We need you... watch us!
We need you… watch us! de Le Monolecte

Garde-à-vous, fixe !

Mais qui est-ce qui m’a foutu une pareille brochette de dégénérés dans les pattes !?! C’est quoi ces cheveux, c’est quoi ce bermuda ? Tous sur une ligne et je ne veux pas voir une tête qui dépasse ! Vous croyez peut-être que vous êtes ici pour vous amuser, que c’est des putains de vacances au Club Med sponsorisées par papa-maman ? Fini de rigoler, bande de bleu-bites, ici c’est la vraie vie et on va pas vous faire de cadeau ! Comptez sur nous pour ça !

Moi, je suis votre putain de pire cauchemar. Je suis votre père, votre mère, votre petite amie et votre dieu. Vous ne me parlez que quand je vous le demande et tout ce que je veux entendre sortir de votre bouche de fions, c’est : Oui, chef !. Est-ce que c’est clair, tas de merdes ? J’entends rien ! Est-ce que c’est clair ?
Vous existez parce que je le veux bien. Vous bouffez quand je vous le dis, vous dormez quand je vous le dis, vous pissez quand je vous le dis, vous baisez quand je vous le dis et avec qui je vous choisis et en pensant à moi, bande de tarés ! Vous êtes mes créatures ! Vous vivez pour moi, vous allez crever pour moi et vous allez être fiers et contents de le faire.

Vous n’êtes rien. Vous êtes de la merde et on vient de vous sortir du caniveau. Vous nous devez tout et nous, on vous doit rien. Vous n’êtes pas des hommes, même pas des numéros. Vous êtes de la viande. De la putain de viande fraîche pour garnir la ligne de front de la plus grosse salope de putain de guerre totale qu’on n’a jamais vue sur ce caillou de merde. Vous êtes là parce que vous n’avez pas le choix. Vous êtes là pour vous battre comme des chiens ou crever comme des connards. Vous êtes là pour devenir les plus gros salopards que la terre n’ait jamais portés. Vous êtes là pour devenir des putains de killers, des putains de winners qui ne font pas de prisonniers.

En face, autour, partout, c’est le merdier intégral. C’est la plus grosse putain de guerre qu’on n’a jamais vue depuis qu’on est descendu de l’arbre. Et on est cerné par des enfoirés qui veulent notre peau. On s’est faits les putains de niakoués et là, on a plus d’un milliard de connards de bouffeurs de riz qui ne pensent qu’à nous la mettre bien profond, sans compter les couscous, les bamboulas et tous les autres métèques qui nous aiment pas; alors que c’est nous, les gros enculés de gentils. Et comme ils nous aiment pas, on va se faire aimer à coups de pompes dans le cul !

Pourquoi tu rigoles, petite merde ? Ça te fait rire d’aller au tas ? Tu trouves ça drôle d’aller à la boucherie avec ta bite et ton couteau ? Faut jamais se foutre de la gueule d’un bridé en pyjama qui te fait la putain de danse du macaque, parce qu’à la guerre d’avant, ils nous ont niqués bien profond, comme les babouches sont aussi en train de nous niquer bien profond dans leurs putain de montagnes à la con, là, juste en ce moment. C’est pourquoi cette putain de guerre là, on doit pas la perdre !

C’est la plus grosse saloperie de guerre de tous les temps. Et pourtant, j’en ai chié, j’en ai vu de la bidoche, mais là, ça dépasse tout. C’est une putain de guerre totale et on ne fait pas de quartiers. C’est tellement la merde, que même dans ton propre bataillon, t’as que des ennemis. Ici, y a pas de place pour les faibles. Pas de place pour les nains, les bras cassés, les tarlouzes, les tire-au-flanc, les gros tas, les boiteux, les cocos, les mal blanchis et les gonzesses. Ouais, je sais que vous avez vu des gonzesses à la cantine en arrivant, paraît qu’il faut leur faire de la place. Les gonzesses, c’est fait pour être niqué et ici, c’est exactement ce qui leur arrive. Vous fiez jamais à une gonzesse, surtout à celles qui grimpent des échelons : celles-là, soit elles se sont couchées, soit c’est des salopes encore pire que moi, encore pire que votre pire cauchemar, avec des couilles tellement énormes qu’elles ont du mal à marcher droit.

À partir de maintenant, vous allez être seuls et sans pitié. Le gazier qui trébuche, on le ramasse pas, on le finit à coup de Weston dans la gueule. Ici, y pas d’amis, y pas de potes, que des ennemis qui ne pensent qu’à chopper ta gamelle ou ton futal. Tu te méfies de tout le monde, tout le temps et peut-être que tu ne crèveras pas comme un connard. T’as pas de pitié, pas de sentiments, même pas d’espoir. T’es plus qu’une putain de machine à tuer qui ne pense pas, parce que je vais même penser pour toi !

Kill, kill, kill !

Bienvenue dans l’Entreprise, mes mignons !

Rompez !

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