Six degrés de réalité

La réalité, c’est ce qui reste quand les effets de l’alcool se dissipent.

La pierre angulaire de la real democracy, c’est évidemment l’idée que les décisions des élus collent au plus près de la réalité quotidienne du bon peuple. Dans les faits, ça se traduit surtout par une sorte de diarrhée déclarative collant au plus près du fait divers sordide.

Et en matière de réalité objectivement vécue, c’est un peu comme le reste : tout est relatif.

La fièvre acheteuse

Nous voici donc, samedi dernier, dans la plus grande zone commerciale du secteur de Bordeaux. Quand on habite au fin fond de nulle part, les choix sont restreints à tous les niveaux. En général, ce n’est pas très grave. Et quand on veut quelque chose de vraiment particulier, on temporise, le temps d’avoir l’occasion d’aller dans un grand centre urbain, un de ces endroits où l’on n’a que l’embarras du choix.

Là, il s’agissait de renouveler les deux poêles de la maison. Les deux précédentes, achetées fort cher 3 ans plus tôt, voyaient leur revêtement antiadhésif partir en lambeaux, malgré toutes les précautions d’entretien que nous avions prises au fil du temps. Non seulement les poêlées avaient tendance à coller au fond de plus en plus dénudé, mais nous étions vaguement mal à l’aise quant à la destination finale des bouts de Téflon disparus. On se dit qu’un jour on nous annoncera que ça file le cancer du trou de balle quand on l’ingère, ce que nous faisons tous, forcément, en fin de vie de l’ustensile…
La pratique de plusieurs jeux de poêles au cours de notre existence ménagère nous a appris une chose essentielle : l’investissement initial ne change rien à l’espérance de vie de celles qui sont antiadhésives. C’est tout. Pas la peine d’ergoter. Du coup, nous avons décidé de prendre les nouvelles poêles chez Ikéa, là où mon père a trouvé la sienne pour 5,00€.

Bien sûr, nous nous disions qu’aller un samedi à Ikéa Bordeaux, ce n’allait pas être une partie de plaisir, mais bon, Noël venant de passer et de bien drainer les fonds de poches des impécunieux, nous espérions une sorte de trêve consumériste, un peu comme un joueur de poker qui joue la prudence a près s’être fait éponger sur un mauvais bluff.

Mais là… c’était la quatrième dimension! Un centre commercial plein jusqu’à la gueule. Des bagnoles qui se garent n’importe comment sur les terre-pleins à l’entrée de la zone marchande. Une foule compacte et industrieuse qui n’a de cesse que d’écluser un maximum de rayons et d’acheter un maximum de choses. Il y avait quelque chose de méthodique et d’insouciant à la fois dans ce quadrillage consumériste, une sorte de grosse fièvre froide du claquage de carte bleue. La foule s’écoulait comme un énorme mascaret sur le parcours forcément sinueux du magasin venu du froid et raclait les berges de marchandises débordantes, jusqu’à ne presque plus pouvoir pousser leur caddie pourtant démesuré. Je me retrouvais prisonnière de la déferlante, ballottée avec mes trois trucs à pas cher, effarée d’être à ce point à des années-lumières de mes contemporains.
Quand j’ai fini par être précipitée par le courant sur le barrage des caisses, j’ai halluciné de voir avec quelle gloutonnerie les tapis roulants dégueulaient des monceaux de marchandises, avec quelle fébrilité l’argent changeait de main. J’avais l’impression d’être une Polonaise des années 70 subitement propulsée dans une sorte de rêve éveillé de ce que je pouvais imaginer de plus caricatural du monde de débauche qui s’agitait outre-mur.

Un peu plus tard, afin de renouveler mon stock de produits pour lentilles, je me retrouve à faire le pied de grue chez Afflelou. Blindé, aussi. Comme toute la galerie marchande de l’Auchan-Lac. Comme tous les vendeurs sont occupés, je regarde. Tous ces gens qui achètent, achètent, achètent, comme une danse de Saint-Guy. Là, il y a un jeune couple. La petite trentaine laborieuse. Elle se prend des montures hors de prix. Il la photographie avec son iPhone flambant neuf, dont la petite pomme métallisée accroche ostensiblement la lumière. Et ainsi de suite. Dans la galerie, dans le supermarché, partout, débauche de gadgets hors de prix, de dépenses somptueuses. Ça claque, ça pète, ça brille, c’est la fête au bling-bling.

Grenelle en novembre, Noël en décembre

On ressort de là un peu sonnés, complètement stupéfaits, vaseux, étrangers à nous-mêmes. Nous avons l’impression d’être tombés dans une foire de gagnants du loto, à deux-mille kilomètres de notre propre réalité quotidienne. Dans notre vécu quotidien, on fait gaffe à tout, on ne sort pas la bagnole n’importe quand, on fait les courses de manière pragmatique, on éteint la lumière en quittant une pièce, on rogne sur tout.

On ne ressent pas cela comme un train sans fin de privation. Nous sommes juste conscients de la limite de nos ressources, de nos faibles marges de manœuvre. Et je connais beaucoup de gens comme nous.

Alors, c’était quoi, ça?

Un autre niveau de réalité.

Parce que même avec 13% de pauvres, même avec 17% de smicards, même avec 50% de gens qui gagnent moins de 1500€ par mois, même avec les loyers au plafond, même avec le carburant qui frôle régulièrement les 10 frf le litre [1], même avec les prix qui flambent et les salaires qui stagnent, ben il reste quand même un sacré gros paquet de gagnants du loto!

Des mecs qui dépensent sans compter, qui ne connaissent pas le concept de fin de mois[2], qui s’éclatent sans complexe à claquer du blé, à acheter tous les gadgets technologiques hors de prix qu’ils peuvent, qui vont en vacances loin et souvent, qui peuvent dépenser avec le sourire deux SMIC pour rafraîchir la déco du 150 m² qui vaut deux fois le prix qu’ils l’ont acheté. C’est comme s’il existait deux mondes qui cohabitent sans ne presque plus jamais se croiser.

D’un côté, le monde que je connais bien : les chômistes, les smicards, les précaires, ceux qui se serrent chaque jour un peu plus la ceinture. Tout ce petit peuple qui en chie plutôt en silence, qui essaie en permanence de travailler plus pour gratter quelques euros de plus, mais qui ne peut jamais boucler les fins de mois qui commencent le 5.

Et de l’autre, ceux qui ont réussi, comme on dit. Sorte de planches à billets ambulantes, friands de tout, tout le temps, tout de suite. Vaguement blasés, aussi, mais capables d’humilier une caissière qui s’est plantée de 2 cents sur un rendu de monnaie. Des mecs qui se sont fait monter une installation solaire sur leur sweet home, parce que c’est écolo, mais qui se font ensuite un concours de guirlandes lumineuses pour les fêtes! Des tas de gens qui doivent en fait bien apprécier la tournure que prend notre société, qui comprennent le princident avec ses oreilles de Mickey, qui applaudissent aux réformes en cours, qui aiment le culte du veau d’or décomplexé.

C’est juste que, comme les deux bords d’un rift qui s’agrandit au fond d’une fosse marine insondable, ces deux continents humains s’éloignent chaque jour un peu plus, vivent chaque jour de manière un peu plus différente.

Trop de degrés de séparation

Alors du coup, on gamberge et on commence à comprendre ces étranges dissonances entre notre vécu, le miroir déformant que nous tend les médias et les discours politiques qui, manifestement, ne s’adressent pas à nous. On commence aussi à mieux comprendre comment se construit le désenchantement démocratique entre un certain petit peuple et ceux qui sont censés le représenter. Des mondes qui ne se côtoient pas, ne se parlent pas, ne se comprennent pas. Des mondes étanches, séparés par des barrières de plus en plus infranchissables… enfin, surtout dans le sens montant…

Une société où les inégalités sont en train d’exploser.

Et où la démocratie représentative, forcément, se vide beaucoup de son sens.

Drôle de manière de finir 2007.

À l’année prochaine!

notes

1. souvenez-vous, dans les années 90, tous ceux qui disaient qu’à 10 balles le litre, ils marcheraient à pied, et qui maintenant, roulent en 4×4!

2. surtout quand ils en sont à dépenser le 14e !

113 réponses
  1. Olivier B.
    Olivier B. dit :

    Bon bout d’an à toi, chère Agnès, avec ton anniversaire le lendemain – c’est ça les journalistes, c’est super bien informé 😉
    Et courage pour… continuer à survivre, comme beaucoup de gens.
    Heureusement qu’on a l’amour et l’amitié, mais parfois, c’est dur quand même :-/
    Allez on y croit : en 2008, j’arrive à pondre mon bouquin et je sors de la précarité !
    Pffff… J’y crois même pas 🙁

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  2. Olivier B.
    Olivier B. dit :

    Bon bout d’an à toi, chère Agnès, avec ton anniversaire le lendemain – c’est ça les journalistes, c’est super bien informé 😉
    Et courage pour… continuer à survivre, comme beaucoup de gens.
    Heureusement qu’on a l’amour et l’amitié, mais parfois, c’est dur quand même :-/
    Allez on y croit : en 2008, j’arrive à pondre mon bouquin et je sors de la précarité !
    Pffff… J’y crois même pas 🙁

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  3. bob l'eponge
    bob l'eponge dit :

    Splendide résumé, tout y est, sauf le stress qu’ils ont, la peur de ne pas pouvoir tout dépenser… mais voila aussi pourquoi la crise risque de s’éterniser, ces deux mondes qui se cotoient sans se croiser/comprendre: ceux qui n’ont pas grand-chose (nous!) et qui ont trop la tête dans le guidon pour la lever, et ceux qui en ont plein… et surtout qui ont intérêt à ce que cela dure! Enfin bon, 2008 sera une dure année, et très intéressante, je pense…

    Répondre
  4. bob l'eponge
    bob l'eponge dit :

    Splendide résumé, tout y est, sauf le stress qu’ils ont, la peur de ne pas pouvoir tout dépenser… mais voila aussi pourquoi la crise risque de s’éterniser, ces deux mondes qui se cotoient sans se croiser/comprendre: ceux qui n’ont pas grand-chose (nous!) et qui ont trop la tête dans le guidon pour la lever, et ceux qui en ont plein… et surtout qui ont intérêt à ce que cela dure! Enfin bon, 2008 sera une dure année, et très intéressante, je pense…

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  5. nada
    nada dit :

    Erreur de parallaxe. Les apparences sont trompeuses, combien sont-ils les gens qui claquent réellement du blé comme tu dis chère Agnès. Désolé, une fois de plus de devoir te contredire. Ceux que tu vois, ne sont pas si éloignés que cela de ta propre situation, seulement, ils représentent la caricature parfaite de l’abruti télévisuel qui ne se sent exister que s’il achète, au risque de faire plonger son budget dans un débit sans fonds. Mais aux yeux des autres, gens de la "middle class" en déshérence, intellos précaires ou précaires décérébrés, ils friment, tout simplement. Ils font le spectacle! Le leur, comme à la TV, leur vie est si vide qu’il la remplisse en achetant, c’est pas nouveau. Mais ce que tu décris très bien d’ailleurs, n’est qu’une mise en scène., histoire de sauver les apparences, d’en mettre plein la vue. La société qui se déchire c’est bien celle-là, les pauvres de plus en plus nombreux, ceux qui l’ont toujours été et ceux qui n’acceptent pas, comme toi, moi et bien d’autres de vivre selon l’éthique du fric à tous les étages ; nous sommes ceux qu’on appauvrit en quelque sorte pour "insubordination". Les rares élus de la "middle class" a vraiment s’enrichir sont noyés dans cette masse de gens qui veulent faire comme si… ce sont les mêmes, avec les mêmes rêves, seulement, eux, contrairement aux autres ne sont pas frappés de syncope à la fin du mois. Ils ne peuvent produire leur effet que parce qu’ils continuent de perpétuer leurs habitudes de consommation. Jadis, ils ne pouvaient pas, maintenant ils peuvent et ont bien décidé d’en mettre plein la vue devant ceux qu’ils distancent maintenant socialement. Dans la basse-cour les nouveaux riches et les pauvres (nouveaux et autres) se livrent à un jeu de dupes. Il faut donner l’impression de pouvoir consommer, c’est toujours ça de pris ! Mais ce que tu vois, Ipod, etc etc etc, ce sont des jouets que certains acquièrent en se serrant la ceinture. Signes extérieurs de richesses comme l’on disait dans l’ancien temps. Les vais riches ne paradent pas avec ! Mais c’est séjourner dans un 4 ou un 5 étoiles, c’est moins photogénique. Parce que c’est trop cher et que justement, eux ne s’y sentent pas chez eux. C’est là des espaces réservés, où certains parvenus se croient chez eux, alors qu’ils passent en réalité pour de pauvres imbéciles aux yeux des habitués. De guerre las, il faut bien qu’ils aillent tenter leur chance ailleurs, chez IKEA par exemple, là, sa voisine ou son voisin pourront le ou la reconnaître. Pendant ce temps-là, les vrais riches se la coulent douce !…

    Répondre
  6. nada
    nada dit :

    Erreur de parallaxe. Les apparences sont trompeuses, combien sont-ils les gens qui claquent réellement du blé comme tu dis chère Agnès. Désolé, une fois de plus de devoir te contredire. Ceux que tu vois, ne sont pas si éloignés que cela de ta propre situation, seulement, ils représentent la caricature parfaite de l’abruti télévisuel qui ne se sent exister que s’il achète, au risque de faire plonger son budget dans un débit sans fonds. Mais aux yeux des autres, gens de la "middle class" en déshérence, intellos précaires ou précaires décérébrés, ils friment, tout simplement. Ils font le spectacle! Le leur, comme à la TV, leur vie est si vide qu’il la remplisse en achetant, c’est pas nouveau. Mais ce que tu décris très bien d’ailleurs, n’est qu’une mise en scène., histoire de sauver les apparences, d’en mettre plein la vue. La société qui se déchire c’est bien celle-là, les pauvres de plus en plus nombreux, ceux qui l’ont toujours été et ceux qui n’acceptent pas, comme toi, moi et bien d’autres de vivre selon l’éthique du fric à tous les étages ; nous sommes ceux qu’on appauvrit en quelque sorte pour "insubordination". Les rares élus de la "middle class" a vraiment s’enrichir sont noyés dans cette masse de gens qui veulent faire comme si… ce sont les mêmes, avec les mêmes rêves, seulement, eux, contrairement aux autres ne sont pas frappés de syncope à la fin du mois. Ils ne peuvent produire leur effet que parce qu’ils continuent de perpétuer leurs habitudes de consommation. Jadis, ils ne pouvaient pas, maintenant ils peuvent et ont bien décidé d’en mettre plein la vue devant ceux qu’ils distancent maintenant socialement. Dans la basse-cour les nouveaux riches et les pauvres (nouveaux et autres) se livrent à un jeu de dupes. Il faut donner l’impression de pouvoir consommer, c’est toujours ça de pris ! Mais ce que tu vois, Ipod, etc etc etc, ce sont des jouets que certains acquièrent en se serrant la ceinture. Signes extérieurs de richesses comme l’on disait dans l’ancien temps. Les vais riches ne paradent pas avec ! Mais c’est séjourner dans un 4 ou un 5 étoiles, c’est moins photogénique. Parce que c’est trop cher et que justement, eux ne s’y sentent pas chez eux. C’est là des espaces réservés, où certains parvenus se croient chez eux, alors qu’ils passent en réalité pour de pauvres imbéciles aux yeux des habitués. De guerre las, il faut bien qu’ils aillent tenter leur chance ailleurs, chez IKEA par exemple, là, sa voisine ou son voisin pourront le ou la reconnaître. Pendant ce temps-là, les vrais riches se la coulent douce !…

    Répondre
  7. krysalia
    krysalia dit :

    Au niveau des centres commerciaux, c’est vrai que c’est blindé de monde : celui que j’ai en bas de mes fenêtres ne désemplit pas, c’est une file incessante qui circule des entrées aux sorties, après plusieurs tours de galerie marchande. Je me demande si Noël, au lieu de vider les poches, les remplit plutôt de fric dématérialisé à dépenser obligatoirement ? Je pense aux cartes cadeaux et autres bons d’achats, dont les ventes ont fait un bond cette année. Les gens vont les claquer au sortir de noël, et ils retournent aussi dans les magasins se faire échanger tous les cadeaux -selon eux- moches ou inadaptés, qu’ils ont reçus il y a quelques jours…

    Ta poele, tu as raison de la prendre à Ikea, car en effet dès que c’est antiadhésif la durée de vie est limitée. C’est vrai que les ustensiles de métal les rayent immédiatement, mais ce qu’on sait moins c’est que ce fond de téflon est assez sensible à une chaleur excessive, c’est ce qui le fait s’effriter. Si tu veux conserver longtemps une poele, soit tu ne fais quasi jamais cuire quelquechose dedans à plus que " feu moyen ", quitte à ce que la cuisson soit plus longue, soit tu prends une poelle en fonde d’acier ( pas en fonte d’alu), non-anti adhésive, un peu épaisse, et tu la fais chauffer à mourir avant d’y mettre les aliments. En ayant bien chauffé, les aliments n’y attacheront pas non plus, tout en dorant parfaitement. ça nécessite un peu de coup de main, mais une poele comme ça, c’est presque un ustensile qu’on garde à vie.

    Répondre
  8. krysalia
    krysalia dit :

    Au niveau des centres commerciaux, c’est vrai que c’est blindé de monde : celui que j’ai en bas de mes fenêtres ne désemplit pas, c’est une file incessante qui circule des entrées aux sorties, après plusieurs tours de galerie marchande. Je me demande si Noël, au lieu de vider les poches, les remplit plutôt de fric dématérialisé à dépenser obligatoirement ? Je pense aux cartes cadeaux et autres bons d’achats, dont les ventes ont fait un bond cette année. Les gens vont les claquer au sortir de noël, et ils retournent aussi dans les magasins se faire échanger tous les cadeaux -selon eux- moches ou inadaptés, qu’ils ont reçus il y a quelques jours…

    Ta poele, tu as raison de la prendre à Ikea, car en effet dès que c’est antiadhésif la durée de vie est limitée. C’est vrai que les ustensiles de métal les rayent immédiatement, mais ce qu’on sait moins c’est que ce fond de téflon est assez sensible à une chaleur excessive, c’est ce qui le fait s’effriter. Si tu veux conserver longtemps une poele, soit tu ne fais quasi jamais cuire quelquechose dedans à plus que " feu moyen ", quitte à ce que la cuisson soit plus longue, soit tu prends une poelle en fonde d’acier ( pas en fonte d’alu), non-anti adhésive, un peu épaisse, et tu la fais chauffer à mourir avant d’y mettre les aliments. En ayant bien chauffé, les aliments n’y attacheront pas non plus, tout en dorant parfaitement. ça nécessite un peu de coup de main, mais une poele comme ça, c’est presque un ustensile qu’on garde à vie.

    Répondre
  9. Gonza
    Gonza dit :

    Ouais… j’ ne sais pas s’il y a vraiment tant de personnes aussi "riches" que ça. Je crois surtout qu’il y en a beaucoup qui gèrent très mal leur argent.
    Peut-être que c’est inconscient, certains ont voté pour le candidat du pouvoir d’achats et que (ça y est) ils peuvent dépenser sans compter, ou, peut-être que d’autres pensent qu’ils vont manquer et ils accumulent en faisant des réserves de choses futiles.
    C’est personnes qui gèrent très mal leur argent et qui dépensent sans compter, ce sont les mêmes que l’on retrouve à la tête des entreprises, qui coulent leur entreprises et qui disent que c’est de la faute aux autres "d’en-dessous" (et qu’il faut délocaliser en Chine).
    Et c’est quoi le rapport avec les "six degrés de liberté" ? Quand t’es bloqué dans la foule ? T’as encore un degré de liberté : tourner sur toi-même… 🙂

    Répondre
  10. Gonza
    Gonza dit :

    Ouais… j’ ne sais pas s’il y a vraiment tant de personnes aussi "riches" que ça. Je crois surtout qu’il y en a beaucoup qui gèrent très mal leur argent.
    Peut-être que c’est inconscient, certains ont voté pour le candidat du pouvoir d’achats et que (ça y est) ils peuvent dépenser sans compter, ou, peut-être que d’autres pensent qu’ils vont manquer et ils accumulent en faisant des réserves de choses futiles.
    C’est personnes qui gèrent très mal leur argent et qui dépensent sans compter, ce sont les mêmes que l’on retrouve à la tête des entreprises, qui coulent leur entreprises et qui disent que c’est de la faute aux autres "d’en-dessous" (et qu’il faut délocaliser en Chine).
    Et c’est quoi le rapport avec les "six degrés de liberté" ? Quand t’es bloqué dans la foule ? T’as encore un degré de liberté : tourner sur toi-même… 🙂

    Répondre
  11. Pierre de Mars
    Pierre de Mars dit :

    Ton article est très bien écrit Agnès et décrit une réalité qui me dépasse moi aussi. Pourquoi cette soif d’achats? Ce besoin de claquer son argent dans le superflu? D’autant qu’il est vrai que pour nombre de ces acheteurs frénétiques, ces dépenses se font à crédit…
    2008? Année décomplexée!
    Bonne fin d’année.

    Répondre
  12. Pierre de Mars
    Pierre de Mars dit :

    Ton article est très bien écrit Agnès et décrit une réalité qui me dépasse moi aussi. Pourquoi cette soif d’achats? Ce besoin de claquer son argent dans le superflu? D’autant qu’il est vrai que pour nombre de ces acheteurs frénétiques, ces dépenses se font à crédit…
    2008? Année décomplexée!
    Bonne fin d’année.

    Répondre
  13. Agaagla
    Agaagla dit :

    comme cette description est juste ! voilà bien pourquoi je vais de moins en moins en ville… nous finissons par être complètement déconnectés de ce monde-là, à moins que ce ne soit ce monde-là qui soit déconnecté…

    en tout cas c’est là qu’on constate que rien ne changera, ou très très très trop lentement…

    Répondre
  14. Agaagla
    Agaagla dit :

    comme cette description est juste ! voilà bien pourquoi je vais de moins en moins en ville… nous finissons par être complètement déconnectés de ce monde-là, à moins que ce ne soit ce monde-là qui soit déconnecté…

    en tout cas c’est là qu’on constate que rien ne changera, ou très très très trop lentement…

    Répondre
  15. Lory
    Lory dit :

    Il doit aussi y avoir pas mal de gens qui achètent à crédit et/ou qui sont endettés.

    Il y a quand meme un effet "potlatch" pour la plupart des gens dans ces fetes de fin d’année, qu’on retrouve un peu dans toutes les sociétés.

    Répondre
  16. Lory
    Lory dit :

    Il doit aussi y avoir pas mal de gens qui achètent à crédit et/ou qui sont endettés.

    Il y a quand meme un effet "potlatch" pour la plupart des gens dans ces fetes de fin d’année, qu’on retrouve un peu dans toutes les sociétés.

    Répondre
  17. gp
    gp dit :

    Chère Agnès,

    Pardon si j’alimente tes angoisses alimentaires mais effectivement, le téflon ou plutôt le polytétrafluoréthylène (PTFE) est un polluant bio-accumulatif (là où il est, il reste) non biodégradable, il s’accumule dans le corps humain, chez les animaux et certains tests en laboratoire tendent à prouver qu’il est particulièrement dangereux pour les animaux et spécialement les oiseaux.

    En principe le PTFE est stable et commence à se dégrader à 315°C, température atteinte dans une poële si on la laisse chauffer à blanc mais tu pense bien que les bouts qui se barrent "mécaniquement" par les frottements et les chocs inévitables dans la vie d’une poëlle vont bien quelque part. Du reste des études indépendantes infirment ce propos. Des produits toxiques ont été émis par le téflon dès 230°C. Lors des tests effectués par l’association indépendante Environmental Working Group, une poêle avec du téflon dépassait cette température après 2 à 5 minutes d’utilisation normale, atteignant jusqu’à 391°C en 3 minutes et 20 secondes. Des dégagements de neurotoxines sont également observés.

    Enfin que c’est tout de même moins dangeureux que de laisser brûler les graisses de cuisson qui sont toxiques à partir de 200°C.

    Mais bon comme l’amiante et tutti quanti, on ne saura problablement la vérité dans 50 ans quand ça sera trop gros pour être caché.

    Répondre
  18. gp
    gp dit :

    Chère Agnès,

    Pardon si j’alimente tes angoisses alimentaires mais effectivement, le téflon ou plutôt le polytétrafluoréthylène (PTFE) est un polluant bio-accumulatif (là où il est, il reste) non biodégradable, il s’accumule dans le corps humain, chez les animaux et certains tests en laboratoire tendent à prouver qu’il est particulièrement dangereux pour les animaux et spécialement les oiseaux.

    En principe le PTFE est stable et commence à se dégrader à 315°C, température atteinte dans une poële si on la laisse chauffer à blanc mais tu pense bien que les bouts qui se barrent "mécaniquement" par les frottements et les chocs inévitables dans la vie d’une poëlle vont bien quelque part. Du reste des études indépendantes infirment ce propos. Des produits toxiques ont été émis par le téflon dès 230°C. Lors des tests effectués par l’association indépendante Environmental Working Group, une poêle avec du téflon dépassait cette température après 2 à 5 minutes d’utilisation normale, atteignant jusqu’à 391°C en 3 minutes et 20 secondes. Des dégagements de neurotoxines sont également observés.

    Enfin que c’est tout de même moins dangeureux que de laisser brûler les graisses de cuisson qui sont toxiques à partir de 200°C.

    Mais bon comme l’amiante et tutti quanti, on ne saura problablement la vérité dans 50 ans quand ça sera trop gros pour être caché.

    Répondre
  19. pounard
    pounard dit :

    Je pense que la personne qui se rue chez Ikea est bel et bien le pauvre d’aujourd’hui. Il ne faut pas mélanger l’éducation de la ville (désolé c’est un peu vulgarisé) de l’éducation du reste.

    N’importe qui, qui ait peu ou beaucoup d’argent, va acheter chez Ikea tout son aménagement intérieur pour peu qu’il ait passé plus de 3 heures par semaine dans les transports en commun ou les bouchons, pour la simple et bonne raison qu’il aura vu plus de 500 fois la pub dans la ou les rues qu’il traverse quotidienement.

    Pour avoir été dans la catégorie des pauvres, et pour ne plus l’être aujourd’hui, je n’achète pourtant rien chez Ikea. Pour avoir vécu à la campagne de nombreuses années comme pour toutes celles que je viens de passer en ville, on voit le constraste. Pauvres ou riches, tous mes amis se ruent chez Ikea, surtout ceux qui ont vécu toute leur vie en ville où grandit avec la télévision. Les zones très urbanisés sont un endroit ou tout est payant, sauf glaner dans un parc -sachant que de toute manière, ça dépend de la ville me dira t’on, que le parc n’est pas forcément agréable-.

    Ce qui fait l’argent du riche d’aujourd’hui, c’est l’ingérance du budget des pauvres d’hier et de demain, comme toujours. Les gens qui font éclater la CB sont malheureusement ceux qui ont le moins d’argent.

    Parole d’expert (de mon entourage) dans les milieus industriels ou de la grande distribution, un produit de qualité qui dure longtemps nécéssite pour sa fabrication exactement les mêmes matériaux que ceux de mauvaise qualité. La réelle différence entre les deux c’est qu’en en produisant plus, on en réduit artificiellement le prix, par conséquent, les gens pauvres se ruent sur les objets de basse qualité; la conséquence directe de ceci est qu’on à l’impression d’acheter moins cher, mais du coup, on achète tout le temps, conclusion, la CB majoritaire dans le Ikea, c’est clairement la CB du pauvre.

    Il vaut mieux préléver un euro à un million de personnes, que dix euros à un millier de personnes.

    Le réel problème entre le riche et le pauvre, c’est pas le pouvoir d’acheter (et non le pouvoir d’achat), mais bel et bien l’éducation. Et quand l’éducation va mal, vendre du cerveau, que ce soit par la TV ou les grand panneaux publicitaires en ville, c’est trop facile.

    Répondre
  20. pounard
    pounard dit :

    Je pense que la personne qui se rue chez Ikea est bel et bien le pauvre d’aujourd’hui. Il ne faut pas mélanger l’éducation de la ville (désolé c’est un peu vulgarisé) de l’éducation du reste.

    N’importe qui, qui ait peu ou beaucoup d’argent, va acheter chez Ikea tout son aménagement intérieur pour peu qu’il ait passé plus de 3 heures par semaine dans les transports en commun ou les bouchons, pour la simple et bonne raison qu’il aura vu plus de 500 fois la pub dans la ou les rues qu’il traverse quotidienement.

    Pour avoir été dans la catégorie des pauvres, et pour ne plus l’être aujourd’hui, je n’achète pourtant rien chez Ikea. Pour avoir vécu à la campagne de nombreuses années comme pour toutes celles que je viens de passer en ville, on voit le constraste. Pauvres ou riches, tous mes amis se ruent chez Ikea, surtout ceux qui ont vécu toute leur vie en ville où grandit avec la télévision. Les zones très urbanisés sont un endroit ou tout est payant, sauf glaner dans un parc -sachant que de toute manière, ça dépend de la ville me dira t’on, que le parc n’est pas forcément agréable-.

    Ce qui fait l’argent du riche d’aujourd’hui, c’est l’ingérance du budget des pauvres d’hier et de demain, comme toujours. Les gens qui font éclater la CB sont malheureusement ceux qui ont le moins d’argent.

    Parole d’expert (de mon entourage) dans les milieus industriels ou de la grande distribution, un produit de qualité qui dure longtemps nécéssite pour sa fabrication exactement les mêmes matériaux que ceux de mauvaise qualité. La réelle différence entre les deux c’est qu’en en produisant plus, on en réduit artificiellement le prix, par conséquent, les gens pauvres se ruent sur les objets de basse qualité; la conséquence directe de ceci est qu’on à l’impression d’acheter moins cher, mais du coup, on achète tout le temps, conclusion, la CB majoritaire dans le Ikea, c’est clairement la CB du pauvre.

    Il vaut mieux préléver un euro à un million de personnes, que dix euros à un millier de personnes.

    Le réel problème entre le riche et le pauvre, c’est pas le pouvoir d’acheter (et non le pouvoir d’achat), mais bel et bien l’éducation. Et quand l’éducation va mal, vendre du cerveau, que ce soit par la TV ou les grand panneaux publicitaires en ville, c’est trop facile.

    Répondre
  21. manu25
    manu25 dit :

    Youpi t’as gagné au LOTO c’est super, alors tu vas pouvoir commencer tes courses le dimanche et les finir le dimanche acheter pleins d’écrans plats vive le pouvoir d’achat que les pauvres n’ont pas et n’auront jamais…
    Gros biz et bonne année Sarko2008

    Répondre
  22. manu25
    manu25 dit :

    Youpi t’as gagné au LOTO c’est super, alors tu vas pouvoir commencer tes courses le dimanche et les finir le dimanche acheter pleins d’écrans plats vive le pouvoir d’achat que les pauvres n’ont pas et n’auront jamais…
    Gros biz et bonne année Sarko2008

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  23. Alexandra
    Alexandra dit :

    Je vous cite :
    "D’un côté, le monde que je connais bien : les chômistes, les smicards, les précaires, ceux qui se serrent chaque jour un peu plus la ceinture. (…)
    Et de l’autre, ceux qui ont réussi, comme on dit. Sorte de planches à billets ambulantes, friands de tout, tout le temps, tout de suite. Vaguement blasés, aussi, mais capables d’humilier une caissière qui s’est plantée de 2 cents sur un rendu de monnaie."

    Ni d’un côté ni de l’autre.
    Pas précaire (mais p’tet que ça viendra un jour, on sait jamais), ni friande du tout, tout de suite, mais consternée par le flot de gens dans les magasins et qui ont l’air ravis d’y être, ou qui pensent que la vie, c’est ça. Moi quand je regarde un ipod ou un pull, je pense à la pub, au produit présenté comme "le truc à avoir absolument", je pense à la quantité de produits identiques écoulés avec une marge confortable, je pense aux ouvriers asiatiques qui ont travaillé pour le fabriquer, je pense aux carrières d’extraction des matières premières, je pense au matériaux dérivés de pétrole, je pense aux énormes bateaux qui transportent des milliers de containers dont le contenu est vomi dans nos beaux magasins, je pense au discours développement durable de beaucoup de marques, risible tellement il est de façade (mais je ris jaune).
    Et je suis toujours polie avec ma caissière qui l’est pourtant beaucoup moins que moi mais elle doit avoir ses raisons.

    Sinon, aujourd’hui, j’ai croisé beaucoup de touristes venus faire du shopping à Paris pour le Nouvel An. C’est romantique.

    Répondre
  24. Alexandra
    Alexandra dit :

    Je vous cite :
    "D’un côté, le monde que je connais bien : les chômistes, les smicards, les précaires, ceux qui se serrent chaque jour un peu plus la ceinture. (…)
    Et de l’autre, ceux qui ont réussi, comme on dit. Sorte de planches à billets ambulantes, friands de tout, tout le temps, tout de suite. Vaguement blasés, aussi, mais capables d’humilier une caissière qui s’est plantée de 2 cents sur un rendu de monnaie."

    Ni d’un côté ni de l’autre.
    Pas précaire (mais p’tet que ça viendra un jour, on sait jamais), ni friande du tout, tout de suite, mais consternée par le flot de gens dans les magasins et qui ont l’air ravis d’y être, ou qui pensent que la vie, c’est ça. Moi quand je regarde un ipod ou un pull, je pense à la pub, au produit présenté comme "le truc à avoir absolument", je pense à la quantité de produits identiques écoulés avec une marge confortable, je pense aux ouvriers asiatiques qui ont travaillé pour le fabriquer, je pense aux carrières d’extraction des matières premières, je pense au matériaux dérivés de pétrole, je pense aux énormes bateaux qui transportent des milliers de containers dont le contenu est vomi dans nos beaux magasins, je pense au discours développement durable de beaucoup de marques, risible tellement il est de façade (mais je ris jaune).
    Et je suis toujours polie avec ma caissière qui l’est pourtant beaucoup moins que moi mais elle doit avoir ses raisons.

    Sinon, aujourd’hui, j’ai croisé beaucoup de touristes venus faire du shopping à Paris pour le Nouvel An. C’est romantique.

    Répondre
  25. speedy
    speedy dit :

    @pounard 9 : peux pas être plus d’accord sur l’éducation (cf. qq posts anciens).

    @agnès : faut être complètement dingue pour aller à Bordeaux-Lac un samedi veille de fête ! les gens claquent mais ils sont très endettés : les derniers chiffres donnent 780.000 ménages surendettés. vous allez aussi bientôt découvrir un phénomène typiquement landais : les gens prennent un crédit pour faire les férias et boire et payer des tournées tous les weekends de l’été. une autre façon de consommer.

    Répondre
  26. speedy
    speedy dit :

    @pounard 9 : peux pas être plus d’accord sur l’éducation (cf. qq posts anciens).

    @agnès : faut être complètement dingue pour aller à Bordeaux-Lac un samedi veille de fête ! les gens claquent mais ils sont très endettés : les derniers chiffres donnent 780.000 ménages surendettés. vous allez aussi bientôt découvrir un phénomène typiquement landais : les gens prennent un crédit pour faire les férias et boire et payer des tournées tous les weekends de l’été. une autre façon de consommer.

    Répondre
  27. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    On vit dans un monde où un certain nombre de gens sont complètement iphonés 😎

    Il y’a eu beaucoup de pub pour le crédit revolving, le type de crédit qui peut t’amener au surendettement.

    La fièvre acheteuse c’est tous les ans à la même époque: la population française (occidentale?) communie dans les grands temples de la consommation.
    Les artères commerçantes des grandes villes sont envahies par des nuées d’êtres humains déchainés qui achètent, achètent, toujours et encore et mangeront des pâtes et du riz après le 1er janvier 2008

    Une poele à 5 euros?
    De la saloperie venue en container par la mer tout droit d’un pays lointain où on paye les gens avec des grains de riz.

    Et quand je pense que les soldes d’hiver vont démarrer dans la foulée, la fièvre acheteuse ne va pas s’arrêter immédiatement pour certains.
    (les organismes de crédit doivent se frotter les mains et les societes de recouvrement aussi)

    Répondre
  28. Fran
    Fran dit :

    Chère Agnès, je crois que vous forcez un peu le trait.
    De l’autre côté, comme vous dites, il y a aussi des gens qui sont conscients d’avoir de la chance, qui sont ravis de ne plus savoir ce qu’est une fin de mois, qui trouveraient parfait que tout le monde soit dans le même cas mais ne voient pas bien pourquoi ils devraient se priver parce que d’autres sont en difficulté… et qui parlent poliment à la caissière !
    Qui ne sont pas du tout contents de la tournure que prend la société et sont parfaitement conscients que ça ne durera peut-être pas toujours, mais ne voient en attendant pas l’intérêt de se refuser aujourd’hui ce qu’ils ne pourront peut-être plus se payer demain !

    En fait, ce qui me fait de la peine, c’est que pour la 1ère fois j’ai l’impression en vous lisant que vous rentrez dans le schéma Sarkozy du "nous contre eux", en l’occurence les méchants "riches" contre les gentils "pauvres". Alors qu’en réalité, les vrais détenteurs de patrimoine, qui sont les seuls à être réellement visés et avantagés par le gouvernement en place, sont rares, et que les prolétaires (au sens classique "qui vit du produit de la vente de son travail") ont davantage en commun, qu’ils gagnent 600 ou 6000 euros, que ce qu’ils veulent bien croire.

    Répondre
  29. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    @16-Fran:
    Puisque demain sera pire qu’aujourd’hui saccageont davantage notre environnement demain ce ne sera peut etre plus possible de le saccager davantage.
    La catastrophe est devant nous, mettons un coup d’accélérateur pour se retrouver dans le mur encore plus vite.
    Hatons notre trépas puisque de toute façon nous savons que nous allons mourir.
    "savoir que nous allons mourir c »est être déja mort" comme le proclamait un personnage d’un court metrage de Hal Hartley.

    Répondre
  30. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    @16-Fran:
    Puisque demain sera pire qu’aujourd’hui saccageont davantage notre environnement demain ce ne sera peut etre plus possible de le saccager davantage.
    La catastrophe est devant nous, mettons un coup d’accélérateur pour se retrouver dans le mur encore plus vite.
    Hatons notre trépas puisque de toute façon nous savons que nous allons mourir.
    "savoir que nous allons mourir c »est être déja mort" comme le proclamait un personnage d’un court metrage de Hal Hartley.

    Répondre
  31. cousin
    cousin dit :

    à mon avis votre grille de lecture dualisante pauvre/riche, ennemi/ami, deux (et pourquoi seulement deux?) mondes en lutte, ne colle pas assez à la réalité, un exemple :
    Ma fille, 30 ans, mariée avec 3 enfants, revenu du couple 1300 euros/mois :
    ils sont mieux logés que moi (pavillon neuf en location au pris faible (- 50) prise en charge en partie, véhicule haut de gamme, etc. C’est sûr ils sacrifient sur la bouffe mais où est cette misère?
    Les gens souffrent, riches ou pauvres, c’est certain, c’est comme la mort, c’est notre lot commun.
    En France on ne meurt pas de faim, allez donc voir dans d’autres pays où là, il y a misère.
    Le problème, pour la France (et les pays au même niveau de "développement"), c’est que, certes on y mange à sa faim, et même a-t-on accès aux produits de luxe mais ……… Cela ne sert à rien, on est malheureux, et on devient désenchanté,
    et si toutes ses richesses, gadgets en tout genre, (sauf l’essentiel vraiment utile) ne servaient rien pour l’essentiel, à savoir d’être heureux.
    Une question à se poser.

    Répondre
  32. cousin
    cousin dit :

    à mon avis votre grille de lecture dualisante pauvre/riche, ennemi/ami, deux (et pourquoi seulement deux?) mondes en lutte, ne colle pas assez à la réalité, un exemple :
    Ma fille, 30 ans, mariée avec 3 enfants, revenu du couple 1300 euros/mois :
    ils sont mieux logés que moi (pavillon neuf en location au pris faible (- 50) prise en charge en partie, véhicule haut de gamme, etc. C’est sûr ils sacrifient sur la bouffe mais où est cette misère?
    Les gens souffrent, riches ou pauvres, c’est certain, c’est comme la mort, c’est notre lot commun.
    En France on ne meurt pas de faim, allez donc voir dans d’autres pays où là, il y a misère.
    Le problème, pour la France (et les pays au même niveau de "développement"), c’est que, certes on y mange à sa faim, et même a-t-on accès aux produits de luxe mais ……… Cela ne sert à rien, on est malheureux, et on devient désenchanté,
    et si toutes ses richesses, gadgets en tout genre, (sauf l’essentiel vraiment utile) ne servaient rien pour l’essentiel, à savoir d’être heureux.
    Une question à se poser.

    Répondre
  33. theClimber
    theClimber dit :

    Je n’ai pas lu tous les commentaires, donc je ne vais pas réagir … mais je dis bravo pour cet excellent article qui dit à haute voix ce que beaucoup de gens pensent tout bas … avec les bons mots !

    Bonne continuation pour ce site et bonne année 2008, espérons la plus juste et équilibrée !! (j’ai peur d’être utopique là)

    Répondre
  34. Minium
    Minium dit :

    Alors qu’il y a un moyen très simple pour ne pas rater un instant de télévision, avoir un écran plat plus grand que ses voisins tout en faisant de substantielles économies. Achetez 4 ou 5 posters de 4m². L’un représentant un présentateur télé (certainement mort depuis longtemps mais qu’on ne change pas pour ne pas choquer les foules), un du beurrrrksident, et 2 ou 3 autres en fonction de vos intérêts (équipe de France de Rugby, Derrick, Plus Belle la Vie…) et accrochez les de manière à les contempler au mieux pendant le repas.

    Préparez vos explications pour le contrôle qui suivra votre déclaration de non possession d’un système permettant de recevoir les émissions : vous ne DEVEZ PAS payer la redevance. Vous venez d’économiser environ 600 euros.
    Bonne année ! ;o)

    Répondre
  35. Minium
    Minium dit :

    Alors qu’il y a un moyen très simple pour ne pas rater un instant de télévision, avoir un écran plat plus grand que ses voisins tout en faisant de substantielles économies. Achetez 4 ou 5 posters de 4m². L’un représentant un présentateur télé (certainement mort depuis longtemps mais qu’on ne change pas pour ne pas choquer les foules), un du beurrrrksident, et 2 ou 3 autres en fonction de vos intérêts (équipe de France de Rugby, Derrick, Plus Belle la Vie…) et accrochez les de manière à les contempler au mieux pendant le repas.

    Préparez vos explications pour le contrôle qui suivra votre déclaration de non possession d’un système permettant de recevoir les émissions : vous ne DEVEZ PAS payer la redevance. Vous venez d’économiser environ 600 euros.
    Bonne année ! ;o)

    Répondre
  36. henri
    henri dit :

    "C’est juste que, comme les deux bords d’un rift qui s’agrandit au fond d’une fosse marine insondable, ces deux continents humains s’éloignent chaque jour un peu plus, vivent chaque jour de manière un peu plus différente."

    Tout à fait d’accord. Un petit oubli quand même et qui a son importance, c’est que, obligatoirement il arrive un jour qu’une des plaque continentale en télescope une autre. C’est le phénoméne de subduction. Alors peut être en 2008 vivrons-nous une belle subduction. En tout cas merci et bonne année à tous.

    Répondre
  37. henri
    henri dit :

    "C’est juste que, comme les deux bords d’un rift qui s’agrandit au fond d’une fosse marine insondable, ces deux continents humains s’éloignent chaque jour un peu plus, vivent chaque jour de manière un peu plus différente."

    Tout à fait d’accord. Un petit oubli quand même et qui a son importance, c’est que, obligatoirement il arrive un jour qu’une des plaque continentale en télescope une autre. C’est le phénoméne de subduction. Alors peut être en 2008 vivrons-nous une belle subduction. En tout cas merci et bonne année à tous.

    Répondre
  38. JG
    JG dit :

    Consumérisme.
    J’étais moi hier au rayon fruits de mer du magasin Carrefour Lingostière à Nice, dans un chahut petit-bourgeois indescriptible. Et je me suis dit qu’au petit matin, chaque Niçois irait faire un petit ou gros caca aux fruits de mer, que tous ces cacas iraient dans la nouvelle station d’épuration de la Promenade des Anglais, puis, après l’action de quelques bactéries, iraient dans la mer dans laquelle nous nous baignerons l’été prochain…

    J’ai fait aussi régulièrement une autre "expérience": faire mes courses au magasin Lidl du quartier des Moulins à Nice. Et on se rend compte alors du nombre de "petites gens" qui peuplent les villes. Et cette expérience est, à mon avis, bien plus éclairante que celle du Carrefour une veille de fêtes.

    Face à tous ces excès consuméristes la seule question qui vaille est, comme sur d’autres sujets, "qu’est-ce que je fais?". Riche ou pauvre, nous avons chacun des moyens d’action. Pour ma part, j’ai quelques recettes: faire des choses de mes mains, n’acheter que des produits non transformés, trouver des sources d’approvisionnement dans la famille, ne pas se rendre esclave du superflu, privilégier l’être sur l’avoir. Think global, act local. Bonne année 2008.

    Répondre
  39. JG
    JG dit :

    Consumérisme.
    J’étais moi hier au rayon fruits de mer du magasin Carrefour Lingostière à Nice, dans un chahut petit-bourgeois indescriptible. Et je me suis dit qu’au petit matin, chaque Niçois irait faire un petit ou gros caca aux fruits de mer, que tous ces cacas iraient dans la nouvelle station d’épuration de la Promenade des Anglais, puis, après l’action de quelques bactéries, iraient dans la mer dans laquelle nous nous baignerons l’été prochain…

    J’ai fait aussi régulièrement une autre "expérience": faire mes courses au magasin Lidl du quartier des Moulins à Nice. Et on se rend compte alors du nombre de "petites gens" qui peuplent les villes. Et cette expérience est, à mon avis, bien plus éclairante que celle du Carrefour une veille de fêtes.

    Face à tous ces excès consuméristes la seule question qui vaille est, comme sur d’autres sujets, "qu’est-ce que je fais?". Riche ou pauvre, nous avons chacun des moyens d’action. Pour ma part, j’ai quelques recettes: faire des choses de mes mains, n’acheter que des produits non transformés, trouver des sources d’approvisionnement dans la famille, ne pas se rendre esclave du superflu, privilégier l’être sur l’avoir. Think global, act local. Bonne année 2008.

    Répondre
  40. Jérôme
    Jérôme dit :

    J’ai bien aimé Agnès votre description du "flux" un peu hallucinant de marchandises et de personnes qui semblent s’écouler de ce magasin Ikéa du Lac un samedi de décembre. Il se trouve que j’y ai travaillé en CDD au mois de décembre 2003, au service qui se trouve après les caisses, là où les clients viennent récupérer leurs achats qui ne sont pas en libre service (canapés, cuisines, etc.) A l’époque, les samedis, j’avais été abasourdi de découvrir un tel flux ininterrompu de lourds caddies, formant derrière notre comptoir et jusqu’à l’intérieur de l’entrepôt, comme un lent fleuve que nous avions beaucoup de peine à remonter à contre-courant pour aller préparer d’autres commandes ! Mes chefs directs n’étaient pas des tendres, travailler dans l’urgence, sans faire d’erreur, avec aussi la pression des clients énervés de devoir encore attendre après avoir fait une longue queue aux caisses, ou d’apprendre au bout d’une heure d’attente que finalement il faudrait revenir car telle référence était en rupture de stock. J’ai vu un jour une collègue embauchée en CDI, avec 38 de fièvre et complètement aphone, tenir le comptoir et préparer les commandes. Je lui ai dit, rentre chez toi, tu n’es pas en état de travailler, mais elle est restée. La trouille. Pendant un mois – personnellement ma plus mauvaise expérience professionnelle – j’ai découvert aussi "un autre niveau de réalité"… L’image positive que j’avais naïvement d’Ikéa s’est complètement retournée… Début janvier, comme ils avaient toujours besoin de personnel pour un mois, on m’a proposé de poursuivre la mission. J’ai dit non… La chance et le luxe de pouvoir le faire… Pas comme la pauvre collègue…
    Il me reste l’image de ce lent fleuve d’objets sur roulettes, flux matériel sans cesse renouvelé, que les magasiniers alimentaient sans cesse (en courant parfois dans les travées, je ne savais pas qu’il fallait courir pour travailler ! De même qu’il aurait fallu, d’après mon chef, que je récupère tous les "sacs jaunes" disséminés la veille dans tout le magasin en… courant ! Mais courir dès 6 h du mat, c’est pas mon sport préféré 🙂
    Cette consommation matérielle incessante, on la mesure en de tels lieux. On peut l’imaginer au même moment dans d’innombrables lieux semblables sur l’ensemble de la Terre. Elle n’est pas durable. On s’en souviendra dans quelques décades comme une période très particulière de l’évolution humaine. Du moins, en espérant qu’il y ait encore du monde pour s’en souvenir. Bon courage et bonne année à tous.

    Répondre
  41. Jérôme
    Jérôme dit :

    J’ai bien aimé Agnès votre description du "flux" un peu hallucinant de marchandises et de personnes qui semblent s’écouler de ce magasin Ikéa du Lac un samedi de décembre. Il se trouve que j’y ai travaillé en CDD au mois de décembre 2003, au service qui se trouve après les caisses, là où les clients viennent récupérer leurs achats qui ne sont pas en libre service (canapés, cuisines, etc.) A l’époque, les samedis, j’avais été abasourdi de découvrir un tel flux ininterrompu de lourds caddies, formant derrière notre comptoir et jusqu’à l’intérieur de l’entrepôt, comme un lent fleuve que nous avions beaucoup de peine à remonter à contre-courant pour aller préparer d’autres commandes ! Mes chefs directs n’étaient pas des tendres, travailler dans l’urgence, sans faire d’erreur, avec aussi la pression des clients énervés de devoir encore attendre après avoir fait une longue queue aux caisses, ou d’apprendre au bout d’une heure d’attente que finalement il faudrait revenir car telle référence était en rupture de stock. J’ai vu un jour une collègue embauchée en CDI, avec 38 de fièvre et complètement aphone, tenir le comptoir et préparer les commandes. Je lui ai dit, rentre chez toi, tu n’es pas en état de travailler, mais elle est restée. La trouille. Pendant un mois – personnellement ma plus mauvaise expérience professionnelle – j’ai découvert aussi "un autre niveau de réalité"… L’image positive que j’avais naïvement d’Ikéa s’est complètement retournée… Début janvier, comme ils avaient toujours besoin de personnel pour un mois, on m’a proposé de poursuivre la mission. J’ai dit non… La chance et le luxe de pouvoir le faire… Pas comme la pauvre collègue…
    Il me reste l’image de ce lent fleuve d’objets sur roulettes, flux matériel sans cesse renouvelé, que les magasiniers alimentaient sans cesse (en courant parfois dans les travées, je ne savais pas qu’il fallait courir pour travailler ! De même qu’il aurait fallu, d’après mon chef, que je récupère tous les "sacs jaunes" disséminés la veille dans tout le magasin en… courant ! Mais courir dès 6 h du mat, c’est pas mon sport préféré 🙂
    Cette consommation matérielle incessante, on la mesure en de tels lieux. On peut l’imaginer au même moment dans d’innombrables lieux semblables sur l’ensemble de la Terre. Elle n’est pas durable. On s’en souviendra dans quelques décades comme une période très particulière de l’évolution humaine. Du moins, en espérant qu’il y ait encore du monde pour s’en souvenir. Bon courage et bonne année à tous.

    Répondre
  42. Fran
    Fran dit :

    @ 17 – Fin de Partie :

    ce n’était bien évidemment pas le sens de mon propos, mais puisqu’on en parle : vous croyez vraiment que mettre une guirlande de Noël à sa fenêtre ou non, faire 2 kilomères en vélo plutôt qu’en voiture ou même partir en vancances aux Etats-Unis plutôt que dans l’Aveyron change quoi que ce soit ?

    Cette nouvelle vulgate écolo me rend malade, personne ne se rend compte qu’il s’agit finalement encore une fois d"un triomphe de l’individualisme sur l’acion collective et politique. On amuse les gens avec ces gadgets au lieu de rendre de vraies mesures sur les normes de construction ou d’émissions industrielles.

    Faire son potager pour manger des bons légumes sans nitrates, très bien, économiser l’eau et l’électricité, excellente idée, installer sa propre source d’énergie, pourquoi pas, mais pitité, arrêter de croire que ça "sauvera la planète" !!!!

    Répondre
  43. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    @24-Fran:
    Si vous posez la question de cette façon la, la réponse est oui.
    Bien entendu que les problèmes écologiques auquels nous faisons face, auquel fait face notre civilisation ne seront pas résolus sans des changements profonds de notre manière d’être au monde.

    Mais puisque ce changement est forcément radical et difficile, la tentation est grande de se dire, de toute façon nous ne parviendrons pas à faire ces changements alors pourquoi s’angoisser, consommons comme des porcs, continuons à tout saccager et après nous le déluge.

    Si on ne peut rien y faire alors suicidons nous dans la bonne humeur et saccageons tout c’est l’attitude qui est en train de se populariser chez certains.

    Quand l’être humain aura pris conscience reellement du drame qui est en train de se jouer et qu’il voudra consentir à faire les ajustements d’abord sur un plan local et personnel puis une fois la dynamique engagée nous serons mûrs pour faire les changements globaux qui deviendront une nécessité puisque les petits changements personnels seront insuffisant évidemment.

    A ce moment on verra la détermination de l’être humain à survivre collectivement ou à se suicider et disparaitre.
    (personnellement je suis pessimiste mais je reste attentif)

    Répondre
  44. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    @24-Fran:
    Si vous posez la question de cette façon la, la réponse est oui.
    Bien entendu que les problèmes écologiques auquels nous faisons face, auquel fait face notre civilisation ne seront pas résolus sans des changements profonds de notre manière d’être au monde.

    Mais puisque ce changement est forcément radical et difficile, la tentation est grande de se dire, de toute façon nous ne parviendrons pas à faire ces changements alors pourquoi s’angoisser, consommons comme des porcs, continuons à tout saccager et après nous le déluge.

    Si on ne peut rien y faire alors suicidons nous dans la bonne humeur et saccageons tout c’est l’attitude qui est en train de se populariser chez certains.

    Quand l’être humain aura pris conscience reellement du drame qui est en train de se jouer et qu’il voudra consentir à faire les ajustements d’abord sur un plan local et personnel puis une fois la dynamique engagée nous serons mûrs pour faire les changements globaux qui deviendront une nécessité puisque les petits changements personnels seront insuffisant évidemment.

    A ce moment on verra la détermination de l’être humain à survivre collectivement ou à se suicider et disparaitre.
    (personnellement je suis pessimiste mais je reste attentif)

    Répondre
  45. Croa
    Croa dit :

    à Andy qui a écrit : «J’ai un problème avec cette France qui n’accepte pas la déchéance… ça fait mal au coeur… Mal Au Coeur… » Je dit Merci car là est peut-être l’explication de 2007 et de la popularité du nouveau Président. (Lire :
    http://croa33.blogspot.com/2008/01/… )

    à Agnès :
    Ce message n’est pas ton meilleur mais c’est bien observé. En fait l’image est trompeuse et la fièvre de fin d’année un défoulement après 11 mois de calculs radins obligés comme pourraient le témoigner ces commerçants trop pauvres pour inonder les boîtes à lettres et qui ne voient plus grand monde depuis longtemps.
    J’avais moi-aussi quelques achats de dernière minutes à faire et je n’avais jamais vu le parking du Auchan (ex-Mammouth) de Facture (Quartier de Biganos) aussi bourré! Par contre les caddies ne semblaient pas l’être tant que ça… Et je sais par oui-dire que les "Marchés de Noël" n’ont pas très bien marché. Comme tu vois, sur le Bassin c’est comme à Bx d’autant qu’en hiver les riches sont ailleurs.

    Répondre
  46. Croa
    Croa dit :

    à Andy qui a écrit : «J’ai un problème avec cette France qui n’accepte pas la déchéance… ça fait mal au coeur… Mal Au Coeur… » Je dit Merci car là est peut-être l’explication de 2007 et de la popularité du nouveau Président. (Lire :
    http://croa33.blogspot.com/2008/01/… )

    à Agnès :
    Ce message n’est pas ton meilleur mais c’est bien observé. En fait l’image est trompeuse et la fièvre de fin d’année un défoulement après 11 mois de calculs radins obligés comme pourraient le témoigner ces commerçants trop pauvres pour inonder les boîtes à lettres et qui ne voient plus grand monde depuis longtemps.
    J’avais moi-aussi quelques achats de dernière minutes à faire et je n’avais jamais vu le parking du Auchan (ex-Mammouth) de Facture (Quartier de Biganos) aussi bourré! Par contre les caddies ne semblaient pas l’être tant que ça… Et je sais par oui-dire que les "Marchés de Noël" n’ont pas très bien marché. Comme tu vois, sur le Bassin c’est comme à Bx d’autant qu’en hiver les riches sont ailleurs.

    Répondre
  47. pas perdus
    pas perdus dit :

    Aller à Ikéa pour acheter des poêles le samedi entre noel et le 1er de l’an, c’est du véritable masochisme, on aime ou on n’aime pas, quand on peut en trouver n’importe où sur un marché ou chez un quincailler.

    Quand j’étais précaire à La Poste, un de mes collègues mettait presque tout son fric dans le tuning de sa R5 ! Y a 10 ans, il en avait eu pour 1000 francs de rétroviseurs… Je te parle pas des autres accessoires…

    Il y a une culture de l’apparence alliée à celle de la consommation (je consomme donc j’existe) qui n’est pas exclusive des personnes qui gagnent confortablement leur vie.

    Chez certains, exhiber le dernier modèle de téléphone portable ou avoir une tv à écran plasma, ça a du sens… Cela donne une certaine place, ça en jette dans la cité, les personnes se sentent revalorisées… même si à terme c’est beaucoup de privations pour elles et leur famille et à coup sûr de l’endettement…

    Sinon, le début du billet me faisait penser à sketch de Coluche… qui s’interrogeait de voir tous ces cons sur la route le dimanche quand il allait chez sa belle-mère, parce que forcément les cons ce sont toujours les autres…

    Bonne année

    Répondre
  48. pas perdus
    pas perdus dit :

    Aller à Ikéa pour acheter des poêles le samedi entre noel et le 1er de l’an, c’est du véritable masochisme, on aime ou on n’aime pas, quand on peut en trouver n’importe où sur un marché ou chez un quincailler.

    Quand j’étais précaire à La Poste, un de mes collègues mettait presque tout son fric dans le tuning de sa R5 ! Y a 10 ans, il en avait eu pour 1000 francs de rétroviseurs… Je te parle pas des autres accessoires…

    Il y a une culture de l’apparence alliée à celle de la consommation (je consomme donc j’existe) qui n’est pas exclusive des personnes qui gagnent confortablement leur vie.

    Chez certains, exhiber le dernier modèle de téléphone portable ou avoir une tv à écran plasma, ça a du sens… Cela donne une certaine place, ça en jette dans la cité, les personnes se sentent revalorisées… même si à terme c’est beaucoup de privations pour elles et leur famille et à coup sûr de l’endettement…

    Sinon, le début du billet me faisait penser à sketch de Coluche… qui s’interrogeait de voir tous ces cons sur la route le dimanche quand il allait chez sa belle-mère, parce que forcément les cons ce sont toujours les autres…

    Bonne année

    Répondre
  49. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @ Fran : le changement ne se décrète pas, il ne vient pas du haut, mais immanquablement par le changement des pratiques quotidiennes, elles-mêmes prélude au changement de mentalités. C’est ce que j’ai fini par penser, à l’unisson de Patrick Mignard, économiste bien trop méconnu! Tu peux mettre en branle un grand plan de sauvegarde de la planète ou de solidarité sociale quand tu es aux manettes, si les gens, dans leurs pratiques quotidiennes, n’adhèrent pas, tu pisses dans un violon. Je me construit chaque jour une vie au diapason de mes idées, de ma vision du monde, avec mes incohérences et mes tâtonnements. Et nous sommes un certain nombre dans cette recherche permanente. Un nombre qui grossit au fur et à mesure que les prises de conscience se font, qui grossira, je l’espère jusqu’à attendre la masse critique de contamination qui fait les véritables révolutions : celles des changements profonds de mode de vie.

    @ Pas perdus : toute la difficulté est de surmonter nos propres contradictions. Je n’aime pas l’hyperconsommation, mais je me retrouve chez Ikéa un samedi de fin d’année. Parce que j’ai déjà acheté, fort cher, les poêles mis à disposition par les commerces hypers locaux et que je ne vois plus l’utilité de le refaire. Parce que cela fait bien 10 ou 20 ans qu’il n’y a plus de quincailler ou de forain qui vend des poêles à 50 km à la ronde, voire plus. Parce que quel que soit le prix que j’y mettrais, toutes les poêles antiadhésives sont équivalentes et probablement fabriquées sur la même chaîne de montage hypermondialisée et que la différence de prix entre les chères et les autres ira dans la fouille d’un actionnaire de multinationnale et non dans celle de l’ouvrier. Parce que j’économise mon essence et que je ne vais sur Bordeaux que lors des visites à la famille, la dernière, étrangement, étant tombée entre le 29 et le 30 décembre, la suivante étant dans un hypothétique futur. Parce que je pensais sincèrement que les gens allaient se calmer après la débauche de Noël… Au temps pour moi!

    Répondre
  50. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @ Fran : le changement ne se décrète pas, il ne vient pas du haut, mais immanquablement par le changement des pratiques quotidiennes, elles-mêmes prélude au changement de mentalités. C’est ce que j’ai fini par penser, à l’unisson de Patrick Mignard, économiste bien trop méconnu! Tu peux mettre en branle un grand plan de sauvegarde de la planète ou de solidarité sociale quand tu es aux manettes, si les gens, dans leurs pratiques quotidiennes, n’adhèrent pas, tu pisses dans un violon. Je me construit chaque jour une vie au diapason de mes idées, de ma vision du monde, avec mes incohérences et mes tâtonnements. Et nous sommes un certain nombre dans cette recherche permanente. Un nombre qui grossit au fur et à mesure que les prises de conscience se font, qui grossira, je l’espère jusqu’à attendre la masse critique de contamination qui fait les véritables révolutions : celles des changements profonds de mode de vie.

    @ Pas perdus : toute la difficulté est de surmonter nos propres contradictions. Je n’aime pas l’hyperconsommation, mais je me retrouve chez Ikéa un samedi de fin d’année. Parce que j’ai déjà acheté, fort cher, les poêles mis à disposition par les commerces hypers locaux et que je ne vois plus l’utilité de le refaire. Parce que cela fait bien 10 ou 20 ans qu’il n’y a plus de quincailler ou de forain qui vend des poêles à 50 km à la ronde, voire plus. Parce que quel que soit le prix que j’y mettrais, toutes les poêles antiadhésives sont équivalentes et probablement fabriquées sur la même chaîne de montage hypermondialisée et que la différence de prix entre les chères et les autres ira dans la fouille d’un actionnaire de multinationnale et non dans celle de l’ouvrier. Parce que j’économise mon essence et que je ne vais sur Bordeaux que lors des visites à la famille, la dernière, étrangement, étant tombée entre le 29 et le 30 décembre, la suivante étant dans un hypothétique futur. Parce que je pensais sincèrement que les gens allaient se calmer après la débauche de Noël… Au temps pour moi!

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  51. Guillermo
    Guillermo dit :

    Bonne année Agnès !

    Tiens moi aussi j’ai fait un tour chez Ikéa entre les deux fêtes – et oui il y avait un max de monde. L’horreur, mais pas beaucoup d’autre solution pour acheter des meubles pas cher, a moins de les fabriquer soi meme, et encore. Meubles pas chers et merdiques, moches et identiques, déprimants tant ils sont ordinaires, mais bon.

    Vu les commentaires : tout le monde a un peu raison ; il y a des "pauvres" qui flambent parce que c’est noel et parce que c’est important pour le statut, et on verra demain pour payer ; et il y a une classe de gens qui s’en sortent de mieux en mieux, des jeunes cadres dans des secteurs en croissance, certains commerçants, les professions libérales, etc – mais on ne les trouve que dans les grandes villes. Il suffit de voir la gueule des bagnoles à Paris pour comprendre qu’il n’y a pas que des smicards qui s’endettent à 150% de leurs revenus…

    Ensuite, quels que soient les revenus des ménages, on a tendance à oublier – à force de se parler entre gauchos écolos – que notre vision de la consommation comme aliénation qui nourrit l’exploitation et pille la planete est encore tres minoritaire. Mon iphone est fabriqué par des esclaves en chine et contient des matières toxiques ? J’m’en branle, j’en avais trop envie, tu vois comme l’écran est beau ?

    Répondre
  52. Guillermo
    Guillermo dit :

    Bonne année Agnès !

    Tiens moi aussi j’ai fait un tour chez Ikéa entre les deux fêtes – et oui il y avait un max de monde. L’horreur, mais pas beaucoup d’autre solution pour acheter des meubles pas cher, a moins de les fabriquer soi meme, et encore. Meubles pas chers et merdiques, moches et identiques, déprimants tant ils sont ordinaires, mais bon.

    Vu les commentaires : tout le monde a un peu raison ; il y a des "pauvres" qui flambent parce que c’est noel et parce que c’est important pour le statut, et on verra demain pour payer ; et il y a une classe de gens qui s’en sortent de mieux en mieux, des jeunes cadres dans des secteurs en croissance, certains commerçants, les professions libérales, etc – mais on ne les trouve que dans les grandes villes. Il suffit de voir la gueule des bagnoles à Paris pour comprendre qu’il n’y a pas que des smicards qui s’endettent à 150% de leurs revenus…

    Ensuite, quels que soient les revenus des ménages, on a tendance à oublier – à force de se parler entre gauchos écolos – que notre vision de la consommation comme aliénation qui nourrit l’exploitation et pille la planete est encore tres minoritaire. Mon iphone est fabriqué par des esclaves en chine et contient des matières toxiques ? J’m’en branle, j’en avais trop envie, tu vois comme l’écran est beau ?

    Répondre
  53. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Salut Guillermo!

    Ikéa est vraiment emblématique de notre époque, on dirait.
    Là, je viens d’avoir d’intenses problèmes de dos. Du coup, j’ai remis à plat l’ergonomie de mon poste de travail. J’ai trouvé un fauteuil de travail à contact permanent pour forçat du clavier à un œil chez Viking (et voui, le bon côté des professions libérales, c’est que mes achats peuvent se faire dans des boutiques spécialisées, que je récupère la TVA et que je défiscalise tout ce que je sors!), mais pour le bureau, rien qui ne me convienne… sauf chez Ikéa, avec leur combinaison à 30€ TTC + un petit caisson pour ranger les factures! La bonne nouvelle, c’est que j’ai pu commander en ligne… Entre l’entassement dans le magasin, les 300 km AR et la dépression de l’aire de chargement, j’ai préféré me fendre de 10€ de frais de livraison!

    Répondre
  54. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Salut Guillermo!

    Ikéa est vraiment emblématique de notre époque, on dirait.
    Là, je viens d’avoir d’intenses problèmes de dos. Du coup, j’ai remis à plat l’ergonomie de mon poste de travail. J’ai trouvé un fauteuil de travail à contact permanent pour forçat du clavier à un œil chez Viking (et voui, le bon côté des professions libérales, c’est que mes achats peuvent se faire dans des boutiques spécialisées, que je récupère la TVA et que je défiscalise tout ce que je sors!), mais pour le bureau, rien qui ne me convienne… sauf chez Ikéa, avec leur combinaison à 30€ TTC + un petit caisson pour ranger les factures! La bonne nouvelle, c’est que j’ai pu commander en ligne… Entre l’entassement dans le magasin, les 300 km AR et la dépression de l’aire de chargement, j’ai préféré me fendre de 10€ de frais de livraison!

    Répondre
  55. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ben, faut lire les commentaires avant de poster : comme je viens de l’expliquer, j’habite loin de tout toute l’année et je ne programmerais jamais 5h de route AR pour aller dans un magasin, quel qu’il soit. Donc, en cette saison, nous étions juste en visite dans la famille urbaine et n’avions que cette fenêtre pour les 3 bricoles dont nous avions besoin depuis plusieurs mois et que nous ne trouvons pas à un prix décent dans le bled.
    Nous sommes donc très très loin de la frénésie compulsive d’achat qui caractérise cette saison… juste un mauvais timing!

    Répondre
  56. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ben, faut lire les commentaires avant de poster : comme je viens de l’expliquer, j’habite loin de tout toute l’année et je ne programmerais jamais 5h de route AR pour aller dans un magasin, quel qu’il soit. Donc, en cette saison, nous étions juste en visite dans la famille urbaine et n’avions que cette fenêtre pour les 3 bricoles dont nous avions besoin depuis plusieurs mois et que nous ne trouvons pas à un prix décent dans le bled.
    Nous sommes donc très très loin de la frénésie compulsive d’achat qui caractérise cette saison… juste un mauvais timing!

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  57. Ben
    Ben dit :

    Mais que faisait donc Mme Maillard chez Ikéa ce jour là ? C’est comme aller à la plage en plein soleil au mois d’aout ou à la messe de minuit et s’étonner qu’il y a du monde ! D’où ce long plaidoyer confus sur la consommation. A partir du moment où on paye pour tout il n’est pas étonnant qu’il y ait du monde dans les magasins une veille de fête. Moi, je randonnais gratuit dans le Mercantour. Comme disait Montaigne: "fais ce que tu veux".

    Répondre
  58. Ben
    Ben dit :

    Mais que faisait donc Mme Maillard chez Ikéa ce jour là ? C’est comme aller à la plage en plein soleil au mois d’aout ou à la messe de minuit et s’étonner qu’il y a du monde ! D’où ce long plaidoyer confus sur la consommation. A partir du moment où on paye pour tout il n’est pas étonnant qu’il y ait du monde dans les magasins une veille de fête. Moi, je randonnais gratuit dans le Mercantour. Comme disait Montaigne: "fais ce que tu veux".

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  59. chris
    chris dit :

    Bah pour Guillermo ,les pauvres s’endettent sur leurs maisons mais les riches peu sur leurs voitures ….

    Une voiture pour l’initie ,ce n’est qu’une forme de location …..les voitures de luxe sont achetées en leasing au nom de societe parfois ecran vu la repression routiere …..puis revendues au bout d’un an ou deux jamais plus ,revendues a vil prix a des gens comme moi qui font un peu pareil avec des calculs d’alchimistes incomprehensibles pour le non connaisseur parce que ca implique des tas de parametres …..

    Et a la finale ,on roule pour guere plus cher que le francais moyen et son Scenic …..

    Cest ca le probleme de la dite richesse , est apatride ,achete ses voitures en Allemagne , ses fringues en Italie et sa Rolex a Dubai …..du tourisme d’affaire quoi …………a contrario du cadre machin qui depense ses RTT a bronzer et a bouffer du buffet ouvert ….

    Histoire de valeur encore une fois sans doutes …

    Répondre
  60. chris
    chris dit :

    Bah pour Guillermo ,les pauvres s’endettent sur leurs maisons mais les riches peu sur leurs voitures ….

    Une voiture pour l’initie ,ce n’est qu’une forme de location …..les voitures de luxe sont achetées en leasing au nom de societe parfois ecran vu la repression routiere …..puis revendues au bout d’un an ou deux jamais plus ,revendues a vil prix a des gens comme moi qui font un peu pareil avec des calculs d’alchimistes incomprehensibles pour le non connaisseur parce que ca implique des tas de parametres …..

    Et a la finale ,on roule pour guere plus cher que le francais moyen et son Scenic …..

    Cest ca le probleme de la dite richesse , est apatride ,achete ses voitures en Allemagne , ses fringues en Italie et sa Rolex a Dubai …..du tourisme d’affaire quoi …………a contrario du cadre machin qui depense ses RTT a bronzer et a bouffer du buffet ouvert ….

    Histoire de valeur encore une fois sans doutes …

    Répondre
  61. ko
    ko dit :

    N’empêche, c’est depuis que je suis rentrée dans le Sud (et pourtant, "en ville"), que je vois rouler des Logan. J’en avais pas vu à Paris ! Non plus que ces bonnes vieilles 205, R5 et autres 4L cent fois rafistolées.

    Allez, que la nouvelle année vous soit douce, et qu’elle nous apporte bonheur privé, résistances collectives et joie de vivre !

    Répondre
  62. ko
    ko dit :

    N’empêche, c’est depuis que je suis rentrée dans le Sud (et pourtant, "en ville"), que je vois rouler des Logan. J’en avais pas vu à Paris ! Non plus que ces bonnes vieilles 205, R5 et autres 4L cent fois rafistolées.

    Allez, que la nouvelle année vous soit douce, et qu’elle nous apporte bonheur privé, résistances collectives et joie de vivre !

    Répondre
  63. Taste
    Taste dit :

    juste un mot rassurant pour les écolos… ne vous en faites pas… la terre, la nature nous survivront…l’existence Humaine est éphémère, une expérience foirreuse… Ne soyons pas prétentieux au point de penser pouvoir détruire ou sauver la planête, la nature, l’univers… la nature est increvable, peut-être nous ne serons plus là pour l’admirer… ça ne l’empêchera pas d’exister… Continuer de se battre pour la beauté du geste, ça oui ! le reste… il faut mourir pour achever un cycle… c’est ainsi… ne vous minez pas trop et bonne année !

    Répondre
  64. Taste
    Taste dit :

    juste un mot rassurant pour les écolos… ne vous en faites pas… la terre, la nature nous survivront…l’existence Humaine est éphémère, une expérience foirreuse… Ne soyons pas prétentieux au point de penser pouvoir détruire ou sauver la planête, la nature, l’univers… la nature est increvable, peut-être nous ne serons plus là pour l’admirer… ça ne l’empêchera pas d’exister… Continuer de se battre pour la beauté du geste, ça oui ! le reste… il faut mourir pour achever un cycle… c’est ainsi… ne vous minez pas trop et bonne année !

    Répondre
  65. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    @37-Taste:
    Malheureusement tu te trompes.
    Nous avons bien la capacité de rayer toute vie sur terre et je crois que nous n’allons pas nous priver d exercer cette capacité.

    Si l’homme se suicidait sans tout saccager et en transformant la terre en un immense désert de sable ou de glace, sans vie, ce ne serait pas si grave qu’il disparaisse mais il n’aura pas la bonne grace de disparaitre sans tout détruire avant.

    Répondre
  66. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    @37-Taste:
    Malheureusement tu te trompes.
    Nous avons bien la capacité de rayer toute vie sur terre et je crois que nous n’allons pas nous priver d exercer cette capacité.

    Si l’homme se suicidait sans tout saccager et en transformant la terre en un immense désert de sable ou de glace, sans vie, ce ne serait pas si grave qu’il disparaisse mais il n’aura pas la bonne grace de disparaitre sans tout détruire avant.

    Répondre
  67. chomon
    chomon dit :

    Mai 68 dont on va fêter le 40eme anniversaire a été entre autre chose le début le la contestation de la société de consommation. Des jeunes sont partis a la campagne élever des chèvres , faire de l’artisanat, vivre dans des communautés. Les seules qui ont survécu sont celles qui étaient basées sur la spiritualité, comme les communautés de l’arche de Lanza Del Vasto qui était un disciple de Gandhi.

    Manifestement tous ces écolos qui contestent la société de consommation depuis 40 ans n’ont pas fait le poids. La consommation a continué a se développer.

    Les leaders de 68 n’ont pas donné le bon exemple. Ils sont devenus des vieux réacs des classes dirigeantes de droite et de gauche. Tous plus matérialistes, individualistes, égocentriques, carriéristes les uns que les autres.

    Espérons que les jeunes qui sont contre la consommation, pour la décroissance, pour la simplicité volontaire seront plus crédibles, plus éfficaces, que leurs parents et grands parents.

    Répondre
  68. ko
    ko dit :

    @ François Granger : on ne devait pas fréquenter les mêmes quartiers… 😉

    (Blaguapart, je promenais ma vieille Vespa au plus près des endroits parigots encore un peu populaires… pourtant, c’est effectivement une des choses qui m’ont le plus frappée en rentrant at home, dans un des départements les plus touchés par le chômage et comptant un grand nombre de rmistes, de familles monoparentales, de retraités pauvres… cette omniprésence des vieilles caisses rafistolées, et, de-ci, de-là, quelques énormes monstres 4×4 rutilants – indispensable pour aller à la Grande-Motte, bien sûr… Moi qui croyais que je n’allais voir que des scénic de bons pères de famille, comme dans le 94 !!)

    Les belles vieilles 2CV, c’est autre chose, je suis sûr qu’il y a là un peu de snobisme (une forme de distinction, en tout cas). 😉 Et je comprends ça très bien !

    Répondre
  69. ko
    ko dit :

    @ François Granger : on ne devait pas fréquenter les mêmes quartiers… 😉

    (Blaguapart, je promenais ma vieille Vespa au plus près des endroits parigots encore un peu populaires… pourtant, c’est effectivement une des choses qui m’ont le plus frappée en rentrant at home, dans un des départements les plus touchés par le chômage et comptant un grand nombre de rmistes, de familles monoparentales, de retraités pauvres… cette omniprésence des vieilles caisses rafistolées, et, de-ci, de-là, quelques énormes monstres 4×4 rutilants – indispensable pour aller à la Grande-Motte, bien sûr… Moi qui croyais que je n’allais voir que des scénic de bons pères de famille, comme dans le 94 !!)

    Les belles vieilles 2CV, c’est autre chose, je suis sûr qu’il y a là un peu de snobisme (une forme de distinction, en tout cas). 😉 Et je comprends ça très bien !

    Répondre
  70. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    @40-Chomon:
    En quoi est ce étonnant?
    Se goinfrer, l’égoisme sont la pente naturelle de l’être humain

    42-Taste;
    C’est si inimaginable pour toi d’imaginer que l’être humain peut disparaitre de la surface de la terre en rendant la terre impropre à toute vie évoluée?
    Pourtant c’est un risque que nous semblons négliger, nous sommes tellements sûr que notre planète va continuer à exister pendant encore quelques millions d’années, pas si sûr que cela soit ce qui est en train de se passer…

    Répondre
  71. Taste
    Taste dit :

    @ fin de partie : le contraire est imaginable aussi… que de la même manière qu’on préserve un van gogh, ou qu’un général allemand refuse de raser Paris… on préserve la nature… pas sur tout le globe, mais en partie… et que la population décroisse (d’une manière ou d’une autre) car donner naissance devient un luxe absolu, qu’accoucher d’un enfant parait aussi dégueulasse que de manger avec les doigts… Bref tout est possible… la vie a sa propre logique… et le paradis est pavé de mauvaises intentions…

    Répondre
  72. Taste
    Taste dit :

    @ fin de partie : le contraire est imaginable aussi… que de la même manière qu’on préserve un van gogh, ou qu’un général allemand refuse de raser Paris… on préserve la nature… pas sur tout le globe, mais en partie… et que la population décroisse (d’une manière ou d’une autre) car donner naissance devient un luxe absolu, qu’accoucher d’un enfant parait aussi dégueulasse que de manger avec les doigts… Bref tout est possible… la vie a sa propre logique… et le paradis est pavé de mauvaises intentions…

    Répondre
  73. Claudiogene
    Claudiogene dit :

    Bel article. Pas pris le temps de lire les nombreux commentaires.
    Je veux juste ajouter 2 petites choses :
    1. Quand on est passé d’un monde (il y a environ 15 ans) à l’autre (chômiste RMIste etc.) on peut dire que le superflu n’est pas les 20% du dessus mais les 80% du dessus. On peut vivre bien et très heureux avec très peu.
    2. Les "riches", le monde qui consomme chez Ikea, c’est aujourd’hui le travailleur sécurisé, le fonctionnaire ou assimilé et comme par hasard le plus prompt à se plaindre.

    Répondre
  74. Claudiogene
    Claudiogene dit :

    Bel article. Pas pris le temps de lire les nombreux commentaires.
    Je veux juste ajouter 2 petites choses :
    1. Quand on est passé d’un monde (il y a environ 15 ans) à l’autre (chômiste RMIste etc.) on peut dire que le superflu n’est pas les 20% du dessus mais les 80% du dessus. On peut vivre bien et très heureux avec très peu.
    2. Les "riches", le monde qui consomme chez Ikea, c’est aujourd’hui le travailleur sécurisé, le fonctionnaire ou assimilé et comme par hasard le plus prompt à se plaindre.

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  75. zigzag
    zigzag dit :

    dans ce lot d’acheteurs fiévreux il y a hélas aussi des miséreux qui ont signé des offres alléchantes de crédit revolving à la veille des fêtes, , celles que l’on reçoit par milliers dans la boite aux lettres, envoyées non pas par le père noel mais par le père fouettard et qui les condamnent au surendettement dans les mois qui viennent
    parce qu’ils n’ont pas su résister à la déferlante, parce qu’ils ont voulu au moins, ne serait-ce qu’un peu faire comme si, comme eux, rever
    comme si le ^reve , devait passer à la caisse des temples de la consommation
    consommer consommer, puisqu’il le faut….mais à crédit …sinon comment ?

    à quoi sert cette consommation ? entre le nécessaire et ce qu’on nous bourre dans le crâne et dans le caddie , le désir et le plaisir ont déserté depuis longtemps

    Répondre
  76. zigzag
    zigzag dit :

    dans ce lot d’acheteurs fiévreux il y a hélas aussi des miséreux qui ont signé des offres alléchantes de crédit revolving à la veille des fêtes, , celles que l’on reçoit par milliers dans la boite aux lettres, envoyées non pas par le père noel mais par le père fouettard et qui les condamnent au surendettement dans les mois qui viennent
    parce qu’ils n’ont pas su résister à la déferlante, parce qu’ils ont voulu au moins, ne serait-ce qu’un peu faire comme si, comme eux, rever
    comme si le ^reve , devait passer à la caisse des temples de la consommation
    consommer consommer, puisqu’il le faut….mais à crédit …sinon comment ?

    à quoi sert cette consommation ? entre le nécessaire et ce qu’on nous bourre dans le crâne et dans le caddie , le désir et le plaisir ont déserté depuis longtemps

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  77. Valou
    Valou dit :

    Bonne année 2008 à tous.
    Que vive la décroissance et à bas tous les objets inutiles et obsolètes en moins de temps qu’il ne faut pour les décrire.

    Répondre
  78. chomon
    chomon dit :

    @44 fin de partie
    Effectivement ce n’est pas étonnant. Pour les matérialistes et individualistes Quoi de plus important que d"avoir". Avoir plus d’argent pour consommer plus, avoir de la notoriété, avoir une belle bagnole, une belle maison…etc. Mais le top c’est avoir le pouvoir qui ouvre toutes les portes.

    Il est évident que la spiritualité ne fait pas partie des principales raisons de vivre des matérialistes et individualistes de droite et de gauche.

    Répondre
  79. chomon
    chomon dit :

    @44 fin de partie
    Effectivement ce n’est pas étonnant. Pour les matérialistes et individualistes Quoi de plus important que d"avoir". Avoir plus d’argent pour consommer plus, avoir de la notoriété, avoir une belle bagnole, une belle maison…etc. Mais le top c’est avoir le pouvoir qui ouvre toutes les portes.

    Il est évident que la spiritualité ne fait pas partie des principales raisons de vivre des matérialistes et individualistes de droite et de gauche.

    Répondre
  80. kobkob
    kobkob dit :

    @ Fran,
    juste une remarque quant à ce que vous proposez comme définition du "prolétaire"( "qui vit du produit de la vente de son travail"), qui me hérisse un peu le poil.
    cette acception est plutôt celle de ceux qui ne peuvent gagner d’argent grâce à celui qu’ils ont déjà accumulé (le capital). Engrangeant déjà quelques intérêts avec mes modestes économies et sans accepter de participer au grand jeu boursier, je doute que les salariés à 6 000 euros/mois ne gagnent de l’argent qu’avec leur seul travail.
    En fait, votre définition est plutôt celle de la classe moyenne au sens classique et européen continental (soit actuellement plus de la moitié de la population française)
    Un prolétaire, à mes yeux, et je ne crois pas trop trahir la pensée de Marx, est davantage quelqu’un dont la vente de la force de travail lui rapporte juste de quoi la maintenir pour pouvoir la vendre de nouveau le lendemain, sans espérer aucune accumulation. Peu de véritables prolétaires à l’heure actuelle, mais je vous en supplie, ne cherchez pas à vous convaincre que la réalité est aussi morose pour quelqu’un percevant 6000 euros par mois que pour quelqu’un qui doit composer avec 600. Vous n’êtes ni crédible, ni intellectuellement respectable ce faisant. Le fossé séparant ces formes de vie qui partagent la qualité d’être humain s’élargira d’ailleurs à mesure que les services publics continueront d’être privatisés systématiquement. La santé figure d’ailleurs en bonne place sur la liste et produira un effet délétère sans précédent de ce point de vue.
    Je ne peux par ailleurs qu’abonder les autres réponses qui vous ont été adressées. Prendre son vélo plutôt que sa voiture en ville contribue à modifier les états d’esprits et peut être l’organisation urbaine à terme. Prendre ses vacances en train dans le centre de la France ou où que ce soit à proximité relative plutôt que de partir aux USA ou au Maroc trois fois l’an comme d’autres vont à saint-jean de monts ou la Baule change concrètement quelque chose en matière de pollution, sans parler du fait que cela contribue à limiter la banalisation de ces pratiques, qui ne sont pas loin de pouvoir être regardées comme criminelles dans la situation actuelle, et pas que du point de vue de l’écologie. En effet, 80% des habitants du globe ne s’éloigneront pas de plus de 100 km de leur lieu de naissance au cours de leur vie. Faire sienne l’idée qu’il convient nécessairement d’aller loin pour donner de la valeur à sa vie paraît risqué dans ce contexte: et si ceux qui n’auront jamais cette chance en venaient à penser comme vous et développaient de la rancoeur en conséquence? En effet, avec pareil positionnement, vous leur crachez au visage que votre vie vaut davantage que la leur. Difficile de reconstruire la solidarité sur pareille base.
    Merci de votre attention.

    Répondre
  81. kobkob
    kobkob dit :

    @ Fran,
    juste une remarque quant à ce que vous proposez comme définition du "prolétaire"( "qui vit du produit de la vente de son travail"), qui me hérisse un peu le poil.
    cette acception est plutôt celle de ceux qui ne peuvent gagner d’argent grâce à celui qu’ils ont déjà accumulé (le capital). Engrangeant déjà quelques intérêts avec mes modestes économies et sans accepter de participer au grand jeu boursier, je doute que les salariés à 6 000 euros/mois ne gagnent de l’argent qu’avec leur seul travail.
    En fait, votre définition est plutôt celle de la classe moyenne au sens classique et européen continental (soit actuellement plus de la moitié de la population française)
    Un prolétaire, à mes yeux, et je ne crois pas trop trahir la pensée de Marx, est davantage quelqu’un dont la vente de la force de travail lui rapporte juste de quoi la maintenir pour pouvoir la vendre de nouveau le lendemain, sans espérer aucune accumulation. Peu de véritables prolétaires à l’heure actuelle, mais je vous en supplie, ne cherchez pas à vous convaincre que la réalité est aussi morose pour quelqu’un percevant 6000 euros par mois que pour quelqu’un qui doit composer avec 600. Vous n’êtes ni crédible, ni intellectuellement respectable ce faisant. Le fossé séparant ces formes de vie qui partagent la qualité d’être humain s’élargira d’ailleurs à mesure que les services publics continueront d’être privatisés systématiquement. La santé figure d’ailleurs en bonne place sur la liste et produira un effet délétère sans précédent de ce point de vue.
    Je ne peux par ailleurs qu’abonder les autres réponses qui vous ont été adressées. Prendre son vélo plutôt que sa voiture en ville contribue à modifier les états d’esprits et peut être l’organisation urbaine à terme. Prendre ses vacances en train dans le centre de la France ou où que ce soit à proximité relative plutôt que de partir aux USA ou au Maroc trois fois l’an comme d’autres vont à saint-jean de monts ou la Baule change concrètement quelque chose en matière de pollution, sans parler du fait que cela contribue à limiter la banalisation de ces pratiques, qui ne sont pas loin de pouvoir être regardées comme criminelles dans la situation actuelle, et pas que du point de vue de l’écologie. En effet, 80% des habitants du globe ne s’éloigneront pas de plus de 100 km de leur lieu de naissance au cours de leur vie. Faire sienne l’idée qu’il convient nécessairement d’aller loin pour donner de la valeur à sa vie paraît risqué dans ce contexte: et si ceux qui n’auront jamais cette chance en venaient à penser comme vous et développaient de la rancoeur en conséquence? En effet, avec pareil positionnement, vous leur crachez au visage que votre vie vaut davantage que la leur. Difficile de reconstruire la solidarité sur pareille base.
    Merci de votre attention.

    Répondre
  82. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    52-kobkob:
    La grande perversité du capitalisme c’est de faire croire que tout le monde peut etre un capitaliste à son niveau.

    Et effectivement, un tas de gens ayant des revenus moyens spéculent à leur niveau sur internet ou ailleurs.

    Les petits actionnaires du tunnel sous la manche doivent encore se rappeler quelle belle affaire ils ont fait en achetant des titres encouragés par l’Etat et les banques 😎

    vous en connaissez beaucoup des gens qui gagnent 6000 euros? Moi, aucun.

    Répondre
  83. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    52-kobkob:
    La grande perversité du capitalisme c’est de faire croire que tout le monde peut etre un capitaliste à son niveau.

    Et effectivement, un tas de gens ayant des revenus moyens spéculent à leur niveau sur internet ou ailleurs.

    Les petits actionnaires du tunnel sous la manche doivent encore se rappeler quelle belle affaire ils ont fait en achetant des titres encouragés par l’Etat et les banques 😎

    vous en connaissez beaucoup des gens qui gagnent 6000 euros? Moi, aucun.

    Répondre
  84. kobkob
    kobkob dit :

    @53 fin de partie

    Ils sont pourtant nombreux en valeur absolue, mais nous vivons désormais dans une société tellement segmentée qu’il est difficile de connaître quelqu’un d’autre que celui dont on partage plus ou moins la condition. J’ajouterais que le clivage social est également générationnel. En fait, non je n’en connais pas personnellement, mais j’en ai croisé quelques uns, et j’en connais qui accéderont à un tel statut.

    Je précise pour Fran qu’il faut se garder de voir de l’envie dans la position que j’exprimais, si ce n’est celle d’un monde débarassé de ces travers égotiques rétrogrades qui nous mènent tout droit à l’obscurantisme. bref, un monde où les malheureux qui n’ont d’autre choix que de se loger et se nourrir avec 600 euros par mois (plus quelques aides) rèveraient tous d’autre chose que de rejoindre le camp de ceux qui ont accédé à un mode de vie princier (ce qui est tout de même un qualificatif approprié pour désigner l’existence actuelle de ceux disposant d’un revenu de 6000 euros par mois, même si d’autres gagnent beaucoup plus) et qui ne passeraient pas leur entière à saliver vie en pensant à la cagnotte d’euromillions… qui ferait d’eux des malheureux riches.

    Répondre
  85. kobkob
    kobkob dit :

    @53 fin de partie

    Ils sont pourtant nombreux en valeur absolue, mais nous vivons désormais dans une société tellement segmentée qu’il est difficile de connaître quelqu’un d’autre que celui dont on partage plus ou moins la condition. J’ajouterais que le clivage social est également générationnel. En fait, non je n’en connais pas personnellement, mais j’en ai croisé quelques uns, et j’en connais qui accéderont à un tel statut.

    Je précise pour Fran qu’il faut se garder de voir de l’envie dans la position que j’exprimais, si ce n’est celle d’un monde débarassé de ces travers égotiques rétrogrades qui nous mènent tout droit à l’obscurantisme. bref, un monde où les malheureux qui n’ont d’autre choix que de se loger et se nourrir avec 600 euros par mois (plus quelques aides) rèveraient tous d’autre chose que de rejoindre le camp de ceux qui ont accédé à un mode de vie princier (ce qui est tout de même un qualificatif approprié pour désigner l’existence actuelle de ceux disposant d’un revenu de 6000 euros par mois, même si d’autres gagnent beaucoup plus) et qui ne passeraient pas leur entière à saliver vie en pensant à la cagnotte d’euromillions… qui ferait d’eux des malheureux riches.

    Répondre
  86. chris
    chris dit :

    @fin de partie

    Effectivement seul 7% des cadres commerciaux emargent a plus de 50 000 euros annuels …..

    Ce qui laisse deviner le niveau des 93% restant ,smig pour fixe , variable selon la meteo et C3 de fonction ,bientot la voiturette a Bollore …..

    La renumeration aujourd’hui dans ce metier qui est pourtant le fer de lance tient plus du rapport de force que de la competence ou du labeur ….en tout cas la version salariée est morte ….

    Répondre
  87. chris
    chris dit :

    @fin de partie

    Effectivement seul 7% des cadres commerciaux emargent a plus de 50 000 euros annuels …..

    Ce qui laisse deviner le niveau des 93% restant ,smig pour fixe , variable selon la meteo et C3 de fonction ,bientot la voiturette a Bollore …..

    La renumeration aujourd’hui dans ce metier qui est pourtant le fer de lance tient plus du rapport de force que de la competence ou du labeur ….en tout cas la version salariée est morte ….

    Répondre
  88. speedy
    speedy dit :

    si on se réfère à http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc… et en extrapolant la courbe on déduit qu’au mieux 7% des ménages déclarent des revenus supérieurs à 55.000 euros par an. 6 x 12 = 72, donc on peut parier que 2 à 3% des ménages déclarent 6000 et plus. ça fait quand même quelques centaines de milliers.

    mais la vrai différence se trouve dans les patrimoines et on revient aux dépenses contraintes dont le loyer est le plus gros poste.

    pour revenir sur les centres commerciaux, je n’ai plus le chiffre des ouvertures planifiées en UE mais c’est énorme. c’est bien qu’il y a des acheteurs.

    Répondre
  89. speedy
    speedy dit :

    si on se réfère à http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc… et en extrapolant la courbe on déduit qu’au mieux 7% des ménages déclarent des revenus supérieurs à 55.000 euros par an. 6 x 12 = 72, donc on peut parier que 2 à 3% des ménages déclarent 6000 et plus. ça fait quand même quelques centaines de milliers.

    mais la vrai différence se trouve dans les patrimoines et on revient aux dépenses contraintes dont le loyer est le plus gros poste.

    pour revenir sur les centres commerciaux, je n’ai plus le chiffre des ouvertures planifiées en UE mais c’est énorme. c’est bien qu’il y a des acheteurs.

    Répondre
  90. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    @Speedy:

    Beaucoup de gens usent leur chaussures les samedi et dimanche dans les centres commerciaux mais pour autant est ce qu’ils dépensent beaucoup? Pas si sûr.
    La plupart rêvent devant les vitrines ou en essayant des vêtements qu’ils ne pourront pas acheter de toute façon.

    Encore que depuis que les fringues sont fabriquées pour des salaires de misère en Chine ou ailleurs, ca permet presque à n’importe qui, en occident d’en entasser des tonnes chez soi (mais qui sont de mauvaise qualité bien sûr, mais qui s’en soucie finalement?)

    Les citadins ont certainement à proximité de chez eux un centre commercial et moins souvent une forêt pour s’y promener gratuitement sans rien dépenser.

    Répondre
  91. ko
    ko dit :

    Non seulement il est "plus facile" de trouver un centre commercial qu’une jolie forêt pour un citadin, mais en plus ça permet de se conformer à la norme et de faire comme les autres, comme à la télé.
    D’ailleurs, j’en avais parlé ici, je vis à 20 bornes de la plage, accessible facilement l’hiver en auto, vélo ou bus (et bientôt tram, j’espère), et les dimanches ensoleillés, c’est à la plage que les gens viennent se balader et aérer leurs gosses, c’est là qu’il y a foule, pas dans les zones commerciales (bon, ok, ils y vont le samedi… ;-))
    Mais donc, oui, évidemment, quand il est possible de profiter gratuitement et facilement d’un moment agréable en plein air, les gens sont pas fous… ils le font.

    Répondre
  92. paulovaz
    paulovaz dit :

    Dans l’excellent opus d’Alain Badiou "De Quoi Sarkozy est-il le Nom", essentiellement axé sur la tentation Française de céder au confortable Pétainisme actualisé qu’on nous propose, un parallèle lumineux entre les images de files d’attente devant les boutiques alimentaires des pays de l’Est aux heures sombres du communisme galvaudé et celles des gogos angoissés les veilles de distribution des nouveaux jouets High Tech sur les champs Elysées. Edifiant, affligeant, presque drôle.

    Répondre
  93. paulovaz
    paulovaz dit :

    Dans l’excellent opus d’Alain Badiou "De Quoi Sarkozy est-il le Nom", essentiellement axé sur la tentation Française de céder au confortable Pétainisme actualisé qu’on nous propose, un parallèle lumineux entre les images de files d’attente devant les boutiques alimentaires des pays de l’Est aux heures sombres du communisme galvaudé et celles des gogos angoissés les veilles de distribution des nouveaux jouets High Tech sur les champs Elysées. Edifiant, affligeant, presque drôle.

    Répondre
  94. mc
    mc dit :

    Je crois bien que c’est Sartre qui expliquait, sur le thème de la dialectique du maître et de l’esclave, que s’il est évident que l’esclave n’est pas libre, il serait illusoire de croire en la liberté du maître.

    Je crois qu’on peut extrapoler un peu.

    Je fais partie de ceux qui ont assez de fric pour ne pas penser aux fins de mois. J’ai de la famille et des amis dans ce milieu, mais j’ai aussi des ami(e)s qui vivotent avec pas grand chose, qui ont choisi (sans choisir vraiment) de travailler moins pour vivre moins esclaves, à commencer par certains de mes propres enfants.

    J’observe que tous ces gens sans soucis financiers n’en sont pas obligatoirement heureux. En particulier, chaque fois que je me laisse aller à des confidences sur les inquiétudes que j’ai pour mes enfants (adultes), je reçois en retour le même genre de confidences: jeunes qui plantent leurs études, ou qui réussissent tout et sont pleins de fric mais pas heureux, jeunes touchés par la maladie mentale ou par des accidents graves en lien évident avec leur mal-être.

    Je discute aussi avec des jeunes, tiraillés entre les choix raisonnables, alimentaires et plus, qui leur sont instamment proposés par leurs familles angoissées, et leurs choix de coeur, leurs choix de bonheur, leurs choix de risque.

    Dans ma belle famille, l’arbre de Noël dominait un entassement ahurissant de cadeaux. Je n’en fais plus, j’ai mis des années à assumer ce choix, mais j’en ai quand même reçu: pour certains d’eux, c’est trop important, ce rituel. Je sais pourtant que des souffrances et des angoisses sont présentes chez les plus constants à garder la dignité de l’apparence du bonheur. Plus facile, bien sûr, pour les riches que pour les pauvres.

    Le lien avec la situation sociale? A mon avis, même s’il est souterrain, il est évident. Autant que pour les révoltes des quartiers populaires.

    Du coup, tu vois bien que s’il est vrai que le rift s’élargit… au fond du fond, on est bien sur la même terre.

    Répondre
  95. mc
    mc dit :

    Je crois bien que c’est Sartre qui expliquait, sur le thème de la dialectique du maître et de l’esclave, que s’il est évident que l’esclave n’est pas libre, il serait illusoire de croire en la liberté du maître.

    Je crois qu’on peut extrapoler un peu.

    Je fais partie de ceux qui ont assez de fric pour ne pas penser aux fins de mois. J’ai de la famille et des amis dans ce milieu, mais j’ai aussi des ami(e)s qui vivotent avec pas grand chose, qui ont choisi (sans choisir vraiment) de travailler moins pour vivre moins esclaves, à commencer par certains de mes propres enfants.

    J’observe que tous ces gens sans soucis financiers n’en sont pas obligatoirement heureux. En particulier, chaque fois que je me laisse aller à des confidences sur les inquiétudes que j’ai pour mes enfants (adultes), je reçois en retour le même genre de confidences: jeunes qui plantent leurs études, ou qui réussissent tout et sont pleins de fric mais pas heureux, jeunes touchés par la maladie mentale ou par des accidents graves en lien évident avec leur mal-être.

    Je discute aussi avec des jeunes, tiraillés entre les choix raisonnables, alimentaires et plus, qui leur sont instamment proposés par leurs familles angoissées, et leurs choix de coeur, leurs choix de bonheur, leurs choix de risque.

    Dans ma belle famille, l’arbre de Noël dominait un entassement ahurissant de cadeaux. Je n’en fais plus, j’ai mis des années à assumer ce choix, mais j’en ai quand même reçu: pour certains d’eux, c’est trop important, ce rituel. Je sais pourtant que des souffrances et des angoisses sont présentes chez les plus constants à garder la dignité de l’apparence du bonheur. Plus facile, bien sûr, pour les riches que pour les pauvres.

    Le lien avec la situation sociale? A mon avis, même s’il est souterrain, il est évident. Autant que pour les révoltes des quartiers populaires.

    Du coup, tu vois bien que s’il est vrai que le rift s’élargit… au fond du fond, on est bien sur la même terre.

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  96. Déçu du socialisme
    Déçu du socialisme dit :

    Encore beaucoup de clairvoyance dans ce billet.

    Si j’en juge par le nombre de 4X4 "haut de gamme" (BMW, Mercedes, même Porsche) qui traînent dans le secteur où j’habite, ce n’est pas la crise pour tout le monde. Même si le Lidl du coin de désemplit pas.

    Beaucoup de naïveté par contre dans certains commentaires… Tout d’abord, ce n’est pas en s’endettant pour son iPod qu’on a les moyens de s’offrir un Cherokee… De plus, un certain nombre de ces bagnoles qui coûtent pratiquement le prix d’un petit appart ne sont même pas payées par leur conducteur, mais par l’entreprise dont il est propriétaire.

    Je ne sais plus qui a dit autrefois que l’Angleterre était "un pays composé de deux nations, les riches et les pauvres" ? Eh bien, à force de prendre l’Angleterre comme modèle, nous y sommes.

    Répondre
  97. Déçu du socialisme
    Déçu du socialisme dit :

    Encore beaucoup de clairvoyance dans ce billet.

    Si j’en juge par le nombre de 4X4 "haut de gamme" (BMW, Mercedes, même Porsche) qui traînent dans le secteur où j’habite, ce n’est pas la crise pour tout le monde. Même si le Lidl du coin de désemplit pas.

    Beaucoup de naïveté par contre dans certains commentaires… Tout d’abord, ce n’est pas en s’endettant pour son iPod qu’on a les moyens de s’offrir un Cherokee… De plus, un certain nombre de ces bagnoles qui coûtent pratiquement le prix d’un petit appart ne sont même pas payées par leur conducteur, mais par l’entreprise dont il est propriétaire.

    Je ne sais plus qui a dit autrefois que l’Angleterre était "un pays composé de deux nations, les riches et les pauvres" ? Eh bien, à force de prendre l’Angleterre comme modèle, nous y sommes.

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