L’attrape-rêve

La plupart du temps, ça m’arrive en voiture. Même quand j’étais gosse et que j’étais reléguée à l’arrière, là où les roulis de la route projetaient mon cœur au bord des lèvres, il me suffisait de laisser mon regard se perdre sur le paysage qui défilait derrière les vitres pour décoller dans un autre monde.


Dream catcherLa conduite d’un véhicule doit faire appel aux plus profondes réminiscences animales de notre cortex. Chacun d’entre nous a pu expérimenter les changements comportementaux qui s’opèrent sur la plupart des personnes qui se glissent derrière un volant : la douce mère de famille se transforme en furie au langage poissonnier, le comptable du palier devient un tueur à gages. Je me rappelle que ma fille, encore bébé, n’arrivait parfois à s’endormir que lorsqu’elle était bercée par le roulis de la route.

La R25 que l’Ours m’a échangée contre une télé est une pure invitation au vagabondage : l’habitacle est douillet et confortable comme un salon sur roulettes autour duquel l’univers se serait mis en tête de défiler lentement. Les croyants vont prier dans leur temple respectif, leur petite bulle de silence et de recueillement, loin du monde et de son fracas, les païens de mon espèce déplacent leur corps sur les lignes sombres que trace l’asphalte dans nos paysages sublimes et laissent leur esprit battre la campagne.
L’autre jour, j’étais dans ma translation préférée, en vitesse constante, le pied droit à peine posé sur l’accélérateur, le soleil en pleine face qui force à plisser le visage jusqu’à ce qu’il se fende d’un immense sourire de contentement. Rien que la lumière qui blesse les paupières et réchauffe l’habitacle et le chuintement doux de l’air qui s’écoule sur la carrosserie. La R25 a beau être une caisse vieille d’un quart de siècle, son insonorisation est tout à fait digne des meilleures berlines modernes, voire meilleure que ce qui se fait actuellement sur le marché. Les verres polarisés de mes lunettes décomposent la lumière et m’évitent toute sensation d’éblouissement, je suis juste…

en train de chevaucher un petit cheval puissant dans une prairie infinie, d’un vert profond, dont l’herbe ondule par grandes vagues souples sous la caresse d’un zéphyr printanier. La transition est brutale et d’une précision suffocante. Je suis à cru et mes cuisses serrent les flancs de ma monture comme un étau pendant que mon bassin suit le roulis de son galop. Je sens l’air saturé de chlorophylle me caresser le buste, les joues et se perdre dans ma chevelure qui vole derrière moi, je sens le jeu des muscles de mon vaillant petit cheval des steppes, j’entends son souffle précipité et l’immense silence velouté de cette grandiose étendue végétale, à perte de vue. J’étends mes bras en croix pour embrasser toute cette splendeur de vitesse et de lumière tandis que le soleil rond et orange vers lequel me précipite ma monture se couche dans des collines lointaines qui barrent l’horizon intouchable. Je suis ivre de cette sensation de liberté pure quand…

la périphérie de mon champ de vision capture la silhouette d’une Renault Espace dernière génération en pleine manœuvre de dépassement. Je suis en train de dévaler la descente de Bouzon-Gellenave vers Fustérouau sur mon frêle VTC. J’ai lâché le guidon pour embrasser la pluie de feuilles d’or que l’automne flamboyant éparpille sur la route, je suis tellement dans l’instant, dans les sensations de l’air liquide qui me porte et des couleurs qui dansent à la lisière de ma conscience que je n’ai pas entendu venir la voiture massive et prédatrice qui me frôle à présent alors que je suis lancée dans la pente. Je n’ai que le temps de me rabattre sur le côté de la petite route sinueuse et recouverte de graviers et d’ajuster ma trajectoire pour rester sur le bitume sans avoir à donner un grand coup de frein qui me serait fatal.

Je n’avais encore jamais décroché à vélo, il faut dire que jusqu’à présent, je ne m’en étais pas forcément souvent donné l’occasion. Peut-être que la similitude de la situation rend-elle la frontière entre ce monde et celui des rêves éveillés encore plus poreuse. Je n’en sais rien. Je ramène de ces voyages impromptus et magiques des images d’une précision purement photographique et des sensations physiques qui fourmillent encore plusieurs minutes sous ma peau, des souvenirs aussi nets et vrais que ceux que nous nous acharnons à tricoter dans la vraie vie, des appels d’air dont la puissance évocatrice peut nourrir mon imaginaire des jours durant.

Parfois, je me dis que je ne suis que le rêve éveillé de cette étrange cavalière des prairies infinies, je ne suis qu’une sorte de chimère à la vie pressée et industrieuse qu’elle s’est inventée pour éclabousser d’un peu de bruit et de fureur un long voyage tranquille dans ses steppes printanières. Je me demande ce qu’elle pense de nos petites vies étriquées, construites sur l’enfermement et la maîtrise de la course du temps, je me demande ce qu’elle ressent quand elle revient abruptement habiter son corps balloté par la course formidable de son petit cheval. A-t-elle envie de traverser la frontière intangible qui nous sépare pour venir goûter à l’agitation de notre monde frénétique et surpeuplé ? Ou se réjouit-elle plutôt de retourner à sa solitude sublime, à son grand voyage vers une destination qui m’échappe encore ? À moins que, finalement, son voyage ne soit permanent et que dans son nomadisme perpétuel, elle s’offre, parfois, de petites escales dans un univers clinquant et grotesque qui souligne encore plus la beauté et l’harmonie préservée du sien.

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71 réponses
  1. Steph. K
    Steph. K dit :

    Méfie- toi de l’armagnac c’est traitre, il peut y avoir des remontées plusieurs jours après sa dernière virée entre potes.
    D’ailleurs une preuve ; est-ce qu’après ton périple en vélo tu avais les joues rouges ? C’est pas le vent ni les efforts c’est l’armagnac.

    Répondre
  2. Steph. K
    Steph. K dit :

    Méfie- toi de l’armagnac c’est traitre, il peut y avoir des remontées plusieurs jours après sa dernière virée entre potes.
    D’ailleurs une preuve ; est-ce qu’après ton périple en vélo tu avais les joues rouges ? C’est pas le vent ni les efforts c’est l’armagnac.

    Répondre
  3. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    « …la descente de Bouzon-Gellenave vers Fustérouau… »

    C’est sûr qu’aller dans des endroits aussi improbables, c’est quand même chercher les ennuis ! C’est bien pour ça que je n’y ai jamais mis, ni les pieds, ni les roues 😀

    Répondre
  4. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    « …la descente de Bouzon-Gellenave vers Fustérouau… »

    C’est sûr qu’aller dans des endroits aussi improbables, c’est quand même chercher les ennuis ! C’est bien pour ça que je n’y ai jamais mis, ni les pieds, ni les roues 😀

    Répondre
  5. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Vous me parlez de drogue et de gnôle alors que je voulais juste vous offrir quelques grammes de rêve dans un monde de brutes… Je n’aime pas l’idée que nous puissions avoir perdu notre capacité à dériver dans des rêvasseries, à toute heure du jour ou de la nuit. Déployer ses pensées au-delà des contingences du réel, s’offrir des voyages immobiles, transcender notre condition d’humanicule rampant et tout cela sans autre stimulation que notre propre imaginaire…

    Répondre
  6. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Vous me parlez de drogue et de gnôle alors que je voulais juste vous offrir quelques grammes de rêve dans un monde de brutes… Je n’aime pas l’idée que nous puissions avoir perdu notre capacité à dériver dans des rêvasseries, à toute heure du jour ou de la nuit. Déployer ses pensées au-delà des contingences du réel, s’offrir des voyages immobiles, transcender notre condition d’humanicule rampant et tout cela sans autre stimulation que notre propre imaginaire…

    Répondre
  7. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    En fait, tout ce qui est conduite est pas mal de l’ordre du réflexe conditionné donc, la plupart du temps, dans la mesure où il reste assez de toi-même aux commandes, ce n’est pas très gênant. Maintenant, je ne recommande pas l’usage intensif de la concentration floue qui te permet d’être à deux endroits à la fois. J’arrive aussi à limiter les zappings oniriques en plein jour par une pratique assidue et régulière de la sieste. C’est fou l’intensité de l’activité onirique pendant les siestes. En plus, c’est des espaces de récupération très efficaces et les rêves sont plus facilement mémorisés.

    Répondre
  8. Steph. K
    Steph. K dit :

    "s’offrir des voyages immobiles"
    Voilà, ce qu’il faut éviter ce sont ces mêmes voyages quand on est au guidon d’une voiture ou au volant d’un vélo.

    Répondre
  9. Steph. K
    Steph. K dit :

    "s’offrir des voyages immobiles"
    Voilà, ce qu’il faut éviter ce sont ces mêmes voyages quand on est au guidon d’une voiture ou au volant d’un vélo.

    Répondre
  10. Steph. K
    Steph. K dit :

    Je ne sais pas si tu te souviens d’un truc qui était à la mode pendant les années 80, les caissons d’isolation sensorielle.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Caisso
    J’y ai passé beaucoup d’heures, des trips extraordinaires avec ou sans additifs et un pouvoir de récupération assez phénoménal. 1 heure de caisson = 6 heures de sommeil… ça m’arrangeait bien 🙂

    Répondre
  11. Steph. K
    Steph. K dit :

    Je ne sais pas si tu te souviens d’un truc qui était à la mode pendant les années 80, les caissons d’isolation sensorielle.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Caisso
    J’y ai passé beaucoup d’heures, des trips extraordinaires avec ou sans additifs et un pouvoir de récupération assez phénoménal. 1 heure de caisson = 6 heures de sommeil… ça m’arrangeait bien 🙂

    Répondre
  12. Floréal
    Floréal dit :

    C’est un beau texte, poétique. Un de ceux que je préfères depuis que je te lis (longtemps).

    "les païens de mon espèce", Ah c’est c’est quelque chose que je comprends très bien et qui m’est familier. J’ai retrouvé bcp de sensations connues et qui font partie de mon univers en te lisant.
    Un plaisir. Eprouvé autrefois, quand je montais encore à cheval, au ski aussi, au contact de la nature. Encore maintenant quand je vais me balader seule, à pied dans la campagne.

    Répondre
  13. Floréal
    Floréal dit :

    C’est un beau texte, poétique. Un de ceux que je préfères depuis que je te lis (longtemps).

    "les païens de mon espèce", Ah c’est c’est quelque chose que je comprends très bien et qui m’est familier. J’ai retrouvé bcp de sensations connues et qui font partie de mon univers en te lisant.
    Un plaisir. Eprouvé autrefois, quand je montais encore à cheval, au ski aussi, au contact de la nature. Encore maintenant quand je vais me balader seule, à pied dans la campagne.

    Répondre
  14. bonjour
    bonjour dit :

    Oui, ils sont bien agréables, ces moments hors du temps. Mais depuis un choc qui m’est arrivé, je ne les laisse venir à une perception normale que lorsque je suis en compagnie, en particulier dans un bel environnement. Je n’ai pas l’occasion de conduire. ça limite un peu les occasions de celles que tu as décris. J’essaie d’en trouver d’autre en m’intéressant ces temps-ci un peu à la culture, pour ce qui est de la nature, en région parisienne, je trouve cela un peu plus compliqué de mise en oeuvre.
    J’apprécie toujours tes textes, qu’ils soient politiques, sociologiques, ou tout simplement de la vie comme un art du quotidien.

    Répondre
  15. Voisin
    Voisin dit :

    Agnès, je te rappelle que la vitesse est limitée à 70 km/h devant chez moi… Et je n’ai pas envie de me faire écraser par un VTC ou une R25 (conduits par une gracieuse personne baillant au zéphyr printanier de novembre) en allant donner une pomme au petit poney en face de l’autre coté de la route !

    Jluc

    Répondre
  16. jardin
    jardin dit :

    Moi, je prefere rever assise par terre dans mon jardin. Pas de voiture predatrice, aucun risque de sortie de route. Et je reve tellement bien que je ne saurais meme pas dire a quoi.

    @ Swami: Tu as la memoire courte. Bien sur, ce n’etait ni Bouzon-Gellenave ni Fustérouau… et c’etait une montee (a l’aller), mais il me semble me souvenir que ton GPS t’avait emmene sur de droles de sentiers rocailleux plutot prevus pour la randonnee a pattes. Pas tres loin de ta sorciere, justement.

    Répondre
  17. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    À mon voisin : je respecte scrupuleusement les limitations de vitesse quand je conduis, et particulièrement quand je traverse ton bled (ce que je fais plusieurs fois par jour), sachant qu’il y a souvent des Schtroumphes grognons à lunettes laser embusqués dans les parages…

    Répondre
  18. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    À mon voisin : je respecte scrupuleusement les limitations de vitesse quand je conduis, et particulièrement quand je traverse ton bled (ce que je fais plusieurs fois par jour), sachant qu’il y a souvent des Schtroumphes grognons à lunettes laser embusqués dans les parages…

    Répondre
  19. John
    John dit :

    "mes cuisses serrent les flancs de ma monture"

    C’est comme ça que les débutants se font mal aux adducteurs pour une semaine après un quart d’heure d’équitation. Il ne faut pas serrer les cuisses ni les genoux, mais les mollets. Ça améliore ton assiette en te faisant bien descendre, et ça donne au cheval l’impulsion.

    Répondre
  20. céleste
    céleste dit :

    Superbe!

    Avoir conscience de faire partie d’un tout et de n’être peut-être pas seulement cette personne de chair et de sang dont les pieds sont collés au sol.

    L’humain a tellement de capacités, de particularités, de dons qu’il n’utilise pas.

    L’église brulait les sorcières, elles connaissaient le pouvoir des plantes, curatives, hallucinogènes, dangereuses pour l’ordre.

    Répondre
  21. céleste
    céleste dit :

    Superbe!

    Avoir conscience de faire partie d’un tout et de n’être peut-être pas seulement cette personne de chair et de sang dont les pieds sont collés au sol.

    L’humain a tellement de capacités, de particularités, de dons qu’il n’utilise pas.

    L’église brulait les sorcières, elles connaissaient le pouvoir des plantes, curatives, hallucinogènes, dangereuses pour l’ordre.

    Répondre
  22. chris
    chris dit :

    """La R25 a beau être une caisse vieille d’un quart de siècle, son insonorisation est tout à fait digne des meilleures berlines modernes, voire meilleure que ce qui se fait actuellement sur le marché. Les verres polarisés de """

    Aie, tu fais plus que friser l’incompétence, pour pas dire l’ignorance crade sur ce coup là.

    Soyons sérieux, grimper dans une R25 de nos jours, ne peut que me rappeller cruellement les progrés insensés en la matiére, réalisés par les constructeurs.

    Outre que face à une Mercedes ou une Audi de l’époque, l’engin faisait déjà figure d’anachronisme franchouillard, du style si tu comparais monter à cheval et à dos de mulet, où encore se déplacer en engin agricole.

    Si ! Je te concéde que les nomades pauvres ne la dédaignait pas : la fierté de chez Renault – A cause de sa simplicité, cause d’une relative fiabilité, son coté tracteur toujours.

    De nos jours, il lui reste encore une place sur la file de droite de l’autoroute, où elle peut encore polluer tranquillement de par la grace d’un controle technique point trop exigeant…

    Répondre
  23. John
    John dit :

    "si tu comparais monter à cheval et à dos de mulet, "

    C’est une armée de pauvres montés sur des mules qui a mis une branlée définitive, au Mexique, à l’expédition de Napoléon III montée sur des chevaux magnifiques, dont les mignons petits pieds de purs-sangs s’enfoncent dans le sable.

    Ou tu veux te déplacer, et longtemps, ou tu veux juste rouler ta caisse, un temps.

    Tu écris ce que tu veux, comme tu peux, "de par la grace d’un controle ortografic point trop exigeant… (sic)"

    Répondre
  24. vivabertaga
    vivabertaga dit :

    bonjour,
    Je suis désolé de troller ici, même si le titre de ce billet aurait pu lui aller comme un gant,mais je ne sais pas comment contacter le rézo pour leur faire part de ma déception de ne pas avoir relayé la disparition de Kriss.
    cordialement.

    Répondre
  25. vivabertaga
    vivabertaga dit :

    bonjour,
    Je suis désolé de troller ici, même si le titre de ce billet aurait pu lui aller comme un gant,mais je ne sais pas comment contacter le rézo pour leur faire part de ma déception de ne pas avoir relayé la disparition de Kriss.
    cordialement.

    Répondre
  26. chris
    chris dit :

    C’est toujours un peu agaçant ces réflexions sur l’orthographe : sorte de réflexe d’une caste sociale déclinente, désirant signifier à ceux d’en bas, sa différence.

    Sauf que l’on sait que de nos jours, plus guére de livres ne sont publiés sans quelques coquilles et fautes : la faute aux correcteurs qui, sans doute, sont mal rénumérés ( les stagiaires) ou à des traducteurs précaires.

    Bref , il y aura toujours des gens pour broutiller sur la forme, tellement le fond leur a échappé depuis longtemps.

    Or l’automobile n’en déplaise, c’est aussi une culture dont les détracteurs sont souvent parfaitement ignares en la matiére.

    La R 25 fût un caprice de Mitterand qui en imposa le cahier des charges, et elle ne s’est vendue nulle part ailleurs qu’en France, participa amplement en ce sens au déclin de l’industrie automobile hexagonale ( la 605 fût autrement plus remarquable en terme d’utilisation).

    Quant à l’exemple du Mexique, c’est particulièrement risible lorsqu’on connait bien, les moeurs automobiles des mexicains.

    Allez ! Plutôt que de mégoter sur le bien-fondé de mes arguments, vous trouverez bien une chti faute(s) d’ortho qui vous permettra de briller un peu ; on roule sa caisse avec ce que l’on peut.

    Répondre
  27. chris
    chris dit :

    Quand je disais que correcteur, ça payait point …J’étais donc pas loin d’avoir tout compris.

    Bon les bagnoles ! Sujet français taboo…on vit dans un pays de frustrés qui ne supportent pas de se faire doubler : y en a même qui "rêvent" ! Pardon qui dorment, enfin qui trainent, enfin qui font ce qui peuvent sur la file de gauche ( faut pas les vexer, ce sont des hyper sensibles avec leurs vieilles R25 ).

    Répondre
  28. John
    John dit :

    Merci m’dame, mais je suis bien capable de me le faire tout seul.

    Non Chris, tu n’as rien compris.

    La ligne sur l’orthographe était seulement le coup de pied de l’âne (après les chevaux et les mules, tu devrais apprécier), et c’est à ça que tu réagis. Tu n’as pas compris que la bagnole est finie, ici et ailleurs, qu’elle n’aura été qu’un soupir dans l’histoire de l’humanité, que certains en ont un besoin impératif pour faire des choses utiles, que pour eux c’est juste un objet utilitaire, alors que pour d’autres (mâles soumis comme femelles dominantes) c’est un symbole totémique, en clair un ersatz de bite.

    Je sais, c’est pas poétique. Ou alors poétrique ?

    Répondre
  29. John
    John dit :

    Merci m’dame, mais je suis bien capable de me le faire tout seul.

    Non Chris, tu n’as rien compris.

    La ligne sur l’orthographe était seulement le coup de pied de l’âne (après les chevaux et les mules, tu devrais apprécier), et c’est à ça que tu réagis. Tu n’as pas compris que la bagnole est finie, ici et ailleurs, qu’elle n’aura été qu’un soupir dans l’histoire de l’humanité, que certains en ont un besoin impératif pour faire des choses utiles, que pour eux c’est juste un objet utilitaire, alors que pour d’autres (mâles soumis comme femelles dominantes) c’est un symbole totémique, en clair un ersatz de bite.

    Je sais, c’est pas poétique. Ou alors poétrique ?

    Répondre
  30. chris
    chris dit :

    La bagnole est finie, répété comme une incantation : celà peut tenir la route du fin fond du Gers effectivement.

    Mais le Gers, la France, l’Europe, non seulement ne sont pas l"humanité, mais peut-étre bientôt un parc d’attraction Asterix pour des Chinois ,des Russes : bref tous les nouveaux barbares n’ayant que faire de philosophes vivant dans des tonneaux.

    Un italien du coté des Abruzzes, cet été, me disait en parlant de sa Ferrari :
    -Tu vois Chris, c’est de l"émotion, et ce qui est capable de générer cette sensation-là, à un sens, le reste n’étant qu’utilité dont l’homme ne peut que s’ennuyer.

    Je sais, les italiens sont de grands romantiques, mais pourtant, j’étais songeur en contemplant tous ces japonais et russes qui sortaient des boutiques de Milan, les bras chargés de sac Hermés ou Prada…Pendant que quelques français croient dur comme du fer à la fin du capitalisme – de grands rêveurs romantique sans nul doute.

    Mais on ne voit jamais midi qu’au coin de sa porte, fusse-t-il ensoleillé par la montagne d’en face. Agnés découvre la R25,quand de jeunes marocains, des slovaques, des mexicains découvent avec le même ravissement – il n’y a que l’attrape-rêve qui varie- un Porsche Cayenne ou une Mercedes S 550, et la domination enfin possible de mondes qui les dominérent justement trop longtemps.

    Quant à l’ersatz de bite, je suppose qu’il s’agit d’une maigre consolation en forme de fantasme lorsqu’on sait que la bandaison va d’autant mieux dans les périodes de faste économique, quand ça débande sévére lors des inscriptions à PopoEmploi.

    Répondre
  31. Steph. K
    Steph. K dit :

    Chris : "Un italien du coté des Abruzzes, cet été, me disait en parlant de sa Ferrari :
    -Tu vois Chris, c’est de l"émotion, et ce qui est capable de générer cette sensation-là, à un sens, le reste n’étant qu’utilité dont l’homme ne peut que s’ennuyer."
    Le jour ou le baril de pétrole se vendra 200 ou 250 € il aura besoin de deux gardes du corps pour protéger son plein d’émotion.
    Sinon dans la rubrique "j’ai testé pour vous" le pare-choc de de ma vieille ford escort pourrave est vachement plus solide qu’une portière de mercedes et les marocains roulent surtout en fiat uno ou en peugeot 205.

    Répondre
  32. Steph. K
    Steph. K dit :

    Chris : "Un italien du coté des Abruzzes, cet été, me disait en parlant de sa Ferrari :
    -Tu vois Chris, c’est de l"émotion, et ce qui est capable de générer cette sensation-là, à un sens, le reste n’étant qu’utilité dont l’homme ne peut que s’ennuyer."
    Le jour ou le baril de pétrole se vendra 200 ou 250 € il aura besoin de deux gardes du corps pour protéger son plein d’émotion.
    Sinon dans la rubrique "j’ai testé pour vous" le pare-choc de de ma vieille ford escort pourrave est vachement plus solide qu’une portière de mercedes et les marocains roulent surtout en fiat uno ou en peugeot 205.

    Répondre
  33. chris
    chris dit :

    Le jour ou le baril de pétrole se vendra 200 ou 250 € il aura besoin de deux gardes du corps pour protéger son plein d’émotion.
    """"

    Piètre argument digne de Mdame Irma , mon pauvre ami – il vaudra ce prix pour les français, quand des camions immatriculés en Roumanie pour cause de cabotage autorisé façon Bolskestein, feront toujours le plein du double reservoir au Pakistan, pour un prix dérisoire.

    Le pétrole rare n’est qu’une spéculation où l’on fait disparaitre des cartes : des iles mexicaines, pour assumer des cartes géopolitiques à disposition des puissants de ce monde.

    Autre piètre argument , vous pouvez toujours essayer – à vos risques et péril- de tester votre pare-choc néanderthalien sur la portiére d’un nouveau riche du shit marocain…cela vous donnera l’occasion probable de tester aussi le constat amiable à défaut d’étre aimable, sous forme de plomb.

    Quant à l’étiquette sur la pauvreté du marocain moyen. Ma foi, il y a des Mexicains qui lorsqu’ils visitent la France profonde, disent ensuite de retour au pays, que la majorité des français sont pauvres et roulent dans de vieilles R25.

    L’arrogance française quant à ce qui est de tout savoir sur tout ( surtout sur le pétrole et l’avenir de la planéte) s’en trouvant ainsi souvent confirmée.

    Répondre
  34. chris
    chris dit :

    Le jour ou le baril de pétrole se vendra 200 ou 250 € il aura besoin de deux gardes du corps pour protéger son plein d’émotion.
    """"

    Piètre argument digne de Mdame Irma , mon pauvre ami – il vaudra ce prix pour les français, quand des camions immatriculés en Roumanie pour cause de cabotage autorisé façon Bolskestein, feront toujours le plein du double reservoir au Pakistan, pour un prix dérisoire.

    Le pétrole rare n’est qu’une spéculation où l’on fait disparaitre des cartes : des iles mexicaines, pour assumer des cartes géopolitiques à disposition des puissants de ce monde.

    Autre piètre argument , vous pouvez toujours essayer – à vos risques et péril- de tester votre pare-choc néanderthalien sur la portiére d’un nouveau riche du shit marocain…cela vous donnera l’occasion probable de tester aussi le constat amiable à défaut d’étre aimable, sous forme de plomb.

    Quant à l’étiquette sur la pauvreté du marocain moyen. Ma foi, il y a des Mexicains qui lorsqu’ils visitent la France profonde, disent ensuite de retour au pays, que la majorité des français sont pauvres et roulent dans de vieilles R25.

    L’arrogance française quant à ce qui est de tout savoir sur tout ( surtout sur le pétrole et l’avenir de la planéte) s’en trouvant ainsi souvent confirmée.

    Répondre
  35. chris
    chris dit :

    @Frisouille,

    De rien, mon ami ! En plus, c’est gratuit : profitez -en ! Le net gratuit, ça durera pas, et ce, c’est beaucoup plus sûr que pour le pétrole.

    Dans quelques temps, du net : vous restera une sorte de facebook commercial où des gens comme moi vendront leur prose tel de la lessive …Et du cul gratuit financé par de la pub directe.

    En attendant, profitez bien de nos joutes à hautes teneurs philosophiques, pour pas dire carrément métaphysiques puisque d’aucuns nous promettent la mort de l’automobile.

    Au fait , est-ce que John sait si les gangs de motards américains vont abandonner la mythique Harley contre des vélos fabriqués par des Chinois qui eux achétent des automobiles ?

    Répondre
  36. chris
    chris dit :

    @Frisouille,

    De rien, mon ami ! En plus, c’est gratuit : profitez -en ! Le net gratuit, ça durera pas, et ce, c’est beaucoup plus sûr que pour le pétrole.

    Dans quelques temps, du net : vous restera une sorte de facebook commercial où des gens comme moi vendront leur prose tel de la lessive …Et du cul gratuit financé par de la pub directe.

    En attendant, profitez bien de nos joutes à hautes teneurs philosophiques, pour pas dire carrément métaphysiques puisque d’aucuns nous promettent la mort de l’automobile.

    Au fait , est-ce que John sait si les gangs de motards américains vont abandonner la mythique Harley contre des vélos fabriqués par des Chinois qui eux achétent des automobiles ?

    Répondre
  37. tartine
    tartine dit :

    bonjour,
    j’aurai envie de vous dire continuer de nous enchanté avec de tel billet l’instant est tellement prèsent à travers les mots que j’avais l’impression d’être àvotre place.
    cordialement

    Répondre
  38. tartine
    tartine dit :

    bonjour,
    j’aurai envie de vous dire continuer de nous enchanté avec de tel billet l’instant est tellement prèsent à travers les mots que j’avais l’impression d’être àvotre place.
    cordialement

    Répondre
  39. paul
    paul dit :

    ben moi, j’y connais rien en bagnole…

    mais j’ai aimé ce rêve de cavalière naturelle. c’est un peu ce que j’ai toujours entretenu avec mon vieux vélo. c’est un vieux peugeot bringballant dont il ne reste que le cadre comme pièce d’origine. mais que de souvenirs de chevauchées dans paris comme dans la campagne. je l’utilise toujours.

    je me souviens d’une infidélité que je lui avait faite à un moment. en fait c’était le vélo que mon père avait acheté à mon frère quand nous étions adolescents. je n’ai jamais eu de vélo personnel. et j’ai toujours récupéré le vélo des autres, qui mieux placés socialement que moi me le laissaient. donc ce vélo était à l’origine celui de mon frère. alors un jour, je m’en suis acheté un avec le résultat flamboyant d’une feuille de paie de smicar… et faute d’assez de capital, j’ai acheté chinois dans un super marché !

    grave !

    il n’a pas fait six mois. non seulement il était lourd, mais s’usait très vite et on ne trouvait pas les pièces.

    alors je suis retourné à mon vieux vélo. lui ai refait peau neuve et me suis remis à joyeusement chevaucher dans les embouteillages des boulevards parisiens en rêvant de parcourir des troupeaux de bisons dans les grandes plaines du paléolithique…

    curieusement, le rêve est aussi fonction du tonus général… la dépression venant de l’exclusion économique qui me laisse sur le carreau à l’âge où je suis pourtant au meilleur de ma forme, je n’ai plus l’entrain des années passées où pourtant je ne roulais pas sur l’or et où tout emploi était quel qu’il soit la source d’un espoir de participer au monde…

    je parcours la campagne de mon exile péniblement sans rêver à autre chose que la distance à parcourir avec le vent dans le nez et les montées à endurer.

    Mais j’ai toujours ce bonheur de sentir que c’est mon corps, mes jambes et mon coeur qui me meuvent avec la complicité de cette vieille mécanique à laquelle je ne ferai plus d’infidélité…

    Répondre
  40. paul
    paul dit :

    ben moi, j’y connais rien en bagnole…

    mais j’ai aimé ce rêve de cavalière naturelle. c’est un peu ce que j’ai toujours entretenu avec mon vieux vélo. c’est un vieux peugeot bringballant dont il ne reste que le cadre comme pièce d’origine. mais que de souvenirs de chevauchées dans paris comme dans la campagne. je l’utilise toujours.

    je me souviens d’une infidélité que je lui avait faite à un moment. en fait c’était le vélo que mon père avait acheté à mon frère quand nous étions adolescents. je n’ai jamais eu de vélo personnel. et j’ai toujours récupéré le vélo des autres, qui mieux placés socialement que moi me le laissaient. donc ce vélo était à l’origine celui de mon frère. alors un jour, je m’en suis acheté un avec le résultat flamboyant d’une feuille de paie de smicar… et faute d’assez de capital, j’ai acheté chinois dans un super marché !

    grave !

    il n’a pas fait six mois. non seulement il était lourd, mais s’usait très vite et on ne trouvait pas les pièces.

    alors je suis retourné à mon vieux vélo. lui ai refait peau neuve et me suis remis à joyeusement chevaucher dans les embouteillages des boulevards parisiens en rêvant de parcourir des troupeaux de bisons dans les grandes plaines du paléolithique…

    curieusement, le rêve est aussi fonction du tonus général… la dépression venant de l’exclusion économique qui me laisse sur le carreau à l’âge où je suis pourtant au meilleur de ma forme, je n’ai plus l’entrain des années passées où pourtant je ne roulais pas sur l’or et où tout emploi était quel qu’il soit la source d’un espoir de participer au monde…

    je parcours la campagne de mon exile péniblement sans rêver à autre chose que la distance à parcourir avec le vent dans le nez et les montées à endurer.

    Mais j’ai toujours ce bonheur de sentir que c’est mon corps, mes jambes et mon coeur qui me meuvent avec la complicité de cette vieille mécanique à laquelle je ne ferai plus d’infidélité…

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  41. Steph. K
    Steph. K dit :

    Chris : "Piètre argument digne de Mdame Irma , mon pauvre ami – il vaudra ce prix pour les français, quand des camions immatriculés en Roumanie pour cause de cabotage autorisé façon Bolskestein, feront toujours le plein du double reservoir au Pakistan, pour un prix dérisoire."

    On parle R25, tu réponds Ferrari, je pense que ça discrédite pas mal tes arguments.
    Qu’est-ce que j’en ai à faire que le routier roumain fasse son plein au Pakistan, ce qui m’intéresse c’est le prix au supermarché à coté de chez moi.

    "Le pétrole rare n’est qu’une spéculation où l’on fait disparaitre des cartes : des iles mexicaines, pour assumer des cartes géopolitiques à disposition des puissants de ce monde."

    Je n’ai pas parlé de pétrole rare, je parle du pétrole cher

    "Quant à l’étiquette sur la pauvreté du marocain moyen. Ma foi, il y a des Mexicains qui lorsqu’ils visitent la France profonde, disent ensuite de retour au pays, que la majorité des français sont pauvres et roulent dans de vieilles R25."

    Ma vision du Maroc est sûrement plus près de la réalité que la tienne. Pour un baron du shit roulant en grosse berline tu as 10 ou 20 000 marocains qui roulent en petites bagnoles qu’ils essayent de faire durer.
    Et tes Mexicains ont complètement raison, contrairement à toi qui manifestement ne vit pas dans le même monde que la majorité des français.

    Répondre
  42. chris
    chris dit :

    Ben oui, faut bien vivre avec son monde !

    Lorsque j’étais gamin, une bicyclette ordinaire valait deux mois du salaire de mon ouvrier de pére sur son chantier naval qui n’existe plus…mon pére a refusé de se rendre à la farce consistant à tenter de reconstituer un lancer de bateau dans le port du maire bobo : notre Ayrault . Sans doute pour s"éviter de pleurer.

    Alors en ce temps-là, le demi-course ou le routier comme on disait, mieux valait en voler un dans le parking d’une usine justement , si l’on voulait ne pas aller à l’école à pinces. Du coup, on se devait d’apprendre à scier un antivol , puis à réparer un dérailleur. C’était formateur pour rejoindre un CAP mécano, l’issue fatale en collége dit populaire.

    Aujourd’hui, il m’arrive de réparer en deux temps, trois mouvements , le dérailleur d’un bobo devant ma salle de gym : ça les épatent, d’autant qu’ y peuvent pas comprendre le parcours de toute façon.

    Un vélo, j’en ai un aussi, en plus des voitures, et ça m’épate ! Enfin non, ça m’attriste !

    100 euro pour un cadre en alu, un frein à disque, un amorto à gaz, et un Shimano de l’enfer, le tout signé Micmo autrement dit anciennement Gitane. La marque légendaire qui nous faisait tant rêver autrefois. Sauf qu’aujourd’hui, il est fabriqué en Chine : 100 euro…et que du coup, il n ‘y a plus personne chez Micmo.

    J’ai aussi une relation chez devinez qui ? Continental ! Lui il défile pas pour son emploi…Non,il travaille à sauver l’emploi : en essayant de vendre des pneus à un pays en décroissance forçée – 50% de chute des ventes : la France, un pays bientôt sinistré.

    Résultat, on déplace la production là où se vendent toujours plus de pneus : à l’est.

    Demain, on déplacera aussi les automobiles là où la demande en ménages primo-accédants est forte : le Mexique par exemple où la natalité fait que les constructeurs vont se battre pour proposer leurs nouveaux modéles dans un pays où pourtant l’offre est pléthorique. Un pays de plus de 100 millions de conducteurs potentiels : on conduit à 16 ans et il y a deux ou trois voitures minimum par familles.

    Je me demande ce qu’il restera de la taxe carbone en 2012…un écran de fumée.

    Répondre
  43. chris
    chris dit :

    Ben oui, faut bien vivre avec son monde !

    Lorsque j’étais gamin, une bicyclette ordinaire valait deux mois du salaire de mon ouvrier de pére sur son chantier naval qui n’existe plus…mon pére a refusé de se rendre à la farce consistant à tenter de reconstituer un lancer de bateau dans le port du maire bobo : notre Ayrault . Sans doute pour s"éviter de pleurer.

    Alors en ce temps-là, le demi-course ou le routier comme on disait, mieux valait en voler un dans le parking d’une usine justement , si l’on voulait ne pas aller à l’école à pinces. Du coup, on se devait d’apprendre à scier un antivol , puis à réparer un dérailleur. C’était formateur pour rejoindre un CAP mécano, l’issue fatale en collége dit populaire.

    Aujourd’hui, il m’arrive de réparer en deux temps, trois mouvements , le dérailleur d’un bobo devant ma salle de gym : ça les épatent, d’autant qu’ y peuvent pas comprendre le parcours de toute façon.

    Un vélo, j’en ai un aussi, en plus des voitures, et ça m’épate ! Enfin non, ça m’attriste !

    100 euro pour un cadre en alu, un frein à disque, un amorto à gaz, et un Shimano de l’enfer, le tout signé Micmo autrement dit anciennement Gitane. La marque légendaire qui nous faisait tant rêver autrefois. Sauf qu’aujourd’hui, il est fabriqué en Chine : 100 euro…et que du coup, il n ‘y a plus personne chez Micmo.

    J’ai aussi une relation chez devinez qui ? Continental ! Lui il défile pas pour son emploi…Non,il travaille à sauver l’emploi : en essayant de vendre des pneus à un pays en décroissance forçée – 50% de chute des ventes : la France, un pays bientôt sinistré.

    Résultat, on déplace la production là où se vendent toujours plus de pneus : à l’est.

    Demain, on déplacera aussi les automobiles là où la demande en ménages primo-accédants est forte : le Mexique par exemple où la natalité fait que les constructeurs vont se battre pour proposer leurs nouveaux modéles dans un pays où pourtant l’offre est pléthorique. Un pays de plus de 100 millions de conducteurs potentiels : on conduit à 16 ans et il y a deux ou trois voitures minimum par familles.

    Je me demande ce qu’il restera de la taxe carbone en 2012…un écran de fumée.

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  44. paul
    paul dit :

    le discours de Chris me pose pas mal de question.

    bernard Tapie aussi se prévaut d’une origine populaire, d’un père ouvrier etc…

    moi j’ai pas d’origine avouable… pas de salle de gym ni de relation dans une quelconque grande firme… et du coup j’ai pas de références propres à me faire embaucher… quelques soient mes expériences, compétences, et diplômes…

    je suis aussi allé dans le collège populaire du quartier et j’ai jamais rien volé de ma vie, je prenais le bus et me servais de mes jambes !

    et le dernier vélo à la maison je l’ai monté à partir de pièces récupérées sur une décharge…

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