Les petits ruisseaux

À moment donné, ils ont compris. Ils ont compris qu’il n’y avait rien à attendre des autres, des relais habituels. Ils ont compris qu’ils allaient devoir prendre leur destin en main.


Le torrentAlors, le plus simplement du monde, ils ont décidé de se réunir. Et d’inviter toutes les personnes de bonne volonté à les rejoindre. Je crois qu’ils ont été déçus, quelque part, quand ils se sont retrouvés à une petite douzaine dans une grande salle encombrée de chaises vides. Ils devaient être quelque peu désappointés, mais n’en ont rien laissé paraître et ont commencé à discuter avec ceux qui avait fait l’effort de venir, un vendredi soir un peu frileux, quelque part au milieu de nulle part.
Poser quelques constats amers, ouvrir les vannes de la colère, se laisser porter par l’émotion, par la nécessité absolue de faire quelque chose, par l’envie irrépressible « d’en être ».

Faire.
En être.
Retrouver le goût de l’action.
Semer les germes de la résistance. À tout prix.

Tout le monde n’est pas d’accord sur tout, mais personne ne se laisse distraire par les points de divergence, on se concentre sur la formidable impulsion que nous voulons tous donner au mouvement. Malgré tout. Malgré la déception des derniers jours, malgré les petits matins qui déchantent, malgré les petites lâchetés et les grandes trahisons, malgré le sentiment d’impuissance, immense, tenace, omniprésent, qui nous talonne, chaque jour.

C’est décidé : le 23, on relocalise la lutte, on appelle à manifester au bled, là, comme ça, sans rien d’autre que notre détermination et nos convictions. Pas de syndicat, pas de leader politique, juste des citoyens qui ont décidé de ne pas lâcher le morceau. Envers et contre tout.
Bien que tout semble perdu.
Parce que tout semble perdu.

Relocalisation de la lutte

Il fait froid et moche en ce mardi matin, mais pas aussi moche que la météo l’avait prédit. Pendant le WE, j’ai fait passer l’info de notre petite manif à nous tous seuls dans les relais alters nationaux. C’est marrant, l’intersyndicale, de son côté, en parle le moins possible de cette journée d’action. Comme si elle avait peur que ça marche quand même. D’ailleurs, pour le Gers, nous sommes la seule manifestation répertoriée. Je sais, par la bande, qu’il y a une « retraite aux flambeaux » prévue le soir même au bled en chef, mais presque personne n’est au courant. Chut… il ne faudrait pas que ça se sache ou que l’on dérange qui que ce soit. Un peu plus tôt dans la matinée, j’ai encore accroché 2, 3 potes par mail, ainsi que @les2terres, un twittos encore plus enragé que moi, qui préfère venir à notre sauterie improvisée au milieu de nulle part que d’assister à l’enterrement en petite pompe du mouvement de contestation, tel qu’il est honteusement mis en scène par les syndicats dans les grandes villes.

Même les militants encartés n’ont pas été prévenus des actions de la dernière journée de lutte. Parce qu’il est important qu’il n’y ait plus personne dans les rues, plus personne pour gueuler, plus personne pour s’insurger contre les saloperies qui nous sont faites, jour après jour. Les gens auront mal au cul, mais chez eux, en en régurgitant leur impuissance sur leur canapé. C’est clairement l’idée. Mais ce n’est pas la nôtre.

Cela dit, je suis une femme de peu de foi. J’ai déjà prévenu mon cyberpote que si on se retrouve les 15 gus habituels abonnés à toutes les manifs devant les arènes, on sera déjà bien contents. D’ailleurs, pendant que je m’approche du lieu de rendez-vous à grandes enjambées enjouées, c’est à peu près tout ce que le correspondant de Sud-Ouest a à photographier. Petit pincement au cœur. Vite balayé par la joie de retrouver quelques trognes familières.

Et puis, au bout de la place, un petit groupe qui s’accroche autour d’une pancarte. Il manque du monde. Les organisateurs se font attendre… J’avais oublié le fameux quart d’heure gascon, d’une ponctualité irréprochable. Et les voilà qui arrivent de partout. Les habitués, les copains, et puis les autres. Tous les autres. Mêmes les jeunes. Mes gamins du lycée, fidèles au poste.

Nous n’étions qu’une poignée, nous voilà une petite foule.
Réjouie.
Et fière de se compter si nombreuse.
70. 80. Peut-être plus. Gérard, le prof de math, en trouvera 113.
113, pour un bled de 2000 habitants ! Probablement le plus fort taux de mobilisation de toute la France. En partant de rien. En n’étant personne. Juste quelques citoyens qui, dans l’adversité, alors que jamais le rouleau compresseur que nous combattons n’a été aussi puissant, aussi intransigeant, quelques citoyens qui n’ont pu se résigner et qui ont su cultiver l’esprit de résistance.

Recréer l’imaginaire démocratique

Quel drôle de cortège avons-nous formé. Pas de grands cris, pas de musique assourdissante, pas de pancartes ou de banderoles. Juste une petite foule compacte qui fait le tour du bled, fièrement, vivement, tout en discutant abondamment.
C’est fou ce qu’on a pu discuter, tous ensemble. Confronter nos idées, nos envies, nos projets. Nous engueuler, aussi, et tout évacuer d’un grand rire satisfait. Je navigue un peu, je renifle cette bonne atmosphère citoyenne. Je chemine un moment avec le vice-président du conseil général. Un bien beau cortège, trouve-t-il. Et une belle énergie. Je trouve aussi. Une belle énergie. Un bel élan démocratique. Quelque chose de dense, de solide, de précieux et de vivant. Imprévisible, mais tellement porteur d’espoir.

On ne se disperse pas à la fin de la marche. On discute par petits groupes, puis on se retrouve une bonne quarantaine à investir la salle d’animation, un peu plus douillette que le pavé. Pour une prise de parole citoyenne.
Annoncer les dernières avanies de notre gouvernement antisocial. Répondre aux questions, nombreuses. Démonter les argumentaires des médias qui n’ont eu de cesse de présenter toutes les régressions sociales en cours comme des réformes nécessaires.
Démontrer systématiquement que nous sommes au cœur d’une guerre idéologique totale dans laquelle le camp d’en face ne compte pas faire de prisonniers.

Mais au final, ça sert à quoi, tout ça ? On sert à quoi, ici, à manifester ? Ça ne marche pas.

Je la retrouve bien là, la leader syndicale du lycée, avec ses doutes et ses questions. Mais cette fois-ci, je ne suis plus la seule à pouvoir répondre, face à son désarroi, son inquiétude et son profond sentiment d’impuissance.
Tout est là !
Nous sommes là !
Nous parlons, nous échangeons, nous rêvons à voie haute, nous partageons nos peurs, nos espérances.
Et rien que cela, ça change tout.

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57 réponses
  1. Trek
    Trek dit :

    Christine : servir d’alibi au gouvernement en défilant pour finir par rêver de porter au pouvoir le même DSK que celui qui aura soigneusement détruit notre service public, est-ce une nouvelle façon d’être socialiste ?

    Répondre
  2. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Les rapports de force sont toujours dynamiques. La société de consommation de masse a été le leurre avec lequel le capitalisme le plus féroce a pu endormir la classe ouvrière, laquelle s’est vautrée dans le confort petit bourgeois en oubliant que sans lutte, sans combat idéologique permanent, ce sont toujours les plus actifs qui gagnent. Et depuis la fin de la seconde guerre mondiale où le patronat mondial avait dévoilé son hideux visage de collabo et d’écraseur de peuple, il n’a eu de cesse de reconquérir des points en besognant contre l’intérêt commun, dans l’ombre. Ce qui nous tombe sur la gueule n’est pas le fruit du hasard ou d’une quelconque nécessité naturelle et indépassable, c’est le résultat de plusieurs décennies de travail de sape concerté contre la démocratie et un certain modèle social, fondé sur la solidarité.

    D’ailleurs, il n’est pas anodin que le recul de la société solidaire mise en place par les résistants au lendemain de la seconde guerre mondiale s’accompagne d’une irrésistible remontée des tentations fascistes.

    Donc, oui, dans une perspective historique, la refondation des collectifs citoyens, le réinvestissement politique par tous est utile, désirable et nécessaire.

    Répondre
  3. Égide
    Égide dit :

    je me souviens, c’était l’hiver 1910/11. On branlait rien avenue de la République à Montrouge.
    Quel froid !

    On comptait nos sous, chacun , pour savoir si on pourrait s’enfiler une petite gnôle au bistrot.
    Ric-rac, on y arriverait.
    Une heure au chaud et on refera le monde.

    Six ans plus tôt, en 1904, le prix du m² atteignait 800 francs (environ 2400 €).
    Ah, si on avait su on en aurait acheté du terrain, ça nous faisait rire de dépenser
    des sommes qu’on aurait jamais.

    Oui, on prendrait un grand terrain tout près de la Seine. On construirait tout nous-même.
    Et au bout du jardin, on pourra pêcher quand on voudra. On ferait venir des amies.
    Il y aurait de la musique.

    Ça construisait de partout, dans la ville et bien au-delà, même au milieu des champs.
    Chaque jours des paquets de maisons ou des immeubles qui semblaient sortir de rien.
    Quelquefois, la construction était très isolée comme si elle attendait que la ville la rejoigne plus tard.

    C’était pour qui ces habitation ou pourquoi ? En fait, on ne savait rien.
    Personne n’était au courant. Même pas qui étaient les propriétaires.
    Seulement on connaissait ceux d’avant qui avaient vendu, en loucedé.

    On disait même qu’ils était partis après sur la Cote d’Azur pour passer leur retraite.

    On était bien ensemble. On rêvait. Ente deux boulots, on faisait des longues marches rien que pour échanger des idées saugrenues sur ce qu’on ferait, plus tard.

    Tout semblait changer autour de nous et on craignait qu’il n’y ait rien, ou pas grand chose pour nous. Je ne sais pas pourquoi., ça bougeait, sans nous, et on se demandait pourquoi.

    Novembre 1910, drôle de siècle quand même.
    J’essaye d’oublier tout çà.

    Répondre
  4. Égide
    Égide dit :

    je me souviens, c’était l’hiver 1910/11. On branlait rien avenue de la République à Montrouge.
    Quel froid !

    On comptait nos sous, chacun , pour savoir si on pourrait s’enfiler une petite gnôle au bistrot.
    Ric-rac, on y arriverait.
    Une heure au chaud et on refera le monde.

    Six ans plus tôt, en 1904, le prix du m² atteignait 800 francs (environ 2400 €).
    Ah, si on avait su on en aurait acheté du terrain, ça nous faisait rire de dépenser
    des sommes qu’on aurait jamais.

    Oui, on prendrait un grand terrain tout près de la Seine. On construirait tout nous-même.
    Et au bout du jardin, on pourra pêcher quand on voudra. On ferait venir des amies.
    Il y aurait de la musique.

    Ça construisait de partout, dans la ville et bien au-delà, même au milieu des champs.
    Chaque jours des paquets de maisons ou des immeubles qui semblaient sortir de rien.
    Quelquefois, la construction était très isolée comme si elle attendait que la ville la rejoigne plus tard.

    C’était pour qui ces habitation ou pourquoi ? En fait, on ne savait rien.
    Personne n’était au courant. Même pas qui étaient les propriétaires.
    Seulement on connaissait ceux d’avant qui avaient vendu, en loucedé.

    On disait même qu’ils était partis après sur la Cote d’Azur pour passer leur retraite.

    On était bien ensemble. On rêvait. Ente deux boulots, on faisait des longues marches rien que pour échanger des idées saugrenues sur ce qu’on ferait, plus tard.

    Tout semblait changer autour de nous et on craignait qu’il n’y ait rien, ou pas grand chose pour nous. Je ne sais pas pourquoi., ça bougeait, sans nous, et on se demandait pourquoi.

    Novembre 1910, drôle de siècle quand même.
    J’essaye d’oublier tout çà.

    Répondre
  5. Laurent
    Laurent dit :

    Ça sème des petites graines c’est sur mais est-ce que ça va bouleverser le monde un jour ou l’autre? 1945 Le conseil de la résistance crée la sécu, les retraites etc… 1968 rêve d’un autre monde et puis aujourd’hui on lutte pour avoir des retraites, une sécu… Est-ce que tout ça sert à quelque chose?
    Est-ce que Wikileaks va changer l’organisation du Monde.
    Est-ce que Chomsky va bouleverser les États-unis
    Le monde n’est-il pas immuable? Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose?

    Répondre
  6. Laurent
    Laurent dit :

    Ça sème des petites graines c’est sur mais est-ce que ça va bouleverser le monde un jour ou l’autre? 1945 Le conseil de la résistance crée la sécu, les retraites etc… 1968 rêve d’un autre monde et puis aujourd’hui on lutte pour avoir des retraites, une sécu… Est-ce que tout ça sert à quelque chose?
    Est-ce que Wikileaks va changer l’organisation du Monde.
    Est-ce que Chomsky va bouleverser les États-unis
    Le monde n’est-il pas immuable? Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose?

    Répondre
  7. Trek
    Trek dit :

    et toi, Christine, de quoi tu parles ? de la nécessaire victoire de la gauche énarchique en 2012 ? de la légitimation de la "nécessaire poursuite de la construction européenne et de l’économie sociale de marché la plus compétitive du monde" ?

    Répondre
  8. mathe
    mathe dit :

    je ne suis pas allée à la dernière manif ,désolée de cette fin programmée, mais je vois avec joie, des mouvements de révolte dans le supermarché à côté de chez moi, arrêts de travail pour dénoncer les conditions de travail, l’arrivée des scannettes…je n’avais pas vu cela depuis des lustres comme si les manifs de ces derniers mois avaient rallumé la flamme de la contestation…

    Répondre
  9. mathe
    mathe dit :

    je ne suis pas allée à la dernière manif ,désolée de cette fin programmée, mais je vois avec joie, des mouvements de révolte dans le supermarché à côté de chez moi, arrêts de travail pour dénoncer les conditions de travail, l’arrivée des scannettes…je n’avais pas vu cela depuis des lustres comme si les manifs de ces derniers mois avaient rallumé la flamme de la contestation…

    Répondre
  10. smolski
    smolski dit :

    Trek ici : https://blog.monolecte.fr/2010/
    "de quoi tu parles ? de la nécessaire victoire de la gauche énarchique en 2012 ?"

    Voter, c’est pratiquer le lien social avec le seul outil commmunautaire si chichement accordé. Pourquoi s’en priver ?
    Pour ce qui est de vivre ensemble et dans quelle société, c’est un choix individuel permanent à pratiquer et à renouveler en toute individualité notre vie durant.

    Refuser ! 🙂

    Amitié, Joel

    Répondre
  11. smolski
    smolski dit :

    Trek ici : https://blog.monolecte.fr/2010/
    "de quoi tu parles ? de la nécessaire victoire de la gauche énarchique en 2012 ?"

    Voter, c’est pratiquer le lien social avec le seul outil commmunautaire si chichement accordé. Pourquoi s’en priver ?
    Pour ce qui est de vivre ensemble et dans quelle société, c’est un choix individuel permanent à pratiquer et à renouveler en toute individualité notre vie durant.

    Refuser ! 🙂

    Amitié, Joel

    Répondre
  12. Café gascon
    Café gascon dit :

    Chère Madame Maillard,
    Comme il est indiqué que l’on peut prendre un surnom, j’ai choisi Café Gascon, vu que je suis un commerçant du Gers, je préfère rester anonyme et puis, participer à vos conversations ça me rappelle le Café du Commerce de Marcel Dassault dans Jours de France. Remarquez, comme vous le savez sans doute, l’avionneur s’appelait Bloch avant guerre, il a changé de nom, un peu critiqué par le gouvernement de Vichy, refusant l’honnête collaboration que lui proposait l’occupant, il a passé 4 ans en résidence aux frais des deux états de Drancy à Buchenwald. Prendre une partie du nom de code qu’avait son frère pendant la résistance (char d’assaut), détermina son changement de nom. C’est un exemple un peu emblématique tant pour la période de guerre que pour l’activité industrielle, commerciale ou l’engagement politique ensuite, tout le patronat n’a pas eu besoin d’être collabo ni fasciste pour s’imprégner de la philosophie capitaliste et d’économie de marché et pour en porter le flambeau tant au niveau législatif que sur le terrain.

    Répondre
  13. D'en bas
    D'en bas dit :

    Ce qui a l’air différent, par rapport à avant, c’est que j’ai l’impression qu’il y a un désir que le mouvement ne s’arrête pas à la fin des manifestations. Bref, que c’est le début de quelque chose… mais quoi ? Et là, j’ai l’impression qu’il y a une hésitation à démarrer quelque chose, à (il faut le dire) devoir admettre qu’il n’y a rien à attendre de "en haut".

    Mais je crois que c’est un peu normal. D’avoir toujours vécu dans un univers institutionnalisé, ce n’est pas évident de reprendre son destin en main !

    Répondre
  14. D'en bas
    D'en bas dit :

    Ce qui a l’air différent, par rapport à avant, c’est que j’ai l’impression qu’il y a un désir que le mouvement ne s’arrête pas à la fin des manifestations. Bref, que c’est le début de quelque chose… mais quoi ? Et là, j’ai l’impression qu’il y a une hésitation à démarrer quelque chose, à (il faut le dire) devoir admettre qu’il n’y a rien à attendre de "en haut".

    Mais je crois que c’est un peu normal. D’avoir toujours vécu dans un univers institutionnalisé, ce n’est pas évident de reprendre son destin en main !

    Répondre
  15. Café Gascon
    Café Gascon dit :

    En êtes-vous si sûr, D’en bas?
    Je disais donc que je suis commerçant. Alors figurez-vous que comme je passais par hasard à la Chambre de Commerce d’Auch, mardi dernier j’ai vu qu’il s’y préparait une conférence à destination des demandeurs d’emploi et des scolaires, pauvres collégiens!
    çà parlait d’un Pôle d’Excellence Rurale sur l’éco-construction mené par le Conseil général avec les entreprises du Bâtiment et Travaux Public. Pour une fois que les socialistes s’intéressent à un secteur important de l’économie (quand le bâtiment va tout va!) et que du même coup on trouve les fonds pour restaurer le château de La Hourre, ça m’a intéressé. Figurez vous qu’il s’est trouvé des contestataires dans la salle! Plus d’une vingtaine. En plus il y avait là un paysan qui avait apporté une botte de paille pour exposer une solution d’utilisation de ce matériau, très présent dans nos campagnes, pour l’éco-construction. Deux charmantes dames lui ont aussi amené des mottes de terre mélangées à de la paille pour que chacun puisse voir ce dont on parlait.
    Les organisateurs n’étaient pas contents, ils étaient venus pour parler de leur produit et de leur projet, pas des espoirs d’une partie de la population gersoise, des accusations portées à l’infiltration d’un marché émergeant par des groupes industriels, ni des conditions de travail des métiers du bâtiment ou de quelques techniques bon marché! Ils ont arrêté la conférence et ils ont accroché vertement deux ou trois manifestants. çà ne les a pas bien froissés, cinq ou six sont allés s’amuser avec des confettis partout dans les bureaux de la CCI. Du coup ces contestataires sont invités, pardon, convoqués par le président du Conseil général du Gers. J’ai l’impression qu’il y en a qui n’hésitent pas et qu’ils n’ont pas trouvé ça compliqué, y compris auprès des relais bien institutionnalisés.

    Répondre
  16. Café gascon
    Café gascon dit :

    Ah oui, pardon, j’oubliais, les manifestants dont je parle (commentaire 15) faisaient aussi remarquer, dans le cadre de ces journées portes ouvertes de la CCI du Gers, je cite: Le bâtiment tue! Les cadences de production nuisent à la santé et à la qualité de vie. On nous ment sur nos retraites, avec une espérance de vie moyenne en bonne santé qui ne dépasse pas 59 ans! Quelle retraite possible?
    Et bien d’autres choses.

    Répondre
  17. Café gascon
    Café gascon dit :

    Ah oui, pardon, j’oubliais, les manifestants dont je parle (commentaire 15) faisaient aussi remarquer, dans le cadre de ces journées portes ouvertes de la CCI du Gers, je cite: Le bâtiment tue! Les cadences de production nuisent à la santé et à la qualité de vie. On nous ment sur nos retraites, avec une espérance de vie moyenne en bonne santé qui ne dépasse pas 59 ans! Quelle retraite possible?
    Et bien d’autres choses.

    Répondre
  18. Bourguignon
    Bourguignon dit :

    @Swâmi Petaramesh
    Il a pas encore un tracteur de bois à rentrer? Non, parce que ça va cailler cet hiver et pis pendant ce temps là il est moins taquin.

    Répondre
  19. Bourguignon
    Bourguignon dit :

    @Swâmi Petaramesh
    Il a pas encore un tracteur de bois à rentrer? Non, parce que ça va cailler cet hiver et pis pendant ce temps là il est moins taquin.

    Répondre
  20. JLG
    JLG dit :

    Tiens tu as oublié de parler de l’article sur cette manif publié sur agora32 :
    "La manif du 23 novembre 2010 à Nogaro"
    http://agora32.fr/spip.php?article1

    On était 14 le vendredi en question et la réu était appelée suite à une AG sur le bahut. On a d’ailleurs distribué des tracts sur la cité scolaire pour appeler à la manif. On a mis quelques affiches ici et là. On a relayé par mail et sms…

    La petite phrase "cela sert à quoi ?", je l’ai entendue mais dite par une lycéenne et non par une "représentante syndicale" mais bon là c’est peut-être décrit comme ça pour la littérature ?

    Bref, comme je te le répète depuis un moment : face à l’individualisation il faut construire du collectif.

    Pas de hasard…

    Répondre
  21. JLG
    JLG dit :

    Tiens tu as oublié de parler de l’article sur cette manif publié sur agora32 :
    "La manif du 23 novembre 2010 à Nogaro"
    http://agora32.fr/spip.php?article1

    On était 14 le vendredi en question et la réu était appelée suite à une AG sur le bahut. On a d’ailleurs distribué des tracts sur la cité scolaire pour appeler à la manif. On a mis quelques affiches ici et là. On a relayé par mail et sms…

    La petite phrase "cela sert à quoi ?", je l’ai entendue mais dite par une lycéenne et non par une "représentante syndicale" mais bon là c’est peut-être décrit comme ça pour la littérature ?

    Bref, comme je te le répète depuis un moment : face à l’individualisation il faut construire du collectif.

    Pas de hasard…

    Répondre
  22. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Il se trouve que la lycéenne en question était la représentante syndicale FIDEL dont j’ai parlé lors d’un précédent article. Donc, pas de littérature, mais la continuité dans mes récits.

    Et je ne parle que de ça : construire du collectif.

    Répondre
  23. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ben oui, c’est pour cela que je l’ai écrit.

    Oui, c’est ce que je lui ai répondu : nous vivons dans une culture/dictature de la résignation et du découragement. Et quand je vois l’importance du dispositif socio-médiatique mis en place pour nous convaincre chaque jour de notre impuissance et de la nécessité de se soumettre à l’ordre mondial injuste, je me dis qu’il leur faut tout de même déployer beaucoup d’efforts pour nous convaincre de laisser tomber. Ce qui signifie à coup sûr qu’ils savent très bien à quel point cette emprise du défaitisme et de la résignation est fragile et à quel point ce couvercle de plomb idéologique est arrivé à un point de rupture.

    Plus ils tapent fort et plus cela démontre leur faiblesse. Nous sommes humains. Nous avons besoin d’avoir des résultats concrets et assez rapides à nos actions. L’absence de résultats visibles est extrêmement décourageant et usant. Mais n’oublions pas que la classe capitaliste a passé quelques décennies au purgatoire avant de reprendre le contrôle de la société, n’oublions pas que partout, tout le temps, les résistants ont passé de longues années à bouffer leur merde dans des caves, mais je pense que la persévérance, la solidarité et l’esprit collectif, ainsi qu’une vision du monde pour nous guider, finiront par payer.

    De toute manière, vu ce qui est proposé en face, notre victoire n’est pas une option, c’est une nécessité de survie absolue.
    Il suffit de bien garder cela à l’esprit… et de se faire des bouffes entre potes quand le moral retombe comme un soufflet trop vite sorti du four! 😀

    Répondre
  24. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ben oui, c’est pour cela que je l’ai écrit.

    Oui, c’est ce que je lui ai répondu : nous vivons dans une culture/dictature de la résignation et du découragement. Et quand je vois l’importance du dispositif socio-médiatique mis en place pour nous convaincre chaque jour de notre impuissance et de la nécessité de se soumettre à l’ordre mondial injuste, je me dis qu’il leur faut tout de même déployer beaucoup d’efforts pour nous convaincre de laisser tomber. Ce qui signifie à coup sûr qu’ils savent très bien à quel point cette emprise du défaitisme et de la résignation est fragile et à quel point ce couvercle de plomb idéologique est arrivé à un point de rupture.

    Plus ils tapent fort et plus cela démontre leur faiblesse. Nous sommes humains. Nous avons besoin d’avoir des résultats concrets et assez rapides à nos actions. L’absence de résultats visibles est extrêmement décourageant et usant. Mais n’oublions pas que la classe capitaliste a passé quelques décennies au purgatoire avant de reprendre le contrôle de la société, n’oublions pas que partout, tout le temps, les résistants ont passé de longues années à bouffer leur merde dans des caves, mais je pense que la persévérance, la solidarité et l’esprit collectif, ainsi qu’une vision du monde pour nous guider, finiront par payer.

    De toute manière, vu ce qui est proposé en face, notre victoire n’est pas une option, c’est une nécessité de survie absolue.
    Il suffit de bien garder cela à l’esprit… et de se faire des bouffes entre potes quand le moral retombe comme un soufflet trop vite sorti du four! 😀

    Répondre
  25. Café Gascon
    Café Gascon dit :

    Chère madame Maillard,
    Le vieux commerçant, anonyme et réactionnaire, que je suis vous rappelle que les fameuses décennies s’appellent les 30 glorieuses, pendant que l’on demandait un effort aux mineurs français qui y ont laissé leur santé, les chiffres d’affaires se multipliaient, l’inflation galopait au rythme des avancées sociales, les mines se fermaient et les gueules noires crevaient dans la volupté de l’Europe ouverte après la communauté du charbon et de l’acier. La "classe" capitaliste était au Paradis, elle ramassait le pactole et légiférait à fond, l’exode rurale battait son plein, les départements agricoles allaient voir leur patrimoine bradé avant de se retrouver au main des spéculateurs.
    La famille Mulliez, par exemple, transformait le bel argent gagné à la force de ses ouvriers des filatures (qui aboutissent à Phildar, etc.) en Auchan, Decathlon, Norauto, Boulanger, etc…

    Répondre
  26. Café Gascon
    Café Gascon dit :

    Chère madame Maillard,
    Le vieux commerçant, anonyme et réactionnaire, que je suis vous rappelle que les fameuses décennies s’appellent les 30 glorieuses, pendant que l’on demandait un effort aux mineurs français qui y ont laissé leur santé, les chiffres d’affaires se multipliaient, l’inflation galopait au rythme des avancées sociales, les mines se fermaient et les gueules noires crevaient dans la volupté de l’Europe ouverte après la communauté du charbon et de l’acier. La "classe" capitaliste était au Paradis, elle ramassait le pactole et légiférait à fond, l’exode rurale battait son plein, les départements agricoles allaient voir leur patrimoine bradé avant de se retrouver au main des spéculateurs.
    La famille Mulliez, par exemple, transformait le bel argent gagné à la force de ses ouvriers des filatures (qui aboutissent à Phildar, etc.) en Auchan, Decathlon, Norauto, Boulanger, etc…

    Répondre
  27. Brutus
    Brutus dit :

    Agnès, tu dis:

    "… Mais n’oublions pas que la classe capitaliste a passé quelques décennies au purgatoire avant de reprendre le contrôle de la société..,"

    Peut-on vraiment parler de purgatoire ? La classe capitaliste ne s’est-elle pas plutôt occupée de se réinstaller discrètement aux manettes du pouvoir quelques années à peine après la libération. Le gaullisme, à côté de ses figures historiques, n’a-til pas rapidement recyclé bon nombre de collabos (le cas Papon n’a rien d’exceptionnel) ? En fait je ne crois pas que la classe capitaliste ait jamais perdu le contrôle de la société. Elle a su simplement lâcher un peu de lest et se faire plus discrète quand les circonstances l’exigeaient. Elle croit pouvoir se permettre aujourd’hui de s’afficher au grand jour.
    Alors s’il est exacte que "notre victoire est une nécessité de survie" le chemin qui y mène s’annonce beaucoup plus difficile que ce lui qui a conduit au triomphe (momentanné ?) des capitalistes.

    Répondre
  28. Brutus
    Brutus dit :

    Agnès, tu dis:

    "… Mais n’oublions pas que la classe capitaliste a passé quelques décennies au purgatoire avant de reprendre le contrôle de la société..,"

    Peut-on vraiment parler de purgatoire ? La classe capitaliste ne s’est-elle pas plutôt occupée de se réinstaller discrètement aux manettes du pouvoir quelques années à peine après la libération. Le gaullisme, à côté de ses figures historiques, n’a-til pas rapidement recyclé bon nombre de collabos (le cas Papon n’a rien d’exceptionnel) ? En fait je ne crois pas que la classe capitaliste ait jamais perdu le contrôle de la société. Elle a su simplement lâcher un peu de lest et se faire plus discrète quand les circonstances l’exigeaient. Elle croit pouvoir se permettre aujourd’hui de s’afficher au grand jour.
    Alors s’il est exacte que "notre victoire est une nécessité de survie" le chemin qui y mène s’annonce beaucoup plus difficile que ce lui qui a conduit au triomphe (momentanné ?) des capitalistes.

    Répondre
  29. Anta is back
    Anta is back dit :

    Au dela du fond du discours, qui ressemble a s’y meprendre a celui d un entraineur de foot ,dont l equipe est menee 3-0 a la mi-temps, tentant de remotiver les troupes, c’est surtout sur la forme que je reste perplexe, et notamment les commentaires.
    Je me suis d’abord demande qui etaient les "ils" qui reviennent incessamment dans le dernier commentaire d’Agnes. S’agirait il d un enieme complot judeo liberalo franc maconnique?
    Heureusement, le commentaire de Brutus eclaire ma lanterne. Il s’agit de la "classe capitaliste". 2 commentaires me viennent donc a l esprit.
    -Je suis surpris du vocabulaire employe. Les mots employes par Marx il y a plus d’un siecle de cela avaient un sens dans la societe de l’epoque. Meme si selon votre point de vue peu de choses ont change, la societe a evolue, et parler de "classe capitaliste" n’a plus vraiment de sens aujourd’hui.
    -Qui est cette "classe capitaliste" au XXIeme siecle, et quels en sont les contours? Je vais prendre un exemple que je connais plutot bien: ma petite personne. Je suis cadre dans une grande multinationale, je gagne tres bien ma vie, et je suis un fervent defenseur des theses liberales. Pourtant, 99.5% de mes revenus viennent de mon travail. Cette derniere affirmation m’exclut, par definition, de la "classe capitaliste". Je ne pense pas non plus pouvoir me qualifier de proletaire. Dans vos fantasmes de lutte des classes du 3eme millenaire, quel camp dois je rejoindre?? Je crois tout simplement que vous avez oublie environ 80% de la population: la "classe moyenne" n’existait pas a l’epoque de Marx………

    Répondre
  30. fao
    fao dit :

    Ceux qui ont des bons salaires ne dépensent pas tout, mais épargnent, immobilier ou autre, donc se constituent un capital qui est rémunéré un jour ou l’autre.

    D’ailleurs, les modestes immigrés italiens venus à Nice et devenus maraichers, travaillant dur et vivant chichement, ont vu leur capital, leur terrain cultivé, exploser avec la flambée de l’immobilier PACA ces 30 dernières années, idem pour quelques de l’ile de Ré.

    Par ailleurs, c’est l’épargne, retraites par capitalisation etc, des classes moyennes anglo-saxones qui a alimenté une bonne part des marchés financiers, mais là pour parfois se retrouver en slip.

    Répondre
  31. fao
    fao dit :

    Ceux qui ont des bons salaires ne dépensent pas tout, mais épargnent, immobilier ou autre, donc se constituent un capital qui est rémunéré un jour ou l’autre.

    D’ailleurs, les modestes immigrés italiens venus à Nice et devenus maraichers, travaillant dur et vivant chichement, ont vu leur capital, leur terrain cultivé, exploser avec la flambée de l’immobilier PACA ces 30 dernières années, idem pour quelques de l’ile de Ré.

    Par ailleurs, c’est l’épargne, retraites par capitalisation etc, des classes moyennes anglo-saxones qui a alimenté une bonne part des marchés financiers, mais là pour parfois se retrouver en slip.

    Répondre
  32. Anta is back
    Anta is back dit :

    Fao, je suis d’accord en tout point.
    Mais je doute que ma propension moyenne a epargner ou consommer soit un critere discriminant pour appartenir a l une ou l autre des "classes". D’ailleurs, assez paradoxalement, en poussant votre raisonnement a la limite de l’absurde, un "flambeur" (gros salaire qui depense tout) serait donc un proletaire….

    Répondre
  33. Anta is back
    Anta is back dit :

    Fao, je suis d’accord en tout point.
    Mais je doute que ma propension moyenne a epargner ou consommer soit un critere discriminant pour appartenir a l une ou l autre des "classes". D’ailleurs, assez paradoxalement, en poussant votre raisonnement a la limite de l’absurde, un "flambeur" (gros salaire qui depense tout) serait donc un proletaire….

    Répondre
  34. Brutus
    Brutus dit :

    @ Anta: je me permets quelques éléments de réflexion.

    Une citation :
    "La guerre des classes existe, d’accord,
    mais c’est ma classe, la classe des riches,
    qui fait cette guerre et nous sommes en train de la gagner." (Warren Buffett, milliardaire américain).

    Un chiffre: le salaire médian en France est inférieur à 1600 €/mois.

    L’appartenance à une classe ne se définit-elle pas aussi par la conscience d’appartenir à cette classe ? De ce point de vue la conscience d’appartenir à une "classe moyenne", trés hétérogène, peut paraître effectivement assez faible. C’est d’ailleurs une des grandes force du capitalisme contemporain.

    Répondre
  35. Brutus
    Brutus dit :

    @ Anta: je me permets quelques éléments de réflexion.

    Une citation :
    "La guerre des classes existe, d’accord,
    mais c’est ma classe, la classe des riches,
    qui fait cette guerre et nous sommes en train de la gagner." (Warren Buffett, milliardaire américain).

    Un chiffre: le salaire médian en France est inférieur à 1600 €/mois.

    L’appartenance à une classe ne se définit-elle pas aussi par la conscience d’appartenir à cette classe ? De ce point de vue la conscience d’appartenir à une "classe moyenne", trés hétérogène, peut paraître effectivement assez faible. C’est d’ailleurs une des grandes force du capitalisme contemporain.

    Répondre
  36. fao
    fao dit :

    Anta

    On peut distinguer 4 classes, les très fauchés, le bas et milieu de la classe moyenne qui se voit un gros risque d’être fauché un jour, le haut de la classe moyenne ayant l’impression d’avoir de chances de perdre son job et puis le gratin qui peut ne vivre que de son capital.

    La classe 2 en augmentant progressivement et en s’alliant à la classe 1 entraine la lutte un moment donné du clivage.

    Répondre
  37. fao
    fao dit :

    Anta

    On peut distinguer 4 classes, les très fauchés, le bas et milieu de la classe moyenne qui se voit un gros risque d’être fauché un jour, le haut de la classe moyenne ayant l’impression d’avoir de chances de perdre son job et puis le gratin qui peut ne vivre que de son capital.

    La classe 2 en augmentant progressivement et en s’alliant à la classe 1 entraine la lutte un moment donné du clivage.

    Répondre
  38. smolski
    smolski dit :

    de Brutus :
    https://blog.monolecte.fr/2010/

    "L’appartenance à une classe ne se définit-elle pas aussi par la conscience d’appartenir à cette classe ?"

    Je crois effectivement que cette conscience d’appartenir à la classe dominante, celle des capitals liste, en renforce l’impunité sociale.
    De plus, que cette conscience d’appartenance ne se développe pas communautairement dans celles des classes soumises participe directement à l’étendue de cette domination.

    Nous avons là une lecon d’évidence à tirer, non ?
    PAN !
    L’acte de voter et de voter dans le meilleur sens possible POUR notre classe n’est pas anodin. Cet acte de votation ne vise pas à instaurer telle ou telle politique, qu’ils s’en arrangent entr’ eux comme ils en ont pris l’habitude.
    Voter TOUS ENSEMBLE contre la classe dominante, c’est nous rassembler dans la même lutte en menaçant "au possible" l’étendu du pouvoir des capitaux qui nous oppriment.
    Voter n’est qu’un outil, c’est le seul qui nous soit accordé "communautairement (bis)". Utilisons-le ainsi pour forger la communauté de lutte POUR notre classe.
    TOUS ENSEMBLE, TOUSSS !
    🙂
    Je me souviens de ce dialogue avec un syndicaliste qui laissait revendicalement passer les véhicules à un poste de péage autoroutier 6 mois seulement après le "sacre" de zébulon :
    . – C’est quoi votre revendication là ?
    . – Fermeture de notre usine à papier.
    . – Ah ! En tout cas, je peux vous dire que je n’ai pas voté zébulon mais socialiste.
    Je revois son regard de naufragé désemparé, son silence ému, lui qui n’avait pas voté CONTRE la classe de zébulon.

    Qu’importe finalement le résultat des votes, en votant dès aujourd’hui POUR NOTRE CLASSE, dans le meilleur sens possible, comme la classe dominante le fait pour elle, se rassemblant et protègeant ses privilèges, nous forgerons aussi notre UNITÉ de classe combattante et nous la revendiquerons telle, fièrement :
    à la soupe des cantines,
    au bistrot du coin,
    au feu des grèves,
    et au gré des "banderoles qui claquent au petit matin" !
    😀
    Lutte et solidarité !

    Amitié, Joel

    Répondre
  39. smolski
    smolski dit :

    de Brutus :
    https://blog.monolecte.fr/2010/

    "L’appartenance à une classe ne se définit-elle pas aussi par la conscience d’appartenir à cette classe ?"

    Je crois effectivement que cette conscience d’appartenir à la classe dominante, celle des capitals liste, en renforce l’impunité sociale.
    De plus, que cette conscience d’appartenance ne se développe pas communautairement dans celles des classes soumises participe directement à l’étendue de cette domination.

    Nous avons là une lecon d’évidence à tirer, non ?
    PAN !
    L’acte de voter et de voter dans le meilleur sens possible POUR notre classe n’est pas anodin. Cet acte de votation ne vise pas à instaurer telle ou telle politique, qu’ils s’en arrangent entr’ eux comme ils en ont pris l’habitude.
    Voter TOUS ENSEMBLE contre la classe dominante, c’est nous rassembler dans la même lutte en menaçant "au possible" l’étendu du pouvoir des capitaux qui nous oppriment.
    Voter n’est qu’un outil, c’est le seul qui nous soit accordé "communautairement (bis)". Utilisons-le ainsi pour forger la communauté de lutte POUR notre classe.
    TOUS ENSEMBLE, TOUSSS !
    🙂
    Je me souviens de ce dialogue avec un syndicaliste qui laissait revendicalement passer les véhicules à un poste de péage autoroutier 6 mois seulement après le "sacre" de zébulon :
    . – C’est quoi votre revendication là ?
    . – Fermeture de notre usine à papier.
    . – Ah ! En tout cas, je peux vous dire que je n’ai pas voté zébulon mais socialiste.
    Je revois son regard de naufragé désemparé, son silence ému, lui qui n’avait pas voté CONTRE la classe de zébulon.

    Qu’importe finalement le résultat des votes, en votant dès aujourd’hui POUR NOTRE CLASSE, dans le meilleur sens possible, comme la classe dominante le fait pour elle, se rassemblant et protègeant ses privilèges, nous forgerons aussi notre UNITÉ de classe combattante et nous la revendiquerons telle, fièrement :
    à la soupe des cantines,
    au bistrot du coin,
    au feu des grèves,
    et au gré des "banderoles qui claquent au petit matin" !
    😀
    Lutte et solidarité !

    Amitié, Joel

    Répondre
  40. paul
    paul dit :

    Ce qui est plaisant dans les réponses de Smolsky
    alias Joel

    c’est qu’il signe toujours avec amitié

    il offre son amitié

    ça c’est gentil

    j’ai tout de suite envi de lui proposer la mienne…

    parce que finalement, je ne pense pas qu’il reste grand chose d’autre à faire.

    http://paulregnier.riluma.fr

    Répondre
  41. paul
    paul dit :

    Ce qui est plaisant dans les réponses de Smolsky
    alias Joel

    c’est qu’il signe toujours avec amitié

    il offre son amitié

    ça c’est gentil

    j’ai tout de suite envi de lui proposer la mienne…

    parce que finalement, je ne pense pas qu’il reste grand chose d’autre à faire.

    http://paulregnier.riluma.fr

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  42. H
    H dit :

    " Sans idéaliser, retenez simplement que ce qu’ils ont en commun – à savoir leurs souffrances inutiles, leur endurance, leurs ruses – ont plus de sens, parlent davantage que ce qui les sépare. Et de cela naissent d’autres formes de solidarité. Les nouvelles solidarités commencent par la prise de conscience mutuelle de leurs différences et de leur multiplicité. La vie est donc ainsi ! Une solidarité, non pas
    des masses mais de gens qui se connectent, une solidarité bien plus appropriée aux conditions de la prison "

    "Dans l’entre-temps" par John Berger : http://www.mediapart.fr/club/editio

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