L’incompréhension

Le diable se cache dans les détails


Pré ado

Il est difficile de décrire l’atmosphère d’une époque, d’exprimer clairement ce qui n’est que de l’ordre du ressenti et de la sidération, aussi. De ma totale incompréhension.
Je suis le dinosaure. Je vais m’éteindre. Et refermer la porte en sortant.

J’ai donc profité d’un aller-retour express au bled en chef pour recharger mon sobre destrier. En fait, après moult calculs, je me suis rendu compte que le carburant étant toujours plus cher dans les bleds paumés comme le mien, mais que d’aller jusqu’au bled plus abordable revenait encore plus cher, même avec une caisse ne consommant que 6 litres aux 100 kilomètres. L’idéal, c’est de remplir le réservoir chaque fois que je me déplace dans une ville assez importante pour que le 95 y soit vendu 10 cents de moins au litre que chez moi. Même si ma jauge annonce encore un réservoir aux trois quarts plein. Ce qui ventile d’ailleurs efficacement mon budget transport.

Bref, me voilà en vue de la station-service réputée la moins chère du bled en chef, selon le dernier calcul d’itinéraire de Carbeo, station qui s’étend devant moi comme une barre de péage le lendemain de la rentrée des classes. Je n’ai que l’embarras du choix entre la douzaine de pistes dont une seule autre est déjà occupée.

Tout à l’heure, à l’hypermarché qui est à l’autre bout de la ville, c’était un peu la même chose lors du passage en caisse ou même sur le parking : il n’y avait tellement personne, que j’aurais pu me garer directement devant le rayon qui m’intéressait. S’il faut, Golfech a pété, là-haut, un peu plus au nord, et les gens ont été évacués. Les caissières sont tellement désœuvrées que j’ai dû demander à celle que je visais si elle était encore en service. Le temps de poser mon truc, trois personnes étaient derrière moi, à jouer des coudes pour poser leurs achats sur le tapis roulant soudain trop petit. Derrière la barre de séparation, mon voisin avec une tête de Papy Brossard a juste posé un bouquet de roses rouges. Du coup, on s’est souri.

J’ai choisi une pompe du bon côté de la voiture, celui du réservoir, tant il m’est pénible habituellement de m’arc-bouter sur le tuyau en gros caoutchouc noir pour réussir à lui faire contourner mon pot de yaourt et à bien vouloir incliner du bec dans le réservoir à colibri, sans que l’enrouleur me bloque à cinq centimètres du but ou, pire encore, ne ravale goulûment l’appendice noirâtre dans ses entrailles, me traînant lamentablement à sa suite. Je n’aime pas tellement me battre contre les choses. Ni contre les gens, d’ailleurs.
Je prends le temps de noter le kilométrage sur mon téléphone, mais je n’ai même pas celui de sortir de ma voiture qu’un break dont je me contrefous d’identifier le modèle ou la marque vient se coller à mon parechoc.

Là, je ne comprends juste pas.
Plus de la moitié des bornes de distribution sont encore totalement libres, désertes, accueillantes, il suffit d’y aller pour commencer à se servir, mais non, cette femme doit avoir un chiffre fétiche, une manie inavouable ou un gros problème de vue, toujours est-il qu’elle s’est collée derrière moi et qu’elle commence immédiatement à attendre.

Vous avez remarqué comme les caissières des supermarchés sont devenues terriblement rapides, ces derniers temps ? Bip, bip, bip, elles passent les articles au scanner à toute berzingue, ça couine encore pire que le cœur d’un écureuil sous ecsta, le temps de le dire, une semaine de votre vie de famille s’entasse de l’autre côté de la caisse et vous n’avez même pas fini de décharger le caddie. Vite, vite, vite ! Les trucs volent et arrivent plus rapidement que vous ne parvenez à les saisir. Alors, ranger la camelote, vous n’y pensez pas ! Malgré toutes vos stratégies dans l’agencement des marchandises sur le tapis roulant en amont, il arrive toujours un moment de l’autre côté où vous vous retrouvez à balancer la boite d’œufs au fond du gros sac de conserves, à cogner les bouteilles entre elles en espérant que l’apéro ne va pas finir par goutter lamentablement sur le parking. Et alors que vous présentez tous les signes les plus évidents de la débâcle logistique, les autres clients, déjà, poussent leurs propres monticules dérisoires à l’assaut du vôtre tout en vous faisant bien sentir que vous ne dégagez pas assez vite le plancher, quand bien même ils vont passer un quart d’heure ensuite à donner des nouvelles du petit-neveu tout en triant un annuaire de bons de réduction.

Ça n’arrive pas qu’à moi, n’est-ce pas ?
Et vous aussi, vous détestez ça ? Comme tout ce qui va avec : les étiquettes qu’il faut décrypter avec une encyclopédie des poisons et un tableur Excel, la musique geignarde ou faussement hystérique qui donne envie de se coller du Destop dans les esgourdes, les caddies en travers qui bloquent tout un rayon dans l’indifférence goguenarde de leur locataire du moment, les fausses promos où le pack familial est vendu nettement plus cher que la dose bourgeoise à l’unité. Ce genre de choses pas très intéressantes et assez stressantes que sécrète forcément la société de consommation…

Je n’ai donc pas envie de me presser. Je n’ai pas envie de traîner non plus, l’endroit manque singulièrement d’attraits. Je veux juste faire les choses calmement, à leur rythme, sans pression. Sans cette sensation trop récurrente d’être le foutu lapin d’Alice au Pays des merveilles. Je me dis même que si j’agis posément, la femme au break va finir par comprendre qu’elle a d’autres possibilités. Ou alors, décider qu’elle aussi, elle n’est pas spécialement pressée à l’heure la plus creuse de la journée.

Eh bien non !

Elle doit trouver que je n’ai pas le rythme qui lui convient, parce qu’elle envoie deux ou trois petits coups d’accélérateur bien éloquents quant à ce qu’elle doit penser être sa très légitime impatience.

C’est là que je suis très fière de moi.

J’ai carrément refoulé l’envie d’exploser de colère, de fondre sur sa portière, de l’extraire par la vitre et de lui défoncer la gueule sur le bitume huileux et malodorant en l’agonissant d’injures : mais putain, sale connasse, qu’est-ce que tu viens me faire chier la rate alors que la station est déserte ?!?! J’ai également résisté à la pulsion d’accélérer que quelque manière que ce soit le mouvement ou même de ralentir, ou même de réagir à cette provocation délibérée. Je suis restée concentrée sur le moment, l’enchaînement des opérations, ne pas oublier d’aller chercher le ticket pour vérifier les chiffres, les reporter dans l’application prévue à cet effet, remettre le compteur journalier à zéro et m’en aller sans hâte vers la suite de mon étrange et néanmoins banale destinée.

Cela dit, je ne comprends toujours pas le comportement de cette femme.

63 réponses
  1. MHPA
    MHPA dit :

    J’abonde, comme James ! (déjà fait mais m’en fous, c’est crétin donc j’aime bien).
    En tout cas bravo ! Belle résistance à la droitisation (l’aggressivité) du grand tout et de ces représentants les plus délabrés.

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  2. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Je vis presque ta vie, sauf qu’ici le Super U est toujours plein bourré tout le temps, et sa station-service aussi… Sauf également que je pense que la femme capable de noter des histoires de kilométrage et de litrage voire de prix au litre dans une application de son téléphone est une dangereuse psychopathe dont les mains devraient être dans une veste à très longues manches attachées dans le dos :-}

    Ah puis moi je serais allé la pourrir la connasse. Quand même. Parce que. Enfin, quoi.

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  3. chris
    chris dit :

    Nan, c’est toujours comme ça avec les caves. Ils sont comme ça, toujours à se coller, à la caisse, partout.

    D’ailleurs, quand je suis sorti de prison, c’est un gag qui m’est arrivé : première rencontre avec le monde de dehors, et j’appréciais, heureux de respirer toutes ces nouvelles secondes, de faire une queue pas pour les douches ou le parloir, mais pour acheter de la bonne bouffe ( des yaourts, enfin), et puis vla qu’un mec se colle à moi, genre je te pousse parce que je suis gros, et boum, réflexe fatal acquis depuis neufs mois, le coup de boule qui tue, et les gens qui me regardent comme si j’étais un monstre. Je suis parti sans rien acheter, l’air un peu con avec ma gonzesse qui m’engueulait dans le genre : bravo, ça commence fort.

    Depuis, j’ai appris la civilisation, enfin je veux dire, je tape plus, je fais gaffe, et je me contente de les regarder, et comme je dois pas trop avoir une tronche de cave, ça marche aussi…

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  4. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Le collant est un côté de l’humain qui m’incompréhensionne aussi. Qui donc n’a pas vécu ça (moi, c’est du vécu) ? Une plage bien immense et bien désertique, genre côtes d’Armor en juin ou septembre un jour de vent, tu vois ? Tu arrives en couple avec ta nana, bien décidés à être peinards et profiter de la nature déserte. Coup de bol, elle l’est. Tu te poses à un bout, heureux de cette absence d’humain sauf toi et elle, la nature pis c’est tout.

    Un quart d’heure plus tard arrive un couple de blaireaux bien lourds, glacière et ghetto-blaster rappo-gueulard. Quelques kilomètres de plage déserte, où vont-ils dérouler leur serviette ? À moins de 5 mètres de la tienne.

    Toujours. C’est une malédiction. C’est comme ça. Ça m’est incompréhensible, mais ça ne rate jamais.

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  5. Chris
    Chris dit :

    Dur les supermarchés. Il m’arrive d’en partir avant même d’avoir fait tous les achats nécessaires. Quel stress: musique de m…. avec messages publicitaires de m…., des gens qui déboulent soudain de tous les coins alors que quand je suis entré il n’y avait quasiment personne et pas de brouhaha. Pas plus de 10mn d’attente qu’ils disent! Z’ont même mis une ligne au sol et nous disent que dès qu’une file de clients la coupe ils ouvriront d’autres caisses.Et le stress du tapis roulant, ça aussi c’est insupportable…Vite de l’air!
    Alors du coup, je me suis dit qu’après avoir supprimé des emplois qui donnaient la possibilité de respirer des gaz d’échappement toute la journée aux péages d’autoroutes, pourquoi pas supprimer aussi ceux qui donnent des maladies musculo machin et j’ai essayé le "Drive"! Pas mal mais pas au point. Pas eu tous les produits que je veux, 2 différents de ce que j’avais demandé et 4 manquant que du coup je ne peux remplacer puisque je ne suis pas dans le magasin.
    Bravo, moi qui ne supporte plus le bruit je n’aurais pas pu me retenir d’aller parler à cette dame. D’ailleurs c’est très amusant de s’approcher des gens qui sont dans leur voiture. En général ils verrouillent tout et ne daigne pas baisser la fenêtre. Quand j’ai le temps, j’en profite et si j’avais été dans ce cas, je pense que cette dame serait aller tester une autre pompe avant que sa batterie soit vide! Et pour l’essence, le 98 abaisse la consommation pour de meilleures performances (encrassement bine moindre de l’huile et des bougies) donc même s’il est plus cher on y gagne. N’oublions pas que le vendeur, lui, ce qu’ils voit c’est le nombre de litres qu’il vend!…
    Et pour tous ceux qui font de petits déplacements en voiture à moteur diésel, qui ne regardent que le prix du litre à la pompe, il y a tous les autres frais qui alourdissent le coût total mais qu’ils ne veulent pas voir. Bref, comme pour les fameuses promo, le prix sur l’étiquette ne fait pas tout…Et je ne parle pas du nuage noir que ceux qui suivent se prennent dans les poumons et dont on sait les dégâts qu’il génère. Bon, je vais m’arrêter sinon je vais m’énerver!
    A la prochaine!

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  6. HC
    HC dit :

    J’ai remarqué le même phénomène, mais dans les jours d’affluence : toutes les caisses sont vides, sauf une (ou au péage, toute les guichets sont occupés sauf un) : bizarrement, la file vide est invisible. Les gens cherchent la file la moins occupée (là où il n’y a qu’une ou deux personnes devant), mais celle qui est vide le reste.

    … Jusqu’à ce que je m’y mette, et là miracle, les gens se mettent derrière moi, puisque la file devient la moins remplie (mais non vide).

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  7. smolski
    smolski dit :

    Le phénomène des files doit être lié à notre grégarité naturelle sans doute ?
    Pour ma part, j’ai le plaisir de me servir usuellement dans un super market bio en plus des petites boutiques du bourg.
    Les odeurs et les comportements n’y sont vraiment pas les mêmes et le surcoût du porte monnaie n’est qu’apparent alors que le gain de sens et de qualité est immédiatement et durablement partagé.

    Pour le carburant, je m’attèle toujours à participer au maintien d’une station un peu isolée souvent plus chère de quelques cents dans un bourg plutôt qu’à des pleins systématiques dans des supermarchés monopolisateurs de notre vie sociale.

    Également, en diesel, je choisis le plus cher pour son petit abaissement de la pollution dégagée.

    Ah oui, côté rayon de supermarché lambda, lorsque je m’y présente, c’est de toute façon avec un ou deux produits ciblés et je demande souvent à devancer le prochain passant avec un chariot surchargé.
    Non que cela m’importe, mais cela mène fatalement à des sourire et des remerciements de connivences, voire à des blagounettes sympa.

    C’est une question de raisonnement vitale plutôt qu’un contexte économique personnel plus favorable que la plupart qui me maintient dans ces attitudes.
    Ainsi va la vie, elle est ce que l’on s’efforce d’y être nous-mêmes aussi.

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  8. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    Peut être une phobique de la solitude? On a tellement besoin de contacts humains, parfois, qu’on les préfère agressifs qu’inexistants. Et, en même temps, tellement peur des contacts tout court, qu’on les préfère mauvais (donc brefs) que bons (à risque de déception).

    Mécanisme fréquent chez les enfants abandonniques, qui n’a pas complètement disparu chez les adultes qu’ils deviennent généralement.

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  9. Bernie
    Bernie dit :

    Comme à l’abattoir , les animaux se poussent , se battent , se mordent pour arriver au plus vite au bout de la sinistre queue .
    Rien à voir avec cette histoire : l’animal ne sait pas où il va .

    PS : pourquoi excel et pas calc ?? Bouhhh Agnès !

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  10. pupuce
    pupuce dit :

    hier, j’étais exceptionnellement de sortie en ville…et j’ai voulu tester mon don. puisque les zombies vont où je vais et font ce que je fais, hein.
    j’ai bloqué la voie pour m’arrêter filer un euro au clodo à pancarte qui espérait justement un embouteillage pour gratter trois sous.
    j’ai bien regardé dans le rétro, après.
    pour la science.
    bin tu vois, c’est seulement une malédiction, pas un don. l’instinct grégaire du zombie ne suit pas sur la voie du bien.
    #fail#

    (désolée pour les emplois locaux mais vu le niveau de stress que j’affronte en sortant de chez moi je vais continuer de me faire livrer au maximum. z’avez qu’à militer pour le revenu garanti au lieu de demander à être esclaves, aussi, hein, les zombies.^^)

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  11. La vie en rose
    La vie en rose dit :

    Mais, Dame Monolecte, ne peux-tu imaginer qu’à la vue de ta swelte et accorte silhouette, une rustique autochtone, émoustillée dans sa secrète tendance homosexuelle refoulée, ne soit venu saliver à te voir dompter un si long tuyau rebelle avec tant d’adresse et de détermination ? Peut-être as-tu rempli, à toi seule, et gratuitement, de plus, son réservoir hebdomadaire de fantasmes saphiques. Ces petits coups d’accélérateur n’étaient-ils pas simplement révélateurs d’une incontrôlable exitation des membres inférieurs ?
    Ah! les mystères des stations services désertes sont impénétrables. Quoique… avec un peu d’expérience…et d’imagination…

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  12. Sombre Hermano
    Sombre Hermano dit :

    Ah ! Les gens pressés, speedés, amphétaminisés, courant le nez dans le guidon vers le bout de la chaîne où les attendent le pistolet à air comprimé.
    Alors moi, c’est fini je n’accélère plus. Je vais à monrythme, je prends le temps de ranger mon chariot au magasin, de rouler à la vitesse règlementaire sur la route (quoique je dois être toujours un peu au dessus) et ceux qui manifestent leur impatience, j’attends avec une certaine malice qu’ils ramènent leur grande gueule pour les pourrir. En bagnole, même topo : si t’es pressé, tu attends ou tu doubles. Dans tous les cas, il ne se passe rien, le ou la pressée attend, s’adapte à ta vitesse et si vraiment c’est un furieux, te double en déboitant rageusement. Parfois, j’imagine que je le retrouve planté avec sa caisse dans un fossé. Ben je ne m’arrêterais même pas. Mort aux cons !

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  13. Yuiio
    Yuiio dit :

    On est pas obligé non plus d’aller tous s’entasser aux mêmes endroits à la recherche du toujours moins cher. Je comprends parfaitement pourquoi recourir à des services tel que Carbeo. Il s’agit d’essayer de compenser un pouvoir d’achat résuit à peau de chagrin pendant que quelqu’un se demandent comment ils vont bien pouvoir utiliser leur argent. Mais cette recherche permanente du soi-disant moins cher est précisemment celle qui accentue la déconstruction des modèles sociaux en place. Je vous invite à regarder ce reportage qui explique ça plus en détail : http://replay.fr/nos-vies-discount-

    Et dans ce sens je rejoins la pensée de smolski. Tout est une question de choix. Cette attitude me semble bien plus responsable, difficile et enrichissante.

    "Et si, pour toute richesse,
    Il ne te reste que deux pains,
    Vends-en un, et avec ces quelques deniers
    Offre-toi des jacinthes pour nourrir ton âme!"
    Poème persan

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  14. Hubert
    Hubert dit :

    C’est la faute au mariage pour tous
    C’est la faute à Nicolas Sarkozy
    (rayez la mention inutile)

    Nostalgique des pompistes et refusant le travail manuel pour raisons psychotechniques je mets des heures pour remplir mon réservoir, du coup je ne me préoccupe pas des ahuris qui font la queue derrière moi (en revanche je ne me présente à une pompe que si la place est libre.

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  15. Iletvilain
    Iletvilain dit :

    Cette femme montre qu’elle existe à sa triste manière, enfermée dans sa cage de Faraday à faire vrombir son moteur pour tenter de s’imposer.

    D’autres font vrombir les Rafale et les Mirage dans le ciel malien, une autre façon d’exister, finalement similaire mais pas à la même échelle.

    Pendant ce temps, on ne se préoccupe pas de choses vraiment importantes comme ce qu’avait fait Sarkozy (Oui @Hubert) et qu’utilise Hollande :
    "Constitution, cervelle de pigeon et guerre"
    http://www.grincant.com/2013/01/30/

    Là aussi, c’est… L’incompréhension !

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  16. til
    til dit :

    Sinon, ça me rappelle la douce France et des fois ça me manque cette incivilitude qui met du piment.

    Ici en Teutonie, je ne vois jamais ça, tout le monde est calme et poli.

    Les ai jamais vus s’engueuler ou s’énerver, pareil au boulot, sauf une fois, en pleine nuit les voisins sur leur terrasse de maison qui se hurlaient dessus comme j’ai jamais entendu de ma vie, le truc sonore qui vient de la préhistoire, pendant 2 heures, j’ai cru qu’ils allaient s’entretuer à coups de hache, j’ai failli appeler la Polizei. Et puis non, rien, ils avaient peut être trop bu.

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  17. le plébéien bleu
    le plébéien bleu dit :

    Perso je me serais d’abord posé la question : La voiture de la dame là, derrière, elle a le ralenti qui ne tient pas, c’est pour ça que la dame elle fait ronfler le moulin de son break anonyme, si elle est cliente régulière à cette pompe, hypothèse qui semble corroborée par le fait qu’elle choisisse très précisément celle que j’utilise, et hypothèse renforcée par l’aspect globalement désertique de la station-service, eh bien, ça serait-y pas à cause de la mauvaise qualité de son essence qui encrasserait les carburateurs ou je-ne-sais-pas-quoi ? J’aurais donc stoppé instantanément l’opération de remplissage, puis je me serais dirigé vers la dame d’un pas lourd et néanmoins convaincu afin de lui prodiguer civilement quelques conseils mécaniques… Et je suppose qu’elle aurait appelé "au secours" avant que je ne puisse ses clés de contact… mais, bon, on ne peut être certain de rien, et surtout pas des réactions de ses concitoyens !

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  18. Chris
    Chris dit :

    Vous : " Cela dit, je ne comprends toujours pas le comportement de cette femme. "

    Au vu de votre analyse , ce ne pouvait être visiblement et dans ces conditions que "le coup de foudre " , je ne vois que ça. Bref, elle en pinçait pour vous, c’est très clair.

    Ayant reconnu la célèbre blogueuse Agnès Maillard, elle aura tenté de vous signifier son impérieuse sympathie par le vrombissement enivrant de son véhicule de transfert de puissance, mais hélas, vous n’avez pas su décoder son attitude de pure empathie et de vive proximité et vous avez fait comme si de rien n’était…

    Non ?

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  19. Croa
    Croa dit :

    En ce qui me concerne je fais un plein de gazole tous les 1000km. ça laisse le compteur secondaire libre pour d’autres usages et surtout permet une estimation immédiate de la consommation ! (On divise par 10 🙂 )

    On ne gagne pas grand chose à choisir sa station, il est bien plus efficace d’avoir le pied léger ! (J’évite tout de même les stations d’autoroutes.)

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  20. Iletvilain
    Iletvilain dit :

    Il y a aussi la solution de retirer le pistolet de son réservoir, et de s’approcher de l’incongruité avec un air menaçant, le pistolet en première ligne…
    Marche arrière probablement garantie !

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  21. chris
    chris dit :

    Pas con, l’idée à Iletvilain…

    En même temps, dans mes débuts au Mexique, je me suis arrêté un jour dans une station en oubliant que je fumais un cigare, distrait que je suis, et je fus étonné de voir des mecs me mettre en joue en hurlant avec de vieux fusils à pompe, les pauvres vigiles de la Pemex, de braves pères de familles se voyant déjà transformés en feux d’artifice, et moi qui tout cool, souriait en levant les mains en l’air, en chantonnant : hola amigos, cool, todo esta bien 😉

    Et il y en avait un tout livide qui me montrait mon cigare, que j’ai écrasé au sol en rigolant en disant : ah mais c’est rien ça.

    Bon, ce jour là, comme disaient mes potes, j’ai perpétué la légende de ces français intrépides aux cojones grosses comme leurs cigares cubains.

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  22. Dubois
    Dubois dit :

    Mais qu’avez-vous donc tous à vivre dans et pour les supermarchés? Ca vous éclate de perdre votre temps dans ces saloperies? ou alors vous aimez bien l’odeur? Ne me dites pas que c’est pour acheter de la bouffe, il n’y a rien de mangeable là-dedans, sinon de quoi nourrir son cancer. Alors peut-être est-ce pour acheter un prix (et bien sûr tout jeter à la poubelle ensuite) ou alors pour téléphoner, il parait que ça le fait bien, la communication doit être meilleure. Pour le prix, c’est bidon, toutes les écoles de commerce où se précipitent nos chers bambins leur apprennent comment faire pour nous faire dépenser plus, vous n’êtes pas de taille à lutter ou alors les 10 000 ou 15 000 € annuels de l’école (privée bien sûr puisqu’il s’agit de commerce et d’argent) ne sont pas justifiés mais je n’ose croire à cette option.
    Donc bannir le supermarché est un acte salutaire pour soi et pour les autres, quand il n’y aura plus ces immondes merdes pour nous gâcher la vue dans toutes les villes de France, nous nous en porterons bien mieux et vous n’aurez plus à perdre votre temps à la caisse mais vous discuterez avec l’épicier!

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  23. Iletvilain
    Iletvilain dit :

    @Dubois
    Faut-il encore avoir un épicier dans le coin…
    Chez moi, le Shoppy est devenu un Carrefour Contact…
    Même combat pour toutes les enseignes de la grande distribution, ils ont tué les petits commerçants et maintenant ils s’implantent à leur place.
    Quant à l’artisan boulanger du coin, il vend du décongelé sans le dire :
    http://www.grincant.com/2012/06/26/
    Et les gens adorent, il y a une queue monstrueuse !

    Répondre
  24. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Yep, j’allais dire comme Iletvilain. Ce que je peux acheter en local, essentiellement de la nourriture brute, je l’achète chez les commerçants du coin, quand il en reste. Mais pour l’épicerie, il n’y a plus d’autres possibilités. Je limite le plus possible. Là, l’hyper du gros bled, j’y suis passée pour me prendre une paire de pantoufles, si vous voulez tout savoir. Parce que les miennes sont tombées en morceaux le WE dernier. Je ne sais plus depuis combien de temps je les avais, mais le plastique de la semelle est devenu poreux et s’est effrité, sous l’effet du temps. Elles devaient avoir 6 ou 7 ans. J’ai attendu l’occasion de passer au grand bled pour en prendre de nouvelles, en solde. Voilà.

    Répondre
  25. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @Dubois, c’est exactement ce que je fais, comme je viens de l’écrire. Mais certaines choses ne se trouvent pas en local, c’est tout. Après, les gars du marché qui s’approvisionnent dans la même centrale d’achat que le supermarket du coin, je connais aussi et l’AMAP en dérive sectaire également. Comme je suis à la cambrousse, c’est clair que j’ai la chance de trouver des producteurs pour la plupart des aliments dont j’ai besoin, mais pas tous. C’est surtout qu’il n’y a pas d’objets manufacturés en local et là, ville ou campagne, pour les objets, on dépend tous plus ou moins de la grande usine mondiale. Bien sûr, il faut modérer ses besoins au maximum, mais vu la température ambiante de ma maison, je ne vais pas me passer de chaussons.

    D’ailleurs, dans le hall de l’hyper, il y avait des étals de gens qui se présentent comme des artisans. Et l’un de ses étals proposaient des… chaussons. À première vue, ça me plaisait bien d’aller à cet étal plutôt que dans le magasin. Sauf que les chaussons étaient à 35€ la paire… J’ai intégré la qualité de matière première, le prix de la main d’œuvre et de la protection sociale et j’ai senti qu’il y avait de la très grosse marge commerciale là-dessous, tendance folklore à boirgeois. Sans compter que je n’avais pas l’argent pour ça. Donc je laisse ce genre de consommation à ceux qui ont de bons gros revenus réguliers.

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  26. Dubois
    Dubois dit :

    prétexte, prétexte, il existe encore quasiment partout des marchés, des amap, des paysans qui vendent en direct, il suffit de se donner la peine de les trouver, le meilleur moyen étant encore d’acheter bio donc proximité et le plus possible de rapport avec le producteur, vous serez surpris, ça crée aussi des liens, ce truc où on arrive à se dire bonjour et à parler d’autre chose que ce pourquoi on était venu

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  27. smolski
    smolski dit :

    Lorsqu’on peut le justifier par sa situation, dans les magasins d’abondances, il y a aussi de consommer ou de prendre sans payer sa nourriture en rayon, mais attention, pas le pain ni le lait, la législation est particulièrement attachée sur de tels produits !
    N’aborder que ceux de base et en quantité minimale à la fois.

    Si on se fait gauler, voler par faim est reconnu comme une circonstance par les tribunaux aujourd’hui, pas la peine de passer obligatoirement par les poubelles d’iceux barricadées et cadenassées dorénavant.

    Voir l’article de Sigolène Vinson dans le charlie hebdo du 30 janvier 2013 N°1073 – La justice passe "La faim dans le box".

    Je sais pas si légalement tu peux laisser ce post Agnès ?
    Peut-être en rappelant seulement l’article de charlie assez explicite en lui-même ?
    Pas la peine de marquer [censuré] ou de m’en aviser (je le verrai bien, va) et merci de la tenue de ce blog gamine !

    Pardon pour cette intervention litigieuse…

    Répondre
  28. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Il y a tout de même très peu de gens qui peuvent justifier de voler par faim dans notre pays (pour l’instant). Tout dépend du juge que tu auras en face, mais vu le milieu social où les juges se recrutent généralement, je pense que beaucoup d’eux doivent penser que bouffer des pâtes tout les jours est nettement suffisant.

    D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que certains supermarchés ont mis des antivols sur les barquettes de viande.

    Répondre
  29. smolski
    smolski dit :

    "Il y a tout de même très peu de gens qui peuvent justifier de voler par faim dans notre pays"
    Il est probable aussi que cela n’est pas une information qu’on souhaite propager, ce n’est pourtant pas la première fois qu’on lit un tel évènement, il y a eu cette femme poursuivie en appel par le supermarché il y a quelques temps déjà.
    Il y a aussi les sur-endettés bancaires et fiscaux dans cette situation.
    Sous la pudeur de bien penser, nous avons un manque de communication évident dans ce domaine précis : contre la propriété abusive des biens.

    "certains supermarchés ont mis des antivols sur les barquettes de viande"
    Cela tendrait bien à montrer que c’est moins rare qu’on ne le croit, non ?

    "vu le milieu social où les juges se recrutent généralement, je pense que beaucoup d’eux doivent penser que bouffer des pâtes tout les jours est nettement suffisant."
    C’est là que, au cas zoù, de ne se servir que pour sa subsistance est défendable, et pas du lait ou du pain qui sont eux frappés d’anathèmes juridiques précis, car il n’y a pas de loi déclarée contre la nécessité avérée à la survie immédiate des personnes sans atteinte directe contre une autre personne, encore moins une société monopolisatrice des biens de subsistance.

    Répondre
  30. Iletvilain
    Iletvilain dit :

    Ce matin, en revenant de l’Intermarché (le seul ouvert le dimanche matin dans le secteur), j’ai croisé un SDF avec un air un peu "clochard à l’ancienne" : visage buriné, barbe, bonnet, vieux manteau, 1 sac…
    Il marchait sur le bord de la route pour rejoindre le prochain village, à 8 km (il en avait fait 3)…
    Ça fait drôle, il faisait 1°C, et il était 9h15…
    Drôle de vie… Bilan carbone proche de zéro !

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  31. til
    til dit :

    Quand pas de pognon, deux solutions, voler ou aller faire la queue aux restaus du cœur. On peut comprendre que certains préfèrent une forme de rébellion en volant plutôt que d’aller aux œuvres caritatives qui symbolisent une forme de soumission consentie. Le chasseur cueilleur est encore en vie.

    Libéralisme versus collectivisme. Le plus drôle étant que nombre de libéraux soient en faveur des actions caritatives, très pratiquées par les mafias, religieuses, politiques, narcotrafiquantes…

    Pour ma part, je suis un sacheur cueilleur. A l’occasion ça porte ses fruits.

    On vient de me proposer un job à 110 000 euros bruts, et j’ai dit ben non, je suis pas si mal où je suis. J’ai un degré de liberté que je ne troquerais pas pour plus de monnaie sonnante et casse gueule.

    Un genre de boulot où je suis contrôlé en permanence, là je dis stop, même pour tout l’or du monde. Ca les a mis sur le cul que je décline la proposition.

    Répondre
  32. chris
    chris dit :

    Z’étes quand même mal lotis dans vos cambrousses : pas beaucoup de stations, peu de concurrence entre grandes surfaces, peu ou pas de transport en commun. Reste Chasse et Pêche dans la Tradition, quoi 😉

    Répondre
  33. momo
    momo dit :

    Quand on est tout blasé
    Quand on a tout usé
    Le vin l´amour les cartes
    Quand on a perdu l´vice
    Des bisques d´écrevisses
    Des rillettes de la Sarthe
    Quand la vue d´un strip-tease
    Vous fait dire : Quelle bêtise
    Vont-ils trouver aut´ chose
    Il reste encore un truc
    Qui n´est jamais caduc
    Pour voir la vie en rose

    Une bonn´ paire de claques dans la gueule
    Un bon coup d´savate dans les fesses
    Un marron sur les mandibules
    Ça vous fait une deuxième jeunesse

    Répondre
  34. smolski
    smolski dit :

    Je pense pas que ce soit au niveau des caissières qu’on doit agir tout de même…
    Lorsque vous prenez le temps de papoter avec elles, vous vous apercevez bien vite des nuisances qu’elles subissent.
    Les ralentir stratégiquement, c’est aussi les mettre dans un certain pétrin vis à vis de leur direction.

    Répondre
  35. Neb
    Neb dit :

    ‘ Vous avez remarqué comme les caissières des supermarchés sont devenues terriblement rapides, ces derniers temps ? ‘

    Le monsieur devant moi, bonne soixantaine, déposa ses achats et les rangea deux par deux au milieu du tapis roulant, doublant ainsi le linéaire.

    Du coup, quand vint son tour, il réceptionna tranquillement ses articles.

    Belle stratégie pour ralentir les caissières qui

    ‘ passent les articles au scanner à toute berzingue’.

    Répondre
  36. til
    til dit :

    Je les trouve sympas les caissières et j’essaye toujours de leur faciliter la tâche, vu que leur boulot n’est pas si facile.

    Leur dit hallo, tschuss, danke sehr.

    Répondre
  37. lulu
    lulu dit :

    Dans la même situation, j’ai eu un jour carrément droit à un coup de klaxon parce que je m’appliquais à bien remplir mon réservoir jusqu’en haut.
    Sinon cela arrive parfois au feu rouge qu’un malotru klaxonne parce qu’on ne démarre pas assez vite. Suggestion de réaction :
    Descendre tranquillement de la voiture
    Ouvrir son coffre, puis le refermer
    Aller gentiment remercier le malotru de vous avoir fait remarquer qu’il était mal fermé.
    Remonter dans sa voiture sans se presser.
    En prenant bien son temps, en principe, le feu est repassé au rouge.

    Répondre
  38. til
    til dit :

    Faut quand même faire gaffe, certains sont très susceptibles et ont des réponses musclées :

    "une centenaire a été poussée au sol et gravement blessée par plusieurs personnes , pour une montre. Pendant ce temps-là, on apprend que les barquettes de viande vendues dans un supermarché de Lille sont protégées par des antivols. Pendant ce temps-là, un policier de la BAC a été lynché dans une cité sensible de Montpellier. Pendant ce temps-là, un Toulousain a eu l idée pas très vivre-ensemble de klaxonner derrière un véhicule qui bloquait la chaussée d un quartier populaire . Vigilants, vingt riverains lui ont administré une correction citoyenne, à coups de chaises et de tessons de bouteilles. Alors, pourquoi ce livre ? Parce qu aujourd hui, un simple regard peut tuer."

    http://www.amazon.fr/France-orange-

    Répondre
  39. Lili
    Lili dit :

    Hypothèse rationnelle de comportement de la dame : si une file de station service est vide, il y a deux possibilités : 1/il n’y a personne 2/il y a un problème à la pompe.

    L’être humain recherche la sécurité et le grégarisme est un facteur de sécurité (àdéfaut d’autre chose). Donc dans une station de centre-ville vide, on peut penser qu’en allant à une file où quelqu’un lui donne la preuve que la pompe est opérationnelle, la personne s’assure qu’elle aura son plein.

    Après tout, elle ne peut pas savoir si tu n’as pas trouvé pompe vide ou autre souci aux autres pompes.

    Par ailleurs, tu signales choisir la pompe qui est du bon côté de la voiture. Ce que je fais aussi. Ce qui m’amène régulièrement à aller dans une file pleine, parce que les autres sont moins fréquentées mais pas du bon côté pour ma voiture…

    (tout ça pour ça…)

    Répondre
  40. Iletvilain
    Iletvilain dit :

    Comme les temps sont durs, c’est pour éviter au pistolet de sécher et tenter de récupérer quelques gouttes…

    Toujours avoir un sèche-cheveux sur allume-cigare pour sécher le pistolet, et accessoirement se refaire le brushing !

    Pour les hommes, on est ridicule dans ce contexte, mais ce n’est pas grave, il suffit de prendre un air ahuri.

    Répondre
  41. smolski
    smolski dit :

    Comme til je pense qu’il y a de l’incivilité dans le fait de vouloir rendre civil les comportements inciviques de nos semblables en public.
    Car nous provoquons ainsi la possibilité d’un sur-comportement plus agressif par un fait de pouvoir direct au lieu de partager un raisonnement sensé.

    Par contre, ne pas hésiter à en parler autours de nous, d’en débattre auprès de chacun, de provoquer des discussions de groupe sur ces faits, voilà qui peut conduire à une modification de ce comportement d’une manière plus expansive et en tout cas moins sujet à de la dé…viance dans nos intentions autant que dans celles d’autrui.

    C’est un peu comme de partager avec des affamés les moyens d’assurer notre nourriture commune plutôt que d’en donner sur notre part acquise sans lendemain.

    Répondre
  42. carbajo
    carbajo dit :

    @12

    "désolée pour les emplois locaux mais vu le niveau de stress que j’affronte en sortant de chez moi je vais continuer de me faire livrer au maximum. z’avez qu’à militer pour le revenu garanti au lieu de demander à être esclaves, aussi, hein, les zombies.^^)"

    Et en attendant que votre brillante proposition de loi soit votée, on fait comment pour nourrir les gosses ? Surtout faites ce que je dis, mais pas ce que je fais hein.

    Répondre
  43. babelouest
    babelouest dit :

    Ah Agnès ! Quelle chance d’avoir droit au grand air pyrénéen !

    Quand je vais faire les courses, c’est à pied que je prends mes deux sacs (toujours, pour équilibrer la charge), l’hyper n’est qu’à 300 mètres. S’il fallait prendre le tram ou la voiture pour aller au marché, à des kilomètres…

    Quant aux personnes bronzées et mal peignées, il y a toutes les chances pour que ce soient des ZADistes qui rentrent au camp Hors Contrôle ou à la Chat Teigne, à pied aussi bien sûr : ce n’est qu’à une bonne quinzaine de bornes, par la route. Si je suis en voiture, il m’arrive de les prendre en stop. Au moins, eux vivent au grand air !

    Répondre
  44. yoleyo
    yoleyo dit :

    elle faisait peut etre la queue derriere toi pour acheter du superthanol 85, disponible en general sur une seule des 3-4 pompes…
    d’ailleurs si tu roules au SP95 ca peut valoir le coup de s y mettre, 0,9 le litre..

    Répondre
  45. Pierre Durand
    Pierre Durand dit :

    C’est fou! Mais que vit on, mâme Michu, mais tout de même!
    En tout cas, une chose qu’elle est sure, c’est toujours aussi excitant de vivre dans le Gers! Quelle aventure! Rien depuis le 31/01, bon sang, la météo? Hausse de niveau de la Baise? (oui, je sais, mais y’en a pas sur mon clavier, je le jure!)

    Répondre
  46. Et voila
    Et voila dit :

    C’est celà, il s’agit de la seule pompe avec du superéthanol et elle constate que vous prenez du 95 alors elle se dit qu’est ce qu’elle fait chier à se servir du 95 sur la seule pompe à 85 alors que toutes les autres pompes sont vides.

    Dans la vie c’est TOUJOURS une question de point de vue. Tout simplement.

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