Choisis ton camp, camarade!

Humm, que j’aime le claquement des banderoles dans le petit matin frais!


EnthousiasmeInlassablement, ils repartent au combat. Tous les 15 jours. Puis toutes les semaines. Et puis même le week-end. Ils y vont. Malgré tout. À cause de tout. Déterminés. Joyeux. Féroces. Ils sont là.

Bien sûr, il y a les abonnés du pavé. Comme une grande confrérie. Manif après manif, ils se retrouvent toujours, immanquablement, comme guidés par un tropisme atavique. Ce sont les vieux gauchos, les soixante-huitards fatigués, le poil blanchi sous le harnais de la lutte permanente et continue contre l’ordre qui broie, qui ronge, qui reprend, patiemment, miette par miette, tout ce que les anciens avaient gagné au terme de bras de fer immenses et acharnés. Je me souviens de quelques soirées électorales où on s’est retrouvés à cinq autour d’une table, dans la pénombre d’une salle municipale déserte. Et de quelques marches désabusées, à filer droit, quelque pelés bravant un ciel qui fait aussi la gueule. Les vétérans de la lutte. Les poilus du refus. Les militants de toujours, qui se traîneront avec leur perf’ de chimio s’il le faut, on s’en fout, il faut y être et c’est tout! Toujours dans le mauvais camp. Celui de ceux qui ne sont pas au pouvoir. Le camp du peuple. De la populace qui ennuie et qui effraie, aussi, ceux qui sont censés la gouverner.

Bien sûr, il y a les jeunes. Avec leur enthousiasme gigantesque. Leur esprit de contradiction. Leur envie d’en découdre. Leur envie d’exister, d’être entendus, de compter comme des citoyens à part entière. Pas toujours très au fait des subtilités de la pensée politique, mais souvent bien plus lucides, bien plus pertinents que ne le pensent généralement les vieux cons. Ils ne lâchent rien. Jamais. Ils restent toujours au milieu de la place bien après que les vieux militants se soient prestement dispersés pour retourner à une vie normale. Ils aiment plus que tout prolonger le chaos, le faire durer. Ils ne cherchent pas à être là où ça bouge, ils font bouger la foule, la font danser, la font crier. Ils ont la vie devant eux et pas l’intention de la laisser filer. Ils sont notre avenir et ils ne peuvent pas fuir.

Et puis, il y a les nouveaux. Nombreux. Toujours plus nombreux. La majorité silencieuse qui a décidé qu’elle n’en pouvait plus. La masse de ceux qui pensaient que la politique, ce n’est pas pour eux. Jusqu’à ce que la politique s’occupe d’eux. Les poursuive. Dans leur salon. Dans leur boulot. Même pendant les courses au supermarché. Devant l’école des gosses. Ceux qui ont fini par comprendre que la politique actuelle ne fait pas de quartier, pas de prisonniers. Ceux qui ont pris la crise dans la gueule, dans les tripes. Les salaires qui patinent, les boulots qui disparaissent, la gangrène hideuse du chômage qui les talonne, la santé trop chère, l’école qui se déballonne. Toutes ces fausses promesses qui n’ont engagé que ceux qui y ont cru. Toutes ces paroles creuses qui éclatent sur une réalité sociale qu’on ne peut plus faire semblant de ne plus voir.
Et puis là, le truc de trop : deux années de plus à trimer pour des clous. La goutte d’eau qui fait déborder le trop-plein d’amertume. Ils en ont juste eu marre, ils ont posé des RTT, ils ont pris les gosses sous le bras et les voilà à faire nombre dans les cortèges. Ras-le-bol général. Refus total de lâcher une seule petite chose de plus. Refus de se laisser récupérer, d’adhérer, de se faire compter. Refus total. Et ivresse de la foule.

Et puis, il y a tous les autres. Les 71 % de gens qui en ont ras la cafetière de tout, qui veulent que ça pète, qui veulent que ça change, qui aspirent à autre chose, mais qui comptent sur les potes pour faire le sale boulot à leur place. C’est à tous ceux-là que je parle. C’est à toi que j’écris.

Je comprends.
Tu as toujours une bonne raison de ne pas y aller, même si tu soutiens le mouvement de tout ton cœur, de toutes tes forces. Tu as un boulot. Et tu as peur de le perdre. Ou tu es irremplaçable. Je t’ai déjà dit que les étagères de Paul Emploi sont blindées de gens irremplaçables. Tu as une famille. Et personne pour garder les mômes. Tu n’as plus de boulot. Tu as besoin de ton salaire. Tu as le crédit de ta baraque à rembourser, ta banque te tient les bollocks au creux de la pogne. Et puis, dans ta branche, les « rouges », les syndicalistes, les grandes-gueules, les fouteurs de merde, tous ces gens-là, c’est vachement mal vu quand même.
Tu es l’armée de réserve. Tu attends que ça pète pour te jeter dans l’arène à ton tour. Parce que là, tout de suite, les petites randos de santé en centre-ville, tu y crois moyen. Et puis, tu n’aimes pas les vieux militants, les syndicalistes bornés, les gamins en roue libre et les braillardes à banderoles. Tu n’aimes pas la foule. Et les retraites, tu sais que c’est grave ce qui se passe, mais d’un autre côté, ça fait un bon moment que tu en avais fait ton deuil. C’est que tu es un lucide, toi. C’est que tu vois les choses globalement : d’un peu plus haut. D’un peu plus loin. Tu me dis qu’on n’a pas besoin de toi. Qu’un mec tout seul, ça ne changera rien au final.
Alors, tu nous regardes passer sous les fenêtres de ta boîte que tu détestes et tu continues ton boulot qui n’a pas de sens pour gagner un salaire en peau de chagrin. Et tu nous soutiens. De toutes tes forces, camarade!

Sauf qu’au combat, tu le sais bien, camarade, chaque soldat compte. Tout comme tu sais, même si ça te fait chier de te l’avouer, que nous sommes au cœur d’une véritable guerre des classes, une guerre sociale et comme tous les gonzes qui défilent à tes pieds, je sais que tu as compris que les mecs en face n’ont pas l’intention de faire de prisonniers. Tu sais qu’à partir de maintenant, nous n’avons plus le droit à la défaite. Tu sais, camarade, que si nous fléchissons maintenant, ils nous achèveront demain. Nous faire trimer jusqu’à la tombe n’est que le début, camarade, c’est juste la partie émergée de l’iceberg libéral, ce n’est qu’une étape vers le véritable objectif de ceux qui tiennent les manettes : le retour au temps joyeux de Zola, où nous n’avions rien et où ils avaient tout.
Toi aussi, tu les vois, camarade, en train de dépecer notre tissu social comme une meute de charognards excités par l’odeur lourde et collante de la misère et du malheur des exploités. Tu as encore tant de choses à perdre, camarade, que tu refuses encore de descendre dans la rue. Tu as tant de choses à perdre, et eux ne voient là qu’autant de choses à te reprendre. Et ils le feront. Petit à petit. Morceau par morceau. Jusqu’à ce qu’il ne te reste rien de ce que tu t’échines à construire depuis tant d’années.

Ce n’est pas qu’une question de retraite, camarade. Et tu le sais bien. C’est une vision du monde, un choix de société. Ce sont les forces de l’argent qui ont décidé qu’elles en avaient marre de concéder des miettes aux pauvres pour avoir la paix. Ce sont nos exploiteurs qui ont décidé que nous étions des gêneurs, des surnuméraires, des empêcheurs de jouir de tout comme des porcs. Alors, ils reprennent tout : le droit de se reposer après une vie de labeur, le droit de ne pas vieillir dans la misère, le droit d’être soigné, le droit d’être instruit, le droit d’être convenablement nourris, le droit d’être correctement logé, le droit à une vie décente.

Tu sais tout cela, camarade, toi qui nous regardes défiler de ta cage climatisée. Tu sais tout cela et tu nous soutiens.
Mais cela ne suffit plus, camarade.
Si nous faiblissons, nous sommes perdus. Ils sont à l’affût, avec la suite de leur programme ignoble : encore une journée de travail en plus, pour les vieux, encore des remboursements en moins, encore des subventions qui s’assèchent, encore des taxes qui frappent dur les plus pauvres, encore des restrictions, encore de la rigueur, encore de la déconstruction sociale, encore, encore, comme une litanie, encore, encore, comme notre sang qui s’écoule doucement sur les pavés, encore, encore, comme la curée de la meute, encore, encore…

Tu sais qu’on y est, camarade. Cela fait même pas mal d’années qu’on y est. Et là, c’est la position qu’on ne doit pas lâcher. C’est le point de résistance où se joue la déroute en rase campagne. Si on on perd maintenant, camarade, ils vont nous dépecer vivants.

Ce n’est plus le temps de la palabre. Plus le temps des stratégies. Plus le temps de la neutralité.

Choisis ton camp, camarade : tu es avec nous dans la rue ou tu continues à nourrir la main qui t’étrangle, lentement!

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143 réponses
  1. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @Lang6 Yep, c’est bien moi… et les syndicats, on s’en fout : on utilise leur capacité de mobilisation pour se retrouver et inventer, ensemble, de nouveaux moyens d’action. Après demain, le mouvement va forcément changer de forme, c’est une nécessité. Un peu partout, déjà, des gens, des lycéens, des quidams, montent des piquets de grève, débrayent les boîtes d’exploités, montent des caisses de solidarité, des barrages routiers, des tas de trucs, partout, tout le temps.

    @phildp : oui, c’est un peu le but. Tenter de convaincre les sympatisants abstinents de passer à l’action, de se joindre au bras d’honneur, de se baigner dans la foule, de humer la colère de la rue.

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  2. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    @ nekomiaou:

    Tu as complètement raison, et ce que tu dis commence timidement à circuler sur le web: quelle grève pour les chômeurs, les RSAstes, les précaires, ceux qui gagnent tellement peu que quelques heures de grève sont une catastrophe?

    Grève et manif sont (pour l’instant) les deux mamelles de la résistance. Il ne tient qu’à nous d’en inventer d’autres. L’imagination au pouvoir! se rencontrer sur les quartiers peut-être? Collecter du fric pour ceux dont la grève est la plus efficace? Placer des banderoles dans des lieux atypiques? Faire la jonction avec les acteurs de l’économie locale pour pas crever de faim quand les camions passeront plus?

    Et puis, alors qu’ils détruisent tout autour de nous, ces casseurs çuikildikilé, ne pas se cantonner à nos retraites (je les vois déjà, droite et gauche, s’entendre entre eux pour nous concocter "une autre" réforme, comme ils se sont entendus, en mai 68, pour envoyer dans une impasse électorale des millions de manifestants), demander une restauration générale de tout ce qu’ils ont saccagé, les hôpitaux, les écoles, les transports, tout quoi.

    Mettons en place les cahiers de doléance des États GénérEux.

    Répondre
  3. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ne pas oublier que faire grève n’a pas toujours été vaguement légal. Donc : SABOTAGE!

    Bien sûr, le sabotage dans le monde du travail ne consiste pas à tout péter ou à casser l’outil de travail. Il s’agit, le plus souvent d’être extrêmement appliqué et scrupuleux dans l’exécution de son travail. Bien respecter les procédures, le faire même à la lettre. Se faire plaisir en bossant bien, pas dans la précipitation hystérique imposée au nom de la productivité du hamster dans sa roue. Le simple fait de BIEN bosser dans nos normes d’ultreproductivisme est de nature à gripper la machine. Après, rien n’interdit d’être un peu lent, de ne pas trouver tout de suite la solution au problème, de ne pas trouver le bon dossier au bon moment.

    Juste être le petit grain de sable qui grippe la machine, avec l’imagination rêveuse au pouvoir 😉

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  4. Claudius
    Claudius dit :

    Ah là là, qu’il est beau ce billet et comme les différentes catégories sont bien décrites (les nouveaux, c’est tout à fait ça) et ton mot aux 71 %, très juste.
    Merci d’être là, Agnès et merci de bloguer.
    Je vais partager ton billet.

    Répondre
  5. denis
    denis dit :

    He ben dame Agnès… Ça c’est un bel appel.
    D’autant plus que le gouvernement compte sur ces 70% pour pouvoir justifier les réformes : "je me permet de penser aux millions de gens qui ne sont pas allés manifester et qui sont d’accord. Je doit rendre des comptes à ceux là " dixit Woerth ou un interchangeable du gouvernement.
    Choisit ton camp

    Répondre
  6. lang6
    lang6 dit :

    ben non j’y suis pas ..des bonnes raisons j’en ai plein … du depit de pas y etre ? j’en ai aussi … mais rassure moi c’est bien toi qui te sentait manipulée par les syndicats y a quelques billets ? ces memes syndicats qui appele toujours pas a la generale de peur d’etre "irresponsable" ? le choix de societe c’est bien celui qui a amene le gouvernement au pouvoir … bizarre je me rappele pas avoir vote pour ce gouvernement ..

    Répondre
  7. nekomiaou
    nekomiaou dit :

    Comment on fait quand on est handicapé et du coup incapable de marcher un aprem entier, RSAste, donc dans l’impossibilité de faire grève, et sans voiture donc dans l’impossibilité de vider les pompes?

    Parce que sinon, je me sent exactement dans ce cas là, à 200% pour le mouvement, mais je ne peut pas y participer, et ça me stresse. C’est pas tant que je ne veut pas y aller (en plus j’aurais carrément le temps), mais que je ne peut pas. Bon, certe, j’ai pas encore essayé, mais étrangement, j’ai moyen envie de me retrouver incapable de tenir debout au bout de 2 heures, ou de courir si des lacrimo arrive ou que les CRS chargent. Peur, ouais, mais dans mon cas, c’est justifié je crois……
    N’empèche que ça me gave… Si toi ou quelqu’un a une idée de comment participer, je prend!!!!

    Quelqu’un a des infos sur une caisse de grève solide et serieuse? Filer du fric, même si c’est pas beaucoup, ça au moins je peut le faire….

    Répondre
  8. Louis siffert
    Louis siffert dit :

    Ah! qui manipule qui?

    Le camp d’en face a toujours intérêt à te dire que tu es manipulé…euh pour te manipuler.

    La manipulation est la chose du monde la mieux partagée, toutes choses égales par ailleurs.

    Répondre
  9. Luis
    Luis dit :

    Salut,
    Viens avec nous lang6 !
    Y-a-pas-que-les-papes-et-les-curés du syndicalisme dans la rue!!!
    Viens danser et chanter la carmagnole !!!!
    Amitiés
    Luis

    Répondre
  10. olaf
    olaf dit :

    Biller plein de souffle. Ces djeuns qu’on présente comme des décérébrés montrent leur compréhension du monde actuel.

    Chapeau pour eux.

    En mon temps de vie en France j’avais rué dans les brancards, mais d’Allemagne, ça m’est plus compliqué.

    Répondre
  11. calidris
    calidris dit :

    Vous avez fumé quoi dans cette salle? Pour mémoire, c’est les chinois qui paient en ce moment une retraite sur dix, et comme on les connait, si on ne rembourse pas à l’heure, ils vont récupérer Versailles et le Louvre comme ils ont ramassé le Pirée.
    A lire les commentaires, on se croirait revenu à la fin du XIX°.
    Je signale, pour ceux qui pensent que je suis un pauvre type de droite que je suis militant CFDT depuis 23 ans et que je fais partie de ceux qui se feront le plus baiser par cette réforme. ( j’ai commencé à bosser à 17 ans)

    Répondre
  12. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Oué ben j’peux vous assurer que les inners pourtant pas stupides du tout, ils n’entendent qu’une chose : les reportages qui interrogent les supposés cheminots débités des âneries du genre : "oh ben oui, j’suis pas concerné par cette réforme mais j’fais grève quand même parce que je sais que ça va m’arriver, et je sais que déjà, avec ma retraite à 2300 euros, j’vais avoir du mal, alors les autres, j’vous dis pas…". Et les journalistes, ils ne vont pas relayer les propos des grévites smicards, nan, ils ne relaient que les propos qui les intéressent, le système de relaie que ce qui va "dans le bon sens".
    Quel malaise de discuter avec les gens "biens".

    Répondre
  13. Lysou
    Lysou dit :

    Je suis encore bouche bée par tes mots Agnès, mots qui mit bout à bout font de tes phrases une histoire, non pas pour dormir mais pour réveiller un peuple encore trop endormi par des conteurs de bonnes aventures. Comme je disais à un ami on sent le bitume à te lire…. bonne continuation ! moi je vais ressortir pour là énième fois ma tenue de combattante pour être avec ceux et celles qui comme toi veulent être compris …bise

    Répondre
  14. Where Is My Mind?
    Where Is My Mind? dit :

    Moi, je trouve que les manifestations ont été des réussites. En respectant les droits qu’un citoyen a à manifester, etc. Franchement, il n’y a pas grand-chose à redire.

    Après, il y a la question de constater si ça été entendu, s’il en a été tenu compte, etc. Je pense que c’est encore une autre question… comme le respect (par un pouvoir) du résultat d’un vote, par exemple. Et là, ça laisse perplexe.

    Ne pas tenir compte de manifestations et d’une opinion majoritaire, ça va forcément avoir une conséquence (rien que sur de prochaines élections). Ça laisse perplexe sur le pourquoi de cette sorte de suicide politique. Est-ce que, convaincus d’avance de perdre et dans baroud d’honneur, c’est un choix de faire passer toutes les réformes les plus impopulaires ? Est-ce que c’est dans le but de placer le pays dans une situation de crise, pour ensuite passer (par je ne sais quel scénario) pour un sauveur dans un formidable exercice de communication ? Non, je ne vois vraiment pas de (bonnes) raisons de ne pas tenir compte de ces manifestations et de l’opinion (majoritaire). Et, ça laisse perplexe…

    Répondre
  15. Sophie
    Sophie dit :

    Superbe, Agnès ! Je me permets de relayer cet appel subtil et juste, et le poste en Une de notre site.

    Depuis le 7 septembre, je bats le pavé. Toutes les manifs contre la réforme des retraites, j’ai appelé nos lecteurs à y participer (avec un résultat modeste en proportion de l’effort déployé) et j’y suis allée. La semaine. Le samedi. Rebelote. Chargés comme des bourricots avec nos banderoles, nos parapluies noirs, nos stickers. L’amabilité en prime pour accueillir et écouter ceux qui ont répondu à l’appel et m’ont longuement raconté leurs déboires (alors que je suis moi-même à l’ASS et ne peux plus payer mon loyer). Ils en ont gros sur la patate, même s’ils touchent encore 1.300 € d’ARE. Ils viennent nous déballer leurs angoisses, et on ne les revoit plus la fois suivante. Mais c’est pas grave !

    Eh oui, je suis chômeuse et aller manifester contre une réforme qui va m’obliger à trimer jusqu’à 67 ans alors qu’il n’y a pas de boulot avec, pour seul horizon, le minimum vieillesse, au cul, au cul, aucune hésitation : j’ai que ça à foutre !

    Ce samedi, c’est avec dégoût que j’ai remarqué une moindre mobilisation. Déjà, le 2 octobre, je l’avais noté : il y a moins de monde dans les manifs le samedi (alors que les syndicats font en sorte de tendre la perche à ceux qui ne peuvent pas faire grève et venir en semaine).

    Mes amis salariés, qui ne me jugent pas et m’aiment pour ce que je suis, partent en week-end. Ou alors, ils sont tellement fatigués qu’ils n’ont pas envie de manifester : ils expédient les choses courantes (courses, ménage…) comme n’importe quel samedi, et allument leur télé le soir pour voir "si ça a marché". Ils se réjouissent de cette mobilisation par procuration. Ils me demandent comment c’était, puisque j’y étais.

    Moi aussi, je les comprends. A côté d’eux, paradoxalement, je m’estime privilégiée.
    Mais je bous, je bous !

    Samedi, quand je suis rentrée de la dernière manif, j’étais pleine de ressentiment et de colère. J’ai eu envie d’écrire un billet cinglant sur ces 71% de sympathisants amorphes. Et puis je me suis retenue. Faut pas les agresser, ces p’tites bêtes… ça pourrait les dissuader. Deux jours après, je ne décolère toujours pas et je me retiens. Arghhhhh

    Et te voilà, Agnès, à écrire le billet nuancé que j’aurais voulu pondre !

    Alors, si tu n’y vois pas d’inconvénient, je m’en empare.

    MERCI, merci. Je t’embrasse !

    Répondre
  16. Bilbao
    Bilbao dit :

    N’oubliez pas ATTALI et ses propositions, notamment la suppression de la prise en charge des malades chroniques par la sécu, et autres promesses aussi sympathiques, qui vont toucher les mêmes : ceux qui tombent plus facilement et plus tôt malades à cause du travail.

    Qu’un Attali fasse ces propositions n’est pas étonnant, ce qui est ignoble c’est de profiter de la crise pour faire des propositions qui étaient dans le tiroir depuis des années (cf textes de OCDE/FMI dès les années 80).

    Marre de les entendre accabler toujours les mêmes pour leurs minuscules avantages et épargner les cadres moyens et supérieurs, sénateurs, et gens qui reçoivent des primes mirobolantes et injustifiées. Bref, ceux qui profitent de tous les avantages du système sans en subir les inconvénients.

    Répondre
  17. michel
    michel dit :

    Bonsoir Agnès, je ne sais ou on va mais on y va de bon cœur. J’ai des amis qui n’avaient jamais vu un manif, qui se sortent de la naphtaline et qui y vont comme des vieux combattants. Si la situation n’était aussi grave je serais mort de rire.
    Alors moi aussi du fin fond de ma cambrouse, je me dis qu’il y a quelque chose qui est en train de se passer, foi de soixantuitar!!

    Répondre
  18. corbeau
    corbeau dit :

    Et bien oui, je fait parti de ces 71% là.
    Mais je n’irai pas à la manif malgré ce beau texte… Pourquoi ? Car oui, je le savais même si j’ai fait mon possible pour ne pas qu’il soit elu.
    Oui je savais qu’il y aurais la crise, oui je savais qu’il sauverai les banques, oui je savais qu’il prendrai exemple sur des Bush et des berlusconi…
    Mais je m’en fout, j’irai pas..Ma maison est vendu, mes meubles sont sur ebay et leboncoin et des que possible je quitte l’europe avec femme et enfants sous le bras.
    Car ca fait trop longtemps que la goutte d’eau a débordé et ne bouger que maintenant, pour vos retraites, c’est minable…

    Bonne manif à vous, mais si vous voulez vraiment leur faire du mal, alors allez tous clôturer vos comptes en banques & turn off your TV !

    Répondre
  19. porarcis
    porarcis dit :

    la réforme a un réel impact dans 5-10 ou 40 ans.
    ça fait 30 ans qu’on se repose sur nos lauriers.
    et on fait suer le monde (la France) alors qu’il reste 18 mois à Sarko?!!!

    Vous êtes en train de sabrer le peu de souffle qui reste à notre brave pays. Pour 18 mois…
    c’est franchement de l’incontinence nette.

    Répondre
  20. vieille dame
    vieille dame dit :

    Oui, par moments, j’ai envie d’y aller…
    j’ai même demandé par mail à un syndicaliste de mes relations (celui qui m’a dit que si j’étais dans la merde, c’était de ma faute… eh oui !) où et quand était la prochaine manif. Il n’a pas jugé bon de me répondre.
    de toute façon les manifs ont toutes lieu à 50 km de chez moi (15 euros d’essence)… et il me reste 16,50 euros pour finir le mois…
    j’ai bien fantasmé de détourner le car des petits vieux comme moi (c’est leur semaine) qui va les emmener demain vers le thé dansant (le seul gratuit de toute l’année, autrement c’est 70 euros !) ça serait rigolo, comme dans vol au dessus d’un nid de coucou… mais même acheter un faux fusil est hors de ma portée…
    et puis il y a les lendemains qui déchantent, les récupérations syndicales, les oublis de ceux-ci (il est où le minimum vieillesse dans leur revendications ?)… leur coopération suspecte avec le pouvoir (mais c’est qui qui leur verse les subventions déjà ?)…. etc… et le chauffeur de ce syndicaliste payé à l’époque par la Mairie de Paris de Chirac ?
    Non, j’ai pas confiance…. et j’en suis bien désolée…

    Répondre
  21. Georges Le Belge
    Georges Le Belge dit :

    Français émmigré en belgique.
    C’est la même chose ici: un B.. de W…(depuis peu et de rien d’autre et le dernier ferme la porte), qui se prend pour Sarko ( même taille à une pointure près), va exploser notre pays. Mêmes envies, même combat.
    "Toi aussi, tu les vois, camarade, en train de dépecer notre tissu social comme une meute de charognards excités par l’odeur lourde et collante de la misère et du malheur des exploités. Tu as encore tant de choses à perdre, camarade, que tu refuses encore de descendre dans la rue. Tu as tant de choses à perdre, et eux ne voient là qu’autant de choses à te reprendre. Et ils le feront. Petit à petit. Morceau par morceau. Jusqu’à ce qu’il ne te reste rien de ce que tu t’échines à construire depuis tant d’années."
    Où sont les révoltes des "Geules noires " de 1970?
    Totale main mise de Suez sur nos ressources d’énergies. Démentèlement Indien de notre siderurgie, Etc…
    Et personne pour manifester réellement.
    Comme disait Claude Semal: "C’est un pays petit aux frontière internes….les convoyeurs attendent…"
    Sinon, merci de cette prose qui me réveille8

    Répondre
  22. Henry Kaanan
    Henry Kaanan dit :

    L’un des meilleurs billets d’Agnès à mon humble avis.

    Ceci dit, le temps des manifestations-promenade semblent dépasser, devant la surdité de notre gouvernement (Parisot, les amis de Bétencourt et le FMI ont les mains sur les oreilles de Sarko et de notre "ami" Woerth) l’épreuve de force a commencé.

    L’objectif est maintenant de bloquer l’économie, il n y a que cela que ces gens comprennent: et qui les fera céder. La tâche est immense car le défi l’est aussi.

    C’est une bataille que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre mais ceux d’en face savent aussi qu’ils ne doivent pas non plus perdre.

    J’ai une info pour vous: votre supermarché va être bientôt vide. Pas d’essence, pas de camion pour le ravitailler. Soyez gourmands 🙂

    Répondre
  23. Denis
    Denis dit :

    Bravo Agnes.Du fond du coeur bravo et merci.
    Pour les chagrins lassés des protestations ambulatoires sachez que TOUS les jours nous syndicalistes ,sympathisants ou simplement Vivants, sommes sur le pont à tracter,bloquer,défiler et que si vous ne vous décidez pas à nous rejoindre TOUS les jours vous finirez par avoir raison:on va crever….
    "Ce n’est plus le temps de la palabre. Plus le temps des stratégies. Plus le temps de la neutralité." Venez!Vite!

    Répondre
  24. newon76
    newon76 dit :

    De belles paroles en effet …………..
    Mais plusieurs questions restent sans réponses
    Comment les retraites seront financées ?
    Ha oui en taxant les riches … et s’ils se barrent ?
    Pourquoi en france n’est on pas capable de privilégier le made in France pour maintenir nos emplois ?
    La voiture la plus vendue en France est une logan ……… a qui cela donne t il de l’emploi ?????
    On parle de détournement de mineur……mais qu’en est il de ceux qui envoient les lycéens dans la rue ????
    Gouvernement de droite, de gauche, même combat, s’ils se battent pour obtenir la place ce n’est pas par charitée ……………

    Se battre pour l’age de départ est une chose mais ne serait ce pas le nombre d’annuitées le plus important ?

    Alors arretez de vous tirer une balle dans le pied, nous sommes tous acteurs de notre avenir, réflechissons a comment améliorer l’emploi en france cause de nombreux maux aujourd’hui……..

    Répondre
  25. La Louve
    La Louve dit :

    Bravo et merci Agnès.

    Bravo car double voire, triple enseignement (par les temps qui courent, c’est pas dommage):

    Oui on peut changer d’avis dans le bon sens, oui on peut reconnaître implicitement, humblement, et efficacement qu’on a changé d’avis (ça ne veut pas forcément dire qu’on s’est trompé d’ailleurs et ça, ça te regarde toi) et expliquer pourquoi on le fait sans passer pour une "pomme", mais au contraire , en développant un cheminement, en en ressortant renforcé, et encore plus crédible, parce que terriblement humain, aux prises avec nos contradictions (on en a toutes et tous), sans le cacher et sans tout foirer pour le seul plaisir d’avoir eu l ‘air de celui ou celle qui a raison .

    Je suis sincèrement admirative de cela. C’est cela qui fait aussi l’étoffe des forces révolutionnaires, la patience, et la modestie, l’humilité, la capacité à savoir se remettre en question soi même d’abord, ne pas rester statique, avancer, essayer d’avancer, toujours.

    Et puis merci, j’avoue que ton texte (surtout vu nos derniers échanges il y a qq semaines sur le sujet) m’a serré la gorge, j’avais presque les larmes aux yeux, je souffre tellement (je ne suis pas la seule), surtout en ce moment, de ce que tu décris et dont tu dévoiles certains raisons, le renoncement, le fatalisme, l’immobilisme, surtout quand tu vois se profiler un énorme MUR à l’horizon et que tu et sens seul (de façon collective, mais on est un peu "seuls" en effet ,nous les syndicalistes tellement décriés, parfois avec raison, n’empêche qu’on est un peu tout seuls à se battre, à commencer contre certaines de nos directions, contre les patrons aussi, contre la propagande dominante qui fait des ravages chaque jour dans le salariat, actif ou non, et avec peu de moyens, contrairement à ce que pensent certains, ces deniers mois), que même parmi celles et ceux dont on défend les intérêts, on prend plus souvent des seaux de merde dans la gueule que des encouragements ou des adhésions,

    J pense sincèrement que pour la plupart d’entre nous, on n’a jamais fait ce qu’on fait pour "la reconnaissance d’autrui", mais parce qu’on pense que c’est juste,parce qu’on défend notre peau, sur nos lieux de travail, en ayant aussi, conscience de nos faiblesses, de nos erreurs même parfois, et la plus belle chose qui puisse nous arriver, dans des moments comme celui ci, c’est que des gens comme toi, nous rejoignent , s’expriment, et qu’on puisse lutter à vos cotés, carte ou pas carte (perso, ça ne m’a jamais importé beaucoup , même si je pense qu’il faudrait que nous soyons très nombreux à adhérer à la CGT -et j’expliquerai un jour quand j’aurai plus de temps, pourquoi ce syndicat là en particulier, ce n’est pas par "atavisme communixte" 😉 )

    Bref bon ,on s’en fout un peu de ce que je pense mais je tenais quand même à te dire mon point de vue de modeste syndicaliste sur ton papier…

    Bonne manif, bonnes luttes, si on se bouge comme il le faut, si on les bloque comme il faut, on peut les niquer, il FAUT.

    Elodie

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  26. Ploum
    Ploum dit :

    Le "Si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous" me fait profondément gerber.

    Cette rhétorique culpabilisante de type révolution chinoise communiste est la porte ouverte à toutes les justifications.

    Désolé, mais je ne peux souscrie à une vision aussi manichéenne, aussi manipulatrice, aussi réductrice et aussi dangereuse d’une situation complexe.

    Répondre
  27. Louis siffert
    Louis siffert dit :

    "Désolé, mais je ne peux souscrie à une vision aussi manichéenne, aussi manipulatrice, aussi réductrice et aussi dangereuse d’une situation complexe."

    C’est sûr que la vision "on vit plus longtemps donc on doit travailler plus" c’est pas du tout réducteur. Et c’est pas du tout dangereux pour le gouvernement de faire la sourde oreille et de laisser pourrir la situation.

    Tu es trop intelligent pour ce blog. Toi tu a compris toute la complexité du truc hein?
    Encore un qui se cache derrière "la complexité" des choses.
    D’ailleurs, il est tellement intelligent qu’il a compris avant tout le monde qu’il n’a jamais été question dans ce billet de "Si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous".
    Moi par exemple avec ma simplicité neuneuïde j’ai plutôt lu "Tu sais tout cela et tu nous soutiens. Mais cela ne suffit plus, camarade".
    Alors ne souscrit pas et continue à te faire dépecer, tes enfants te remercieront plus tard.

    Répondre
  28. NingúnOtro
    NingúnOtro dit :

    Tant que vous ne comprendrez pas la logique mécaniciste de la situation (globale), vous ne saurez quoi faire d’utile. Entre ceux qui savent, il y à ceux qui vous induisent à vous épuiser en faisant des choses totalement inutiles en essayant qu’elles servent d’autres buts qui leur sont chèrs, et ceux qui essaient de vous maintenir divisés et dans l’ignorance pour que aucune initiative ignorante ne soit malheureusement par chance orienté vers quelque-chose qui serait dangereuse pour leurs intérets.

    Pensez, bon dieux, au lieu d’agir aveuglement en suivant une propagande qui ne fait que vous orienter vers le moins dangereux pour celui qui la paie. Même quand vous croyez obtenir une petite victoire… on ne vous à concédé de façon calculée que la moins onéreuse des défaites, évitant les autres.

    Les stratèges, j’en ai bien peur, ne jouent pas dans votre camp, et vous n’êtes pas assez conscients d’en avoir besoin.

    Répondre
  29. crao
    crao dit :

    Les 71%, j’en fais partie….. je n’en suis pas fière…. mais c’est un fait….. je ne suis pas aller manifester avec vous…..

    Sauf que mardi dernier je suis pas allée bosser, par choix…. et la fois d’avant, je suis allée au taf, mais j’ai juste fait semblant de bosser…

    Sauf que, ça fait plusieurs jours que je cherche partout sur le net une caisse de solidarité pour envoyer des sous aux grévistes….

    Sauf que, je crois pas une minute que les manifestations changeront quelque chose parce qu’"ils" ont déjà décidé de l’enterrer notre retraite, notre sécu, notre école, notre vie…..

    Sauf que, je suis au bord du désespoir…..

    Répondre
  30. Hugue
    Hugue dit :

    @ Ploum je pense la même chose.

    Et à la fin la admettons, vous (grevistes et marxistes) remportez la fameuse lutte, que faites-vous?
    des buchets pour les méchants patrons?
    vous mettez en place des milices de la répartition équitable (ou de la jalousie devrais je dire)?

    Je vote pas perso, mais je dois dire que si je devais faire fasse à un barrage, un ralentissement voir un blocage je me sent capable de m’en prendre aux gens qui m’empêcheraient de travailler – pour mon bien disent-ils.

    Répondre
  31. podarcis
    podarcis dit :

    @Luis de podarcis et non porarcis (faute de frappe)
    se projeter en 2015-2020 ou 2050 c’est précisément le sujet. Cela vous aurait-il échappé?
    Quant-à se prosterner devant tel ou tel je vous laisse faire. L’enthousiasme ambiant pour l’appel d’Agnès ne me pousse pas moi à m’incliner vers qui que ce soit. Et j’essai de ne pas voir le débat de façon manichéenne.

    L’un parle du démantèlement par les indiens d’autres du rachat par les chinois, alors je vous dis ALLEZ-Y DE BON COEUR, profitez-en tant qu’il est encore temps, et puis comme le dit l’adage VOTRE PEUR N’EVITERA PAS LE DANGER.
    Vous me direz que ce n’est pas de la peur, que c’est bien de l’enthousiasme mêlée de colère qui vous pousse à mettre le souk.
    En lisant ce billet et toutes ces réactions "Bravo Agnès", "L’un des meilleurs billets" j’y voit une vision à très court terme (on met tout en vrac et après on voit. On voit quoi!? puisque votre démarche est antidémocratique et que personne n’est du même avis dans les rangs des manifestants… qui décide au final??) ou paradoxalement une vision à très très long terme, de celles que font naitre les idéologies.

    Je ne suis pas contre l’idéologie, pas contre non plus les rêves et les actions qui pourraient nous aider à nous en approcher, mais s’imaginer pour la n-ième fois qu’il faudra en passer par la révolution me parait la marque d’une communauté amnésique. Ou inculte.

    Dans 18 mois on décide souverainement de la poursuite, de l’arrêt ou de l’annulation de cette foutue réforme!
    PATIENCE!

    Répondre
  32. Jeff
    Jeff dit :

    Après avoir fait grève la dernière fois il est vrai que pour différentes raisons, j’hésitais pour la journée d’aujourd’hui.

    En tombant sur ton article, bien que je connaissais par coeur tous les arguments, j’ai craqué. Il suffisait d’entendre aussi ceux qui en chient à construire des piquets de grève, pour saisir l’ampleur de la révolte de fond, qui sourd de tout le pays.

    J’ ai donc fait grève ce jour. Longue vie au "mololecte" en espérant que le front syndical ne va pas faiblir et que va s’étendre et s’approfondir la révolution citoyenne.

    Il faut fermer le caquet à tous ces néolibéraux qui annexent les ondes radiophoniques ou télévisuelles pour nous visser la tête avec leur slogans pourris bombardés chaque seconde.

    Savez-vous qu’en Allemagne, les travailleurs doivent cotiser 35 ans ( ! ) et pas comme chez nous 40 ou plus ?

    Et pourtant qu’est -ce qu’on entend sur toutes les chaines ? Il faut s’aligner sur
    " nos voisins " ….

    CHICHE ? OK 35 ans d’annuités pour toucher une retraite à taux plein comme en Allemagne ! ça marche !

    En rapport avec les lycéens et leur révolte :

    Pour Sarkozy, un collégien serait suffisamment " grand " pour aller en prison dès l’âge de 12 ou 13 ans mais un lycéen serait trop con pour comprendre ce qui se joue à travers le combat politique contre le régressisme sarkaïque des bandits au pouvoir.

    Cherchez l’erreur.

    Il a voulu la RUPTURE ?
    Il l’a !

    Répondre
  33. Fatburner
    Fatburner dit :

    Un article magnifique !

    Et qui relate bien le concept de notre société.
    Quel dommage que bon nombre de gens n’ouvre pas les yeux pour voir ce qui se passe réellement.

    Ceux qui ont ouvert les yeux ont peur… peur de l’avenir qui devient terne, fade, écœurant !

    Personnellement je salut bien bas les grévistes qui ont le courage d’aller dans les rues et se battre pour l’avenir de TOUS !

    Bien sûr que cette grève n’est pas QUE le combat des retraites, mais bien un combat CONTRE un système de plus en plus pourri.

    http://www.lesjardinsdelaurent.com

    Répondre
  34. Mia
    Mia dit :

    Certains commentaires me font rire. On y évoque une forme de manipulation, j’y relève les termes de manichéisme, ou de logique "binaire", destinés à nous faire penser que le problème est plus complexe qu’il n’y parait (ma bonne dame) et qu’au fond, dire les choses telles qu’elles sont n’est que sottise ou volonté de manipulation. Nous sommes en guerre. Bon sang, c’est la guerre ! Nous sommes toujours et plus que jamais dans la lutte des classes et nous y resterons tant que rien n’aura profondément changé. Il n’y a aucun manichéisme à l’observer. Il faut être du côté des opprimés pour se rendre compte de ce que cela signifie…
    Dans le cas contraire, on peut effectivement perdre son temps en commentaires oiseux…quand on est à l’abri de l’horreur.
    Si vous n’êtes pas du bon côté, celui des dominants, vous êtes morts. C’est parfaitement "binaire" mais c’est la seule réalité, que cela vous plaise ou non. Dans 18 mois on ne fera que décider quel pion remplacera le précédent et nous aurons le choix, parmi les nombreux candidats, entre les uns d’un côté et les mêmes de l’autre. On ne va tout de même pas nous faire croire que nous sommes en démocratie et que voter serait utile. Si c’était vrai, les élections seraient interdites depuis longtemps et la ratification du traité de Lisbonne, nous a prouvé une fois encore si cela était nécessaire, que nous ne pouvons pas et que nous ne devons pas nous fier aux politiques. Quant à la révolution, mot tabou que les dominants emploient trop souvent bien mal mais toujours dans un but très précis, elle peut se faire de diverses manières… mais elle commence certainement par une forme de résistance à l’oppression. Alors résistons et patience…

    Répondre
  35. ibara
    ibara dit :

    Bonjour Agnés,
    je ne vous connais pas, mais vous m’avez laissé un commentaire sur mon blog suite à mon article "le peuple en colère", je vous rassure tout de suite, je tire peut-être sur tout ce qui bouge, mais je suis issus du peuple, du petit peuple et mon camp je l’ai choisi en naissant, il y a 60 ans. Ma vision est peut-être différente de la votre, mais notre ennemi est le même et ma façon de le combattre est sans concession et je morfle chaque jour…Et croyez moi, je travaille sans filet, aucun…Bien cordialement, Ibara

    Répondre
  36. Luis
    Luis dit :

    A podarcis, (désolé si il y a encore des fautes, mais je fait du copié-collé comme le dernier coup)

    Ptaing-cong encore deux ans à attendre qu’un sauveur suprême vienne abolir toutes les réformes anti-sociales ! ! !

    J’ai eu "l’union de la gauche" en 90 qui a réformé les PTT, pour mon bonheur et celui de mes collègues agent PTT.
    J’ai eu la gauche plurielle qui a fini de privatiser ma boite France Télécom !!!!

    Et il y a un gars qui veut me faire croire qu’une "gauche-zorro" va arriver avec son chapeau socialiste en 2012 ? ? ?

    NON, personne ne peut se projeter en 2050, personne ne peut croire ce n’est pas sérieux.

    Selon Bernard Friot, les prévisions des expert agricoles d’il y a plus de 50 ans qui auraient prédit le nombre de paysans à nos jours auraient alerté sur une inévitable famine !

    Monsieur Podarcis, jamais vous ne me convaincrez !
    FIN

    Répondre
  37. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Je cherchais une image pour décrire cette guerre de classe qui se joue depuis le début des "30 scélérates". 30 ans que le communisme est mort et que les capitalismes ont pu cesser de faire croire que le capitalisme, c’était le bien être pour tous, où le capitalisme a pu enfin se passer des classes moyennes… a pu cesser de collaborer avec l’Etat pour son maintien… et a pu cesser cette compétition avec le communisme. D’ailleurs la France est une illustration parfaite de cette collaboration forcée, au moment où les communistes étaient incontournables électoralement, et où les gaullistes et les communistes gouvernaient la France.

    Et la seule image qui m’est venue est celle que m’évoque l’action de Malakoff Médéric, qui anticipant les effets de la réforme des retraites, se prépare à prendre le marché de la retraite forcée (comme les travaux) par capitalisation. Le capitalisme se prépare à exploiter le filon laissé vacant par la solidarité. Le capitalisme se prépare à récolter, à faire la traite, à traire les vaches que nous sommes.

    Nous, le plus grand nombre, ne sommes que des vaches auxquelles il convient de faire donner le plus de lait possible, le lait étant le profit de ces sociétés parasites livrant aux actionnaires ce qui autrefois était réinjecté directement dans l’économie. Ici, avec la capitalisation, là avec les assurances santé privées, et ailleurs encore avec l’électricité ou le gaz… ou les communications supposées moins chères grâce à la "concurrence"… et en 12 ans de téléphone portable, je n’ai jamais téléphoné aussi peu en payant aussi cher.

    Il faut continuer, pour reprendre le contrôle de nos vies. 🙂

    Répondre
  38. Yves
    Yves dit :

    C’est fait Agnès, tu avais raison dans ton premier commentaire : la manif suivante a bien changé de configuration, sans les syndicats enfin presque, il y en avait un, Solidaire.

    Aujourd’hui, mardi 19, belle journée ensoleillée pour une belle manifestation, une très belle manifestation.

    Comme à l’accoutumée, nous partîmes 4000 et par un prompt renfort nous finîmes…. allez, on va dire 7000. Le départ, à la patte d’oie, a comme toujours été un peu long, le cortège a mené tranquillement son chemin jusqu’au rond-point de Leclerc.

    Arrivé-e-s vers midi, un pique nique était programmé. Evidemment, beaucoup de monde a quitté la manif à ce moment là, pour rentrer. Bien mal leur en a pris, car une AG populaire a décidé après maintes prises de paroles de bloquer le rond point des Justes (pour les banlieusards comme moi, c’est le rond point d’accès à la rocade).

    Sitôt dit sitôt fait, en route pour le rond point.

    La police, qui n’avait pas prévu le pique nique était en nombre minimum !!!

    Donc, malgré le nombre restreint de participants environ 300, le blocus du rond point a été possible. Les camions ont été les premiers bloqués, les voitures faisaient demi tour ou essayaient de passer en force. Voyant cet état de fait, les camionneurs, merci à eux, ont mis leurs engins en travers, voir un convoi exceptionnel transportant un mobil home en travers de la bretelle d’Auch, cela fait plaisir. J’espère que les photos, que je n’ai pas prises, seront publiées.

    Vers 14h30, la majorité de la population décide de lever le camp, de descendre la rue de l’Yser et de bloquer le rond point de départ, la patte d’oie.

    Il fallait voir ce cortège multicolore, multi générationnel, chanter merci à la CRS32 et hurler les slogans merci les lycéens, contre la contre-réforme mais aussi contre le gouvernement et son chef le président.

    Arrivé-e-s à 15h, le blocage de la place de Verdun a été levé à 16h, nous n’avons pas été ennuyé-e-s par les véhicules à moteur. La police qui avait fini de déjeuner nous a gentiment débarrassé le carrefour. Si vous saviez ce que c’est bien une ville sans voiture, les jeunes peuvent faire du foot, les salarié-e-s discuter des prochaines actions et les anciens manifester pacifiquement à l’ombre, hé oui car le soleil brille à Auch dedans et dehors.

    A 16h avant de débloquer le rond point, les manifestants ont décidé de se retrouver comme prévu à 12h devant l’UMP et de refaire une AG populaire pour décider des actions de l’après midi. N’oubliez pas vos sandwichs et oui aujourd’hui ils étaient tirés du sac, je n’avais pas de sac !!!

    Répondre
  39. Henry Kaanan
    Henry Kaanan dit :

    Pour celui ou celle qui cherchait la caisse de grève jette un oeil ici:

    http://www.bizimugi.eu/grevesolidai

    [quote]Ha oui en taxant les riches … et s’ils se barrent ?[/quote]
    C’est bien pour cela qu’il faut nationaliser les banques. Ils auront du mal à partir avec les moyens de production sur le dos cependant.
    Ces gens ont leur argent dans des paradis fiscaux comme la Suisse?
    Ben non, ca n’existe plus les paradis fiscaux, Angela, Nicolas et ses amis les milliardaires les ont fait disparaitre.

    Répondre
  40. mortadelle
    mortadelle dit :

    tu veux nous donner mauvaise conscience, camarade? Non, je ne retournerai plus faire la courte échelle aux traîtres qui utilisent notre enthousiasme et notre révolte pour continuer demain le travail de Sarko.
    Je ne retourne plus faire le bouffon au profit de cette racaille. Au lieu de battre le pavé, essayons de battre nos adversaires. Lesquels ? Drôle d’analyse que l’on fait : on sait que ce sont les banques mais on passe à côté bien sages. On sait où habitent les pourris mais on manifeste loin de chez eux. On sait où sont leurs intérêts mais on n’y touche pas. Les marges des grandes surfaces nous indignent, mais on passe tous bien sagement à la caisse.
    Alors je vous laisse aller. Rendez vous dans quelques jours, quand les syndicats et la "gauche" auront bien accompagné notre n-ième humiliation. On ira "battre le pavé" contre la prochaine privatisation.
    Non, je n’ai pas mauvaise conscience. Je suis en colère contre tous ces pompiers qui braillent mais qui se défilent et condamnent chaque fois que les jeunes des banlieues montrent la vraie couleur de leur colère de classe.
    Bonne manifs à tous.

    Répondre
  41. Delcuse
    Delcuse dit :

    De la question du travail et du chômage.

    Le problème n’est pas tant d’avoir du travail que d’avoir de l’argent. On crève autant de l’obsession de l’argent qui est dans notre tête que du manque d’argent dans nos poches.
    La misère ne se traduit pas par la difficulté ou l’impossibilité de consommer, mais par le fait que nous n’avons d’autres choix que consommer; d’autres choix que de courir après l’argent pour satisfaire nos besoins; d’autres choix que passer sa vie dans la contrainte à la gagner; organiser sa vie autour de l’argent, sans lequel rien de grand, de beau, d’agréable n’est reconnu. Un monde dans lequel l’imagination et l’affectif dépendent du rapport à l’argent, voilà la misère réelle dont tout le reste n’est que conséquence. Identifier la misère au chômage et au manque d’argent que cette situation provoque, est un non-sens. Ce n’est pas que les choses coûtent chères, qui est cause de la misère, mais qu’elles aient un coût; et ce coût nous oblige à travailler. On ne travaille pas pour créer un monde passionnant, ni construire la mémoire de tout un peuple, et moins encore pour réaliser notre humanité, mais pour payer sa vie.
    Le travail réduit la vie à un contrat. Mais, la vie n’est pas un contrat; elle est une donnée. La vie manifeste une richesse infinie que le travail pille, réduit, détruit. Le travail n’est pas source de richesse, mais cause de misère. Avec le travail, apparaît la concurrence entres les hommes et l’appropriation des richesses par un petit groupe d’exploitants. Le travail provoque la confiscation, au plus grand nombre, des décisions sur leur propre vie.
    Le travail n’est pas une contrainte qui limite la liberté; il est la privation de la liberté. Avec le travail, le sens de la responsabilité dépend d’un contrat, et non de sa propre conscience. La conscience professionnelle n’est qu’une fausse conscience qui sert à justifier le travail, et non à faire preuve d’un sens des responsabilités. La conscience professionnelle s’exercent sous une responsabilité étroite qui dépend des conditions du travail, et non de la conscience de la vie. Le travail n’est pas le contraire de la paresse, mais sa condition. Et seul peut jouir de la paresse celui qui en a les moyens, autrement dit, celui qui exerce un pouvoir de décision sur ceux qui travaillent, non celui qui est privé de travail. Le chômage n’est pas une condition à la paresse, mais une condition d’absence, de vide, d’oubli. Le chômage n’est pas le contraire du travail, mais sa forme inactive, c’est pourquoi le chômage est source d’angoisse et non de bien-être. Les liens que tisse le travail ne sont qu’accessoires. Lorsque l’individu perd son emploi, ses liens s’effondrent. Dans le chômage, l’individu ne se retrouve pas, il est brisé. Le travail est un rapport violent à la vie que le chômage ne fait qu’aggraver.
    Il y a du chômage parce qu’il y a du travail.

    Répondre
  42. SUD POSTE 91
    SUD POSTE 91 dit :

    Bravo ! un seul mot ! Bravo…
    On s’est permis de faire un lien sur ce magnifique appel sur notre page facebook…
    En plus la reprise d’une célèbre phrase d’Apocalypse Now est aussi une de nos spécialités.. sauf que nous, bien sûr, on n’aime pas l’odeur du napalm au petit matin, mais comme toi, le claquement des banderolles… ou l’odeur de la palette qui brûle devant un centre occupé…
    Bon courage
    ERIC (SUD POSTE 91)

    Répondre
  43. tueursnet
    tueursnet dit :

    Balle de Manif
    Aux armes petits citoyens !

    Ecoutez moi bien les bambins… je sais… je sais que vous n’êtes pas des pantins…
    Mais ce n’est pas une raison de manifester… de faire comme si vous étiez mécontents.
    On ne manifeste pas quand on n’a aucune raison de manifester.
    Non… vous n’êtes pas politisés… vous ne pouvez pas l’être … vous êtes de petits bourgeois et ça se voit… je veux dire que les intérêts qui sont en jeu, sont un peu trop compliqués pour vous servir de terrain de jeu ! Oui c’est dangereux.
    Un camarade à vous a perdu un œil, je suis au courant mais ce n’est pas une raison de vous faire crever les deux. Ce n’est pas votre malaise !

    http://www.tueursnet.com/index.php?…

    Répondre
  44. fao
    fao dit :

    Je réitère, mais je trouve invraisemblable ces manifs qui ne proposent rien dans leurs slogans, simplement de maintenir un statu quo merdique. C’est vraiment des manifs de puceaux, les syndicats compris. On y voit voit aucune revendication et stratégie politique face à la doxa économique actuelle.

    Seulement des mendiants, pas même des jacqueries.

    Rien à voir avec 1789 ou même les bolchéviques.

    Pourtant le bulldozer en face est bien plus gros.

    Répondre
  45. Billy the cat
    Billy the cat dit :

    Il est aisé de faire ce que Lénine faisait : envoyer les autres au casse-pipes. Lui, les appelait "les idiots utiles". Ceux qui tombèrent sous les balles tandis que lui se remplissait la panse. Balavoine l’a si bien chanté dans "La vie ne m’apprend rien…" :

    " Que reste-t-il des idéaux sous la mitraille
    Quand les prêcheurs sont à l’abri de la bataille
    La vie des morts n’est plus sauvée par des médailles "

    J’aime celles et ceux qui "combattent à l’arrière des foules, les manipulant; Ces "costauds" qui à dix ou plus bloquent et/ou insultent ceux qui ne sont pas de leur avis.

    Pourquoi, ne vous en prenez-vous pas à nos chers dirigeants et élus ? Pourquoi ne pas prendre l’Assemblée nationale et rosser ces apparatchiks et autres voyous élus ? Et aussi foutre le feu à leurs datchas et leurs voitures de luxe !

    Sans doute parce que vous leur enviez leur pouvoir, leurs richesses mal acquises ? Et que dire ce cette magistrature digne de l’ex KGB ? C’est si facile d’avoir des couilles face à de pauvres bougres qui n’ont que leur petite caisse pour aller bosser ! Et pourquoi PERSONNE n’a élevé la voix contre la future délocalisation de Citroën ?

    Parce que trop de partis, de l’extrême gauche à l’extrême droite profitent de l’argent du grand capital ! Et c’est ce même Grand Capital qui nous met au chômage et nous coûte nos retraites !

    Rhâââ ! que j’ai honte de ce qu’est devenu la France ! Tant de gens pleurnichant pour des immigrés en situation irrégulières et réclamant des papiers tandis que nos vieilles et sans abri n’ont même pas le droit à la CMU !

    Répondre
  46. Chernandezca
    Chernandezca dit :

    Digne de Zola et de Jaurès. Merci. Je cherchais des arguments pour répondre à la colère d’un lucide, retraité du privé et jaloux des gains sociaux du public. J’ai peut-être une piste …
    Votre texte donne vraiment envie d’y être ,,,, mais il me faudrait traverser l’Atlantique et il n’y a plus de kérozène dans les avions ;-)))

    Répondre
  47. Henry Kaanan
    Henry Kaanan dit :

    Billy the cat:
    Pourquoi? Parce que le peuple, le monde du travail, est inconscient de sa force.

    En ce moment, il réapprend à se tenir debout.

    Demain, il réapprendra à marcher voire à courir s’il acquiert suffisamment confiance en sa force.

    Répondre
  48. smolski
    smolski dit :

    Texte très fort et très joli. Merci Agnes.

    Que ce soit le fruit de nos colères, le fruit de nos combats ou même le fruit de nos convictions et de nos votes :
    "Résister se conjugue toujours au présent." Lucie Aubrac
    Ne baissons jamais la garde !

    Répondre
  49. toff de aix
    toff de aix dit :

    très beau texte…cependant, le compte n’y est pas.

    La joie de manifester, de se retrouver, de contester, je connais…
    la camaraderie de lutte, je conais aussi, et je respecte ça énorméement, plus que tout…..

    MAIS

    MAIS il s’agit d’une GUERRE à mort, pas d’une lutte.
    CAR en face ils ne s’arrêteront pas, on le voit, on le sent, on le constate….après les retraites, la sécu…et ensuite?

    ET ça n’est pas avec un jour par-ci, une journée par-là, qu’on arrivera à gagner : ON NE GAGNE PAS UNE GUERRE AVEC UN LANCE-PIERRES QUAND EN FACE ILS ONT DES LANCE-ROQUETTES

    Ce qui m’amène à dire que le peuple, en général, n’est pas prêt, dans son immense majorité, pour un conflit qui le ferait véritablement gagner (càd long, reconductible, dur, avec des sacrifices……..)
    Après ces quelques journées de "mobilisation", chacun retournera sagement au taf, le dos courbé, en attendant la suivante. On n’est pas prêt de gagner quoi que ce soit, parce que la majorité n’est pas prête. Ni sans sa tête, ni dans sa chair.

    Et on va se faire bouffer, je vous le garantis.

    Répondre
  50. eb
    eb dit :

    Concernant les jeunes, pas toujours très au fait des subtilités de la pensée politique, parce que toi et tes admirateurs, vous l’êtes, au fait des subtilités de la pensée politique ? Quelle suffisance ! Laisse-moi rigoler, si t’es pas foutu de défendre ta liberté et de refuser de perdre ta vie à la gagner, t’as vraiment l’air d’un con à t’agiter en choeur pour rogner un chouïa sur la liberté (sic) qui te reste. Bien sûr, tout ça te donne l’occasion d’écrire des articles épatants, enflammés, emphatiques, qui bluffent tes copains esclaves, mais une fois passé le choc de la forme, on constate que question fond, c’est bernique, et ça pue l’auto-satisfaction. En plus, le titre de ton article "choisis ton camp camarade", Lohey a raison, que ce soit du côté Nicolas de Nagy Bosca ou en face, c’est la même réthorique binaire.
    Alors question subtilité en matière de pensée politique…

    Répondre
  51. Luis
    Luis dit :

    Agnès, t’en fait pas tu as réussi un magnifique texte ! ! !
    La preuve, c’est qu’il dérange le camp d’en haut !
    Les "ceus", qui ne croient qu’en la raison du plus fort, du plus riche…

    Répondre
  52. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Merci Luis 😉

    Manière, les jeunes, j’étais encore avec eux hier après-midi, seule adulte, alors qu’ils faisaient face à une armée de gendarmes réquisitionnés par la préfecture dans un grand "concours de bites". J’étais avec eux, j’ai discuté avec eux, je leur ai même servi de conseiller juridique lorsqu’ils ont voulu bloquer le principal carrefour du bled. C’est pas des charlots et ils ont pour eux l’enthousiasme fou de la jeunesse.

    À la fin de la manif, les deux gendarmes qui restaient sont venus vers moi : là, j’ai flippé salement, un malabar bleu à chaque épaule, en me disant que cette fois-ci, mon compte était bon. Ben non, ils venaient discuter. Du sens politique, justement, de la préparation d’un blocus, d’un monde qui marche sur la tête, de tout ça. Tout comme j’ai discuté avec les gamins dans le cortège ou avec des tas de gens mardi dernier.

    On se rencontre, on échange, on confronte nos idées, nos points de vue, on grandit, tous ensemble, et rien que ça c’est extraordinaire.

    Répondre
  53. vp
    vp dit :

    admettons que ces personnes que l’ont voit sur la photo qui illustre l’article, exercent le métier de guichetières aux impôts, à la CAF, ou tout autre lieu pareillement dédié au flicage ordinaire, dois-je encore m’émerveiller de leur détermination, de leur joie, de leur férocité ?

    Répondre
  54. Ernest
    Ernest dit :

    Bravo, et merci Agnès pour ton texte roboratif.
    Il n’y a plus de place aujourd’hui , pas plus qu’hier d’ailleurs, pour l’hésitation. L’occasion est là d’être ensemble, d’ agir ensemble, même si on sait bien qu’on ne fera pas la "révolution" qu’avec les gens qu’on aime.
    Je lis les commentaires de ceux qui crient: "patience, les élections arrivent, les gens raisonnables vont bientôt tout arranger, tout reconstruire de ce qu’ils ont, eux aussi, patiemment détruit au fil des années…" Et ils ont l’air d’y croire. Ils ont l’air de croire que nos caciques de Gauche vont prendre l’avis du bon peuple avant de se faire les puissances d’argent, bille en tête. Ca serait à se tordre si ce n’était pas à pleurer.
    Ils ont l’air de croire que des élections servent à quelque chose, ils ont la mémoire bien courte: oubliés le 21 avril 2002, le 29 mai 2005…entre autres.
    Vous croyez, vous, que les puissances d’argent (appelons-les comme ça, c’est commode) qui tirent les ficelles de notre marionnette présidentielle depuis trois ans, qui par sa "com" a enfin réussi à verrouiller une majorité de consciences, vont lâcher le morceau comme ça, vont prendre le risque de perdre leurs privilèges, leurs prébendes, leurs dividendes sur un coup de dés électoral, surtout si les sondages sont défavorables ?
    Moi, je suis peut-être parano, ou trop jeune (j’ai que 61 ans après tout), mais je sens un coup de Trafalgar se préparer. Un ministre de l’intérieur qui évoque des menaces terroristes, un conflit social parmi les plus atypiques de ces dernières années, et qui dure, qui se radicalise malgré tous les efforts de nos grands communicateurs bourreurs de mou, un appel généralisé à un changement de société que la gauche ne parvient pas à incarner…
    Si, en pleine "chienlit", vers les fêtes par exemple, un attentat majeur venait frapper notre pays, que se passerait-il?
    – élections anticipées dans un climat de panique (on a connu ça en juin 68) : bingo pour le Sarko !
    – état d’urgence décrêté (on a déjà vu en novembre 2005), reprise en main par des dispositions d’exception : re-bingo pour le Sarko !
    Face à ça, on fait quoi ?
    J’ai beau tout retourner dans ma tête, je ne vois qu’une seule possibilité : la grève générale insurrectionnelle !
    Ben mon vieux Ernest, c’est pas gai c’que tu nous racontes là !
    Ben non ! Mais faudrait peut-être s’y préparer quand même.

    Allez, j’suis p’tet un peu parano quand même. Salut la compagnie

    Répondre
  55. Ernest
    Ernest dit :

    Réponse au commentaire de Delcuse du 20/10

    Va pas croire, Delcuse, que j’ai pas aimé ton texte sur le travail, le chomage et l’argent; ça ouvre quelques perspectives intéressantes.
    A mon sens, il aurait plus de portée si tu faisais une distinction entre travail et emploi. C’est quand même bien connu que c’est ton emploi qui te procure de l’argent alors que des tas de gens sans emploi (des retraités, des bénévoles etc…) ont un travail et ne s’en portent pas plus mal.
    C’est même une distinction qui commence à avoir cours dans pas mal de forums "alternatifs", et aussi chez quelques économistes et penseurs du même tonneau.
    Et les chômeurs, ce sont des "sans-emploi", parce que si tu savais le travail que ça représente de s’inscrire à l’ANPE…

    T’as le bonjour d’Ernest !

    Répondre
  56. reve olution
    reve olution dit :

    Magnifique ce texte. C’est tellement bien senti ces 71% auxquels j’appartiens encore. Malheureusement j’ai encore du mal à arbitrer entre mes contraintes de coeur et de conviction qui me poussent et les autres qui me retiennent de franchir le pas.

    Répondre
  57. vp
    vp dit :

    Pour ceux qui hésitent encore :

    "une communauté diverse qui soit unie par son opposition à la cruauté
    plutôt que par des idées abstraites comme la justice ou l’humanité
    commune."
    richard Rorty

    Répondre
  58. smolski
    smolski dit :

    Ah oui Ernest !

    Une insurrection généralisée, je vote pour ! 😀
    Tu vois Ernest, voter c’est aussi ça.

    Votons toujours pour exprimer le sens de nos opinions dans le choix (aussi maigre soit-il) qui nous est proposé.
    Cela n’apporte rien de bien neuf au bout, mais ne pas voter ou voter blanc, cela apporte du zebulon 1er et toute sa clique à tous les coups ! Alors…

    Amitié, Jojo

    Répondre
  59. Tankonalasanté
    Tankonalasanté dit :

    à Monolecte ;

    J’aime bien ton papier .Léger, incisif mais t’as pas tout dit .
    Les enculés, ceux qui sont déterminés à nous remettre en esclavage , parce qu’au point de vue rentabilité , on n’a pas trouvé mieux ,ils n’ont pas d’étiquettes politiques .
    On les trouve aussi bien dans des partis majoritaires que dans des partis majoritaires .
    Ils attendent leur heure pour reprendre le combat, des fois qu’une majorité serait balayée .
    Le combat des enculés , oui, naturellement !
    Le CDE
    En attendant ,ils se font la main, dans l’ombre : ils insultent , ils méprisent , ils manipulent , ils font tout pour faire comprendre au peuple combien il n’a pas d’existence à leurs yeux …Et ils se retrouvent périodiquement entre eux , dans des clubs idoines, certains cafés hippiques, des restaurants chics discrets et bien tenus , où ils échangent leurs derniers puts et se tapent sur le ventre de satisfaction au moment du cognac jay ." Oh oui, comme la populace est bête ,inculte, comme il est facile de baiser les gens, mon cher, ou ma chère, pas forcément selon le sexe .
    Ils se font passer pour des démocrates ,comme d’autres vont à ma messe pour la photo , oui ou au pape comme tu veux ….
    Et localement , en attendant ,pour être fin prêts, ils se font la main, et ils en font des dégâts…
    Oui, c’est comme la lame d’une tondeuse : il y a la partie à gauche et la partie à droite .
    Donc, quand ça chie , car parfois les gens ne peuvent plus se retenir ,et si on a vraiment pas le temps de défiler, parce que en RP par exemple c’est comme à la Samaritaine qu’a été fermée, il se passe des choses à toute heure…,Quand ça chie disais-je , il est important de repérer les points stratégiques de la lutte et de les renforcer de la façon que l’on peut : soutenir physiquement des grévistes , leur envoyer un peu de thunes,, ou un sac de pomme de terre, ou des fruits, ou un tonneau de vin,ou deux poulets, ou un gros pull , un bonnet (oui, je sais on dit un olivier) ,un sac de couchage, ou le costume de gladiator, etc .
    J’oubliais, le poivre ! Excellente cette épice : tu repères l’orientation du vent , tu lui tournes le dos, oui tu peux aussi leur apporter quelques bons steaks, donc dos au ven ,t quand les émissaires pacifiques du ministre de l’intérieur s’approchent de toi avec leur rameaux de bonnet (oui, olivier c’est pareil),tu sors ta poivrière, ou un mouchoir garni et pfuitt dans le neznez; , dans les yeuyeux .
    C’est la grande découverte de la route des épices , canal historique .

    Voilà, monolecte . Il ne me reste qu’à te souhaiter bonne continuation et que ton poisson rouge se porte bien…

    Byebye ! Bisous.

    PS : Vas y mollo sur cent papiers , y’a le sournois du site hurlons.fr qui fait pression pour censurer . Oui, les mecs qui se sont fait virer d’agx soit disant parce qu’ ils dénonçaient la censure , Gary Cooper qu’ils appellent ça ! Oui il participent au CDE, naturellement .

    Répondre
  60. Omega
    Omega dit :

    Le 11 Novembre approche …
    On nous a enseigné que nos arrières-grands-pères -pendant la guerre de 1914-1918- ; que nos grands-pères – pendant la guerre de 1939-1945- se sont battus pour la liberté…

    « La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. »( Paul Valéry)

    Ils avaient en tête l’idée d’un monde meilleur …

    À l’occasion des « célébrations » du 11 novembre, (qui rassemblent beaucoup de nos élu(e)s… et un certain nombre de concitoyens), peut être pourrions-nous venir rendre un hommage digne et silencieux à ces millions de « petits » qui se sont fait trucider dans l’espoir de plus de justice ?
    N’oublions pas le programme du Conseil national de la Résistance, que nos néo-libéraux d’aujourd’hui veulent détruire….
    Pour les poilus de 14-18, fusillés de 17, pour les résistant(e)s de 39-45 …

    Le silence, quelques panneaux rappelant les points du programme du CNR, une couleur commune : le rouge de notre drapeau national qui rappellerait le sang versé, un chant murmuré : le chant des partisans ? (anachronique), La chanson de Craonne ? (1917, mais plus revendicatif)….
    Toutes les idées sont les bienvenues…

    Répondre
  61. momo73
    momo73 dit :

    Un blogueur dit que se sont les chinois qui prêtent de l’argent pour payer 1 retraite sur 10, il faut 45 milliards pour les prochaines années, de l’argent il y en a voir la suite des exonérations des patrons, bonne manif ^^
    http://www.observatoiredessubventio
    [Compensation du passage aux 35 heures, exonération de la taxe sur les carburants pour tous les avions (y compris les jets privés de M. Dassault), aides à l’investissement, défiscalisations environnementales, soutiens en tout genre à l’exportation… La liste est longue: plus de 6000 lignes! Et il aura fallu pas moins de trois grands corps d’inspection de l’Etat pour établir, en 2007, cet inventaire à la Prévert, ce catalogue des subventions aux entreprises généreusement levées sur les fonds publics.
    Facture totale: 65 milliards d’euros. Et encore, cette enveloppe n’intègre-t-elle pas le plan de sauvetage des banques: 320 milliards d’euros de prêts bonifiés. Ni celui de l’industrie automobile: 6 milliards d’euros. Ni même le coût du dispositif d’exonération des heures supplémentaires, au montant budgétaire encore inconnu. Et, contrairement à ce qu’affirme péremptoirement Nicolas Sarkozy, il y a un grand risque que les prêts de l’Etat aux banques ne lui rapportent pas 1,4 milliard d’euros de bénéfices.]

    Répondre
  62. Titia
    Titia dit :

    Je ne jugerais ni l’article ni les manifestants… Juste pour dire si la haut, ils pensent que vivre plus vieux sous entend travailler plus longtemps, en quoi est ce déconnant ?

    Sans blagues, on vit plus longtemps, si on laisse les retraites comme telles, comment imaginer qu’elles pourront être financées ? Cotiser autant de temps pour toucher une retraite identique mais plus longtemps, ca appartient au domaine du rêve.

    Je sais qu’on dira que les trous dans les caisses de l’état viennent de l’état… mais c’est aussi la faute à ceux qui pensent que tout nous est du et qui refusent qu’on touche à ce qui leur appartient…
    Avant de me balancer les tomates pourries au visage, je vous dirais que la seule chose que j’espère, c’est qu’on arrête le système actuel et qu’on responsabilise tous ceux qui pensent que c’est toujours la faute de l’état !
    Vous pensez que c’est l’intérêt de Sarkozy de passer pour un con auprès de ses collègues parce qu’il sait pas gérer son pays ? Il est loin d’avoir fini sa vie et une fois que son mandat sera fini, faudra bien aussi qu’il gagne sa croute (même si je suis d’accord, lui et moi n’avons manifestement pas la même boulangerie) !

    Ce que j’aimerais, c’est avoir une restitution immédiate de tout ce que j’ai cotisé pour ma retraite (déjà 10 ans de bons et loyaux services), ne plus cotiser et me démerder toute seule dans mon coin ! Parce que ce qui me fait suer moi, c’est cotiser comme une malade sans certitudes d’avoir une restitution et que d’autres couillons qui n’auront rien fait de leurs vies le touchent sous formes d’allocations pour un oui ou pour un non sans se bouger le cul (parce que moi, quand j’en ai eu besoin, j’ai juste eu droit à une bureaucratie fermée et je me suis démerdée à payer mes 350€ de loyer, la bouffe, le nécessaire pour une gamine de 6 ans, l’essence et les timbres de recherches d’emplois avec 600€ de chômage seulement)…

    On parle d’entraide, mais pourquoi cela va t’il toujours dans le même sens ? pourquoi ne pas se battre de temps en temps pour la classe du milieu ? celle qui galère parce qu’elle touche 2 sous de trop pour avoir des aides mais qui au final touche moins que ceux qui les ont ces aides ?

    Vous vous battez officiellement pour les retraites et officieusement pour tout ce que vous voulez garder… Moi je suis défaitiste, je pense que si on ne revois pas les retraites et le reste, arrivé à la fin, nous n’aurons plus rien….
    RDV dans 40 ans pour voir qui avait raison, j’espère que ce sera vous !

    Répondre
  63. neko.miaou
    neko.miaou dit :

    « …Les calculs sont-il compliqués ? Des professeurs de mathématiques ont voulu en avoir le cœur net. Ils ont soumis la question, sous la forme d’un problème d’arithmétique, à un millier d’élèves de classes de 6e.

    Ils sont partis des données incontestables suivantes :
    – au cours des 40 dernières années, avec une croissance annuelle moyenne de 2 %, le PIB est passé de 1000 à 2000 milliards d’euros
    – au cours des 40 ans prochaines années, le nombre de personnes de plus de 60 ans va en gros doubler
    – dans l’hypothèse où, sur les 40 prochaines années, la croissance serait seulement de 1 % en moyenne annuelle (le gouvernement promet 2 % et plus, afin de faire reculer le chômage), le PIB passerait de 2000 milliards en 2010 à 3000 milliards en 2050.

    Les professeurs ont convenu que les 2000 milliards seraient représentés par un gâteau de 2000 grammes et les 3000 milliards par un gâteau de 3000 grammes.
    Ils ont soumis l’énoncé suivant aux élèves :
    « En 2010, dix salariés produisent un gâteau de 2000 grammes, à partager avec 4 retraités. En 2050, dix salariés produiront un gâteau de 3000 grammes à partager avec 8 retraités.
    Calculer le poids de la part de gâteau de chaque personne, en 2010 et en 2050. La part de chacun en 2050 sera-telle plus petite qu’en 2010 ? »
    99 % des 1000 élèves ont répondu :
    – en 2010, la part de chacun est de 143 g (2000 : 14)
    – en 2050, la part de chacun sera de 167 g (3000 : 18)
    – en 2050 la part de chacun aura donc augmenté par rapport à 2010

    Aucun élève de 6e n’a donc trouvé le même résultat que Sarkozy, Fillon et Woerth au problème de partage du gâteau !

    Profitant du débat « Quel avenir pour les retraites ? », entre Xavier Bertrand et Bernard Thibault à Lyon le 25 septembre 2010, quelques-uns de ces professeurs ont demandé à Xavier Bertrand si les résultats trouvés par les 1000 élèves étaient justes ou erronés.
    Le secrétaire général de l’UMP a reconnu que les résultats trouvés par les élèves de 6e étaient justes, mais que l’énoncé du problème aurait dû préciser que dans les 40 années à venir, une partie de l’accroissement des richesses devra être consacrée à l’augmentation des dépenses de santé et à celles liées à la dépendance (le 5e risque).
    Nous avons donc refait les calculs, en réservant sur le gâteau de 2050 : 100 milliards de plus pour la santé et 100 milliards pour la dépendance.
    Donc, comme si le gâteau de 2050 ne pesait plus que 2800 grammes.

    Résultats du nouveau calcul :
    – en 2010, la part de chacun est de 143 g (2000 : 14)
    – en 2050, la part de chacun sera de 155 g (2800 : 18)
    – en 2050 la part de chacun aura toujours augmenté par rapport à 2010 !

    Les explications du secrétaire général de l’UMP n’étant toujours pas satisfaisantes, nous invitons tous les citoyens à réfléchir à la question suivante : « A votre avis, pourquoi Sarkozy, Fillon, Woerth, Copé, Bertrand et les parlementaires UMP font semblant de ne pas savoir calculer ? ».

    Répondre
  64. Luis
    Luis dit :

    Titia,

    Qui vit plus longtemps ?

    L’employé CDD de France Télécom ?

    Le chômeur de longue durée?

    V.Giscar d’Estaing ancien président Français ?

    L’ancien PDG de FT Didier Lombard qui va partir en retraite en 2011 à 68 ans (il est
    encore président de FT/Orange).

    Viviane Betancourt ?

    Répondre
  65. mobensim
    mobensim dit :

    Ce texte est arrivé sur ma boite mail..anonymement…il m’a beaucoup touchée.
    Je ne connais pas Agnès, juste un peu entendu parler du Monolecte..
    Mais je n’ai pas pu m’empêcher de l’envoyer à John Paul …pour la Télélibre.
    Il est donc en ligne …et un commentateur lui a rendu son identité…

    Merci donc Agnès, pour cet appel…qui résonne profond dans nos consciences…

    Répondre
  66. smolski
    smolski dit :

    Combattre ?

    Vidons nos comptes épargnes.
    Vidons nos comptes courants.
    Arrêtons la consommation de biens et de services au possible.
    Surveillons la provenance des produits que nous achetons.
    Devenons des GUERRIERS contre l’Economie barbare.
    Oui, c’est la Guerre et nous allons la gagner !

    TOUS ENSEMBLE TOUS ENSEMBLE TOUS TOUS Wouaiiiiiiiiiiii !

    Solidarité !

    Répondre
  67. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Tout à fait d’accord avec toi : c’est parce que nous sommes démocrates et républicains que nous sommes dans la rue. Parce qu’on est pour le respect de la volonté du peuple souverain. Lequel n’a jamais filé de mandat à Sarko pour démonter notre système de solidarité. Parce que le pauple souverain s’était prononcé par référendum contre le TCE et s’est fait renié par nos soi-disant représentants. Lesquels ne représente qu’une étroite caste qui truste tous les instruments de pouvoir pour son seul profit immédiat, au détriment de l’intérêt général!

    La démocratie, c’est nous! La République, c’est nous! Parce que le peuple, c’est nous!

    Répondre
  68. podarcis
    podarcis dit :

    vive la démocratie
    à bas la dictature de la rue. Forcément anarchiste.
    Chacun vient crier sa revendication
    chacun vient avec ses idées
    tous repartent avec le coeur réchauffé par la démonstration de force.
    Mais personne n’est capable de voir en quoi ça structure la société puisque la rue est anarchiquement hétérogène.

    Vous vous tapez tous dans le dos avec vos Merci, Bravo Ensemble.
    Pas un ne pourrais supporter de voir les idées de son voisin l’emporter sur les siennes.

    C’est la guerre ai-je lu ici ou là. Alors regardez bien quelles sont les objectifs de vos compagnons avant de sauter dans la tranchée.

    Pour moi structurer notre pays ce n’est pas la guerre. Le structurer ça passe par le débat, par la soumission au vote souverain et enfin la gouvernance.

    Vive la démocratie! Vive la république! …

    Répondre
  69. Podarcis
    Podarcis dit :

    Pour être tout à fait honnête vous pourriez ajouter que vous n’avez jamais donner mandat a Sarko pour quoi que ce soit.

    Le problème est qu’on ne peut pas, à mon sens, dire qu’un seul président n’est jamais été élu simplement pour ce qu’il est capable de prévoir et de programmer. Le peuple élit un homme ou une femme pour 5 ans car ce candidat a convaincu le peuple qu’il saurrait aussi faire face aux situations imprévisibles. Bon ou mauvais choix c’est au président de mener la barque. J’entends bien que celui-ci ne nous satisfait pas toujours, et en particulier sur un sujet majeur. Ceci étant on ne peut pas dire qu’il soit plus impitoyable que ces homologues européens. D’autre part il ne vous a pas échappé que la crise a accentuées les contraintes sur nos pays face à un monde ouvert.

    Admettez que si vos souhaits s’étaient réalisés (retrait de la loi) nous aurions du attendre 18mois de plus pour engager une reforme, et que, de la même façon, ce texte survivant à votre révolte, va attendre ces mêmes 18 mois pour que le vote souverain l’annule… ou le conforte.

    Quelle différence?!

    Tout ce cirque coûte cher à notre économie.
    Si tant est que ce terme d’économie vous intéresse ou vous concerne, ce n’est pas franchement le moment de fragiliser celle des français avec des rêves d’intelo déconnectés. Demandez donc aux artisans et aux petits salariés de PME qui n’ont pas le cœur à manifester. Ils ne voient certes pas cette reforme avec joie, en particulier les femmes, mais savent que vos rêves de casse et de grands soirs ne mènent nul part. 
    Si je me trompe pourquoi n’y en avait-il pas en masse dans ces manifs?

    Le pouvoir, les médiats et les syndicats ont manœuvré. Chacun repart avec ses billes. Le peuple lui? Il est déboussolé ou en rage.

    Bien venu dans la mondialisation à la mode franco-française.

    Répondre
  70. smolski
    smolski dit :

    "Bon ou mauvais choix c’est au président de mener la barque."

    Mais je rêve !

    L’élection démocratique et participative à la française, ce n’est pas un blanc-seing !
    Nous sommes en république pas sous autorité de droit divin.

    "Les français sont des veaux !"
    Accepter et courir encore à l’abattoir de cette guerre économique ?

    Une élection est l’expression de la communauté.
    Ce n’est pas un cacheton.
    Ce n’est pas un contrat d’entreprise.
    C’est une rencontre.
    Une rencontre entre une équipe politique qui prétend et le peuple souverain qui s’exprime.
    En déguisant leurs véritables intentions, en révélant leurs incompétences, ces élus battent en brèche leur responsabilité et leur devoir envers toute la communauté des électeurs.
    Ceux qui ont voté pour l’idée proposée et trahie.
    Ceux qui ont voté contre cette idée prétendue.
    Car, chacun de nous votant, est un ci-devant citoyen auquel tout élu doit rendre compte et justice individuellement, continuellement et à égalité pôur tous. Riches ou pauvres, votants et non votants.
    Prétendre au droit divin des urnes, c’est la déresponsabilisation des valeurs citoyennes.

    Les mensonges effrénés et démagogiques qui ont conduit à cette élection sont mis en évidence par les circonstances.
    Nous avons des incapables béats et forcenés aux manettes présidentielles.

    Hop ! Ouste ! Dehors ! Plus rien !
    Rendez les sous.
    Tous les sous.
    À défaut de rendre vie aux suicidés du travail sous votre collaboration avec la classe opprimante.

    "me touch’ pas, tu vas m’salir", ça lui a remonté pas mal les épaulettes au zébulon 1er.
    Bien plus haut que ses chères talonnettes présidentielles. 🙂
    Je dirai haut jusqu’à portée de voix au gréviste à qui zébulon 1er piailla :
    "Descends un peu si t’en as !"
    Au milieu de ses gardes et polices de protection. 😀

    Ça un président ?
    Ça le président de tous les français ?
    Et on doit le garder tel, sans rien dire ni rien faire ?

    Amitié, Joel (artisan, si t’en cherchais un) 😉

    Répondre
  71. smolski
    smolski dit :

    Edit :
    "me touch’ pas, tu vas m’salir"
    Ça lui a pas mal remonté les épaulettes au zébulon 1er.
    Bien plus haut que ses chères talonnettes présidentielles.
    Je dirai haut jusqu’à portée de voix du gréviste à qui il piailla :
    "Descends un peu si t’en as !"

    Ben il est là le gréviste.
    Descendu
    En bas.
    Dans la rue.
    Maintenant.
    Et il l’attend………………

    Mais il est où le zébulon ?
    hein !
    Mais Il est où le zébulon à son kiki ?
    hein !
    Il est où ?

    Tchibâââ ! 😀

    Répondre
  72. Luis
    Luis dit :

    à "Podarcis":
    Monsieur,
    Vous regardez de bien haut les manifestations que vous haïssez, comment savez-vous qu’il n’y avait pas de salariés de petites PME, pas d’artisans ?
    J’en ai rencontré, des copines et copains de ces catégories, ne parlez pas du peuple d’en bas, elles et ils savent s’exprimer sans grands penseurs .
    Luis.

    Répondre
  73. paul
    paul dit :

    c’est très grave ce qu’exprime podarcis : c’est un dénie radical de tous ce que soulèvent les gens manifestant à partir du sujet de la retraite.

    il nie que le sujet soulevé et exprimé soit en rapport avec une conscience citoyenne de l’économie de tout pays.

    c’est précisément parce que les gens commencent à comprendre en quoi ce sujet révèle les nuisances d’une certaine idéologie justificatrice d’un projet économique qu’ils s’expriment en manifestant.

    il prétend que ce cirque, le terme est criant de mépris, nuit à "notre" économie : c’est évidemment rédicalement faux d’un point de vu économique justement.

    mais c’est quoi l’économie ?

    mais c’est quoi "notre" économie ?

    l’économie c’est le système d’échange de productions nécessaires et communes à l’ensemble des VIVANTS.

    notre économie, c’est le système dans lequel nous échangeons nos productions pour VIVRE.

    et nous manifestons, non pas parce que nous sommes des intellos déconnectés, là encore le terme est hurlant de mépris à l’égard de toute réflexion sortant des poncifs obscurantistes communs de ceux qui n’ont pas pris le temps de réfléchir, d’analyser leur rôle dans un système économique d’une part et d’autre part l’orientation globale et particulière des régulations organisés par les dominants ou les manipulateurs du système économique.

    nous manifestons, parce que nous prenons conscience éventuellement de notre déresponsabilisation inconsciente de notre part citoyenne dans la régulation du système dont nous vivons ou survivons.

    cette prise de conscience se fait de façons très diverses selon les personnes.

    le sujet de la retraite est au centre de la préoccupation de tout groupe humain dans toute société depuis la préhistoire : notre rapport à l’autre quand il n’est plus aussi performant et qu’il arrive au bout de son chemin, nos vieux et donc CE QUE NOUS ALLONS TOUS DEVENIR.

    le sujet de la retraite alerte sur les fondements cachés d’une orientation de l’économie à l’égard de l’humain, de l’autre, de l’altérité.

    et ce que révèlent les lois ignobles sur le sujet de la retraite comme sur les autres sujets, des gouvernements capitalistes libéraux, c’est justement ce rapport à l’autre qui est fondé sur le profit individualiste égoïste et sur la domination.

    le sujet de la retraite, comme le sujet sur les sans papier, de la sécurité sociale, des assurances chômage, de l’instruction, de la recherche etc… soulève les intentions, les valeurs d’égoïsme et de volonté de puissance individualiste qu’en tant que marxiste n’ayant jamais renié les valeurs des évangiles et l’exemple de Jésus, je considère comme central dans toute économie, et que ces intentions sont celles-là même qui sont stygmatisées comme essence du MAL par la parabole de la tentation de Jésus, la tentation de la domination, mais aussi toutes les autres paraboles exemplaires de fondation de l’altérité, du rapport au prochain.

    Répondre
  74. jean
    jean dit :

    OUI CE QUE DIT PODARCIS EST GRAVE mais il représente une partie importante de l’opinion. Ne nous y trompons pas, les sondages sont positifs mais il reste tout de même 40% de podarcis dont on doit tenir compte et qu’il faut essayer de convaincre… alors le texte est d’un lyrisme magnifique mais l’important ce sont les documents explicatifs du diaporama qui est joint. Personnellement je le trouve remarquablement bien fait sur l’analyse du problème mais avec une réserve sérieuse concernant la dernière page relative aux solutions: vraiment trop rapide et baclé et donc "pas présentable". Si nous voulons convaincre il nous faut affiner la présentation des solutions avec autant de pages que l’analyse, c-a-d en détail et non pas sous forme de tract !

    Jean, 76 ans, cadre, ancien créateur et dirigeant d’entreprise (ayant participé aux manifs)

    Répondre
  75. podarcis
    podarcis dit :

    @smolski
    vous dites « L’élection démocratique et participative à la française, ce n’est pas un blanc-seing ! »
    Tout à fait d’accord. Exprimez-vous dans la rue aujourd’hui et dans les urnes dans 18 mois. Ainsi vous aurez rempli votre rôle républicain.
    Et quelque soit le résultat du vote (des français) votre lutte n’aura pas été vaine.

    Vous êtes artisant. C’est formidable. Mais je n’en cherche pas.
    J’ai parlé « des artisans et salariés de PME qui n’ont pas le cœur à manifester ». Ils existent aussi. Et ne sont pas plus que vous dépourvu de conscience politique.

    @Luis : idem

    @paul
    vous dites « le sujet de la retraite alerte sur les fondements cachés d’une orientation de l’économie à l’égard de l’humain, de l’autre, de l’altérité. »

    Ce n’est pas le sujet de la retraite qui alerte. Ce sont ces événements qui alertent sur les fondements cachés d’une orientation de l’économie à l’égard de l’humain.
    Il y a un malaise que le citoyen ressent de façon de plus en plus douloureuse en cette périodes de crise.
    La réforme des retraites n’est qu’un catalyseur à mon sens (vous l’aurez compris) mal choisi.
    Je partage beaucoup de ce que vous dites, mais il me semble que la vision du monde globale est absente de votre réflexion. Comment fait-on nous français dans notre coin ?

    On se referme, on fait comment ?

    @jean
    vous dites « Ne nous y trompons pas, les sondages sont positifs mais …»
    Positifs ? Sans aucune ironie puisque vous êtes vous sur le terrain des convictions plutôt que celui des caricatures, croyez-vous que 70% de français contre une loi qui leur retire le droit de partir à 60 ans et qui pénalise particulièrement les mères de famille soit un bon score ?
    Je crois sincèrement que votre message n’est pas passé.

    J’ajoute que je demande qu’à me faire convaincre, mais j’entends tellement de discours primaires (lié à cette rage que j’évoque plus haut) et déconnectés du monde tel qu’il est : ouvert.

    Répondre
  76. Luis
    Luis dit :

    C’est vrai, Podarcis, le "monde tel qu’il est ouvert", oui mais ouvert vers où?
    Plus de barbarie? Ou plus d’humanité? Mais qu’est ce que (l’animal) l’humain?

    Jean Ziégler cite dans un de ces livres une phrase de Jean Strarobinski: "l’être humain est une énigme subtile ou la lumière et la nuit se côtoient dans un équilibre instable"…

    J’ai rencontré dans les manifs des femmes et des hommes ordinaires, mais extraordinaires, qui exprimaient leur humble humanité, mais je serai inquiet de voir certain(e)s prendre le pouvoir…

    Podarcis est, je pense, très Républicain il ne cesse de faire allusion à l’échéance dans dix huit mois.
    Personnellement je suis plus perplexe, sur l’évolution politique après la prochaine élection présidentielle, c’est devenu un match à l’américaine pour des choix politiques qui ne vont pas faire trembler l’économie financiarisée.

    Podarcis, sans penser à "un grand soir", si nous prouvions, nous en France, au monde entier que nous voulons vivre ensemble autrement, produire autrement, inventer un nouveau style de société, moins "animale" quoi.

    Et ne pouvons nous pas nous passer de chefs ? Certes depuis la maternelle nous sommes conduit par des maitresses et des maitres, et si nous nous émancipions?

    Cela va nous demander de très très gros efforts de réflexions, dans plus que 18 mois… mais peut être pas…
    … rêve général.

    Répondre
  77. podarcis
    podarcis dit :

    "l’être humain est une énigme subtile ou la lumière et la nuit se côtoient dans un équilibre instable"

    Luis, croyez-vous qu’une société de 65 millions de personnes à l’équilibre instable puisse se passer de dirigeants?

    Pendant la révolution française certains ont manœuvré pour obtenir la mort du roi. Probablement qu’une partie de la population y a vu la réalisation de votre propre espoir d’aujourd’hui d’une France sans chef. Si je m’attache simplement au symbole, était-ce la bonne issue? Ne croyez vous pas que les scènes de foules en furie trouvent pour partie leur cause dans l’absence de chef dans l’inconscient collectif?
    D’ailleurs cette périodes a accouchée d’une tyran. Plein de qualités sans doute mais pas celle du démocrate de base.

    Ni Dieu ni Chef, tout est possible. Le pire comme le meilleur comme semble l’annoncer Strarobinski. La lumière …et la nuit.

    Répondre
  78. paul
    paul dit :

    La vision globale… du monde… l’idée d’économie sans chef… etc…

    Ben non…

    Ce que je soulève est précisément tranversal à ce qui se passe partout dans le monde.

    Le projet économique global du capitalisme est celui de l’anéantissement, PARTOUT, en burrinant des arguments faux à tout propos, économiques, philosophiques, éthiques, de tout esprit d’intérêt général, de fondement de toute économie et de toute société sur la prise en compte de l’interdépendance de tous les membres du monde, quelque soient leurs potentiels, quelques soient leurs caractéristiques biologiques, sexe, âge, instruction, culture, histoire.

    Et c’et annéantissement à pour objectif la loi de l’individualisme dominateur et égoïste donc antisocial.

    Les événements ne sont pas nouveaux : ils sont expressions d’angoisses, expressions de prises de consciences diverses et répondent ponctuellement à un sujet soulevé par la volonté des gens de pouvoir, qui ne sont plus des chefs, mais des profiteurs et des exploiteurs, pervers, du rôle de coordination des chefs ou des gestionnaires, presents dans toute forme d’organisation collective.

    Le sujet de la retraite touche plus encore que d’autres à celui de la reconnaissance des personnes en perte de potentiels, donc radicalement antinomique du projet et des valeurs morales de l’idéologie individualiste libérale égoïste capitaliste.

    Le sujet des contrats de travail, qui a généré les mêmes événements, lui aussi touchait aux fondements du concept d’activité et de travail comme élément radical de l’économie sociale de toute société. et ce sujet est mondialement aussi détruit par l’idéologie libérale individualiste.

    Ma vision, peu développée ici dans son expression, est redoutablement plus globale, car plus radicale, au sens où elle s’attache à chercher les racines du sujet dans son cadre économique, social, au delà de tout particularisme national, et se libère radicalement de l’esprit de rivalité ou de soumission aux prétendues contrainte mondialiste de l’économie.

    L’argument de la contrainte des marchés étrangers ne tient pas, tout simplement parce que les périodes de prospérité de tous les pays du monde, correspondent aussi à des périodes de forte activité solidaires économiques et sociales des pays en question, assurant un dynamisme du marché intérieur une protection contre les marchés extérieurs de part le dynamisme de la production intérieure, sa qualité, autant qu’éventuellement les politiques protectionnistes des états : c’est notamment le cas des USA qui mentent à tous points de vue au sujet du protectionnisme par exemple. L’argument de la contrainte des marchés extérieurs est précisément brandit par les manipulateurs extérieurs pour détruire le marché intérieur et la production intérieur des états qu’ils tentent d’assujetir.

    Les gouvernements européens travaillent contre leurs propres pays, au profit d’une part de la classe financière, sans nationalité, et des USA.

    L’exemple grecque est flagrant : la réaction aussi.

    Ce qu’il faut, c’est que chaque pays européen commence chez lui à défaire ce qu’ont entrepris de destructions leurs gouvernements.

    Et c’est en pensant précisément être liés aux autres pays mondialement qu’il faut réagir dans son propre pays.

    Les autres exemples qui me viennent en tête, sont ceux du Chiapas, de Cuba, du Vénézuella, de la Bolivie, du Népal…

    Répondre
  79. smolski
    smolski dit :

    Cher podarcis, tu écris :
    "Luis, croyez-vous qu’une société de 65 millions de personnes à l’équilibre instable puisse se passer de dirigeants?"
    Ben avec des dirigeants aussi instables que nous avons là, je veux bien m’en passer !
    C’est à croire que ce sont eux qui déstabilisent nos vies !

    "Pendant la révolution française certains ont manœuvré pour obtenir la mort du roi. Probablement qu’une partie de la population y a vu la réalisation de votre propre espoir d’aujourd’hui d’une France sans chef. Si je m’attache simplement au symbole, était-ce la bonne issue? Ne croyez vous pas que les scènes de foules en furie trouvent pour partie leur cause dans l’absence de chef dans l’inconscient collectif?"
    Voyons, nous sommes bien là, aujourd’hui, sous un régime de chefferie dictatoriale tel que tu le préconises ?
    Et nous voyons bien pourtant que la quête de survie individuelle reste collectivement la même colère !

    Paul écrit :
    "Le projet économique global du capitalisme est celui de l’anéantissement, PARTOUT, en burrinant des arguments faux à tout propos, économiques, philosophiques, éthiques, de tout esprit d’intérêt général, de fondement de toute économie et de toute société sur la prise en compte de l’interdépendance de tous les membres du monde, quelque soient leurs potentiels, quelques soient leurs caractéristiques biologiques, sexe, âge, instruction, culture, histoire.
    …/…
    Et c’est en pensant précisément être liés aux autres pays mondialement qu’il faut réagir dans son propre pays."
    Oui !
    Pour survivre, l’Humanité s’est développée avec le sens de la solidarité ancré dans chacun de ses êtres.
    Elle a pu ainsi conquérir son droit à subsister par la responsabilité de chacun envers tous.

    Nous partageons déjà la même mort, nous pouvons bien trouver à partager des idéaux de vie "Commune" ?
    (Facile, mais agréable tout de même…)

    Amitié, Joel

    Répondre
  80. podarcis
    podarcis dit :

    "sous un régime de chefferie dictatoriale tel que tu le préconises ?"
    Deux remarques:
    Je ne peux croire que tu vois la France comme une dictature.
    Je ne vois pas l’intérêt de poursuivre la discussion si tu trouves dans mes propos un appel a l’établissement d’une dictature. A moins que tu ne te fasses emporter par une forme de fantasme.

    "(Facile, mais agréable tout de même…)"
    Facile et agréable, allons-y gaiement. Si c’est juste ça je signe avec vous tous.

    Répondre
  81. vendetta
    vendetta dit :

    a elle est belle la france quand je voie ce TORCHON ecrit par une fanatique je hurle a la propagande
    MAIS VIVE LA LIBERTER MERDE si y en a qui veulent bosser jusqu’a 62 ans fout leur la paix moi ma retraite me la fait moi meme et j’ai pas attendu apres toi et ta putain de propagande de merde pour profiter de la vie avant la retraite pauvre conne
    INCITATION A LA REVOLTE a tu veut de la revolution ok avec un zest de sang et de larme peut etre ??? BIENTOT SES ENCULER DE LA CGT IRONT ENROLER VOS ENFANT A LA MATERNELLE ET LES BALANCERONT SUR LES CRS
    t’a que ca a faire d’ecrire des imbecilite hein?? vas donc travailler dur au lieux de faire chier le peuple et si t pas contente ben vas donc en afrique ou en chine
    quoi !!! BEN OUIAS LIBERTER D’EXPRESSION ET J’EMMERDE LES CGTISTES

    Répondre
  82. Luis
    Luis dit :

    Bon, Podarcis,
    Je ne pense pas que l’humanité soit prête à s’émanciper…
    Il y aura toujours des "fondus" du type ci-dessus comme vendetta, inculte à l’insu de son plein gré qui balancent des idioties! ! !

    Il y a aujourd’hui des personnes qui travaillent passé 60 ans, des gens qui n’auraient qu’une retraite de misère, soit des gens comme le président de France Télécom qui a une retraite de haut fonctionnaire et qui a été nommé PDG par l’état français, il attend 2011 pour sa retraite de PDG à plus de 68 ans, elle est pas belle la vie?
    L’Affrique, la Chine Didier Lombard il y va pour le business… en prédateur.

    Répondre
  83. podarcis
    podarcis dit :

    @vendetta
    smolski sort de ce corps!

    Sérieusement, vendatte pousse la caricature suffisamment loin pour ne plus être crédible.

    Si non Merci à Agnès de nous avoir donné matière à échange cordiale.
    … même si je préfère ses sujets plus légers comme le Bistrot ou l’homme de l’habit bus (me souviens plus du titre)

    Répondre
  84. smolski
    smolski dit :

    Cher podarcis,

    Cool man, je ne te prends pas personnellement pour cible.
    Malgré l’usage de ton pseudo Je m’adresse ici à tes arguments.
    Tchap ! 🙂

    podarcis écrit :
    "Je ne peux croire que tu vois la France comme une dictature."
    – Ben si.

    Nous subissons actuellement une guerre de classes mondialisée.

    La guerre perpétrée par les très-très-très-très riches contre TOUS (et les pauvres d’abord, c’est toujours ça de pris facilement).
    Ce n’est pas une lutte idéologique, c’est la prise de pouvoir pour gagner une richesse sans partage.

    SANS PARTAGE !

    "Maintenant que nous avons gagné le pouvoir, nous devons conquérir l’argent." Dixit : naouri. pdg de l’enseigne casino. Pourfendeur berlusconniens des journaux qui le révèlent (Fakir).
    La collaboration impie des principales classes politiques avec cette classe des très-très-très-très "grands" irresponsables (Bête en cour, mon amour…) est affichée partout sans vergogne.
    La montée en puissance des mafias chinoises et russes (on va pas parler de gouvernements quand même) est le chemin pris par la mondialisation des marchandises.
    Pour la mafia, il n’y a jamais de ligne idéologique et politique, on se sert de celles en place pour opprimer davantage et accroître sa richesse individuelle.
    Et, comme les mafias, nos opprimeurs savent se préserver d’abord entres eux et se partager la galette contre nous.

    Où est la voix des libertés individuelles et responsables ?
    Où sont les alternatives proposées ?
    C’est de la dictature pure et dure, par et pour les marchés, sans les humains.

    "Lorsqu’ils ont frappé à la porte de mon voisin pour l ’emmener, je n’ai rien dit ni fait.
    Aujourd’hui ils viennent frapper à ma porte pour me prendre, qui va dire et faire quoi pour moi ?"

    Solidarité et Luttes Communes !

    Amitié, Joel

    PS : Oui je vote. Civiquement. Toujours. Mais jamais blanc car je suis et noir et vert et rouge furieusement.

    Répondre
  85. paul
    paul dit :

    @ podarcis et @ Smolsky

    oui, je me joins à vous deux dans l’idée de répondre CORDIALEMENT à des propos car il me semble évident que de part et d’autre le fond est bien intentionné.

    ce que soulève Smolsky est en fait la question TABOU de la confiance accordée par la majorité des gens aux individus ayant du pouvoir, quelqu’il soit, sur les autres.

    pour accepter de vivre, il faut avoir une certaine foi dans le monde et donc croire que les gouvernants sont essentiellement animé de bienveillance.

    or l’histoire montre le contraire : les gouvernants sont rarement animés de bienveillance.

    ce n’est pas tant le pouvoir qui corrompt : ce sont des individus forts mal intentionnés à l’égard d’autrui, essentiellement motivé par la volonté de puissance, qui s’acharnent, souvent sur du très long terme, à faire pression sur les individus au pouvoir des états, qu’il soient rois ou président de république, pour obtenir d’eux ce qu’ils veulent.

    les activités des mafia sont mondialement connues, mondialement reconnues : et pourtant, devant cette horreur que l’on constate parfois dans son quotidien populaire dans de nombreuses régions du monde, les gens continuent de croire. de croire à la bienveillance du pouvoir en place… même quand tout montre, comme en italie, les assassinats de juges par exemple, que les individus de pouvoir ne se pliant pas aux influences des mafias, qui ne sont pas seulement celles désignées habituellement par les traditions cinématographiques, que donc les hommes gouvernants ou ayant poste de pouvoir dans les états, sont régulièrement menacés voir éliminés de diverses façons.

    qu’est-ce qui fait le succès des mafia : un système hautement protectioniste à l’égard de ses membres. un système protectioniste à l’égard des soumis aux pouvoir des membres de la dites mafia.
    une habileté redoutable à se servir de tout contexte idéologique pour le récupérer à son profit.

    et

    la crainte quotidienne de tous et de chacun à l’égard de la force brutale, de l’agressivité et de la méchanceté ainsi que de la cruauté.

    inconsciemment, il est très difficiel d’accepter l’diée que l’on vit dans un monde dominé par la cruauté.

    donc pour faire ses pas quotidiens, il faut inconsciemment se dire que les puissants ne sont pas malintentionnés.

    voilà selon mon hypothèse pourquoi les gens comme podarcis ont du mal à se dire que l’on vit dans des dictatures, fort bien rôdée à se donner n’importe quelle apparence de solidarité sociale, liberté économique etc… voir même de laisser la liberté d’expression, comme instrument de légitimation de sa présence, mais plus encore comme facilitation du renseignement permettant sans encombre d’identifier les gens à éliminer.

    la liberté d’expression n’est pas l’essence de la démocratie. la liberté d’expression sert bien plus la reproductione t la diffusion des stupidités faciles à croire qu’à faire évoluer en conscience et responsabilité citoyenne les membres d’une société : l’exemple criant est celui de vendetta.

    l’essence de la démocratie c’est l’idée de la bienveillance du gouvernant, empathique avec l’ensemble des membres de la société, obsédé par l’idée de l’interêt général ainsi que le devoir de tout citoyen de prendre conscience de son rôle politique, économique, social dans la communauté.

    or, la société française par exemple est loin d’être une réalisation de cette essence de démocratie et bien plus le champ de jeu d’individus uniquement motivés par leur ambition égoïste, vaniteuse, perverse, dont le président actuel est une incarnation caricaturale : donc en fait un dictateur.

    Répondre
  86. podarcis
    podarcis dit :

    Ne vous vient-il pas à l’idée que tout pervers qu’il est à vos yeux notre Nico dictatorial, a quelques intérêts à maintenir un minimum d’ordre dans ce pays?
    (ça me fend le cœur de prendre quelque peu sa défense mais je réfute le terme de dictature)
    Sans ordre, pas d’investisseurs, pas de confiance, pas de consommation, pas de soussoux.
    Je ne vois pas que les très très très riches aspirent à nous pomper au point de nous mettre misérables et donc de voir in fine leur (notre) économie bouleversée par un crise sociale majeur.
    Non ça n’a pas de sens.
    Vous me direz encore, tant que ça gueule pas trop fort dans la France d’en bas, pourquoi se priver?…
    Certains le pensent sans doute mais en faire une généralité serait trop simple et ne tiendrait pas compte des autres que je crois majoritaires et que vous croyez absents.

    Ne voyez vous pas à quel point tous nos pays capitalistes se démènent pour nous redonner confiance et nous faire consommer?
    Je ne dit pas que ce système me plait! Je dis juste que ce n’est pas une dictature.
    On parle effectivement de dictature de l’argent et comme dit… (Ivan Ilich? Un auteur qui doit vous plaire ;-))  "l’argent dévalorise tout ce dont il n’est pas la mesure".

    Que faire?

    L’anarchie? Qui fauchera avant tout les plus faibles.
    Le communisme? qui ferait bien de changer de nom… 
    Le national socialisme? Si vous voulez perdre votre âme. 
    L’écologie? …laquelle!
    L’ultra libéralisme? (voir ci dessus "anarchie")
    Le libéralisme volontariste? C’est mon option.

    Aujourd’hui on a une forme de libéralisme avec un Etat dont la volonté est déchiqueté entre Paris-Bruxelles-le CAC-la Rue..
    Ce mouton-là, il n’a pas 4 pattes il n’en a pas!
    (notez que j’ai mis la rue en dernier pour vous être agréable)

    Il n’y a pas d’idéal qui tienne collectivement.
    L’idéal collectif, c’est la dictature assurée.
    L’idéale c’est comme les religions. C’est individuel.
    Ça peut s’exprimer publiquement sans prosélytisme, mais c’est individuel.

    Seul le libéralisme permet à chaque individu de poursuivre son propre idéal.. Ça n’est pas l’idéal sans doute, mais c’est le seul système qui permettre à chacun d’avoir un chemin singulier. Par contre, pour que ça tienne il faut un Etat fort et volontariste avec devant lui des représentants crédibles et légitimes des différents corps sociaux.

    …c’est là que ça pêche 

    Répondre
  87. podarcis
    podarcis dit :

    Ne vous vient-il pas à l’idée que tout pervers qu’il est à vos yeux notre Nico dictatorial, a quelques intérêts à maintenir un minimum d’ordre dans ce pays?
    (ça me fend le cœur de prendre quelque peu sa défense mais je réfute le terme de dictature)
    Sans ordre, pas d’investisseurs, pas de confiance, pas de consommation, pas de soussoux.
    Je ne vois pas que les très très très riches aspirent à nous pomper au point de nous mettre misérables et donc de voir in fine leur (notre) économie bouleversée par un crise sociale majeur.
    Non ça n’a pas de sens.
    Vous me direz encore, tant que ça gueule pas trop fort dans la France d’en bas, pourquoi se priver?…
    Certains le pensent sans doute mais en faire une généralité serait trop simple et ne tiendrait pas compte des autres que je crois majoritaires et que vous croyez absents.

    Ne voyez vous pas à quel point tous nos pays capitalistes se démènent pour nous redonner confiance et nous faire consommer?
    Je ne dit pas que ce système me plait! Je dis juste que ce n’est pas une dictature.
    On parle effectivement de dictature de l’argent et comme dit… (Ivan Ilich? Un auteur qui doit vous plaire ;-))  "l’argent dévalorise tout ce dont il n’est pas la mesure".

    Que faire?

    L’anarchie? Qui fauchera avant tout les plus faibles.
    Le communisme? qui ferait bien de changer de nom… 
    Le national socialisme? Si vous voulez perdre votre âme. 
    L’écologie? …laquelle!
    L’ultra libéralisme? (voir ci dessus "anarchie")
    Le libéralisme volontariste? C’est mon option.

    Aujourd’hui on a une forme de libéralisme avec un Etat dont la volonté est déchiqueté entre Paris-Bruxelles-le CAC-la Rue..
    Ce mouton-là, il n’a pas 4 pattes il n’en a pas!
    (notez que j’ai mis la rue en dernier pour vous être agréable)

    Il n’y a pas d’idéal qui tienne collectivement.
    L’idéal collectif, c’est la dictature assurée.
    L’idéale c’est comme les religions. C’est individuel.
    Ça peut s’exprimer publiquement sans prosélytisme, mais c’est individuel.

    Seul le libéralisme permet à chaque individu de poursuivre son propre idéal.. Ça n’est pas l’idéal sans doute, mais c’est le seul système qui permettre à chacun d’avoir un chemin singulier. Par contre, pour que ça tienne il faut un Etat fort et volontariste avec devant lui des représentants crédibles et légitimes des différents corps sociaux.

    …c’est là que ça pêche 

    Répondre
  88. paul
    paul dit :

    Mais si monsieur ça a du sens au contraire

    leur intention est celle de la volonté de puissance : pas du tout la propospérité
    ils savent et nous avons de très nombreux exemples d’états vivant uniquement pour le profit d’une toute petite minorité exploitant à outrance la majorité misérable de la population. ça marche très bien, et ça peut durer des siècles : exemple l’ignoble régime médiéval du thibet avant l’arrivée des chinois.

    et ça

    ce genre de mythologie féodales, ça les fait jouir.

    sur quoi est basée leur prospérité ? non pas sur le dynamisme des échanges économiques, donc le dynamisme de la production réelle, matérialiste, de réponses à des besoins pragmatiques de l’ensemble de la population nationale ET internationale avec le pays échanges les produits ou ressources lui manquant en offrant ce qui de ses portentiels.

    cette conception économique là est terminée pour ces gens là.

    leur prospérité n’est pas fondée sur du matériel PRODUITS, mais sur de la spéculation d’image de marque valorisé par du rapport de rapport, par les outils de la spéculation financière, qui ne sont plus eux-même du tout au service du financement de la production, mais à leur propre service.

    leur prospérité est fondée sur la fierté à se dire propriétaire des ressources du monde : pour dire JE DOMINE LES AUTRES.

    Ils savent très bien mentir : ils poussent effectivement à la consommation outrancière de produits imbéciles ne répondant JAMAIS aux réels besoins, donc frustrant constamment, de sorte que l’on soit continuellement pousser à consommer autre chose qui ne répondra jamais à nos réels besoins.
    par derrière, ils écrasent les salaires, faisant à la fois baisser les coûts de production de sorte que les misérables salaires permettent encore une petite consommation, MAIS SURTOUT, leur permettent à eux de faire des bénéfices sans aucun échanges commercial par l’intermédiaire de calcul de coût globaux de plus value sur les entreprises.

    c’est tout ce qui leur importe économiquement.

    psychologiquement, ils ne sont intentionnés que par la vanité d’être le premier de la classe des possédant qui n’ont plus grand chose à posséder puisqu’ils possèdent presque tout.

    alors après…
    je ne vous répondrai pas sur la liste provocatrice que vous présentez d’idéals : elle est une propagande classique des stratèges de la propagande de ce libéralisme qui prétend que l’individualisme est LE sens de la justice et de l’équité : de même que je ne crois pas en la notion de libre arbitre, je ne crois pas au bien fondé de la notion de liberté et je pense que tout individualisme conduit nécessairement à la légitimation de toute forme d’égoïsme et de volonté de puissance.

    La liste que vous présentez est l’assommoir classique de vocables connotés d’interprétation et de références totalement fausses à l’agard autant de l’hsitoire que de la pensée qui les ont construit. c’est typique de cette non-culture dans laquelle les gens sont éduqués depuis cinquante ans en occident et bien ailleurs, par les moyens de propagande capitaliste.

    le simple fait que vous disiez que le communisme devrait changer de nom est emblématique du tabou dont il est l’objet : NOUS SOMMES LES SEULS à REMETTRE EN CAUSE LA LIBERTE DE PROPRIETE PRIVEE DES MOYENS ET RESSOURCES DE PRODUCTION ET DE VIE.
    et nous sommes aussi les seuls à parler de valeur du travail comme seule valeur fondamentale de toute vie sociale, de l’ordre non comme force coercitive, mais comme émulation des activités communes, à mettre à la base de nos projets l’INSTRUCTION, LA RECHERCHE, la SANTE, LE LOGEMENT, l’ALIMENTATION, l’ENERGIE et LA CULTURE COLLECTIVEMENT PRODUITE.

    ça n’a rien d’idéal et tout de fruit de travail scientifique d’analyse des ressources et des besoins de toute popualtion, toute de recherche besogneuse de régulation des antagonismes et paradoxe inhérente à la diversité de composition de toute population, c’est transversal à toute culture.

    et non Monsieur : la religion n’est pas individuelle : elle est le fruit d’une histoire, de souffrance autant que de bonheur COLLECTIFS et transmis de génération en génération, traduites de façon très différentes selon les classes et ethnies sociales.

    les religions sont expressions d’identité collectives quant aux fondements des sociétés par les vivants. elles sont autant le cri de misère que d’espoir de la créature en souffrance que de son groupe de référence.

    ce n’est pas l’ordre que met en place le libéralisme actuellement : c’est au contraire la désorganisation de tous les schémats économiques sociaux, c’est le chaos, par l’intermédiaire de TOUTES les formes de brutalités, psychologiques et matérielles.

    le représentant français de ce chaos est une incarnation de satan.

    Répondre
  89. paul
    paul dit :

    Mais si monsieur ça a du sens au contraire

    leur intention est celle de la volonté de puissance : pas du tout la propospérité
    ils savent et nous avons de très nombreux exemples d’états vivant uniquement pour le profit d’une toute petite minorité exploitant à outrance la majorité misérable de la population. ça marche très bien, et ça peut durer des siècles : exemple l’ignoble régime médiéval du thibet avant l’arrivée des chinois.

    et ça

    ce genre de mythologie féodales, ça les fait jouir.

    sur quoi est basée leur prospérité ? non pas sur le dynamisme des échanges économiques, donc le dynamisme de la production réelle, matérialiste, de réponses à des besoins pragmatiques de l’ensemble de la population nationale ET internationale avec le pays échanges les produits ou ressources lui manquant en offrant ce qui de ses portentiels.

    cette conception économique là est terminée pour ces gens là.

    leur prospérité n’est pas fondée sur du matériel PRODUITS, mais sur de la spéculation d’image de marque valorisé par du rapport de rapport, par les outils de la spéculation financière, qui ne sont plus eux-même du tout au service du financement de la production, mais à leur propre service.

    leur prospérité est fondée sur la fierté à se dire propriétaire des ressources du monde : pour dire JE DOMINE LES AUTRES.

    Ils savent très bien mentir : ils poussent effectivement à la consommation outrancière de produits imbéciles ne répondant JAMAIS aux réels besoins, donc frustrant constamment, de sorte que l’on soit continuellement pousser à consommer autre chose qui ne répondra jamais à nos réels besoins.
    par derrière, ils écrasent les salaires, faisant à la fois baisser les coûts de production de sorte que les misérables salaires permettent encore une petite consommation, MAIS SURTOUT, leur permettent à eux de faire des bénéfices sans aucun échanges commercial par l’intermédiaire de calcul de coût globaux de plus value sur les entreprises.

    c’est tout ce qui leur importe économiquement.

    psychologiquement, ils ne sont intentionnés que par la vanité d’être le premier de la classe des possédant qui n’ont plus grand chose à posséder puisqu’ils possèdent presque tout.

    alors après…
    je ne vous répondrai pas sur la liste provocatrice que vous présentez d’idéals : elle est une propagande classique des stratèges de la propagande de ce libéralisme qui prétend que l’individualisme est LE sens de la justice et de l’équité : de même que je ne crois pas en la notion de libre arbitre, je ne crois pas au bien fondé de la notion de liberté et je pense que tout individualisme conduit nécessairement à la légitimation de toute forme d’égoïsme et de volonté de puissance.

    La liste que vous présentez est l’assommoir classique de vocables connotés d’interprétation et de références totalement fausses à l’agard autant de l’hsitoire que de la pensée qui les ont construit. c’est typique de cette non-culture dans laquelle les gens sont éduqués depuis cinquante ans en occident et bien ailleurs, par les moyens de propagande capitaliste.

    le simple fait que vous disiez que le communisme devrait changer de nom est emblématique du tabou dont il est l’objet : NOUS SOMMES LES SEULS à REMETTRE EN CAUSE LA LIBERTE DE PROPRIETE PRIVEE DES MOYENS ET RESSOURCES DE PRODUCTION ET DE VIE.
    et nous sommes aussi les seuls à parler de valeur du travail comme seule valeur fondamentale de toute vie sociale, de l’ordre non comme force coercitive, mais comme émulation des activités communes, à mettre à la base de nos projets l’INSTRUCTION, LA RECHERCHE, la SANTE, LE LOGEMENT, l’ALIMENTATION, l’ENERGIE et LA CULTURE COLLECTIVEMENT PRODUITE.

    ça n’a rien d’idéal et tout de fruit de travail scientifique d’analyse des ressources et des besoins de toute popualtion, toute de recherche besogneuse de régulation des antagonismes et paradoxe inhérente à la diversité de composition de toute population, c’est transversal à toute culture.

    et non Monsieur : la religion n’est pas individuelle : elle est le fruit d’une histoire, de souffrance autant que de bonheur COLLECTIFS et transmis de génération en génération, traduites de façon très différentes selon les classes et ethnies sociales.

    les religions sont expressions d’identité collectives quant aux fondements des sociétés par les vivants. elles sont autant le cri de misère que d’espoir de la créature en souffrance que de son groupe de référence.

    ce n’est pas l’ordre que met en place le libéralisme actuellement : c’est au contraire la désorganisation de tous les schémats économiques sociaux, c’est le chaos, par l’intermédiaire de TOUTES les formes de brutalités, psychologiques et matérielles.

    le représentant français de ce chaos est une incarnation de satan.

    Répondre
  90. smolski
    smolski dit :

    podarcis écrit :

    "Que faire?
    L’anarchie? Qui fauchera avant tout les plus faibles."

    Mais podarcis, pour faucher les plus faibles, l’irresponsabilité anarchique du capitalisme y arrive très bien !
    Elle le fait aujourd’hui très commodément ! Tu ne trouves pas ?
    Bien sûr, ici ou là nous mangeons notre bol de soupe quotidien, mais au prix et aux dépends de combien d’affamés ?
    Tu prétends du raisonnable face à de l’irraisonné !

    L’anarchisme, c’est tout le contraire de l’anarchie irresponsable du capitalisme.
    L’anarchisme c’est la tôlérance offerte aux autres, plus qu’à soi-même.
    "L’anarchisme, c’est l’amour !" Dixit Leo Ferré à qui on ne peut reprocher de s’être vautré dans la misère, ni d’avoir pris profit ailleurs que par son travail et son talent.

    podarcis, je passe sur tout le reste, c’est de la redite et je garde mes raisons.

    Amitié, Joel

    Répondre
  91. podarcis
    podarcis dit :

    Désolé pour les raccourcis qui traduisent ma propre opinion sans argumentation (effectivement). Surtout je fréquente de nombreux communistes depuis plus de 10 ans pour savoir qu’il y a une noblesse de cœur dans leurs engagements.
    Reste que je ne crois pas en ce système fatalement coercitif qui a déjà fait cent fois la preuve de son inapplicabilité collective.
    Sur ce point Paul vous me reprochez le manque d’argument. Ce sont les exemples de réussite qui manque.

    smolski promis je vais travailler sur le sujet de l’anarchie!

    Cordialement

    Répondre
  92. paul
    paul dit :

    ce qui manque c’est une information non mensongères sur les réalisations des anarchies et des comminismes. Or ça accuse aussi directement la prétention du système capitaliste à l’objectivité alors que tout démontre dans l’analyse des productions et des systèmes de diffusion d’information du système capitaliste que les informations sont fausses et mensongères. fausses parce que les enquêtes révèlent que les données ne correspondent pas aux réalités, et mensongères parce que les enquêtes puis analyses montrent que les données, même réalistes sont systématiquement produites, formatées de sorte de véhiculer une information créée et fausse afin de faire croire à quelque chose.

    or les réels exemples de réussites abondent et montrent aussi comment elles ont été redoutablement détruites du fait même de ce à quoi elles remédient.

    ni le communisme ni l’anarchisme ne sont coercitifs et c’est précisément parce que le devoir de vigilance qu’ils induisent en chaque membre de la collectivité est très fort, que la réaction de ceux qui jouissent psychologiquement de toute forme de coercition s’efforcent toujours de récupérer le système afin de le détruire.

    ces deux systèmes d’organisation collective ont cela en commun qu’ils demandent une très fortes responsabilisation de tous les citoyens, une humilité commune à l’égard du rôle de chacun dans l’interdépendance à tous.

    c’est cette forme de devoir d’engagement que psychologiquement l’individu individualiste ne supporte pas car c’est une contradiction à tout élan de volonté de pouvoir. donc encore plus évidemment à ceux qui ne sont mus que par l’ambition de domination.

    de plus, corrélativement, ils sont antinomique du paternalisme très encré dans toutes les mentalités de toutes les cultures et donc auquel les gens sont tous très facilement enclins et attachés : tout d’un coup, communisme ou anarchisme demandent à l’individu de ne plus se concevoir comme enfant d’un état, d’une chefferie protectioniste, mais acteur adultes collectivement de son économie sociale.

    ça, c’est très dur pour beaucoup de gens.

    Répondre
  93. paul
    paul dit :

    ce qui manque c’est une information non mensongères sur les réalisations des anarchies et des comminismes. Or ça accuse aussi directement la prétention du système capitaliste à l’objectivité alors que tout démontre dans l’analyse des productions et des systèmes de diffusion d’information du système capitaliste que les informations sont fausses et mensongères. fausses parce que les enquêtes révèlent que les données ne correspondent pas aux réalités, et mensongères parce que les enquêtes puis analyses montrent que les données, même réalistes sont systématiquement produites, formatées de sorte de véhiculer une information créée et fausse afin de faire croire à quelque chose.

    or les réels exemples de réussites abondent et montrent aussi comment elles ont été redoutablement détruites du fait même de ce à quoi elles remédient.

    ni le communisme ni l’anarchisme ne sont coercitifs et c’est précisément parce que le devoir de vigilance qu’ils induisent en chaque membre de la collectivité est très fort, que la réaction de ceux qui jouissent psychologiquement de toute forme de coercition s’efforcent toujours de récupérer le système afin de le détruire.

    ces deux systèmes d’organisation collective ont cela en commun qu’ils demandent une très fortes responsabilisation de tous les citoyens, une humilité commune à l’égard du rôle de chacun dans l’interdépendance à tous.

    c’est cette forme de devoir d’engagement que psychologiquement l’individu individualiste ne supporte pas car c’est une contradiction à tout élan de volonté de pouvoir. donc encore plus évidemment à ceux qui ne sont mus que par l’ambition de domination.

    de plus, corrélativement, ils sont antinomique du paternalisme très encré dans toutes les mentalités de toutes les cultures et donc auquel les gens sont tous très facilement enclins et attachés : tout d’un coup, communisme ou anarchisme demandent à l’individu de ne plus se concevoir comme enfant d’un état, d’une chefferie protectioniste, mais acteur adultes collectivement de son économie sociale.

    ça, c’est très dur pour beaucoup de gens.

    Répondre
  94. podarcis
    podarcis dit :

    Intéressant 
    Pour le communisme je sais tout cela. Pour l’anarchisme ça va me demander un peu de travail.
    Je serais très intéresse de connaitre les exemples réussis auquels vous pensez.

    A première vue votre dénonciation des systèmes qui sabotent ces exemples de mise en œuvre du communisme me sembe simpliste. En gros si les exemples ne réussissent pas c’est la faute du capitalisme.
    Ça se défend, mais vous arguez un point qui laisse perplexe:
     "corrélativement, ils sont antinomique du paternalisme très encré dans toutes les mentalités de toutes les cultures"
    Votre idéal n’est-il pas contre nature? Une pensée aussi complexe soit-elle, même menée par de grand penseurs, est-elle à l’abri d’erreurs fondamentales. Telle que, par exemple, la négation de la paternité-maternité? De son importance?
    Je crois fondamentalement que le marxisme est une équation philosophique qui, ignorant les constantes de l’être, voudrait recréer l’homme. 

    Répondre
  95. paul
    paul dit :

    Non
    pas simpliste du tout

    tellement pas simpliste que vous n’avez pas relevé que ce que je désigne comme cause de destruction de ces systèmes n’est pas uniquement et radicalement le capitalisme.

    ça vous a complètement échappé, tellement c’est pas simpliste et telle ça désigne des atavismes, des mécanismes psychologiques communs

    la volonté de puissance

    l’orgueil

    l’individualisme

    la possissivité

    la cupidité

    la jalousie

    la convoitise

    la domination

    etc…

    principes étant légitimés en particulier par l’idéologie capitaliste qui en fait les fondements de ses valeurs et donc les considére comme "le bien"

    alors que depuis l’aube de l’humanité

    ces principes sont

    mauvais.

    quant aux exemples de réussites

    j’en ai donné quelques uns plus haut : et j’ai noté que vous ne les aviez pas relevé

    mais il y a aussi les réalisations espagnoles

    celles des premières dix années de l’union soviétique

    et biensûr cuba

    que vous ne manquerez pas de qualifier de dictature alors que toutes les enquêtes montrent qu’il n’en est rien, voir pire : que ce pays fait preuve de plus de sens démocratique que beaucoup d’autres, et que son leader historique a fait preuve de sens du gouvernement collégial beaucoup plus que ses agresseurs

    mais vous ignorez probablement l’ezln au chiapas, chavez au vénézuella, l’installation dificile au népal

    etc…

    pour le reste de vos remarques : là c’est ridicule comme question d’écolier et ne me donne pas l’occasion de dire quelque chose d’intéressant. donc je n’y répondrai pas.

    Répondre
  96. paul
    paul dit :

    ben si
    je vais quand même répondre à cette énormité de chercher la légitimation d’un système ou la délégitimation d’un système sur la question de la nature humaine.

    c’est très très grave

    c’est exactement la même attaque de dénie sur la question du sexisme faite en réponse aux FéminismeS

    la nature humaine n’est pas composée de principes unifiés

    la nature humaine est culturelle

    la psychologie humaine est une économie des élans, des pulsions, des désirs, des identifications etc… pouvant être les unes ou les uns par rapports aux autres paradoxaux et contradictoires.

    une économie est un système de régulation

    dire que des atavismes sont naturels est une chose
    qui peut-être un constat

    l’expérience humaine, collective, montre que de tout temps, les cultures, incarnations et réalisations des expériences humaines, reconnait autant les mauvais principes psychologiques que les bons et précisément sur cette reconnaissance du bien et du mal, organise, construit son système de régulation, sa culture sociale, sur l’idée que le mal doit être écarté, évité, qu’il faille y être toujours vigilent en soi-même comme collectivement, et que l’on doivent, au delà de toutes les difficultés, tendre vers la réalisation du bien.

    se soumettre à un système dont les principes relèvent précisément des principes constructeurs du mal au prétexte qu’ils font parties des atavismes mauvais de toute psychologie humaine, c’est se soumettre au mal, en être complice, fuir la vigilance au prétexte de la difficulté en face de la puissance destructrice du mal.

    l’autorité n’est pas un mal en soi. l’autoritarisme en est un parce que ce n’est pas pour la réalisation d’une tâche sur laquelle l’autorité est compétente qu’il est intentionné, mais que son intention est uniquement de légitimer le principe de domination sur autrui que peut perversement ouvrir l’autorité de quiconque sur un domaine.

    le paternalisme de même, est un atavisme affectif qui peut-être une très bonne force d’empathie et de cohésion de groupe, sur l’affection des uns aux autres. et qui peut devenir une très mauvaise chose quand d’une part il est l’ouverture à un autoritarisme d’une certaine classe ou types d’individus sur les autres, indépendemment de leur réelle compétence à l’empathie aux autres et que d’autre part il induit sur chacun une déresponsabilisation sécuritaire à l’égard d’une autorité sur laquelle repose toute les coordinations sociales, culturelles, économiques.

    le sexisme est un atavisme commun qui légitime des arbitraires sociaux en fonction de critères sans aucun rapport avec les réelles aptitudes des individus à accomplir des tâches : mais la force de l’évidence apparente le légitime car il est plus facile de s’organiser sur des généralités triviales que d’être vigilant à la réalité chaotique, multidimensionnelle du monde pour ensuite découvrir les généralités non apparentes, sous-jacentes à la construction du chaos apparent.

    vos réactions sont typiques de gens s’identifiant ou assimilant avec facilité des évidences apparentes qui se révèlent à l’étude totalement fausses : souvent, elles consistent d’abord à prendre l’effet pour une cause et ne pas voir que la cause est inapparente, mais aussi, à pratiquer l’analogie entre domaine de fonctionnement du monde sans rapports structuraux et fonctionnalistes, mais pouvant dans les représentations, les imaginaires, être associés sémentiquement.

    Répondre
  97. smolski
    smolski dit :

    Pour l’anarchie :
    Espagne : le CNT source : http://lazone.sinehebdo.eu/zone-22….
    Les lieux et villes d’allemagne, en suisse aussi. Des landlers ou un truc comme ça…
    En Italie, je crois qu’il y en a encore.
    La commune de Paris
    Le fouriérisme.
    Tarnac.
    En vrac et dans la tête immédiatement.

    Bien sûr, on ne peut trouver la même doc pour l’anarchie que pour les autres systèmes, c’est la loi des opprimants sur les opprimés, pas celle de ce qui est possible de l’impossible.
    À ce propos :
    "L’uthopie n’est pas l’impossible mais l’irréalisé." Theodore Monot.

    Amitié, Joel

    Répondre
  98. smolski
    smolski dit :

    Pour l’anarchie :
    Espagne : le CNT source : http://lazone.sinehebdo.eu/zone-22….
    Les lieux et villes d’allemagne, en suisse aussi. Des landlers ou un truc comme ça…
    En Italie, je crois qu’il y en a encore.
    La commune de Paris
    Le fouriérisme.
    Tarnac.
    En vrac et dans la tête immédiatement.

    Bien sûr, on ne peut trouver la même doc pour l’anarchie que pour les autres systèmes, c’est la loi des opprimants sur les opprimés, pas celle de ce qui est possible de l’impossible.
    À ce propos :
    "L’uthopie n’est pas l’impossible mais l’irréalisé." Theodore Monot.

    Amitié, Joel

    Répondre
  99. paul
    paul dit :

    pour compléter les exemples indiqués par le camarade smolski

    j’ajouterai que là où les anarchistes sont d’incontournables compléments du communisme, c’est que leur façon d’analyser les rapports humains est redoutablement efficace en matière d’organisation, de management, de terrain à l’échelle locale et régionale !
    ils induisent un sens aîgue et très pragmatique de la responsabilisation de l’individu dans le collectif et reciproquement, du collectif au regard de l’individuel.
    et ça
    c’est énorme !

    à l’anarchisme, j’ajoute aussi le féminisme qui ajoute une réflexion profonde, anthropologique, à partir de la vigilance au sexisme, qui est pour moi essentielle.

    et je pense qu’à partir de ces forces d’analyse et d’organisation il sera possible de concilier les paradoxes et les antagonismes rivalitaires des identités culturelles religieuses et ethniques.

    Répondre
  100. paul
    paul dit :

    pour compléter les exemples indiqués par le camarade smolski

    j’ajouterai que là où les anarchistes sont d’incontournables compléments du communisme, c’est que leur façon d’analyser les rapports humains est redoutablement efficace en matière d’organisation, de management, de terrain à l’échelle locale et régionale !
    ils induisent un sens aîgue et très pragmatique de la responsabilisation de l’individu dans le collectif et reciproquement, du collectif au regard de l’individuel.
    et ça
    c’est énorme !

    à l’anarchisme, j’ajoute aussi le féminisme qui ajoute une réflexion profonde, anthropologique, à partir de la vigilance au sexisme, qui est pour moi essentielle.

    et je pense qu’à partir de ces forces d’analyse et d’organisation il sera possible de concilier les paradoxes et les antagonismes rivalitaires des identités culturelles religieuses et ethniques.

    Répondre
  101. podarcis
    podarcis dit :

    Le but de mon intervention n’est pas de dénigrer le fond de votre idéal.
    Ce que vous qualifiez d’écolier ce sont des réactions qui ne s’appuient pas sur un argumentaire mais font appel simplement aux expériences passées qui ont toutes conduites à des échecs terrifiants que vous préférez ignorer. 10 premières années de URSS dites-vous ? Une révolution qui, comme toute révolution mènent au chaos durablement avant que la situation ne reprenne petit à petit un chemin, pas moins difficile, mais plus humain. Débarrassé de ces théories que vos penseurs s’évertuent à imposer de façon globale.

    Impossible de mettre en place leur logique sans faire fi de l’individu. A la manière des sociétés primitives dans lesquelles, pour des raisons de survie bien compréhensibles, l’intérêt individuel ne pouvait avoir sa place.

    Les dix premières années on part donc avec de grands projets, mais très rapidement vient la question : que faire de ceux qui ne partagent pas vos idées ?…….

    On leur donne la parole ? le vote ? On les laisse partir ?

    Castro effectivement, a répondu par la négative. Ne feignez pas de l’ignorer. Il l’a fait pour résister aux pressions US, c’est évident. N’y a-t-il que cela ? Le peuple cubain est-il soit castriste, soit soumis aux perversités que vous dénoncez ? Si oui, s’il n’a que ces deux choix alors il n’y a qu’un pas vers « hors du communisme point de salut ! ». Ne réduisons pas la réflexion à un catalogue binaire.

    Encore une fois je peux partager l’idéal castriste, mais sans la dictature.

    « La nature humaine n’est pas composée de principes unifiés, la nature humaine est culturelle ».
    dites-vous.
    Comment imaginer une chose pareil.
    La nature humaine cher paul est … naturelle. C’est donc la base. La culture est humaine pas l’inverse. Vous voudriez bâtir l’homme à l’image de votre culture ? Vous allez encore me traité d’écolier ou me dire que je « pratique l’analogie entre domaine de fonctionnement du monde sans rapports structuraux et fonctionnalistes …» que j’inverse l’effet et la cause, bref, que nous ne sommes pas d’accord.

    Si je peux reprendre à mon compte votre expression : votre pensées est typique des gens qui, ont quitté le monde réel pour le monde de ceux qui voudraient que la réalité devienne cohérente avec les conclusions de leurs pensées.

    Dire que « la nature humaine est culturelle » en est l’aboutissement. Je ne donne pas cher du monde que vous et vos penseurs rêvez de bâtir, à grand renfort d’études très très sérieuses.

    Ca n’est pas la réalité, c’est l’aboutissement de votre logique. Partez donc du réel : c’est la culture qui est de nature humaine.

    Répondre
  102. podarcis
    podarcis dit :

    Le but de mon intervention n’est pas de dénigrer le fond de votre idéal.
    Ce que vous qualifiez d’écolier ce sont des réactions qui ne s’appuient pas sur un argumentaire mais font appel simplement aux expériences passées qui ont toutes conduites à des échecs terrifiants que vous préférez ignorer. 10 premières années de URSS dites-vous ? Une révolution qui, comme toute révolution mènent au chaos durablement avant que la situation ne reprenne petit à petit un chemin, pas moins difficile, mais plus humain. Débarrassé de ces théories que vos penseurs s’évertuent à imposer de façon globale.

    Impossible de mettre en place leur logique sans faire fi de l’individu. A la manière des sociétés primitives dans lesquelles, pour des raisons de survie bien compréhensibles, l’intérêt individuel ne pouvait avoir sa place.

    Les dix premières années on part donc avec de grands projets, mais très rapidement vient la question : que faire de ceux qui ne partagent pas vos idées ?…….

    On leur donne la parole ? le vote ? On les laisse partir ?

    Castro effectivement, a répondu par la négative. Ne feignez pas de l’ignorer. Il l’a fait pour résister aux pressions US, c’est évident. N’y a-t-il que cela ? Le peuple cubain est-il soit castriste, soit soumis aux perversités que vous dénoncez ? Si oui, s’il n’a que ces deux choix alors il n’y a qu’un pas vers « hors du communisme point de salut ! ». Ne réduisons pas la réflexion à un catalogue binaire.

    Encore une fois je peux partager l’idéal castriste, mais sans la dictature.

    « La nature humaine n’est pas composée de principes unifiés, la nature humaine est culturelle ».
    dites-vous.
    Comment imaginer une chose pareil.
    La nature humaine cher paul est … naturelle. C’est donc la base. La culture est humaine pas l’inverse. Vous voudriez bâtir l’homme à l’image de votre culture ? Vous allez encore me traité d’écolier ou me dire que je « pratique l’analogie entre domaine de fonctionnement du monde sans rapports structuraux et fonctionnalistes …» que j’inverse l’effet et la cause, bref, que nous ne sommes pas d’accord.

    Si je peux reprendre à mon compte votre expression : votre pensées est typique des gens qui, ont quitté le monde réel pour le monde de ceux qui voudraient que la réalité devienne cohérente avec les conclusions de leurs pensées.

    Dire que « la nature humaine est culturelle » en est l’aboutissement. Je ne donne pas cher du monde que vous et vos penseurs rêvez de bâtir, à grand renfort d’études très très sérieuses.

    Ca n’est pas la réalité, c’est l’aboutissement de votre logique. Partez donc du réel : c’est la culture qui est de nature humaine.

    Répondre
  103. paul
    paul dit :

    non monsieur

    la nature humaine est culturelle : c’est un constat ethologique et anthropologique qui part de l’observation des pratiques humaines.

    votre opinion tient en ce que pour vous la théorie est mathématique et part de postulats indépendants de toute réalité, indépendants et se suffisants à eux-mêmes : seules les mathématiques parmi les sciences fonctionnent comme cela, encore qu’historiquement elles soient nées de la géométrie pratique et de la comptabilité des ressources.

    toutes les autres sciences n’établissent de théories qu’à la suite de longues observations, structurées, analysées, conceptualisées, synthétisées, d’innombrables expériences et observations de réalités.

    là encore, votre opnion est fondée sur la connotation péjorative populaire de toute forme de discours non populaire, qualifié méprisamment d’intellectuel, et poliement d’idéaliste.

    je ne suis pas idéaliste.

    vous l’êtes foncièrement beaucoup plus que moi par votre affiliation à des "idées", des croyances communes et populaires se légitimant de leur expérience égocentrée et projective des valeurs qu’elles prétendent incarner et que dans la réalité elles ne réalisent jamais.

    l’analyse que vous faites des cas historiques part de la même attitude à principes initiaux .

    il n’y a pas eu de dictature de la part de Fidel Castro. ni de la part de Lénine. mais effectivement contrainte de réactions à des oppositions musclées n’acceptant pas les négociations pour des raisons idéologiques et non factuelles. Il y en a eu par la suite du fait de certains individus manipullant les circonstances, comme Staline.

    par ailleurs, dire non à des voyoux intentionnés par la possessivité et la domination me semble être la moindre des vigilances, le fondement même de l’esprit de l’intérêt général et donc le sens de la démocratie : en ce sens Fidel Castro est exemplaire.

    Répondre
  104. smolski
    smolski dit :

    Bonjour,

    Pour recentrer sur le sujet de ce blog : "le combat contre l’iniquité des lois anti-sociales imposées", je dirai que la lutte doit se fixer contre le contexte social que l’on nous impose, au-delà d’un combat réducteur à pour/contre un modèle idéologique ou économique.
    Ces modèles en fait ne sont que des outils hors de tout contexte, hors même de la réalité individuelle, le vécu quotidien de chacun.
    Le combat réel des ouvriers en ce moment est un combat solidaire avec des moyens de pression qui dépassent tout clivage. C’est un combat de Résistant par nature.

    Dans le contexte du monde social désolidarisé d’aujourd’hui aucun outil politiquement défini ne peut prétendre à une solution équitable et durable.
    Aucun ne peut être actuellement basé sur cette solidarité indispensable à la survie de toute l’espèce humaine.
    Voilà pourquoi je milite pour une pratique de l’anarchie responsable, source de solidarité mondialisée.
    Ce type d’anarchie est d’ailleurs constant. Il fait fi des idéologies et s’accompli par le principe de la solidarité et dans la conscience de chacun.
    Par exemple :
    – En aidant des personnes pour-chassées abusivement, on fait de l’anarchie responsable.
    – En pratiquant la "résistance civique" (par exemple, de remettre le courant électrique dans des lieux tragiquement démunis…) on est responsable devant tous de l’utilisation faite avec l’outil commun, au-delà de sa priva(tisa)tion !
    – En luttant contre des lois qui dilapident les acquis fondateurs de la solidarité sociale, on fait de l’anarchie responsable.
    – La lutte d’un peuple sur-exploité n’importe où dans le monde est notre lutte en solidarité. C’est la même que la lutte poursuivie ici, pour nos étudiants en galère et nos vieillesses oubliées.

    Luttons encore et toujours, tous ensembles, tous ensembles, contre l’anarchie irresponsable des dictateurs établis.
    Développons une société anarchiste responsable établie sur la solidarité mondiale.
    Des chefs ? Il faut des chefs pour ce combat en et sur nous-mêmes ?
    À lire : "Ecoute petit homme" de W Reich.

    Amitié, Joel

    Répondre
  105. paul
    paul dit :

    ben voilà !
    le programme de Joel est ce que je soulignais comme remarquablement incontournable dans l’apport des anarchistes

    et ça n’a rien d’idéaliste ni de théorique

    c’est au contraire foncièrement attentionné à la réalité

    pragmatique

    de vigilance quotidienne et continue

    Répondre

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  1. […] toujours et plus que jamais en forme va de la rue au clavier, le Monocle nous intimant de choisir notre camp.Jacques nous propose une chanson sur le tohu bohu des bahuts. Plume de presse remarque que les plus […]

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