter le cadre des institutions, ça va être atroce. Imagine la débâcle de 1940 aujourd’hui! Les villes qui dégueulent sur les campagnes où ils ne trouveront plus rien à bouffer!
    Relis Saint-Exupéry, pilote de guerre, le passage sur la nuée de criquets…
    On est passé pas loin du jackpot lors de la dernière grève des routiers… Lorsque le linéaire des nouilles commencent à être à moitié vide, les préoccupations changent de nature.

    Je crois aussi que la majorité d’entre nous sait très bien où passe la limite du bien et du mal, ce qui me fait imaginer que nos futurs textes fondateurs de nos futures communautés, doivent tenir sur une simple feuille format A4. Type 10 commandements, en moins péremptoire. (et tant pis pour "prochain" si sa femme est désirable,,, et consentante!) :o)
    Que nul effectivement ne puisse en ignorer les principes.

    Des communautés ont vécu en harmonie avec la nature et les autres groupes, sans flics, sans prisons, sans juges (appointés par les puissants), sans chefs tout puissant, sans projections dans le temps et l’espace… http://fr.wikipedia.org/wiki/Cinq-N
    La peine la plus grave que pouvait encourir un membre d’icelle, c’était d’être banni de la dite communauté. Perdre le confort d’un groupe sympa, ça devait donner à réfléchir!

    Ce bouquin est vraiment très bien pour se désenfumer du schéma western: http://www.amazon.fr/Nouvelles-r%C3… (A commander ailleurs que chez Amazon of course!!!)

    Tout gamin, je savais très bien (on savait tous!) que ce n’était pas l’indien qui était le sauvage pervers et cruel malgré tout le mal que l’on se donnait pour me faire admettre le contraire!!! :o)
    J’ai toujours su qu’il puait de la gueule John Wayne!!! Merde, comment peut-on s’identifier à cette brute mal dégrossie avec son balai dans le cul?

    Combien de temps encore pour admettre ce génocide sans équivalent?

    Il me semble que le seul vrai problème duquel découle tous les autres, c’est le patriarcat (et tous les tabous qui vont avec!), tant qu’on aura pas fait péter ce verrou, il ne servira à rien de poser des rustines sur les annexes.
    Faut mettre du féminin dans nos relations, vraiment, et pas des ersatz de femelles dont l’unique ambition est de piquer les pantoufles à papa et la chaise au coin du feu…

    Répondre
  89. had
    had dit :

    Concernant les indiens d’Amérique du Nord c’était pas toujours si bisounours :

    "Dans La servitude volontaire, (2004, 2 vols.) il a examiné tous les témoignages ethnographiques et historiques de cette pratique. Or elle s’avère extrêmement répandue dans le passé, pas seulement dans les royaumes ainsi qu’on le croit souvent, mais également dans des sociétés lignagères (en Afrique) ou dans des sociétés acéphales comme celles des Amérindiens de la côte Pacifique. Elle concerne les esclaves, lesquels ont souvent joué le rôle de fidèles serviteurs auprès de leur maître. C’est l’idée de cette fidélité que le maître veut emporter dans la tombe. Alain Testart montre que la pratique se rencontre donc, en ethnographie, dans les sociétés sans État et, en archéologie, dans des sociétés néolithiques dont tout montre qu’elles ne sont pas étatiques."

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_

    http://www.alaintestart.com/recherc

    Répondre
  90. Clocel
    Clocel dit :

    @ Had
    Si tu as l’occasion de lire Henry de Monfreid, tu te rendras compte qu’autour de 1900 le commerce des esclaves allait bon train d’un côté et de l’autre de la mer rouge.De la Somalie et de l’Éthiopie vers l’Arabie, et encore aujourd’hui je prendrai pas de paris sur la fin de cette pratique.
    Voir comment les salopards de Qataris traitent les "ouvriers" qui construisent le futur stade.
    Chez les indiens d’Amérique du nord et de la cote est, j’ai pas connaissance de pratiques d’esclavage. Ça semble curieux à priori car ils mettaient la liberté au-dessus de tout.
    Par contre, il y a pas mal de récits d’époque qui font état de rapts d’enfants de colons, si tu ne les récupérais pas rapidement, ils étaient perdus pour leur communauté car ils ne voulaient plus retourner vers les blancs. Les indiens ne tuaient pas les enfants, et la pratique du scalp a été initiée par les blancs.
    Me souviens plus des tarifs, mais en fait, les chasseurs de scalps recevaient une prime décroissante en fonction du propriétaire de la chevelure. Mais bon, les femmes et les enfants n’étaient pas épargnés, il y avait volonté manifeste de les éradiquer.
    Une chose est certaine, l’Amérique était beaucoup plus peuplée que ce qu’on laisse entendre officiellement. Dans Walden, Thoreau raconte que dans le Maine, il ne pouvait pas retourner un bout de terre sans trouver un témoignage des peuples précolombiens.

    Je ne crois pas qu’il y est de Bisounours autre part que chez les Bisounours, en tous cas pas chez les hommes, mais je pense que des civilisations avaient trouvé le juste équilibre avec la nature et leurs voisins. Les peuples entre l’Inde et la Chine notamment.
    A priori ça semble simple, il suffit de prélever sa juste part sur la ressource existante et de ne pas se reproduire comme des lapins, mais bon…

    Répondre
  91. had
    had dit :

    Clocel

    Alain Testart est une référence solide, il faut savoir que les connaissances concernant l’histoire évoluent en permanence en fonction des fouilles archéologiques, ce n’est pas un savoir figé. Il montre que les comportements d’accumulation de richesses et la sédentarité, sorte de protocapitalisme, existaient autant chez les cueilleurs que chez les agriculteurs et avant même la constitution de sociétés avec un état.

    Peu connaissent Testart qui pourtant est une sommité de la recherche anthropologique et sociologique.

    Répondre
  92. smolski
    smolski dit :

    Bien sûr, si on prend des références historiques on retombe dans le carcan où nous sommes encore aujourd’hui. S’te blague !
    Comme dit bien des fois ici, utiliser le vocabulaire des nantis c’est déjà nous plier vers eux.

    Je propose de nous mettre chacun au boulot dans sa propre sphère pour réaliser nos vies selon nos convictions dans les circonstances où nous nous trouvons, quelque soit le système social en place, qu’il s’y applique ou qu’il les contrarie.

    Aujourd’hui, avec le développement des moyens de circulation du savoir mis à disposition, il semble que plein de systèmes de vie sont accessibles à l’étude et à la comparaison entre nous tous.
    Il n’est plus nécessaire d’exiger la cohérence d’une seule civilisation pour survivre mais au contraire de les éparpiller toutes afin d’y trouver les pépites que l’on peut comprendre dans sa situation propre sans avoir besoin pour autant de l’étendre à son voisinage.

    @saxo
    Salut !

    Ben j’ai une expérience de vie en communauté avec des enfants de plusieurs familles et je n’ai pas vu ni ressenti ce que tu décris.
    C’est vrai que le choix de vie libertaire fait autours d’eux n’était même pas scolaire, ces enfants n’allant à l’école que si ils le désiraient et seulement quand ils le désiraient en sachant très bien ainsi dans quels endroits ils se trouvaient partout où ils se trouvaient tout en restant eux-mêmes.

    De ce que j’en sais, certains on poursuivi leurs études, d’autres ont saisi leur destin selon leur capacité, mais de tous ceux que je connais encore, aucun n’est devenu dictateur ou assassin notoire, désolé, le panel n’est pas très grand non plus.

    Ceci pour dire que la pression sociale n’a pas d’aboutissement si elle se montre contraire au sens de l’entendement des humains quant à eux-mêmes, c’est à dire à celui acquis en commun qui est de vivre et de laisser vivre avec paresse et nonchalance.

    Dans les familles cultivant l’inverse, c’est à dire la soumission, parmis les privilégiés nous y trouverons les grands criminels sociaux, parmis les déshérités, nous y trouverons leurs serviteurs les plus zélés, car pour eux tous il est acquis que :
    « Commander et obéïr participe de la même jouissance. »

    Ah oui, pour les instincts liberticides que tu décris, ils n’ont de prise sur les enfants que si rien d’autre ne leur est proposé.
    Vivre ensemble harmonieusement est une quête constante, il est naturel que sans guide sinon un grand foutoir (comme dans les écoles d’aujourd’hui…) les premiers pas ne soient pas évidents et restent primaires jusqu’à la sur-conviction via les pubs et le reste…

    Restons zen, man… 😉

    Répondre
  93. had
    had dit :

    Ben oui Smolsky, l’histoire est un carcan et tu n’y échappera pas avec des délires d’ado attardé qui assimile historien ou sociologue à un forcément dominant dans ta mythologie paranoïaque d’anarchiste attardé tendance ultra libérale.

    NDLR : On peut critiquer les idées, pas les personnes, had, donc pas d’attaque personnelle avec des formulation péjoratives.

    Répondre
  94. smolski
    smolski dit :

    @ had
    "tu n’y échappera pas avec des délires…"
    Ben, c’est "très mince" comme contradiction là… 😉

    En fait, c’est vrai que depuis toujours je me suis vu m’échapper de tous les carcans que l’on me tendait à fin soit-disant de m’éviter le pire.
    A chacun son âne, bâté ou non…

    Répondre
  95. smolski
    smolski dit :

    PS :
    Définir les libertaires comme des libéraux selon le contre-sens qu’en font les barbares qui nous gouvernent n’est qu’un carcan de plus que l’on s’enfile, surtout sur ce blog.

    Bonjour chez vous.

    Répondre
  96. smolski
    smolski dit :

    "C’est un sujet complexe l’esclavage."

    L’esclavagisme permet de se situer en tant que maître et non de situer un esclave en tant que dominé conditionné à l’être et le demeurer.
    La question à se poser devrait être qu’est-ce qui poussent certains à se tenir comme maître devant autrui ?

    Pour ce qui est des travailleurs réclamant à travailler, ils ne sont pas conditionnés à obéir mais subissent les circonstances de leur assujetissement.
    Les situer en tant que conditionnés abrutis de l’être c’est se poser soi-même en tant que maître devant eux.
    Et c’est pas bô ça !
    😉

    Répondre
  97. Clocel
    Clocel dit :

    Had,

    Je ne mets pas en cause les travaux d’Alain Testard, mais pour ce qui est des indiens d’Amérique, nous avons des témoignages directs des chroniqueurs de l’époque et des descendants des survivants, pas la peine de faire appel à l’archéologie pour cette part de leur histoire.

    Que l’esclavage n’ait pas besoin d’état constitué pour fonctionner me semble évident.
    Les populations nomades d’Afrique du nord et de l’Arabie avaient (ont?) leurs esclaves, le Coran en encadre la pratique je crois me souvenir.

    Monfreid décrit ça très bien dans ses bouquins, le fait que ce soit un aventurier ne doit pas nous faire négliger son témoignage, il a vécu avec les populations dont il parle.

    C’est un sujet complexe l’esclavage.
    – Peut-on dire des veaux qui réclament de travailler le dimanche qu’ils sont libre?
    – Quel conditionnement social pousse des gens à chier sur tous les acquis sociaux pour une poignée de monnaie?
    Et je ne te parle même pas de ceux qui font leurs courses le dimanche, je vais devenir carrément grossier…

    Répondre
  98. Clocel
    Clocel dit :

    "Les situer en tant que conditionnés abrutis de l’être c’est se poser soi-même en tant que maître devant eux."

    Amusant: C’est celui qui dit qui est!

    Déçu… j’avais fini par me faire à tes circonvolutions rhétoriques redondantes… :o)

    Répondre
  99. smolski
    smolski dit :

    Bon, je le dis autrement Clocel :

    "Peut-on dire des veaux qui réclament de travailler le dimanche qu’ils sont libre?"

    Tu tires un jugement général : « des veaux » sur des personnes dont tu ne connais pas la situation individuelle.
    Travailler le dimanche n’est pas un choix mais une situation d’appauvrissement faite contre les personnes qui s’y emploient et non un atavisme de leur part.
    Cé t’y mieux ainsi ? 🙂

    Répondre
  100. smolski
    smolski dit :

    @ Clocel et cabes
    Pourquoi de la solidarité évidente des riches entre eux et de la difficulté pour l’établir parmis les opprimés ?

    Bernique la solidarité entre les démunis parce qu’elle intervient en rapport brutal avec les nécessités quotidiennes alors que dans l’aisance c’est tout au poil du cul facile et sans risque au cours d’un raout mondain ou d’une partie de golf diablement menée à Chantilly.

    Il faut avoir peur, faim, froid, se sentir méprisé, inutile, variable d’environnement sociale pour comprendre que la solidarité dont nous nous proclamons ne peut se faire entre les peuples mais depuis les personnes une à une.
    Et nous ne pouvons pas non plus proposer cette solidarité universelle en tant que gloseur « généralissime » d’un troupeau méprisable.
    😉

    "tu écris des trucs comme "dictature sociale" "pression sociale" or par définition social inclus un rapport d’un être humain entre un autre être humain"
    Je sais pas ça ? 🙂

    Dans ce contexte, "social" implique un ensemble d’êtres humains, ensemble qui se prétend la représentation des individus qui le composent tout en leur niant une existence propre.
    Social ici est subjectif (au sens de exclusif…) de la réalité de chacun.
    De ce fait, toutes ses aspirations dites « sociales » s’y impriment comme absolues pour tous mais la plupart demeurent illusoires pour le cas de chaque individu.

    D’où l’idée de l’anarchisme pour s’en défaire et reconsidérer l’individu d’abord.

    Répondre
  101. Clocel
    Clocel dit :

    #131
    Bhé ouais c’est mieux, je suis plus un esclavagiste là!!! :o)

    Je me fous de leur situation individuelle, on ne s’en sortira pas en traitant chaque cas, mais collectivement, merde, faut que ça rentre ça!
    Le coup par coup, c’est le jeu du système, c’est l’abattoir, pas tomber là-dedans.
    S’ils trouvent 10% de volontaires parmi leur personnel pour bosser le dimanche, à l’arrivée, c’est toute la chiourme qui sera niquée.

    Au recrutement, une case, acceptez-vous de travailler le dimanche: oui/non
    Qu’est-ce qui va se passer d’après toi pour celui qui cochera non? Exit le volontariat.

    Curieux que tu dises qu’ils n’ont pas le choix, ça ne va pas avec le reste de ton discours, on a toujours le choix, c’est le courage de l’assumer qui manque souvent. C’est du moins ce que j’observe autour de moi.

    Alors, si je suis ton raisonnement, il suffit de créer une "situation d’appauvrissement" pour refaire de nous des larbins taillables et corvéables à merci!!!

    Drôle de cuvée les anars New Age… :o/

    Répondre
  102. cabes
    cabes dit :

    @ smolski
    Je trouve que tu as une vision très noire des relations sociales, cela voudrait-il dire que tu n’aimes pas les humains?
    Je dis ça parce que tu écris des trucs comme "dictature sociale" "pression sociale" or par définition social inclus un rapport d’un être humain entre un autre être humain pour différentes choses, non?
    Là ou je ne suis pas d’accord est de croire que de petites communautés feront l’affaire; éparpillées je ne sais où, tu te trompe car à l’échelle où tu t’exprime nous sommes dans le domaine de la centaine, là je te parle de 65 millions de personnes, qui naissent, qui meurent, qui baisent, qui bouffent, qui tuent, qui volent et bien d’autres choses je suppose… et ça partout dans le monde avec d’autres échelles…
    Ici dans ce pays l’on avait trouvé une cohésion sociale, comment? par la loi et par une doctrine:" la France est une république indivisible,laîque,démocratique et sociale,elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion."
    Certes il en va tout autrement dans les actes je suis d’accord avec toi mais la faute à qui? qui a laissé s’emparer du pouvoir une caste de nantis alors que tout était fait pour le peuple? ben nous non? peut être qu’a un moment l’on a voulu se restreindre à une petite communauté combattant cette société qui n’attendais de nous que la corveabilité ainsi donc l’on a omis le fait que d’autres s’emparerai du pouvoir et l’utiliserais pour eux et non pas pour l’ensemble de la société;
    Alors il y a eu 68, l’émancipation du libertaire hein! qui 10 ans après allais bouffer à la gamelle;
    Regarde bien ce qu’il se passe du fait de la cassure de la cohésion sociale [voulu par l’oligarchie] montée du communautarisme, montée du racisme social (chomeurs= fainéant, rmi=assisté) montée du racisme tout court (les émigrés nous prennent notre boulot) ça joue en faveur de qui?

    Retrouvons notre solidarité, notre joie de vivre, le reste doit être réglé par notre engagement aux respects, aux droits de vie en tant qu’être humain dans la société que nous auront construit pour l’ensemble du peuple

    Répondre
  103. had
    had dit :

    Le charabia de smolsky, franchement, y en a qui y comprennent quelque chose ?

    Je peux lire du Testart, j’y comprends, mais du smolsky, c’est imbitable. Smolsky est peut être un génie, ou bien ?

    Je pose l’énigme smolsky…

    Répondre
  104. smolski
    smolski dit :

    🙂

    Il est plus difficile d’être solidaire lorsqu’on à rien que lorsqu’on a beaucoup.
    Voilà pourquoi les riches sont aiséments solidaires entre eux par l’abondance dont chacun d’eux dispose et les pauvres plus difficilement par le peu qu’ils ont chacun pour vivre au quotidien.

    Prétendre à des mouvements de masse pour libérer les individus c’est surtout les réduire à une masse imaginaire exactement comme le font les maîtres de leurs esclaves.

    L’anarchie est la solution vers la libéralisation de tous parce qu’elle considère chacun sans confusion.

    Répondre
  105. John
    John dit :

    « Je pose l’énigme smolsky… »

    Je lui ai déjà suggéré d’écrire dans sa langue natale, au lieu de nous infliger une mauvaise traduction. Rien à faire.

    Répondre
  106. smolski
    smolski dit :

    saxo post 118
    "L’homme viendrait-il au monde avec une connaissance innée d’une "morale transcendante" lui permettant de savoir ce qu’est un crime? ce qu’est le bien et le mal?"

    Bien sûr que l’humain ne vient pas au monde avec une connaissance de ce qu’est la morale et le bien et le mal universels, c’est un Savoir qui s’expérimentent de la naissance à la mort selon les circonstances et non selon des Lois.
    Nous devenons qui, que, quoi sous les Lois institutionnelles ? Un ersatz, un avatar, une marionnette et non une personne morale et responsable, sauf les exceptions (voir les derniers paragraphes de ce post en aparté).
    Je ne crois même pas que quelqu’un au monde peut vivre sous la règle implicite des Lois sans les accommoder tôt ou tard aux circonstances. Alors, quitte à déroger, autant les annuler et nous conduire de nous-mêmes tel que nous sommes auprès de tous.

    "les enfants en question avaient des adultes autour d’eux"
    Oui, je parle pas d’éducation d’enfant sauvage mais de sociabilité acquise librement par l’expérimentation entre personnes consentantes.
    Il est à noter que les enfants apportent ainsi autant aux adultes qu’ils en reçoivent d’eux. LOL

    "les limites qu’ils se sont fixées"
    Quel limite ?
    La vie en partage n’a pas de limite sinon circonstancielle et donc définie par chacun, sur l’instant et sans transcendance abusive.
    Tu fais ce que tu dois faire parce que tu vois chacun agir ainsi pour et avec toi.

    Sous les Lois nous sommes menés en profondeur vers une vie illusoire, par exemple la pub est de cette espèce, une imprégnation forcée sur la réalité.
    Devons-nous nous soumettre aux pubs dans nos comportements sociaux ?
    Devons-nous nous soumettre aux Lois dans nos comportements sociaux ?

    Aparté :
    Je viens de suivre 2 docs assez significatives sur ce point des lois et de la raison.

    L’affaire karachi où les responsables politiques affirment qu’entre l’injustice qui clos cette affaire et le maintien des institutions en place ou bien la justice appliquée ouvertement et le délitement des institutions d’état ils avaient fait le choix de l’injustice.

    La seconde doc est l’historique du réseau Comète des années 40.
    Ce réseau fut bâti depuis la belgique jusqu’aux pays basque pour faire passer jusquà gibraltar les aviateurs survivants d’un crash ou des personnes résistantes en danger d’être capturée.
    Le choix de déroger aux Lois a été évident pour tous ces passeurs qui étaient pourtant certains d’être capturés tôt ou tard, mais pas pour l’ensemble de la population qui restait fragilisée, postée aux Lois avec la même conscience.

    Tout cela démontre bien qu’historiquement et culturellement l’anarchisme (avoué ou sous-jacent) reste la seule voie libre et sécurisée visant réellement à l’épanouissement de chacun, quoiqu’en disent les légalistes bêlant et frissonnant auprès des bornes de leurs acquis, sans offense pour personne, saxo.
    😉

    "Ne pas avoir de Loi, précisément, permet aux psychopathes d’imposer la leur."
    hi hi hi… 😀
    Mais c’est qu’il paraît convaincu que ce ne sont pas des psykopattes qui nous gouvernent le bougre !

    Répondre
  107. saxo
    saxo dit :

    Mister Smolsky,

    Je pense que tu tires de ton expérience (certes enrichissante) beaucoup trop de généralités.
    Certes tu as vécu dans des cercles libertaires et tes enfants (ou ceux avec lesquels tu as partagé cette expérience) l’ont bien vécu.

    Mais, déjà, les enfants en question avaient des adultes autour d’eux pour leur montrer l’exemple (que les adultes en question aient voulu le faire ou non) et les limites qu’ils se sont fixées ne sont pas des limites qu’ils ont choisi librement, mais des limites qui découlent de leur éducation. Les lois auxquelles ils se sont soumises, même si elles n’ont pas l’apparence de lois, en sont bien.

    Perso, (on en a déjà discuté), je suis passé par l’école publique qui m’a très bien réussi. J’ai aimé apprendre et surtout comprendre. Je ne suis pas non plus devenu dictateur, ni tortionnaire. On peut vivre l’autorité autrement que dans un rôle de commande et obéissance… (on peut perpétuellement la remettre en question, et en comprendre ses objectifs et ses limites, même enfant).

    Ensuite, pour en revenir à ma critique de ta phrase : "Aucune personne normale au monde n’a besoin d’une Loi pour savoir ce qu’est un crime.",

    Relis bien mon post 118. Tu n’as pas vraiment répondu à ma remarque…

    Parmi les gamins (et les personnes tout court) que j’ai connus, aucun n’est devenu tortionnaire ou dictateur. Le fait que tu n’en n’aies pas rencontré toi non plus ne prouve rien, si ce n’est que les psychopathes sont moins nombreux que les personnes relativement équilibrées.

    La Loi définit un cadre de vie commun. Ce n’est pas à la Loi qu’il faut s’attaquer, mais à la manière de la générer, et de l’appliquer. Ne pas avoir de Loi, précisément, permet aux psychopathes d’imposer la leur.

    Répondre
  108. smolski
    smolski dit :

    Mais à quoi sert la loi si elle peut et doit être adaptée continuellement, comme tu l’indiques saxo dans le post 140 ?

    Tu parles d’un cadre…
    Pour image, le cadrage d’une photo n’est représentatif d’un sujet que par tout ce qu’on y a soigneusement ôté ou masqué de son environnement.
    Les lois sont ce cadre, elles suppriment la réalité qui environne chacun.

    "si tu dois expérimenter le meurtre pour déterminer que c’est une limite…"
    C’est un raisonnement de légaliste et n’a donc rien à voir avec la réalité.
    On peut le rapprocher du mouvement des légalistes des armes aux états unis.

    "On peut discuter de la psychologie des élus, patrons de multinationales et autres personnes du pouvoir"
    S’ils ne sont pas déjà psychopathes avant, ils le deviennent fatalement pendant.

    Tu déporterais toi une enfant venue du Kosovar sans être psychopathe ?
    Un psychopathe dans ses relations personnelles c’est une chose, un encadrement légal psychopathique en est une autre.

    Répondre
  109. saxo
    saxo dit :

    Yo Smolsky

    On peut discuter de la psychologie des élus, patrons de multinationales et autres personnes du pouvoir (ou gouvernants si tu préfères), y’aurait beaucoup à dire.
    De là à les qualifier de psychopathes… Fais l’expérience d’un psychopathe dans tes relations, on en reparlera après. Quand tu rencontres quelqu’un qui ne sait pas vivre sans détruire ceux qui l’entourent (psychologiquement ou physiquement) de façon pernicieuse et calculée, tu morfles.
    D’autant que, n’étant généralement pas préparé à ce genre d’expérience, et ces personnes ayant souvent un QI assez balaise, on se fait surprendre.
    J’ai eu à côtoyer un gars qui a ce profil, ben j’ai appris. A côté, nos politiques sont des enfants de chœur (du moins, la plupart. C’est vrai que l’amour du pouvoir en distord sérieusement quelques-uns).

    Question Loi, ton discours est sympathique, c’est à peu près tout ce que je lui accorde.
    Quand tu demandes "quelle limite",si tu dois expérimenter le meurtre pour déterminer que c’est une limite à ne pas franchir, ben on est mal barré. C’est l’exemple le plus basique, mais tu peux généraliser.

    Une loi n’est pas là pour te faire chier, ni pour t’obliger à penser dans un sens. Elle pose un cadre. Cadre qu’en tant que libre penseur, tu es en droit (et en devoir, quelque part) de critiquer.

    Ce qui m’emmerde plutôt c’est l’absurdité de beaucoup de nos lois. Ou l’application de sanction quand une loi n’est pas respectée. Pour le coup, c’est contre productif.

    La loi en soi n’est qu’un manifeste du vivre ensemble. Elle doit être révisable, évolutive et philosophiquement cohérente.
    Nous sommes bien trop nombreux pour nous auto-discipliner. C’est faisable en petite communauté, à l’échelle d’un village, ça devient déjà une "utopie".

    D’autant que plutôt qu’éluder ma remarque ("Ne pas avoir de Loi, précisément, permet aux psychopathes d’imposer la leur".) par l’ironie ne lui répond en rien.
    Dans un cadre totalement dé-légiféré, le destructeur à quartier libre pour pourrir tout le monde, et pourrir tout le monde, ce n’est simplement maintenir la situation en l’état, réfère toi aux précédents historiques si tu veux savoir de quoi l’homme est capable.

    A côté de ça, la désobéissance civique (exemple du réseau dont tu parles) n’est pas un exemple d’anarchie, mais bien de désobéissance civique. Ne pas respecter la loi quand celle-ci est élaborée par des fachos n’est pas "ne pas respecter le concept de loi."

    Répondre
  110. Clocel
    Clocel dit :

    Saxo,

    Je ne suis pas d’accord avec la première partie de ton message.

    Je pense aussi que, s’élever au dessus des autres, revendiquer le pouvoir, ce besoin d’accumulation sans fin, cette sculpture de soi permanente chez certains, parvenir à ses fins par tous les moyens, toutes ces bassesses bien au-delà de la morale, tiens clairement de la maladie mentale.
    Si nous étions tous affecté, ce ne serait plus viable.

    L’Histoire regorge d’individus qui ont fourvoyé leurs contemporains dans les pires impasses.

    Y’a des types à l’œuvre en ce moment même, ou dans un passé très récent, je n’aurai aimé les voir à la manœuvre sous un régime autoritaire.
    Notre système aussi pourri soit-il, maintient encore des garde-fous, mais je trouve qu’on côtoie dangereusement le vide par moment. On sait où ça mène pourtant…

    L’idée même d’être décideur potentiel à vie est insupportable; la politique ne devrait pas être un métier, et les serviles larves qui les servent sont toutes aussi répugnantes, voire plus, car inamovibles!

    La loi, selon Montesquieu, oui, mais là, on a affaire à une caste qui manipule tous les leviers, et eux même ne sont que les pantins de prédateurs qui se foutent pas mal de nos suffrages pourvu qu’on produise et consomme leur merde.
    Le respect de certaines lois d’aujourd’hui font de toi un collabo d’un système qu’on avait théoriquement vaincu. Qui peut dans ce pays dénoncer un étranger en situation irrégulière?

    Dur pour celui qui trimbale des principes d’un autre age, y’a plus d’interstices, tu es acteur ou complice.

    Répondre
  111. smolski
    smolski dit :

    cabes post 145
    "on ne va pas tout de même me dire que la société dans laquelle l’on vit n’ a pas apporter un certain libre arbitre"
    Sont-ce les sociétés qui ont apporté ces petites lueurs acquises ou bien tout simplement l’évolution des humains au fur et à mesure du développement des techniques, et notamment celles de la diffusion du savoir en partage ?

    saxo post 140
    "Nous sommes bien trop nombreux pour nous auto-discipliner. C’est faisable en petite communauté, à l’échelle d’un village, ça devient déjà une "utopie"."
    « L’utopie n’est pas l’irréalisable mais l’irréalisée. »

    Comment se passait le corvéage dans les communautés libres que j’ai rencontrées ?
    Ben comme dans toutes les communautés, un peu l’bordel mais bon, vivable tout de même. Et d’autant plus vivable que les composants les plus dissolus allaient et venaient entre toutes sortes d’autres projets desquels ils rapportaient des expériences permettant ainsi de ne pas étioler le mouvement fondateur dans la routine.
    Les conflits directs s’apaisaient par la séparation volontaire des personnes au sein de la communauté ou hors de celle-ci sans prise de parti particulier par les autres membres.

    Je pense saxo que ce que tu ne perçois pas dans l’anarchie c’est le mouvement libre et naturel entre tous les peuples qui s’ensuit alors qu’il est canalisé actuellement en vulgaire marchandise sous le coup des lois.
    Ces mouvements permettent pourtant d’éviter bien des écueils que le cadre des Lois ne peut contenir.

    @cabes
    "sinon je demande des conseils à smolski pour foutre le merdier"
    Ah wouaiiiii man, c’est d’la bonne ça ! 😀

    Répondre
  112. cabes
    cabes dit :

    @ smolski, saxo, clocel

    Smolski tu parles souvent d’anarchie et bien vois tu l’on en est pas loin, quant on voit comment les médias s’acharne à diviser, stigmatiser et à relever en permanence des faits divers pour foutre la trouille, pour moi c’est une forme d’anarchie car pour le coup chacun s’organise, qui les milices privés dans les lotissements, le bijoutier qui se défend comme si les bijoux n’éraient pas assurés mais aussi défi de la loi, fumer des joints dans la rue, tapage, provocation et permet moi de te dire que si je te lis bien, ça devait être un sacré foutoir la vie en communauté car j’imagine "le chacun fait comme y veut" faut faire les courses ou je ne sais pas…le jardin, peut être chercher de l’eau enfin bon l’interaction quotidienne quoi! alors je me dis que certaines règles devaient être établies,du coup des mini lois sinon c’est l’anarchie (je te charrie)

    Saxo, je te rejoins sur le fait de l’égalité de tous devant la loi (en théorie) car nombre de lois sont contournables, dévoyées et la plupart du temps violées, la question est pourquoi c’est possible car lorsque l’on parle d’indépendance de la justice (celle qui devrai exister) elle devrai faire son travail mais tout ça revient à une chose principale,la pratique d’un gouvernement car lorsque qu’il applique une politique d’austérité et donc en faisant des coupes franches dans les budgets, il impacte directement la vie de la société car quid des moyens pour la justice, quid le nombre de policiers, et quoi d’autre, je te laisse compléter; nous sommes 65 millions comment à par faire des postures d’énarques mais qui ne résoud pas le problème profond de notre société…

    Clocel, oui bien sur l’histoire regorge d’individus qui… mais ça c’est une minorité car voir tout en noir ne résoud rien, l’on ne va pas tout de même me dire que la société dans laquelle l’on vit n’ a pas apporter un certain libre arbitre; dire ensuite que nos suffrages ne sont que pour engrosser les nantis, j’en suis d’accord mais ces suffrages nous appartiennent et donc il suffit de voter mais tu ne peut désavouer ce que les gens votent, si ils sont assez abrutis pour ne pas discerner où sont leurs intérêts;
    dernière chose, je suis entièrement d’accord pour la fin de la professionnalisation(ouf) de la politique, pour moi "un élu, un mandat" avec référendum révocatoire si le gars ou la fille ne respecte pas ce pour quoi il ont été élu mais encore une fois il faut changer de république, nous sommes dans une monarchie à l’anglaise sinon je demande des conseils à smolski pour foutre le merdier

    Répondre
  113. Clocel
    Clocel dit :

    Cabes,

    L’anarchie, c’est tout sauf le bordel, prétendre le contraire est un psittacisme du discours des dominants…
    Donne-toi la peine d’aller voir ça de près…
    Une minorité suffit pour pousser les masses aux pires saloperies…
    Pour le reste, retirez vos lunettes roses, et promis, j’enlève mes lunettes noires!!! :o)
    L’irénisme, c’est pas mon truc, désolé.

    Répondre
  114. smolski
    smolski dit :

    had post 148
    "Beaucoup de témoignages racontent de toutes autres histoires, jalousies sexuelles et autres bisbilles de dominants-dominés…"

    Ben tu vois had, la vie n’est pas un long fleuve tranquille de toute façon.
    Ce que tu dénonces est commun à tous, communauté ou pas.

    Le propre de l’anarchie est de pouvoir librement exposer les conflits ce qui favorise que cela se passe en amont de bien des écueils qui sinon s’accumulent dans le silence à en devenir inabordables.

    Et comme dit précédemment, le fait que l’anarchie s’appuie sur le mouvement des personnes qui les composent, on s’accommode mieux ainsi de nos mésententes dès lors que la possibilité de se séparer reste en perspective.
    En ce sens, vivre en communauté libre n’a rien à voir avec vivre en ecclésiastique, ce serait même le pendant inverse !

    Répondre
  115. babelouest
    babelouest dit :

    Bizarrement, pour moi c’est Smolsky le plus clair, sans flagornerie bien entendu.

    Et bien sûr l’appauvrissement d’une part importante de la population est un moyen de pression de ceux qui se croient et se veulent supérieurs (on parle de plus en plus de travailleurs pauvres, ce qui nous ramène au moins à l’époque des canuts) : oui, l’esclavagisme est un fait social de notre temps, sans certains garde-fous qui paradoxalement existaient à l’époque de l’industrialisation – même si c’était par exemple du paternalisme, un peu à la manière de la société romaine ou grecque – et ont disparu avec le programme du CNR qui y a substitué avec bonheur la solidarité. Les coups de boutoirs des descendants des maîtres de forges et d’autres accapareurs inhumains ont mis à mal cette solidarité grâce au travail en miettes, sans remettre en place un paternalisme qui leur coûterait trop cher. Pour résumer, le mépris a remplacé une certaine morgue un peu bienveillante, mais l’élite autoproclamée se veut toujours plus haute devant une piétaille de plus en plus nombreuse, et sourde à sa légitime indignation.

    Au moins l’anarchie s’interdit-elle d’avoir des maîtres. Tous égaux (oui, tous), tous différents avec des talents qui se complètent au lieu de se heurter.

    Répondre
  116. had
    had dit :

    La vie idyllique en communauté, tu parles Charles.

    Beaucoup de témoignages racontent de toutes autres histoires, jalousies sexuelles et autres bisbilles de dominants-dominés…

    C’est pas les sermons de cureton de Smolensky qui vont combler la fosse à purin de l’âme humaine toujours prête à déborder.

    Répondre
  117. had
    had dit :

    "Ben tu vois had, la vie n’est pas un long fleuve tranquille de toute façon.
    Ce que tu dénonces est commun à tous, communauté ou pas."

    Sauf que la communauté voudrait nous faire croire qu’elle nous sort du commun, du vulgaire si réel qu’il revient par la fenêtre quand on le botte par la porte.

    Pour l’anarchie qui nous épargnerait les maitres, à d’autres… Les anarchistes sont tout autant friands que les autres de l’amour du guide.

    Répondre
  118. smolski
    smolski dit :

    @had
    Tu confonds les communautés libres avec les sectes.
    J’ai rapporté ici une expérience personnelle pour indiquer qu’on peut vivre librement par choix sans les conséquences catastrophiques qu’on nous serine.

    Pour l’anarchie, tu as en partie raison parce que ce qui définit le mieux l’anarchie c’est l’amour.
    Tu vois quand tu veux !
    LOL

    Répondre
  119. smolski
    smolski dit :

    Quand je pense à Fernande
    Je bande, je bande
    Quand j´pense à Félicie
    Je bande aussi
    Quand j´pense à Léonor
    Mon dieu je bande encore
    Mais quand j´pense à Lulu
    Là je ne bande plus
    La bandaison papa
    Ça n´se commande pas.

    Répondre
  120. babelouest
    babelouest dit :

    had a des difficultés avec l’anarchie ? Bien sûr, c’est un système placé sous le signe de l’entraide, de l’ouverture de tous à tous, qui rejette la compétition, où personne ne peut se croire supérieur. Il y en a que cela peut gêner.

    Répondre
  121. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je suis de plus en plus convaincue d’être fermement anarchiste. Déjà, parce que l’idée même de hiérarchisation, que ce soit des individus, des compétences, des manières de vivres, de l’accès aux ressources, bref, ce que nous vivons concrètement au quotidien, est d’une violence insoutenable. C’est une logique mortifère fondée sur l’idée que certains sont nettement plus égaux que les autres, plus méritants et que d’autres sont carrément surnuméraires.

    Mais en même temps, je crois en la Loi. Non pas celle des possédants, sécrétée par leur soif de pouvoir et dont l’application à géométrie variable leur permet de verrouiller le système et d’assoir leur domination, de conforter leurs égoïsmes et, effectivement, leurs profondes tendances psychopathes. Je crois en la Loi commune, la Loi dans sa conception originelle, celle qui découle des pratiques de tous et qui vise à fixer les règles de vivre-ensemble, celle qui visent à neutraliser précisément ceux-là mêmes qui nous pourrissent la vie continuellement en plaçant leurs intérêts particuliers et égoïstes au-dessus de toute autre considération.

    Répondre
  122. smolski
    smolski dit :

    Les histoires brèves de l’oncle Jojo :

    A mon sens, ce qui est originelle c’est le fascisme : la Loi du plus fort.
    Cependant, il est évident que ce système de vie fini fatalement par faire régresser l’humanité jusqu’à l’anéantir :
    « Si nous ne pouvons être les vainqueurs, emportons le Monde dans l’abîme avec nous. »

    Alors, par nécessité de survie, le fascisme se construit quelques avatars des machin-craties auxquels il a recours par instinct plus que par raisonnement mais dont il se débarrasse promptement dès qu’il se sent requinqué ou/et que ses avatars soient déclinant dans leurs adhésions.

    Il reste aujourd’hui à basculer l’Humanité vers ce à quoi aboutit tout le vivant, la différenciation de chacun et de toute chose non par commandement suprême mais tout simplement parce que c’est que l’on constate et expérimente librement aujourd’hui.
    Clocel :
    "La Vie nécessite des flux, des équilibres rompus sans cesse dans un ordre immuable, au-delà des sujets, comme les lois de la physique."

    L’anarchie porte cette lucidité et c’est en ce sens qu’elle n’est pas un avatar du fascisme mais son pendant, comme le noir est celui du blanc, elle peut donc être utilisée en fondement de vie sans faire disparaître les nécessités de survie auxquelles elle est tout aussi attachée.

    @saxo
    "une coordination centralisée soit nécessaire…"
    Ne pas confondre la nécessité d’une coordination dans un domaine avec une autocratie généralisée sur tous les sujets.

    Par exemple avec l’outil Internet, je vois dans l’entraide suscitée par les logiciels libres s’installer un rapport de partage où nulle préséance n’empêche l’écoute entre personnes compétentes et/ou incompétentes parce que ce qui les rassemble c’est le développement du logiciel libre et sa logique.
    Je vois également se créer de plus en plus de blogs sur lesquels des débats comme ici sont riches de partage d’opinions différentes ou semblables plutôt que sur l’accumulation stérile de dénis ou de benis oui oui.

    Répondre
  123. saxo
    saxo dit :

    Smolsky, et babelouest aussi, finalement.

    Perso, je suis philosophiquement égalitariste. Et j’ai un ego de musicien, (donc je considère que tout un chacun est le centre du monde).
    J’ai donc choisi d’être anarchiste, d’une certaine manière, dès l’age de 14 ans, considérant que nous étions tous importants (et d’égale importance), même les plus limités d’entre nous.
    Donc, oui, ton discours, Joël, je l’aime bien. Il a un fond qu’il ne faut pas perdre de l’esprit.
    Simplement, comme je le disait plus tôt, en petite communauté, on peut peut-être s’ auto-discipliner, oui. Quand on dépasse les 1000 personnes, ça devient impossible (ce qui remplace le mot utopie, qui empêche Smolski de répondre).

    Je suis chef d’orchestre amateur, et mon expérience me dit clairement qu’en mon absence, l’orchestre est incapable, ne serait-ce que, de répéter… Je le déplore, mais si personne ne se sent de se mettre à la direction, chacun fait du bruit dans son coin et l’orchestre régresse (voire disparait en 2 répètes)…

    Pourtant nous ne sommes que 15… et adultes, qui plus est. Simplement, ce que nous faisons est suffisamment spécialisé pour qu’une coordination centralisée soit nécessaire (après, j’ai aussi fait l’expérience de musiques totalement libres ou chacun improvise dans l’espace musical avec les autres. Mais on est pas obligés d’aimer le free Jazz. Perso, j’aime bien, à jouer, pas à écouter).

    La seule particularité de l’orchestre est que personne n’est payé, ce qui met tout le monde au même niveau (et responsabilise chacun, finalement) et que tant que faire ce peut, les décisions se prennent collectivement. Je mets quand même un bémol, c’est moi qui décide du répertoire (non que je ne demande pas l’avis de tous, mais, là encore, c’est comme ça que ça marche le mieux), simplement parce que je suis le plus à même d’évaluer la difficulté des morceaux par rapport à l’orchestre et ceux qui lui correspondent le mieux.

    Là ou je veux en venir, c’est que la coordinations et le mot "Silence!" ou "chut! " par exemple, ne sont pas des insultes faites à la personne à laquelle ils sont adressées, mais des nécessités si ont veut avancer. Un groupe d’adultes est aussi indiscipliné qu’un groupe d’enfants, même si on est tous là dans un même but.

    L’autorité n’est pas une "prolongation phallique", une "jouissance dominatrice" ou autre délire de récalcitrant à toute forme d’autorité. Elle est chiante à faire respecter. Quand je suis fatigué, on avance deux fois moins vite, précisément parce que j’arrive moins bien à la faire passer et les répètes sont plus lourdes pour tout le monde.
    Au fond, j’aime autant être musicien de l’orchestre que chef (position que j’ai d’en d’autres formations) c’est plus facile et plus confortable, et en plus, on peut charrier le chef.
    Simplement, être chef d’orchestre donne la possibilité de jouer d’un nouvel instrument (de l’orchestre, ou du big band, pour ce qui est de mon cas) ce qui revêt une dimension assez grisante quand on est musicien multiinstrumentiste. Et de toute façon, je n’ai pas le choix (personne d’autre n’est disposé ou à même de prendre la place, que je laisserais bien volontiers de temps en temps).

    Tout ça pour dire que l’anarchie (auto-disciplinaire), oui, comme objectif ultime, comme point de mire à ne pas perdre de vue, parce que c’est l’essence de la liberté et de l’égalité.
    L’anarchie réalisée aujourd’hui et la destruction des cadres, certainement pas. Ce serait la porte grande ouverte au retour du fascisme, et une œuvre de pure destruction.
    Nous ne sommes pas encore assez murs (et il faudra peut-être des millénaires, si nous survivons jusque là) pour survivre à grande échelle dans un système anarchiste.

    Répondre
  124. babelouest
    babelouest dit :

    Saxo, je te suis entièrement. Nous sommes tous sur un pied d’égalité, nous en convenons. Cependant, dès qu’il s’agit de synchroniser les efforts, il est nécessaire (cela peut être une décision collective bien entendu) d’avoir non un CHEF, mais un simple coordinateur, à sa place comme les autres, dont le seul but est d’aider chacun à donner le meilleur de lui-même. Cela ne le place pas au-dessus des autres (la fois suivante, il se peut qu’un autre prenne la relève), mais c’est indispensable. Cela n’enlève rien aux idéaux de l’anarchie. Partout où des tâches multiples concourent à un but commun, ce genre de tâche, car c’en est une de plus, est à considérer : pour jouer une symphonie, comme pour fabriquer un vélo ou construire une habitation.

    Il y a, je pense, une différence fondamentale entre le socialisme et l’anarchie : le socialiste attend de la société une certaine tranquillité, une sécurité béate du genre "on va me dire ce que je dois faire" ; l’anarchie est le fruit du volontarisme de tous, quitte à se donner en commun un planificateur des tâches sans se poser à aucun moment la question de qui dirige qui.

    Répondre
  125. Clocel
    Clocel dit :

    Saxo #155

    "auto-disciplinaire" OUCH!!! :o)

    L’égalitarisme?
    L’égalité n’existe pas, nulle part, c’est un concept, et tendre vers un concept, c’est vouer un culte à des idoles. Un putain de veau d’or encore!!! :o)
    Si on essaie de se la représenter, l’égalité, c’est la mort.
    La Vie nécessite des flux, des équilibres rompus sans cesse dans un ordre immuable, au-delà des sujets, comme les lois de la physique.

    C’est dans ces lois que nous devons nous inscrire si c’est l’harmonie qui nous intéresse.

    C’est la musique des autres qui doit être dirigée, celle que tu vies ne nécessite aucun chef.

    Aucun esprit de polémique dans mon message, je t’invite juste,,, au pas de côté! :o)

    Répondre
  126. smolski
    smolski dit :

    @saxo (et à tous..)
    As-tu vu le film d’Andrzej Wajda : « Le chef d’orchestre » ?

    Grosso modo, c’est le retour d’un chef d’orchestre dans son village natal où joue un petit orchestre régional auquel se confronte un jeune chef aux vues terriblement autocrates afin dit-il de parvenir à une exécution parfaite de la 5eme de beethoven.
    Les fameuses pommes….
    Pomme pomme pomme pomme…

    En pleine répétition et devant le vieux chef, le jeune s’exclame dépité :
    _ C’est honteux ! Vous êtes tous nuls… nuls… Ce que que vous devez interpréter dans cette œuvre c’est la marque du destin qu’imprime beethoven !

    Un peu à la suite, le vieux chef prend la baguette, lance le départ de l’exécution puis laisse librement l’orchestre interpréter la partition jusqu’au bout, tout en l’écoutant recueilli, l’oreille tendue, la tête penchée sur l’épaule, le regard au sol.

    Ensuite, après un petit silence, il leur dit :

    _ Parfait, vous connaissez cette œuvre et vous l’interprétez à merveille. Votre chef a tout à fait raison, c’est ici la marque du destin qu’imprime beethoven, ce qu’il faut maintenant, c’est vous interroger chacun vers quel destin ces coups vous portent et travailler à le traduire.
    (Librement adapté de ma piètre mémoire…)
    Dit, c’est pas du bô, du bon, de l’anar pur jus ça saxo ? LOL

    Répondre
  127. babelouest
    babelouest dit :

    Brrrr… magnifique, ce solo, et avec une grande économie de moyens ! Mais l’ensemble de l’orchestre contribue à l’effet. On se demande ce qu’un Dieu éventuel vient faire là, d’ailleurs.

    Quant à la loi… ce n’est qu’un consensus entre des personnes, rien de plus. La loi n’est pas un dictateur.

    Répondre
  128. had
    had dit :

    babelouest

    "had a des difficultés avec l’anarchie ?"

    Je n’ai pas de problèmes avec l’anarchie, pas plus qu’avec Dieu, parce que je ne vois pas ce que c’est ce truc machin bidule qui a l’air d`enflammer des petites foules sur des fondements vides de contenu. tout comme les sectes de l’avion cargo ou soucoupe volante.

    Répondre
  129. babelouest
    babelouest dit :

    smolski, nous parlions de l’origine des lois : aux débuts de l’humanité, elles étaient non écrites, et c’était bien un consensus entre personnes. Certes, ensuite cela s’est gâté. Mais on notera que le processus de création des lois est bien toujours le fruit d’un consensus entre des personnes, que théoriquement les citoyens ont mandatées pour cela.

    Leur application, en revanche, est bien plus rigide.

    Répondre
  130. smolski
    smolski dit :

    had post164
    "des fondements vides de contenu. tout comme les sectes de l’avion cargo ou soucoupe volante."
    Vu ainsi, tu penses que le contenu des programmes des partis politiques, les Lois et autres règles dites de société ont un contenu avec du sens pour chacun ou bien leurs baragouinage ne masquent-il pas ce qu’ils ne peuvent/veulent pas dévoiler de leurs intentions réelles ?
    Rendors-toi had, ça va passer ce mauvais rêve des lendemains qui chantent… 🙂

    Répondre
  131. Clocel
    Clocel dit :

    Had,,, si tu fais pas un effort, on va pas y arriver !!!:o)
    La scop, c’est le maximum que le système te permet dans le cadre de la loi si tu souhaites mettre en pratique les valeurs anarchistes tout en restant dans la société.
    Le partage de la stratégie et des profits, et,,, des catastrophes, ce n’est déjà pas si mal !
    Maintenant, je suppose que toutes les scop ne se revendiquent pas de l’anarchisme, c’est juste une autre façon d’aborder le partage.
    Après, il y a d’autres façons de jouer la partition, comme Longo Maï par exemple, plus communautaire encore.
    Il y a Auroville aussi, mais je ne sais pas ce que ça devient.

    Faut sortir de cette image de Ravachol ou de Bonnot, les anars, c’est des gens qui en ont plein le cul mais qui ne se résignent pas.

    Répondre
  132. had
    had dit :

    Fais toi aussi un effort, les gens n’en ont rien à péter de l’anarchisme, archaïque.

    Auroville avec sa divine gouroute, la Mémère et son Pépère auroro, ahahahah, t’en loupes pas une. Haare krishna, haare krishna… Power flower and so on.

    Répondre
  133. Etienne FILLOL
    Etienne FILLOL dit :

    Alors voilà… Moi j’ai quitté le PS il y a deux ans. Ah oui, deux ans quand même ?…
    J’ai dit "au revoir" ici : http://www.etiennefillol.fr/blog/20
    … parce que Hollande c’était trop. Parce que le pseudo-cialisme, ça devenait invivable…

    Et comme, tu le dis Agnès, j’essayais malgré tout de me persuader que 2012 ce ne serait pas glorieux, mais qu’au moins on nous épargnerait Brice HortePen™ pendant cinq ans…

    Et puis non. Finalement, même ça ils n’en sont pas capables.

    Le PS est rempli de gens de droite. De droite, au sens ou Bourdieu l’exposait si brillamment. Ils ont beau dire, ils ont beau faire, ils suintent la droite par tous les pores de la peau.

    Ils ont écoeuré tout le monde, au point de faire monter encore et encore la droite gruyk gruyk. Mais ils ne se rendent compte de rien. Tellement obnubilés par le pouvoir qu’ils se persuadent eux-mêmes de mener une politique de gauche.

    Triste mort pour le socialisme…

    Répondre
  134. Luis
    Luis dit :

    Bonsoir Agnès,

    Tu n’aurais pas un texte poétique, comme tu sais si bien nous en offrir…
    … ils sont en train de s’échauffer là.
    Un beau texte plein d’humanité, en dehors de l’actualité… bon je ne te demande cela "autoritairement", hein, de toute façon tu le feras…maintenant,… demain… dans quelques jours… ce sera beau, tiens je pleurerais même de bonheur…

    Bona neit,
    Luis

    Répondre
  135. smolski
    smolski dit :

    L’idée que chacun possède son application de l’anarchie peut être débattue parce que cette idée fonde l’anarchisme en tant que mouvement respectueux des autres, et le rassemblement des idées anarchistes se fait parce qu’il découle des expérimentations de chaque anarchiste et non parce qu’il leur est nécessaire pour exister.

    L’anarchie ne s’applique pas contre autrui mais sur soi.
    A partir de là, on peut dire que tel ou tel application ne "me" convient pas mais pas que cette application ne convient pas, ou est différente de la théorie anarchiste puisqu’il n’y a pas de base théorique.
    🙂

    L’anarchie se pratique dans tous les systèmes car contrairement aux systèmes politiques machin-cratique elle ne dépend que de l’individu qui l’applique dans les conditions et la réalité où il vit et non dans des lendemains qui ronflent grave le tabour, le canon, la mitraille, le couteau et au final le même rêve des assassins déjà en place !

    Enfin, prétendre que subir des taxes indues ou des Lois iniques contredit la position d’un anarchiste c’est inverser la victime du bourreau et n’a pas de sens.
    had post 169
    "Ils ont un comptable, sous soumis à la fiscalité et autres réglementations du travail, sanitaires…" Bah ! LOL

    Répondre
  136. smolski
    smolski dit :

    @had post177
    "Plus c’est gros et con, plus ça passe."
    En gros.. Je trouve aussi mon petit had, et pour la connerie, elle déborde plus largement si tu veux bien le voir…

    @had post 178
    "Rares sont les hommes qui osent accepter de douter."
    Non mais sans blague, il faut encore croire aux élus du ciboulot ?
    Et toi qui en juge ainsi de tous, tu en es ?
    En gros ou "Généralement" ?

    @ Etienne FILLOL post173
    "Ils ont écoeuré tout le monde, au point de faire monter encore et encore la droite"

    Qui est dépositaire des idées de la gauche ?
    Nous.
    Qui se révolte contre les idées de la droite ?
    Nous.
    🙂

    Qu’avons-nous à faire de ces dirigeants pseudo truc ou machin pourvu que nous, nous restions rassemblés en les sachant.
    Ce ne sont pas les idées de la droite qui progressent mais l’orchestration de notre désunion qui tambourine.

    Répondre
  137. had
    had dit :

    Je n’aime pas la droite et encore moins l’extrême, mais la gauche actuelle pleine de ses bons sentiments narcissiques à 2 balles me révulse. Des trous du cul qui promettent le paradis demain avec leurs niaiseries ça mérite un coup de pelle dans la tronche.

    Répondre
  138. had
    had dit :

    Dixit, payer des taxes indues c’est être une victime.

    "L’anarchie ne s’applique pas contre autrui mais sur soi."

    En gros les djihadistes disent pareil, sauf qu’ils font l’inverse. C’est le lot commun des religions, de montrer s’appliquer une discipline de fer et qu’ils font l’inverse. Plus c’est gros et con, plus ça passe.

    Ce brave smolsky en est encore à l’étape areu areu avec le téton dans le bec.

    Répondre
  139. had
    had dit :

    L’homme désire, imagine, rêve, espère ; il aimerait modifier le réel à sa guise, le bouleverser, le simplifier pour vivre dans un monde meilleur. Mais ce monde que l’homme reconstruit est un mirage ; le monde réel n’est point malléable par la pensée ; au contraire, silencieusement il refuse de se plier aux volontés humaines et adresse sans état d’âme une fin de non-recevoir à qui veut le modifier sans se soumettre à lui. Il n’y a qu’un seul moyen de changer le monde, c’est d’accepter les règles du monde ; elles ne sont ni faciles à comprendre ni facile à accepter. La liaison des choses à toutes les choses constitue le résistant tissu de la réalité ; tissu complexe et toujours problématique, car il ne se se comprend qu’au prix de mille efforts répétés, dans un lent mouvement fait de doutes, de tâtonnements, d’hésitations, de rectifications.

    Rares sont les hommes qui osent accepter de douter. Toujours le même problème : on croit savoir et on s’élance en avant, à l’aveugle, et on finit par se cogner à la dure réalité. Pire : l’homme convaincu, absorbé par son idéologie et ses bons sentiments, est tellement animé par la logique de ses idées qu’il n’aperçoit pas la stable résistance du réel. Il ne désespère pas, non ; il continue à batailler vaillamment ; il se sent généreux et croit au pouvoir de l’homme ; il s’enthousiasme, gesticule, discourt – le monde ne bouge point. Comment expliquer cette fascinante persévérance dans l’échec, cette choquante incapacité à vouloir s’adapter au réel, qui rend les hommes semblables aux mouches se cognant inlassablement contre les vitres ? Par la force de l’idéologie.

    Répondre
  140. had
    had dit :

    Pov Smol, tous ensemble, tous ensemble.

    Le réel, il est vrai, est un peu moins enthousiasmant dès lors qu’on le regarde en face, sans mirage, sans les lunettes de l’idéologie ; mais l’homme est alors en prise direct avec le monde, et c’est seulement dans ces conditions qu’il pourra essayer, patiemment et péniblement, de prendre les bonnes décisions pour améliorer sa situation.

    Répondre
  141. smolski
    smolski dit :

    Tes vache là had, de rigolade y faut encore que je change ma couche confiance !
    Tes argumentations répétées, tout sur la forme et rien sur le fond me rappelle cette personne venue féliciter Ray Charles :

    _ Bravo, formidable, mais quel malheur pour vous d’être aveugle !
    _ Et encore… J’aurai pu être noir !

    En fait tes interventions sur les personnes est tout à fait raccord avec le débat politique conduit « généralement », le genre :
    _Taisez-vous, vous n’y comprenez rien !

    Avec des arguments de cette nature, il est difficile de mettre des idées en débat, tu ne penses pas ?
    Mais à quel peur obéissez-vous donc de ne pas savoir en rire de vous-mêmes ?

    Répondre
  142. babelouest
    babelouest dit :

    Nom d’un chien, à éructer ainsi, certains auraient-ils peur de l’anarchie ? Bien sûr c’est effrayant parce que:

    – c’est un perpétuel devenir, et non quelque chose de bien stable, de bien prévisible : effectivement cela peut effrayer un citoyen qui a bien posé et déballé ses valises.

    – c’est une solution presque inconnue, et l’inconnu… brrr… c’est toujours angoissant

    – c’est une remise en cause radicale de TOUS les repères actuel, c’est le grand bain où il faut se jeter et en même temps apprendre à y nager en compagnie de tous les autres.

    – c’est forcément collectif, avec une entraide continuelle et le sens des autres qui peuvent avoir besoin sans oser demander : très formateur !

    Répondre
  143. had
    had dit :

    Ah ouais, on a peur de l’inconnu.

    L’anarchie nous fait peur. Putain de démonstration ! Chapeau.

    Tiens, ça me rappelle mes vacances en Turquie récemment vers Alacati, une minette turque était en train de paniquer sur sa planche à voile, le vent était fort, elle partait au large, et je passais par là avec ma funboard. Sans trop me poser de questions anarchiques, je l’ai aidée à se rassurer et à être ramenée sur la plage.

    Répondre
  144. smolski
    smolski dit :

    L’anarchie nous fait peur.

    C’est de la peur en nous, de ce qu’est l’anarchie pour nous qu’il est question ici had, pas de ce que sont les anarchistes ni des fantasmes qu’ils suscitent.
    « Notre pire ennemi est celui qui est tapi au fond de nous-mêmes. »

    Répondre
  145. smolski
    smolski dit :

    had post 188
    "L’anarchie c’est un peu comme Dieu, défini là et je te dirais si j’y crois."
    Ben justement, avec l’anarchie tu es ton propre dieu et donc… « Connais-toi toi-même ». LOL

    Je propose plutôt de prendre en compte l’anarchie telle que nous la concevons chacun comparativement aux machin-craties telles qu’on nous les impose.
    Oui que l’on nous impose car tu n’as le choix que de t’y soumettre sans légitimité de ta personne.

    Nous ne sommes pas ici dans un débat idéologique entre partis différents mais dans un partage de points de vue individuels différents.
    Et c’est justement ce caractère de partage qui fonde l’anarchie à l’opposée d’idéologies toutes semblables auto-proclamées institutionnelles, contraignant chacun sous le joug de leurs fondements exclusifs aussi opportunistes que ridicules (plaît aux nasmes !).
    En réalité, c’est le fascisme qui fonde toutes ces craties, chacune se définissant sous ce père commun généreux par nature en illusions diverses…

    Nous pouvons prendre l’exemple de cette expulsion de france d’une famille déclarée illégale par un système idéologique qui agit sous ses propres fantasme (fascinations…) par la contrainte des Lois proclamées plutôt que sous la réalité des faits.
    Les arguments débattus à ce propos le prouvent d’eux-mêmes, ainsi par exemple sur un chan irc libre :
    "[jeudi 17 octobre 2013] [16:14:14] <X> tiens y avait longtemps que les branleurs de lycéens avaient pas trouvé une excuse pour sécher"

    Répondre
  146. smolski
    smolski dit :

    had post 178 :
    "Comment expliquer cette fascinante persévérance dans l’échec, cette choquante incapacité à vouloir s’adapter au réel, qui rend les hommes semblables aux mouches se cognant inlassablement contre les vitres ?"
    Chez nous, lorsque nous avons ainsi des insectes pris au piège de l’illusion, nous leur ouvrons la fenêtre et les guidons pour qu’ils se libèrent de leurs propres ailes, sans les leurs rogner. 🙂

    Répondre
  147. smolski
    smolski dit :

    Accepter Gallup c’est déjà accepter…

    Je pense au contraire qu’en ouvrant nos frontières nous agirions pour le mieux de tous.
    Que cela imposerait le partage réel des moyens d’existences qui sont grandioses sur le territoire.
    Les migrants ne visent pas un pays plus qu’un autre mais de france pourront se déplacer dans d’autres contrées qui les absorberont également.

    Il faut cesser avec l’idéologie qui veut qu’un migrant n’est qu’un pillard avide de nos existences.
    Migrer exige beaucoup de volonté, de courage et de pugnacité. Un migrant est un être particulièrement aguerris et puissant. Les accueillir revient à nous forger avec eux un peuple digne contre la volonté de quelques-uns de tous nous rendre esclaves.

    Un tzigane :
    Mais de quoi nous vous privons avec notre passage fugace ?
    Les nuages qui nous guident sont un bien commun et vous restent avec en plus le souvenir de nos jeux, de nos musiques, de nos danses et de notre joie de vivre en partage avec vous !

    Répondre
  148. smolski
    smolski dit :

    Les exclus d’ici ou de là-bas sont un seul et même peuple et c’est en nous unissant que nous parviendrons à modifier le cours social de nos existences d’exclus des richesses en partage.

    had post192
    "Mais de là à lâcher grand les vannes, il y a un pas important."

    Oui, important.
    C’est aussi contraindre l’ennemi tapis en nous et ça, c’est pas donné mais à conquérir chacun pour soi. Normal que nous en ayons la crainte de nous y retrouver détrôné, seul et nu de toutes nos illusions, comme tu l’indiques had post 178.

    D’où l’idée que c’est en accueillant des alliés puissants que nous y parviendront plutôt qu’à nous soumettre à perpette aux gens de peu qui nous gouvernent.
    Cette gouvernance préfère démontrer que c’est nous qui en souffrirons plutôt que d’avouer que ce seront eux les perdant de leur immunité.
    Franchement, le prédateur peut-il indiquer à sa proie le bon chemin pour l’éviter ? 🙂

    Et ton post suivant had n°193 ne fait que le corroborer.

    Répondre
  149. smolski
    smolski dit :

    cabes post195
    "pas de gros besoins mais va le dire à des milliers de personnes…"

    T’inquièt’, les besoins de milliers de personnes sont bien en rémissions eux, mais forcés, ce qui n’est pas une évolution ni une révolution. 😉
    Sinon, merci de tes remarques constructives, on fera suivre…

    Répondre
  150. had
    had dit :

    OK, plus de lois et ouvrons grand les vannes de l’immigration :

    Selon Gallup, si tout le monde pouvait choisir dans quel pays résider, la population française augmenterait d’environ 45 millions (comme celle de la Grande-Bretagne). Il est assez évident que de tels flux seraient totalement impossibles à absorber. Mais c’est toute la perversité du débat sur l’immigration que de supposer qu’il n’y a d’alternative qu’entre la logique actuelle et l’ouverture intégrale des frontières – et que donc, la politique actuelle est la seule possible, même si elle se termine par des cadavres sur les plages siciliennes.

    http://blog.francetvinfo.fr/classe-

    Répondre
  151. smolski
    smolski dit :

    cabes post195
    "Où est la cohésion, la cohérence tant aux propos qu’aux propositions…"

    Ni plus ni moins que les tiennes.

    Je fais ma part, ici et dans la vie courante pour parler de l’unité des peuples spolliés et donc de la nécessité de recourir à une migration des plus vastes afin de mieux partager l’idée de richesses communes.
    L’idée que la propriété qui atteinte au droit à la vie est du brigandage.
    L’idée que chacun de nous est dépositaire des responsabilités qui lui incombe pour sa propre vie et que personne n’a à s’en déclarer détenteur à sa place.

    Ni dieu, ni maître.

    Répondre
  152. smolski
    smolski dit :

    cabes post195
    "Où est la cohésion, la cohérence tant aux propos qu’aux propositions…"

    Ni plus ni moins que les tiennes.

    Je fais ma part, ici et dans la vie courante pour parler de l’unité des peuples spolliés et donc de la nécessité de recourir à une migration des plus vastes afin de mieux partager l’idée de richesses communes.
    L’idée que la propriété qui atteinte au droit à la vie est du brigandage.
    L’idée que chacun de nous est dépositaire des responsabilités qui lui incombe pour sa propre vie et que personne n’a à s’en déclarer détenteur à sa place.

    Ni dieu, ni maître.

    Répondre
  153. smolski
    smolski dit :

    had post197
    "Je ne suis pas sûr que ni moi ni toi soyons si exclus des richesses en partage"
    Effectivement, je n’en parle que pour moi, pardon de la confusion possible. 🙂

    "la puissance du jihad"
    Tu parles de ceux qui vivent du commerce des armes ?
    Alors oui, ils sont d’autant plus puissants que nous le leur permettons depuis un pays parmis les top de ce commerce.

    "S’en fout, il sera déjà 6 pieds sous terre."
    C’est de naissance, une maladie mortelle qui s’appelle la Vie, mais bon, y’a pas de thérapie sinon l’illusionnisme…

    Bonjour chez vous

    Répondre
  154. had
    had dit :

    "Que cela imposerait le partage réel des moyens d’existences qui sont grandioses sur le territoire."

    Parles en, Charles, aux SDF, RMIstes, chômistes…tu vas te voir des coups de tatanes arriver en rafales.

    Je n’ai rien contre l’immigration, de mère immigrée et moi même émigré. Mais de là à lâcher grand les vannes, il y a un pas important.

    Répondre
  155. Clocel
    Clocel dit :

    Smolski,

    On a assurément les moyens de les aider chez eux, certainement pas ceux de les accueillir en Europe, faut pas déconner non plus…

    Cessons de piller, spolier le sud et voyons en nous réformant les moyens de co-évoluer dans le sens du bien commun. L’utopie ou la mort disait Dumont!!!

    Ouvrir les frontières à l’immigration, ce serait faire exploser notre système moribond et faire le jeu des négriers des temps nouveaux.
    Attention, ils veulent re-localiser, mais auparavant, ils veulent installer le tiers monde chez nous!
    Les petits points de croissance allemand qui font tant rêver nos décideurs ont été obtenu au prix du saccage du salaire minimum et au retour à des conditions de travail d’un autre temps…
    Si c’est ce qu’on veut, ne touchons à rien, c’est en cours…

    Répondre
  156. cabes
    cabes dit :

    hola les anars!!!

    l’appel du ventre tu connais? ben j’ai envie de dire que votre embrouamini de politique mélangé à de l’utopie "non concrète", des posture sur le réel et je ne sais quoi, sur l’émigration, j’ai quand même l’impression d"avoir à faire à des petits bourgeois qui veulent réécrire l’histoire de l’humain mais qui jusqu’à présent, bien planqué derrière son clavier rêvent de mettre des coups de pelle dans la gueule des autres,s’imaginent une solidarité sans fondement et regardent les mouches voler;

    Où est la cohésion, la cohérence tant aux propos qu’aux propositions…

    Moi je la regarde la réalité et je lui parle, c’est à dire que je parle aux gens, j’ose et j’apprend, je ne contestualise pas, je me fais une idée de ce que pourrais être une société du bien vivre mais il faut bien reconnaître, l’énorme difficulté car la tâche est immense et ce n’est pas en ergotant sur des pensées idéalistes que l’on va y arriver;

    Mon mot d’ordre actuel (celui que je m’impose) le boycotte dans un premier temps car pas de gros besoins mais va le dire à des milliers de personnes…l’appel du ventre…je te dis…

    Répondre
  157. had
    had dit :

    Clocel

    Faudrait balayer devant sa porte, l’Allemagne a compressé les salaires, et la France a compressé le pouvoir d’achat en laissant l’immobilier monter aux arbres plombant le pouvoir d’achat des ménages. Les 2 méthodes aboutissent au même résultat d’appauvrissement, car la valeur immo française risque bien de décevoir les proprios à crédit, cf l’Espagne, qui se sont parfois mis au régime patates pour ça.

    Smol

    "c’est en nous unissant que nous parviendrons à modifier le cours social de nos existences d’exclus des richesses en partage."

    Je ne suis pas sûr que ni moi ni toi soyons si exclus des richesses en partage, du simple fait d’avoir le net et je suppose un logement et de quoi se nourrir. Un peu moins de pathos, SVP.

    " c’est en accueillant des alliés puissants "

    T’inquiète, la puissance du jihad est décoiffante et il y a tout lieu de la souhaiter nous promettre 1000 vierges au paradis post plasticage.

    La géopolitique selon Smol, c’est après mes promesses le déluge. S’en fout, il sera déjà 6 pieds sous terre. Comme démago, chapeau, fait mieux que nos politicards.

    Répondre
  158. had
    had dit :

    Le pire, c’est que Duflot avec son plafond locatif, bas de plafond, est en train de jeter de l’huile sur le feu de l’immobilier français qui est la plus grosse épine dans le pied de l’économie française, c’est une totale calamité cette pauvre fille qui ne fait qu’appauvrir les français.

    Une vraie tuerie pleine de bonnes intentions qui nous prépare des lendemains qui chantent de travers. Bon courage, je ne suis plus en France, et j’attends de voir le feu d’artifice au balcon.

    Répondre
  159. had
    had dit :

    "Alors oui, ils sont d’autant plus puissants que nous le leur permettons depuis un pays parmis les top de ce commerce."

    En gros, les mecs qui pressent la gâchette sont des demeurés à qui des armes ont été vendues. Çà fait très colonialiste comme appréciation…

    Les demeurés en question ont une intelligence suffisamment développée pour acheter ces armes, se financer et les utiliser assez correctement. C’est quand même dommage que dans ta grande mansuétude narcissique tu en soit amené à les prendre pour des crétins à qui l’on laisserait la position de se permettre jouer à la guéguerre sous notre regard paternaliste à la Smolsky qui croit avoir plein de petits boutons et curseurs ingénieux pour manipuler son monde avec ses petits préceptes anarcho-moralisateurs.

    Le Smol, y dit qu’y faut rien contrôler et pis y dit qu’y faut tout contrôler, les armes, les machins, les bidules.

    WTF !

    Répondre
  160. babelouest
    babelouest dit :

    @ had 202
    "les armes, les machins, les bidules" il faut les contrôler, de très près. Surtout la Finance.
    Ce sont les humains qu’il faut arrêter de contrôler comme s’ils étaient des choses effrayantes.

    Pauvre Europe, à laquelle tout est imposé à l’envers par des personnages soucieux d’eux-mêmes.

    Répondre
  161. smolski
    smolski dit :

    cabes post195
    "Moi je la regarde la réalité et je lui parle"
    La réalité des fluxs migratoires est que nous jetons en france 70% des produits de nourriture finis et gaspillons certainement davantage encore de nos énergies disponibles.

    La réalité vraie est inscrite partout autours de nous et nous ne la voyons pas.
    Nous ne la voyons pas de notre volonté propre et non des manigances extraordinaires des maîtres qui nous gouvernent.

    Passe ton bac d’abord…
    Et tout l’reste qui s’en suit, genre travail famille patrie et tout l’toutim auxquels nous accordons toute notre complaisance afin de ne pas nous concerner d’abord.

    Répondre
  162. smolski
    smolski dit :

    @Clocel post193
    Déjà, pardon, je t’ai nommé had dans le post 193, mais le fond reste bon.
    "On a assurément les moyens de les aider chez eux, certainement pas ceux de les accueillir en Europe

    Ouvrir les frontières à l’immigration, ce serait faire exploser notre système moribond et faire le jeu des négriers des temps nouveaux."

    Mais qui le dit ça sinon ces mêmes négriers qui nous en défendent ?
    Je crois que la volonté de se libérer ne peut pas vraiment surgir des nantis qui se complaisent naturellement des chaînes de leur imagination repue mais en réallité de ceux en souffrance et conscients de l’être par la force des choses.
    Le flux migratoire est de cette source, qui peut le nier ?
    Comment expliquer sinon nos circonvolutions bienveillantes à se retrouver dans le même sens que ceux qui nous dérobent la Vie ?

    Répondre
  163. smolski
    smolski dit :

    70% de la nourriture depuis sa production à sa consommation sont perdus.
    C’est plus compréhensible ainsi ?

    Je le tiens d’un des documentaires que j’ai suivi dernièrement.
    Mais bon, si tu peux voir que les arrière-cours des supermarchés avec leurs poubelles débordantes sont grillagées maintenant, tu peux comprendre que c’est pas pour empêcher les mouches de s’y poser…

    Pour la production, ben j’vis à la campagne et j’vois des trucs assez effarant lors des récoltes.
    La production laitière est elle aussi gaspillée sans retenue pour le peu de valeur qu’on lui attribue à la vente.
    Les œufs, je t’en cause même pas, comme les cadavres extraits journellement des élevages intensifs, poules, porcs et autres…

    Si tu ajoutes le comportement de sur-consommation alimentaire visible dans nos poubelles, même pas qu’on s’étonne des 70% sinon qu’il y en a certainement davantage encore de perdu !

    Enfin, il n’y aurait qu’un seul grain de riz de gaspillé, pour tous les affamés de la Terre il est déjà de trop à lui tout seul.

    Le rapport avec l’immigration est qu’en france, il ne mangeront pas not’ pain mais l’enrichiront parmis nous.
    Le flux migratoire est aussi une source de revenu social par les taxes qu’ils restent contraints de payer.
    Et bien d’autres aspects plus humains comme la compétence et l’entraide, etc…

    Répondre
  164. had
    had dit :

    "La réalité des fluxs migratoires est que nous jetons en france 70% des produits de nourriture finis"

    Quel est le rapport avec la choucroute et d’où vient ce chiffre de 70% ? C’est vraiment du grand n’importe quoi.

    Répondre
  165. smolski
    smolski dit :

    had les chiffres ne sont pas la panacées sans s’interroger sur leurs significations.

    Et je soutiens que si l’immigration paraît si dangereuse "un peu, beaucoup, à la folie", cette affirmation ne repose que sur les assertions de ceux qui ne désirent "pas du tout" voir les peuples déshérités s’unir devant leurs petits commerces de sang, de merde et de mort lucratives.

    No pasaran ! Cela peut s’entendre et surtout se comprendre de partout, non ?

    Répondre
  166. had
    had dit :

    Ah, tu le tiens d’un documentaire qui le tiens d’où ? Ils ont fouillé trois poubelles, ont fait une règle de trois et paf envoyé c’est pesé ma ptite dame.

    Je ne dis pas qu’il ne faut pas d’immigration, je dis que les portes ne peuvent pas être totalement ouvertes, comprendo la nuance ?

    Répondre
  167. smolski
    smolski dit :

    had

    Ce qui est bidon c’est d’attendre des chiffres une véracité d’un fait que l’on constate de ses yeux mêmes.
    Les chiffres, selon qu’on les manipule ne sont pas la réalité mais une transcription avortée du réel.

    Exemple :
    – "Roland a 5 poules + 1 dindon."
    – "Roland, notre voisin veuf et dont les enfants sont mariés, a emménagé un poulailler où il élève des poules pondeuses grises rousses et noires accompagnés d’un dindon offert par un ami qui gambadent librement jusque sous nos fenêtres d’où nous leur lançons nos résidus de cuisines.
    Faut les voir se précipiter drôlement dès que nous les ouvrons !"

    Ben voilà c’est les chiffres sans la réalité et la réalité sans les chiffres.
    Fais ton choix pour bien comprendre la situation, moi je fais les miens.

    Répondre
  168. had
    had dit :

    Un vrai flic le smol à surveiller tout son monde, va les dénoncer à la police et qu’on en parle plus. C’est bien la première fois qu’un dindon peut manger de la farce.

    Répondre
  169. babelouest
    babelouest dit :

    @ Luis 214
    La situation actuelle dans tous les pays dits "démocratiques" (en gros "les Occidentaux") est telle, qu’il est urgent de réfléchir à une autre solution : celle-ci laisse largement les coudées franches aux "esclavagistes" de toutes sortes, et à tous les niveaux (y compris à celui des familles).

    Répondre
  170. smolski
    smolski dit :

    @had
    Pour un flic, le rapport serait :
    ____________________________________
    Nous avons constaté ce jour qu’un individu X surnommé Rollan dissimul au fond de son jardin. 5 poules comptabilizées ainsi :
    3 rousses 1 grize 1 noire
    Et 1 dindon de couleur gris aussi
    Tous visiblement sans papiers.

    Un complice pas tibulaire (voir photos jointes prouvant qu’ils se connaissent et se contactent de manière codée, en se tapant chacun la tempe de l’index) depuis sa fenêtre surplombant les lieux et qui, lorsqu’elle est ouverte depuis l’intérieur de la maison donne un accès extérieur aus sus-décrites volailles leur fourni ainsi à la dérobée des regards des ingrédients douteux (voir video jointe de la capture de l’action dans son ensemble).

    Le sergent Y estime qu’il s’agit là d’un laboratoire clandestin tapis au fond de la commune Z, complotant à propager la grippe à vière dans le périmètre.
    Attendons vos instructions pour donner suite aux GIGN.

    Le 22 octobre 2013 à 18h 17 non 18… bon 20 ci devant.
    ____________________________________
    Ne me remercie pas, la délation, c’est un don ! LOL

    Répondre
  171. smolski
    smolski dit :

    "constituer une gouvernance mondiale."
    il me semble que tous les types de gouvernances ne sont plus adaptés aujourd’hui.
    J’imagine que la solution vient de chacun maintenant et non plus du voisin d’abord, ce dernier étant implicite d’une gouvernance alors que le premier ne dépendant que de lui-même, ce qui lui sera plus évident à faire et réussir plutôt qu’à convaincre tout autours de lui sans rien réaliser d’abord.

    Répondre
  172. babelouest
    babelouest dit :

    Je voulais simplement dire, Luis, que c’est dans les pays "démocratiques" que se situe la source de la plupart des contraintes, c’est donc par eux qu’il faudra commencer pour alléger le poids des intérêts : mais bien entendu le monde entier est concerné.

    Répondre
  173. Luis
    Luis dit :

    J’ai pas été au bois, mais je vois que les palabres afin de rendre meilleur ce monde continuent, c’est clair qu’il y a du taf !
    Ce n’est pas une simple histoire, la société libertaire n’est pas facile a installer… tiens… il pleut !

    Répondre
  174. Luis
    Luis dit :

    Mais oui ! babelouest, Je comprend bien que la situation actuelle réclame de nous tous une mobilisation générale, mais à mon humble avis, pas seulement """"dans tous les pays dits "démocratiques" (en gros "les Occidentaux")""" mais sur tout les continents, sur la terre entière !!!!!!!!!!!

    J’espère seulement que nous nous arrivions à nous mettre d’accord pour constituer une gouvernance mondiale… ce n’est pas gagné… mais je reste confiant.

    Répondre
  175. smolski
    smolski dit :

    Ce qui m’épate dans le débat contre l’anarchie et pour les Lois c’est que les marchés mondiaux détournent les Lois à leurs profits au vue de tous et ça marche pour eux du tonnerre alors que les opprimés chacun dans leur coin supportent les Lois, ne serait-ce que par le peu qu’ils ont à leur cacher et s’enfoncent dans la misère.
    On pourrait peut-être s’interroger sur le sens que prend l’action des Lois dès lors ?

    Ainsi, si il faut Police Armée et Politiciens garantissant la légalité pour aboutir aux priligégiés contre les opprimés, on pourrait se faire ces économies pour créer quelque chose de plus abouti, non ?

    Ecouter le prédateur pour indiquer le chemin à la proie n’a aucun sens si elle veut survivre.
    C’est juste que si elle se soumet à un destin de proie et périr que ça fonctionne.
    Est-ce ainsi que les humains vivent ?
    Les fascistes l’affirment. 🙂

    De même pour l’immigration.
    Droit du sol ou non, la Vie des humains est sur Terre et affirmer péremptoirement que ce n’est pas vrai, ou bien dans certains cas et sous certaines conditions, c’est mentir grossièrement sur l’évidence.

    Certains ici prétendent qu’une immigration libre porte atteinte aux privilèges vitaux qui sont les leurs.
    Oui, c’est exactement cela, et alors ?
    Vaut-il mieux préférer pour autant de perpétrer le massacre des peuples par d’autres peuples tout en courant de toute façon à la catastrophe pour tous au train où va cette politique d’exclusion ?
    C’est s’aveugler et pire se taire à soi-même.

    Je dis qu’il faut unir les peuples notamment en abrogeant toutes les Lois afin que plus aucun ne se fassent massacrer, ou bien qu’ils périssent tous.
    Oui ou bien qu’ils périssent tous car de toute façon, c’est exactement ce qui est en train de se passer au train où va le massacre de la planète Terre.
    Ce n’est donc pas la menace illusoire et répétée contre les zôtres qu’il faut actionner aujourd’hui mais la réalité de l’extermination commune qui doit apparaître et seule l’anarchie en tant que hors la loi le fait.
    Quel enfant ne sait pas d’emblée que c’est le hors la loi qui est le redresseur de tort et l’unificateur social alors que le gendarme est le complice par impuissance de l’assassin et de ses privilèges.

    L’été à moitié nu
    Mais tout à fait modeste
    Je devenais indien
    Pourtant déjà certain
    Que mes oncles repus
    M’avaient volé le Far West

    Répondre
  176. had
    had dit :

    Tiens, en l’occurrence, dans l’affaire de l’expulsée, il se trouve que c’est un manque de lois sur le sujet qui pose problème :

    C’est cet arbitraire qui met en rage les avocats en droit des étrangers, qui voudraient des critères légaux clairs qui permettent un vrai contrôle du juge. C’est ainsi et ainsi seulement qu’on assurera une vraie égalité de traitement.

    http://www.maitre-eolas.fr/post/201

    Répondre
  177. smolski
    smolski dit :

    "…sur le sujet"

    Humainement indéfendable cette restriction mais bon, c’est la tienne had.

    Sinon, je te remercie de ce lien qui m’a occupé une paire d’heures afin d’y acquérir tellement d’informations que j’invite tous les visiteurs de ce blog ici à rejoindre celui de là-bas sur la question et à y débattre si ça leur chante.
    Fait’ pas les cons à zapper, restez aussi ici que Agnès me gronderait lourdement ! LOL

    Répondre
  178. smolski
    smolski dit :

    traiter de "sujet" ce qui a rapport à une personne humaine.
    On aurait pu dire "sur l’affaire Leonarda" comme dans le lien par exemple.

    Voilà ce en quoi les Lois aboutissent, comme les math appliquées à la Vie.

    Plus de 1000 morts gazés.
    C’est pourtant pas un chiffre qui a été gazé à mort alors que c’est exactement ce qui apparaît, là !
    On imagine ce que c’est que 1000 morts ?

    En fait, c’est une personne morte gazée et puis une autre et encore une autre…

    On pourrait au moins dire :
    "Des familles entières ont été gazées, pères, mères, enfants de tous âges…"

    Mais non, on n’a pas la place pour ça coco et ça fait pas l’compte en plus !
    Faut qu’ça gaze, c’est tout !

    Tout cela nous forge et nous déconsidère.

    Répondre
  179. cabes
    cabes dit :

    Smolsky
    concernant l’immigration,je te rejoint sur certains points mais tu ne dis pas tout;
    La question est pourquoi et cela depuis toujours des populations émigrent et bien souvent ce sont des pauvres et pourquoi nous fait elle si peur?
    Ma réponse est que premièrement l’on ne peut être ou avoir été un peuple colonialiste et passer un coup d’éponge sur nos exactions, avoir imposé notre soit disante civilisation en gros d’avoir mis le merdier culturellement, économiquement et s’affranchir des contraintes;
    Deuxièmement je rappelle que la spécificité de notre république, qui dans sa définition est universaliste et que par conséquent par son histoire et notamment des droits de l’homme ( écrit dans ce pays) se fait un devoir de recevoir des réfugiés pour la plupart politique si un tant soit peu que la migration économique serai politique;
    Troisièmement l’on parle de ne pas ouvrir les frontières aux humains mais par contre les marchandises y circulent librement, ces marchandises qui créent le dumping social, ces marchandises qui circulent vers les pays du "sud" subventionnées par l’Europe et qui détruisent l’agriculture vivrière de ces dits pays, en gros un poulet d’Europe du fait de son bas prix, du fait de la mondialisation ne subissant plus aucune taxes ne permet plus aux paysans, par exemple d’afrique, de produire localement alors que font les gens et ben ils émigrent et c’est pour eux un crève cœur, un déchirement et je voudais dire à Môssieur Had qui flippe sa mère que ce n’est pas terminé et que au lieu de stigmatiser et de choisir la solution de facilité c’est à dire de s’attaquer aux plus faibles et aux plus démunis, de réfléchir à la manière de court-circuiter les plus puissants mais bien évidemment ça, l’on préfèrent se dire que c’est impossible…

    Proposition: Fermeture des frontières européenne aux marchandises délocalisées avec taxes sur ces produits, définition dites "protectionnisme solidaire"
    2: réorganisation de l’agriculture en France avec sortie de la "pac" fermeture des coopérative gangrénée par la finance, fermeture des fermes industrielles, redécoupage des terres agricoles avec replantation de haies et limitation d’accès aux gros propriétaires, priorité aux circuit court de production et de distribution, boycottage de tout agent chimique dans la production, changer les modes de consommation( pas de fraises en hiver par exemple)
    Cette liste peut être complétée ou modifiée à votre guise…

    Répondre
  180. had
    had dit :

    Oui bon, tu traites tout en vrac façon carpet bombing, ce qui est la meilleure façon de ne rien traiter.

    Et pis pas la peine de me donner du Môssieur.

    L’exploitation des uns par les autres ne relève pas du monopole de l’Europe. Les musulmans, les grecs avant JC…ont largement pratiqué l’esclavage, tout comme nombre de tribus africaines qui revendaient leurs prisonniers de guerre pour le commerce triangulaire.

    Quand au protectionnisme, tu le fais comment, quoi et comment tu taxes les importations, avec quels petits boutons et leviers bariolés tu évites de tirer des balles dans le pied des producteurs français tout en évitant le lobbyisme de quelques potes du gouvernement ? Tu dis vague…

    Répondre
  181. smolski
    smolski dit :

    had
    "Pour être plus clair, qu’est ce que tu connais…"
    Que ce que tu suggères de mes méconnaissances ne se fondent que sur toi et n’importe donc qu’à toi et je ne veux ni ne peux t’apporter une réponse qui n’aurait de toute façon aucun sens pour toi ni personne. Désolé. 🙂

    Nous devons vivre en abattant les Lois, toutes les Lois, et de partout.
    Que les demi-mesures sont faites par des gens qui n’ont en tête que des comptes à endormir.

    Qu’est-ce vivre en abattant toutes les Lois ?
    C’est déjà de n’en défendre aucune !

    C’est de faire ce que propose cabes : de se mettre soi-même en conformité avec ses idées. Pour cabes (entre autres choses…) la consommation de nécessité (ce à quoi j’adhère par ailleurs).
    C’est de mettre en partage ce que d’autres proposent encore…
    Par exemple Clocel post193 :
    "On a assurément les moyens de les aider chez eux, certainement pas ceux de les accueillir en Europe, faut pas déconner non plus…"
    Qui, à mon avis, se trouve en contradiction avec les intentions du projet qu’il défend.
    En effet, la migration libre de tous les peuples de tous les temps a toujours été une richesse par le partage du Savoir et l’adoption de ces familles une source de revenus pour les communautés qui les accueillent et non pour celles qui les gardent misérablement à distance.

    cabes et Clocel permettent ici de mettre en chacun un débat sans tort ni travers pour personne.
    Ce qui importe ce n’est pas notre combat, c’est d’engendrer le combat auprès de plus en plus de personnes selon ce que chacune en décide pour et par elle-même sans rien en jeter.
    Voilà il me semble où est la lutte et surtout la lutte via Internet par le partage du Savoir, ce qui est la nature même de cet outil puissant.

    Répondre
  182. had
    had dit :

    Pour être plus clair, qu’est ce que tu connais, dans tous les produits que tu consommes, de la part faite en France de celle faite ailleurs ? Rien de rien, et personne ne le sait car de plus ça change en permanence, au moins d’un mois à l’autre pour certains produits.

    Répondre
  183. had
    had dit :

    smol

    Malgré tes jérémiades, on arrive vers les bientôt 9 milliards d’humains sur la planète et le taux de pauvreté absolue a diminué au delà des objectifs prévus. Le degré de violence planétaire a aussi régressé. Ça doit bien te faire chier. Alors si il reste des conflits et des problèmes, la situation s’est plutôt améliorée pour un paquet de gus.

    Certains continuent de déguster, mais on en parle plus qu’autrefois quand ça merdait tout autant et plus, mais sans en parler.

    Tu crois quoi ? Le smol ? Comment ca se passait quand des enfants malgaches étaient expédiés en Creuse pour le repeuplement sans autre forme de procès et de médias, les viets, la corée, les exterminations en afrique post coloniale. Ah ouais, c’était d’antan quand les vaches broutaient sans compléments alimentaires et que la vie était si rose dans tes rêvasseries éthérées.

    Sauf que les pays émergents et leurs émigrés s’en branlent de tes bluettes de divagueur à la sauce armoricaine ou béarnaise.

    Répondre
  184. had
    had dit :

    "Que ce que tu suggères de mes méconnaissances ne se fondent que sur toi et n’importe donc qu’à toi et je ne veux ni ne peux t’apporter une réponse qui n’aurait de toute façon aucun sens pour toi ni personne."

    C’est parfait, un pur solipsiste niant totalement les faits de la contingence extérieure matérialiste dans une forme de paranoïa contrôlant tout.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Solips

    Smol, tu t’en branle, un égocentriste de la pure espèce faisant le lit de tous les nationalismes les plus abjects sous prétexte d’une générosité infinie proclamée qui se retourne comme une chaussette dans un protectionnisme sans fondement.

    Répondre
  185. babelouest
    babelouest dit :

    "quand on s’adresse à un gouffre on n’entend jamais que le son de sa propre voix."
    (232) c’est de had qu’il s’agit, bien sûr ?

    Le protectionnisme bien pensé est très utile, mais bien sûr il y en a que çà gêne. Ne laisser passer que les humains, s’interroger sur l’opportunité des flux de certaines marchandises et des lignes financières, c’est déjà aller dans le bon sens. C’est aussi aller dans le sens inverse des règles européennes, imposées depuis le haut.

    Quand de pareilles règles sont imposées, on s’en sépare, ou on met à la porte celui qui les a écrites. Et éventuellement celui qui les a importées.

    Répondre
  186. smolski
    smolski dit :

    "quand on s’adresse à un gouffre on n’entend jamais que le son de sa propre voix."

    L’avantage de s’adresser à un gouffre c’est d’en utiliser l’écho afin de partager davantage d’nformations avec davantage de personnes.
    A la manière des bergers tyroliens dans les alpages…
    C’est en ce sens had que je ne pouvais te répondre autrement post229 depuis ton post précédent puisque tu y mêles les questions et les réponses, comme souvent…

    babelouest post233
    "Le protectionnisme bien pensé est très utile"

    Ce protectionnisme là est fatalement bien pensé seulement d’un côté et subi complètement par l’autre sans partage.

    Répondre
  187. smolski
    smolski dit :

    Pour imager le post234 précédent en réponse sur le protectionnisme, voici une p’tite histoires à la Jojo :
    3 ados m’abordent et me demandent si j’ai pas 1 euro (comme d’hab…).

    _ Oui, qu’est-ce que vous voulez en faire ?
    _ C’est pour nous ach’ter un croissant.
    _ Ah, mais vous z’êtes trois !
    _ Oui, en fait y nous faudrait 3 euros.
    _ Les voici.

    Pas besoin de protectionnisme méticuleux, un partage suffit amplement afin de nous enrichir tous et justement.

    Répondre
  188. babelouest
    babelouest dit :

    Bien vu Smolski : mais à un moment il faut casser un mécanisme, quitte à aller aider les Bengalis, par exemple, à virer les capitalistes qui les pressurent, et à œuvrer à leur propre vie. Toujours, justement, penser global. Voir les habitants de la région du Kivu (magnifique, paraît-il) pour qu’ils ne soient plus exploités pour "nos" téléphones portables, et au contraire puissent manger à leur faim.

    Le protectionnisme serait juste là pour casser "le marché", celui dont ne bénéficient que de gras actionnaires.

    Répondre
  189. smolski
    smolski dit :

    @babelouest post236 (que je laisse se débrouiller par ailleurs avec les propos de had post237 qu’il m’a adressé par erreur…
    😉
    Le protectionnisme, tous les protectionnismes se déclarent "par fonction" pour aider des personnes outragées selon ce dont ils disposent pour elles, sauf qu’ainsi ces personnes ne sont pas entendues spécifiquement et différemment de ce dont les protectionnistes leurs imposent nécessairement, toujours par leur fonction déclarée, fonction qui n’est pas le partage, loin s’en faut !

    Répondre
  190. had
    had dit :

    smol

    Tu devrais en causer un bout aux employés bretons qui sont licenciés du fait des salaires à 3 euros en Allemagne pour des polonais, hongrois ou roumains.

    C’est le principe NAIRU.

    Ton protectionnisme bien pensé a encore des failles…

    En bloquant les marchandises aux frontières et ouvrant complètement les frontières aux personnes, à ton avis, que se passe t il ?

    Répondre
  191. Clocel
    Clocel dit :

    Ce vieux Smolk!!!
    En mettant tous mes neurones sur le coup, je capte à peine 15% de ton discours!!! :o)
    Maiiiis, je baisse pas les bras, je ne désespère pas de finir par comprendre la pensée smolkienne!!!
    Juste y aller molo, pas à l’abri d’un claquage de synapse!!! :o)

    Répondre
  192. smolski
    smolski dit :

    Bien.
    Agir par protectionnisme c’est agir avec des solutions qui sont propres au protectionniste, ses moyens, ses ambitions, sa culture… bref avec tout ce qui fonde son pouvoir sur le protégé mais qui ne sont pas celles envisagées par ceux à qui elles sont assignées ni au début, ni pendant, ni surtout ce à quoi elles aboutissent.

    Les exemples historiques de ce comportement protecteur (abusif par essence) ne manquent pas.
    La scolarité ou la médicalisation par exemple…

    Répondre
  193. had
    had dit :

    "je capte à peine 15% de ton discours!!!"

    Vantard, smol lui même n’en percute que 5%, le restant demeure un mystère et un défi lancé à la science pour les prochains millénaires.

    Répondre
  194. babelouest
    babelouest dit :

    Le protectionnisme doit bien entendu comporter une étude de la production-construction des choses. Il est là pour obliger ceux qui exportent vers le pays, de traiter leurs travailleurs de façon similaire à ceux du cru. Nivellement, mais vers le haut, pas vers le bas. C’est ce que la législation européenne a toujours refusé de faire (directive Bolkenstein et suivantes).

    Répondre
  195. smolski
    smolski dit :

    "Le protectionnisme doit bien entendu comporter une étude de la production-construction des choses."
    De la part de lui-même, selon sa compréhension culturelle et le Savoir des moyens qu’il manipule. 😛
    Que savons-nous des moyens dont disposent chaque peuple sur les mêmes bases mais pour et par eux-mêmes ?

    Répondre
  196. had
    had dit :

    J’ai compris, le protectionnisme c’est protéger la protection puisque la relation 0+0=totologie selon une homotétie cumulative, CQFD. J’ai bon ?

    Répondre
  197. cabes
    cabes dit :

    had, je suis engagé dans une lutte, elle est politique et je pense qu’il y a des solutions, la pensée binaire ça me saoûle, je dis qu’il y a moyen mais pour cela faut s’engager,suffit pas de dire "ben tu fais comment" il s’agit de bien comprendre que c’est de volonté politique car comme nous sommes la deuxième puissance d’Europe, n’en déplaise aux déclinistes, cette volonté de protection aux frontières mais aussi bien autres choses peut s’imposer…
    Je rejoint babelouest concernant la casse de la finance, des produit l’on sait en faire et l’on a pas attendu les allemands pour faire des produits de qualité mais sous pretexte de compétitivité l’on va exploiter de la main d’œuvre à bas coût dans les conditions que l’on connaît et pourquoi? ben justement, mettons des règles aux frontières pour ces produits, faisons une charte et vous verrez que un pays comme l’allemagne se retrouvera tout nu car il est le champion de la délocalisation;
    L’industrie allemande est tributaire de ces salaires à 3 euros et d’ailleurs toute l’économie européenne, les plus gros échanges se font en europe pas vers le monde entier mais en europe, paradoxe n’est ce pas? car nous consommons du produit en réalité fabriquer à l’autre bout du monde, grossissant les plus values des grosses entreprises non taxées à leurs juste valeurs et ne redistribuant que les miettes…
    Le protectionnisme c’est relancer l’activité locale, c’est s’affranchir des lobbyings financiers, c’est penser localement et non mondialement, c’est produire en fonction de la demande et non en offrant tout et n’importe quoi à bas coût, c’est produire en coopération et non pas en compétition, c’est produire écologiquement viable en respectant notre environnement…
    Dans l’état actuel, le capitalisme moribond continue sa course dans le mur, cela ne fonctionne pas n’apporte rien en terme de bien vivre; il faut,il est indispensable de commencer à penser les choses autrement car au moment où fatalement ce système se cassera la gueule, il faudra être là non pas pour ramasser les morçeaux mais pour engager la bifurcation vers une activité viable

    Répondre
  198. John
    John dit :

    « Par exemple que savons-nous chacun de l’autre sur les mêmes bases pour intervenir sciemment dans nos vies respectives ? »

    Et réciproquement ? Si je peux me permettre. 😉

    Répondre
  199. had
    had dit :

    cabes

    Penser autrement, sans doute, mais penser autrement de travers ça va pas le faire. Faudrait déjà comprendre comment le moteur fonctionne avant de vouloir le modifier, sinon c’est serrage de moteur garanti.

    L’emploi industriel rétrécit parce que on automatise les tâches manuelles, y compris en Chine. La balance commerciale ne dit pas tout, car ne prend en compte les capitaux qui rentrent en France sous forme de dividendes des sociétés de service françaises. Les emplois et l’économie se dématérialisent, la comptabilité nationale est tronquée car ne sait comptabiliser que des entrées ou sorties de biens matériels, tout ce qui relève des services importés et exportés sont très mal mesurés actuellement par les services de l’état. Avec des mauvais thermomètres on navigue à tâtons.

    Répondre
  200. had
    had dit :

    Améliorer la situation relève du cas par cas, un travail d’orfèvre, et pas de gueuler PROTECTIONNISME ou LIBÉRALISME avec TOUS ENSEMBLE dans les deux cas. Ca on s’en fout.

    Les ismes et lettres capitales ne sont d’aucune utilité à part s’enivrer collectivement pour préparer la gueule de bois qui sera le seul résultat de ces poussées d’hormones.

    Répondre
  201. had
    had dit :

    Sinon. l’industrie je connais, j’y bosse sur la RD et les brevets, et je peux confirmer que la main d’œuvre y chute du fait des ordis qui m’ont bien aidé dans mon job qui n’est pas industriel au sens de main d’oeuvre de base. Ces ordis et le net ont multiplié par 10 environ mon amplitude d’impact économique, mon salaire a été multiplié 6.

    En gros, pour expliquer, je vois un concurrent, je le mets en ligne de mire et ses brevets, et je le snippe avec trois phrases, un coup de sabre, tout à fait légalement par ailleurs. De même, j’ai pointé au laser de l’information mes anciens employeurs en France, et je les ai écharpés un peu grave tout à fait légalement avec peu de mots dans l’ordre nécessaire, bien fait pour eux, c’étaient des abrutis.

    Ils en mordent encore leurs doigts, vu combien ils ont grillé de tunes pour n’avoir pas abdiqué dès le début de la négo, mais ils ont plié au bras de fer et ont fermé leur bec. Je leur en ai mis plein la bouille, et je continue.

    Répondre
  202. smolski
    smolski dit :

    had post252
    "Faudrait déjà comprendre comment le moteur fonctionne avant de vouloir le modifier"
    C’est pas ça qui est en question mais : garde-t’on ce moteur inique ?
    Donc, la façon dont il fonctionne n’importe pas.

    Un moteur de système social qui produit un système de partage ne peut rien avoir de commun avec celui qui produit un système d’échange.
    Rien entre les deux n’est compatible.

    Désolé de déclarer obsolètes aujourd’hui des pans entiers de certitudes accumulés hier et de présenter l’effrayante page blanche qu’il nous revient de remplir dorénavant.

    Répondre
  203. babelouest
    babelouest dit :

    Peut-être, pour certains, le concept de page blanche est-il rédhibitoire ?

    "Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie" disait Pascal

    Il faut aller au-delà. Le plus délicat est sans doute de justement tirer une nouvelle page blanche.

    Répondre
  204. smolski
    smolski dit :

    Nul part comme sur le net et notamment par ce blog il n’y a la possibilité d’exposer sincèrement ses convictions et, je l’espère pour tous les intervenants, leurs mises en application dans la Vie réelle sans se poser en donneur de leçon comme dans un article de publication professionnelle.

    Bien sûr ces convictions sont redondantes et on n’est pas forcément formé à l’écriture (et ça ne s’arrange pas toujours même…), de plus ce ne sont que des mots qui apparaissent sur un écran.
    Toutefois, pour ceux qui n’ont pas de dédain à afficher, ils peuvent être transcrits et permettre ainsi à chacun de mesurer ce qu’il fait lui-même de ses propres convictions dans la vraie Vie itou, contrairement au consensus minimum nécessaire à un journaliste professionnel qui en dépend devant son/ses/sa employeurs/ventes/réputation…

    Bonjour chez vous.

    Répondre
  205. had
    had dit :

    Plutôt que de faire une fixette sur le protectionnisme ou une société idéale, il serait plus utile de régler certains problèmes comme celui de l’immobilier français qui est un vrai boulet pour son économie et le budget des français. Mais le gouvernement n’y comprend pas grand chose :

    Il est intéressant de constater qu’en mettant bout à bout les différentes notes du conseil d’analyse économique sur le logement, c’est toute une politique clairement orientée vers les objectifs affichés du gouvernement qui est proposée. Faire des économies budgétaires, faciliter l’accès au logement, en particulier pour les plus modestes, taxer la rente plutôt que le capital productif. Le conseil d’analyse économique est là dans son rôle : présenter, sur la base d’objectifs prédéfinis, ce que l’analyse et les connaissances économiques préconisent.

    Les réactions épidermiques que cela suscite doivent rappeler une chose : l’objet de la politique n’est pas tant la vérité que le pouvoir. Et il est très difficile de faire admettre la vérité à des politiques dont le pouvoir dépend de ce que celle-ci n’existe pas.

    http://blog.francetvinfo.fr/classe-

    Répondre
  206. Luis
    Luis dit :

    "Parfois, au cœur de la nuit, je me dis que tout cela n’est qu’une vaste fumisterie, que nous sommes tous morts, si nous avons jamais été vivants, et que c’est exactement ça l’enfer : un endroit de merde où tout marche sur la tête."

    en fait, Agnès, je reste sur ta réflexion du début, mais ça va aller,

    Amistats,

    Répondre
  207. cabes
    cabes dit :

    holà qué tal,
    Comme disait Brel "désespérer mais avec élégance"

    Alors, déjà pour notre ami smolsky, je dois dire que malgré ses circonvolutions rhétoriques, il rejoint en partie ce que peut être une vision globale de l’humain d’abord, cette notion de partage qui à mon avis devrait être au centre de nos préoccupations, qui nous ferait retrouver cette solidarité qui nous manquent cruellement…
    Pour tout dire,je suis tout de même aller à la pêche aux infos concernant l’anarchisme dans sa globalité et bon j’en retire du positif au vu de ce qu’a pu écrire Lucy Parsons à son époque qui est malheureusement criant d’actualité si vous voulez lire ou relire sa lettre aux plus démunis vous pouvez vous rendre sur rezo.net en date du 20 octobre ou infokiosque.net (suis pas un adepte du copié-collé) bon tout ça c’est le cas désespéré…

    Bon had tu dois surement supporter quelques noms en "isme" si je te lis bien, j’ai quelques exemples qui pourraient te correspondre: immobilisme,attentisme,individualisme,nombrilisme,suivisme,egocentrisme, ok, ok j’arrête là…
    Au contraire j’aimerais plutôt te dire: altruisme,communisme,socialisme(le vrai) ecososialisme(le nouveau)utopisme,réalisme…

    Qui pense de travers? celui qui s’imagine que l’industrie se limite à des ordis? ou celui qui dit que des équipements basiques comme des rouleaux de papier cul et bien d’autres ne seraient pas fabriqués? allons, allons ne nous enferme pas dans ton prisme négationiste de la réalité (merde smolsky a déteint sur moi) putain! had tu m’amuses, je m’attend à une voléé de bois vert mais venant d’un gars qui dézingue des dépots de brevet et qui a l’air de s’en amuser…bref…

    Babelouest, la page blanche… oui bien sûr l’image est bonne car après un système mis en place par le capitalisme depuis trente ans l’on en voit le desastre de tout point de vue, entre temps il y a eu des millions de mort mais bon…
    Oui il nous faut remplir cette page car comprend le bien nous sommes à un tournant de l’histoire et cette fois ci ne nous laissons pas endormir par des carriéristes politiciens,prenons le pouvoir, ne nous laissons pas manipuler, la tâche est grande et la prise de conscience est un immense chantier de décérébration de la population car moi je crois en l’humain dans sa capacité à aimer, à vivre aves ses contemporains dans le respect et la dignité…
    Nous l’avons fait à une époque (1789) renverser la monarchie, nous pouvons recommencer…
    vive la révolution, vive la fraternité

    Répondre
  208. smolski
    smolski dit :

    "malgré ses circonvolutions rhétoriques, il rejoint en partie ce que peut être une vision globale de l’humain d’abord"
    🙂
    J’vas t’dire cabes…
    Sur le site de Me Eolas que nous a communiqué had, une des interventions disait :
    « Il ne faut pas confondre le droit et le sentiment. »
    Eh bien non, la raison gardée sans le sentiment n’est pas raisonnable.

    Voilà pourquoi ici je cherche davantage à exprimer de l’inexprimable en souhaitant que chacun y ajoute sa propre part du raisonnable.
    Au final, comprend qui veut.

    Répondre
  209. babelouest
    babelouest dit :

    Le capitalisme et la compète sont inséparables : c’est bien pourquoi il faut éliminer les deux.

    Quant aux morts du capitalisme… Additionnons les morts consécutifs aux guerres initiées, directement ou non, par celui-ci ; les morts de faim (si nombreux en Afrique en particulier) ; les morts par suicide de personnes que £€ $¥$T€M€ a fait exploser en vol. Le total est impressionnant, mais bien sûr les médias ne font pas une fixette dessus.

    Que des cultures différentes perdurent, pourquoi pas : c’est une richesse. En revanche les frontières n’ont été créées que pour servir les intérêts de la classe dirigeante. L’humain est universel, en même temps il n’y a pas deux humains identiques.

    Répondre
  210. saxo
    saxo dit :

    cabes…
    C’est pas le capitalisme qui a fait des millions de morts.

    Sans le défendre, je lui reconnais le mérite d’avoir fait prospérer l’humain à l’échelle de la planète.
    Jamais sous les régimes politiques antérieurs, l’être humain n’avait autant envahi la terre et l’espace. Alors, non, l’argument des millions de morts ne tient pas (selon moi). (Je dis pas que le capitalisme n’a tué personne, je dis simplement qu’il n’a pas tué plus que les autres régimes, ou alors, que s’il a tué plus, il a fait naître encore plus).
    Si le capitalisme n’est pas défendable, c’est simplement parce que philosophiquement, il se base non sur l’harmonisation des êtres, mais sur la compétition entre eux.
    Parce que les possédants peuvent posséder plus et que les démunis n’ont rien à faire fructifier, ce qui fait croître les inégalités de manière exponentielle et nourrit l’exploitation des uns par les autres plutôt que de mettre chacun au même niveau. Parce que l’individu y est considéré pour son avoir et non pour son être.
    Quoi qu’en dise had et ses "appels au réalisme", je préfère le discours d’un Smolsky qui rappelle à quel point notre monde est déséquilibré. Ceci dit, j’apprécie le discours mais c’est tout.
    Je ne crois pas un instant qu’on puisse installer un système anar dans notre monde, ou anéantir les frontières du jour au lendemain. C’est faire fi d’un psychologie collective (que certains appellent culture) qui n’évolue que sur des périodes de temps très longues, et ce de façon différentes aux quatre coins du monde. Vouloir considérer tout ça comme réductible à un humain universel sur la planète, susceptible de s’entendre, de comprendre n’importe quel autre, est aussi irréaliste que criminel.
    Ce sont précisément nos différences qui font de nous ce que nous sommes. La multiplicité des langues, par exemple, même si elle représente un frein énorme à la communication (et donc à l’acceptation des uns par les autres) est fondamentale à la richesse de l’humanité. Jamais une seule langue ne pourra traduire l’ensemble des richesses que toutes les langues véhiculent…

    Bref, de je lis comme un décalage dans les échanges qui précèdent.
    Certain parlant philosophiquement du monde et de l’être humain, contre un pragmatisme économico-politique ne tenant précisément pas compte du fond philosophique de ses interlocuteurs.
    had, tu aimes les défis, tu aimes la compète. Tu aimes les joutes (au point d’être insultant parfois, ce qui me gène beaucoup dans ton discours). Tout le monde n’est pas comme toi. Certains sont très productifs, dès lors qu’on les sort de la compétition. C’est précisément ce monde de compète qui les détruit.
    Faut-il ne pas tenir compte d’eux (de nous qui sommes certainement plus nombreux, d’ailleurs que les compétiteurs) et laisser les écraseurs prendre le pouvoir? C’est précisément comme ça que le monde marche aujourd’hui.
    Moi je pense que ce n’est pas parce que l’esclavagisme actuel fonctionne bien d’un point de vue quantitatif (et encore, on parle de production de marchandises et de naissances), que de ne pas le suivre à l’échelle d’un pays est extrêmement périlleux pour une grande partie de ses citoyens, qu’il faut défendre l’esclavagisme …

    Allez, un petit mot hors sujet pour vous dire que je suis un jeune papa de 43 ans depuis mercredi! comme c’est pas tous les jours…

    Répondre
  211. smolski
    smolski dit :

    saxo post264

    Tu parles d’avancées de l’humanité pour sa survie générale.
    C’est évident au résultat, mais quid de la situation si nous avions poursuivi ce qui est né des Lumières, l’Humain dans son unité et la République pour les peuples, tout ce qui fondait l’esprit de la Révolution ?
    Et pourquoi attribuer toutes ces conquêtes de survie au seul capitalisme alors que tout autre régime aurait certainement conclu à des résultats similaires ?
    La Science ne connait pas de repos.

    "Vouloir considérer tout ça [avec l’anarchie] comme réductible à un humain universel sur la planète, susceptible de s’entendre, de comprendre n’importe quel autre, est aussi irréaliste que criminel."
    Ah mais tu inverses coco !
    C’est par le fascisme et ses enfants-crates qu’une image universaliste de l’Humain est proclamée et confortée criminellement contre chacun et l’anarchie qui défend depuis la nuit des temps ce qu’est l’être Humain sans en imposer une image commune, ni de fait, ni de culture, ni de culte :
    « je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère. »

    saxo comment perçois-tu donc l’anarchie ?
    C’est selon le système en place, qui règne sans partage sur tous et qui à juste titre se prétend lui-même « le pire des systèmes » ou selon ta réflexion et tes sentiments propres pour en envisager un différent, habité justement de tes incertitudes, accompagné de celles de chacun ?

    "C’est faire fi d’un psychologie collective (que certains appellent culture) qui n’évolue que sur des périodes de temps très longues, et ce de façon différentes aux quatre coins du monde."
    C’est exactement sur cette psycho collective que s’appuie l’anarchie, faire individuellement les petits pas sur le côté nécessaires, chacun disposant de lui-même immédiatement pour un résultat collectif jusqu’aux temps de tous les bébés à venir.
    Par contre, ce sont bien les …crates qui prétendent et justifient au contraire que c’est le résultat immédiat qui prime jusque sur notre destin commun !

    Par exemple had post260 :
    "Plutôt que de faire une fixette sur le protectionnisme ou une société idéale, il serait plus utile de régler certains problèmes comme…"
    Qui s’en cache aujourd’hui ?
    Passe la bienvenue de ma part au bambin. 🙂

    Répondre
  212. smolski
    smolski dit :

    "[de l’anarchisme] Vouloir considérer tout ça comme réductible à un humain universel sur la planète, susceptible de s’entendre, de comprendre n’importe quel autre, est aussi irréaliste que criminel."

    C’est inverser les choses car c’est là ce que font déjà toutes les …craties sous l’égide du fascisme leur parent commun, d’accorder des droits selon un être idéal défini sur les canons d’un formalisme universel dit pragmatique (il vaut mieux être grand, beau et en bonne santé que petit, étrange et malade…) plutôt que sur la singularité des individus qui les subissent.

    N’est-ce pas par cet idéal pragmatique qu’à contrario on pervertit et détruit sans raison tout ce qui ne s’y conforme pas ?
    Bel élan de créativité par le vide ça dis donc !
    Jusqu’où prétendre à le justifier saxo ?
    Jusqu’à ce qu’à ton tour "ils" frappent à ta porte peut-être ?

    Répondre
  213. cabes
    cabes dit :

    @ smolsky
    J’ai la naïveté de croire que l’on peut faire de la politique aussi avec son cœur(de la politique l’on en fait ici) car il est primordial de savoir qu’un être humain est d’une fragilité consternante même s’il joue les gros bras et fait le malin; avec son cœur aussi pour ne pas perdre ses convictions, chose que les politiciens "pro" ne savent pas [avoir des convictions] car élevés à la sauce "énarque" complètement déconnectés de la vie…
    C’est pour cela que je dis "un élu(e), un mandat" si la loi doit être faite, elle sera par le "bas" par le simple fait que l’élu devra rendre des comptes sur ces agissements et que de plus son mandat pourrai tout simplement être annulé par referendum révocatoire ainsi la politique, c’est à dire celle qui nous fait agir tout les jours en serai assaini…

    Merci Babelouest d’avoir répondu pour moi concernant les millions de morts, je pensais à la boucherie 14-18 conséquence du capitalisme forcené de l’époque, 39-45 conséquence du krach de 29, là aussi système capitalisme rentier très proche de ce que l’on vie maintenant, puis ne parlons pas des guerres menées par l’impérialisme américain, ses ingérences intolérable sur tout les continents du monde…gros dégâts…vraiment très gros dégâts…

    @Saxo
    Tout d’abord, bienvenue au petit ou petite bout de choux dans le 21ème siècle en espérant pour lui que son papa et sa maman se battrons pour un monde meilleur…
    Je ne pense pas que tu es tout compris du capitalisme, ne dis pas que certains feraient fructifier (les nantis) tandis que les autres en seraient incapables, c’est tout juste le contraire car ceux qui produisent "la richesse" sont justement la classe laborieuse, heu… là- dedans j’inclus les cadres, style ingénieur, le capitalisme exerce une prédation sur les richesses en s’alliant avec une idéologie néo-libéral dont le but est de détruire les acquis sociaux, pris par la lutte je le rappelle, en identifiant clairement les ennemis(exemple les syndicats) en assénant une pensée unique amenant au désarroi et à la résignation, relayé par leur service de communication (les médias dominants à leur solde); deux exemples flagrants:1er le coût du travail; 2ème si l’on vit plus longtemps, l’on peut travailler plus longtemps…
    Quid de la vie, t’a pas d’enfants, t’a pas de famille, t’est corvéable à merci et en plus condition de travail de merde (de plus en plus) et salaire de merde…
    Les fauxcialistes ont voté une loi qui s’appelle l’ANI (accord national interprofessionnel) c’est à dire que la hiérarchie des normes a été annulé, pour traduire, ce n’est plus le code du travail qui est la référence mais un accord entre deux parties en l’occurrence le salarié et le patron, je te dis pas qui sera le plus avantagé, tu devinera…
    Pourquoi je te dis ça? pour expliquer que ces batards qui se réclament de gauche sont la courroie de transmission du capitalisme mais le pire, cette loi entérinée n’a été signé que par une minorité de syndicats pour te les citer; cfdt,cftc,cgc coté salariés et medef coté patrons, or que ce soit des deux parties ils ne représentent pas la majorité et pourtant cette loi est validée…
    Dans un commentaire précédent , je parlais de "décérébré" la population car comment une loi aussi importante pour la vie au travail, qui va entrainer encore plus de précarité, de flexibilité comme ils disent sous prétexte de créer des emplois, n’a t-elle pas fait l’objet d’un débat national où toutes les parties y seraient engagées? hé bien l’on a utilisé la "com" en mettent en avant un phénomène sociétal "le mariage pour tous" chose qui à mon avis n’était pas d’extrème urgence mais bon voilà les "gogos" du café du commerce se sont lâchés pendant ce temps là, l’on adopte des lois en catimini…

    Alors tu vois, tout en prenant globalement ce système l’on arrive à voir jusqu’où ses rouages impactent la vie des gens qui pour leurs parts subissent en écoutant le vingt heure et se résignent "ah ben c’est la crise"
    C’est des foutaises! il faut recouper les infos, se renseigner, parler et surtout se solidariser pour virer ces imposteurs…

    Ce we qui je vois pas sur un marché??!!! des gars cfdt, ben je peux dire que la discussion a été houleuse…

    Répondre
  214. smolski
    smolski dit :

    cabe post268
    "J’ai la naïveté de croire que l’on peut faire de la politique aussi avec son cœur"

    Ce que je souligne c’est que les craties sont des leurres posés sur le fascisme qu’ils sous-tendent plus ou moins consciemment.
    Pourquoi en …cratie le parti politique fasciste fn n’est pas immédiatement proscrit juridiquement par les partis politiques successifs qui dirigent la nation devant lui sinon parce ce que l’idéal politique qu’il proclame est fondamental pour eux-mêmes (faites-moi confiance à moi pour faire votre bonheur à vous…) et que le condamner trouverait immédiatement à condamner la justification de leur propre base ?
    Ainsi cette stupide anthem qu’ils nous rabattent :
    « Le fn pose les bonnes question avec les mauvaises réponses. »
    Ben non, le fn et son fascisme n’est bon de nul part et surtout pas du même trou du cul qui lui sert de bouche que celui des politiques qui nous assènent cela sans réfléchir par eux-mêmes.

    Pensez-vous qu’en anarchie cela se passerait de même ?
    Quel serait la base du fasciste pour appuyer son pouvoir là où il n’y en a pas d’autre que celui de chacun sur lui-même ?

    "l’élu devra rendre des comptes sur ces agissements"
    Dans ce cas, autant se passer logiquement d’élu plutôt que de devoir monter des combines pour manipuler des comptes à son encontre !
    Et hop ! Concluerai-je d’un coup agile du talon ! LOL

    Répondre
  215. babelouest
    babelouest dit :

    Je l’ai déjà dit Smolski, l’élu n’a sa justification qu’en tant que porte-parole de ses pairs, quand il s’agit de régler des problèmes concernant une grande quantité de personnes, dans une assemblée des représentants. Mais chacun d’entre eux n’est précisément que le porte-parole, ponctuellement, avec un mandat précis de négociation et de vote (avec une certaine marge de manœuvre bien entendu) : et si nul accord ne se dégage, le représentant revient en rendre compte, afin que l’assemblée locale en re-débatte et lui confie (à lui ou un autre) un nouveau mandat impératif. La démocratie, c’est cela, et pas autre chose. Elle part du bas, pas du haut.

    Et quand il s’agit de questions locales, elles sont réglées localement, par tous. Directement.

    Répondre
  216. smolski
    smolski dit :

    @had
    je ne vise pas autre chose que ce que tu désires toi-même, encore faut-il que tu te l’avoues au moins au quart du poil de cul que tu prétends me distinguer.

    @babelouest
    "chacun d’entre eux n’est précisément que le porte-parole, ponctuellement, avec un mandat précis de négociation et de vote"
    Il me semble que l’agencement d’une société de partage n’a pas besoin de ce type de rapport aujourd’hui que le lien social entre tous est techniquement possible par internet.
    Que ce type de délégation vers un seul ne repose en fait que sur notre conception archaïque des rapports humains, archaïsme fondée sur la société hiérarchisée par un système d’échange pérenne plutôt que par autre chose, autrement…
    Cette conception même du consensus obligatoire est surranée au regard des techniques déjà en place, des concepts globaux qu’elles développent, qui nous modulent déjà que ce soit par l’échange ou par le partage ou les deux mêlés.

    C’est, en résumé, la crainte du changement social suscitée en nous plus que la raison qui nous paralyse dans cette transition.
    Voir les propos précédents de had pour l’entendre en raisonnance… 🙂

    Sources :
    « Le langage du Pouvoir est un piège redoutable. On ne peut pas penser en ses termes et penser contre lui longtemps. On ne peut même pas penser sa propre condition avec son vocabulaire. »
    Martin Scriblerus

    « L’utopie n’est pas l’irréalisable mais l’irréalisée. »
    Théodore Monod.

    Répondre
  217. babelouest
    babelouest dit :

    @ Smolsky
    Si chaque citoyen peut donner directement son avis d’abord, son choix ensuite, sur Internet, bien entendu l’intermédiaire d’un délégué n’a plus raison d’être. Il ne devient nécessaire, que si ce moyen, pour une raison ou pour une autre, est absent.

    Il y aura toujours besoin d’accords, pour certains aménagements publics. Je prends un exemple : si un citoyen propose le creusement et la construction d’une fontaine, l’accord de tous ou presque est nécessaire, après discussion bien entendu. Cet accord sera nécessaire, puisque ce seront ceux qui l’ont donné, qui se grouperont pour réaliser eux-mêmes le projet. Il aura été considéré comme utile à tous.

    Répondre
  218. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    L’un de nos problèmes, et non des moindres, c’est que nos élus sont des bourgeois et qu’ils décident et appliquent une politique de classe. Un peu plus de 50% de la population est composée d’ouvriers et d’employés, ils ne sont même pas 1% à siéger aux assemblées qui se disent représentatives, alors qu’elles sont exclusivement dédiées à la protection des intérêts des possédants. De la même manière, les femmes, c’est un peu plus de 50% de la population et il faut des quotas pour arriver à en avoir quelques unes.

    Résultat : il est bien plus sévèrement puni de cambrioler une maison que de violer une femme.

    Voilà la réalité d’une politique de classe au service de la propriété privée.

    Répondre
  219. smolski
    smolski dit :

    "Il y aura toujours besoin d’accords, pour certains aménagements publics"
    J’y vois beaucoup plus simple sur l’exemple de ta fontaine.
    L’idée d’une fontaine public peut être lancée pour être débattue dans la communauté concernée et ensuite réalisée avec le plein accord de tous.
    Ceux qui sont contre peuvent établir leurs arguments et ceux qui s’en foutent, ben s’en foutent et ne participent pas, à rien, tandis que ceux qui y adhèrent s’y impliquent.

    Il faut voir qu’une situation de Vie en partage est une situation de nomadisme constant et non la sédentarisation forcée des individus.
    Dès lors, beaucoup d’aspects de la vie en communauté sont à percevoir différemment, notamment ceux qui portent aux conflits actuellement par manque de transparence et de solutions alternatives.

    En ce sens, j’ajouterai une réponse commune à la taulière qui prétend "il faut des quotas" pour gérer tout ça.
    Le nomadisme des individus n’a pas d’autres effets que de permettre la répartition des lieux de vie différents entre personnes consentantes, sans oppression particulière.
    Ce qui vaut pour ce qu’il en est des nations, des clans ou des familles toutes à l’égales. (je suis pour la préséance d’accord du plus proche plutôt que du masc toujours préséant sur le fem. Va savoir pourquoi ?).

    Percevoir un monde sans loi avec notre conditionnement actuel demande davantage de prolongation dans la perception de ce qu’il en est réellement du "sans loi" que lorsqu’on y a goûté un tant soit peu concrètement ou lorsqu’on y soit né en plein dedans.
    Bon, ça fait vieux con sur le retour mais je l’assume pour m’exprimer ici "sur ce point uniquement" et non contre de ce qu’il en est de tous vos avis. 😎

    Répondre
  220. Clocel
    Clocel dit :

    L’assemblée représentative, c’est une farce qui a son origine avec la constitution américaine "Nous, le peuple américain etc.", quelle blague…
    Elle même s’inspirait de la constitution anglaise qui donnait des droits aux citoyens en aucun cas le pouvoir de décider quoi que ce soit qui menacerait l’ordre nouveau…
    En gros, les cinquante premières fortunes scellent dans le marbre les privilèges dus à leurs usurpations diverses, leur donnant par delà les générations droits aux ressources essentielles, une nouvelle forme de servage pour ceux sont à la marge…
    La France, "son élite", a comme à son habitude, sucé la roue du modèle anglo-saxon en nous refilant ça comme une spécificité bien française…
    On est en plein chez Hobbes et vous pouvez toujours geindre et gueuler, poser des rustines, vous ne réformerez pas pacifiquement un système pensé tel que à apogée de son rendement, qui se fout pas mal des frontières et qui est en train de se globaliser… Ita est.

    Lire Howard Zinn…

    Répondre
  221. smolski
    smolski dit :

    Clocel post275
    "vous ne réformerez pas pacifiquement un système pensé tel que à apogée de son rendement"
    Le concept de la terre brûlée est une apogée des plus anciennes de la part des humains qui s’y livrent.

    Il ne s’agit pas de réformer le système mais de nous réformer individuellement.

    Il est singulier que sur Terre l’espèce humaine se soit distinguée en élevant ses acquis sur ses innés.
    Aujourd’hui, nos acquis peuvent se trouver davantage encore en progression sur nos innées (sauf pour had, mais bon…).
    C’est sur quoi je présume que nous devons agir, poursuivre à modérer nos innés par nos acquis plutôt que par la modification d’un système toujours soumis aux caractéristiques embryonnaires de son humanité.
    Ce n’est qu’ensuite que s’appliquera la société qui en découlera.

    "vous ne réformerez pas pacifiquement" est égal à utiliser les mêmes méthodes dans le même concept pratique et spirituel que ceux qu’on déclare réformer.
    Alors, qui devra nous réformer non pacifiquement ensuite ?
    Nos bébés ? 🙂

    Pour le moins, préparons-leur plutôt une Terre nouvelle en et par chacun de nous pour les accueillir plutôt qu’un terrain sans eux demain comme il est sans nous aujourd’hui qui serait à conquérir perpétuellement.
    Faisons dès à présent le pas de côté nécessaire en commun.

    Répondre
  222. Clocel
    Clocel dit :

    Smolski,
    Un bon sujet du bac.
    La folie, est-ce: Voir le monde tel qu’il est ou tel devrait-être?
    L’humain dont tu parles n’existe pas, peut-être est-il à construire, j’en doute.
    La terre brûlée ?
    Mais si la guerre existe, c’est qu’elle fascine, la violence fascine, on peut regarder ailleurs, mais la réalité, c’est ça…
    Chaque fois que des choix s’offrent, il suffit que nous ayons des intérêts individuels à court termes pour que nous faisions systématiquement les mauvais…
    En l’insu de notre plein gré, c’est ainsi, que tu le veuilles ou non, c’est pas les exemples qui manquent.
    La question à laquelle tu t’es bien gardé de répondre, bien que posée régulièrement, que mets-tu au-dessus de ta future collectivité fraternelle?
    A quel objectif commun vas-tu faire appel pour avoir sur le long terme une communauté d’intention suffisamment forte et unie pour construire demain?
    Un objectif qui dépasse nos échéances individuelles et l’atomisation de nos êtres.
    « Tout ce qui s’élève converge » disait Theillard de Chardin…
    Alors, vers quoi allons-nous converger ?
    A part une catastrophe imminente, je ne vois rien qui pourrait nous unir.
    Pour finir, je préférerai un despote éclairé à des pseudo démocrates corrompus fourvoyeurs de peuples et amis des reptiles.

    Répondre
  223. smolski
    smolski dit :

    @Clocel
    Je ne sais pas à quoi mes propositions sur le futur vont converger ni si elles convergeront obligatoirement d’ailleurs s’te blague, toutefois je sais vers quoi celles que nous suivons actuellement nous poussent justement parce que ce sont celles suivies depuis toujours et je me refuse à m’y plier en tant qu’individu conscient de l’être à l’aide des acquis individuels qui nous sont proposés sur notre inné commun.

    La seule difficulté à nous engager collectivement et de manière durable vers le changement de point de vue de l’individu au social plutôt que l’inverse est que cela n’a jamais été fait auparant de manière soutenue.
    Et ce qui appuie de le faire maintenant est le développement de notre technologie pour y parvenir.

    Nous revenons en fond à la difficulté d’assumer la page blanche.

    Je souhaite que nos bébés ne nous en voudront pas trop de ne pas être plus nombreux à le faire dès à présent et de leur léguer la patate chaude bouillante en l’état.

    Répondre
  224. smolski
    smolski dit :

    Je vous ferai remarquer que l’ensemble des contradictions que vous soutenez contre mon point de de vue c’est que lorsque je dis "individu" que vous pensez aussitôt à tous "les individus" environnants, effrayés par le vide et le silence qui vous étreint sur vous-mêmes.

    Dixit Clocel post279 :
    "Nos bébés auront d’autres sujets de préoccupations,,, plus,,, terre à terre…"
    Nous pensons sereinement "social" et sommes devenus incapables de penser "individu" sans défaillir.

    Je présume dans notre aliénation par la peur que c’est le rôle protecteur pris par la société qui nous incline à ne plus penser qu’à elle afin qu’elle se perpétue en dépit de chacun de nous.

    Répondre
  225. smolski
    smolski dit :

    On peut s’interroger sur ce qui maintient les systèmes hiérarchiques en place malgré leur ambivalence désastreuse pour tous ceux qui s’y adonnent.
    On voit alors que ce qui rassemble les énergies à perpétuer strictement ces systèmes c’est que chacun y imagine d’abord ce qu’il en est de son de pouvoir propre avant tout.

    Cela donne à penser qu’à la place de "pouvoir" nous mettions "libre" pour qu’une société nouvelle puisse naître au service d’humains libres par eux-mêmes d’abord.

    Libres, par exemple comme dans cette ligne du bushido des samouraïs :
    « Ce n’est pas parce que je suis pacifiste que je ne te tue pas. »
    Comprend qui peut. 😉

    Répondre
  226. Clocel
    Clocel dit :

    "Nous pensons sereinement "social" et sommes devenus incapables de penser "individu" sans défaillir."

    Bravo Smolk, belle inversion des facteurs!

    Voila où ça mène à trop penser social et pas assez au petit ego, pardon individu…
    Quel foutage de gueule…

    Fin octobre, la récolte 2013 est rentrée, il a déjà enfourché Pégase notre bon Smolski! :o)

    Répondre
  227. Clocel
    Clocel dit :

    #282
    Le pays qui offre le plus de possibles au plan des libertés individuelles, l’emploie surtout pour cannibaliser les ressources de la planète et accessoirement acculer à la misère les peuples qui ont le mauvais goût de l’occuper…
    Pas la panacée la liberté, valable seulement lorsque tu es du bon côté du fusil…

    Pauvres samouraïs, trop occupés à fourbir leurs armes obsolètes ils n’ont pas vu venir la canonnière qui allait faire entrer Cipango le concert des nations.

    Répondre
  228. smolski
    smolski dit :

    "Le pays qui offre le plus de possibles au plan des libertés individuelles…"
    Le pays libre dont je parle est celui qui est en nous Clocel.
    « Lorsque le droit à la propriété atteinte au droit universel à la vie, il est du brigandage et doit être considéré comme tel. »

    Cabes
    "A la base, l’être humain vivait dans la précarité"
    C’est justement parce qu’aujourd’hui techniquement ce pourrait ne plus être le cas pour tous qu’on peut envisager de changer le cap de notre société afin d’éviter de tous disparaître si nous poursuivons dans cette voie ancestrale.

    Répondre
  229. cabes
    cabes dit :

    A la base, l’être humain vivait dans la précarité, il vivait de ceuillette et de chasse, situation somme toute précaire car outre le fait que les caprices du temps ne permettait pas de trouver subsistances mais aussi le fait que la chasse était dangereuse et que bien souvent l’on y laissait sa vie.
    Alors quoi! il s’est organisé[le clan] il a créé l’agriculture, l’élevage, est ce que cela n’est pas déjà une forme de société? avec ses hiérarchies, immuablement les paroles des anciens (les sages) étaient écoutés…qu’est-ce qui faisait que l’ensemble du clan avait besoin de se tourner vers une autorité identifiée comme étant le centre de décision?
    Qu’est-ce qui faisait que en permanence ces clans avaient besoin d’innover, d’évoluer au point qu’il [le clan] se regroupait avec d’autres clans pour partager ses connaissances?
    Je ne suis pas philosophe, ni sociologue mais une chose est certaine, cette volonté de vivre dans une nature sans concession,la fragilité de l’humain dans ces conditions extrême a fait la société.
    Alors nier le fait que une hiérarchie devrais être inexistante est déjà un non sens, de plus elle existe par construction innée dans la famille, le père, la mère sont le centre décisionnel de la vie de la famille dans son orientation sociale.

    Répondre
  230. babelouest
    babelouest dit :

    Quand je pense qu’on se retrouve avec Teilhard de Chardin….

    Mais bien entendu, le nomadisme est en fait naturel à l’humain, la sédentarisation liée à la perverse notion de propriété privée a aussi créé il y a fort longtemps le Code d’Hammourabi et ceux qui ont suivi, comme celui qui porte toujours le nom d’un tyran (Napoléon), ou l’énorme Talmud (pas loin de 25 volumes in-folio) : un bon système pour figer la vie dans les rêts de la procédure.

    C’est ainsi que l’humain en oublie de vivre libre, tout simplement et en toute innocence.
    http://www.youtube.com/watch?v=cLTW
    (un texte écrit par quelqu’un qui avait appris le prix de la liberté)

    Répondre
  231. Clocel
    Clocel dit :

    @ Cabes

    "Qu’est-ce qui faisait que en permanence ces clans avaient besoin d’innover, d’évoluer au point qu’il [le clan] se regroupait avec d’autres clans pour partager ses connaissances?"

    Bhéé ça,,, t’as la réponse sous les yeux dans le moindre bled. Si tu veux pécho les plus belles femelles, un Porsche Cayenne, c’est mieux, sinon, à moi les thons, les potes te jettent des cailloux, pas cool quoi ! :o)

    "Alors nier le fait que une hiérarchie devrais être inexistante est déjà un non sens, de plus elle existe par construction innée dans la famille, le père, la mère sont le centre décisionnel de la vie de la famille dans son orientation sociale."

    Pas d’accord. dans la plupart des villages africains et ailleurs aussi, les mômes sont laissés à la garde de tout le village, de même le soin des personnes âgées.

    Je l’ai déjà dit ailleurs, mais je pense les problèmes de nos civilisations, héritière des religions du livre, c’est le patriarcat et tout ce qui en découle…

    Seuls les peuples sans transcendance ont besoin de hiérarchies…

    Répondre
  232. cabes
    cabes dit :

    smolski
    "c’est justement parce qu’aujourd’hui techniquement ce pourrait ne plus être le cas pour tous…"
    ben si justement c’est de plus en plus le cas pour le plus grand nombre et notamment les jeunes qui galèrent, prenant des petits boulots, le cas des femmes est flagrant aussi et d’ailleurs ce sont elles qui subissent le plus cet état de fait vers lequel nous amènent le système libéral

    Répondre
  233. cabes
    cabes dit :

    clocel
    "si tu veux pécho les plus belle femelle, un porsche Cayenne"…
    Il est bien évident que mon propos ne se situais pas à ce niveau.

    "dans les villages africain et ailleurs, les mômes sont gardés par tout le village ainsi que le soin des personnes âgées"
    là encore tel n’est pas le propos, certes qu’une organisation interne décide que les enfants seront gérés par l’ensemble du village n’enlève rien au fait qu’une hiérarchie existe.

    tout à fait d’accord avec le fait d’une société patriarcale, il est urgent à mon avis de se débarrasser de ce type de société, actuellement des petits branleurs porte atteinte à la liberté individuelle ,pour faire le buzz, en faisant pression sur des femmes dans la rue, d’autres,ultra branleur ceux là,c’est à dire des nazillons, appellent au viol…notre société est bien malade.

    Répondre
  234. smolski
    smolski dit :

    @cabes
    "techniquement ce pourrait ne plus être…"
    J’ai bien mis l’accord du verbe (présent du conditionnel) qui va dans le même sens que toi. 🙂

    La famille conçue par le couple plus leurs propres fruits est une hiérarchisation effectivement mais on peut concevoir une famille beaucoup plus équilibrée encore, c’est à dire une communauté où la parentalité cesserait de s’établir au profit de la responsabilité de chacun pour tous.
    Des mamans, des papas, des enfants et tout ça sans parentalité déterminée pour personne.

    C’est ce qu’indique la remarque faite pour les traditions qui perdurent en afrique.
    De même chez les inuits aussi d’ailleurs, mais je sais pas si là elles persistent encore sous la poussée des religions monothéistes dites charitatives (mon cul de cette charité-là ouais !) ? Echange de maris, de femmes et d’enfants y sont/étaient la norme quotidienne avec la polyandrie et la polygamie qui en découlent.

    Répondre
  235. Clocel
    Clocel dit :

    @ Cabes,
    "il est urgent à mon avis de se débarrasser de ce type de société, actuellement des petits branleurs porte atteinte à la liberté individuelle"

    Seulement? Il faut savoir d’où on parle!
    Si j’en crois l’actualité, dans notre espace économique et politique, promis comme le meilleur des mondes, un gamin blond aux yeux bleus s’échange contre le prix d’un plein de gas-oil, merde!
    Ça doit nous mettre le petit bronzé au prix du paquet de Camel…
    Le jour où la chape de plomb va se lever sur le problème des pédophiles en Europe, on va pas aimer!
    Pour le reste, tu peux raisonner au niveau que tu veux, tu n’enlèveras rien à la réalité, nous sommes dans une société de l’avoir et du paraître, et que, si tu es femme, noire, vieille, pauvre et souffreteuse, et bhé t’es dans la merde et personne ne trouvera rien à redire de ta situation.
    Votre indignation sélective me gave!

    Et non, on n’a pas besoin de hiérarchie et les enfants ne se "gèrent" pas, ils s’éduquent au contact des adultes, encore faut-il que les modèles soient présentables.

    Répondre
  236. Batistar
    Batistar dit :

    A première vue ( lecture) c’est très pessimiste le texte, après on le voit réaliste! comme je suis une "française" qui n’est pas de souche, je crois que la personne qui a pris les mots que je pensais exprimer, – c’est ce monsieur André, note numéro 25 ou 24, car "ce système criminnel" – le capitalisme – est plus que jamais le vrai coupable, il incite non pas seulement l’avidité et l’ambition, mais surtout la haine car son amour pour l’argent, synonyme de pouvoir, ne fait que corrompre.

    Répondre
  237. fredleborgne
    fredleborgne dit :

    Tirer sur Flamby et son gouvernement, ce n’est pas se tirer une balle dans le pied ou dans la tête, c’est descendre le trou du cul juché sur nos épaules, respirant l’air pur pendant que nous pataugeons dans la merde.

    Répondre
  238. smolski
    smolski dit :

    fredleborgne post293
    "Tirer sur Flamby et son gouvernement, ce n’est pas se tirer une balle dans le pied ou dans la tête, c’est descendre le trou du cul juché sur nos épaules"
    C’est surtout vider le barillet de la seule pétoire dont nous disposons encore et ne plus tirer là où tout se rassemble, c’est à dire sur la droite et ses accointances.

    L’illusion n’est pas dans les principes du gouvernement élu mais de croire qu’il y a un choix dans la participation électorale ou son refus.
    En fait, les deux conduisent au même, sauf qu’en participant nous prenons une gageüre donnant un sens à notre combat vers l’humanisme de la gauche dont nous ne disposons même pas en s’y refusant.

    Répondre
  239. Djamel Mameri
    Djamel Mameri dit :

    j’ai lu votre contribution,plutôt jeté un coup d’œil;la même maladie ns a touché chez moi en Algérie,et en ce moment précis.qu’attends fait pour subir ce sort?que doit on faire pour sortir de ce guet-apens.

    Répondre

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] la même politique, dans la même direction, mais en y allant plus vite… et probablement en klaxonnant. Ah oui, et sans oublier une grosse tartine de pédagogie au saindoux, parce que c’est évident, […]

  2. […] exactement la même politique, dans la même direction, mais en y allant plus vite… et probablement en klaxonnant. Ah oui, et sans oublier une grosse tartine de pédagogie au saindoux, parce que c’est […]

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *