Holy cars

Le concept qui tue
Ce que Peugeot a fait du précédent plan d’aide


La clé est dans l’obsolescence programmée de nos mémoires. L’idée centrale de tout le système actuel, c’est que le peuple est un ramassis d’hypocéphales abrutis à longueur de temps par les ombres hypnotiques de la boîte à cons. Du coup, ils ne se fatiguent même plus à inventer de nouvelles catastrophes, à monter des histoires plausibles, non, c’est la fin du storytelling à l’usage des entubeurs de foule. Maintenant, ils se contentent de se pointer au guichet et d’annoncer la couleur : envoyez la fraîche, tocards, ou on dégraisse quelques baltringues de votre acabit, façon équarrissage.

Prenons au hasard l’industrie automobile, ce fleuron de l’économie française, sous perfusion étatique depuis des années, à coup de primes à la noix qui sont autant d’incitation à gaspiller des véhicules en parfait état de marche à l’usage de consommateurs testostéronés du ciboulot qui, de toute manière, avaient déjà les moyens de conduire une voiture neuve à vie. Bref, un immonde gâchis de ressources précieuses, alors que tant de petits salariés peinent à maintenir en état leur poubelle à roulette pourtant indispensable pour se rendre à leurs miettes de boulot à l’heure où les transports en commun se font anémiques.
Je rappelle que les constructeurs automobiles ont déjà bénéficié d’une somptuaire rallonge de l’État, lequel s’est empressé de ne surtout rien leur demander en échange. Rien. Que dalle. Même pas une petite garantie de rien du tout. Même pas une clause de sauvegarde de l’emploi. Surtout pas un plan stratégique : l’État actionnaire, c’est sale ! Il est juste bon à allonger l’oseille et à regarder ailleurs une fois que c’est fait.

Et qu’est-ce qu’ils ont fait du pognon ? Ils ont arrosé les cadres dirigeants, les actionnaires et ont continué la même stratégie de développement de niche de voitures de prestige, de gadgets inutiles (qui a vraiment besoin d’un radar de recul en série ?). Et pendant ce temps-là, les petites japonaises compactes, économiques, sobres, modulables, fiables avec des garanties constructeur allant jusqu’à 7 ans ont conquis jusqu’au si chauvin marché français. Parce qu’il faut arrêter d’être bête aussi et de payer plus cher qu’ailleurs des voitures conçues pour rouler au siècle dernier. Surtout que, si on y réfléchit deux secondes, sachant que les constructeurs hexagonaux ont déjà délocalisé l’essentiel de leur production automobile, la meilleure façon d’acheter français, écologique et socialement responsable, c’est encore de se payer une Toyota Yaris ! Tout est dit, non ?

Bref, très logiquement, avec un modèle économique aussi débile que celui-là… ils ne se sont même pas cassé la gueule ! Non, non, non : la progression de la croissance de la filiale bagnoles se tasse un peu, mais je vous rassure, le pognon défiscalisé continue de couler à flots. C’est juste que dans leur plan stratégique, il y a comme condition indépassable de toujours moins payer le travail et pour cela tous les moyens sont bons : chantage à l’emploi, grasses subventions extorquées par la menace et bien sûr, délocalisation vers des pays où la vie est moins chère… enfin, surtout celle des ouvriers. Autrement dit, en plus des chauffes-nuques, on a dû grassement financer de nos deniers — ceux qui manquent toujours pour l’école, la santé, les retraites, etc. — la charrette en cours et le transfert des usines vers le tiers-monde.

Faut-il sauver le soldat Peugeot ?

La question se posera aussi pour le soldat Renault — lequel a eu comme stratégie industrielle de relancer la construction des Alpines, si, si… — , comme elle s’est déjà posée pour le poulet industriel de merde Doux.
Parce que si, au moins, on en avait eu pour notre argent, toute autre considération accessoire écartée ! Si, par exemple, l’automobile avait évolué ces dernières années, voire ces dernières décennies. Je parle d’évolution, pas d’inflation de gadgets rigolos, mais ne changeant pas intrinsèquement la nature de l’objet produit. Je ne parle même pas de voitures qui volent, le grand regret de ma vie, non juste de véhicules vraiment améliorés : système de propulsion, système énergétique, durabilité, ce genre de choses. Alors que nous savons collectivement depuis au moins 30 ans que la propulsion à combustion est condamnée, que le transport individuel est écologiquement trop coûteux, qu’il faut repenser nos mobilités, qu’est-ce que l’industrie automobile nous a proposé : que dalle !
Autrement dit, c’est un secteur obsolète qui devrait finir de s’effondrer sur lui-même faute d’avoir su s’adapter.

Mais que fait-on des gens qui vivaient de ce secteur, me direz-vous ? Il est vrai que 320 000 salariés rien que pour la France, ça ne se planque pas sous le tapis. Parlez-en aux pouvoirs publics de Detroit et vous comprendrez qu’on ne peut faire l’impasse sur un effort de reconversion national, voire planétaire. Mais déjà, avec les 6 milliards d’euros précédents, on pouvait dégager un joli petit pécule de formation de 18 750 € par salarié planté. Ce qui est bien mieux que ce qui est habituellement alloué en pseudo formations coaching beauté-CV. Sans compter qu’on le veuille ou non, l’effort financier, il va bien falloir de le faire, à moins de lancer une bonne petite guerre mondiale pour occuper et élaguer dans tous ces bras devenus inutiles à la grande machine à broyer des vies pour en faire cracher du pognon.

Quand j’y pense : plus les conditions de travail se dégradent et plus les salariés prêts à tout pour ne pas lâcher ce job pourri qui les nourrit à grand-peine, consomme leur vie et consume leurs forces. Leur peur du vide et du changement est telle qu’on a déjà vu des gens cacher des maladies professionnelles, des empoisonnements, taire des pratiques illégales ou mortifères, même si ça les touche directement, juste pour ne pas perdre leur foutu boulot. Et vous savez pourquoi? Parce qu’on a fait en sorte que leur vie après le travail sera encore pire que dans leur boîte où ils ne sont pourtant que des unités de production jetables. Parce que notre société ne fait en réalité aucun effort de conversion en masse du salariat vers les nouveaux secteurs économiques émergents ou nécessaires. Parce que nous consacrons toujours plus d’argent à des entreprises nuisibles, inutiles et ankylosées, à des parasites financiers, plutôt qu’aux besoins réels de la population qui, pourtant, en bout de course, finit toujours par régler l’ardoise.

Il y a aussi qu’au lieu de primes à la casse coûteuses et ciblées sur des gens qui n’en avaient pas besoin, de PPP aux conditions léonines pour construire encore des autoroutes tellement chères que personne ne roule dessus, au lieu de sacrifier encore et toujours plus de ressources, d’argent, de gens sur l’autel des très saintes bagnoles, on aurait pu avoir un vrai plan de transition économique vers le monde dans lequel nous allons devoir vivre, de gré ou de force. Voilà donc de l’argent qui eut été mieux employé pour soutenir le développement du photovoltaïque en France, coulé faute de subventions, les énergies alternatives, les mobilités émergentes, des circuits courts. De la même manière qu’au lieu de perfuser le poulet de batterie dégueulasse et mortifère et toutes les filières agricoles intensives qui polluent, dégradent notre habitat et produisent des trucs immondes à dangereux, nous pourrions favoriser le travail de ceux qui expérimentent de nouvelles techniques de production respectueuses de la nature et des gens, comme l’agroforesterie, les cultures raisonnées, bio, etc.

Bref, au lieu de réagir au coup par coup comme des poulets sans tête, il est peut-être temps de comprendre que c’est la force politique qui oriente la vie économique à travers ses choix stratégiques, simplement en décidant de ses priorités de financement. Nous devons marquer à la culotte chacun de nos élus, chacun de nos députés, sénateurs, conseillers, maires, présidents de trucmuches divers pour être bien certains que notre argent ira là où se trouve notre intérêt collectif, pas seulement dans l’immédiat, mais aussi pour nos enfants et toutes les générations futures.

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55 réponses
  1. DM
    DM dit :

    Prenons le cas de l’habitant en zone urbaine ou montagne, à la recherche d’une voiture courte (car parking difficile et/ou routes étroites où il faut parfois faire demi-tour). Ce qu’il a de moins cher et fiable, c’est du coréen ou du japonais… Pourquoi achèterait-il français, sachant qu’en plus on ne peut guère lui jouer le patriotisme économique (les modèles français sont-il vraiment fabriqués en France?).

    Sinon, au sujet du radar de recul donné comme exemple de gadget coûteux et inutile : je ne suis pas sûr que cela soit un bon exemple, il me semble que c’est de la petite électronique pas chère.

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  2. DM
    DM dit :

    Prenons le cas de l’habitant en zone urbaine ou montagne, à la recherche d’une voiture courte (car parking difficile et/ou routes étroites où il faut parfois faire demi-tour). Ce qu’il a de moins cher et fiable, c’est du coréen ou du japonais… Pourquoi achèterait-il français, sachant qu’en plus on ne peut guère lui jouer le patriotisme économique (les modèles français sont-il vraiment fabriqués en France?).

    Sinon, au sujet du radar de recul donné comme exemple de gadget coûteux et inutile : je ne suis pas sûr que cela soit un bon exemple, il me semble que c’est de la petite électronique pas chère.

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  3. Ma Dalton
    Ma Dalton dit :

    Très bel article, Agnès. Nous courons effectivement comme des poulets sans tête, et il est certain qu’au lieu de toujours plus arroser les parasites, nous ferions bien mieux d’investir, logiquement, dans l’humain, l’écolo, le durable. Mais la volonté politique pèse-t-elle encore face au poids du lobbying exercé par les tiques financières ?

    Répondre
  4. carmen_cru
    carmen_cru dit :

    Ce matin j’ai lu ça : "Comment j’ai découvert que PSA fabriquait des automobiles"…
    j’avoue que je suis tombé des nues. Ils fabriquaient visiblement des véhicules, et personne ne m’avait rien dit.

    Je connaissais pourtant fort bien les filiales qui composent le Groupe PSA :

    Faurecia, le spécialiste en ingénierie et de production d’équipements, dont le chiffre d’affaire a augmenté de 4 milliards en 4 ans.

    GEFCO, le groupe de transport et de logistique dont le chiffre d’affaire de 3 milliards aura permis de dégager 223 millions de bénéfices en 2011.

    Et surtout Banque PSA Finance, qui représente 3 % du chiffre d’affaires mais 40 % du résultat opérationnel du groupe PSA en 2011, dont le chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros a permis de dégager un résultat opérationnel courant de 507 millions d’euros.

    Je connaissais aussi les sous-filiales d’Assurance (pourtant discrètes) de Banque PSA Finance : PSA Services Ltd, PSA Insurance Ltd et PSA Life Insurance Ltd, qui sont domiciliées à Malte, sans aucun rapport bien sûr avec le fait que Malte soit un paradis fiscal, mais plus simplement parce qu’il y fait souvent un temps superbe et qu’il est fort agréable d’y aller pêcher au large.

    la suite sur le site " reflets..http://reflets.info/comment-jai-dec

    Répondre
  5. carmen_cru
    carmen_cru dit :

    Ce matin j’ai lu ça : "Comment j’ai découvert que PSA fabriquait des automobiles"…
    j’avoue que je suis tombé des nues. Ils fabriquaient visiblement des véhicules, et personne ne m’avait rien dit.

    Je connaissais pourtant fort bien les filiales qui composent le Groupe PSA :

    Faurecia, le spécialiste en ingénierie et de production d’équipements, dont le chiffre d’affaire a augmenté de 4 milliards en 4 ans.

    GEFCO, le groupe de transport et de logistique dont le chiffre d’affaire de 3 milliards aura permis de dégager 223 millions de bénéfices en 2011.

    Et surtout Banque PSA Finance, qui représente 3 % du chiffre d’affaires mais 40 % du résultat opérationnel du groupe PSA en 2011, dont le chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros a permis de dégager un résultat opérationnel courant de 507 millions d’euros.

    Je connaissais aussi les sous-filiales d’Assurance (pourtant discrètes) de Banque PSA Finance : PSA Services Ltd, PSA Insurance Ltd et PSA Life Insurance Ltd, qui sont domiciliées à Malte, sans aucun rapport bien sûr avec le fait que Malte soit un paradis fiscal, mais plus simplement parce qu’il y fait souvent un temps superbe et qu’il est fort agréable d’y aller pêcher au large.

    la suite sur le site " reflets..http://reflets.info/comment-jai-dec

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  6. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Tiens, comme par hasard :

    Un Français invente la voiture qui ne coûte rien (ou presque)

    Et s’il était possible de circuler en voiture gratuitement ? A l’heure où les Français pestent contre un budget automobile en explosion, Michaël Oualid, ingénieur et ancien de l’industrie automobile, a planché pendant plusieurs années sur son projet de Free Car. Sa voiture se veut libre, car affranchie de beaucoup de codes automobiles, et gratuite, car son propriétaire verra son prix d’achat, déjà faible, remboursé au fil de son utilisation grâce à un ingénieux système de "cash-back". Enfin, elle peut être made in France et selon Michaël Oualid, elle permet même aux constructeurs, dont les bénéfices ont bien souffert ces derniers temps, de dégager des marges plus confortables.

    Répondre
  7. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Tiens, comme par hasard :

    Un Français invente la voiture qui ne coûte rien (ou presque)

    Et s’il était possible de circuler en voiture gratuitement ? A l’heure où les Français pestent contre un budget automobile en explosion, Michaël Oualid, ingénieur et ancien de l’industrie automobile, a planché pendant plusieurs années sur son projet de Free Car. Sa voiture se veut libre, car affranchie de beaucoup de codes automobiles, et gratuite, car son propriétaire verra son prix d’achat, déjà faible, remboursé au fil de son utilisation grâce à un ingénieux système de "cash-back". Enfin, elle peut être made in France et selon Michaël Oualid, elle permet même aux constructeurs, dont les bénéfices ont bien souffert ces derniers temps, de dégager des marges plus confortables.

    Répondre
  8. Anne-Marie
    Anne-Marie dit :

    Tant que le con-so(t)-mmateur que nous sommes, pour la plupart, ne verra pas plus loin que son écran plat, son I-prout et ses vacances all-inclusive, par lâcheté et trouille, rien ne changera. Pas la peine de pleurer sur notre sort, il est entre nos mains.
    Ne laissons pas la peur dominer nos vies, sinon, et bien nous aurons ce que nous méritons, nous resterons des variables d’ajustement du profit des actionnaires, salariés-citrons, pressables et jetables comme des kleenex, larbins courbant le cou pour espérer rester, encore quelques temps, des esclaves modernes.

    Répondre
  9. Anne-Marie
    Anne-Marie dit :

    Tant que le con-so(t)-mmateur que nous sommes, pour la plupart, ne verra pas plus loin que son écran plat, son I-prout et ses vacances all-inclusive, par lâcheté et trouille, rien ne changera. Pas la peine de pleurer sur notre sort, il est entre nos mains.
    Ne laissons pas la peur dominer nos vies, sinon, et bien nous aurons ce que nous méritons, nous resterons des variables d’ajustement du profit des actionnaires, salariés-citrons, pressables et jetables comme des kleenex, larbins courbant le cou pour espérer rester, encore quelques temps, des esclaves modernes.

    Répondre
  10. alain maronani
    alain maronani dit :

    Tous ces commentaires sont captivants, en oubliant le principal….la fin du pétrole, de l’énergie a gogo, de la croissance et les 320.000 travailleurs du secteur automobile sont à terme cuits, comme la production de médicaments, les plastiques, les ordinateurs et les téléphones portables, etc….pour le moment la seule facon de survie du systeme est une déflation généralisé des prix, des revenus salariés, des prestations sociales, etc. La Grèce montre bien ce qui se prépare (un pays ou les gens commencent a abandonner leurs enfants dans la rue….).

    Circuler en voiture gratuitement ? je conseille plutot l’utilisation du cheval….

    L’avenir c’est l’agriculture locale, la survie sur place, oubliez les avocats en hiver…et le reste, ceci nécessitant une REVOLUTION culturelle, pas de l’écologie a la Hullot ou les braiements de Dany le Rouge (sans parler du portefeuille ministériel de Dufflot…)

    Pour les septiques (on va trouver quelque chose….) voir l’excellente étude ci-dessous.

    http://www.paulchefurka.ca/Populati… (en anglais)

    Le Club de Rome avait vu juste il y a déjà une quarantaine d’années.

    Les dirigeants politiques sont parfaitement au courant et rien ne peut stopper la course à l’abime, Peugeot ou pas, qui n’est que l’un des signes de l’écroulement du système dans lequel nous sommes installés.

    En attendant chère Agnès vous pouvez toujours continuer à vous ballader dans vos terres lointaines, tant qu’il y a de l’essence, prendre de jolies photos, sans penser aux conséquences de ce genre de pratique (les métaux rares indispensables sont en disparition accéléré), etc…pleurer sur les malheureux salariés, des victimes bien sûr, rien ne peut arrêter la dégringolade

    Enfin le nabot n’est plus là, mais les problèmes restent les mêmes, heureusement icite…comme l’on dit à Montréal, nous nous sommes débarassés de l’imfame Lefebvre, qui pensait être élu dans un fauteuil…

    Répondre
  11. alain maronani
    alain maronani dit :

    Tous ces commentaires sont captivants, en oubliant le principal….la fin du pétrole, de l’énergie a gogo, de la croissance et les 320.000 travailleurs du secteur automobile sont à terme cuits, comme la production de médicaments, les plastiques, les ordinateurs et les téléphones portables, etc….pour le moment la seule facon de survie du systeme est une déflation généralisé des prix, des revenus salariés, des prestations sociales, etc. La Grèce montre bien ce qui se prépare (un pays ou les gens commencent a abandonner leurs enfants dans la rue….).

    Circuler en voiture gratuitement ? je conseille plutot l’utilisation du cheval….

    L’avenir c’est l’agriculture locale, la survie sur place, oubliez les avocats en hiver…et le reste, ceci nécessitant une REVOLUTION culturelle, pas de l’écologie a la Hullot ou les braiements de Dany le Rouge (sans parler du portefeuille ministériel de Dufflot…)

    Pour les septiques (on va trouver quelque chose….) voir l’excellente étude ci-dessous.

    http://www.paulchefurka.ca/Populati… (en anglais)

    Le Club de Rome avait vu juste il y a déjà une quarantaine d’années.

    Les dirigeants politiques sont parfaitement au courant et rien ne peut stopper la course à l’abime, Peugeot ou pas, qui n’est que l’un des signes de l’écroulement du système dans lequel nous sommes installés.

    En attendant chère Agnès vous pouvez toujours continuer à vous ballader dans vos terres lointaines, tant qu’il y a de l’essence, prendre de jolies photos, sans penser aux conséquences de ce genre de pratique (les métaux rares indispensables sont en disparition accéléré), etc…pleurer sur les malheureux salariés, des victimes bien sûr, rien ne peut arrêter la dégringolade

    Enfin le nabot n’est plus là, mais les problèmes restent les mêmes, heureusement icite…comme l’on dit à Montréal, nous nous sommes débarassés de l’imfame Lefebvre, qui pensait être élu dans un fauteuil…

    Répondre
  12. Marzi
    Marzi dit :

    M’enfin… on peut tous avoir un avis, on peut respecter celui des autres, on peut penser différement de toi (et c’est mon cas)…. mais il serait bien au moins de ne pas dire de betises, et dans ton article, il y en a, déjà soulignée il y a quelques temps, visiblement sans succès : le prêt de l’état à PSA et renautl il y a 3 ans était un pret et surement pas une aide ou un don. Ce prêt était un prêt à 6%, un taux… abominable profitant du fait que les banques ne pretaient plsu à personne (on pourrait parler de ca, mais on sortirait du débat). PIre : 6%… révisable : si PSA (ou renault) renouait avec les bénéfises, le taux augmentait au delà des 6%, d’où le fait que les deux se sont empressés de rembourser. Bref : cette histoire fut une affaire pour l’état dès le départ, et faire le procès de PSA avec le chauffe nuque comme l’autre fois est une bêtise.

    Répondre
  13. Merome
    Merome dit :

    @Monolecte : c’est vrai que Marzi avait déjà souligné cette erreur lors de ton précédent article, et non seulement tu n’avais pas répondu, mais tu n’as pas infléchi ta position.
    Objectivement, si les propos de Marzi sont vérifiés (je ne suis pas assez ce sujet pour l’affirmer), l’Etat a gagné de l’argent dans cette histoire. Non ?

    Répondre
  14. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Certes, en admettant qu’il y a bien eu prêt et remboursement. Cela dit, ça ne change rien au fait que la stratégie industrielle des constructeurs automobiles français est de la daube et qu’au final, c’est tout de même nous qui réglons la facture de l’incompétence : coût social et écologique.

    Répondre
  15. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Les prêts à la filière automobile permettent, au moment où cette industrie est engagée dans des évolutions profondes, accélérées par la crise intervenue en 2008, de favoriser la mise en production en série de véhicules électriques ou hybrides rechargeables, et d’équipements qui leur sont spécifiques (batteries, chaîne de traction électrique). Ces prêts dits « véhicules décarbonés » sont rémunérés.

    Les prêts, lorsqu’ils sont bonifiés, sont accordés dans le cadre des régimes notifiés à la Commission européenne suite à sa communication de décembre 2008 relative à des mesures temporaires sur les aides d’État. Ce cadre ayant été prolongé par la Commission jusqu’à fin 2011, le dispositif de prêts a également été prolongé jusqu’à cette date. Les prêts, qui ne sont pas participatifs, sont d’une durée de 7 ans à 10 ans au maximum ; les prêts octroyés pour des projets de développement de lignes pilotes ou de production de pré-séries sont d’une durée maximale de 15 ans. Le remboursement du principal du prêt interviendra en une fois, à son terme. Le paiement des intérêts est annuel.

    Répondre
  16. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Les infos ne se recoupent super bien entre Bercy, la presse et le reste. En plus, avec les nouvelles normes comptables, pas facile de retrouver ses petits. En plus du plan d’aide, il y a eu un autre plan de soutien à l’innovation et je ne retrouve pas les lignes sur le remboursement ou les intérêts. Ensuite, il y a la cohérence du truc : on coule en 2008, on rembourse en 2010 et on délocalise en 2012. Et une fois de plus : pourquoi Peugeot patine en délocalisant alors de Toyota prospère en localisant chez nous?

    Et ça n’enlève rien au problème de fond : comment allons-nous penser les mobilités de la fin du pétrole accessible à tous?

    Répondre
  17. Etheriel
    Etheriel dit :

    Tu peux ôter le "en admettant": c’est un fait, largement vérifiable, et tu n’auras pas manqué de le faire.
    Après, la stratégie industrielle, c’est peut-être pas aussi simple que ça. Mais peut-être, en effet, qu’il aurait fallu que PSA délocalise massivement comme Renault beaucoup plus tôt par exemple…

    Répondre
  18. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Anta never die! 😉

    Autres paramètres : l’augmentation des salaires et celle du logement sur cette même période. Les dépenses contraintes pèsent très fortement sur les budgets des ménages, actuellement, surtout que la bulle immobilière les a obligés soit à augmenter significativement leur taux d’effort, soit à migrer toujours plus loin des centres-ville où sont les boulots et les transports, ce qui plombent d’autant la facture des transports et de l’énergie. Dans tous les cas de figure, l’équation est intenable et la voiture, qui a permis un temps de relativiser le poids de l’éloignement, pèsent de plus en plus lourd sur le budget (essence, entretien : tout est bien plus cher que ta période de référence alors que l’usage s’est intensifié).

    Répondre
  19. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Le photovoltaïque aurait mérité des investissements conséquents pour l’amélioration nécessaire sa technologie. Le postulat de base, le solaire est une énergie abondante, inépuisable et qui ne coûte que le prix de sa conversion, est toujours vrai. Je me souviens d’une équipe d’étudiants qui avaient trouvé une technologie de conversion bien plus efficace qu’aujourd’hui, avec un verre bien plus grossier et moins traité, plus économique, mais j’ai perdu la référence dans mes marques-pages et je me demande où est passée cette technologie.

    Après, l’énergie la plus plus propre et la plus économique est celle que nous n’avons pas besoin d’utiliser : des logements bien pensés avec une bonne inertie thermique, des modes de vie plus rationnels : ne pas loger les gens à 2h de transport de leur boulot, ne pas concentrer les approvisionnements et les activités, ce genre de choses simples et peu coûteuses pour peu qu’il y ait une véritable volonté politique derrière.

    Répondre
  20. Anta  is back
    Anta is back dit :

    Tout a fait d’accord avec toi:

    -On subventionne a perte une industrie qui n’a plus d’avenir chez nous. Il fut un temps ou il existait un marche pour les constructeurs francais: le moyen de gamme. Les japonais/Coreens font maintenant mieux/moins cher que nous sur ce segment. Les constructeur francais ont bien tente de monter en gamme, mais ca veut dire affronter les Allemands, et encore une fois, le rapport qualite/prix n’est pas a notre avantage. Au final, comme tu l’as justement dit, ces milliards de subvention partent en pure perte du budget de l’Etat.
    -En subventionnant grassement un secteur qui n’a plus d’avenir, on empeche l’emergence d’un nouveau secteur plus porteur et plus ecologique qui manque cruellement de ressource.

    Pour etre objectif, il y a quand meme un aspect (a l’avantage du monde de l’automobile) qui meriterait d’etre mentionne. Je lisais il y a quelques jours un article de la presse Suisse qui comparait le prix des voitures aujourd’hui avec le prix des voitures il y a 20 ou 30 ans. Je fus etonne de constater que les prix en valeur absolue (donc non corrige de l’inflation) sont sensiblement les memes aujourd’hui qu’il y a 20 ans (a quelques centaines de chf pres) sur des modeles comparables en terme de gamme. Alors que l’indice des prix a la consommation a probablement augmente d’environ 50% en 20 ans (je n’ai pas verifie le chiffre exact), les prix de l’automobile sont restes parfaitement stables.
    Il est quand meme remarquable de constater qu’on arrive aujourd’hui a faire des voitures plus modernes, plus equipes, plus "efficace" ecologiquement, plus sures, avec moins d’argent (les salaires ont augmentes, les matieres premieres ont augmentes etc…). Sur ce point (et uniquement sur celui-ci), je tire ma reverence aux constructeurs. Je pense que le conducteur de "poubelle a roulette" dont tu parles ne pourrait certainement pas se permettre de payer 50% de plus pour changer de vehicule.

    Répondre
  21. Lol0 05
    Lol0 05 dit :

    Le Point négatifs a ce post
    C’est de parler du photo-voltaïque.
    C’est un systhéme énergétique qui est extrémement poluant, et qui présente des dangers important.
    Pour faire un panneau photo-voltaïque, il faut 10 fois plus d’énergies qu’il ne pouras en produire toute ça vie.
    Sans parler des produits toxique qui sont utiliser dedans afin qu’il fonctionnent. Ils peuvents polluer les sols et l’eau durant des centaines d’années.
    Aprés ça, on peut parler du nucléaires. Mais je pense que ce Systhéme que l’on pense écologique, sera considéré rapidement néfaste pour l’environnement, par exemple, au moment ou celui-ci coutera tellement chére , que l’on ne pourras plus les entretenirs.

    Sinon pour le reste, C’est un excellent post.

    Répondre
  22. alain maronani
    alain maronani dit :

    Tordons le cou au photovoltaique, aux vélos électriques, aux hybrides, et au reste….sans parler des bio carburant et du vent….

    Vous oubliez TOUS un fait fondamental qui s’appelle l’entropie (combien doit-on utiliser d’énergie pour en récupérer ?).

    Hélas pour nous le pétrole est IMBATTABLE soit 1 pour 10.

    Toutes ces filières que vous évoquez nécessitent des intrants énormes AVANT de pouvoir récupérer quoique ce soit, nécessitent des technologies qui ne sont pas soutenables (avez-vous déjà assisté à la construction d’un parc éolien ?) et leurs impacts sur l’environnement peut-être dramatique (bio-carburant).

    La voiture écolo, ca n’existe pas.

    Nous sommes trop nombreux, nous consommons trop de tout (énergie, eau, métaux rares, les réserves de phosphate sont de 25 annéees seulement, etc.).

    C’est une remise en cause dramatique de ce qui s’est passé les 80 dernières années, le mythe de la croissance, il est trop tard, voir les mises a jour du Club de Rome et pour vous persuader…(en anglais).

    http://www.youtube.com/watch?v=f2oy

    avec Dennis Meadows qui vous permettre de comprendre une bonne fois pour toute que les bêtises du style développement supportable, croissance (a la Hollande ou pas) sont des bêtises sans nom….

    Répondre
  23. til
    til dit :

    Pour PSA, un truc pas dit, la perte du marché iranien ça n’aide pas :

    "En Iran, le groupe français détient près de 30% du marché, lequel représente 22% des volumes de la marque. Son partenaire Iran Khodro commercialise en effet avec succès des Peugeot 405 et 206, assemblées en Iran à partir de pièces détachées fabriquées sur le site de Vesoul en France."

    http://gestion-des-risques-intercul

    Répondre
  24. Anta is back
    Anta is back dit :

    @til
    J’ai du mal a croire vos chiffres (ou du moins ceux tires du lien que vous copiez). Peugeot a vendu 3.6 millions de voiture en 2010. 22% des volumes, ca veut donc dire 792 000 vehicules. 30% de part de marche, ca nous amene a un marche total de 2.6 millions de voiture. 2.2 millions de voitures ont ete vendus en France en 2011. Pensez vous sincerement que le marche automobile Iranien soit plus important que le marche francais (en volume?). J’en doute tres tres fortement! Je ne remets pas en cause les parts de marche de Peugeot (on sait que la marque est tres apprecie dans les pays exotiques, ou l’etat des routes n’est pas excellent), mais je ne pense pas que l’Iran represente 22% des volumes de Peugeot, loin de la!

    Répondre
  25. Anta is back
    Anta is back dit :

    @til Comme quoi, on trouve tout et n’importe quoi sur le net. Avec les premiers chiffres, on arrivait a 792 000 vehicules. Dans le 2eme lien, 457 000 voitures (soit une baisse d’a peine 43%…)…

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  26. til
    til dit :

    Oui, c’est pas clair.

    "Selon Le Monde, la perte du marché iranien ne correspondrait en réalité qu’à un manque à gagner pour Peugeot de 640 à 850 millions d’euros. Soit une part dérisoire de son chiffre d’affaires en 2011, qui s’élève à 42,7 milliards d’euros."

    http://www.lepoint.fr/economie/l-ir

    Il semble quand même que c’est plutôt l’écroulement des marchés du sud de l’Europe qui plombe PSA.

    Si l’Espagne sort de l’Euro, au train où ça va les espagnols vont se lasser du chômage et des gamelles vides, PSA n’aura plus qu’à produire en Espagne ou demander la sortie de l’Euro à F. Hollande :

    "Supposons une dévaluation de 30%. Le gain en commerce extérieur en volume serait de 7,7 points de PIB, ce qui est très important."

    http://cib.natixis.com/flushdoc.asp

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  27. RiGeL
    RiGeL dit :

    Le lundi 16 juillet 2012, 16:06 par Agnès Maillard

    Magnifique, ce lien. Comme je pense que le commentaire que j’ai fait sur le site sera modéré, je vais recopier ici ce que j’en pense :

    Le client ne paie donc plus sa voiture à l’achat, mais la paye tout au long de sa vie, en achetant tout le reste plus cher. Mieux, la voiture est achetée non seulement par le conducteur, mais par tous les clients des magasins reversant un cash back. En effet, les remises "consenties" par les magasins sont bien entendu supportées par le consommateur au final, et non par le magasin, puisque les prix du magasin sont calculés en intégrant le cout des remises éventuelles (c’est une entreprise commerciale, par un philantrope).
    Au final, en plus de la somme de départ, le conducteur paye toute sa vie sa voiture (même lorsqu’il ne l’a plus, d’ailleurs, parce qu’il ne cesse pas pour autant de consommer), mais il n’a plus aucun moyen de savoir combien il la paye réellement.
    C’est extrêmement pratique pour tout le monde (sauf pour le consommateur final, bien évidemment). Lorsque le constructeur a envie d’augmenter le prix de sa voiture, rien de plus simple, il demande une augmentation infime de la commission rétrocédée, genre un centime par achat. Comme la somme est extrêmement faible en soi, elle sera quasiment transparente pour le consommateur (du moins en apparence) et celui-ci ne réagira donc pas négativement, mais au final, paiera beaucoup plus cher.
    Ingénieur dans l’industrie automobile, l’inventeur ? Ingénieur en marketing, c’est cela ? Encore un exemple flagrant que le fait d’être ingénieur n’empêche pas, bien au contraire, d’avoir l’esprit tordu et de réfléchir comme un imbécile. Quant à l’auteur de l’article, louons l’immensité de son esprit d’analyse. A moins qu’elle ait tout simplement recopié mot pour mot un communiqué de presse (éventualité plus que probable) sans chercher à en comprendre le sens. Assez pitoyable, en tous cas, et à tous les niveaux.

    Répondre
  28. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Effectivement, ça ne va pas nous faire voler les voitures, toutes ces conneries.

    Le modèle économique, c’est l’abonnement. Pourquoi se fatiguer à produire un truc qu’on ne vend qu’une fois alors qu’on peut ramasser du pognon à vie sans rien foutre, hein?

    Répondre
  29. Anta is back
    Anta is back dit :

    Agnes, tes analyses sur les differents modeles economiques sont souvent erronees (j’ai faillit m’etrangler en lisant la retranscription de ta conversation avec un marketer de chez Sony, mais je me suis tue parce que je me fais vieux). Par contre la je pense que tu as un point interessant. Le modele de l’"abonnement" se developpe a vitesse grand V, sans que le consommateur s’en appercoive forcement. Plusieurs exemples:
    -Quand vous achetez une imprimante inkjet toute naze a 40euros chez Carrefour, elle a coute au bas mot $100 a produire et a faire venir en Europe. Tous les constructeur perdent de l’argent sur ce genre d’imprimante. Par contre, vous devenez un "abonne", parce que tous les x mois, vous allez racheter 30 euros une cartouche qui en coute 5 au grand maximum. Le constructeur perdra de l’argent avec beaucoup de clients (ceux qui impriment peu, ceux qui jettent l’imprimante quand la cartouche livree avec est vide, ceux qui achetent des cartouches generiques), et en gagnera avec quelques clients (ceux qui impriment beaucoup et qui sont fideles a la marque). Avez vous remarque qu’il y a de moins en moins de marques differentes sur les etals de supermarche? Tout simplement parce que beaucoup de constructeurs perdaient de l’argent sur ce segment.
    -Mais c’est aussi le cas des rasoirs avec les lames amovibles, des machines a cafe (qui eux n’ont pas ou peu la concurrence des capsules generiques, contrairement aux imprimantes), des tests d’ovulation avec reader electronique etc etc etc
    -Et finalement, c’est aussi le business model de la plupart des grandes marques. Les fabriquants de cigarette depensent des sommes folles en marketing (pas en France, c’est interdit) pour "recruter" des fumeurs. C’est certainement un des secteurs ou les cosommateurs sont les plus fideles a leur marque. Recruter un fumeur de 18 ans, c’est lui vendre pendant 30 ans un paquet tous les x jours. Meme si les marges sont relativement faible (puisque le prix de vente est surtout compose de taxe), ca fait beaucoup de volume en 30 ans….et c’est sur…

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  30. til
    til dit :

    Le plus intéressant c’est le modèle voiture automatique en libre service.

    Moins de conso et d’accidents, peut se déplacer vers un endroit sans chauffeur après avoir déposé un ou plusieurs passager pour aller en chercher d’autres. Donc moins de parkings ou garages en ville et ailleurs sur lesquels des voitures stationnent des heures à attendre le retour de leur proprio et réduction du parc auto. Il s’agit d’un nouveau type de transport collectif payable à la course ou en abonnement pouvant aussi faciliter le covoiturage.
    Permet de réduire les embouteillages, la pollution et la conso car la conduite est plus fluide.

    http://www.futura-sciences.com/fr/n

    Répondre
  31. Anta is back
    Anta is back dit :

    Ce qui nous interesse (malgre mes mauvaises frequentations sur des sites de gauche, je dois bien reconnaitre que j’appartiens a ce monde…),c’est de maximiser notre profit. Tout simplement.
    Ca peut etre du "consommable et peu durable" comme tu dis. Il me semble que le PDG d’HP avait dit qu’il voulait des laptop n’excedant pas 4 ans de duree de vie. Mais je peux aussi te garantir que la majorite du temps, ca passe par une augmentation de la qualite. On travaille dur pour etre sur que nos consommateurs soient satisfaits de notre marque, et n’aille pas voir chez la conccurence. On depense deja beaucoup en marketing pour "recruter" de nouveaux consommateurs, ce n’est pas pour les voir partir a cause d’une mauvaise experience avec nos produits.
    Et si je reprends le cas des imprimantes, c’est encore plus facile a comprendre. Comme les constructeurs perdent de l’argent a chaque imprimante vendue (et se rattrapent ensuite sur les cartouches), ils ont tout interet a ce que les consommateurs gardent leurs machines le plus longtemps possible!

    Répondre
  32. til
    til dit :

    ti_cyrano

    toi, t’es le bon parano de service qui se croit utile avec ses imprimantes à 2 balles qui seraient la quintessence de ce qui se passe.

    En fait, t’es le blaireau qu’a tout compris, c’est combien la cotise pour ta secte à 3 balles ?

    C’est un peu comme Agnès qui avale les couleuvres comptables du marketeur branché qui lui raconte des énormités sur la structure des coûts d’un produit. Le blème c’est que les marketeux ne connaissent rien aux structures de coûts de produits. Ces données sont traitées par des contrôleurs de gestion et des chefs de projets industriels qui ont leur mot important à dire sur les coûts de production, de transfert, de recherche, de faisabilité, de conversion de monnaie.

    Le marketing n’a aucun contrôle sur ces calculs de synthèse, il apporte juste quelques informations marché approximatives pour faire le calcul, dans le meilleur des cas via une étude marché d’évaluation, tests clients représentatifs qui coûtent bonbon, et la décision relève du retour sur investissement selon une politique de pilotage relative à la trésorerie disponible.

    Donc Agnès, ne te fais pas trop avoir par le marketeu qui se fait briller pour 3 balles avec ses raccourcis à 2 balles.

    Répondre
  33. smolski
    smolski dit :

    Post 34 Anta is back
    "On travaille dur pour etre sur que nos consommateurs soient satisfaits de notre marque"

    Il ne s’agit pas de restreindre l’attrait d’utilisation mais de raccourcir volontairement la pérénité des produits industriels et là je rejoinds intuitivement tout ce qui est dit ici sur cette tendance institutionnalisée à nous rendre dépendant de la surconsommation malgrès nous et malgrès les informations qui nous parviennent sur ce fait avéré depuis lurette.

    On peut certainement le comparer aux dîmes moyennageuses versées par le peuple aux seigneurs féodaux et consort(ium)s…
    « féodalité au sens figuré : institution économique ou sociale qui aspire à l’autonomie par rapport à l’État . »
    Rien ne se perd, tout s’transforme ! 🙂

    Répondre
  34. smolski
    smolski dit :

    Post 34 Anta is back
    "On travaille dur pour etre sur que nos consommateurs soient satisfaits de notre marque"

    Il ne s’agit pas de restreindre l’attrait d’utilisation mais de raccourcir volontairement la pérénité des produits industriels et là je rejoinds intuitivement tout ce qui est dit ici sur cette tendance institutionnalisée à nous rendre dépendant de la surconsommation malgrès nous et malgrès les informations qui nous parviennent sur ce fait avéré depuis lurette.

    On peut certainement le comparer aux dîmes moyennageuses versées par le peuple aux seigneurs féodaux et consort(ium)s…
    « féodalité au sens figuré : institution économique ou sociale qui aspire à l’autonomie par rapport à l’État . »
    Rien ne se perd, tout s’transforme ! 🙂

    Répondre
  35. Eric
    Eric dit :

    Ajoutons que, pendant que l’Européen achète des voitures pour faire vroum vroum (avec une majorité de déplacements dont il aurait bien pu se passer ou qu’il aurait pu effectuer autrement), le producteur de pétrole s’enrichit tranquillement et peut continuer à maintenir son peuple hors de la démocratie. La quête de l’énergie et le gaspillage ont des conséquences assez détestables!

    Répondre
  36. Eric
    Eric dit :

    Ajoutons que, pendant que l’Européen achète des voitures pour faire vroum vroum (avec une majorité de déplacements dont il aurait bien pu se passer ou qu’il aurait pu effectuer autrement), le producteur de pétrole s’enrichit tranquillement et peut continuer à maintenir son peuple hors de la démocratie. La quête de l’énergie et le gaspillage ont des conséquences assez détestables!

    Répondre
  37. Schmolduc
    Schmolduc dit :

    Sur l’obsolescence programmée : militons pour des garanties PMO de 5 ans dans un premier temps, puis de 10 ans sur tous les véhicules et l’électro-ménager. On va dire que ça va tuer l’industrie, mais je n’en suis pas si sûr comme toute la production ou presque est délocalisée. Ça pourrait aussi créer des services de réparation pas délocalisables.

    Sur le secteur automobile et les aides : connaissant bien à titre perso les différents mécanismes (prêts, aides diverses OSEO, CIR, etc.), je trouve scandaleux que des grands groupes soient subventionnés à ce point. Le cas de l’automobile est caricatural. Voilà une industrie aidée au moins depuis la "balladurette" sans discontinuer et qui par contre continue de délocaliser à tout va.

    J’ai entendu que produire une "clio" en Turquie coûtait 1200 euros de moins qu’en France. La solution est alors très simple : il suffit de taxer ce véhicule de 1200 ou 1500 euros lors de son importation pour régler le problème. Pour ça, il faut dénoncer les accords de l’OMC et sortir de l’UE. Encore faudrait il que nos politicards de tous bords aient suffisamment de couilles et soient moins corrompus pour le faire.

    Je ne crois pas ceux qui disent que la France y perdrait au global en dénonçant ces accords. L’état de notre balance commerciale me semble assez parlant.

    Répondre
  38. smolski
    smolski dit :

    Schmolduc post41
    "Ça pourrait aussi créer des services de réparation pas délocalisables."

    Ah je n’avais jamais fait le rapprochement entre l’obsolescence des produits manufacturés en délocalisation et les emplois locaux générés par l’entretien de notre matériel !
    La différence de rentabilité ne doit pas résider dans les rapports de prix/coûts uniquement mais aussi avec les aides gouvernementales.

    Répondre
  39. Euterpe
    Euterpe dit :

    D’accord avec alain maronani.
    Développons les entreprises locatellages qui existent déjà.
    En Albanie, dans les années 90, on s’est déplacé à dos d’âne, alors pourquoi pas nous ?
    Ca nous sortira de ce merdier et nous rendra plus humain.

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