Pour tous les pisse-froid qui pourraient croire que je suis allergique à l’hystérie orgiaque collective

Les enfants de don quichotteFaut pas croire, mais moi aussi j’aime bien les arbres morts qui clignotent dans la nuit pendant que les braves gens se font péter la panse de goinfrailles pas forcément très bonnes, mais assurément très caloriques et dispendieuses. J’aime bien la foire d’empoigne devant le dernier boudin blanc oint du souvenir du parfum de la réplique chimique de la truffe du Périgord noir. J’aime bien pipeauter ma naine à fond, à lui expliquer que le cinquième gars en bottes d’équarrissage qui a des touffes de cheveux noirs qui s’échappent de la houppelande légendaire est un assistant du Père Noël, le vrai, le beau, celui qu’on ne voit jamais, hélas, et qui a une étrange tendance à plus filer de jolis cadeaux aux gosses de bourgeois qu’aux seuls enfants sages… surtout si les parents de ces derniers rament au RMI.

Bref, faut pas me faire passer pour que je ne suis pas. J’ai l’esprit très fêtes, si, si.

D’ailleurs, ce soir, mes pensées festives m’invitent à marauder le long du canal Saint-Martin. Ça me laisse une petite semaine pour remplir ma hotte de vœux pour tous ceux qui vivent loin des vitrines qui clignotent, des dindes ventrues qui s’épanchent dans des rivières de victuailles, en me disant, que forcément, ça ne pourra qu’aller mieux pour eux l’année prochaine.

Au fait, il vous reste 6 jours pour vous inscrire sur les listes électorales. On pourra ensuite discuter à loisir de l’utilité et de la légitimité de la démocratie représentative, mais j’aimerais autant que nous ayons tous notre nom sur la liste de ceux qui ont le droit de choisir!