Le jour d’après

Aux États-Unis, la possession d’une arme à feu est un droit constitutionnel. En Gascogne, il semble que les autochtones aient opté pour la tronçonneuse et ça change tout.


ÉtêtésLa première chose que je vois en sortant enfin de ma maison, ce sont les racines du grand sapin qui ombrageait ma corde à linge et occultait les premières lueurs de l’aube en été. Il y a aussi quelques tuiles éclatées au sol, mais je sais que ce n’est pas l’œuvre de Klaus, mais bien celle de mon propriétaire funambule. La moitié des fruitiers qui encadraient notre terrain est allongée au sol et sur la pelouse a éclot de bien singulières fleurs de tôle. Ma voiture n’a pas bougé d’un pouce, encaissant vaillamment les vents de travers.

C’est en arrivant sur le chemin que je mesure l’ampleur des dégâts : un mikado formidable de troncs, de poteaux et de câbles à été repoussé sur les bas-côtés, dégageant juste la largeur d’une voiture. Le tunnel de verdure bucolique qui bordait notre petite route n’est plus. Je suis impressionnée par la célérité de ceux qui ont dégagé la route aussi rapidement, m’interrogeant sur les moyens qui ont été mis en œuvre. Sur les cinq kilomètres qui me séparent du bled, je compte pas moins de 12 chutes d’arbres, essentiellement des pins maritimes, dont la tranche dépasse largement la taille d’un homme. Tout a été méthodiquement nettoyé, sectionné, tronçonné et dégagé sur le bas-côté, alors que le gros de la tempête n’est passé qu’il y a 2 ou 3 heures. Entre le patelin d’à côté et le bled, un énorme câble traverse la route. Il s’agit de l’alimentation électrique d’une bonne partie du canton.

File d'attenteJe vais à la maison de retraite directement, parce que je sais qu’ils ont un générateur bien musclé. Le secteur du lycée est affreusement ravagé par les chutes d’arbres. J’y croise le correspondant de Sud-Ouest qui photographie les dégâts. Il habite aussi un microbled paumé en bout de ligne, sa femme a une petite forme, il compte partir assez rapidement dans sa résidence secondaire, en attendant un retour à la normale. Je note mentalement qu’il n’y aura plus personne pour raconter ce qui se passe dans le coin, mise à part ma pomme.

Ma grand-mère n’est pas inquiète. Pas de coupure de courant (et pour cause !), une bâtisse récente, mais suffisamment solide, un coup de vent qui ne l’a pas franchement perturbée. Le bled est niché dans une cuvette. C’est plutôt moyen quand il pleut beaucoup, mais cela peut être assez salutaire quand ça décorne les bœufs. Bien sûr, son téléphone fonctionne et je me dépêche de donner des nouvelles à la famille proche. Un petit coup de fil aussi à une amie, enceinte jusqu’aux dents, qui aurait pu avoir la bonne idée d’accoucher en pleine tempête. Elle m’apprend que son canton, plus à l’ouest du département, a été moins touché et que non, elle va encore se trainer un moment ses cinq kilos de bébés. Je suis surprise de constater que je n’ai plus du tout de réseau GSM. Les relais me paraissent moins sensibles à la chute d’arbres que les réseaux filaires aériens. Ce que j’ignore, c’est que les relais sont alimentés… par le réseau filaire d’EDF. Si l’alimentation s’arrête dans un secteur, c’est toutes les infrastructures du secteur qui s’arrêtent avec lui.
Et ce n’est que le début de l’effet domino.

TorduDans la rue, les gens sortent, se rencontrent et se parlent. En temps normal, on se croise, juste, parfois avec un petit signe de reconnaissance de la tête. Mais là, les gens se parlent. Je vois le téléphone arabe se remettre en marche à la vitesse grand V. Les nouvelles galopent pratiquement à la vitesse de la lumière, parfois même plus rapidement, ce qui apporte un éclairage intéressant à la théorie de la relativité. Il y a des coins isolés, mais déjà, on sait ce qu’il s’y passe.

Le supermarché Carrefour brille comme un sapin de Noël et les villageois y convergent. Drôle d’ambiance pour un samedi. La plupart des gens que je croise ont juste l’air fatigués et le rayon lampes de poche – piles – bougies a été pratiquement nettoyé, mais tout le monde est calme et… affable. Je sors avec quelques courses quand je suis abordée par une femme qui vit de mon côté, dans la cambrousse.

  • Il faut acheter de l’eau potable
  • Ha bon, pourquoi ? Chez nous, ça va, ça coule, on a même eu l’eau chaude des cumulus pour se doucher. Et puis je ne vois pas le rapport entre les conduites d’eau sous-terraines et la tempête.
  • Le château d’eau se vide.
  • Comment ça ?
  • En fait, l’eau est pompée dans la nappe phréatique et est stockée dans le château d’eau pour nous fournir la pression. Mais comme il n’y a plus de courant nulle part, les pompes se sont arrêtées partout dans le canton et nous n’avons plus que le contenu des châteaux pour nos besoins.
  • Mais il y en a pour combien de temps ?
  • 24 heures, tout au plus.
  • Mais, nous n’avons pas de groupe pour faire tourner les pompes ?
  • Non, rien.

Mierda! Manger à la chandelle dans une maison à 11°C passe encore, ne plus avoir de téléphone, de TV, ce n’est pas très grave, du moment qu’on remet la main sur de bons vieux jeux de société, perdre le contenu du congélo… bon, tant pis. Mais ne plus pouvoir se laver pendant… combien de temps, déjà ?

Changer la bouteille de gaz. Manquerait plus que je me retrouve en rade de gaz un dimanche de fin de civilisation. Il y a la queue à la station-service : les gens ont ressorti les vieux poêles à pétrole, il leur faut du carburant pour se chauffer. D’autres doivent nourrir les groupes électrogènes qui vrombissent dans la campagne.

  • Vous avez l’appoint ?
  • Ben non, pourquoi ?
  • Le terminal CB est HS : il nous faut l’appoint ou un chèque.
  • Bon, je vais retirer en ville.
  • Je vous épargne cette peine, il n’y a plus un seul DAB en fonctionnel dans le canton.

Je n’y avais pas pensé non plus : plus de fluides, plus de liquide. Je paie tout par CB, je retire le moins possible et il va me falloir des fouilles archéologiques pour retrouver un chéquier à la maison. L’argent vient de se rematérialiser. Un aller-retour plus tard, me revoilà à la station-service pour ma recharge de gaz domestique. Je profite d’une accalmie de clientèle pour discuter avec le gérant. D’habitude, ce gars est joyeux comme un jour sans pain, mais là, je le trouve carrément prolixe. Le supermarché alimente le magasin, les frigos, le parking et la station sur son groupe, lequel a 7 jours d’autonomie. Ensuite, il n’y a plus rien, même plus d’essence. Ben oui, pour les pompes aussi, il faut de l’électricité. Quant au gérant, il va rentrer chez lui ce soir dans une maison noire et froide.

  • Je me demande si je ne vais pas passer la nuit dans le supermarché, finalement…
  • Excellente idée ! Vous nous invitez ?
  • C’est vrai que ce serait pas mal…

Le vieux fantasme de la nuit au centre commercial : tout le confort de la consommation de masse moderne au service des naufragés du climat. On se marre un bon coup, chose que je n’aurais pas imaginée il y a 24 heures.
Après ce délire purement consumériste, je retourne à la casbah, goûter aux joies de la soirée Monopoly qui n’en finit pas. Je suis décidément une gauchiste à la petite semaine : je désire le changement du système consumériste et quand il s’effondre, par la grâce d’un mauvais coup de vent, me voilà immédiatement orpheline du confort petit-bourgeois.

Le lendemain matin, c’est un conseiller municipal de mon microbled qui vient en voiture jusque chez nous pour dispatcher les dernières consignes et nouvelles. Il confirme que le château d’eau est presque vide et nous indique les piscines du coin réquisitionnées pour capter au moins de quoi alimenter les chasses d’eau. Nous voilà bien vulnérables si nous ne pouvons plus évacuer notre merde. Les gens du conseil, avec des paysans et volontaires du coin se sont organisés spontanément, un peu partout dans le canton : prendre des nouvelles des vieux isolés, partager le courant des groupes électrogènes, récupérer les congélateurs-coffre de ceux qui stockent toute leur nourriture pour l’hiver et surtout, dégager les routes, partout, jusque dans les plus petits chemins. Les agriculteurs ont sorti les tracteurs pour traîner les billes de bois, d’autres ont bricolé les poteaux de fortune pour soutenir les câblages abattus. La tempête secouait encore tout le secteur que déjà une armada de bûcherons improvisés s’affairait partout à réduire les dégâts.

Je décide de quitter le bled et d’aller me réfugier avec la gosse dans la famille, au bled en chef. De toute manière, je ne peux plus travailler et sur place, je ne sers pas à grand-chose. Avant de partir, nous allons livrer une bobine de film dans un autre cinéma, un peu plus loin, en plaine de l’Adour. En chemin, les mêmes scènes de désolation se répètent. Le projectionniste est une sorte de sympathique géant qui raconte la même chose que chez nous. Il raconte aussi la solidarité des gens : il a hébergé deux réalisateurs belges venus présenter un film la veille au soir et qui ont dû passer une veillée inoubliable entre toutes. Le directeur de la maison de retraite du coin a invité tous les habitants à venir recharger les téléphones portables dans son établissement, lui aussi alimenté par un groupe. La solidarité surgit, partout, tout le temps et c’est vrai que cela donne le sourire.
Je collecte les témoignages et les photos et je me rends compte qu’en ravageant notre cadre de vie, Klaus nous a aussi révélés à nous-mêmes.
Et je ne suis pas au bout de mes surprises.

Lire le début de l’histoire : Au cœur des ténèbres

Lire la suite et la fin : Ministère des sinistrés

23 réponses
  1. Kamizole
    Kamizole dit :

    Plutôt rassurant sur la vraie solidarité spontanée, celle surtout des campagnes où l’entraide était de mise, nonobstant les rivalités… Les réflexes anciens reprennent le dessus.

    Savoir être attentive aux autres, parler, écouter, sourire, aider le cas échéant. Je suis de cette "école" là… ce qui met beaucoup d’huile – gratuite – dans le moteur des relations sociales. Fût-ce pour de parfaits inconnus. Ne demandant rien en retour, espérant juste qu’à leur tour, ils aideront… J’ai moi-même été aidée, par des ami(e)s ou des inconnus. Faire tourner cette "chaîne" me paraît un "impératif catégorique", autrement plus important que ce que nous serinera demain Sarkozy – que je me garderais bien de voir ou écouter – qui ne pensera jamais qu’à son intérêt perso ou celui de ses "mandants" véritables… du "COUAC-40" !

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  2. Test grandeur nature
    Test grandeur nature dit :

    Et heureusement qu’il y a le pétrole : pour les récipients en plastique de toutes sortes, pour les bougies, pour le carburant qui fait tourner les groupes électrogènes, etc. 😉

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  3. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Eux vont te répondre que si tu vis en ermite dans les bois, c’est ton choix et pas celui de la société.

    Je dirais que les gens d’ERDF ont plutôt assurés le steak, dans la mesure où les états majors avaient clairement sous-estimé l’ampleur du bordel dans les Landes et chez nous. Mais que la vétusté des lignes, pas franchement entretenues depuis des années a pas mal pesé dans la sensibilité à la tempête, même si un arbre dans ta face, il n’y a pas grand chose à faire. Là où on voit la différence avec la notion de service public, c’est chez les Telecom, qui sont vraiment en-dessous de tout. On sent bien que chaque sous mis dans l’infrastructure va sortir de la popoche de l’actionnaire, j’en parle ailleurs.

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  4. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je ne sais pas : la réponse des gens à une grosse merde est multifactorielle. J’ai eu des témoignages sur d’autres endroits où ça a plutôt été la foire d’empoigne. Bien sûr, le tirage dans les pattes est moins efficace à l’usage. Je crois que c’est un ensemble, un contexte, des relations sociales plus ou moins diffuses en temps normal. Dans le coin, les gens aiment bien encore se retrouver dans des teufs de village, comme le tourin à l’aïl, ce genre de truc. La forte présence des agriculteurs y est probablement pour beaucoup. Le fait aussi qu’il y a pas mal de liens familiaux.

    Je pense plutôt que celui qui tient la source d’énergie a le pouvoir. Et que nous sommes beaucoup trop dépendant du réseau électrique, lequel a des sites de production trop massifs et trop concentrés. Il me semble, par exemple, plus logique d’équiper les relais GSM d’accus avec alimentation photovoltaïque ou de coupler les pompes de châteaux d’eau à de petites éoliennes… mais non.

    Rien que sur la question de la refonte énergétique en France, j’ai de quoi alimenter un plan de relance bis… en plus efficace et utile!

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  5. Jean Claude Goujat
    Jean Claude Goujat dit :

    Et dire qu’il y en a qui désespèrent du peuple!
    C’est dans la merde que l’on reconnait les siens.
    Mais les critiques pleuvent dans les Landes contre les directions de FT et ERDF,et aussi contre la politique de destruction des services puiblics.
    A l’unanimité,UMP compris….sauf qu’eux ils ont votés la fin du service public en question.
    Enfin la solidarité c’est réconfortant.
    Mais quand même qu’est-ce que nous sommes dépendants de tout ce que la "société" a construit autour de nous.
    Et l’imprévoyance se paye cash!pas de groupes électrogènes pour le château d’eau,les lignes moyennes et basses tensions pas enterrées,téléphone non plus mais ça ne relève pas du service public ça?
    Et ça va repartir avec les "discours" rassurants des coms de la météo!
    De tous les 50 ans,on est passé à 10,et il n’y a pas lieu de s’affoler qu’ils disent!
    On devraient les obliger à habiter en forêt!

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  6. Aldo
    Aldo dit :

    Monolecte, si je comprends bien, il ne manque plus qu’une bonne grosse catastrophe et la population quittera son individualisme forcené pour retrouver la joie de la vie en société ?

    La crise financière n’est pas encore suffisamment avancée, la tempête a amorcé le mouvement. Il manque encore un véritable déclencheur…

    Ou bien ?

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  7. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Il y a tout à faire en terme de relocalisation énergétique, y compris en ville : isolation des bâtiments d’habitation, utilisation des toitures pour l’énergie solaire et/ou éolienne, récupération des déchêts (Nous ne sommes pas dans Mad Max 3, mais la merde d’une ville, ça doit en produire du méthane!), optimisation des ressources. Exemple simple : le vent/soleil, alimente des pompes qui montent l’eau dans des réservoirs placés sur les toits des immeubles. Plusieurs conséquences : on peut utiliser directement une partie de l’eau pour la chauffer au solaire et la réinjecter dans l’immeuble, sous pression, on peut aussi s’en servir comme réserve énergétique (problème bien connu du stockage de l’énergie), puisqu’on peut échanger l’énergie gravitationnelle de l’eau pour activer une turbine, à la demande. En plus, c’est pratique pour éteindre les incendies…

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  8. John V. Doe
    John V. Doe dit :

    Sur "le vieux fantasme de la nuit au centre commercial" Chantal Montellier nous avait dessiné il y qq années une excellente BD très parano.

    Et comme tu dis, "le tirage de pattes est moins efficace" mais faut que les gens aient eu l’occasion de l’expérimenter, comme le démontre la théorie des jeux. Pour ça, comme pour l’autonomie énergétique, la ville est mal barrée.

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  9. speedy
    speedy dit :

    dans les landes (nord de dax), la sitution est assez apocalyptique mais hénaurme travail des pompiers pour débalyer les routes. renforts militaires pas très utiles car pas de matériel et pas d’habilitation pour tronçonner de toute façon. impossible de compter les arbres au sol. entre 1 et 3 sur 4 selon les secteurs.

    les leçons de 99 n’ont pas été retenues pour les lignes électriques ou téléphoniques. la mairie a par contre investi dans un groupe électrogène pour pomper l’eau, sans doute l’effet nouveau maire. pas d’électricité en vue pendant un certain temps dans pas mal de coins et peut-être le téléphone avant la fin de l’année ! les portables ne passent pas de toute façon.

    la bonne nouvelle est que tout le monde aura du bois de chauffage pour au moins 10 ans.

    sur les sources d’énergie alternatives : il y a clairement des progrès à faire mais construire des installations qui résistent à des vents de 200 km/h nécessite des mesures particulières et entraîne des coûts en proportion. il n’est pas sûr que cette exigence soit prise en compte si on se réfère au cas des lignes à enterrer.

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  10. Françoise Boulanger
    Françoise Boulanger dit :

    Bonjour Agnès,
    C’est sur le blog de Farid Taha que je viens de vous "découvrir"…
    Habitant moi aussi dans le coin, à Dax, comme votre lecteur précédent, le récit que vous faites ici correspond pratiquement à ce que j’ai vécu moi-même ou à travers ma famille dans les alentours. Un de mes frères habite dans le Gers également (près de Auch).
    Vous avez véritablement un style très personnel et réjouissant. Merci de ce témoignage à la fois imagé et touchant.
    il me semble que nous sommes de sensibilité politique différente mais à mon avis aux préoccupations très très proches.
    Bien amicalement.
    PS J’ai découvert votre page Google. Génial tout ce que vous faites, en particulier le théâtre. 🙂

    Répondre
  11. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Il y a quand même certaines différences mineures: par exemple, le cadre commercial ne pond pas, et l’électeur UMP n’est pas comestible, avec ou sans éclairage artificiel – contrairement au supporter de foot qui s’anime à l’éclairage artificiel d’un stade, et cocorique, bien qu’il ne ponde pas non plus et ne soit pas davantage comestible.

    Répondre
  12. comme ça
    comme ça dit :

    Je cite la monolecteuse:

    "Mierda! Manger à la chandelle dans une maison à 11°C passe encore, ne plus avoir de téléphone, de TV, ce n’est pas très grave, du moment qu’on remet la main sur de bons vieux jeux de société, perdre le contenu du congélo… bon, tant pis. Mais ne plus pouvoir se laver pendant… combien de temps, déjà?"

    Mais non, mais non, mais non !…
    Ne pas pouvoir se laver c’est la vrai vie, la régression fondamentale, le retour aux origines.

    Ah! Les vulpines effluves d’aisselles, le pédieux fumet de chaussettes de chasseur, l’ammoniacal parfum de petite culotte de jeune fille… Bref, ne plus être obligé de sacrifier à l’obligation petite bourgeoise de sentir bon et d’être propre. D’ailleurs tous le mômes sont dac avec moi. C’est la preuve…

    Le drame, dans ces cas là, et je sais de quoi je cause pour avoir fréquenté plusieurs cyclones, et des vrais de vrai, des tropicaux, le drâââme, c’est d’être obligé de se coucher comme les poules ne se couchent plus, because qu’on les éclaire en permanence pour qu’elles bouffent 24/24. C’est con, une poule.

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  13. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @ Françoise : bonjour et bienvenue ici (même les MODEM sont les bienvenus 😉 ). La sensibilité politique n’est pas aussi essentielle que la qualité humaine. Farid n’est pas de mon bord politique, mais j’ai beaucoup de cyber-affection pour lui. Sinon, j’ai arrêté le théâtre : pas assez égotique pour cela!

    Répondre
  14. Françoise Boulanger
    Françoise Boulanger dit :

    Merci Agnès de votre réponse.
    Je pense moi aussi que la valeur d’une personnalité ne tient pas à "sa religion".
    A Dax nous avons depuis les dernières municipales un maire socialiste qui est à mon avis un modèle de droiture et d’humanisme. C’est bien réconfortant.

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  15. Jean Claude Goujat
    Jean Claude Goujat dit :

    Euh le poulet,s’il est jaune a le cou nu et bien dodu ça va,mais casqué c’est limite!
    Pour le les panneaux solaires pour le GSM c’est déjà le cas,le problème ça va au délà de 24 heures les batteries ne tiennent pas plus.
    Quant aux éoliennes pour les château d’aeu,avec le vent du 23 et 24 elles auraient tout simplement cesser d’exister et seraient passées comme des OVNI!
    Et demain à St Yaguen,à l’initiative de l’ANECR il y a une rencontre avec les habitants avec André Chassaigne pour faire des propositions,la première c’est que les 10,5 milliards € dont les banques n’ont pas besoin aille dans des prêts à taux zéro pour la replantation de la forêt et ensuite pour que la région retrouvent ses services publics.
    Quant aux implantations de la production électrique pour avoir la proximité,c’est du lourd.
    Parce qu’il faut déjà régler le problème de quelle mode de production on installe.
    Et la pour avoir un débat serein,c’est pas encore fait.

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  16. jardin
    jardin dit :

    "tu as étrangement oublié le poulet ;-)":

    Mon meilleur souvenir de la campagne présidentielle sera la vidéo de Greenpeace, et une bande de "poulets" ahuris devant ce camion qui leur déverse son chargement de maïs. C’est seulement l’apparition des pancartes qui (par réflexe conditionné?) les avait sortis de leur sidération. Des poulets plus intéressés par des pancartes que par du maïs, à coup sûr c’est des transgéniques!

    Et Jean Claude: tes connaissances en énergies renouvelables sont assez sommaires. Ya beaucoup de littérature sur le sujet, documente-toi davantage (et aux bonnes sources, pas chez les pro-nucléaires!). Sur ce point, je regrette amèrement que quand il est question de construire ou de garder une saloperie nucléaire, certains fassent passer la sauvegarde de l’emploi avant la sauvegarde de la vie. D’autant qu’en cas de pépin, ceux qui ont gardé leur emploi perdront la vie les premiers. Perdre sa vie à la gagner, au sens fort cette fois.

    Répondre
  17. Test grandeur nature
    Test grandeur nature dit :

    @ monolecte : "(…) la vétusté des lignes (..) même si un arbre dans ta face (…)"

    Je ne suis pas un spécialiste, mais je crois que c’est pour ça l’élagage (et tout ça) en principe… Que même si l’arbre bascule, il n’a aucune chance de toucher la ligne électrique.

    Mais bon, avec la concurrence (et tout ça), je crois qu’ils ont pris l’habitude de ne pas entretenir l’infrastructure matérielle (ou alors un minimum). L’infrastructure matérielle, ils doivent voir ça comme quelque chose qui leur coûte et qui ne leur rapporte pas spécialement. Ils doivent sûrement préférer prendre le risque… c’est pas eux qui seront personnellement touchés de toute façon. Négliger les risques… ça doit sûrement être rentable (si on ne veut pas voir que ce n’est pas profitable aux utilisateurs).

    Tiens, ça me fait penser à "La stratégie du choc" de Naomi Klein… Il faudrait que je le relise celui-la.

    Oui, ça serait en plus l’occasion pour eux de vendre des produits : des services "prioritaire en cas de catastrophe naturel" (vous êtes dépanné en moins de X heures, garanti), ou des objets "pour survivre" (groupe électrogène, etc.) … C’est vrai qu’avec leur mentalité, ils doivent voir ça comme une magnifique opportunité !

    Répondre
  18. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    C’est bien ça. La catastrophe génère de l’activité et donc du chiffre. Ils se demandent juste qui faire casquer.
    C’est comme les services de distribution d’eau privatisés : ils cherchent à te vendre une assurance contre les fuites de vétusté du réseau.

    Répondre
  19. Céleste
    Céleste dit :

    Les catastrophes naturelles sont aussi des révélateurs humains.
    Incrédulité devant l’ampleur du phénomène, absence totale de réaction "effet de paralysie" qui peut coûter la vie , fuite et solidarité dans la fuite, statut de réfugiés, pour l’avoir vécu je sais que nos capacités de résistance, à nous, les occidentaux, sont très faibles – dans les conditions de vie des réfugiés du monde entier nous tenons 3 mois (et encore!)-
    puis il s’agit de reconstruire, globalement la solidarité prévaut et ça c’est positif.

    Il est probable que les catastrophes climatiques deviennent plus fréquentes, de toute évidence nous n’y sommes pas prêts. On l’a bien vu au niveau des infra structures.

    Répondre
  20. Jean Claude Goujat
    Jean Claude Goujat dit :

    Jardin,il n’y a pas besoin d’être "pro-nucléaire" pour savoir qu’une éolienne ça fonctionne en dessus de 35km/h de vent,et en dessous de 90km/h de vent!
    Et que peu de vent ou trop de vent c’est pas d’électricité!
    Ensuite faut éviter les escroqueries:EDF produit le kw/h à 0,028€,l’éolien terrestre est acheté 0,085,3 fois plus cher,l’éolien maritime,0,13,4 fois plus cher.
    EDF récupére l’argent sous la forme d’une taxe de 5% appelée CSPE.Les usagers payent ainsi 2,5 milliards € à des entreprises PRIVEES,parce qu’aucune éolienne appartient à EDF!
    Une éolienne vit 15 ans et son démentèlement coute 500 000€ entièrement payé par le contribuable ou par le propriétaire du terrain…si il est solvable.
    Pour fixer une tour c’est 1500tonnes de béton,en mer c’est 3000!
    Et c’est très facile de dire que ceux qui ont des doutes sur l’éolien sont obligatoirement des "pro-nucléaire",ça évite bien de regarder les réalités en face!On sort l’insulte,parce que ça en devient une,"pro-nuc" et on termine le débat.
    Tous les chiffres çi dessus viennent de la Fédération Environnement Durable de Basse Normandie,pas particulièrement "pro-nuc" mais véritablement pro-citoyens!
    J’ai été électricien pendant 20 ans et je peux assurer qu’Il n’y a aucun moyen de production d’électricité qui soit sans impact sur l’environnement.
    Nous exportons de l’électricité vers des pays qui ont choisis l’éolien,l’Allemagne et l’Espagne 3 jours sur 4 ils démarrent les centrales thermiques par manque de vent.
    Tout l’argent gaspillé serait plus utile dans la recherche sur les déchets nucléaires,dont il faudra de toute façon s’occuper,le solaire,la biomasse et surtout les économies d’énergie,de l’isolation de immeubles anciens,à la construction aux normes HQE.
    Mais je crois que ça suffit de répliquer à ceux qui sont en désaccord avec la mode ambiante:"vous ne savez pas de quoi vous parlez" et mettre ainsi fin au débat.

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  21. Yves
    Yves dit :

    Je suis désolé de devoir contredire totalement le commentaire n° 22 de Jean-Claude G.
    Ses arguments tirés des propos de la soi-disant Fédération Environnement Durable, qui n’est qu’un rassemblement anti-éolien, ressemblent au premier abord à des choses de bon sens, mais les faits les contredisent. Bien des sources d’infos sérieuses sérieuses le prouvent, mais dispersées et pas toujours facilement accessibles.
    Alors allez voir, sur http://www.defi-energies17.org/arti… , et téléchargez leur argumentaire belge (pour ne pas rester dans les criailleries franco-françaises) qui a l’avantage de traiter l’ensemble de ces pb dans un langage compréhensible par tous.
    Et puis bon, si même EDF et Obama investissent dans l’éolien c’est qu’il y a quelque chose de bon là dedans, non ?
    Alors si vous n’aimez pas que ce soient des capitalistes qui s’y collent, faites le vous mêmes ! Il y a plusieurs exemples de parcs éoliens avec investissement populaire qui sont des succès, en Lorraine par exemple.

    En tous cas, isolons bien nos logements et donnons-nous localement des moyens d’indépendance énergétique. Ce témoignage d’Agnès en démontre l’utilité. Merci Agnès !

    Des tas de sites internet fourmillent d’exemples et de solutions. Il n’y a qu’à se baisser pour les trouver.
    Eh oh ! les métiers du bâtiment ! Vous avez un sacré retard à rattraper.

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