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Parrainage

C'est en scannant de vieilles photos de famille ce WE pour les soustraire aux outrages du temps que je suis tombée sur lui. Je crois que c'est la seule photo où il apparait, le jour de mon baptême, alors qu'il tient ma version bébé dans ses bras. Je me suis juste demandé s'il savait au moment de cette photo ce qu'il allait me faire, près de 12 ans plus tard.

L'autodétermination du hamster dans sa roue

Marche ou crève. Voilà le monde dans lequel nous vivons. Voilà le monde dont on a hérité et probablement celui que nous allons léguer à nos enfants. Pas de quoi pavoiser.

Entropisme du danseur

La facture que j'ai posée sur le coin de mon bureau est toujours là, quinze jours plus tard. Elle n'a pas fini par retourner, de guerre lasse, dans la boîte aux lettres d'où elle n'aurait jamais dû sortir. Elle n'a pas bougé d'un poil. Elle a pris un peu de poussière et elle est lentement recouverte par les autres courriers en souffrance sur lesquels je finirai bien par me pencher, quand la pile à l'inclinaison grandissante menacera de s'écrouler sur mon clavier.

Psychanalyse des vitres

J'avais pris rendez-vous avec une commerciale qui bossait pour une imprimerie. En temps normal, j'aurais refusé poliment, mais elle avait été convaincante, aimable et sans lourdeur, et du coup, je lui avais concédé une heure à la terrasse d'un des troquets du bled.

Maintenant ou jamais

La course au fric pour payer le loyer (l'emprunt...) quelques mois de plus est en passe de devenir un sport international de haut niveau auquel je m'adonne comme tout le monde, au détriment de ce blog, entre autres. Mais il s'agit bien là de tout ce que je consens à sacrifier à la détérioration entropique de notre vieux monde.

Vecteurs de l'éphémère

L'aube prochaine n'a pas encore commencé à déteindre dans le ciel de Bordeaux que je suis déjà arrimée à ce poteau qui symbolise un arrêt de bus.

Cinq particules de bonheur

Finalement, je vais participer à une chaîne. Je vais même faire mieux, je vais lancer la mienne, une belle chaîne libre, sans entraves, avec de belles pépites de joie dedans.

Tandis qu'elle agonise

J'avais commencé un billet plein de trucs graves et sérieux sur la mort, la vieillesse et la dépendance, avant de me rendre compte que j'avais déjà bien écrit sur ce sujet il y a 6 mois.

Une saison de bruits et de fureur

Finalement, j'aime bien ce printemps, imprévisible, violent, anachronique, qui s'harmonise parfaitement avec mon humeur.

Sur la route

Je suis une sorte de voyageur immobile. J'ai toujours rêvé d'arpenter la planète pour témoigner auprès de mes contemporains de la manière dont on vit à peine un peu plus loin, juste après la colline, derrière une dernière moraine.

Message in a bottle...

Quand j'étais gosse, comme beaucoup de gosses, d'ailleurs, j'aimais les lancés de ballons rouges avec des cartes postales attachées dessous. J'aimais l'idée d'envoyer un message à un autre gamin du bout du monde, à tisser un lien fragile entre les peuples, même si, en vérité, mes mots ont surtout dû ensemencer le champ du voisin.

Lectures du bout du monde

Pendant que tout le petit gotha autoproclamé de l'édition parisienne fait ses gorges chaudes du pensum obligatoire de la rentrée (qu'importe si c'est médiocre, ce qui compte, c'est d'en parler au moins autant que les autres!), de petits éditeurs cherchent à sortir des sentiers battus et (les fous!) à découvrir de nouvelles plumes, de nouveaux talents, à nous entraîner vers de nouveaux rivages littéraires.

La loi de la jungle

Par pure curiosité, je suis allée voir la vidéo dont on dit qu'elle est la plus vue du web avec près de 11 millions de zyeutages.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai été surprise de ce que cette vidéo animalière racontait et pas seulement sur les protagonistes de l'aventure.