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  • Tag des archives : administration

Principe d’insincérité

pilori

Ce matin, je repensais à la question du non-recours aux droits sociaux. Ce n’est quand même pas rien, tous ces gens dans l’embarras qui mettent tant de mauvaise volonté à réclamer le secours qui leur est si généreusement octroyé par notre solidarité nationale! C’est même un problème qui préoccupe notre État providence pourtant si prompt… Lire plus

La cavalerie judiciaire*

Je rappelle toujours que le prix de la journée en détention, c’est 80 € et que dans les hôpitaux ou ailleurs, c’est dans les 6 ou 800 €. Donc, quand les caisses sont vides, on fait pas de sentiments, on fait de l’utile (…)
Je pense que c’est une façon de se débarrasser à bon prix de ce qui est parfaitement improductif et coûteux : la misère est improductive et coûteuse.
Christiane de Beaurepaire, psychiatre, ancienne chef de service psychiatrique de la maison d’arrêt de Fresnes

Du côté de chez Paul

L’épopée de Marie, petite mère courage, nous ramène une fois de plus — et sûrement pas la dernière — dans le bled-en-chef pour une énième péripétie administrative. L’épisode deux de la course d’obstacles régulièrement imposée aux précaires pour leurs miettes de droits sortira en exclu-lulu dans le numéro 43 du Fakir national, à s’arracher dans tous les bons kiosques dès samedi 28 novembre.

Ce n’est pas parce qu’ils n’en ont rien à foutre qu’on va se priver de leur donner notre avis!

Ou comment une abstentionniste convaincue, voire forcenée, en vient à faire de la retape pour inciter à se rendre en masse dans des bureaux de vote sauvages. Et comme d’hab’, moins ils veulent qu’on y aille, plus il est important d’y aller.

Quand le patronat s’enrhume, les salariés toussent

Alors, ça y est ? Bien rentrés de vacances ? La peau tannée, l’œil vif et le poil brillant ?
Ça tombe bien, parce que la rentrée va être chaude bouillante… pas la rentrée sociale, le bon vieux marronnier que l’on nous sert à chaque fin d’été, non, votre rentrée à vous, sur fond de fièvre grippale et de dérogations massives au Code du travail…

Police de proximité

Il est 20h40, à la terrasse de l’Usine, métro Avron, quand Olympe se rend compte subitement que son sac à main n’est plus lové à ses pieds comme un vieux chien malade.
Je suis assez sûre de l’heure, parce que c’est exactement ce moment que ma fille a choisi pour me réclamer par téléphone mon bisou distant et maternel de bonne nuit, devoir incontournable que je m’efforce d’accomplir dans le brouhaha de la rue, sous un brumatiseur qui ne cesse d’embuer mes lunettes comme un lama colérique et tuberculeux.

Étho-géomatique ou la quatrième dimension des espaces publics

Le vrai sens de la pensée politique n’est pas tant de jouer le combat des chefs entre petits égos démesurés qui écrasent le personnel politique que de penser le monde, la société et la manière dont nous vivons ou aimerions vivre ensemble dedans. Autrement dit, un vrai papier politique n’est pas l’inventaire des avantages comparés des têtes de gondoles des partis en lice à la course aux urnes du moment, mais plus une exploration du champ social ou du vivre-ensemble.