Nous sommes à la fin des années 70 et je suis en cours moyen, quand arrive en cours d’année une petite fille plus vieille que nous et surtout porteuse d’un univers entier de mystères et d’interrogations. L’institutrice nous la présente comme étant Maï. Je comprendrais assez rapidement que Maï est son nom de famille, mais que les profs sont infoutus de prononcer son prénom ou de même simplement déterminer ce qu’est son prénom. Elle s’appelle en fait Huying Tran Maï et elle vient du Laos. En fait, plus énorme encore pour notre petit univers enfantin, elle est une boat people.
Comme le jardinier doit arroser sa terre pour que les plantes s’y épanouissent, il faut nourrir régulièrement sa capacité de réflexion sous peine de la voir s’assécher.
Voici donc quelques morceaux choisis dans les parties nobles de mes lectures…
Et bien oui, toujours là, comme une vieille tique féroce qui aurait planté ses crochets dans le cul d’un chien galeux. Mais voilà, il faut bien vivre, et l’essentiel de mon effort de guerre se focalise aujourd’hui à travailler toujours plus (doit être l’heureux, l’autre jean-foutre !) pour juste faire face aux dépenses quotidiennes, comme le fuel, qui a pris 20 % depuis que nous sommes arrivés, il y a 6 mois, au seuil de l’hiver… qui n’en finit pas, en plus !
Tiens! Il suffit que la population locale se révolte pour que subitement, la communauté internationale se souvienne que la Birmanie vit sous une dictature de fer qui méprise les droits-de-l’hommismes et autres fadaises du genre!
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