The saddest Miss in the world

On reconnaît les grandes périodes de chaos au nombre exponentiel de charognards qui sortent alors du bois.


Le toit du monde

Dans le flux dense et sans fin où une information en chasse une autre et où plus personne ne prend réellement la peine de hiérarchiser l’importance des dépêches ou d’analyser le sens des petites histoires qui s’enchaînent sur fond de bulldozer historique, il est des petites perles, quasi insignifiantes, qui racontent plus sur l’état du monde que bien des grands discours. L’aspect le plus marquant, le plus saisissant du brouhaha informationnel, ce dont on mesure le mieux l’invraisemblable désastre, c’est la perte totale de repères, de valeurs, qui caractérise cette fin de cycle, voire de civilisation. Émile Durkheim avait fort bien décrit le phénomène dans son concept d’anomie. Une société en décomposition sociale avancée produit des comportements déviants de la part même des acteurs les plus solides et rationnels ou, tout au moins, qui se considèrent comme tels. Le sens moral commun, celui qui définit collectivement ce qui est bon ou mauvais, se dilue dans une sorte de fuite en avant sans fin et tout cet ensemble de règles, de savoirs communs, de conduites tacites qui permettent le vivre-ensemble de la fourmilière humaine, vole en éclat et ne laisse plus subsister que la course effrénée à la satisfaction immédiate des plus bas instincts.

C’est ainsi que la petite saillie hallucinante de mépris et d’inconséquence d’un vieux pubard en fin de course est plus signifiante pour comprendre notre monde que toutes les fines analyses politico-économiques des penseurs adoubés.
Et c’est de la même manière que j’ai pris en pleine poire la petite histoire sursignifiante du concours de Miss SDF. Voilà une brève qui , en plus de faire ricaner dans les chaumières à l’heure du jambon-purée-salade, porte en elle toute la barbarie de notre époque. Voilà comment tous les profiteurs, que notre monde cultive et choie, déploient leur imagination morbide, en exploitant la misère grandissante. Entendre parler de Miss SDF et de son lot dérisoire d’un an de logement et de maquillage pour faire bonne figure dans les médias appâtés par la chair triste nous replonge directement dans ce que la Grande Dépression de 1929 avait pu enfanter de plus sordide : la misère du monde comme matière première du l’industrie du divertissement. Penser une seule seconde à ces femmes, déjà privées de l’accès à la satisfaction de leurs besoins les plus impérieux, comme dormir à l’abri, se nourrir ou juste faire leurs besoins dignement et qui devront se prêter à cet infâme concours pour l’aumône de quelques mois de survie en plus, évoque immanquablement l’univers brutal et déshumanisé décrit par Steinbeck ou dans des films coup de poing comme On achève bien les chevaux.

Certains continuent à croire en une crise conjoncturelle qui laissera naturellement la place à une croissance miraculeuse lorsque les bubons du profit à outrance seront enfin purgés. Personnellement, je ne vois là que le signal du début d’une curée monstrueuse, destinée à se gaver comme des porcs en attendant la fin de l’Histoire telle que nous la concevons.

Après cela, on pourra bien se fendre d’une foutue journée de la femme.

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41 réponses
  1. Christine
    Christine dit :

    C’est incroyable ! L’histoire semble sortie d’un billet de JPM !!!

    Sur le blog de 20 minutes que tu mets en lien, j’ai lu les commentaires. Des gens trouvent ça BIEN, bon pour les SDF… La cruauté, l’insensibilité, la bêtise poussées à ce point, on voudrait que ça n’existe pas.

    Conduire les gens à la pauvreté, c’est dans l’ordre des choses capitalistes. Mais ça ? C’est dans l’ordre de rien….

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  2. lulu
    lulu dit :

    Il y a quelques années déjà je ne sais plus quel journal (paris match ?) avait "ramassé" un couple SDF dans la rue et les avait habillés, coiffés, manucurés, pour une morale du genre "l’habit fait le moine". Il y avait bien sûr les photos avant après, du couple bouche édentée, cheveux en bataille, vêtements loqueteux au couple relooké BCBG. Sur leur devenir après les photos, pas un mot. Le procédé m’avait ecoeurée !

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  3. Chomp
    Chomp dit :

    Même famille, plus "visible" que ceci-dessous, déjà par toi cité :
    http://www.actuchomage.org/modules….
    Il faudra nous "endurcir" à l’obscène, au moins en surface, pour ne pas nous noyer trop vite dans le vomi …
    Mais ce genre de choses n’est que le révélateur "à l’os" d’un fonctionnement pourtant prévisible, en marche depuis un bon bout de temps : le Loft, par exemple, indiquait déjà une part du programme ..
    On était là à patauger dans la consternation vieux-jeu, tandis que les branchés nous riaient déjà au nez …
    La suite ?
    Si on laisse un peu notre émotivité de côté, à seule fin exploratoire, on peut littéralement tracer la route des abjections qui se dessinent, aucun besoin d’être prophète, avec un peu de bon sens et
    de farfouille, la suite se lit assez clairement, au point qu’il peut nous sembler inhumain d’y aller voir à l’avance, aussi nous raccrochons-nous à des formules qui nous bouéedesauvetagent, comme par exemple : "Le pire n’est jamais certain", ou bien "J’espère tellement me tromper, je l’espère si fort"..
    Poutant depuis un siècle, nous avons des repères : Verdun, le temps de l’homme-bétail, Dachau, le temps de l’homme-déchet …
    Si l’anomie s’installe, si s’inflationne cette entropie de la conscience commune, il aura été parfaitement vain de dévelloper nos outils de language et de relation, la langue, mais aussi le livre, les télécommunications, etc. ( Ionesco .. pas une ride …)
    Il se peut qu’au delà de Babel, nous puissions en arriver à ne plus savoir du tout penser un tant soit peu ensemble, donc construire …
    et qu’ après un Grand Boxon Majeur, on se retrouve effectivement, comme disait Albert, à se faire la guerre à coup de bâtons et de pierres

    Aujourd’hui, on a un concours de Miss SDF;
    Déjà, dans les années 50, Vian décrivait (dans l’Arrache-Coeur) une foire aux vieux…

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  4. Mister chômdu
    Mister chômdu dit :

    C’est un scandale ! Encore de la discrimination… Miss SDF, et pas de Mister SDF !

    Je plaisante, évidement…

    Mais, il ne faudrait pas que j’en parle trop fort, il y en a qui serait capable de prendre l’idée !
    Tant qu’on y est pourquoi pas un :
    – Miss ou Mister SDF Junior (avec des SDF mineurs)
    – Miss ou Mister Sans-papiers (où il/elle gagne un titre de séjour)

    Et puis aussi un "Kong Lanta" ? À moins que ce soit "Koh Lanta" 😉

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  5. Mister chômdu II, le retour
    Mister chômdu II, le retour dit :

    Moi, je trouve ça dingue, l’époque qu’on vit en ce moment !

    Il y a des grandes quantités de logements vides, pour un partie flambant neuf…
    Mais on doit toujours dormir dehors, ou être SDF…

    Les gens sont obligés de faire les poubelles, de glaner, etc. pour pouvoir manger…
    Mais on détruit des "surplus" de pêches, de légumes, etc.

    On a pleins de jeunes diplômés avec au moins BAC+5 …
    Et on délocalise, et on leurs propose des emplois de caissières, de manutentionnaire, etc.

    On a des usines vides …
    Et il faudrait que les gens restent sans travail…

    C’est quoi ce système ?
    Leur but, c’est de nous transformer en "tube digestif" ou quoi ?

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  6. lolita
    lolita dit :

    d’accord à 100% . Mais quand reviendrez-vous à des couleurs normales ? ( même si je comprends votre motivation ) C’est difficile à lire..

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  7. Zlotzky
    Zlotzky dit :

    A l’aube de la journée de la femme j’avais aussi pensé à l’élection de Miss femme battue, garantie sans maquillage gore additionnel. Ca en jetterais… On pourrait faire sponsoriser la festivité par le vieux fils de pub à Rolex.

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  8. herve_02
    herve_02 dit :

    coucou, Mme

    Je crois que nous vivons une époque formidable, une longue descente aux enfers qui permettra tout plein de chose lorsque les lambeaux de la civilisation et du statut quo social aura volé en éclat. Parce qu’est ce qui empèche d’attendre un sénateur, député, élu à la sortie de son bureau, de l’insulter voir de le baffer sinon le statut quo social. On peut, bien entendu, dire que la loi réprime ces actes, et que le baffeur risque quelques jours/mois de prison, mais le pourcentage d’élus par rapport aux mécontents est si faible que ces voleurs de pouvoirs pourraient bien avoir les joues rouges à longueur de temps alors que cela coutera si peu au corps social.

    Ainsi cette société qui perd la notion d’être humain pour la remplacer par celle de variable d’ajustement de profit pour une minorité verra dans le même temps la perte de respect pour l’élu et le dirigeant d’entreprise. Et cela me réjouira lorsque les premiers élus se feront huer, siffler, molester et devront voyager cachés ou entourés d’escortes de pandores. Je ne sais pas si la violence est la solution, mais il me semble que de tout temps, lorsque le chat est acculé, il devient particulièrement méchant.

    Il n’est que voir le nabot qui croit nous gouverner car il vit à nos frais, il ne fait que profiter de la place en se forgeant une image qui restera dans les livres d’histoire comme le premier président haït de la 5ème, obligé de vider les villes ou les manifestations avant de se déplacer. c’est un espèce de bouffon imbu de sa personne même pas bon à être cadre dans une entreprise normale, une "fin de race" comme on dit par chez nous. La dégénéréscence faite homminidée, plein de tics et de harge, sans respect ni culture, juste bon à cracher une haine de l’autre qui fait peur.

    Mais peut importe, en poussant le bouchon toujours trop loin, ils vont permettrent que cela explose, il n’est que voir comment ils sont tous paniqués avec la crise et la ‘révolte’ un peu partout. Leur comportement est un message d’espoir, la société qui pert la notion d’humanité le présage que de grands changements (avec les innévitables dommage collatéraux qui vont avec) arrivent.

    Et si vous pensez que le "vote" va améliorer la chose, …. l’histoire reconnaitra les siens….

    Hasta siempre

    Répondre
  9. cyclomal
    cyclomal dit :

    Déjà, SDF, c’est un monument de novlangue, de la décérébration en marche! Sinon, pris au sens propre, il permet à pas mal de people de participer, à commencer par la première dame…

    Répondre
  10. salamandre
    salamandre dit :

    Bonjour.

    Dans cette fin de civilisation si ,toutefois,nous fûmes civilisé ,il est bon de voir que l’indignation est la.

    Mais de quelles horreurs nous humains ,soit disant le dessus du panier des espèces ,seront nous encore capable ?

    Toujours les mêmes choses la déshumanisation ,les camps de concentrations pour l’autre devenu pièce ,chose …La mort pour finir de combien de millions de personne ?

    Et si l’espèce continue son chemin ,le plus jamais ça!…. jusqu’a la prochaine .

    J’ai honte .

    Répondre
  11. Labo
    Labo dit :

    Qu’il est confortable de réduire son champ de réflexion pour ne pas avoir à s’inquiéter d’un futur condamné par nos dirigeants ! Le voyeurisme et la bassesse du petit train de vie des masses tirant fierté de leur cécité dégage des relents malsains d’une décadance assumée, on ne remontera pas avant d’avoir touché le fond, c’est précisemment là qu’on a placé la barre. Ne pas penser, c’est à la mode.

    En passant, je suis toujours bluffé autant par la qualité que par la pertinence de tes articles, c’est du grand art !

    Répondre
  12. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Oui, Chevillette, j’y ai pensé, mais je voulais aussi faire concis, pour une fois. C’est aussi une histoire de perte totale de repères, mais pas tant du chômeur qui voulait faire un coup, comme celui qui s’est fait un trip à vélo ou une marche ou un CV chanté ou un CV vidéo avec une plume dans le cul, que de Hirch et ses potes qui se sont empressés de récupérer ce symptôme en croyant de se faire de la bonne com’. Parce que franchement, aller tapiner sous l’œil des caméras le jeunot qui dénonce la précarité en lui proposant une mission toute pourrite et toute courte.

    Répondre
  13. Chevillette
    Chevillette dit :

    ET LE JEUNE DIPLOME CHOMEUR QUI SE PROPOSAIT A LA VENTE SUR E-BAY?

    Cette nouvelle faisait sourire les journalistes en partie car c’etait une opération de com d’un mec pas si pauvre que çà et qui se voulait branché..

    Mais réfléchissons? un être humain à vendre!!! PERSONNE, aucun journaliste n’a poussé plus loin l’analyse? Qu’en penserons t’il lorsque ce sera une jeune albanaise sans travail qui se vendra à des riches propriétaires européens????

    Et petit à petit en ne disant rien, en ne s’offusquant pas de toutes ces choses immorales, on les implémentent dans les têtes. On les rend acceptable (C’est dans l’air du temps).

    Je ne vois pas tout çà finir autrement que dans la douleur!

    Répondre
  14. Chevillette
    Chevillette dit :

    D’ailleurs, cette technique est ancienne, dés qu’un jeune précaire vient témoigner sur un plateau télé de son manque de travail qualifié, le ministre présent (Devedjian ou Copé récemment, Sarkozy avant les élections) lui disait avec un grand sourire de venir le voir aprés l’émission, qu’il lui trouverait un petit quelque chose…

    Ou comment désamorcer tout questionnement social en gratifiant avec condescendance le précaire en lui donnant ce qu’il demande, comme calmer un chien en lui envoyant des croquettes..

    Hormis la perte de dignité que cela implique…comment peut-on interpréter çà autrement que comme les insiders qui ont tous pouvoir et les manants qui ne sont bon qu’à mendier et à être aidés?

    On est plus un être humain dans ces cas là…en plus c’est un bras d’honneur énorme à tous les autres dans la même situation!

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  15. Fabien
    Fabien dit :

    Juste pour applaudir la référence au film de Guy Maddin, qui pour le coup est super bien trouvée, et à propos.
    Revoir ce film en pensant à la crise actuelle, ça serait pas une mauvaise idée.

    Répondre
  16. Yogi
    Yogi dit :

    Je ne pense pas que cette abjection soit un indicateur de la fin de la (de cette) civilisation ; je crains que ce ne soit qu’une expression nouvelle de cette composante éternelle de voyeurisme et de mépris, partie intégrante de la nature humaine.

    Les gladiateurs, les exécutions en place publique étaient de la même eau : chaque civilisation apporte des moyens différents de satisfaire ce besoin, et l’illusion serait de croire que l’homme aurait pu changer fondamentalement en quelques millénaires seulement.

    Répondre
  17. fromage
    fromage dit :

    on vit vraiment une époque formidable…. souvent on se dit qu’on a atteint le fond, qu’on ne peut QUE remonter vers un peu plus d’humanité… et puis non, en fait, ça peut encore être pire…

    Répondre
  18. Salamandre
    Salamandre dit :

    Dans la même veine , je me permet si vous le voulez bien .

    Une pratique répugnante et peu divulguée consiste à aménager une ouverture sur le flanc de l’animal, comme accès direct au rumen (panse), afin de contrôler le synchronisme énergie-protéine, la digestibilité de différents aliments, notamment pour combattre l’acidose lente qui a des effets défavorables sur la valorisation de la ration.

    Cette expérience ignoble et déjà standardisée est en France conduite par l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et exploitée sur le site de Theix, près de Clermont-Ferrand.

    Içi la technique de la vache fistulée : http://www.flickr.com/search/?q=fis

    http://www.youtube.com/view_play_li

    Pour l’animal-machine poussé à son paroxysme d’esclavage, C’est vraiment la traite des vaches ! Les peuples premiers n’ont connu ni religion dogmatique révélée, ni encyclopédistes, ni révolution agraire, mais ils sont en avance d’une belle longueur éthique…

    Ce type de science sans conscience ne nous aide pas dans notre croisade contre certains signes de cruautés dans les traditions. Allez donc dénigrer le rituel de l’égorgement des moutons en terre d’islam ou la corrida et autres barbaries festives en Espagne quand on appartient à une société ainsi affranchie du viol animal pour de viles fins lucratives !

    Atrocités d’hier et de demain, l’homme « civilisé » est d’une sauvagerie décomplexée. Il y a urgence à revoir la syntaxe.

    Le Dr Josef Mengele est-il maintenant vétérinaire à l’INRA ?

    Après la vache folle, rendue cannibale par des farines animales, voici donc la vache à la panse trouée d’un hublot. Les chercheurs collabos de la ploutocratie doivent se rendre compte que, cette fois-ci, ils ont vraiment poussé le bouchon spéciste un peu trop loin.

    Manifestez nombreux votre réprobation, exigez l’application d’un minimum de normes bioéthiques dans l’exploitation anthropocentriste des animaux . Organisez un boycott pugnace et durable de la filière laitière industrielle.

    Vous pouvez adresser, en toute politesse, vos critiques et vos doléances au laboratoire concerné de l’INRA :

    urh@clermont.inra.fr

    Et plus directement à l’équipe « Digestion Microbienne et Absorption » :

    http://www.inra.fr/compact/nav/exte

    diego.morgavi@clermont.inra.fr

    http://www.inra.fr/compact/nav/exte

    cecile.martin@clermont.inra.fr

    Merci

    Répondre
  19. John
    John dit :

    Je ne sais par où vient ce commentaire sur les vaches fistulées, mais il faut savoir que ce procédé est la suite logique de la césarienne comme mode de production.

    Les croisements entre charolais et limousins donnent des veaux énormes, ce qui est recherché, également par sélection des taureaux dans la même race.
    Malheureusement les veaux de taille très supérieure à la normale ne passent pas sans dégâts par les voies naturelles. Donc on ne prend pas le risque d’abîmer le matériel (biologique) et on procède d’office à la césarienne.

    Ne vous inquiétez pas, la vache a le temps de cicatriser d’une année à l’autre. (On ne va pas la nourrir pendant un an sans avoir un veau.) Quand elle est vraiment usée, de toutes façons, ça fait du cuir et de la bidoche.

    Répondre
  20. RPK
    RPK dit :

    Les vaches fistulées sont utilisées depuis plus de 40 ans dans la recherche agronomique.
    Un fois l’opération terminée, la cicatrisation est très rapide (une dizaine de jours), après quoi l’animal ne souffre pas plus que vous de votre bouche d’oreille. Du reste, les chercheurs n’ont aucun intérêt à ce que les animaux souffrent sinon les résultats seraient inexploitables.
    Ces vaches sont très utiles pour étudier la manière dont se passe la digestion et chacune d’entre elle est utilisée de nombreuses années. Croyez-vous que ce serait possible si elles souffraient ?

    Répondre
  21. Jean Claude Goujat
    Jean Claude Goujat dit :

    Que ce genre de machin sur les SDF existent ne m’étonne qu’a moitié,la référence au roman de MacCoy est le bienvenu.
    Mais que des gens puissent penser que c’est bien alors la ça me scie!
    Mais les réponses internet c’est absolument toutes qui disent que c’est bien ou uniquement celles que l’on a bien voulu publié?
    J’irai pas le vérifier parce que rien que le fait que l’on débatte de ça!
    Et combien comme moi?Peut être que ceux qui sont écoeurés ne se sont pas exprimés!
    Enfin j’espère!
    Mais la première celle de Mc Coy avait débouché sur une révolte sociale.
    Ont ils réussis à endormir toute vélléité de révolte?
    PS:la couleur est très fatigante pour moi,mais si c’est une révolte je fait un effort!

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  22. VcommeVomi
    VcommeVomi dit :

    En répose à Chevillette : la vente d’êtres humains, c’est possible grâce au nouveaux dispositifs de l’auto-entreprise …

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  23. chris
    chris dit :

    On a l’impression d’étre sur un blog dédié au polar, une influence venant du ressenti d’en avoir écrit un à quatre mains ; sans nul doutes……

    Bon, les blogs parlant du polar sont plutôt pourraves en genéral et je ne sais si adopter leur couleur favorite est de bon gout.

    Ca me fait penser à un article de ""valeurs actuelles " -et oui, faut tout lire pour etre informé- disant les quatre vérités sur le monde du polar hexagonal , ses éditeurs posts soixante huitards , ses auteurs gauchistes de pacotilles, etc …..

    Ce qui nous raméne à mon sens par un étrange paradoxe à la starisation des SDF , je vois bien Begbeider remettre ce style de prix avec le discours boboisant qui convient ……

    Etrange mais à ce degré de pourriture, j’arrive pas à départager la gauche de la droite ; les bobos des bling blings ….

    La Rolex à Seguela et la tonsure-barbitude-parka du post soixante huits tard de base …..

    Y a bien l’autre ,aussi, l’acteur de gauche qui prétend régler le probléme de ses petits camarades moins chanceux du RMI- RSA .

    Mouai, ce doit etre le nouveau portail noir à Agnes qui me rend si pessimiste mais je vois plus que des enculés en ce bas monde ,quoi ……mais chacun à leur niveau, bien sur.

    Peut étre qu’avec un fond rose ou bleu ciel …..

    Répondre
  24. chris
    chris dit :

    Quelque part, l’auto entreprise est bien la seule chose que je pourrais plébisciter de Sarkozy…….

    Elle va permettre à des tas de gens de sortir de la délinquance, de la mendiicité , du joug du stalag de l’ANPE, etc ,etc …..

    C’est un statut qui ouvre une boite de pandore de nature à se retourner avec violence contre ses auteurs- préconisateurs avec la destruction du terreau artisanat PME existant …..

    Mais bon, avec les enculés, méthode d’enculés – comme je disais sur mon post antérieur-

    Depuis les quatre années où j’ai quité le statut de chomeur ,j’ ai eu la désagréable limpression de vivre  »’it’s a free world de Ken Loach" en live.

    Pas eu le temps d’attendre que mes concitoyens veulent bien se déranger à voter autrement, à condition que le rose ou le bleu puissent avoir une différence sur le terrain social .

    La seule révolution à attendre, sera individuelle ou ne sera pas……..

    Répondre
  25. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Depuis les quatre années où j’ai quité le statut de chomeur ,j’ ai eu la désagréable limpression de vivre  »’it’s a free world de Ken Loach" en live.

    Bien vu, Chris, je suis exactement dans le même ressenti que toi. Le soucis, c’est que je ne suis pas assez décolorée ou je m’en foutiste pour adhérer à ce genre de loi de la jungle (qui n’a d’ailleurs pas grand chose à voir avec la vraie loi de la jungle, très franchement basée sur la coopération, comme quoi les animaux sont nettement moins cons que nous quand il s’agit de survie). Du coup, je peine à survivre.

    Encore un grand Ken Loach, en passant…

    Répondre
  26. alsospracht
    alsospracht dit :

    Quand on m’a parlé de cette histoire de miss sdf c’était au taf et en se foutant de leur gueule, sur le coup j’ai eu envie de dire " et alors connard, y aurait que les poufs de la mode pour…" dans un premier temps, comme ça, j’ai réagi par réaction de prolo que je suis. Mais je me suis vite dis "C’est le moment de fermer ta gueule" un drôle de sentiment de défaite, encore, m’a totalement envahi… non seulement "on" vit dans dans une misère noire mais en plus "on" s’y complait… Arrivé à la casa, j’ai pris les infos pour vérifier la chose : miss sdf ; mère qui poignarde sa fille et accuse son fils ; parents qui enferment leur môme ; gros con de cadre chomdu qui offre 50000 euros à celui qui l’embauche, les chomdus sandwich qui comment à pulluler…. Au secours je vais craquer !

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  27. marxime
    marxime dit :

    pour RPK:va te faire fistulé, on en reparlera(de ta non souffrance?)
    pour Chris: l’auto-entreprise est le nec plus ultra de l’auto-exploitation( je travaille"faute de mieux" en portage salarial) ce qui revient au même.que cela vienne de la bande à Badinguet cela n’étonne personne mais de là à le plebisciter???

    Répondre
  28. chris
    chris dit :

    @marxime

    Comme je ne savais quoi répondre vu la profondeur du sujet ; j’ai préféré vous proposer ça ; une reflexion douce-amére sur la zone , le salariat transposé d’hier à aujourd’hui ou l’ordre social n’est pas le flic mais le prof …..

    """AH ces professeurs posts-soixante-huitards ou pas ….

    Je leur dois ma crédibilité d’auteur d’aujourd"hui, à ces gens pourtant si peu crédibles, excepté en littérature justement …..

    A cette époque de l’avant ""épopée nomade "où un cuistre de professeur de lettres avait cru bon de me diriger vers un de ces lycées de bourgeois, espérant faire de moi un lettré sans nul doute. Moi le ressortissant de la zone, du faubourg de Nantes, quand mes compatriotes étaient dirigés, tels de la chair à canon-industie vers les abattoirs des formations dites manuelles – extrait :

    """""" Loin maintenant, la Mercedes CLS 500 glissait paisiblement sur le coté gauche du périphérique Nantais. La messagerie Bluetooth intégrée coupait régulièrement le GPS, mais le conducteur n’écoutait ni l’une ni l’autre ; tant la traversée de cette ville l’emmenait dans des songes profonds. Le souffle puissant de l’engin le projeta en haut du pont de Cheviré, tandis que la flottille des Mégane de chez Renault se disputait un accès à des Dacia Logan de plus en plus nombreuses sur la voie de gauche. Ce spectacle de la médiocrité ordinaire le fit sourire un instant et il préféra sur sa droite, le paysage grandiose de l’estuaire en dessous. De cette ville, il était l’enfant et des bribes de ce qui l’avait fait, prenaient formes dans un récit qui était sien. Celui du faubourg Nantais. Dans son rêve éveillé, il revit la vieille Porsche 911 s’engager, grillant le feu du boulevard qui séparait les deux quartiers ennemis. Une vieille habitude, autrefois déjà, c’était des hordes de mobylettes et autres petites motos italiennes qui s’y engouffraient dans une fureur qui laissait l’ouvrier pantois. Ceux là aussi formaient une meute qui se répandait à l’assaut des bistrots ; un fourmillement de deux roues rythmé par les sirènes de l’usine Saunier Duval et des Batignolles. Les églises du prolétariat, où la seule religion admise était l’alcoolisme ; seul point de rencontre entre les jeunes et les adultes. Chacun avait le sien, celui des jeunes amenait à la violence et celui des vieux à la résignation. Il fallait bien ramener la paie, 68 avait laissé son lot d’amertume. Le professeur était toujours en place, signant les règles de l’ordre social et pourvoyant à des générations entières de chaudronniers, de mécaniciens et de soudeurs. Seul le policier était étrangement absent, à croire que l’ordre régnait. L’ouvrier travaillait et les jeunes s’étripaient entre bandes. Il y avait bien les incursions dans les boums des quartiers huppés ou l’on giflait du futur patron encore tendron, mais on s’y ennuyait vite. Manque de trophée possible, avec leurs fades copine et leurs airs d’intellectuelles capables de raisonner sur tout. Finalement, c’est peut être l’ennui qui provoquait cette sourde angoisse que l’on palpait a partir du vendredi soir, celle qui faisait passer du premier verre au second.

    Six années étaient passées et il ne reconnaissait plus le quartier ; son territoire qu’il avait gagné au rythme des bagarres. Il y avait les générales où l’on pouvait y aller au tournevis et à la barre de fer. Le stade de foot, qui servait de terrain neutre entre la bande du Pin Sec et celle du Grand Clos, gardait la mémoire de ces rixes furieuses. C’est la que les chefs naissaient, à l’égide de leurs capacités à la stratégie. Puis venait l’heure des défis, quand la meute réclamait son dû. Un cercle se formait en attendant les deux combattants et là, les pari, les commentaires, faisaient taire dans un étrange consensus, les ennemis de la veille. Puis d’un seul coup, la nervosité montait d’un cran dans l’obscurité. Il faut dire que les rites en étaient connus, pas de place pour la provocation où encore la frime des bagarres de cafés ; le risque était trop grand. La conversation portait toujours quant à savoir lequel des deux champions déciderait le corps à corps pour en finir avec les coups. D’autant qu’une lutte trop longue sans la possibilité d’un étranglement, laisserait les deux parties exsangues sur le sol boueux. Il n’y avait rien de glorieux, ni d’héroïque dans ces affrontements, juste de la haine. On ne prenait aucun risque, préférant tourner pour saouler l’adversaire et lui imposer le rythme. On frappait d’abord au tibia pour fatiguer, laminer inlassablement dans le silence religieux de la foule qui rétrécissait le cercle. Parfois on tentait un coup au visage, mais ces combattants étaient bien trop avertis pour s’y laisser seulement prendre.
    Les rues étaient désertes, sous la pluie fine qui venait de déclencher les essuies glaces ; crachin Nantais. Le quartier, les barres d’immeubles lui paraissaient plus petites qu’à l’époque, mais il souriait à présent. Il se dit que son premier vrai combat lui laissait plus de souvenirs que sa première étreinte avec une vagabonde ivre, dans le fond d’une cave. 68 n’avait pas changé grand-chose à la chose, les filles voulaient toujours se marier et faire des enfants avec un gendre idéal ; et coucher était toujours coucher. Sa carrière de combattant avait pourtant bien mal commencée, avec une mère fatiguée de devoir toujours panser les plaies, des professeurs indifférents et un père qui commençait à douter de la virilité d’un rejeton malingre et efflanqué. Il l’avait discrètement inscrit chez un ami à lui, un vietnamien ancien d’Algérie, avec des consignes bien particulières. Il y avait des adultes et des ados mélangés dans une étrange ambiance de conspiration. On y pratiquait un Jiu jitsu sans Kimono et sans les traditionnels tapis. Il comprit bien vite l’intérêt de cet enseignement comparé à celui du club de Judo du quartier géré par des éducateurs. Il avait inauguré les nouvelles techniques, furtivement à l’occasion d’une provocation habituelle dans un couloir et ce qu’il avait découvert, dans les hurlements du professeur découvrant le nez brisé, qui geignait dans les cartables au sol, était évident. Sa réputation avait grandi au fur et à mesure des rixes.Il boxait à la sortie, à l’angle de rue prévu. Puis la bande avait envoyé des émissaires, on s’intéressait à lui. Il était invité à rejoindre les grands à la boxe française où il découvrit un monde qu’il ignorait avec cette belle salle tout en boiserie ; la Nantaise. Il n’eut même pas à payer l’abonnement, l’ombre des grands veillait. Il y avait bien les avertissements, les menaces d’exclusions qui pleuvaient et que son père déchirait au fur et à mesure. Il vaut mieux être le boucher que l’agneau ; disait-il tout le temps. Mais les grands veillaient et le proviseur tenait à sa nouvelle Renault qui trônait sur le parking ; la paix sociale avait déjà un prix. Il passa devant la grande esplanade du Pin Sec, le fief de la bande. Là où la nuit tombée, le vrombissement des échappements libres et les bougies sans antiparasites, rendaient toute télévision impossible pour le peuple des blêmes HLM. Les souvenirs remontaient en flèche, rythmés par l’essuie glace et la radio avec Nicole Croisille en sourdine.

    Ce début d’après midi où le Doulos l’avait convoqué pour le tester. Dans l’ombre des séchoirs, à l’abri des fenêtres ; il était arrivé, l’avait jaugé d’un regard vide puis avait jeté sa veste au sol. Le premier coup de pied l’avait balayé comme un coup de fouet sur les flancs. Un roi de la savate, le Doulos, plus d’adversaires connus à lui opposer depuis qu’il avait défiguré un motard en pleine place du commerce. Un fils de bourges qui avait voulut se la jouer facho de manif en provoquant ganté et casqué. La visière du casque avait explosée, lui crevant les yeux. Le Doulos ne buvait pas, ni ne fumait, parlant très peu mais s’entraînant avec un désespoir qui faisait peur ; il était du grand Clos et jusqu’au Dervallieres, sa légende courait déjà. Le masque hideux du Doulos qui fixait le vide et dont seule la jambe partait à la vitesse de l’éclair, frappant les chairs dans un bruit mat. Puis dans le brouillard de la fatigue naissante, ce trou évident qu’il n’avait jamais remarqué dans les bagarres auparavant. Il faut dire qu’il frappait toujours le premier, misant sur la rapidité. Mais là, même lorsque l’autre tournait pour l’ajuster, l’amener à la hauteur de sa jambe droite. Il lui suffisait de rompre à gauche pour que le trou s’ouvre, béant. Il tenta sa chance un peu naïvement, pour essayer. Le bruit mat de son coup de poing le rassura, il avait bel et bien touché. D’ailleurs le Doulos hocha la tête en arrière, agacé. L’œil était marqué, il en était quasiment sûr et une folle bouffée d’espoir l’envahit ; la peur avait changé de camp. Trois fois, il rompit comme s’il s’agissait d’une formule mathématique imparable et à chaque fois, le bruit mat le rassurait sur la puissance de son coup. Puis l’autre leva les bras, fatidique :
    -Putain de fausse patte, qui-t’-as appris çà ?
    – C’est quoi, fausse patte ?
    – Un putain de gaucher, mec…..
    Il riait maintenant et son oeil était désormais fermé et noirâtre. Mais il rigola encore en évoquant le combat prévu pour la nuit, car pour lui le Pin Sec était déjà mort. D’ailleurs, il n’y eut qu’un coup de poing qui troua l’air ce soir là et un corps qui tomba lourdement dans la boue. Une étoile scintillait tandis que la rumeur montait ; le Grand Clos avait un nouveau champion. Il pleuvait de plus en plus et les rues ne ressemblaient plus à rien tandis que le chanteur Christophe égrenait une mélopée nostalgique, qui le ramenait bien loin de Nantes. Les années avaient passé et les images défilaient, brouillant son regard à présent. Les quartiers s’étaient fondus pour faire le bloc nord lorsqu’il avait fallu écumer les bals de Vendée. Les plus téméraires avaient connu leur heure de gloire avec les premières Simca volées, ramenées ensuite au quartier comme des trophées, embrasant les rues de la cité des odeurs de gommes en décomposition. Les vieux se disaient que l’armée et l’usine se chargeraient bien de ramener l’ordre, à la place de cette police qu’on ne voyait guère. La vogue des petites motos italiennes tirait à sa fin, remplacées par de grosses japonaises. De nouvelles cités poussaient ci et là, repoussant les terrains vagues jusqu’au berges de l’ Erdre. Les bandes fondaient, décimées par la prison qui frappait les plus anciens. Le Doulos était mort bêtement en tentant de racketter un bar. Les plus malins tentaient de se faire un nom du coté du port, sur les docks, avec la cité comme carte de visite. Mais l’espèce était menacée par l’époque qui tournait.

    Il était là : le faubourg, au fond de la cité, là où la voie ferrée coupait les derniers terrains vagues. Il fit volte face d’une main souple devant le café des pécheurs, toujours aussi défraîchi. Un bistrot de la zone. Les essuies glaces battaient de plus en plus fort et Elvis avait remplacé Christophe, un truc qui parlait de pénitencier. Le petit 103 de Peugeot avait remplacé la Mob sur l’esplanade et il en déduit qu’une autre génération d’ados devait déjà être accoudée au comptoir crasseux Il poussa la porte, courbé par la pluie fine et personne ne sembla le reconnaître. Le costard et les cheveux courts n’étaient pas encore arrivés jusqu’ici. D’ailleurs, il sourit en voyant les pattes d’Eleph. Sournoisement, il se glissa au bout du bar, jouant les représentants égarés. Cela sentait le petit blanc du coteau et la bière.
    – Café, dit- il.

    Un des ados, aux cheveux sur les épaules, blouson court et Jeans crasseux, le provoqua du regard. ll éclata de rire tout seul.
    – Ben alors, petite bite, t’hésites là ou quoi, je te fais peur ?
    Le bruit tomba d’un coup, même les verres ne tintaient plus. Les souvenirs lui donnaient le tournis et il en rigolait tout haut.
    – Ah, merde alors, ce n’est pas possible !

    Il rigola de plus belle tandis que l’autre, le prenant pour un fou en profitait pour s’estomper. Puis il se dit que ce n‘était plus drôle soudain avec ce vieux Boz qui avançait sans avoir lâché sa bière. Il avait toujours été très myope, et il clignait des yeux tel un vieil hibou.
    – Merde alors, je ne t’aurais jamais reconnu comme ça, si il n’y avait eu ce mauvais rire comme autrefois!
    – Mais, t’étais où ? Bordel, tu as disparu comme ça, évaporé et comme tes vieux avaient déménagé dieu sait ou….
    – Loin d’ici, Boz, très loin et loin, c’est loin !

    Il n’avait pas envie de s’étendre, à quoi bon. Le faubourg s’arrêtait ici et pour ceux là, il n’y avait pas d’ailleurs. Il eut droit à la longue litanie du temps qui avait passé, des morts et des vivants. Enfin des vivants, entre la conscription et l’usine, même le centre social ne devaient plus reconnaître ses clients. Il leva un regard embué vers le crachin qui suintait dehors et il se rendit compte qu’il avait envie de siffloter un air de Miles Davis. Aujourd’hui, il avait toujours au moins un CD de Miles dans le chargeur de la Mercedes mais il se demandait à quoi pouvait bien ressembler le faubourg ; au jeune homme du cimetière sans doute. Bon, il tenait la première partie de l’histoire ; le début de tout.
    """""

    Extrait du ""Soleil se léve à l’est ""à sortir prochainement……

    Puis vint les combats politiques, dans l’action nous étions, quand nos vaillants professeurs qui émargaient dans la fonction publique, eux; préféraient les dogmes avec prudence.

    En prison, nous sommes allés ! Manifester comme des moutons, ils ne firent que …..

    Une de mes ex-prof de français s’est procuré ""l’épopée nomade" et le hasard a fait que nous nous sommes rencontré briévement à un vernissage. Elle a beaucoup aimé et cela paraissait sincére ; étrange, non !

    Cette faculté de la gauche bien pensante de pouvoir récupérer toutes les rebellions…..

    Aujourd ‘hui sur des forums dits littéraire, je croise le fer plastifié d’un clavier avec des auteurs dits de polar dont la plupart sont issus de l’enseignement ; de braves gens qui ne se préocuppent guére du statut financier et social de l’écrivain tout occupé qu’ils sont à cet égotisme d’étre auteur ( ça fait bin dans le cercle social). Ils écrivent du polar pour ados, des histoires abracadabrantes de crimes bidons, de commissariat où ils n’ont jamais mis les pieds et je ne me sens toujours pas d’affinité possible avec eux.

    Amérement,

    Novi

    """""""

    Je me dis souvent que Sarkozy aura proposé l’auto-demerde-toi- à-tricher , lorsque Royal nous aurait proposé les stalags de la formation- qui -débouche- jamais-sur -l’emploi….

    Mon épouse fait parti de ces profs de langue natif , vacataires précarisés, les bouches trous de leurs collégues suffisants et titularisés par un concours ….par chance les congés martenités et maladies nerveuses des uns faisant la compétence des autres…..elle benéficie aujourd’hui grace une récente réforme de ne plus étre en portage salarial pour des misions en CCI ou en Fac….le contrat dit d’emploi principal n’étant plus indispensable.

    Dans un autre domaine avez vous vu des medecins solidaires de leurs homlogues etrangers reduits à de mauvais salaires et conditions dans les hopitaux publics , ces sous-medecins dont pourtant la compétence ……ils sont si peu à dénoncer cet etat de fait .

    L’auto-entreprise est certes un enfer pavé de bonnes intentions mais comme le disait Agnes, la jungle révéle parfois des surprises en termes de nouvelles solidarités que le collectivisme attend toujours.

    Il n’y avait pas pire individualiste que le salarié , l’auto-entrepris doit bien lui pour survivre, apprendre la notion de gang , de bandes …

    Le pire ennemi n’etant pas toujours le concurrent avec qui parfois , mais l’acheteur salarié (futur chomeur d’ailleurs) qui vous toise de haut…

    Vaste sujet malgré tout qui globalise bien cette histoire de SDF du départ.

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  29. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    citation:
    au nombre exponentiel de charognards

    On peut parler d’une augmentation exponentielle, ayant en tête le tracé de la fonction exponentielle (x->exp(x) ) mais le reste est de l’abus de langage qui peut se révéler contre-productif car exp(0)=1 pourrait être qualifié de "nombre exponentiel" 😉

    Mais sur le fond, je pense aussi que la crise voit des hordes de charognards, qui se sentent forts en appétit, , sortir du bois prêts pour la curée, l’odeur du sang les rend fou.

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  30. Kamizole
    Kamizole dit :

    Je sais bien pourquoi je reviens sur ce blog… oui ! des détails qui paraissent insignifiants dans le flot des infos qui nous submergent semblent emblématiques d’une civilisation (?) qui se meurt… Les petits détails qui en disent long précisément sur "l’anomie" de la société – merci de me faire penser à Emile Durheim que j’avais oublié !

    "les civilisations sont mortelles" (Paul Valery)… la nôtre est moribonde sinon déjà morte. Miss SDF ou "On achève bien les chevaux" dont j’ai palé récomment… Même course individualiste dans ces parcours où il faudrait remettre eu goût du jour la solidarité et le partage… Pas seulement entre les pauvres mais toutes les institutions… Allons dire cela au Medef !

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  31. catalaburro
    catalaburro dit :

    Lecteur assidu de votre blog je vous écris pour vous faire part de mon regret que vous en ayez modifié la présentation.
    Je préférais de beaucoup l’impression verte sur fond blanc à la forme actuelle qui me semble beaucoup plus triste et plus difficile à lire.
    Veuillez excuser le caractère décalé de ma remarque par rapport au fond du sujet qui ,lui, est effectivement beaucoup plus attristant.

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  32. Farid
    Farid dit :

    Anomie ? T’es sure ? …
    Pour moi quand on ne sent plus du tout la merde on parle d’anosmie 🙂

    PS: petite demande personnelle : quand vas-tu nous remettre le thème normal, parce que les caractères blancs sur fond noir c’est dur pour mes p’tits yeux de presbytes. En fait ça nous pénalise plus que les cons du ministère.

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  33. valerie
    valerie dit :

    je suis très partagée sur ce concours de SDF.
    La femme qui s’en occupe gère depuis 20 ans quatre centres d’accueil pour les sans domicile.
    Elle ne débarque donc pas pour créer un buzz à bon compte.
    Oui la méthode donne envie de vomir.. mais je pense que c’est la seule, à l’heure actuelle qui donnera des résultats.
    j’imagine que cette femme, pour avoir monté 4 centres, a du se battre et taper à des multiples portes.

    je condamnerai plutot une société qui nous fait en arriver là… pas la personne à l’initiative du projet qui n’a sans doute trouvé que cela, en dernier recours.

    Répondre
  34. chris
    chris dit :

    @valerie

    ‘Un point de vue que je peux partager, l’ayant vécu dans d’autres circonstances.

    La guerre à couteaux tiré que se livre les auteurs Rmistes ( j’en connais un SDF) réduits à l’auto-edition et les bobos qui se font édité par l’édition ayant pignon sur librairie.

    Libraires, qui entre nous, tentent de nous apitoyer reguliérement en tant que chantres de la culture alors qu »ils ne sont que les relais serviles d’un bizness influencé politiquement.

    L’auteur indépendant, tout comme le nouveau SDF acteur de son propre role, en est donc réduit à faire le clown pour amuser le bobo moyen.

    Je vous rejoins donc sur l’idée que le consommateur- client est plus responsable de ses achats que celui qui le lui vends parfois contraintset forcé.

    L’un doit vivre tandis que le second se distrait.

    PS ; j’unis ma complainte à celle de Farid, pitié pour les presbytes….

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