La bonne sœur et la putain

Longtemps, j’ai refusé toute idée de séduction, jusqu’à ce que l’on pense de moi que je suis plutôt un bon copain.


Axe NunUne grande partie de ma vie d’adulte, je me suis appliquée à ne porter que des chaussures sans talon, des pulls informes, des pantalons et non des jupes, les cheveux courts, des coupes amples, des couleurs ternes, et surtout, j’ai réussi à me convaincre que c’était par goût. Le goût du sobre, le rejet de la mode, la nécessité de n’exister que sur le registre mental, de ne jamais incorporer ma pensée. Bien sûr, un bon fond féministe m’a permis de justifier ce genre de choix politiquement, comme refus de subir la dictature de la futilité et de l’apparence. Jusqu’à ne pas me reconnaître dans un miroir. Mais cela me rassurait. Et me donnait l’illusion que je pouvais réussir à exister en dehors de mon statut de femme, dans un strict rapport d’égalité, désincarné, asexué.
Mon modèle de femme ultime était Sigourney Weaver, pour sa capacité à être la survivante et non la victime hurlante dans la série des Aliens, mais aussi et surtout pour sa petite phrase dans Half Moon Street, quand, refusant les fanfreluches et autres accessoires si typiquement féminins, elle déclare du haut de son tailleur pantalon : je le séduirai avec mon esprit.

Je pensais que je pouvais m’affranchir de mon genre, de mon physique, de ma féminité, car cela m’apparaissait comme un carcan, de la même manière que j’avais fait mienne la chute de la fable du papillon : pour vivre heureux, vivons cachés.

La vérité, c’est que j’avais peur. Comme ont peur bien d’autres femmes qui, comme moi, ont subi un jour la concupiscence de l’homme et en ont déduit, largement aidées en ce sens par le contrôle social, que la meilleure façon de ne pas avoir de pépins, c’est encore de ne rien faire pour les attirer, à commencer par vivre dans une bonne grosse burka mentale, dans le déni, le refus et surtout, la négation de soi.
Parce que, finalement, j’avais parfaitement bien intériorisé ce savoir commun qui laisse entendre qu‘une femme qui se fait chopper, elle l’a bien un peu cherché. Parce qu’elle a traîné au mauvais endroit, au mauvais moment, parce qu’elle a peint ses lèvres de la couleur de sa vulve, parce qu’elle a montré une cheville évocatrice que surmonte un mollet bien galbé, parce que la chevelure dansante appelle à l’empoignade, parce que la robe qui souligne sa taille et magnifie ses fesses est un hymne à l’enculade, parce que ses seins qui l’empêchent de courir sont arrogants sous le tissu trop tendu de sa chemise cintrée, parce qu’une femme séduisante et épanouie est forcément un appeau à bites. Parce que nous savons toutes et on nous le rappelle sans cesse, qu’il nous suffit de ne pas être des saintes pour que tout mâle normalement constitué ait une irrépressible envie de nous fourrer son pénis dans notre vagin sans nous demander notre avis. Et c’est tout.

Bien sûr, rien n’est jamais dit aussi crûment que cela. À la place, on utilisera des formules alambiquées qui tournent en rond autour du concept franchement fallacieux de la crédibilité de la victime. Parce que finalement, nous le savons toutes : au bout du bout du bout, en cas de viol, il nous faudra prouver que nous sommes suffisamment tempérantes, effacées, ternes pour ne pas avoir provoqué la concupiscence du mâle.
Concupiscence.
Probablement le mot le plus moche de la langue française.

L’autre vérité, c’est que nous sommes soumises ainsi à une double contrainte indépassable : assumer notre féminité pour nous libérer, pour exister dans une société terriblement superficielle où l’apparence prime et où la réussite sociale est grandement conditionnée par notre capacité à séduire les autres ; et être capable de prouver, en cas d’agression, que nous sommes totalement irréprochables dans notre comportement, non seulement au moment des faits, mais dans l’ensemble de notre vie quotidienne, que nous n’arborons habituellement aucun signe ostentatoire de sensualité, que rien dans notre comportement n’aurait pu attiser le désir ou nourrir le fantasme.
Un peu comme si l’on soupçonnait par défaut le piéton qui se fait renverser de s’être jeté intentionnellement sous les roues ou qu’il doive systématiquement prouver qu’il n’était pas en train de piéger l’automobiliste ou d’attirer les voitures.
En fait, il nous incombe la charge de prouver que nous sommes victimes et non incitatrices à la dépravation, que nous avons subi et non provoqué.
Présumées coupables, jusqu’à preuve du contraire.
Comme dans certains pays où l’on ne condamne jamais l’homme, mais où l’on peut éventuellement liquider la femme pour laver l’honneur de la famille.

Le dernier rebondissement de l’affaire DSK ne raconte jamais rien d’autre que l’histoire éternelle de la femme pécheresse, tentatrice, manipulatrice et coupable par défaut de la chute de l’homme. Qu’importe si l’homme en question avait un lourd passif dans les affaires de mœurs des plus éloquentes, ce qui compte c’est l’idée, finalement, que si la femme n’est pas une sainte, c’est qu’elle est forcément une catin et que ce simple retournement suffit à absoudre l’homme de tout soupçon de viol. Car peut-on parler de viol quand la victime n’est pas une blanche colombe, n’est-ce pas elle-même qui a provoqué, qui a cherché, qui a peut-être même forcé ?
Tout ce battage écœurant me fait penser aussi à ces étranges glissements sémantiques qui faisaient qu’au temps de ma grand-mère, on disait des filles-mères qu’elles avaient été séduites par un homme, qu’elles étaient par défaut considérées comme des traînées, des filles de petite vertu à la cuisse légère. Alors que le plus souvent, il s’agissait surtout de jeunes nigaudes qui ne couraient pas assez vite. J’y pense parce que ma grand-mère en était une, justement, de ces filles-mères, de ces jeunettes qui jetaient l’opprobre sur la famille et qui avaient bien de la chance quand elles trouvaient ensuite un brave gars (ou un sale type, quelle importance!) pas très regardant sur la fraîcheur de la fleur et assez bon pour reconnaître le bâtard. J’y pense parce que la honte était toujours du côté de la fille, pas du séducteur. J’y pense parce que je me souviens avec quelle énergie ma grand-mère a expié son grand péché en devenant une grenouille de bénitier absolument irréprochable. J’y pense aussi parce que c’est elle qui m’a inculqué cette négation de la séduction, de la féminité, de la fanfreluche, de la fantaisie, de tout ce qui sort littéralement des clous de la bien-pensance, jusqu’à ce que l’on dise d’elle, bien des années après, qu’elle était une sainte femme…

Comprendre tout cela m’a pris tellement de temps. Exister malgré tout cela a été tellement long.
Et là, je me dis que depuis tout ce temps, que l’on parle d’Ève ou de ma grand-mère, nous n’avons pas avancé d’un pouce.
Que nous n’avons toujours que deux destins possibles : la bonne sœur ou la putain.

110 réponses
  1. Patrice
    Patrice dit :

    Imagine une société dans laquelle un homme ou une femme pourrait se montrer sans tricher, juste être soi… sans risque d’agression ou de rejet. Enfin l’Humanité aurait un sens. Continuons à lutter! Petit à petit les mentalités changent, tout n’est pas noir. Être désirable et l’afficher, oui… pour du partage, sans contrainte. Je ne suis pas inquiet, nous gagnons du terrain…

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  2. pupuce
    pupuce dit :

    ah.
    enfin.
    ça me fait plaisir, tiens.
    (j’ai viré putain, perso)
    (lol)
    tu sais ce que c’est le pire? c’est d’avoir découvert ça à 20 ans, suffisamment tôt donc, d’avoir pensé en être venue à bout, affranchie, d’être retombée dedans, de te rendre compte que tu t’en sors pas si facilement que ça, parce que c’est un conditionnement bien plus profond que ce que tu crois, d’en être encore ressortie…et de constater que ça s’est incrusté dans la tête de mes enfants malgré toi et que c’est tellement partout tellement fort que t’as presque aucune chance de contrer.
    (et que tu risques encore de retomber dedans, en prime)
    (c’est juste horrible)
    (utérus, la malédiction)

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  3. Serge LEFORT
    Serge LEFORT dit :

    Oui, superbe texte jusqu’aux premiers mots de l’avant dernier paragraphe qui ruinent tout… Quel gâchis !
    Puisqu’il s’agit en fait de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, désolé de répéter le même commentaire :
    Tous ceux qui accusent ou défendent Dominique Strauss-Kahn étalent complaisamment des spéculations fondées sur leurs préjugés et non des faits que personne ne connaît aujourd’hui et que personne ne connaîtra peut-être jamais, ce qui alimentera les spéculations…

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  4. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’aime l’odeur du napalm au petit matin…

    L’innocence ou la culpabilité, ce devrait être le chat de Schrödinger de la justice : il faudrait attendre la fin de l’enquête concernant les faits pour ouvrir la boîte. Ce que je reproche à tout ça, c’est le parti pris médiatique qui entre en résonance avec cette règle sociale implicite que j’explicite largement ici : la "réputation" de la victime instruit toujours à charge, sauf si c’est une bonne sœur. Ce qui revient à dire :

    il n’y a de viol reconnu que sur les femmes irréprochables. les autres, vous pouvez en faire ce que vous voulez!

    D’où ce bon papier que je vous recommande.

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  5. AxelB
    AxelB dit :

    Avec votre sophisme, vous nous dites que tout homme accusé de viol est forcément coupable et que si la plaignante (forcément victime) se décrédibilise par ses mensonges et ses actes, c’est (forcément) un complot de la masculinité contre la femme. Pourquoi ? Car l’homme serait un violeur par essence. Et pourquoi ne pas nous dire que tout Arabe accusé de vol est forcément coupable, tant que vous y êtes ?
    Vous faites preuve de si peu de sens de la justice. C’est encore plus inquiétant que la domination masculine. Aucune condamnation ne peut reposer sur l’unique affirmation d’une personne se présentant comme victime, sans aucune autre preuve complémentaire, que la plaignante soit crédible ou pas. Si vous n’êtes pas d’accord avec ce principe fondamental, c’est que vous êtes disposé au fascisme ou à l’inquisition et apte à enfermer des innocents pour satisfaire vos préjugés. Ce n’est pas avec cet état d’esprit qui vous contribuerez à l’émancipation des femmes. Les hommes et les femmes sont capables de tout. Il y a donc toujours plusieurs scénarios possibles, ce qui implique d’attendre que les enquêtes aient abouti à quelque chose de solide avant de commencer à envisager une conclusion, de quelque nature qu’elle soit. À défaut, vous ne faites qu’étaler vos préjugés et participer au lynchage. Pour des gens qui se prétendent de gauche, c’est lamentable : lutter pour un monde plus juste et être incapable de justice soi-même.

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  6. Un Oeil
    Un Oeil dit :

    C’est tout à fait exact : une faille de moeurs chez la présumée victime, et ça y est : un viol n’est plus un viol…
    Bien content d’avoir trouvé votre blog en tout cas, pour cet article comme pour les autres.

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  7. Euterpe
    Euterpe dit :

    "Un peu comme si l’on soupçonnait par défaut le piéton qui se fait renverser de s’être jeté intentionnellement sous les roues ou qu’il doive systématiquement prouver qu’il n’était pas en train de piéger l’automobiliste ou d’attirer les voitures" : excellente comparaison !
    J’adhère tout à fait.
    Une psychologue spécialisée dans les cas de violences sexuelles écrit ceci :
    "j’ai pu croire qu’aux États-Unis les femmes se plaignant d’avoir subi un viol étaient plus protégées qu’en France et qu’elles avaient accès à une justice plus éclairée et à une présomption de véracité.
    Mais las… En quelques jours tout s’écroule et j’assiste médusée à un scénario bien trop connu par toutes celles et ceux qui accompagnent les victimes de viol à longueur d’années : alors que Dominique Strauss Kahn, même s’il vient d’être libéré sur parole et s’il bénéficie de la présomption d’innocence, reste à ce jour toujours inculpé de crimes sexuels, la plaignante se retrouve elle, en position d’accusée,
    (la suite ici : http://stopauxviolences.blogspot.co…)

    A LEFORT et AxelB : Ne pas confondre "présumé innocent" et "innocent", messieurs. En effet DSK est toujours inculpé aux États-Unis et fait l’objet d’une nouvelle inculpation en France.

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  8. Dieussè Ki
    Dieussè Ki dit :

    Anecdote champêtre (et bucolique).

    Hier matin j’étais très tôt sur un petit marché périgourdin. Les commerçants, quand ils mettent en place leurs étals, s’interpellent l’un l’autre et parlent très fort pour se comprendre.
    Voici ce que j’ai entendu en passant entre un marchand de fromages et un marchand de légumes:

    – Eh Paulo, et ta vendeuse, elle est pas là aujourd’hui ?
    – Ben non, tu sais bien, j’l’avais remplie, y’a fallu que je la fasse avorter.

    Voilà, c’était en France le 4 juillet 2011 et je voulais partager avec vous ce pur moment de poésie agreste.

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  9. smolski
    smolski dit :

    Le machisme orchestré socialement ne peut être nié dans l’ensemble de notre société mondialisé.
    Agnes nous en rappel ici l’effroi, la portée et l’incandescence pour toutes les femmes.

    L’affaire dsk tout autant, non dans les circonstances, mais dans le déroulement publique propre à chaque figurant de cette triste affaire.
    A moins d’un préjugé culturel et social particulièrement profond, on y voit nettement que les armes sont toutes inégales de la plus pauvre et revendicatrice au plus riche et condescendant.

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  10. Exigeant
    Exigeant dit :

    Merci Agnès pour ce texte fort, pétri d’humanisme.
    AxelB, que d’un point de vue purement intellectuel tes premiers mots peuvent s’entendre, il n’en demeure pas moins que tu fais l’impasse (volontairement ?) sur bon nombre de réalités. Comment expliquer qu’une femme violentée seulement sur 10 "ose" porter plainte ? Que ce qui est un crime au regard de la loi se termine rarement aux assises ? Que t’inspire aussi le traitement judiciaire ahurissant des viols conjugaux ?
    Nous sommes dans une société devenue de plus en plus inégalitaire, violente, oppressante où malheureusement la femme est une proie "facile".
    Agnès, le conditionnement sociétal est malheureusement partagé. Tu nous a parlé de celui des femmes avec des mots justes. Ne pas oublier cependant celui des hommes qui en est le "pendant"… Il est tout aussi structuré. Il faut répondre à ses codes pour être inséré. Ne pas correspondre à toutes ses obligations conduit à des frustrations terribles…
    Vouloir vivre autrement, mieux, libérés dans la France de 2011 nécessite de prendre conscience aussi de ces conditionnements, de réfléchir à ce qu’ils induisent et veulent finaliser.
    Il s’agit donc d’un cheminement individuel ET collectif. D’une lente maturation. Espérons que chacun s’y engage tranquillement afin d’avancer vers des changements de fonds, donc durables.
    Mais comment le faire tranquillement quand on a été victime ou vivant une peur quasi permanente de le devenir ?

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  11. John
    John dit :

    Si on s’en tient aux faits, il faut reconnaître qu’on court plus vite avec une jupe relevée qu’avec un pantalon baissé. De là à supposer une part de consentement… 🙁

    Non, Euterpe, pas sur la tête, pas sur la tête !

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  12. Clochix
    Clochix dit :

    Le dernier point mériterait un texte à lui seul: les traumatismes inter-générationnel, comment une histoire arrivée à ta grand-mère a eu tant d’influence jusqu’à aujourd’hui sur toi, et en a forcément dans un sens ou l’autre sur l’éducation que tu donnes à ta fille, donc sur ce qu’elle sera.
    Pour le reste, j’ai bien peur que plus encore que l’affaire du Sofitel, la plainte de Tristane Banon ne te donne raison: les mentalités ne changent pas.

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  13. AlexB
    AlexB dit :

    @Lynn 8 :18

    Quel point Godwin ? Je ne vois pas. Si vous pouviez l’expliciter. Merci.

    Sinon pour revenir au sujet du billet sur lequel vous ne dites mot, qu’est-ce que vous en pensez de ces affirmations péremptoires ?

    1) « Le dernier rebondissement de l’affaire DSK ne raconte jamais rien d’autre que l’histoire éternelle de la femme pécheresse, tentatrice, manipulatrice et coupable par défaut de la chute de l’homme. »

    C’est faux. La perte de crédibilité de la plaignante révélée au terme de l’enquête du procureur ne raconte en rien « l’histoire éternelle de la femme pécheresse, etc. », pour la simple raison qu’elle n’a pas reçu le mandat de toutes les femmes et encore moins de cette abstraction « la femme éternelle » pour les représenter. Son parjure, elle en est la seule responsable et son parjure est un fait.

    2) « Qu’importe si l’homme en question avait un lourd passif dans les affaires de mœurs des plus éloquentes, ce qui compte c’est l’idée, finalement, que si la femme n’est pas une sainte, c’est qu’elle est forcément une catin et que ce simple retournement suffit à absoudre l’homme de tout soupçon de viol. »

    Le passé pas très catholique de l’homme (selon Agnès B) vaut condamnation tandis que le présent crapuleux de la femme vaut la poussière sous le tapis, c’est-à-dire quantité négligeable quant au crime dont l’homme forcément ne peut pas ne pas être coupable. Joli sophisme ! C’est circulaire en fait : l’homme est coupable, donc tu tournes dans tous les sens, l’homme est coupable. Et si la réalité ne va pas dans ce sens, c’est que ça révèle « l’histoire éternelle, etc. ». Et si l’homme était innocent ? Et les enfants d’Outreau, ils ne peuvent pas mentir. Un enfant, ça ne ment jamais, et une femme non plus surtout si elle est victime. On ne peut pas l’acheter non plus, surtout si elle est pauvre.
    La réalité est venue démentir ces croyances pourtant.

    3) « Car peut-on parler de viol quand la victime n’est pas une blanche colombe, n’est-ce pas elle-même qui a provoqué, qui a cherché, qui a peut-être même forcé ? »
    Encore un sophisme dont je vous épargne le nom savant.

    Qui a dit cela ? Le procureur ? La Justice états-unienne ? La défense ? Non, personne. Un tabloïde d’extrême droite ? Ah, oui ! c’est le tabloïde qui fait la loi… je me disais aussi. Bien sûr que l’on peut parler de viol quand la victime n’est pas une « blanche colombe », et on peut en parler d’autant mieux que le viol est prouvé, avéré avec des preuves complémentaires à l’unique affirmation de la plaignante, mais tant qu’il n’en est pas ainsi, on ne peut rien dire, et surtout on ne peut pas (si on est probe et qu’en outre l’on ne veut pas discréditer le juste combat contre la domination masculine) faire de la métaphysique sur « l’histoire éternelle de la femme pécheresse, etc. » Seule la vérité est révolutionnaire.

    Donc Lynn, pouvez-vous condamner un homme parce qu’il vous répugne politiquement, physiquement, ou moralement, etc., et non pas pour les actes criminels qu’il a effectivement commis ? Répondre à cette question sera beaucoup plus profitable à l’intelligence collective qui se dessine ici que d’invoquer le point Godwin à tort et à travers.

    Imaginez comme hypothèse que cet hôtel prostitue ces femmes, et la plaignante en particulier. Votre attitude pleine de préjugés idéologiques alors recouvrirait l’exploitation de la femme, non contente de participer à la condamnation d’un innocent. Vous voyez alors la sottise de vos préjugés dans ce scénario tout à fait probable.

    Répondre
  14. smolski
    smolski dit :

    Lors d’une interview radio concernant la sexualité, un auteur mettait en avant que le choix fait par certains organismes d’une bisexualité (dont l’humain) n’était pas un choix de stratégie pour la reproduction, mais d’abord un choix pour le plaisir individuel de la fornication.
    Le sens premier de la fornication étant le plaisir à nous identifier d’une manière certaine et jouissive à l’encontre d’un partenaire sexuel, réel ou imaginé, dans les faits autant que par les sens.
    Seule, la culture et l’expérience acquises permettraient de valoriser sans contrainte cette différenciation sexuelle et autres de manière ponctuelle sur notre innée.

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  15. AlexB
    AlexB dit :

    @09:15 par Exigeant

    J’ai ni à faire l’impasse sur « ce bon nombre de réalités » ni à considérer ces réalités que vous évoquez, car ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est la perte de crédibilité de la plaignante dans l’accusation pour agression sexuelle à l’encontre de DSK. Et selon Agnès M. (et non A. mea culpa), ce « rebondissement » révélerait un invariant social de l’imaginaire masculin (sexiste forcément). J’ai montré que c’était de la foutaise cette idée. Rien n’empêche de parler de la domination sociale, du viol, mais cela n’a pour l’heure aucun rapport avec l’affaire DSK, car le viol n’est pas constitué et la perte de crédibilité est due aux mensonges de la plaignante et à ses actes crapuleux révélés non par la défense, mais par le procureur lui-même qui fait son boulot un peu tard. Il y a beaucoup de facteurs en conflit dans cette affaire qui nous gardent de la réduire à la guerre des sexes.

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  16. liline
    liline dit :

    Désolé mesdames de vous rappeler que c’est encore aujourd’hui nous femme qui éduquons pour partie les hommes dans leur enfance… On les veut fort, beau, séducteur, conquérant… Et on espère que la petite copine sera belle, sexy intelligente mais surtout pas avec un lourd passé… Le cliché sur la belle-mère a tout de même des vérités ‘"mon fils à toujours raison""elle est pas assez belle pour toi, tu peux avoir mieux" etc…

    On participe aussi à ce que l’on dénonce… A méditer…

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  17. Pulchinette
    Pulchinette dit :

    Je ne porte pas de vêtements informes, bien au contraire et j’assume ma féminité depuis des années. Jusqu’ici, les problèmes que j’ai rencontré sont plutôt "mineurs" et rares, et je suis consciente de ma chance. Mais que ce soit clair, mon style vestimentaire reflète ma personnalité, et non des tentatives de séduction de toute la gente masculine de l’ile de France.
    En ce qui concerne l’affaire DSK, oui ce type a fait des erreurs de fou. Je ne comprend pas ce qui lui prend d’agir comme il le fait. A mon avis, il est vacciné pour quelques temps.
    Cependant, je doute qu’il ait violé cette femme. Il a juste été aussi stupide qu’un gosse de 14 ans, et c’est ça qui est réprimandable.

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  18. Euterpe
    Euterpe dit :

    A AlexB : "Imaginez comme hypothèse que cet hôtel prostitue ces femmes, et la plaignante en particulier." Cela reste à prouver mais ne blanchit en rien DSK qui JUSTEMENT couche dans CET hôtel, pourrait-on argumenter !
    De plus DSK a des antécédents question maltraitance de prostituées http://www.lefigaro.fr/internationa… cela veut dire que quoi qu’il en soit le viol reste bien d’actualité. Car je vous l’apprends peut-être mais on peut violer une prostituée.
    Alors faites-vous l’avocat du diable si vous voulez mais en ce qui me concerne je ne crois pas ne serait-ce qu’une demi-seconde à l’innocence d’un individu comme DSK. Je n’y croirais pas plus quand le non-lieu tombera.
    Personne n’est obligée de croire à son innocence sous prétexte qu’il est présumée l’être.
    Dans les affaires de viol qui est un abus de pouvoir, l’argent est rarement du côté de la victime. Celui qui a l’argent pense avoir l’impunité. Et il a raison. La preuvec’est que DSK ne sera pas puni. L’argent qui manque à la victime permet généralement aux amis du violeur de l’accabler elle.
    On a donc ici le scénario le plus classique de la terre sauf qu’il est archi médiatisé et que les protagonistes sont aux antipodes l’un de l’autre question la richesse. Ce qui fait de ce cas un vrai symbole.

    A smolski : "un auteur". Ce ne serait quand même pas du luxe de préciser lequel. si ?

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  19. gonzo
    gonzo dit :

    si ca continu, et pour résumer l’affaire:

    on peut violer une menteuse.

    j’espere qu’ils seront pas trop nombreux a le comprendre.
    pour le cote circonstance atténuante y a mieux, mais on dirait ca marche. alors si ca marche!

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  20. toto
    toto dit :

    @liline 19 Ben moi j’ai fait des filles et non même si j’avais fait des gars j’en aurais pas fait ca. Par contre les BM ca oui c’est du lourd. (oui hein j’ai le droit de charger la barque des "plus agées" si je veux aussi).

    @Pulchinette c’est vraiment pas sympa pour les gosses de 14 ans de les comparer a un DSK. C’est meme abjecte. Pauvres gosses.

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  21. rod
    rod dit :

    Belle prose.
    Cependant, j’ai du mal a discerner le message contenu.
    Allez-vous dorenavant vous maquiller, mettre des talons aiguille, des decolletes jusqu’au nombril, des minijupes?

    Un commentaire ci-dessus disait qu’il serait bel et bon que nous puissions, homme comme femme, aparaitre tel que nous sommes. C’est egalement mon ideal. Mais ces accroches-coeurs dont vous semblez faire l’apologie ici ne sont-ils pas l’exact inverse de cet ideal, a savoir un travestissement de la realite?

    En fait j’ai peur de ne pas avoir compris ce papier. Enfin, je prefererais.

    Car j’aimerais tant voir cette mascarade cesser. Les mecs mettent des costard cravatte comme symbole de puissance, les femmes montrent leurs appats, en trichant c’est encore plus tendance (wonderbras, talon aiguille, maquillage, etc.), afin de montrer quoi? qu’elle sont bankables et qu’elles sont ok pour se faire choper par un mec en cravate, car c’est comme cela que les femmes ameliorent leur status social?

    Moi j’y comprend rien. Si les mecs faisaient pareil que les femmes sur ce sujet, on se trimbalerait avec la moitie des couilles a l’air, avec un maquillage qui ferait ressortir nos pectoraux ou nos biceps, avec une ouverture dans notre tee-shirt moulant pour montrer nos abdominaux… putain ca me fait fliper.

    Moi j’y comprend rien a cette histoire. Je suis delegue syndical, je me bat tous les jours pour l’egalite homme/femme au travail, car il est la pour moi le probleme. Mais je suis un mec, et je me sens aggresse par cette mascarade, ces deguisements, tant des hommes que des femmes. Sauf qu’une cravatte ca m’ennerve, alors qu’un decollete ca me met mal a l’aise. Ben oui, il y a des pulsions qui ne sont pas faciles a maitriser. Attention, je ne parle pas de viol ici (je ne pardonne en aucune facon ni meme n’accorde aucune indulgence aux violeurs, c’est un sujet qui n’a rien a voir), je parle de cette putain de mascarade qui nous pourri la vie sans qu’on s’en rende compte, qui nous met chacun dans des cases mortiferes, du jeune cadre dynamique en costar cravatte a la jolie secretaire de direction qui a le plus beau cul de l’etage et qui s’est faite refaire les seins l’annee derniere grace a une prime tommbee d’on ne sait ou et qui correspondais etrangement aux frais occasionnes pour cette operation qui contribue a faire de cette femme encore un peu plus un objet.

    Je le repete et j’insiste, je ne parle pas de viol ici. Je parle des rapports sociaux quotidiens entre etres humain, et des articifices que nous utilisons dans ces rapports.

    Je ne comprend pas ce qui est en marche. Qu’est ce qui peut pousser a peu pres toutes les femmes de nos pays capitalistes a se deguiser en objet, et parvenir a legitimer cela (les arguments sont divers et varies, parfois assez cocasses).

    Enfin quoi, si un jour la majorite des chefs d’entreprises, des politiciens et des cadres superieurs sont des femmes (si un jour les femmes ont le pouvoir quoi, comme aujourd’hui les hommes l’ont), il sera alors normal pour les mecs de se maquiller et de se balader a moitie nu pour plaire a ces puissantes femmes?

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  22. rod
    rod dit :

    Quant a l’affaire DSK, elle ne montre rien de plus que:
    1. si tu as assez d’argent et d’amis puissants, tu n’as pas a avoir peur de la justice, rien de plus.
    2. si tu as assez d’argent et d’amis puissants, tu n’as pas a avoir peur des medias.

    A l’Ouest, rien de nouveau en somme.

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  23. SO
    SO dit :

    SUPERBE ….et comme je me reconnais…et comme j’approuve ……
    mon style vestimentaire à moi tjs le même malgré les années ..il reflète ma personnalité sans doute quand à la séduction ….
    j’ai peur ……………

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  24. doodie
    doodie dit :

    Un des innombrables textes stupides qu’on voit fleurir depuis les dernières révélations sur naffisatou diallo.

    Je voudrais juste rappeler à auteure que ce n’est pas juste sur les détails de sa vie privée qu’elle a été discrédité : elle à menti sous serment et sur dés détails en rapport direct avec l’affaire, pas seulement sur son passé.

    On peut comprendre que la nécessité l’aie poussée à gagner de l’argent par des moyens illégaux. On peut comprendre qu’elle aie essayé de le cacher pour ne pas se retrouver trainée dans la boue par les avocats de la défense… par contre mentir sur le fait qu’elle soit allée dans une autre chambre PUIS REVENUE dans la chambre de DSK ne peut se justifier de manière si triviale.

    Au début de l’affaire je conseillait déjà aux féministes de ne pas trop s’appuyer sur cette affaire car elles risquaient de perdre en crédibilité si des pépins devaient arriver. Voila que certaines s’accrochent désespérément et usent de raisonnement bancals pour ne pas perdre la face. A celle là, comme à l’auteure je dis : ce n’est pas la bonne voie.

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  25. abdel
    abdel dit :

    Salut,

    J’aime bien vos billets mais…

    Ne notez vous pas un poil d’hypocrisie dans la société (française) au sein de laquelle vous vivez ?

    Pensez-vous que ces principes seront réellement défendus par l’oligarchie ambiante ?

    Les faits contredisent un peu trop les bonnes intentions…

    @++

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  26. smolski
    smolski dit :

    "par contre mentir sur le fait qu’elle soit allée dans une autre chambre PUIS REVENUE dans la chambre de DSK ne peut se justifier de manière si triviale."

    PUIS REVENUE dans la chambre de DSK… avec une responsable pour lui marquer ce qui lui était arrivée sur place… Mais ce n’est que du circonstanciel, encore une fois qui peut croire qu’un vieux barbeau dénudé va séduire une jeune femme sans violence ?

    A souligner que si c’est un acte de prostitution volontaire (sans que la direction l’apprenne ????????), soit dsk n’a pas voulu payer, et c’est donc bien un VIOL (puisque vous aimez les maj), soit cette jeune femme gagnant sa vie de cette manière dans cet hotel aurait déjà fait le coup, pourquoi attendre ? Invraissemblable.

    Répondre
  27. Serge LEFORT
    Serge LEFORT dit :

    PRECISION :
    Tous ceux qui accusent ou défendent l’accusé Dominique Strauss-Kahn ou la plaignante* étalent complaisamment des spéculations fondées sur leurs préjugés et non des faits que personne ne connaît aujourd’hui et que personne ne connaîtra peut-être jamais, ce qui alimentera les spéculations…

    *Le terme plaignante est utilisé par la justice américaine qui ne révèle pas son nom (http://mondeenquestion.wordpress.co…).

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  28. doodie
    doodie dit :

    "A souligner que si c’est un acte de prostitution volontaire (sans que la direction l’apprenne ????????), soit dsk n’a pas voulu payer, et c’est donc bien un VIOL"

    ce n’est pas un viol du tout si il a refusé de payer après l’acte. Elle aurait été consentante mais aurait réalisé, trop tard (en revenant dans la chambre pour chercher son "pourboire"), qu’il n’a pas rempli sa part du "contrat".

    Tes connaissances juridiques semblent très superficielles mon cher…

    Répondre
  29. chabian
    chabian dit :

    Merci pour le début du texte. Je voudrais juste dire cela : en tant qu’homme, je me reconnais totalement dans le premier paragraphe. Séduire par ma pensée, être une pensée sans incorporation.
    (La suite du texte ne me concerne pas, comme homme. Sauf que l’explication de cette attitude par le refus d’être l’objet du désir d’un autre ne me convainc pas fort. En effet 🙂
    Comment expliquer qu’un homme puisse prendre cette attitude ? LA crainte de la sexualité, certainement. Un contexte catholique et bourgeois, certainement aussi. Un influence parentale : quel discours ne m’a pas tenu ma mère ? (elle était une féministe tardive mais connue en Belgique). Quelle cause encore ?
    Et par ricochet : ces causes ne sont-elles pas aussi actives dans votre cas féminin ? Dans ce cas, votre développement est trop orienté "viol" … et il réduit trop les hommes à "Violeur bestial au sommeil toujours trop léger".
    Et puis, arrêtons avec DSK, quintessence de l’homme de pouvoir à l"égo démesuré. C’est d’abord un de ces malades qui nous gouvernent.

    Répondre
  30. Mathilde
    Mathilde dit :

    J’ai lu votre texte, et bien que n’ayant que seize ans, je me suis reconnue dans ce "rejet de la féminité" que vous décrivez. Cheveux courts, allure et manières masculines, j’ai tout fait pour ne pas tomber dans les stéréotypes associés aujourd’hui bien trop souvent aux femmes, et ce avant tout pour me protéger. J’ai commencé à agir de la manière la plus "masculine" et peu attirante possible après avoir eu un souci avec un inconnu qui m’avait approché d’un peu trop près (rien de grave). Je me suis dit que le meilleur moyen d’éviter que les garçons ne s’intéressent à moi était de devenir masculine. Au début, j’avais l’impression que je devenais vraiment "moi", je n’essayais pas d’obéir aux modes ou à tous ces codes qui existent déjà bien trop tôt, et je pensais aussi que c’était par goût, par choix. Mais je me suis vite rendue compte que l’image que je donnais m’enfermais dans un personnage qui ne me correspondait pas tout à fait. Mais j’avais aussi l’impression que je n’avais pas le droit de changer, pas le droit de vouloir être belle si je voulais être crédible.
    Finalement, je m’en sors peu à peu en essayant de ne plus me voiler la face, mais j’ai toujours ce sentiment qu’être jolie ne m’attirerait que des ennuis…
    J’aimerais juste pouvoir être comme je suis sans que cela influence la pensée des autres.
    Je suis d’accord sur le fait que tout pourrait changer simplement par l’éducation, mais cela prendra du temps…

    Répondre
  31. Euterpe
    Euterpe dit :

    A Serge Lefort : et alors ? Bien sûr, sainte Justice américaine forcément impartiale (pléonasme) va se montrer d’une conscience parfaite, comment en douterions-nous ? Il faut être bien sot.te ! On en a déjà l’avant-goût : la "plaignante" (qui n’en est pas une puisque c’est l’état de New York le plaignant à la base faut-il encore et encore le rappeler) est déboutée d’une plainte qu’elle n’a pas déposée (c’est cela qui est fort d’ailleurs) puisqu’elle aurait "menti", n’est-ce pas et que mentir exclut le viol paraît-il. D’après vous il faut donc religieusement se taire et baisser la tête en attendant le divin verdict qui sera à 100% juste et équitable vous en êtes si persuadé que cela force l’admiration. Malheureusement vous semblez être légèrement seul à avoir eu la révélation divine à ce sujet et cette foi inébranlable qui vous transporte demandez-vous pourquoi elle n’est guère partagée plutôt que de jouer les gardiens du temple. La plupart des gens ont une longueur d’avance sur vous et à part pour vous le non-lieu est pour beaucoup déjà prononcé par votre Justice avec un grand "J" : ce n’est plus qu’une question de jours peut-être d’heures. J’aimerais savoir qui aurait la bêtise de parier le contraire.

    Répondre
  32. smolski
    smolski dit :

    "Tes connaissances juridiques… Elle aurait été consentante … il n’a pas rempli sa part du "contrat"."

    juridique… consentante… contrat… bouark !
    Qui croit encore que la pratique de la prostitution n’est pas une circonstance sociale dégradante de la personne ?
    La prostitution sexuelle est un viol, une fois parce que tu paies et deux fois si en plus tu paies pas.
    Ce point de vue humaniste ne fait mépriser personne intentionnellement, ce qui n’est pas le cas du système juridique tel qu’il est développé en l’état.
    C’est d’ailleurs, à mon avis, le fond de ce billet et de cette misérable affaire, avec l’affichage de l’impunité arrogante de quelques-uns (aidés par leurs suppôts judiciaires) sur une personne infériorisée socialement.

    Désolé, j’ai toujours préféré le Robin des Bois en révolte auprès des siens au comte de sherwood qu’il devint.

    Répondre
  33. Huron
    Huron dit :

    Désolé, mais considérer DSK comme l’archétype du Mâle, c’est faire du "féminisme" à 2 balles…
    Je suis aussi optimiste que pessimiste: si la gestion de l’économie avait depuis 100 ans progressé autant que la Question Féminine (pas de gros guillemets sur mon clavier), les actionnaires de Total seraient aujourd’hui en retraite à 1500 € par mois après 20 ans (la 2° moitié de leur carrière) à tripoter le goudron, et il n’y aurait personne pour revendiquer la parité au conseil d’administration de cette boîte…

    Répondre
  34. Sire Tristram, violeur d'amoeurs
    Sire Tristram, violeur d'amoeurs dit :

    "Parce que nous savons toutes et on nous le rappelle sans cesse, qu’il nous suffit de ne pas être des saintes pour que tout mâle normalement constitué ait une irrépressible envie de nous fourrer son pénis dans notre vagin sans nous demander notre avis. Et c’est tout."

    C’est faux. Une telle phrase est raciste par essentialisme. Elle dit, en somme "tous les hommes sont des violeurs". Elle est aussi stupide et raciste que : "toutes les femmes sont des salopes" ou encore "tous les juifs aiment l’argent", "tous les noirs savent danser"…

    Non, Mademoiselle Maillard, "tout mâle normalement constitué" n’a pas "une irrépressible envie de nous fourrer son pénis dans notre vagin sans nous demander notre avis".

    Répondre
  35. Alixe
    Alixe dit :

    Agnès, ce que tu décrit correspond à une certaine réalité, mais elle n’est pas universelle, heureusement. Il est des milieux où on peut être habillée en femme et traité en humain, sans se voir pour autant niée dans sa féminité.

    Pour le traitement judiciaire du viol, si beaucoup de victimes se voient mal reçues dans les commissariats, ce qui est anormal, je trouve cependant normal que l’accusé reste ‘supposé innocent’ jusqu’à preuve du contraire.

    Pour reprendre ton exemple de piéton : mettons qu’un homme débarque dans un commissariat, qu’il montre des blessures et indique qu’il a été renversé par une voiture, dont il a relevé le numéro, et que le conducteur a continué sa route sans s’arrêter.

    On ne se précipitera pas pour arrêter le conducteur, tant qu’on aura pas des témoignages de témoins ayant vu l’accident, qu’on n’analysera pas des traces de peinture concordantes sur le corps ou les habits de l’accidenté, qu’on aura pas trouvé des traces de gomme sur la chaussé à l’endroit où cela est supposé s’être passé.

    C’est le même principe pour tous les crimes : l’effraction doit être prouvée, par le plaignant ou le ministère public, et tant qu’il n’y a pas de preuve tangible, le doute doit profiter à l’accusé.

    Le viol fait partie de ses agressions qui se font sans témoin, donc c’est une parole contre une parole, corroboré par des éléments de preuve (sachant qu’il est rare d’avoir une preuve irréfutable). Il est donc difficile à établir, c’est désolant pour les victimes, sans doute encourageant pour les agresseurs, mais condamner à des peines lourdes sur une simple parole amènerait nécessairement des abus et des innocents en prison.

    Même si je suis persuadé que la description que tu fais en début de billet correspond malheureusement à la réalité de beaucoup de femmes, Je n’adhère cependant pas du tout à la généralité que tu tires de l’affaire DSK, dont nous n’avons pas encore tous les tenants et aboutissants.

    PS : j’avais acheté ton livre l’année dernière, je l’ai lu par petit bout, avec plaisir et conviction.

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  36. brutus
    brutus dit :

    "La prostitution sexuelle est un viol, une fois parce que tu paies et deux fois si en plus tu paies pas."

    Passons sur le pléonasme "prostitution sexuelle"…

    Donc tu places la prostitution, le refus de pays et le viol au même niveau… voila qui est "audacieux" pour le moins qu’on puisse dire.

    D’un coté ça veut dire que tu ne fais pas de différence entre un acte sexuel consenti et un autre imposé. Ce qui est déjà extrêmement douteux.

    Ensuite tu places l’élément financier au même niveau de gravité, banalisant encore plus la chose.

    Après, on s’étonne que les préjugés sur les femmes persistent… entre autre qu’elles sont vénales.

    Je connais dé féministes qui doivent se retourner dans leur tombe.

    Répondre
  37. toto
    toto dit :

    Bouais, ben heureusement que tu te dévoues euterpe, les brutus doodie tristam, c’est fatiguant quand même. Et laffreux la, oh fan. (les hommes ont des cerveaux de moineaux quand ils s’y mettent ? ou juste une mauvaise foi immense comme leur égo? ) (je demande, répondez pas).

    Pi les femmes qui croient vraiment que oui, on peut s’habiller comme on veut. Ben j’dirais bien tant mieux pour vous quelque part. Et moi dans une prochaine vie je ferais bisounours, comme ca tout sera vachement simple et j’trouverais les hommes gentils quand ils demandent : "tu baises" alors que j’passe dans la rue.
    Sur ce, bonsoir.

    Répondre
  38. Euterpe
    Euterpe dit :

    Bon pour les brutus et autres doodie (qui semblent avoir des idées un peu courtes) un extrait de texte pour tester vos capacités de digérer des concepts moins habituels pour vous :

    si DSK a eu des relations sexuelles consenties dans cet hôtel de New York : comment cette femme de chambre, qui était dans ses heures de travail, a-t-elle manifesté son consentement ?

    Car le consentement présumé, ça n’existe pas ! donc, cela doit être facile pour DSK de dire comment elle a dit « oui ». Comment tout cela s’est passé, si elle l’a piégé pour plus tard, lui a extorqué du fric (mais alors POURQUOI aurait-elle porté plainte ! il aurait bien mieux valu qu’elle lui fasse du chantage, c’était BEAUCOUP moins risqué).

    L’autre possibilité, qui se fonde sur des rumeurs de la presse américaine, c’est qu’il y aurait eu prostitution régulière dans cet hôtel. Et qu’elle ait fait ça pour être moins pauvre, à l’occasion. Dans ce cas-là ce n’est pas mieux pour DSK. Car cela signifie qu’il y aurait eu « consentement » à une relation tarifée. Et que cet homme qui semblait devoir se présenter à la primaire socialiste et représenter le progrès social, trouvait cela normal d’avoir recours à une sexualité tarifée, c’est-à-dire à acheter les services sexuels d’une femme, sans se préoccuper de son désir sexuel à elle. Là, le « consentement » de la femme est au mieux un signe de la lutte pour la survie dans un monde qui n’offre guère de « devenir » aux femmes immigrées pauvres. Ce n’est donc PAS du consentement. C’est la mise à disposition de femmes-objets au « service sexuel » des puissants.

    Même dans ce cas, donc, et sans même parler de la violence subie (puisque peut-être on ne saura jamais si ce qu’a dit l’avocat de Diallo est vrai), est-ce qu’un candidat à la présidence de la République française, peut défendre cette position dans un pays abolitionniste, et dans un parti qui milite pour le progrès social ?

    (http://sandrine70.wordpress.com/)

    Répondez (avec un minimum d’empathie svp) à cela au lieu de retourner les mots de smolski dans tous les sens comme si vous ne les compreniez pas ! C’est justement cette autisme qui gavent. Les petits DSK ce n’est pas mieux que les gros.

    Répondre
  39. quintal
    quintal dit :

    On voit tout de suite l’échelle des valeurs de notre société quand on lit le code pénal.

    Article 222-23
    Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol.

    Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle.

    Article 442-1
    La contrefaçon ou la falsification des pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal en France ou émis par les institutions étrangères ou internationales habilitées à cette fin est punie de trente ans de réclusion criminelle et de 450000 euros d’amende.

    Répondre
  40. smolski
    smolski dit :

    "Passons sur le pléonasme "prostitution sexuelle"…
    On se prostitue de plusieurs façon, oui, par exemple pour obtenir un emploi ou pour le garder en ne revendiquant pas son juste dû.

    "Donc tu places la prostitution, le refus de pays et le viol au même niveau… voila qui est "audacieux" pour le moins qu’on puisse dire."
    Si tu veux bien lire ce que je propose, c’est la prostitution sexuelle qui est déjà un viol et le non paiement en est un second, corrolaire au premier.

    "tu ne fais pas de différence entre un acte sexuel consenti et un autre imposé."
    S’il est consenti, il n’est pas tarifé et est un partage en lui-même.
    S’il est tarifé, oui, il est imposé socialement car subi contre soi-même. Il suffit de s’imaginer soi en train de pratiquer la prostitution sexuel de notre corps pour le savoir. Sans préjuger de la vie sexuelle de chacun en la matière et dans le détail…
    J’ajouterai que le fait de payer fait partie de la jouissance obtenue. Ce n’est pas un échange mais bien un viol physique de la personne achetée, consenti ou pas.

    "Ensuite tu places l’élément financier au même niveau de gravité, banalisant encore plus la chose."
    Je répète que l’aspect financier est corollaire au viol sexuel, et s’il est banal pour un acte banal, n’engageant pas la personne, il rajoute à l’infamie du comportement du client devant une prostitué, dans sa personne, oui.
    Un film, la Dérobade, de Daniel Duval avec Miou-Miou : "Marie est une jeune femme issue d’une famille d’ouvriers qui tombe amoureuse de Gérard" montre clairement le passage d’une prostitution consentie du bas de l’échelle sociale jusqu’au refus et le prix mis pour s’en extraire, avec, notamment, la scène crue d’un viol de prostitués commis sur leurs personnes.
    Egalement un autre film, l’Indic, montre que le non paiement est un viol de la personne d’une prostitué, la marque d’une infamie de clan et un mépris individuel.
    Enfin, nombre d’étudiants passent par obligation à la prostitution occasionnelle pour financer leurs études, on imagine aisément le ressenti subi par un non paiement sur leur être déjà atteint et la double peine qu’ils subissent ainsi.

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  41. martin
    martin dit :

    En effet, et ce qui vous fait jouir, bonne soeur par dessus et putain par dessous. Nous, les mecs, on un un verso mais pas de recto. Allez, te fâche pas Agnès, des fois tu dis des choses intéressantes! mais là tu rabâches.

    Répondre
  42. MonsieurPoireau
    MonsieurPoireau dit :

    Je ne suis pas d’accord avec toi mais bel article !
    🙂

    [Pour préciser : je suis d’accord avec ce que tu dis de ce destin des femmes mais je ne crois pas qu’il s’applique ici. Je n’ai pas plus raison que toi, c’est juste mon avis ! 🙂 ].

    Répondre
  43. julie
    julie dit :

    euterpe tu parles de faire du chantage, mais le mec il a "check-out" ca veut dire qu’il part définitivement de l’hôtel et qu’elle a aucun moyen de le contacter pour faire du chantage.

    Quand au "comment elle a doit "oui", faut attendre le procès pour le savoir. Rien ne l’oblige a parler devant les médias pour l’instant. Il a le droit de garder secret sa stratégie de défense jusqu’au procès, il est simplement tenu de dire si il plaide coupable ou non-coupable.

    Quand a ton discours sur le consentement, c’est bien beau mais il faut le confronter a la réalité. On ne peut pas créer de toutes pièces une notion de consentement aussi floue que celle que tu introduit. Ca voudrait dire qu’il faut, au delà de ce que dit la femme, a savoir "oui" ou "non", interpréter la situation pour savoir ce qu’il en retourne vraiment.

    Tu ne peux pas demander à tous les hommes de payer un détective privé pour vérifier si la fille en question est bien heureuse et consent véritablement a un acte sexuel ou si ce n’est pas pour fuir la réalité, ou par besoin d’argent etc…

    En plus au delà de cet argument pragmatique, il y a un problème plus grave : ça veut dire nier la capacité de la femme a faire ses propres choix et les assumer. La considérer comme faible par nature car encline a faire des choix qui lui sont néfastes là où on fait une confiance absolue à l’homme qui lui est capable de faire ses choix et les assumer.

    Bref, comme le dit brutus : y’a des féministes qui doivent se retourner dans leur tombe en voyant ce que leur combat est devenu.

    Au lieu de faire appel à l’empathie pour couvrir vos théories, vous feriez mieux de faire appel à la raison. A écrire des conneries comme "les petits DSK ne valent pas mieux que les gros" ça veut dire quoi? Que les gens qui dialoguent raisonnablement sur internet ne valent pas mieux qu’un potentiel violeur. Les victimes de viol doivent être contentes de cette banalisation supplémentaire…

    Répondre
  44. smolski
    smolski dit :

    @ julie,
    "Au lieu de faire appel à l’empathie pour couvrir vos théories, vous feriez mieux de faire appel à la raison."

    Aujourd’hui, il y a du sperme sur la moquette, des habits déchirés et une plainte pour viol déposée par une jeune femme dont les marques de mollestages corporel sont constatées, face à un vieux barbeau richissime dont le comportement similaire fut rapporté mainte et mainte fois, professionnellement et jusque dans les officines journalistiques et télévisuelles.
    Si cette jeune femme est ta fille, tu dis quoi par rapport au consentement ?
    C’est cela l’empathie minimale à admettre.
    🙂

    Répondre
  45. Euterpe
    Euterpe dit :

    A julie : s’éreinter à récurer à la chaîne les traces de crottes sur la faience des toilettes, vider les poubelles, ramasser les saletés de clients qui étalent insolemment leurs tonnes de pognon à ta face d’esclave payé en engueulades, ca excite tout de suite sexuellement c’est sûr…on dirait que tu n’as jamais fait ce job, me trompé-je?

    Répondre
  46. Floréale
    Floréale dit :

    La Diallo était "femme de chambre" et pas "femme de ménage" et ce n’est pas la meme chose. Il y a toute une hiérarchie dans l’hotellerie.
    Une femme de ménage "s’éreinter à récurer à la chaîne", me voit jamais les clients ni l’ombre d’un pourboire.
    Une femme de chambre, c’est à dire une camériste, peut éventuellement nettoyer les toilettes d’une suite, mais son job consiste essentiellement à servir de domestique attittrée à un certain nombre de chambre ou à un étage, d’y servir les petits dej, etc… elle est au contact avec la clientèle et perçoit gnéralement des perboires, particulièrement aux USA ou les "tips" sont une forme de salaire (les serveurs-euses des restaurants ne perçoivent aucun autre salaire que leur tips).

    Si les salaires ne sont pas top, camériste n’est pas non plus ce qu’il y a de plus mal payé, surtout dans un grand hotel. Ce n’est pas la meme chose que dans un motel.

    C’est d’ailleurs très étonnant que la Diallo, semi-analphabète, ait pu travailler dans un hotel de luxe. En principe, une personne aussi peu qualifiée aurait du se trouver dans un motel ou une quelconque gargote.

    Dans n’importe quel grand-hotel en europe, pour etre camériste, il faut au minimum parler anglais, avoir un bac, avoir fait l’école hotelière.

    Répondre
  47. Floréale
    Floréale dit :

    @ jojo
    oui mais alors des commerçantes veuves, divorcées, single, d’un certain age qui se payent des extras venus d’ailleurs et nettement plus jeunes qu’elles je peux t’en trouver à la pelle sans besoin de détourner des fonds à part les leurs dans la plus parfaite légalité, et la "douceur" n’a rien à voir là dedans vu qu’il s’agit de gens majeurs.

    Par contre il serait intéressant de savoir comment la Diallo a pu etre embauchée pour un poste sans en avoir les qualifications.
    Ce serait au syndicat US de la catégorie de voir selon quels critères le groupe ACCOR embauche son personnel, et le cas échéant faire opérer un redressement.
    Le cas échéant, se serait au dit groupe de payer les stages nécessaires à ses employés pour les réambaucher correctement y compris la Diallo (qui ne sera peut-etre pas inspirée par la formation professionnelle proposée et préférera suivre une autre filière…).

    Répondre
  48. Euterpe
    Euterpe dit :

    Ouaip, elle a franchement pété un câble. Un (présumé) fou furieux de la quéquette qui luxe(rait) des épaules, écrabouille(rait) des seins tout en explosant des vagins avec ses grosses phalanges, le défendre parce que sa victime est NOIRE !!! C’est fort, très très fort pour une féministe !

    Répondre
  49. je débarque
    je débarque dit :

    Heu… au fait vous les avez vu les preuves? Une source officielle les as certifiées?

    Vous avez l’air de prendre les affirmations de l’avocat de la défense comme une vérité suprême. Vu le nombre de fois qu’il a répété le mot "vagin" devant les chaines de télé de la très puritaine USA, il faut bien y voir une volonté de sensationnalisme, et donc prendre du recul.

    Vos condamnations hâtives ne démontrent qu’une chose, votre haine de l’argent (en particulier euterpe, ton message en dit long sur les véritables motifs de ton aversion à DSK) et votre aveuglement.

    C’est trop dur d’attendre quelques semaines pour savoir quel sera le verdict final?
    Vous croyez que nos gesticulations françaises sur le web vont influencer le procureur?
    Vous croyez que vous êtes plus à même de juger du poids des différentes preuves alors que vous ne les avez pas eues devant les yeux et que vous n’avez pas les rapports d’expertise?

    Non je suis bête, le procureur et un homme, donc forcément suspicieux. D’ailleurs l’avocat de la plaignante aussi, bizarre. Peut-être il faudrait mettre des femmes à la leur place, voire faire un monde uniquement avec des femmes…

    Répondre
  50. Christine
    Christine dit :

    Quand les ricains disent "vagina", le terme français correct est la plupart du temps "vulve". Comme là : "The Great Wall of Vagina" http://next.liberation.fr/arts/0101… qui est un mur de vulves ou comme dans "The Vagina Monologues" qui sont plutôt des monologues de la vulve. Je pense que dans le cas qui nous occupe, c’est aussi le cas.

    Répondre
  51. smolski
    smolski dit :

    "au fait vous les avez vu les preuves?"
    Ce ne sont pas les circonstances qui sont le fond du débat mais l’enchaînement des comportements et des mécanismes sociaux où, oui l’argent, mène la barque, l’argent et le machisme social répété.
    De plus, entre une présumée victime infériorisée socialement devant un présumé coupable soutenu par les etablishments sociaux, il n’y a pas de neutralité possible, sinon sa propre immodestie de s’en croire affranchi.

    "votre haine de l’argent"
    Oui, de cet argent qui n’est plus un outil de communication entre les peuples mais la barbarie la plus obsène et la plus irresponsable appliquée sur l’ensemble de notre monde commun.
    Oui, je revendique pleinement cette haine et cet effroi.

    Répondre
  52. Euterpe
    Euterpe dit :

    Bon encore un/e qui n’aime pas (qui "hait" ?) le dictionnaire et son vocabulaire aux nuances si subtiles. Connaissez-vous la suave différence entre "critique" et "haine", ou pas ? C’est fou ce que le mot "haine" est utilisé à tort (avec un "t", je le précise un peu pour tout le monde qui l’écrit avec un "d" comme "tordu") et à travers sur le net.
    Au fait vous êtes qui, qui débarquez, et me connaissez aussi bien pour savoir quels sont mes goûts ? Encore un/une qui pète un câble. A moins que ce soit la même….en tout cas à moi cette répétition du mot vagin ne me dérange pas, monsieur/madame "je débarque"!

    Répondre
  53. Souleymane
    Souleymane dit :

    ¨@ smolski: Lors d’une interview radio concernant la sexualité, un auteur mettait en avant que le choix fait par certains organismes d’une bisexualité (dont l’humain) n’était pas un choix de stratégie pour la reproduction, mais d’abord un choix pour le plaisir individuel de la fornication.
    Le sens premier de la fornication étant le plaisir à nous identifier d’une manière certaine et jouissive à l’encontre d’un partenaire sexuel, réel ou imaginé, dans les faits autant que par les sens.
    Seule, la culture et l’expérience acquises permettraient de valoriser sans contrainte cette différenciation sexuelle et autres de manière ponctuelle sur notre innée.¨

    Oui mais avec ce monde qui est devenu presque un village planétaire je voudrais savoir ici qu’elles sont les limites. On n’ose plus draguer pour éviter de se faire taxer de quoi que se soit. Doit on doit attendre que les femmes fassent le premier pas vers nous où bien venir sur des sites de rencontres. Franchement je ne comprends rien à cette affaire. Moi franchement en tant que homme je vais pas attendre qu’une femme qui me plait me donne son feu vert par un langage corporelle ou quoi que se soit. Je dois assumer ma responsabilité en tant que homme pour m’engager vers elle. Tant pis si sa casse, c’est comme ça et je suis normal.

    Répondre
  54. Floréale
    Floréale dit :

    Evidemment, vous etes parfaitement libres de penser qu’une chaine hotelière soit peu regardante sur les qualifications de son personnel et qu’une éventuelle activité prostitutionnelle occasionelle puisse s’ y développer comme il est tout à fait plausible que ce soit le cas.

    Il est curieux qu’une féministe comme Euterpe soit si peu regardante et que ça ne la gène pas plus que ça. Quant à me bouc-émissariser pour se faire plus candide, je n’en suis pas encore revenue… Et m’imputer de défendre DSK, menteur s’il en est, c’est trop drole.

    Comme je connais certainement mieux qu’Euterpe le milieu hotelier/village de vacances etc, je pense que oui, effectivement, il est très plausible que la camériste a porté plainte parce qu’il n’a pas payé ses "services" (et sévices), et Euterpe sait très bien que les prostituées sont souvent maltraitées par leurs client, et en l’occurrence le dit client est connu pour ne pas faire dans la dentelle, et par conséquent un tel scénario me parait tout à fait vraisemblable.

    Chose que je ne pensais pas au départ, bien qu’elle soit noire, je pensais réellement qu’il s’agissait d’une femme de chambre sans double vie et victime d’un viol dans le cadre de l’exercice de ses fonctions et à mille lieues de penser qu’il puisse éventuellement se dérouler dans le cadre de son métier d’appoint.

    Et il ne me parait pas que de penser qu’il sera opportun qu’elle puisse faire un stage de formation professionnel lui apportant une qualification réelle, et lui permettant ultérieurement de se refaire une vie e tranquille ait quoi que ce soit de raciste.

    Mais Euterpe et son rigorisme pur et dur n’est évidemment pas à ça près puisqu’elle a meme décidé de me calomnier.
    Dommage qu’elle n’est pas vécu au XVIème siècle, elle aurait pu dénoncer les moniales à l’inquisition, et Christine itou.
    Quant à Yelrah, je l’aurais bien vu dans le role du bourreau avec une cagoule…

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  55. smolski
    smolski dit :

    "une éventuelle activité prostitutionnelle occasionelle…"

    A noter que si on parle de prostitution occasionnelle, ce n’est pas ce que dit la victime. Cette dernière attaque même un journal pour l’avoir publié.

    On peut s’attacher ainsi aux multiples rebondissements, mais, en les peignant sur la façade de nos propos cela nous éloigne de la vérité dévoilée.
    La réalité est qu’une caste apparue soudain, se montre ici avec toute sa morgue et son dédain pour le reste du monde, non seulement par le présumé coupable, mais surtout par la manigance judiciaire orchestrée pour le soutien à sa personne.

    Allons, tirons profit de l’exemple de cette unité de caste pour rassembler la nôtre.
    Si nous nous engageons bien à le faire, "C’est nous qui gagnerons car c’est nous les plus forts !"

    Répondre
  56. Serge LEFORT
    Serge LEFORT dit :

    Question à l’auteure.
    Vous écrivez «Parce que nous savons toutes et on nous le rappelle sans cesse, qu’il nous suffit de ne pas être des saintes pour que tout mâle normalement constitué ait une irrépressible envie de nous fourrer son pénis dans notre vagin sans nous demander notre avis.»
    Qu’entendez-vous par «tout mâle normalement constitué» ?
    Cordialement

    Répondre
  57. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    La plaignante se disant victime de viol doit être parfaite, pure, vierge, pas trop jeune ou trop handicapée (un enfant, une handicapée mentale, une malade mentale ça raconte n’importe quoi), pas trop âgée ou trop moche (ce n’est plus un objet à convoiter), pas trop pauvre (elle pourrait chercher des compensations financières), pas trop jolie (c’est pousse au crime), pas avec une vie trop "légère" (elle l’aurait cherché alors), pas étrangère et sans-papier, pas prostituée bien sûr (il s’agirait alors non d’un viol, mais d’un différent commercial, sic.), il ne faut pas aussi qu’elle connaisse trop bien l’agresseur, ni être sa femme ou sa compagne. Bien sous tout rapport, sinon sa parole n’aura aucun poids, sauf à avoir été tuée.

    Il faut qu’elle soit idéale selon les canons d’une société bien imprégnée d’un sexisme qui énonce qu’une femme est par essence avant tout un objet sexuel consentant à priori, soumise par définition au désir des hommes. Si elle n’a pas su éviter ce désir, c’est qu’elle voulait certainement le susciter, à elle d’assumer alors, si elle dit qu’elle n’était pas consentante, elle ment pour se rendre intéressante ou pour nuire à l’homme, pour se venger ou pour lui soutirer de l’argent. Si les femmes ne veulent pas être des objets sexuels, elles n’ont qu’à s’auto-censurer que ce soit dans leur habillement, leur déplacements, leurs relations, leur choix de travail, leur façon d’être, leur langage, etc. Mais si elles s’auto-censurent efficacement, elles ne seront tout à fait des femmes, "elles ne seront plus bonnes à baiser" et n’intéresseront plus la plupart des hommes, elles pourront même ne plus être tout à fait des êtres humains qui comptent, elles deviendront transparentes, invisibles, c’est le prix à payer pour ne pas être violée…

    Lire tout le texte de la source, c’est édifiant.

    Répondre
  58. Floréale
    Floréale dit :

    Mais moi, je ne parlais pas de la caste, mais du monde de l’hotellerie.

    Et je dis, clairement et sans ambages, que les abus, les agressions sexuelles, la prostitution occasionnelle y compris induite par le milieu ambiant, y sont fréquentes, et monnaie courante.

    Vous ne croyez tout de meme pas que, dans les villages de vacances, villages-clubs et ainsi de suite, une quelconque hotesse saisonnière voit sa saison successive assurée, et à fortiori ne devienne chef-hotesse sans avoir participé à une soirée bunga-bunga avec le chef de village? Ou alors, c’est vraiment le monde des bisounours, ici.
    C’était déjà comme ça il y a 40 ans, vous ne pensez tout de meme pas qu’avec l’ultra-libéralisme des temps que nous vivons, ça ce soit amélioré.
    Mais vous croyez qu’un Berlusconi a sorti d’où, l’idée de ses vélines sur Mediaset? Mais des villages-club d’il y a 40 ans, évidemment. D’ailleurs, il était musicos sur des bateaux de croisière. Il n’a pas inventé ça tout seul, il a seulement perfectionné, modernisé et standardisé le système.

    Répondre
  59. Godot
    Godot dit :

    En attendant…

    Vous n’avez pas répondu au message de julie sur le fait que vous rabaissiez les femmes en demandant à ce que les hommes prennent des précautions supplémentaires quand une femme consent à avoir des rapports sexuels avec eux. Donc en leur niant le droit (et en vous le niant a vous même vu que vous semblez être des femmes) de prendre leur propres responsabilités.

    En comparant les "petits DSK" avec les grands, vous banalisez d’un coté le crime de viol, de l’autre vous diabolisez des personnes qui ne font que présenter leur point de vue. Vous décrédibilisant vous-mêmes en montrant que vous êtes incapables de rester dans un dialogue raisonnable plutôt que dans une caricature très éloignée de la réalité.

    "comportements et des mécanismes sociaux où, oui l’argent, mène la barque, l’argent et le machisme social répété."
    Oui oui, tu parles de choses toutes théoriques, et rien a voir avec le fait divers… c’est pour ca que tu reviens lourdement sur les détails de l’affaire DSK (en te basant sur des rumeurs de preuves encore non confirmées ni expertisée) dans les messages 33 et 55

    "De plus, entre une présumée victime infériorisée socialement devant un présumé coupable soutenu par les etablishments sociaux, il n’y a pas de neutralité possible, sinon sa propre immodestie de s’en croire affranchi."

    Je ne vois pas de présumé coupable mais un accusé, et je ne vois pas non plus de présumée victime mais une plaignante. Et je ne vois pas en quoi elle est infériorisée, au contraire beaucoup de gens la soutiennent, a commencer par les femmes de chambre qui ont manifesté devant l’entrée du tribunal lors de la première audience et le procureur qui la croyait sur parole et qui a risqué sa crédibilité dés le début en la soutenant (il doit s’en mordre les doigts aujourd’hui).
    Mais bien sur vous préférez dramatiser la situation de la pauvre femme noire face à l’homme blanc riche, pour jouer la carte de pathos.
    Pourtant depuis le début de l’affaire on voit que la justice américaine a été exemplaire dans son équité, voire même elle a été très en défaveur de DSK.

    "Oui, de cet argent qui n’est plus un outil de communication entre les peuples mais la barbarie la plus obsène et la plus irresponsable appliquée sur l’ensemble de notre monde commun.
    Oui, je revendique pleinement cette haine et cet effroi."

    On peut hair l’argent… c’est stupide vu que ce n’est qu’un objet, voire des fois une information immatérielle, et qu’il n’a pas de libre arbitre, mais bon passons.

    On peut hair un homme riche lorsqu’il abuse de sa position, use de passe droits. Ce sont des comportements qui sont détestables pour la majorité des gens oui.

    Par contre detester un homme sur le simple fait qu’il aie de l’argent. Le croire indubitablement coupable, avant même d’avoir eu devant soit des preuves solides, avant même qu’un juge expérimente ne se soit prononcé et que des enquêteurs aient fini leur enquête… c’est très spécieux comme raisonnement. Toi et euterpe avez prouvé par vos messages que c’est exactement ce que vous faites, et c’est ce que je vous reproche.

    @euterpe : fais ta sainte nitouche, oui! quand on a écrit :
    "ramasser les saletés de clients qui étalent insolemment leurs tonnes de pognon à ta face d’esclave payé en engueulades"

    Tu vas sans doute me dire que c’est de la critique et pas de la haine. Pourtant j’ai du mal à voir le raisonnement, au delà des injures et de la caricature que l’on pourrait qualifier de "raciste anti-riche".

    C’est assez dérisoire de vouloir faire croire que ta vision de cette affaire n’est pas du tout brouillée par ta haine de l’argent et de ceux qui en ont. Un peu comme il est dérisoire pour un enfant pris la main dans le pot de confiture de nier les faits.

    Continuez avec votre tropisme et votre vision biaisée. Vous ne convaincrez personne avec vos arguments de seconde zone et vos raisonnement extrêmement lacunaires, si ce n’est les autres personnes avec les mêmes biais idéologiques que vous.

    Répondre
  60. benoit
    benoit dit :

    Il parait que c’est un blog féministe ici :

    "c’est typiquement le genre de phrase qui me donne envie de jeter mon byclo à la tronche de cette sombre connasse avant de la finir à coup de pompe à vélo dans la gueule."

    "Je comprends alors que cette nana est vraiment d’une connerie abyssale et je me vois distinctement en train de lui arracher la jugulaire avec les dents pour m’en faire un sautoir"

    Comme le disait liline : On participe aussi à ce que l’on dénonce… A méditer…

    Répondre
  61. smolski
    smolski dit :

    "Oui oui, tu parles de choses toutes théoriques, et rien a voir avec le fait divers… "
    "théoriques….rien a voir avec le fait divers" ??????????

    On peut haïr, oui HAÏR !!!!!!!! ce système où l’irresponsabilité mafieuse est devenue maîtresse du destin de tous par le pouvoir de la finance. Ce pouvoir soudain mis en lumière avec cette triste affaire du sofitel dans le comportement manichéen du judiciaire en place et le jeu de la médiatisation subordonnée.

    Déjà dit et redit, pourquoi vous ne visitez pas les interventions précédentes ainsi que le billet de départ avant de rapporter un élément tronqué de la part d’un intervenant ?
    🙂

    Répondre
  62. smolski
    smolski dit :

    "Et je dis, clairement et sans ambages, que les abus, les agressions sexuelles, la prostitution occasionnelle y compris induite par le milieu ambiant, y sont fréquentes, et monnaie courante. (dans l’hotellerie)"
    Ça rend caduque quel propos ce que tu dis là et que je partage pleinement ?
    Le fait que cela soit établi dans ce milieu tout du long de l’échelle sociale en rendrait-il la victime présumée plus coupable ?

    "la caricature que l’on pourrait qualifier de "raciste anti-riche"… "
    Que cela se passe avec une personnalité de premier plan dans l’échelon des responsabilités planétaires n’en donne-t’il pas JUSTEMENT un éclairage plus vigoureux, à défaut de rigueur ?

    "C’est assez dérisoire de vouloir faire croire que ta vision de cette affaire n’est pas du tout brouillée par ta haine de l’argent et de ceux qui en ont."
    Qui le nie ici ?
    Par contre, à l’éclairage de cette affaire, il y est mis en évidence que l’inverse : la HAINE des riches contre les pauvres est dramatiquement pratiquée, avec tous les moyens pour le faire, et le faire bien.

    souleymane post 69 😉
    "avec ce monde qui est devenu presque un village planétaire je voudrais savoir ici qu’elles sont les limites. On n’ose plus draguer pour éviter de se faire taxer de quoi que se soit."
    Ben : "valoriser sans contrainte cette différenciation sexuelle"
    Par exemple :
    Ce n’est pas parce que nous faisons l’amour ensemble que nous devenons propriété ou propriétaire de sa/son partenaire.

    Répondre
  63. smolski
    smolski dit :

    Floreale post 58
    "La Diallo était "femme de chambre" et pas "femme de ménage" et ce n’est pas la meme chose. Il y a toute une hiérarchie dans l’hotellerie.
    Une femme de ménage "s’éreinter à récurer à la chaîne", me voit jamais les clients ni l’ombre d’un pourboire."

    Ah mais non Floreal, madame Diallo, oui, madame Diallo mère d’une enfant qui te lira peut-être un jour, a été renseignée devant la porte comme quoi la suite était vide de tout occupant et qu’elle pouvait aller récurer les fonds de merde laissé sur la faïence des toilettes et dans les drap de lit par le client.
    Ensuite, le vieux barbeau dénudé s’est aperçu de sa présence et s’est proposé avec violence de se faire reluire le poireau par cette créature tout à fait comestible pour ses appétits sexuels matutinaux.

    C’est textuellement ce qui a été rapporté dès le départ et jamais nié, sinon oublié par la presse, et par les commentaires ici, de fait.

    PS : Je connais très bien le langage des marchés aussi, pas ceux des boursicoteurs, hein !

    Répondre
  64. smolski
    smolski dit :

    "je ne vois pas en quoi elle est infériorisée (socialement), au contraire beaucoup de gens la soutiennent,"
    Euh… il n’y a quand même pas les mêmes moyens et les mêmes accés à la vie sociale entre Mme Diallo et le barbeau qu’elle accuse. C’est cela être infériorisée socialement et non comme vous l’indiquez.

    "Par contre detester un homme sur le simple fait qu’il aie de l’argent."
    C’est le pouvoir et le manque de responsabilité devant tous qui est détesté, l’homme n’est que le comparse sous la bienveillance d’autres comparses, financiers, étatiques, médiatiques et des services judiciares.

    "c’est ce que je vous reproche…"
    Que j’entends bien et réponds le plus précisémment possible sur l’ensemble de ce fil.

    Encore une fois, les éléments d’un acte sexuel subi par Mme Diallo sont présents.
    On ne peut voir sa propre enfant céder au charme d’un barbeau comme dsk sans répugnance.
    Imagine-t’on seulement l’inverse : dsk subissant les assauts sexuels de cette jeune femme et s’en défendant vigoureusement pour n’y céder qu’au bout de maints efforts ?
    La proximité de son départ pour l’europe n’a-t’il pas accentué en lui le goût de l’impunité et le charme ravageur du pouvoir en se saisissant sexuellement d’un jeune corps à sa merci ?
    Spécieux ?
    Oui.
    Et totalement en réponse à la spéciosité inverse des avocats de dsk, de la presse de dsk, de l’appareil judiciaire de dsk… et du confort moral des prétendants à la neutralité envers dsk.
    Oui, je revendique bien à être l’avocat entêté de la plus faible plaignante au plus fort accusé, car il est indéniable que la responsabilité la plus totale, quelque soit les circonstances, lui sont imputables.

    On ne peut détenir impunémment les largesses du pouvoir individuel sans les responsabilités qui en découlent, en toute circonstance.
    Par exemple, puisque nous parlons de sexualité, la perversion d’une personne adulte se prétendant séduite par une personne mineure. Le passage à l’acte est, légalement aussi, de la responsabilité totale dont se défend l’adulte et non de celle de la personne mineure, en toute circonstance.
    Ou encore, les peuples du monde qui souffrent et meurent de la spéculation boursière sont de la responsabilité de ceux dont les garanties sociales sont les plus élevées.
    Encore spécieux ?

    Répondre
  65. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @saxo : assez d’accord avec tout ce que tu as mis. Comme je ne pouvais être dans le registre de la séduction, forcément, je ne pouvais pas concourir et gagner dans la société de l’apparence. Le truc, c’est que j’ai vraiment cru que l’apparence est dépassable, mais clairement, notre société n’est toujours pas assez avancée pour cela.

    Sinon, comme toi, j’ai grandi chez les cul-nus et je continue à n’être pas très à l’aise dans un maillot de bain. Cela dit, chaque fois que je propose d’aller à une plage naturiste, mon entourage me regarde comme si je parlais d’aller se faire une bacchanale dans un club SM… pfff. Mais oui, le naturisme est vraiment très sain dans le rapport au corps. Cela dit, je parle du naturisme libre des années 80, quand le mot d’ordre était d’être comme on en a envie. J’ai l’impression de ces dernières années, le mouvement s’est radicalisé (comme toute la société, d’ailleurs) et que maintenant, il y a des normes à la con qui refuse la cohabitation avec les textiles. Et je crois que je suis encore plus libertaire que naturiste!

    Répondre
  66. saxo
    saxo dit :

    Bien ton texte Agnes,

    En résumé tu dis que tu t’es habillée en sac à patates pendant des années pour ne pas susciter la convoitise des hommes, et quelque part, tu revendiques le droit de ne pas subir cet état de fait (ou à peu près).

    Ben, moi qui suis un homme, j’ai suivi un chemin comparable. Et je dirais plutôt que (en ce qui me concerne) c’est parce que je ne me plaisait pas physiquement et que l’intellect était mis en valeur dans ma famille, que j’ai cultivé très jeune l’art de me mettre en valeur sur le terrain intellectuel en méprisant l’apparence.
    Chacun son parcours, mais paradoxalement, c’est l’absence de confiance en mon pouvoir de séduction (et non l’inverse) qui m’a fait refuser la société de l’apparence. N’y aurait-il pas un peu de ça chez toi aussi?

    Autre remarque, ou question plutôt.

    A quel point notre animalité est elle méprisable?
    Sans être un violeur, ayant conscience de l’égal respect dû à tous les êtres humains, j’ai longtemps lutté contre moi même pour ne pas suivre des yeux les femmes qui se mettaient en valeur physiquement dans la rue. Je dois reconnaître qu’une belle chute de reins, qu’une paire de seins (naturels) ou qu’un beau corps m’attire (à commencer par les yeux). Peu importe la personne qui en est détentrice.
    Suis-je pour autant méprisable?
    Sur ce point, je ne suis pas sûr que nos désirs (pulsionnels) soient les mêmes (chez les hommes et les femmes). Je ne suis sûr de rien en la matière d’ailleurs, seulement, une chose est évidente, c’est que quelle qu’elle soit, on doit faire avec notre animalité. Si on peut la dompter, on ne peut pas s’en affranchir.

    Dernière remarque.
    Le seul endroit où j’ai vécu une vraie émancipation de la barrière des sexes, où on arrête de se reluquer et où les gens apparaissent dès la première rencontre pour les personnes qu’elles sont, c’est en camp naturiste. Je tiens à préciser en camp naturiste où n’étaient acceptés que les familles où les gens en couple.

    Répondre
  67. Neferourê
    Neferourê dit :

    Votre conclusion me rapelle ce que disait Djamel Debbouze dans un de ses sketchs:( en gros) dans les banlieues, les filles n’ont le choix qu’entre s’habiller comme un "garçon manqué" et adopter les attitudes qui vont avec, ou porter des vêtements religieux ; dans les deux cas cet accoutrement leur permet d’être respectées des garçons.

    Par ailleurs, voici un lien qui ma paraît assez proche de votre article : http://www.zonezerogene.com/magazin

    Répondre
  68. Floréale
    Floréale dit :

    @ Smolski
    Je dis "la" Diallo parce que j’ai pris les habitudes d’ici où l’on dit " Loren, " la" Maria, "il" (le) Rossi, "il" Mauro", "il" Yelrah" (qui lui par contre ne parle pas un mot de la langue de Dante et disait "la" Floréale dans le seul but de m’humilier parce que ce prêcheur d’Accueil & Amour de l’autre me hait), ce qui chez moi n’a rien de péjoratif. Figurez-vous par ailleurs que la région où je vis, outre à etre précisément celle ou l’on parle l’italien le plus correct qui soit est aussi connue dans le pays pour son franc-parler, imagé, et appelant un chat un chat.

    Ceci dit, une femme de chambre gagne ici 1200-1300 € en moyenne en CDI, pas un gros salaire, pas non plus un CDD à moins de 900.
    Par conséquent tout cet émotionnel sur la pauvre femme noire brandie comme leur "victime idéale" au détriment de toutes celles qui gagnent bcp moins et qui pourraient bien davantage qu’elle avoir besoin d’arrondir leurs fins de mois et qui ne se prostituent pas pour autant me parait pour le moins déplacé et meme inacceptable, purement idéologique.

    Depuis le début elle a dit une chose et son contraire, elle a meme menti a son avocat, et par ailleurs changé d’avocat , curieusement, pour en prendre unprobablement moins efficace mais bcp plus médiatique.

    Elle est tombée sur un homme très riche, qui l’a effectivement violée et qu’elle compte bien faire casquer un max? Fort bien. C’est tout à fait dans la logique du capitalisme, particulièrement aux USA.

    Nous verrons bien ce qu’elle fera, le cas échéant, des centaines de milliers de dollars qu’elle obtiendra comme dommages et intérets et qui lui éviteront de faire la femme pour le restant de ces jours.

    Nous verrons bien si elle se fera gruger par une bande de petits maquereaux, ou si en bonne femme d’affaires, elle ira implanter un Sofitel en Guinée selon les memes critères que ceux qu’elles connait désormais avec une expérience certaine.

    Et nous verrons alors ce que dirons les Euterpe, les Christine et les Yelrah. Rien, probablement, sinon un silence pieux. Ils seront bien trop occupés avec une autre cause faramineuse ailleurs…

    Répondre
  69. Neferourê
    Neferourê dit :

    Je ne souhaitais pas déplacer le débat sur un autre terrain, c’est juste que j’ai pensé à ça en vous lisant. Je pense que Djamel est qqun qui a connu la banlieue et peut en parler. Je n’ai jamais prétendu non plus que les banlieues ont l’exclusivité du sexisme. Il est inutile de vous énerver pour si peu. Bonne journée.

    Répondre
  70. smolski
    smolski dit :

    @ Floréale,

    Toujours mettre et remettre les circonstances et les acteurs en avant nuit à la capacité de cette affaire pour révéler l’aspect le plus cru et cruel de notre société commune en l’état.
    A l’encontre de l’orchestration faite par les médias, si nous pouvions ici nous en affranchir un peu plus qu’ailleurs, ce serait pain béni.
    Non ?

    Répondre
  71. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @Neferourê : non, non, non, désolée : je ne m’énervais pas du tout contre vous et votre commentaire qui était très pertinent. Cela remettait justement en perspective tout un discours nauséabond qui voulait faire des banlieues les bastions du sale machisme, dédouanant ainsi le reste du corps social. Ce qui est faux, comme le démontre très bien l’affaire DSK!

    Répondre
  72. paul
    paul dit :

    Très intéressant le témoignage de saxo quant aux "complexes" que l’on peut développer en réaction à son milieu familial ou social.

    mon parcours est comparable aussi dans la mesure où mon milieu mérpisait le corps et était totalement obsédé sexuel et phallocrate. moi j’ai fuit toute représentation masculine classique et au contraire développé dès mon enfance un entretien de mon corps à commencer par mes cheveux, gardés longs tant que j’en ai eu, comme représentant de la beauté simple et de la force de la fragilité de la douceur de ce corps dans le monde "animal" par distanciation d’un monde humain sans corps, avec juste un sexe, dominant toute légitimation sociale et affective.

    donc à la fois maintien corporel, ligne svelte, rigueur nutritionnelle, sac à patate vestimentaire quasi ascétique souvent ou au contraire originalité bricolée… mais toujours dénie de toute séduction sexuelle conçue comme culpabilité de volonté de puissance sur autrui… c’est bourré de paradoxes pas facile à vivre…

    Répondre
  73. je débarque
    je débarque dit :

    "On peut haïr, oui HAÏR !!!!!!!! ce système où l’irresponsabilité mafieuse est devenue maîtresse du destin de tous par le pouvoir de la finance. Ce pouvoir soudain mis en lumière avec cette triste affaire du sofitel dans le comportement manichéen du judiciaire en place et le jeu de la médiatisation subordonnée.

    Déjà dit et redit, pourquoi vous ne visitez pas les interventions précédentes ainsi que le billet de départ avant de rapporter un élément tronqué de la part d’un intervenant ?"

    Fauf que tu n’as aucune preuve de ce que tu dis : "système où l’irresponsabilité mafieuse est devenue maîtresse". Elles sont où tes preuves? Tu te bases sur DSK alors qu’il n’a pas encore été reconnu coupable, et qu’il y a de grandes chnaces, au vu de ce qu’on sait de l’affaire, pour qu’il ne le soit jamais?

    J’accepterai ta haine le jour ou tu la justifieras. Pour l’intrant je ne vois qu el point de vue biaisée d’une femme qui hait ceux qui ont de l’argent, qui sort comme prétexte que c’est parce que l’argent est utilisé pour asservir les pauvres.

    "avant de rapporter un élément tronqué de la part d’un intervenant"

    Si j’ai déformé les propos alors explique en détail en quoi ce que je dis est faux au lieu d’esquiver. Pour l’instant tu m’a plutôt l’air de reconnaitre que tu considère que DSK est automatiquement coupable vu qu’il ets riche. Comme si les éléments du dossier n’avaient aucune importante.

    "Que cela se passe avec une personnalité de premier plan dans l’échelon des responsabilités planétaires n’en donne-t’il pas JUSTEMENT un éclairage plus vigoureux, à défaut de rigueur ?"
    Mais de quoi parles tu encore? D’une autre supposition dont tu n’as aucune preuve? LE jour il y en aura des prueves je voudrais bien commencer à être d’accord mais tout ce que vous construisez ne repose sur rien si ce n’est de suppositions.

    Si tu veux, on peut continuer à tourner en rond… mais si je veux bien admettre qu’il y a des riches qui sont des connards, voire même que la majorité le sont (aller je suis gentil), on ne peut pas condamner uen personne sur un truc aussi léger.

    "Par contre, à l’éclairage de cette affaire, il y est mis en évidence que l’inverse : la HAINE des riches contre les pauvres est dramatiquement pratiquée, avec tous les moyens pour le faire, et le faire bien."

    Non il n’y a aucune preuve de haine. Il y a un individu qui se défend de l’accusation d’un autre individu Si tu y vois de la haine soit t’as des indices dont personne d’autre n’est au courant (peu probable) soit c’est parce que tu vois les évènements avec un filtre qui biaise ta perception.

    "Euh… il n’y a quand même pas les mêmes moyens et les mêmes accés à la vie sociale entre Mme Diallo et le barbeau qu’elle accuse. C’est cela être infériorisée socialement et non comme vous l’indiquez."
    Quel impact sur l’affaire? Sur el fait de savoir qui ment et qui dit la verité?

    "C’est le pouvoir et le manque de responsabilité devant tous qui est détesté,"
    Le pouvoir, il faut bien que quelqu’un en aie. La démocratie participative absolue ca fonctionne bien a l’échelle de petites comunautés mais pas plus.
    Quand au manque de responsabilité, là encore, où sont vos preuves?

    "On ne peut voir sa propre enfant céder au charme d’un barbeau comme dsk sans répugnance.
    Imagine-t’on seulement l’inverse : dsk subissant les assauts sexuels de cette jeune femme et s’en défendant vigoureusement pour n’y céder qu’au bout de maints efforts ?"

    Donc pour vous il n’existe pas de possibilité de sexe consensuel? Soit l’un a violé l’autre soit l’inverse?

    Répondre
  74. smolski
    smolski dit :

    "Si tu veux, on peut continuer à tourner en rond…"
    Non. 🙂

    J’entends parfaitement ce que tu dis et sur l’anecdote que tu tiens maîtresse de ce billet, pour le reste, c’est une affaire de conscience, et donc, ce qui est dit est dit, pas la peine de s’enraciner dessus.

    Répondre
  75. Boogie
    Boogie dit :

    Merci Agnès pour le renvoi vers le billet du blog "stop aux violences familiales…"

    je le remet d’ailleurs :

    http://stopauxviolences.blogspot.co

    perso je voulais mettre ici ce passage, qui me paraît tout à fait entrer en écho avec ton présent billet :

    "Mesdames soyez sexy dès le plus jeune âge, soyez un objet sexuel désirable qui sera regardé, courtisé, séduit mais ne vous plaignez pas d’être harcelée, agressée sexuellement, violée (cf l’interview récente de Catherine Millet)… Ou alors auto-censurez-vous, disparaissez de l’arène de la séduction, mais ne vous plaignez pas de n’être plus regardée et de ne plus intéresser aucun homme… Renoncez au "grand amour" et au Prince Charmant. À vous de choisir ! Bon exemple d’injonction paradoxale et de choix impossible, il ne reste qu’à composer avec art entre ces deux possibilités et à apprendre à supporter un harcèlement de fond en étant toujours hyper vigilante pour éviter le pire. Et si le pire arrive, tant pis pour vous, vous n’avez pas fait assez attention ou vous avez pris des risques inconsidérés."

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  76. smolski
    smolski dit :

    Merci Euterpe du rappel de ce lien, je l’avais zappé une fois, mais je le recommande aussi à tous pour le sujet de ce billet, à lire avec délicatesse, doucement…
    🙂
    Sous cet éclairage, j’en ai profité pour parler en quelques mots simples (si si, quelques mots simples, ça m’arrive !) du rapport du viol au pouvoir de l’individu avec ma petite fille de 12 ans, un peu tôt pour bien comprendre, mais la graine est semée.

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  77. Deadbydawn
    Deadbydawn dit :

    L’induction sauvage ne fait pas de la bonne science. Cette folie de vouloir essentialiser…

    Mise en perspective, la symétrie est intéressante (femme de "pouvoir" (petite amie de policier, ce qui en France, sarkozyste de surcroît, n’est pas un atout négligeable)/victime noire et pauvre d’entre les pauvres) http://prdchroniques.blog.lemonde.f
    D’aucuns en concluraient facilement que les femmes, justement, sont forcément manipulatrices, tentatrice ou frivoles. Voilà où mènent ces généralisations.
    Revenons aux cas particuliers et ne les jugeons qu’individuellement (et plus durement qu’actuellement s’il le faut, je ne veux en aucun cas banaliser le problème).

    En l’occurrence, que la femme de chambre soit forcément peccamineuse aux yeux de l’opinion ne vient pas pour le coup d’un archétype machiste, mais de son comportement, de ses fréquentations, de ses variations dans ses dépositions et de ses mensonges proférés en d’autres occasions (semble t-il), puisqu’elle avait été présentée comme irréprochable au départ. Et que ces éléments viennent de la partie qui aurait le plus à perdre. Elle aurait été une mère seule, ayant un travail difficile, mais n’ayant pas mentie par le passé, et pas un ami en tôle à qui elle aurait fait la confidence de vouloir faire cracher DSK, elle aurait été plus crédible, c’est tout. En absence de preuves matérielles irréfutables, c’est bien la crédibilité des personnages qui est primordiale puisque la vérité sera établie par un jury qui accordera crédit à l’une ou l’autre partie.
    Et ne me dîtes pas que l’homme (blanc, riche, en plus) est, du point de vue sociologique plus crédible que la femme (de ménage noire, en plus), si tel avait été le cas, DSK n’aurait même pas été arrêté.

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  78. smolski
    smolski dit :

    "puisqu’elle avait été présentée comme irréprochable au départ."
    Voilà le hic, alors que vous ne le demandez pas à l’agresseur, ça, d’être irréprochable.
    Et dans ce cas, au vue du lien mis par Euterpe et de mes convictions personnelles, "il faut brûler dsk" !

    Non, j’déconne.

    En cas d’absence de preuves irréfutables, la victime présumée et socialement inférieure doit être mise en valeur contre l’agresseur même présumé socialement supérieur, surtout qu’il dispose beaucoup plus largement que la victime des moyens pour établir, sinon minorer les faits, ce qu’il se garde bien de faire à ce jour.

    Désolé, c’est la règle du plus faible au plus fort, ce dernier s’étant trouvé à faire un choix de protection ou non sur la plus faible auprès de qui il n’a pas pris ses responsabilités mais sa jouissance et, dans les circonstances, il doit en être sanctionné au moins à cette hauteur.

    Oui, toujours la préférence pour le Robin des Bois plutôt que pour le comte.

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  79. deadbydawn
    deadbydawn dit :

    @smolski : un agresseur irréprochable…ça s’appelle un innocent, non ? Sérieusement, il reste que c’est encore à la victime d’apporter la preuve et non à l’accuser de s’en défendre. Ça s’appelle la présomption d’innocence et j’ai la faiblesse de penser que vous seriez bien content qu’elle existe si on vous accusait à tort. Quant au rang social inférieur par rapport au rang supérieur, il a été valorisé par le fait même qu’on l’ait prise au sérieux au point de faire d’arrêter illico presto DSK.
    On n’est pas dépositaire ou représentant de la classe sociale dont on est issu. On est jugé en tant qu’individu, non pour son groupe social dont la définition reste parfaitement arbitraire. Un tribunal n’a pas pour fonction de rétablir les inégalités ou injustices morales et sociales de la société, ça c’est le rayon du politique/citoyen (on peut sanctionner plus durement le viol, pénaliser la prostitution, augmenter les minima sociaux et la représentation syndicale etc). Sinon, c’est le procès de classe (les Koulak) ou de race (les exemples ne manquent pas), vous êtes responsable de ce que vous "êtes" (ou plutôt de la catégorie dans laquelle on vous a mis, en général dans l’idée de vous nuire), et non de ce que vous faites, et ce n’est pas la panacée non plus, surtout si vous avez le malheur d’être du mauvais côté de la matraque.

    Répondre
  80. Euterpe
    Euterpe dit :

    à deadbydawn :" on est jugé en tant qu’individu"…oui, jusqu’à un certain point après lequel tout devient possible. Des scandaleuses aministies et des affaires étouffées, des non-lieux abusifs et des acquittements discutables, de curieuses remises de peine et des juges corrompus, on en voit assez, non ? Des fois la police ne se déplace pas , parfois elle se déplace mais l’enquête est bâclée et le coupable est relâché, parfois l’enquête est moins bâclée mais l’accusé a des relations qu’il fait jouer, parfois le processus judiciaire est mieux enclenché mais il y a des conflits d’intérêt, ce qui d’ailleurs semble être le cas ici, bref ces derniers temps les dskieurs veulent nous faire croire à toute force que la justice est devenue du jour au lendemain infaillible et qu’elle s’écrit désormais avec un grand "J" donc qu’il faut s’y fier aveuglément (donc se taire, bien sûr).
    Je vous recommande la vidéo sur ce blob http://angrywomenymous.blogspot.com
    où Quatremer dit son sentiment sur la question. Pour l’avoir approché de près et avoir déjà pointé son comportement particulièrement sexuello-agressif avec les femmes, il ne parle pas de DSK comme un type tellement potentiellement innocent. Il faut peut-être aussi se rappeler que la présomption d’innocence est intrinsèquement couplée à la présomption de culpabilité et n’a donc pas valeur d’innocence. Ou pour être plus clair : présomption d’innocence = officiellement ni innocent ni coupable en attendant que la lumière soit faite si elle est faite. Cela ne veut rien dire de plus.

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  81. Envie d'être anonyme...
    Envie d'être anonyme... dit :

    Tiens, je me demande si le verbe "aguicher" a une réalité sociale ou si c’est le pur produit d’une idéologie "masculiniste"…

    étant donné que je considère le désir comme un élément relationnel et non comme un phénomène ancré dans un sujet, j’ai du mal à considérer que les femmes ne soient JAMAIS dans des postures actives de séduction, qui suscitent et attisent le désir. De même que l’on entend, lit, trouve moult récits (de femmes) tendant à faire le rapprochement entre le code vestimentaire et l’envie de relations sexuelles, je ne vois pas pourquoi on devrait toujours considérer la femme comme "passive". [évidemment, ça n’enlève rien à l’horreur et à l’illégitimité du viol, dans la mesure où l’on retrouve l’absoluité du (non-)consentement].

    Et puis il y a ce souci avec les vêtements, c’est qu’ils parlent à notre place, et disent des choses qu’on n’a pas forcément envie de dire. C’est aussi un problème de communication et de maîtrise de soi. Personnellement, je m’habille comme un clochard dans la même logique que celle que tu évoques au début de ton article. Je suis un névrosé du bulbe. si je dois séduire, ce sera avec les seuls muscles de mon cerveau, ce qui n’est pas sans poser strictement les mêmes problèmes que les vêtements, dans la mesure où la complicité intellectuelle peut mener à de GROS malentendus.

    Répondre
  82. paul
    paul dit :

    J’ai lu avec intérêt moi aussi l’article de Muriel Salmona.
    Je suis au courant depuis fort longtemps de tout ce dont elle parle en tant que spécialiste psychiatre soignante de violées.

    ben c’est pas nouveau que pour moi l’irréprochabilité de la violée ne se pose pas…

    et que les gens comme DSK, Polansky, mais aussi Berlusconi méritent la corde…

    smolsky parle de les brûler puis dit "je déconne"

    ben non
    ça suffit merde y’en a marre de ces salauds et des cons qui sont indulgents avec ce genre de personnages immondes qui ne sont pas nuisibles uniquement avec certaines victimes, mais dont ce type d’acte est caractéristique de tout le fondement de leurs valeurs, de leurs comportements sociaux et politiques.

    si le viol bénéficie d’une quasi intouchabilité comme l’expose remarquablement Muriel Salmona, c’est qu’il est au coeur de tout un ordre culturel
    et c’est de cet ordre culturel que je ne veux plus.

    Dans son article, Muriel Salmona indique très bien vers quoi tendre et que vouloir, je cite :
    "Que les hommes puissent avoir envie d’une vraie rencontre, d’échanges en toute égalité, d’aimer une personne et non un objet ou une esclave, de vraies relations sexuelles librement consenties et désirées activement de part et d’autres, de tendresse, sans passer pour n’être pas vraiment un homme un vrai… Ils auraient tout à y gagner. Être un homme ne signifie pas être violent, dominant, prédateur…"

    or ces gens là sont essentiellement dominateurs, prédateurs et violeurs.

    Répondre
  83. smolski
    smolski dit :

    "On n’est pas dépositaire ou représentant de la classe sociale dont on est issu."
    Dans le cas d’une telle différence sociale que celle qui ilustre cet article, je pense que ce point de vue est dépassé, voire déplacé.

    "Un tribunal n’a pas pour fonction de rétablir les inégalités ou injustices morales et sociales de la société"
    Les organismes sociaux, comme la justice, ne sont pas là pour décréter, d’accord, ils sont là et ils sont même payés pour maintenir la cohésion sociale, et donc, maintenir l’égalité entre toutes les personnes inégales devant elle.
    Non que l’innocence du dévalorisé soit prévalente, mais la responsabilité du plus nanti est toujours à sanctionner car elle ne fut pas suffisamment considérée par la personne qui en bénéficie davantage.
    Ainsi, quand un affamé vol un pain à un rassasié de la vie, il ne devrait pas être autant sanctionné que si c’est l’inverse, non ? Et pourtant…
    C’est en réponse à cela :
    "un agresseur irréprochable…ça s’appelle un innocent, non ?"
    Pour lequel je n’ai pas de commentaire à ajouter.

    "Ça s’appelle la présomption d’innocence et j’ai la faiblesse de penser que vous seriez bien content qu’elle existe si on vous accusait à tort."
    Perdu, j’ai la fierté et la conviction de ne pas considérer ma position sociale devant autrui sans qu’elle m’impose une correction supplémentaire envers ceux qui en possède une moindre.

    "j’ai du mal à considérer que les femmes ne soient JAMAIS dans des postures actives de séduction,"
    N’hésitons jamais à admirer ce qui nous est admirable et nous en vêtir la mémoire. Vous imaginez un monde sans un doux sourire entre inconnus ?
    Et quand c’est dit Non !, c’est dit Non ! Postures ou pas postures, car ce n’est pas la même chose.

    Paroles de la Chanson : Les passantes

    Je veux dédier ce poème
    A toutes les femmes qu’on aime
    Pendant quelques instants secrets
    A celles qu’on connait à peine
    Qu’un destin différent entraîne
    Et qu’on ne retrouve jamais

    A celle qu’on voit apparaître
    Une seconde à sa fenêtre
    Et qui, preste, s’évanouit
    Mais dont la svelte silhouette
    Est si gracieuse et fluette
    Qu’on en demeure épanoui

    A la compagne de voyage
    Dont les yeux, charmant paysage
    Font paraître court le chemin
    Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
    Et qu’on laisse pourtant descendre
    Sans avoir effleuré la main

    A celles qui sont déjà prises
    Et qui, vivant des heures grises
    Près d’un être trop différent
    Vous ont, inutile folie
    Laissé voir la mélancolie
    D’un avenir désespérant

    Chères images aperçues
    Espérances d’un jour déçues
    Vous serez dans l’oubli demain
    Pour peu que le bonheur survienne
    Il est rare qu’on se souvienne
    Des épisodes du chemin

    Mais si l’on a manqué sa vie
    On songe avec un peu d’envie
    A tous ces bonheurs entrevus
    Aux baisers qu’on osa pas prendre
    Aux cœurs qui doivent vous attendre
    Aux yeux qu’on a jamais revus

    Alors, aux soirs de lassitude
    Tout en peuplant sa solitude
    Des fantômes du souvenir
    On pleure les lêvres absentes
    De toutes ces belles passantes
    Que l’on a pas su retenir

    Brassens 😉

    Répondre
  84. miha
    miha dit :

    Les victimes de viol sont majoritairement des femmes timides, baissant les yeux, hiérarchiquement ou/et socialement inférieures, etc… celles, donc, dont on se dit qu’elles n’oseront pas protester.
    Plus rares sont les victimes jolies, sexy, sûres d’elles, riches, etc…. car alors ce sont les hommes qui sont intimidés devant elles.
    Un jour, alors que je venais de dire cela dans une réunion, quelqu’un a répondu :
    "Peut-être, mais alors c’est parce que le violeur a été excité par une femme sexy avant." (!!!!!!)
    Toujours la faute des femmes, n’est-ce-pas ?

    Conclusion : si quelqu’un agresse un pauvre vieux dans la rue pour lui piquer ses deux billets de 10 euros, ce sera la faute d’un autre vieux qui a montré, avant, son portefeuille pleine de billets ?
    L’agresseur a donc des circonstances atténuantes (?????). Les vieux sont fautifs car certains d’entre eux sont riches. (!!!!!)
    CQFD.

    Répondre
  85. senso
    senso dit :

    Ce serait plutôt la bonne soeur ET la putain si j’en crois ce que je vois tous les jours dans le marketing pour femmes. Ainsi, avant de devenir une mère, les jeunes filles doivent se soumettre dans leurs code vestimentaire au paradigme de la pute, talons hauts, peau de lapin, une féminité la plus outrancière possible afin d’être au top sur le marché du girly. Et puis sitôt que les femmes deviennent mère, la tendance marketing s’inverse totalement, sous le registre de la béate, de la bonne maman, avec son univers cocooning à la con, ou tout est fait de calins, de bisous, de tendresse, de tenues et de produits moelleux et réconfortants. D’ailleurs à la caisse des supermarchés on ne dit plus femme enceintes, mais "futures mamans", reprenant aux enfants le terme qui permet d’infantiliser les adultes. Le seul avantage du truc serait que potentiellement toutes les femmes sont à un moment donné de futures mamans, et peuvent donc gruger à la caisse pour na pas faire la queue.

    Répondre
  86. F.
    F. dit :

    "Parce que nous savons toutes et on nous le rappelle sans cesse, qu’il nous suffit de ne pas être des saintes pour que tout mâle normalement constitué ait une irrépressible envie de nous fourrer son pénis dans notre vagin sans nous demander notre avis. Et c’est tout."

    Ah ah ah! Le féminisme quand il en arrive à ce point d’aveuglement et de haine se rejoue sur un mode pathétique. Ce serait très amusant s’il n’y avait quotidiennement des raisons de désespérer qu’une rimbambelle de pauvres femmes accréditent ces paroles de haines…

    Répondre
  87. Podarcis
    Podarcis dit :

    Les mecs…
    C’est un gros problème pour vous manifaisement.

    Pourriez vous les appréhender sans chercher à les montrer comme queutards invétères?
    Ils vous regarderaient sans doute autrement.

    Sans doute vous êtes aussi le relais de femmes qui en ont souffert ou en souffrent aujourd’hui encore, mais il n’y a pas de place pour autre chose. Vos positions sont terriblements binaires, avant c’était Rien de féminin , aujourd’hui A Fond ma féminité exterieur. Et toujours en se positionnant contre le regard des hommes.

    OUI nous sommes sensibles aux jolies formes féminines. Mais il nous arrive de les apprécier sans débordements…

    Voyez nous autrement que comme des bêtes Svp.

    Répondre
  88. cyberic
    cyberic dit :

    un peu modifié,

    ""parce qu’elle a montré une cheville évocatrice que surmonte un mollet bien galbé, parce que la chevelure dansante appelle à l’empoignade, parce que la robe qui souligne sa taille et magnifie ses hanches est un hymne à l’étreinte, parce que ses seins qui l’empêchent de courir sont arrogants sous le tissu trop tendu de sa chemise cintrée, parce qu’une femme séduisante et épanouie est forcément très attirante""

    Ce que je veux dire c’est que ça n’empêche pas le respect et puis on peut toujours exprimer sa flamme gentiment.

    Répondre

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