Ceux qui me lisent de temps à autre savent que j’écris sur le web parce que je crois à la contamination des esprits, autrement dit à la capacité virale du net de colporter des idées nouvelles, de faire souffler le vent du changement.

De manière très logique, je ne suis pas la seule à voir les choses de cette manière. Et même si nous sommes nombreux à penser que le vote français contre le TCE est le premier signe de l’aptitude d’Internet à fédérer le monde des idées et à le faire déteindre sur le monde réel, certains ont pensé qu’il serait intéressant de voir comment ce mouvement ondulatoire virtuel fonctionne.

L’expérience en cours est un peu l’équivalent du pavé dans la mare. J’avais d’ailleurs un prof de français[1] qui disait de moi que mon jeu favori consistait à carcher en l’air, histoire de voir si cela fera des ronds dans l’eau en retombant.
C’est à lui que je dois la leçon essentielle de ce genre de sport : ne jamais cracher face au vent…

Bref, l’idée forte de Blogospherus est de tester le mode de contagion de la blogosphère afin de voir de quelle manière une nouvelle peut s’y propager.
Blogospherus sort du cyber-néant et ne fait rien pour en sortir, si ce n’est de laisser un commentaire chez Thierry Crouzet, le père du peuple des connecteurs[2]. Un seul commentaire à partir duquel on choisit de parler de l’expérience en cours ou pas. Et à travers les rétroliens, on suit l’avancée du virus.

Petite démonstration de ronds dans l’eau qui pourrait être fort instructive.

Notes

[1] Et oui, monsieur Oudin, je pense toujours à vous!

[2] Et accessoirement co-rédacteur du Monde Citoyen où il m’arrive de sévir