La pauvreté est-elle une fatalité?

Il y a deux attitudes possibles face à l’économie en général : se résigner à n’y rien comprendre et subir aveuglément les politiques économiques ou s’atteler à la difficile tâche d’apprendre les bases de l’économie et se libérer des discours trompeurs.

Quand j’étais gosse, mon sens de la justice était régulièrement égratigné par les rencontres fortuites avec des personnes visiblement écrasées par la pauvreté. Je lisais Zola, Hugo, Malot et le fossé infranchissable entre les très riches et les très pauvres me semblait être le summum de l’injustice et de la médiocrité humaine. Je pensais qu’il y avait des pauvres surtout parce que cela faisait les affaires des plus riches, que c’était même à la masse des démunis que les riches devaient leur fortune.

Heureusement, je suis allée ensuite au collège et au lycée, où j’ai appris que l’économie est une science, un ensemble de savoirs complexes et difficiles d’accès, des mécanismes quasi ésotériques, mais, attention, d’une rationalité parfaite, d’une perfection, d’une beauté inaccessible à la béotienne que j’étais. Qu’on se le dise, hormis quelques notions renforçant notre dépendance intellectuelle, l’économie est une affaire d’experts!

En fac, j’ai eu la possibilité de prendre une option d’économie générale. L’étude du budget de l’État et de la monnaie s’est traduite par cette continuelle impression d’être face à un complot cabalistique. Comme beaucoup de mes contemporains, la tentation était forte de laisser tomber et de m’en remettre à ceux qui savent.

Et mes pauvres dans tout ça?

Si l’économie est une belle machine parfaite, conduite par des experts et réalisée par des agents parfaitement rationnels et informés, est-il naturel que le système sécrète sans cesse ses pauvres? A savoir ceux qui manifestement ne sont pas dans le système mais le subissent? Comment cette science si merveilleuse ne peut répondre à cette question pourtant simple et évidente qui est de permettre à chacun d’accéder à une vie digne et intéressante?
De deux choses l’une : soit les modèles économiques sont parfaits et bien appliqués, et dans ce cas, la pauvreté est une nécessité pour que le système fonctionne correctement[1], soit on se fout dans notre poire depuis un bon moment, et rien n’est pur et parfait, comme la concurrence de mes deux et ce sont les vices des modèles économiques qui génèrent la masse des indigents.
Dans un sens comme dans l’autre, nous avons toujours une masse de pauvres plus ou moins importante ce qui laisse penser que l’éradication de pauvreté n’a probablement jamais été un objectif prioritaire des penseurs de l’économie moderne.

L’économie pour les nuls!

S’affranchir de la dictature de la pensée économique consiste en premier à s’approprier ses savoirs.
J’ai commencé bêtement, il y a quelques années, par m’acheter un petit bottin de l’économie totalement imbitable, un truc à déclarer forfait! Avez-vous d’ailleurs remarqué à quel point les bouquins d’économie sont généralement fait de telle sorte qu’ils soient rébarbatifs et inaccessibles au commun des mortels?

  • S’approprier les savoirs essentiels! Pourquoi subir un pensum indigeste quand 125 pages bien aérées, agrémentées de petits dessins humoristiques permettent de s’approprier les notions de base de l’économie, en commençant par : "L’économie n’est pas une science exacte, c’est une science sociale"!. Pour 7 malheureux petits euros, vous pouvez vous procurer le ‘Manuel d’économie à l’usage de celles et ceux qui n’y comprennent rien’[2].
  • Cesser de croire que l’économie est couleur rose saumon[3] ou la propriété exclusive des Echos ou de La Tribune des Fossés, et s’abonner urgemment à Alternatives Economiques, le mensuel qui parle de l’économie autrement, sans nous prendre pour des insuffisants neurologiques.
  • Et surtout, se procurer le dernier numéro de L’Économie politique[4] des mêmes empêcheurs d’intoxiquer les esprits en rond, qui propose un plan de lutte contre la pauvreté en trois mesures. On découvre qu’il ne s’agit pas de dégager des moyens colossaux ou de se lancer dans les 12 travaux d’Hercule, ou de déshabiller Pierre-Xavier et Charles-Edouard pour rhabiller Maurice, mais plutôt repenser notre politique familiale et sociale dans l’objectif prioritaire d’éradiquer la pauvreté, et particulièrement celle, ignoble, de ceux qui travaillent!

Dans un pays aussi riche que le notre, est-il encore acceptable que près de 7 millions de personnes soient pauvres[5], dont une majorité de personnes qui travaillent?
Et que penser quand on apprend de la plume de Denis Clerc[6] que le redéploiement des ressources sociales dans le but de sortir tout le monde de la pauvreté ne coûterait que 13 Milliards d’euros supplémentaires… à comparer avec les 15 milliards offerts aux ménages les plus riches lors de la dernière réduction de l’impôt du le revenu?

Alors, pour ne plus ne plus subir ceux qui savent pour nous, approprions-nous l’économie sans tarder!


L’ignorance, c’est la mort ; le savoir, c’est la vie.

Proverbe persan

Le développement de l’économie réelle n’a rien à voir avec la science économique. Bien qu’on les enseigne comme s’il s’agissait de mathématiques, les théories économiques n’ont jamais eu la moindre utilité pratique.

Karl Popper

L’économie est très utile pour fournir un travail aux économistes.

Anonyme

L’économie c’est la science du sordide, non de la pureté.

Alfred Sauvy

Notes

[1] on omet juste d’en informer les principaux intéressés : on a besoin que vous soyez tel ou tel nombre à crever la bouche ouverte pour que nous puissions nous en en mettre plein les fouilles!

[2] De Patrick Mignard, qui désacralise l’économie tous les jours auprès de ses étudiants de l’IUT de Toulouse. Commander directement auprès des éditions de l’A.A.E.L, 8 rue de Bagnolet, 31100 Toulouse ou envoyer un mail pour plus d’informations : bureau.i34@wanadoo.fr.

[3] Les fameuses pages éco de Figaro, pour les récalcitrants!

[4] L’économie politique n°26 : La France des travailleurs pauvres, trimestriel, avril 2005

[5] pour info, le seuil de pauvreté est à 650 € net/mois par personne, ce qui représente plus que ce que l’on peut espérer dégager d’un mi-temps payé au SMIC – 980€ net/mois

[6] Fondateur d’Alternatives Economiques

31 réponses
  1. nepigo
    nepigo dit :

    Bravo pour votre site! on s’y sent très bien… Sur l’économie, je suis on ne peut plus d’accord, et tellement que je me demande parfois si toute démarche empruntant à la logique mécaniste traditionnellement utilisée en économie (c’est d’ailleurs bien la seule science à recourir à un modèle théorique aussi périmé) n’est pas vouée à l’échec, y compris (et surtout!!!) dans sa critique : critiquer une façon de penser en adoptant ses formes revient à la perfectionner. Bien à vous,

    W. Nepigo

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  2. Traxs
    Traxs dit :

    Tu as bien raison le Monolecte, je rajouterai juste qu’actuellement on nous parle de la loi du marché. Mais de quelle loi ils parlent ? Comme tu le dit, l’économie est une science sociale et non une science dur au sens (physique, chimie etc….) Qu’on arrête de nous dire, que c’est ainsi, que c’est la loi du marché. C’est a la limite une théorie, une hypothèse, mais non vérifiable, enfin si on continu a l’appliquer on risque d’aller droit au mur…..

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  3. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    -> nepigo | Bonjour Nepigo et ravie que la visite vous plaise!
    -> traxs | Salut, Traxs. Pour la loi du marché, la main invisible et toutes ces conneries il y a de quoi écrire un billet de plus : la désincarnation de l’économie, ou comment rejeter les responsabilités des décideurs, de ceux qui ont le pouvoir sur des sortes d’entités supra-naturelles. Nous sommes alors en pleine pensée magique!

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  4. Le Zouave de Bagnolet
    Le Zouave de Bagnolet dit :

    Très intéressant : la politique devrait d’abord permettre à la plèbe de se retrouver dans cette jungle de notions . A titre anecdotique, je me souviens d’avoir découvert ébahi au temps de l’Université que les grandes puisssances modernes – Japon, Allemagne – s’étaient développées dans le cadre d’un protectionnisme implacable et étatique. Le marché, c’est d’abord le mien, et s’il est mieux enfouraillé que celui du voisin, la concurrence en sera d’autant plus pure et parfaite …

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  5. nath
    nath dit :

    Ouais, ben suffit de faire 10000 bornes pour voir ce qui nous attend : Madagascar est un excellent exemple de ce que la jungle économique associée à la totale corruption peuvent faire à un pays pourtant riche potentiellement…

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  6. JP
    JP dit :

    « Le pauvre est pauvre parcequ’il est pauvre ». C’est une tautologie mais qui explique bien la situation.

    Tu donnes de l’argent à un pauvre, il va les dépenser en conneries, il redevient pauvre et va se plaindre qu’il est pauvre à cause des autres.

    Par conséquent pourquoi donner de l’argent à un pauvre ? Autant donner l’argent à un riche qui sait comment s’en servir pour gagner encore plus d’argent.

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  7. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je vois.
    C’est sûr : un loyer, de la nourriture, des vêtements, c’est des conneries! Je ne te souhaite même pas de te retrouver avec 500 € par mois pour vivre, pour voir, pour comprendre ce que ça fait de toujours conmpter et de ne rien pouvoir faire.
    Quant à ta théorie fumeuse que tu sors de ton slip d’indigent du bulbe, elle est juste démentie par les faits, comme les micro-crédits qui, à commencer par les pays du Sud, en ouvrant l’accés à l’emprunt pour les plus pauvres, leur permet justement de monter une petite affaire qui les sort enfin de la misère. Et tu sais quoi? Ce sont les pauvres qui remboursent le mieux, c’est avec eux que le risque de prêter est le moins grand…

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  8. JP
    JP dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec toi.
    Mais malheureusement, les exemples que tu cites sont des exceptions. C’est des gens qui n’ont pas eu de chance au départ et qui ont saisi l’opportunité pour se refaire, ce qui n’est pas le cas de la majorité des pauvres qui ne font que dépenser de l’argent et se surendetter pour acheter des objets idiots.
    En France, il y a tellement d’opportunité et de choses à faire que chacun d’entre nous en a rencontré au moins une fois dans sa vie. Et si il y autant de pauvres c’est qu’ils ont pas su la saisir.
    Mon concierge est portugais, avec sa femme, ils gagnent le smic et en 4 ans, ils ont réussi à cumuler un capital de 30ke grâce auquel ils se sont fait construire une petite maison au Portugal.
    Tu connais beaucoup de smicards français qui montent un capital si rapidement pour devenir proprio ? Non, les français dépensent leur smic dans des conneries.
    Ils ne sont pas pauvres accidentellement, mais par volonté.
    D’ailleurs, tu connais les statistiques, les pauvres dépensent en moyenne 300 euros / an en jeu de hasard. Argent qu’ils jettent par la fenêtre au lieu de les placer dans un plan d’épargne par exemple. C’est qu’un exemple de dépenses idiotes des pauvres.

    Par conséquent, si les pauvres ne savent pas gérer leur argent, pourquoi leur en donner plus ?

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  9. The Spirit of Ramena
    The Spirit of Ramena dit :

    nath : Pour rappel à l’époque de P.Tsirana en 1972 il y avait 6 millions d’habitants, 6 millions de bovins et 9 millions d’ovins. Mada était le premier EXPORTATEUR de riz du monde devant l’Indonésie, la Malaisie et la Chine. L’université de Tana venait de détroner au niveau prestige celle de Dakar. Certes ces chiffres ne veulent rien dire et Mada était loin des standarts économiques et sociaux des pays développés ou même des pays émergents asiatiques comme la Corée ou Taiwan à cette époque. En mai 1972 il y a une révolution et ce pays riche en matières premières, pour des raisons multiples, trop longues à expliquer ici, est tombé de Charybe en Sylla. Au contraire du Sénégal qui n’avait que pour seule ressource l’arrachide. L’un des rares atouts du Sénégal a été la succession de 3 chefs d’Etat (depuis le début des années 60 :!) dignes, cultivés et n’ayant pas profité de leur position pour mettre le pays en coupe réglée au profit de leur famille et de leur clan. Certes il n’étaient pas parfait mais ils ont su construire les bases d’un régime relativement stable. Comme quoi le destin de tout un peuple peut dépendre du premier d’entre eux. J’ai vécu 12 années dans l’un et je suis né dans l’autre. La situation de Mada me rend malade tout comme ceux qui l’ont connu à cette époque. Mais aujourd’hui les initiatives des multiples ONG ne peuvent plus endiguer la catastrophe. Mettre ce pays sous perfusion et controle total de l’ONU/UE est à mes yeux la seule alternative. Et encore il faudra un régime fort pendant quelques temps pour faire reculer la corruption et toute un ensemble de mesure impensable sur le continent européen. Rien de bien réjouissant. Mais si on considère, sans démagogie, que ce n’est que temporaire – qui se souvient du type de régime qu’ a connu la CdS pendant 30 ans à la suite de la guerre entre le Nord et le Sud ? – alors un autre futur est possible à ce pays remarquable.

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  10. Jean Dornac
    Jean Dornac dit :

    A JP que je ne connais pas et m’en félicite !

    Dans quelle « boîte à idée » à la con as-tu été formé ? Ca sens son ultra-néolibéral à dix milles lieux..

    Après les amabilités du hors d’oeuvre, passons au choses sérieuses, au plat de résistance si je puis dire. Quand on ne connaît un sujet que par le 20h de TF1 on reste modeste. Lorsque tu auras goûté « aux charmes » de la pauvreté, tu viendras nous resservir ta science pour « bobos » intellos de bas étage.

    Pour ma part, j’ai vu la pauvreté chez les autres avant de la déguster depuis 15 ans moi-même. La consommation des objets inutiles, y’en a pas ! La preuve, j’ai viré la télé depuis plus de trois ans ! Ce que, visiblement, tu ignores, car sans doute nages-tu dans les eaux troubles de la France d’en Haut, celle qui croit tout savoir mais n’a jamais rien compris, c’est que les pauvres, ils souffrent. Ils souffrent en premier du mépris que les gars de ton genre lui jettent à la gueule.

    J’ai vu les gens au restos du coeur, j’y ai travaillé un temps… Tu ne sais pas ce que c’est que de subir le regard méprisant d’individus comme toi, lorsqu’on est dans la file d’attente pour avoir encore le droit de bouffer parce qu’une bande de parasites d’en haut s’accaparent les richesses de tous ceux qu’ils considèrent comme étant inférieurs.

    Le mépris que tu jettes à la face des pauvres, tu veux que je te dise ce que c’est : C’est le cache-misère-mentale des types comme toi ! Ce que tu dis est tellement indigent, montre tellement ton ignorance sur le sujet, que soit tu es un malotru de première, soit tu es totalement endoctriné par la pensée unique de tes potes d’en haut. Dans les deux cas, excuse-moi, il n’y a pas de quoi être fier ! Moi, à ta place, je retournerais sur le banc d’une école, histoire d’apprendre la vie ailleurs que ches les vendeurs de cerveaux disponibles !

    Salut, soigne-toi bien, tu peux encore t’en tirer avec de gros efforts… Mais ça urge !!!

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  11. J.P
    J.P dit :

    Iliad (la maison de mère du FAI Free) avait proposé à tous ses salariés, c’est-à-dire du smicard jusqu’au cadre sup d’acheter à un prix avantageux des parts du capital de la société. Ce n’est pas une faveur faite aux salariés, mais une obligation légale : au moins 5% du capital doit appartenir aux salariés.

    Et parmi tous les salariés, il n’y a que 5% des acheteurs qui soient des smicards. Pourtant les smicards représentent 80% des salariés du groupe. Les 95% des actions restantes ont été achetées par les 5% des cadres sup.

    Iliad est entré en bourse, l’action a pris 70% de valeur en moins de 1 an.

    Il n’y qu’une infimité des employés smicards qui ont su tirer leur épingle du jeu, pourtant tout le monde pouvait en acheter.

    Ensuite les smicards qui en ont pas profité passent leur temps à se plaindre de ne pas avoir de quoi boucler la fin du mois. Ils avaient eu l’occasion de s’enrichir, mais ils ne l’ont pas fait, ils ont préféré rester pauvre et continuer à se plaindre.

    C’est un exemple parmi tant d’autres, toutes les entreprises sont obligées de partager leur capital avec leurs salariés.

    Beaucoup de caissières chez Carrefour sont devenues riches grâce à ce système.

    Donc moi je veux bien écouter vos plaintes et vos lamentations parce que vous êtes pauvres, mais c’est pas la faute à la société (qui offre beaucoup d’opportunités) mais la votre parce que vous faites rien pour la changer : vous attendez les bras croisés la fin du mois pour recevoir votre RMI.

    Puis le coup du « tu comprends rien, retourne à l’école », c’est très drôle.

    Toi qui es si intelligent que ça, si tu as tout compris sur le sens de la vie et de l’univers, comment ça se fait que tu sois pauvre ?

    La mauvaise foi des pauvres pour justifier leur propre échec est drôle.

    Ca me fait penser à un RMIste qui disait :

    « J’aurais pu être très riche, mais j’ai préféré être pauvre pour garder ma dignité ».

    Ce RMIste est effectivement très digne en faisant la manche.

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  12. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Salut JP
    Je publie cette dernière réaction de ta part. Je pense que quelqu’un qui a tout compris de la vie comme toi a mieux à faire que venir éclairer de ses lumières des buses comme nous et que tu trouveras un espace à ta mesure dans ton propre blog.

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  13. rien
    rien dit :

    JP, tu es toi même très pauvre : tes mots le disent pour toi. Ils sont un reflet si parfait, si puissant, de ton manque que cet éclat t’aveugle. Pourtant, chaque ligne écrite ici par toi hurle devant cette béance qui ne t’a laissé d’autre vie que d’osciller entre ne rien avoir et être quelque chose. Car ainsi le manque a réduit ton monde : il y a les pauvres et il y a les riches. Or ce qui te manque te fait pauvre et tes mots montrent ce qui te manque. Regarde-toi, n’es-tu pas un homme, alors que te manque-t-il pour que tes mots soient si pauvres, précisément, quand tu veux parler de pauvreté ?

    Répondre
  14. Jean Dornac
    Jean Dornac dit :

    Ce serait intéressant de savoir à quel milieu tu appartiens, JP. Tu dis que les smicards sont des pleurnichards… Elles coûtaient combien, ces actions ? As-tu une idée de ce que rapporte un SMIC ? As-tu une idée de ce qui reste à une personne au bout d’un mois avec un SMIC ? Et tu crois que ceux-là peuvent encore se payer des actions ? Tu rêves…

    Le smicard n’a pas l’occasion de jouer au boursicoteur avec les miettes qu’il reçoit comme salaire, pardon, comme pourboire ! Va donc partager une journée de smicard, mais avec les moyens d’un smicard. Je parie que tu serais moins fier et peut-être jugerais-tu moins vite… Je sais que tu ne le feras pas.

    Autre chose : la mentalité de voleur-profiteur ne convient pas à tout le monde. Autrement dit, il est des gens que voler n’intéresse pas. Dis-moi maintenant que boursicoter est un métier honnête et n’est pas du vol ! Si tu veux me faire crever de rire, c’est ce qu’il faut affirmer.

    Rançonneur est un métier et sans doute, les smicards ne l’ont-ils pas appris. Et même, je pense, j’espère, que la majorité ne le ferait pas ; ils ont encore de la dignité.

    Autre chose encore : Sors des chemins communs en pensant que nous nous plaignons. Ca, c’est le discours convenu de tous les profiteurs ; il faudrait cesser de confondre lutte pour la justice et lamentations. C’est peut-être difficile à comprendre pour vous autres, mais il faut descendre un peu des nuages de la France d’en haut.

    Dernière chose : Considérer que nous ne voulons ou pouvons pas nous enrichir n’est que le cache-misère de votre conscience mal dans sa peau. Ben oui, ordinairement, lorsqu’on n’a pas effacé toute conscience, il est très difficile de se trouver fameux lorsqu’on sait que les autres n’ont rien parce qu’on a tout… Alors autant les traiter de minables…

    Entre nous soi dit, c’est petit, petit, petit… Il n’est peut-être pas trop tard pour te réveiller ? Tu es le seul à avoir la réponse, JP…

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  15. JP
    JP dit :

    Par avance merci à l’hôtesse de ce site de me laisser répondre.

    J’étais smicard, pendant 4 ans, j’ai mis de coté 20% de mes revenus et à part payer le loyer et manger, je ne pouvais pas me payer autre chose. Pendant ce temps mes collègues smicards avaient un abonnement de téléphonie portable, Internet, canalsat et autres crédits pour s’acheter une voiture ou le dernier écran plat à la mode.

    L’entreprise marchait bien, la direction a proposé de partager le capital avec les employés.
    Personnellement je croyais en mon entreprise et son développement. Je savais parfaitement que ce n’est pas avec un plan d’épargne à 2% ou un smic ou en jouant au loto que j’aurai une meilleure vie, alors j’ai décidé de mettre toutes mes économies pour acheter des actions de mon entreprise.

    3 ans plus tard, ma mise de départ a été multipliée par 8.

    L’entreprise avait une croissance très rapide et voulait s’ouvrir à l’internationale, alors la direction a délocalisé l’unité dans laquelle je travaillais.

    On s’est retrouvé au chômage. C’était très dur pour beaucoup de monde, surtout ceux qui avaient une famille et des factures à régler.

    La même année, j’ai reçu mes 1ers dividendes, avec les allocations chômage et la prime de licenciement, je m’en sortais pas trop mal, j’étais pas déprimé, ça me laissait du temps pour chercher avec enthousiasme un travail.

    Ce fut chose faite au bout de 6 mois et j’étais toujours payé au smic.

    J’ai vendu une partie des actions et grâce à mon emploi, ma banque m’a accordé un crédit pour acheter un appart. Je rembourse le crédit avec mon smic et les dividendes.

    On s’est revu avec mes anciens camarades, certains sont toujours au chômage, peu ont trouvé un travail, beaucoup se sont endettés, d’autres ont déménagé.

    C’était pas facile pour eux.

    A l’époque, mes camarades m’avaient traités de traître à la solde du capitalisme et du grand patronat, à la réunion, ils se demandaient si ils n’auraient pas dû faire comme moi.

    6 ans plus tard, ma mise de départ a été multipliée par 16, si je vendais toutes mes actions, je serais actuellement millionnaire en francs, mais je préfère garder le capital qui remboursera mon crédit immobilier. D’ici 5 ans, j’aurai fini de le rembourser, je serai non seulement propriétaire, mais j’aurai également gardé mon capital de départ de quoi envisager l’avenir plus sereinement.

    J’ai eu ma chance, je l’ai saisie et je n’ai volé ou profité de personne.

    Dommage pour mes camarades.

    Répondre
  16. Jean Dornac
    Jean Dornac dit :

    J’aime déjà mieux ce ton. Une question cependant : Tu es seul ou tu as une famille en charge ? Parce que le problème n’est plus le même.

    Reste que la mentalité qui permet de jouer en Bourse ne convient pas à tout le monde. Tout dépend comment on voit la chose, mais personnellement, je ne me vois pas jouer en bourse, donc actionnaire, sachant ce que font de nombreux groupements d’actionnaires responsables de destructions massives d’emplois.

    Et je rejoindrais la personne que tu citais plus haut : Je préfère rester pauvre et pouvoir me regarder dans un miroir. Ce qui ne signifie pas gaspiller les maigres revenus dont je dispose.

    De plus, tant que je le pourrai, je travaillerai gratuitement comme je le fais depuis plus de 3 ans. Ce sont des services ici ou là et un travail intense sur mon site. Je crois que si, en tant qu’altermondialiste, je veux changer le monde, la première chose à faire est de me changer moi-même et donc refuser d’entrer dans la spirale du tout payant. Rien de tel que d’offrir son temps, lorsqu’on peut se le permettre. C’est de la concurrence libre et totalement faussée !

    Bonne route à toi en dépit de ta façon de juger les pauvres. Comprends, si tu le veux bien, que ce sont des insultes et que les pauvres n’ont pas besoin de ça en plus…

    Répondre
  17. rien
    rien dit :

    Ton histoire est belle JP. Edifiante. Mais il y a toujours ce manque. Maladroit, tu tentes de le masquer, un peu, derrière un semblant d’intéret pour autrui. Seulement, les mots font de mauvais masques. Tu as un capital, tu es propriétaire. La belle affaire ! Ta façon même de raconter exprime d’abord cette absence. De quoi, demanderas-tu ? Et bien, si jamais cela t’interroge, persévère dans ton interrogation. Elle est une petite chance d’échapper à l’imbécile alternative : être ou avoir ?

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  18. Vincent B.
    Vincent B. dit :

    Mais oui JP… ça sens bien le fake tout çà… Suffit qu’on te parle de vivre avec le Smic et tu nous sors la grande histoire made in Disney Land. Moi aussi j’ai été au SMIC, et pas dans une SA avec des actions (et puis comme dis plus haut, certains, même avec la possibilité, ne veulent pas devenir des requins ou des profiteurs) et j’en ai pas mal chié. Maintenant, j’ai changé de boite et je gagne un peu plus. C’est pas le Pérou, mais j’ai de quoi vivre, avoir quelques loisir, bref, je ne râle pas. Mais j’ai côtoyé des gens avec le RMI et continue d’en côtoyer. C’est très dur pour eux. Et je te pris de croire qu’ils n’ont pas de portable, encore moins de télé.

    Ensuite, il faut bien comprendre que sans les pauvres, la société actuelle (faite de profits, de toujours moins cher, de marge arrière et de plus de loisir et moins d’investissement social) fabrique les pauvres et en a besoins. Comment les centrales d’achat ont-elles des pris si bas ? Comment fait-on pour avoir certains produits exotiques qui étaient impossible à nos grands-parents de s’acheter ? L’exploitation fait partie intégrante du système libérale. Sans sous-payés et exploités, pas de consommation de masse. La solution : d’abord montrer au gens que c’est le consommateur qui a le pouvoir. Accepter des nouveaux besoins et en acheter donne crédit au système. Ensuite, consommer avec modération et pas forcément le moins cher. Faire confiance aux petits producteurs, artisans, commerçants… Bref, pour faire changer le système, le combattre c’est lui donner du poids. S’en désintéresser et proposer des alternatives, c’est le faire tomber dans l’oublie.

    Pour revenir un peu dans le sujet, les pauvres ne choisissent pas d’être où ils sont, mais la plupart du temps c’est la misère qui font ce qu’ils sont : des gens très souvent ouverts et qui connaissent les valeurs fondamentales de la vie, a savoir l’amitié, la chaleur humaine, le partage, le dialogue.

    Quand à ta phrase « et je n’ai volé ou profité de personne », et bien si, tu as volé et profité de tes camarades smicards, car c’est grâce à eux que ton entreprise à eu « une croissance très rapide », qu’elle s’est « ouverte à l’internationale »et qu’elle a « délocalisé l’unité dans laquelle je travaillais ». Si tu a eu autant d’argent, c’est parce qu’elle a fait travaillé tes petits copains à pas cher, mais qu’elle en a voulu plus et qu’elle a délocalisé. Tu as fait parti du système. Après, si tu veux ressembler aux exploiteurs, faire passer ton petit confort en premier, penser d’abord à ta petite gueule : je t’annonce que tu es vainqueur !

    Et quand ton appart. brûleras, ou que tu auras un accident grave, ou bien que quelqu’un de ta famille aura de grosses difficultés financière, et bien j’espère que tes amis ne se comporterons pas comme toi et ne te dirons pas « comment ça t’es dans la merde ? Mais fallait économiser mon vieux ! C’est de ta faute si t’es pauvre et dans la merde ». Tends la mains, tu verra c’est plus simple que d’écraser la gueule du voisin dans le caniveau.

    Répondre
  19. JP
    JP dit :

    Marrant quand même.

    Je vous raconte comment j’ai réussi à m’en sortir et vous me reprochez d’avoir une vie relativement meilleure. Vous devriez être heureux qu’un smicard comme moi ait une vie plus confortable, mais non, vous me traitez de tous les noms.

    Vous êtes des aigris jaloux ou quoi ?

    D’ailleurs en lisant ce blog, je ne vois que des gens qui se plaignent et qui sont contents de partager la merde dans la quelle ils sont. En quelque sorte, vous êtes fiers de vous lamenter constamment et quiconque sort de cette merde est considéré comme un sale con qui profite des autres.

    C’est dingue quand même toute cette intolérance.

    Je le répète, pendant 4 ans j’ai vécu avec 1000 euros par mois répartis en 400 euros de loyer, 40 euros de transport, 300 euros de bouffe, 60 euros pour les imprévus et 200 euros d’économies.
    J’avais aucun loisir.

    Je sais ce que c’est d’être pauvre et de ne rien avoir, j’ai pas de leçons à recevoir de votre part.

    Pendant ce temps, mes camarades avaient une femme, des enfants, un crédit pour la Laguna, le tel portable dernier modèle, ils profitaient au maximum de société de consommation qu’on leur proposé. Ils ne s’en rendaient pas compte de vivre au dessus de leurs moyens.

    Quand la délocalisation fut annoncée et les licenciements réalisés, ils se plaignaient tous. Moi j’étais content, j’ai perdu mon travail, mais j’ai reçu une indemnité de licenciement et la valeur des actions a beaucoup augmenté. Ce que l’entreprise m’a pris d’une main, je l’ai repris d’une autre. Ce ne fut pas le cas de mes camarades.

    Je le redis encore une fois, l’entreprise a proposé à tous ses salariés de partager le capital avec eux, c’est une idée aussi bien capitaliste, communiste que de Gaullienne.

    Ça profite à tout le monde, salariés compris et pays délocalisé inclus.

    Les smicards ont préféré consommer que capitaliser, c’est leur choix.

    Personnellement j’ai préféré capitaliser que consommer parce que ce n’est pas un smic qui me permettra d’avoir une vie de famille correcte et à l’abris du besoin.

    Je ne veux pas que mon fils me regarde comme un smicard qui se plaint de la société qui lui a tout pris mais comme quelqu’un de fort et respectable qui va lui assurer un avenir meilleur que le sien.

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  20. Carpe Diem
    Carpe Diem dit :

    > Je ne veux pas que mon fils me regarde comme un smicard qui se plaint de la société qui lui a tout pris mais > comme quelqu’un de fort et respectable qui va lui assurer un avenir meilleur que le sien. > T’as tout compris superman.

    Sauf que pour de tel propos tu n’as aucune chance que « ton fils » te respecte. Pas plus que ta fille !

    Tu te repets du malheur des autres. Tu réalise ton ascention sociale par le biais d’un système inique. Celui qui privilégie le capital sur le travail. Sans capital c’est dur d’entreprendre. Mais c’est possible. Par contre sans travail pas de capital sauf à utiliser une mains d’oeuvre bon marché et sans protection. Pour avoir des gains encore plus important il reste une solution, le servage. Y as tu pensé ?

    PS : Quand à De Gaule je doute qu’il est pu un jour admettre et encore moins permis sans réagir les délocalisations. Le réalisme fataliste du déclin d’une nation dans un environnement hostile ce n’était pas son genre. Je crois que tu n’as pas compris la pensée du fondateur de la V République. Il te reste celle de Mao. Mais est ce dans tes cordes ?

    A trop tirer sur la corde on arrive à 1789 et à ses dérapages. Je crois que tu n’as pas saisi et les conséquences globale de cette politique économique et de la colère, je dis bien colère, d’une partie de plus en plus importante de la population. Moi à ta place j’économiserais encore plus et je le transfererais (en toute légalité s’entend) dans un pays sûr. Parce que c’est pas pour un PS libéral que les refuzniks iront voté la prochaine fois. Peut-être bien que ce scénario catastrophe ne se passera pas dans 22 mois. Mais on ne sais jamais. Tu sais nos hommes politiques n’ont pas tous des nerfs d’acier. Et devant « l’inéluctable destin envisageable » ils peuvent paniquer et par conséquence prendre des mesures qui accentueraient la crise. Faut penser à tous pour s’en sortir.

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  21. JP
    JP dit :

    Quand je vous lis, je lis de l’intolérance et de la haine.

    Moi j’en veux à personne, j’en veux pas à mes patrons qui m’ont licenciés, j’en veux pas à mes camarades de l’autre bout de l’Europe qui ont pris mon travail.

    J’en veux à personne, je suis content pour eux.

    Grâce à la délocalisation, mon capital a prix de la valeur, j’ai une meilleure vie et mes camarades de l’autre bout de l’Europe ont du travail. Après mon licenciement, j’ai été envoyé sur place pour les former, leurs conditions de travail n’étaient pas si mauvaises que ça, ils étaient payés au smic local (400 euros) et ils vivaient plutôt bien.

    Mon ex entreprise a délocalisé après 6 ans d’activité et de croissance en France, tout le monde en a profité, maintenant elle est partie chercher un relais de croissance à l’internationale. Si elle ne l’avait pas fait, elle aurait vite déposé le bilan et il n’y aurait plus de boulot en France ni en Europe.

    Tout le monde y a gagné avec cette délocalisation.

    C’est vrai qu’après mon licenciement j’étais resté 6 mois au chômage, mais j’en veux à personne, même pas aux politiques.

    Pendant mes 6 ans de travail dans cette entreprise, même si j’étais au smic, j’étais content et fier d’y travailler, je croyais en mon entreprise et en son activité, c’est pour cela que j’ai investis toutes mes économies dedans. Je voulais prendre encore plus part dans sa réussite.

    Je voulais pas être un simple employé smicard qui vient faire ses 35h et qui s’en fout complètement du reste. Je voulais m’impliquer plus.

    Mes camarades voyaient cela d’un mauvais œil, au lieu de fricoter avec le capital, ils auraient préféré que je me syndique.

    Et bien évidemment au moment de la délocalisation, ils étaient pleins de haine :

    « Le capital qui nous jette après nous avoir exploité »

    « Le patronat fait ce qu’il veut et le politique fait rien »

    « Les étrangers nous volent notre travail »

    Etc…

    Je cite même pas les propos racistes et xénophobes de mes camarades, il y avait beaucoup de haine ce jour la.

    Moi j’en voulais à personne, j’étais content ce jour la, comme les autres jours d’ailleurs.

    La seule chose qui me préoccupe actuellement, c’est que mes camarades de l’autre bout de l’Europe voient leur salaire augmenter. Ce fut le cas cette année, j’espère que ça continuera pour qu’ils atteignent notre niveau de vie en France d’ici 10 ans.

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  22. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    C’est ton attitude qui t’attire les réactions que tu qualifies de haineuses. On lit dans tes propos du mépris pour tes compagnons de classe, que tu traite de geignards. Tu t’estimes supérieur à eux, parce que tu accèdes à la propriété, parce que tu a su « saisir ta chance ». Si tu avais été salarié de Liberty Surf, en faisant les mêmes choses,tu aurais eu un destin bien différent. D’autres, comme toi, ont tenté leur chance dans l’actionariat et se sont retrouvés à poil (France télécom, Eurotunnel… etc). Je ne pense pas que quiconque ici ou ailleurs t’en veuille d’avoir réussi à t’en sortir, à t’être élevé au-dessus de ta condition de départ par la rigueur, le travail et l’économie, non, personne. Moi aussi, je me réjouis chaque fois que quelqu’un s’en sort, quand un pote trouve un boulot, réussit « un coup », comme toi. Personne ne se complait dans la merde et c’est le fait que tu insinues le contraire qui énerve tout le monde.
    Maintenant, demande-toi d’où te vient ce dédain pour tes anciens compagnons de galère. Demande-toi au nom de quoi tu te permet de les juger du haut de ta petite réussite personnelle. Car c’est ça qui a déclenché la colère des autres commentateurs, la manière dont tu renies ce que tu es et d’où tu viens, pas ta réussite. Peut-être que tu as raison, que la meilleure manière de bouffer ceux qui nous exploitent et nous font bouffer de la merde, c’est de jouer le même jeu qu’eux, d’avoir les mêmes armes et de s’approprier une part de plus en plus grande du capital, mais je ne crois pas que cela doive se faire au détriment de notre humanité, de notre capacité à avoir de la compassion pour les autres. Sinon, au final, on a encore perdu la bataille.

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  23. JP
    JP dit :

    Je récapitule mes propos pour mieux me faire comprendre.

    Pendant 4 ans j’économisais 200 euros sur le smic et que je consommais strictement rien, alors que mes camarades smicards profitaient au maximum de la société de consommation sur laquelle ils crachaient constamment.

    La mode de vie de mes camarades qui vivaient au dessus de leur moyen tout en critiquant la société de consommation, le crédit et le capitalisme est contradictoire.

    Ensuite, personnellement, ça me dérange pas qu’ils aient choisis cette vie la, c’est leur choix personnel et ils font ce qu’ils veulent.

    Je suis content pour eux qu’ils aient tous ces objets, si la consommation les rend heureux tant mieux pour eux, qu’ils continuent à se gaver d’objets.

    Ce qui me dérange, c’est que tous mes camarades critiquent mon choix d’avoir capitalisé au lieu de consommer et me faire traiter de « traître au solde du grand capital ».

    Avec mon argent, je fais ce que je veux, j’ai choisi de capitaliser, c’est un choix qui n’est pas uniquement réservé aux grands bourgeois et autres cadres supérieurs.

    Je suis parfaitement conscient que c’est pas un « choix » naturel pour le smicard, qui lui préfère dépenser le peu d’argent qu’il a dans des conneries. Quand je voyais tous les vendredi 13 mes camarades remplir leur grille de loto, ça me faisait pitié. Pour eux seuls les jeux de hasard pourraient les sortir de leur merde.

    Moi j’aimais et je m’intéressais à l’entreprise dans laquelle je travaillais, même si c’était pas facile tous les jours.

    Mes camarades s’en foutaient royalement, ils faisaient leur 35h et basta. Ils travailleraient pour cette entreprise ou X ou Y, ça serait pareil, aucune implication personnelle.

    Je rappelle que dans mon nouveau travail, je suis encore payé au smic et les mentalités sont toujours les mêmes : « les pauvres smicards exploités par les patrons ».

    C’est une mentalité d’un autre siècle mais qui réconforte bien les pauvres qui jouent les victimes pour mieux se plaindre.

    Ce rôle m’intéresse pas, mais c’est le fond de commerce de ce blog et d’autres partis politiques.

    Merci de m’avoir laissé m’exprimer sans me censurer.

    Je n’ai pas d’autres choses à ajouter.

    Bonne continuation.

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  24. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Si ce blog était un fond de commerce, je le saurais. C’est juste mon moyen d’expression et je doute que cela ne me rapporte quoi que ce soit un jour!
    Nous n’avons pas les mêmes valeurs et vive les rillettes!

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  25. Léon
    Léon dit :

    L’économie est un scalpel rouillé. Parfait pour les dissections, mortel pour le malade.

    « L’économie sert à détourner la violence des hommes sur les choses ». Jean-Maie Albertini. Des sous et des hommes.

    bien a vous

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  26. Collard
    Collard dit :

    CAPE DIEM pour celles et ceux n"s le cul dans le beurre et qui ne connaissent RIEN à la vie.

    "Dans un sens comme dans l’autre, nous avons toujours une masse de pauvres plus ou moins importante ce qui laisse penser que l’éradication de pauvreté n’a probablement jamais été un objectif prioritaire des penseurs de l’économie moderne."

    Et bé… !A souhaiter que tu ne fasses jamais partie des indigents, sinistre personnage!

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  27. chris
    chris dit :

    Ce débat est faussé puisque le vrai riche n’est pas évoqué. On cite un ancien salarié et tout petit actionnaire, qui nous dit se contenter de ce qu’il a : sa maison sans doute, comme des milliers d’autres économes à la petite semaine tel que son exemple de concierge Portugais. J’ai jamais croisé de concierges portugais à St Tropez d’ailleurs, normal puisqu’ils économisaient des bouts de chandelles pendant que les vrais riches faisaient la fête.

    La vérité est bien ailleurs – les riches sont riches parce qu’ils copulent ensemble de façon violente ou amicale, selon. Un entrepreneur n’est pas quelqu’un qui joue en bourse (quelle farce, autant jouer au courses ou au poker ), mais quelqu’un qui a hérité ou mieux encore s’est procuré des capitaux en chemin.

    La seule issue et vérité du capitalisme est la délinquance, et ce ne sont point quelques idiots utiles ( De Lenine) du système -il en faut- qui pourraient contredire l’adage fatal.

    Enfin, c’est marrant de revoir le blog revivre de bons vieux débats qu’on croyaient voués aux oubliettes…

    Sur la délocalisation, c’est marrant qu’on puisse en être satisfait à moins d’en être véritablement acteur. Aujourd’hui, je commercialise les produits de mon ex-employeur moins cher que le prix de transfert supporté par sa filiale française, et ce via la Pologne avec la bénédiction de la maison mère ( des enfoirés de nordiques, ceux que les écolos citent en exemple). Ce n’est donc pas une question de revaloriser le salaire du polonais, mais juste du transfert économique permettant de s’en mettre plein les fouilles en achetant en dollar et en revendant en euro, entre autres facéties intra-extra communautés européenne. L’ ouvrier français et polonais n’ont rien à y voir, sur ce système qui les spolient tous deux.

    La véritable différence entre le riche et le pauvre se situe de nos jours, dans la capacité de se jouer des frontières. Le riche est dé-localisable, pas le pauvre, mais se contenter des quelques règles du jeu d’un monopoly truqué pour croire s’en être affranchi, Pfuitttt …, faut pas que la bourse se crashe ,hein

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