Infographie de la manière dont le covid se diffuse par aérosolisation dans une salle de classe en seulement une minute.

Si vous ne devez savoir qu’une seule chose utile sur le covid, n’en retenir qu’une seule pour guider votre comportement, faire vos choix et en tirer les conséquences, c’est qu’il se diffuse essentiellement par aérosolisation.

Bien sûr, dit comme cela, je ne vous aide en rien : qu’est-ce que cela veut dire, quelles en sont les conséquences pratiques ?

L’aérosolisation virale pour les nuls

Simplifier n’est pas forcément caricaturer, c’est aussi rendre simplement compréhensible et facile à visualiser sans forcément disposer d’un grand bagage intellectuel ou scientifique. Les Allemands y sont tellement bien parvenus que vous pouvez appréhender le concept sans même parler un mot de la langue de Goethe.

Infographie de la manière dont le covid se diffuse par aérosolisation dans une salle de classe en seulement une minute.

Vous pouvez cliquer sur l’image ou sur le lien ci-après pour voir l’excellente infographie de ZDF sur l’aérosolisation.

En langage profane, un virus qui se diffuse par aérosolisation est un virus qui peut se comparer à la fumée expirée par un fumeur de tabac. La fumée de tabac est pratique comme support de comparaison, parce que contrairement au sars-cov-21 qui survit dans les micros gouttelettes expirées par la simple respiration d’une personne infectée dans la plus parfaite discrétion, la fumée de tabac se voit bien et se sent bien.

Ce qui revient à dire pour simplifier la question de la prévention du covid, que chaque fois qu’un fumeur est susceptible de vous incommoder, vous êtes potentiellement en train d’inhaler le virus.

Présenté comme cela, je trouve qu’il est tout de suite beaucoup plus facile de comprendre comment le virus circule et comment on peut s’en protéger. Il est facile de comprendre pourquoi le virus contamine très peu à l’extérieur, à moins de littéralement vous expectorer à la gueule, pourquoi il moissonne dans les pièces fermées et mal aérées.

Ce seul savoir permet de définir facilement et simplement les mesures à prendre pour protéger la population du covid et freiner sa propagation jusqu’au point où l’on pourrait le faire régresser jusqu’à sa disparition complète.

Mais bien sûr, ce n’est pas du tout ce qui se passe et les mesures sanitaires — et surtout coercitives — s’empilent dans la plus parfaite incohérence provoquant la confusion, la colère, voire même leur rejet dans une part grandissante de la population.

La question est pourquoi ? Pourquoi cette timidité à parler de cet aspect précis et essentiel de la maladie, d’où ça sort et pourquoi c’est moi qui en parle, moi qui ne suis rien, ni toubib, ni virologue, ni épidémiologiste, ni même pilier de comptoir sur une des innombrables chaines — dites — d’info qui vous racontent à peu près tout et son contraire depuis le début, ce qui n’est pas de nature à vous aider à vous y retrouver, à avoir une vision claire de la situation et de votre place dans cette histoire.

 

 

Histoire d’une info gâtée

En ce moment, la principale préoccupation de l’OMS devrait être la lutte contre le covid-19, la maladie qui a déjà tué plus d’un million d’êtres humains et qui ne cesse de s’étendre et de moissonner toujours plus de vies. Mais en ce moment, l’OMS déploie une bonne partie de ses ressources contre un mal qui est le complice objectif de la pandémie : l’infodémie.

La maladie à coronavirus (COVID-19) est la première pandémie de l’histoire dans laquelle la technologie et les réseaux sociaux sont utilisés à grande échelle pour permettre aux individus d’être en sécurité, informés, productifs et connectés. Dans le même temps, la technologie sur laquelle nous nous appuyons pour rester connectés et informés permet et amplifie une infodémie qui continue à affaiblir la riposte mondiale et compromet les mesures de lutte contre la pandémie.

Une infodémie est une surabondance d’informations, tant en ligne que hors ligne. Elle se caractérise par des tentatives délibérées de diffuser des informations erronées afin de saper la riposte de santé publique et de promouvoir les objectifs différents de certains groupes ou individus. Les informations fausses et trompeuses ainsi diffusées peuvent nuire à la santé physique et mentale des individus, accroître la stigmatisation, menacer de précieux acquis en matière de santé et conduire à un non-respect des mesures de santé publique, réduisant par là-même leur efficacité et compromettant la capacité des pays à enrayer la pandémie.

La diffusion d’informations fausses coûte des vies. S’il n’existe pas un climat de confiance et si l’on ne diffuse pas des informations justes, la population n’utilisera pas les tests de diagnostic, les campagnes de vaccination (ou de promotion de vaccins efficaces) n’atteindront pas leurs objectifs et le virus continuera à se propager.

Gestion de l’infodémie sur la COVID-19 : Promouvoir des comportements sains et atténuer les effets néfastes de la diffusion d’informations fausses et trompeuses, déclaration de l’OMS, 23 septembre 2020.

Personnellement, je suis atterrée de voir que le covid ou le port du masque sont devenus de simples opinions. Et cela même parmi ceux dont c’est le métier, ce qui rajoute encore plus de confusion au bordel intersidéral qu’est devenue la gestion de l’épidémie, tout particulièrement en France, mais pas seulement. Cette incohérence a des conséquences pratiques et bien tangibles : la propension de la population à consentir aux efforts de lutte contre la maladie est plus ou moins tombée à zéro.

Actuellement, nous sommes tout simplement devenus le contremodèle de la lutte contre le covid, le sale gosse du fond de la classe, l’exemple à ne surtout pas suivre.

Interrogée le 7 septembre par la présentatrice Jackie Long sur la chaîne de télévision britannique publique Channel 4, l’épidémiologiste Catherine Hill est catégorique : « Ne faites pas ce que les Français sont en train de faire ! » Connue pour le rôle important qu’elle a joué dans l’émergence du scandale du Mediator, la chercheuse multiplie depuis plusieurs semaines les interventions médiatiques, mettant à chaque fois en garde contre une stratégie de lutte contre la Covid-19 qu’elle juge « inefficace » dans l’Hexagone. Un constat qui semble, désormais, de plus en plus partagé.

Car avec 5 000 à 10 000 nouveaux cas recensés quotidiennement, la France doit actuellement faire face à un rebond de l’épidémie que d’autres pays européens mais pas seulement, ont réussi à éviter. Un bref coup d’œil sur certaines statistiques permet d’ailleurs de se rendre compte que la situation sanitaire française est désormais comparable, à certains points de vue, à celle des États-Unis, pourtant considéré comme l’un des pays éprouvant le plus de difficultés face à la crise. Au 15 septembre, le pays dirigé par Donald Trump comptait ainsi, en moyenne, 111,6 nouveaux cas de contaminations par million d’habitants, contre 126,9 pour la France (même si le nombre de décès causés par le virus reste largement supérieur côté américain).

Covid-19 : la stratégie française est-elle vouée à l’échec ?, Usbek & Rica, 19 septembre 2019

 

Bien sûr, ce n’est pas ce genre d’information qui est repris en boucle et commenté à longueur d’antenne sur les médias grand public français. Et pas seulement parce que cela revient mettre en cause la doctrine sanitaire officielle de l’État, laquelle confine surtout à l’absurde, voire au surréalisme :

Les cantines scolaires restent ouvertes, ce n’est pas la même chose qu’un bar, c’est le midi, pas le soir

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, France Info, 25 septembre 2020

Face à cette gestion épidémique en mode tartufe, la résistance s’organise assez péniblement, comme si la voix de la raison et de la science était devenue inaudible.

Nous, citoyennes et citoyens, parents d’enfants scolarisés en France, enseignant(e)s et personnels intervenant dans les établissements scolaires, demandons que le gouvernement respecte pour l’École le principe de précaution concernant l’épidémie de Covid-19.

Nous demandons ainsi la mise à jour du protocole sanitaire, prenant en compte les plus récentes conclusions scientifiques internationales qui démontrent le rôle des enfants et de l’école dans les chaines de transmission de Covid-19. Nous demandons l’intégration de mesures basées sur les conclusions tirées des expériences d’autres pays (Israël, Allemagne, États-Unis, etc.), les recommandations de l’OMS, des CDC américains et européen et de nombreuses sociétés savantes ou collectifs (tels que l’American Association of Pediatrics, la Société de Virologie allemande, le collectif Stop-Postillons en France, etc.).

Pétition pour la mise à jour du protocole sanitaire des établissements scolaires

Car effectivement, sorti de notre très étouffant huis clos hexagonal et malgré les tâtonnements tout à fait compréhensibles de la recherche scientifique, il est évident que la France est en train de se fourvoyer quant à la gestion de la crise, ayant adopté la stratégie de l’immunité collective sans prendre la peine d’en informer les principaux intéressés, c’est-à-dire nous.

 

Les responsables de l’OMS ont également mis en garde contre les appels à réduire le temps pendant lequel les travailleurs sont légalement autorisés à s’isoler une fois exposés au virus. Jusqu’à 14 jours sont nécessaires pour qu’une personne infectée présente des symptômes. Toutefois, les responsables français réduisent les quarantaines à sept jours seulement et les responsables britanniques à dix jours seulement. L’Espagne peut réduire la quarantaine à sept ou dix jours. Cela garantirait que les patients contagieux reprennent leurs activités normales et propagent le virus avant de tomber finalement malades.

« Connaissant l’immense impact individuel et sociétal que peut avoir une réduction même minime de la durée de la quarantaine… j’encourage les pays de la région à suivre une procédure scientifique régulière en consultation avec leurs experts », a déclaré Kluge.

La responsable de l’OMS, Catherine Smallwood, a déclaré que l’OMS ne change pas la durée de quarantaine recommandée. Elle a indiqué que les propositions française et britannique n’ont aucun fondement scientifique : « Notre recommandation d’une quarantaine de 14 jours se base sur notre compréhension de la période d’incubation et de la transmission de la maladie. Nous ne la réviserions que sur la base d’un changement de notre compréhension de la science ».

Kluge a déclaré qu’une action « rapide et résolue » est nécessaire pour empêcher une résurgence massive de COVID-19. En avertissant que le virus a été impitoyable chaque fois que la partisanerie et la désinformation ont régné, il a déclaré : « La direction que prendra la pandémie est entre nos mains. Nous l’avons déjà combattue par le passé et nous pouvons la combattre à nouveau ».

Le principal obstacle à l’adoption d’une politique rationnelle et scientifiquement fondée pour lutter contre la pandémie est l’hostilité consciente des gouvernements et de l’aristocratie financière de l’Europe. Tous se font l’écho des positions du président français et banquier d’affaires Emmanuel Macron. Ce dernier a exclu de nouveaux confinements le mois dernier, en déclarant à Paris Match : « Nous ne pouvons pas arrêter le pays tout entier ».

L’Organisation mondiale de la santé met en garde contre la résurgence « alarmante » de COVID-19 en Europe, WSWS, 19 septembre 2020

Les nécessaires évolutions de la lutte contre le covid-19

L’isolationnisme scientifique et politique français est d’autant plus étonnant que la pandémie, par la diversité des populations touchées et des réponses apportées, a apporté de nombreux enseignements aux communautés scientifiques internationales. Nous disposons déjà d’un bel inventaire2 des stratégies qui fonctionnent et de celles qui échouent.

The COVID-19 pandemic is an unprecedented global crisis. Many countries have implemented restrictions on population movement to slow the spread of severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 and prevent health systems from becoming overwhelmed; some have instituted full or partial lockdowns. However, lockdowns and other extreme restrictions cannot be sustained for the long term in the hope that there will be an effective vaccine or treatment for COVID-19. Governments worldwide now face the common challenge of easing lockdowns and restrictions while balancing various health, social, and economic concerns. To facilitate cross-country learning, this Health Policy paper uses an adapted framework to examine the approaches taken by nine high-income countries and regions that have started to ease COVID-19 restrictions: five in the Asia Pacific region (ie, Hong Kong [Special Administrative Region], Japan, New Zealand, Singapore, and South Korea) and four in Europe (ie, Germany, Norway, Spain, and the UK). This comparative analysis presents important lessons to be learnt from the experiences of these countries and regions. Although the future of the virus is unknown at present, countries should continue to share their experiences, shield populations who are at risk, and suppress transmission to save lives.

Lessons learnt from easing COVID-19 restrictions: an analysis of countries and regions in Asia Pacific and Europe, The Lancet, 24 septembre 20203

Nous n’avons pas encore tout à fait un an de recul sur le covid-19, mais nous avons beaucoup appris, même s’il nous reste encore à découvrir l’essentiel : se sortir de cette pandémie.

Il est essentiel d’agir vite contre une épidémie à croissance exponentielle et les atermoiements ou le négationnisme ou la stratégie de la tête dans le sable ne fonctionnent pas du tout. Il est fondamental de suivre les progrès réalisés à l’international, d’apprendre de nos erreurs et de ne surtout pas s’enferrer dans des positions fausses.

La leçon de maths d’angela Merkel

Pour voir la vidéo allez sur le Tweet original

 

Les premiers protocoles sanitaires se construisaient au fil de l’eau et nous ont finalement probablement permis de sauver de très nombreuses vies, aussi fort que puissent brailler les négationnistes. Les Italiens sont aujourd’hui cités en exemple pour leur gestion de la seconde phase, eux qui regardaient au printemps les militaires évacuer les cercueils dans la région de Bergame.

Nous avons lavé nos mains, évité nos vieux, respecté la distanciation physique et même désinfecté nos emballages de courses. Toutes ces mesures n’étaient pas nécessaires, mais pour beaucoup, elles ont contribué à limiter la diffusion du virus et nous ont tout de même rappelé quelques notions pourtant élémentaires d’hygiène. Nous avons appris que le virus ne se diffuse pratiquement pas par fomites et pas autant par les gouttelettes que nous le pensions. Cependant, le lavage des mains et le port du masque restent centraux dans les stratégies, même s’il va falloir intégrer de nouvelles données comme la prééminence des contaminations par aérosols ou le fait que les jeunes et les enfants peuvent développer et transmettre le virus, données intégrées dans le protocole italien et totalement ignorées par nos pouvoirs publics qui font de la résistance, peut-être bien pour des motifs peu avouables, comme ne pas contrarier la finance et le patronat.

Nous mettons en garde contre l’idée que les enfants ne sont pas impliqués dans la pandémie et la transmission. De telles idées ne sont pas conformes aux connaissances scientifiques. Un manque de mesures de prévention et de contrôle pourrait rapidement conduire à des flambées, qui obligeraient alors les écoles à fermer à nouveau. Sous-estimer le risque de transmission dans les écoles serait contre-productif pour le bien-être de l’enfant et la reprise économique.

Les taux d’infection chez les enfants et leur rôle dans la pandémie n’ont été jusqu’ici que partiellement recensés dans les études scientifiques. Des publications scientifiques plus récentes et des observations concrètes dans certains pays indiquent que le rôle minime des enfants, comme supposé initialement, doit être remis en question. La majorité des premières études ont été menées dans les conditions (exceptionnelles) de réduction des contacts (« lockdown ») avec des fermetures d’écoles ou pendant une période de faible incidence, comme immédiatement après la levée du lockdown en Allemagne. La décision s’est fondée sur une information limitée quant à la situation prévisible à court terme en Allemagne. Dans certaines circonstances, il se peut que les enfants représentent une part non négligeable des infections par le SRAS-CoV-2. Le pourcentage d’enfants dans le nombre total de nouvelles infections en Allemagne se situe désormais dans une fourchette qui correspond au pourcentage d’enfants dans la population totale.

[…]

L’une des dernières découvertes importantes concernant le SRAS-CoV-2, qui doit être prise en compte lors de l’ouverture de l’école, concerne la possibilité désormais reconnue de transmission par aérosol, c’est-à-dire la transmission par l’air, en particulier à l’intérieur lorsque la circulation de l’air est insuffisante (17). Plus il y a de personnes dans un espace clos et plus le temps passé là-dedans est long, plus le risque de transmission est grand.

En ce qui concerne l’ouverture des écoles à l’automne, cela signifie que des mesures supplémentaires doivent être prises pour y minimiser le risque de transmission. Cela comprend, par exemple, la réduction de la taille des classes en fonction du nombre de nouvelles infections, l’utilisation des ressources spatiales et la recherche de solutions pragmatiques pour améliorer l’échange d’air dans les bâtiments publics tels que les écoles. La mise en œuvre de mesures techniques pour assurer un renouvellement suffisant de l’air ambiant ne relève pas de la compétence de l’infectiologie. L’intégration d’une expertise technique est urgente. En ce qui concerne la classe, d’un point de vue virologique, de petits groupes fixes comprenant le personnel enseignant devraient être définis avec le moins de mélange possible des groupes au quotidien. Les cours pourraient être dispensés aussi souvent que possible en petits groupes à différents moments de la journée et de la semaine. Des solutions numériques combinant des unités d’enseignement en face à face et de travail à domicile pourraient offrir d’autres possibilités de soulager les capacités spatiales.

Rentrée scolaire : prise de position de la société de virologie, 6 aout 2020, traduction du podcast de Christian Drosten.

Les efforts quotidiens et les contraintes nés de la nécessité de lutter contre cette pandémie sont terriblement difficiles à supporter dans la durée. La lassitude est grande, l’envie de passer à autre chose se fait pressante et il convient de ne pas traiter ces comportements si humains par le mépris. On ne voit pas la fin de ce merdier et c’est d’autant plus vrai que le relâchement et le jemenfoutisme ont été délibérément instillés à la population tout l’été tant par les politiques que par leurs obligés médiatiques. Alors que les Asiatiques se claquemuraient pour plaquer le virus au sol, l’industrie du tourisme a joui d’une oreille complaisante du gouvernement pour inciter la population à faire fi du virus pour consommer abondamment des vacances, des voyages, des restos, des barbecs et autres apéros entre potes.

Il était terriblement malaisant de suivre l’actualité de la pandémie dans les supports étrangers et voir en même temps dans quelle insouciance se prélassait une grande partie de la population française, de plus en plus confortée dans l’idée que l’épidémie était finie, qu’elle ne concernait que les faibles4 et que toute cette histoire était grandement exagérée.

Oui, nous avions aussi envie de sortir, de bouger, de voir les amis si longtemps négligés. Oui, nous comprenions la défiance face à des pouvoirs publics qui nous ont menti de la pire des façons et au pire moment et qui continuent encore et toujours à le faire, au gré de leurs seuls intérêts particuliers et immédiats. Mais voilà, en plus de leur incurie, nous nous sommes aussi retrouvés pris en otages par vos comportements irresponsables. Et à l’heure de la rentrée scolaire, il nous a été intimé l’ordre d’envoyer nos gosses bien se mélanger avec les vôtres, dans un protocole tellement allégé qu’il est devenu totalement ridicule et dérisoire.

Graphique présentant la forte augmentation des contamination des jeunes en France

Oui, l’éducation est importante, la socialisation est importante, mais non, la mort n’est pas la seule sanction de ce putain de covid. En ce moment, il festoie dans les cantines et les salles de cours bondées et bientôt, il vous présentera sa facture, dans votre chair et dans la chair de votre chair.

OMS : toutes les infections doivent être évitées

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Notes

  1. Sars-cov-2 est le petit nom du virus, covid-19 (pour 2019) est le nom de la maladie et coronavirus est le nom de famille du virus. La famille des coronavirus est celle des rhinites nulles qu’on chope tous les hivers. Le petit dernier est quand même le gros mouton noir de la famille. Il faudrait dire LA covid (parce que c’est une maladie), mais l’usage aussi peut faire loi dans une langue vivante, donc j’en reste à LE covid.
  2. bien que toujours en construction.
  3. Traduction approximative : Leçons tirées de l’assouplissement des restrictions du COVID-19 : une analyse des pays et régions d’Asie-Pacifique et d’Europe « La pandémie COVID-19 est une crise mondiale sans précédent. De nombreux pays ont mis en œuvre des restrictions sur les mouvements de population pour ralentir la propagation du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 et éviter que les systèmes de santé ne soient submergés; certains ont institué des verrouillages complets ou partiels. Cependant, les verrouillages et autres restrictions extrêmes ne peuvent être maintenus à long terme dans l’espoir qu’il y aura un vaccin ou un traitement efficace contre le COVID-19. Les gouvernements du monde entier sont maintenant confrontés au défi commun d’assouplir les verrouillages et les restrictions tout en équilibrant diverses préoccupations sanitaires, sociales et économiques. Pour faciliter l’apprentissage transnational, ce document sur la politique de la santé utilise un cadre adapté pour examiner les approches adoptées par neuf pays et régions à revenu élevé qui ont commencé à alléger les restrictions relatives au COVID-19 : cinq dans la région Asie-Pacifique (c.-à-d. Hong Kong [ Région administrative spéciale], Japon, Nouvelle-Zélande, Singapour et Corée du Sud) et quatre en Europe (à savoir, l’Allemagne, la Norvège, l’Espagne et le Royaume-Uni). Cette analyse comparative présente des leçons importantes à tirer des expériences de ces pays et régions. Bien que l’avenir du virus soit inconnu à l’heure actuelle, les pays devraient continuer à partager leurs expériences, protéger les populations à risque et supprimer la transmission pour sauver des vies. »
  4. Cet abominable vieux ressort de la psychologie manipulatrice des foules que j’avais raconté dans La vache !
61 réponses
  1. gerard
    gerard dit :

    Bonjour

    en complément (et peut-être aussi un peu en opposition) cet article:
    https://www.theatlantic.com/health/archive/2020/09/k-overlooked-variable-driving-pandemic/616548/

    en opposition parce qu’il met l’accent sur le rôle des clusters, lié à un rôle différencié des diffuseurs de l’épidémie: il y a des faibles diffuseurs (majoritaires) et des forts diffuseurs (minoritaires). Dans ces conditions il faut éviter les concentrations importantes (qui risquent de mettre beaucoup de personnes en contact avec des forts diffuseurs et donc faire exploser le taux de reproduction).
    En soi les écoles seraient relativement peu risquées du point de vue épidémique non pas tant parce que les enfants ne sont pas très contaminants (on ne sait pas, c’est difficile de réaliser de expériences scientifiques sur des enfants…) mais si on limite les relations entre élèves à la classe ça ne fait qu’un groupe relativement limité, connu et stable. L’article est par contre complêtement de votre coté pour la ventilation. L’Allemagne est aussi à fond sur ce sujet.

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  2. Charly
    Charly dit :

    Les salles de sport, espaces confinés. Ca sue, ça postillonne, ça respire fort. Ca sent le fauve après un cours collectif – signe que des choses pas très catholiques se baladent dans l’air.

    Aucun foyer de contamination depuis le 2 juin.

    Ce qui prouve que les choses sont bien plus complexes que la simple équation : endroit confiné + beaucoup de gens sans masque = risque de foyer élevé.

    Ce risque-là ne s’est pas concrétisé.

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  3. Pierre-Yves
    Pierre-Yves dit :

    Contre une diffusion par aérosol, un masque ne sert à rien, du moins en deçà de FFP2 : il est incroyable que l’usage de masques FFP2 en milieu confiné ne soit pas recommandé aux personnes fragiles (qui pourraient alors se protéger elles-mêmes).
    A la place de quoi, on demande aux jeunes en pleine santé de porter des bouts de tissu au nom de la « solidarité » avec des anciens dotés de la même protection illusoire.
    On va jusqu’à faire la même chose en EHPAD : là, çà devient obscène, au prix (dérisoire) où est le FFP2.
    Ou alors un truc m’échappe ? Désolé, je ne suis pas plus épidémiologiste que vous 😉

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  4. chabian
    chabian dit :

    Je suis frappé que le recul du virus après la vaguelette de juin et d’août soit plus marqué en Belgique que en France (et en Allemagne). Je fais l’hypothèse que la gestion est trop économique en France (liberté en vacances, aussi déjà évoquée pour la Toussaint et la fin d’année !, pas de prescription de masque, et bien sûr déni pour le 1er tour). Mais je suis frappé aussi par les opinions plus ancrées, agressives même, chez chacun de nous : l’angoisse nous joue des tours. Or l’opinion française est en général plus marquée par les affirmations péremptoires, l’esprit de contradiction et le jeu avec la norme ; et le phénomène s’accroît avec la pandémie. Ce n’est donc selon moi pas seulement une problème de décision politique (qui est réel). C’est aussi un problème de communication et de manque d’un discours réunificateur.

    Répondre
  5. farid
    farid dit :

    Bonjour,

    La comparaison entre la propagation de la fumée et celle du coronavirus est intéressante mais on doit la nuancer. Le virus a une taille (100 nm) plus élevée que les particules de fumée (10 nm) et surtout une charge électrostatique de surface différente. L’adhésion (intéraction) avec les particules (bien connu des spécialistes des « salles blanches ») de l’air déterminera sa capacité à se propager (je simplifie). Il faudrait des modélisations pour saisir sa véritable capacité de propagation.
    La vérité est que les scientifiques ne savent pas et la majorité a focalisé comme vous le faites remarquer sur le vecteur des micro-gouttelettes. Du coup quel retard et quelle gestion catastrophique de nos gvts? Vous avez raison c’est au fil de l’eau que les connaissances cheminent .
    Enfin petite remarque (Pierre Yves il n’y a pas que la taille :-)) les masques chirurgicaux sont efficaces (il faut les porter) car leur efficacité ne repose pas sur la taille (le virus est + petit que les pores du filtre) mais sur les interactions électrostatiques (le virus est chargé et le masque aussi ils s’attirent comme un aimant et métal dans les pores du filtre);
    Il ne faut pas négliger le vecteur des mains, des supports car de nombreux scientifiques (sérieux) parlent de + en + de propagation manu-portée ce qui expliquerai le peu de contamination dans les salles de sport ou les règles sanitaires de désinfection … sont bien appliquées ( Charly).
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Salle_blanche#Classification_de_la_propret%C3%A9_particulaire_de_l%27air
    https://www.em-consulte.com/rmr/article/146511

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Merci pour ces très pertinentes remarques techniques. La prise en compte de l’aérosolisation ne doit pas minorer les autres possibilités de contamination, ne serait-ce que pour plaquer les gastro au sol . Dans les facteurs, il y a aussi la très très probable composante des super dissipateurs (super spreaders) qui ne nous facilitent probablement pas la tâche. En gros, on estime que de 70 à 80% des covidés ne contaminent absolument personne autour d’eux et que seuls les autres font tout le boulot en contaminant par dizaines. Pourquoi, selon quel profils ? Aucune idée, mais cela renforce encore plus le caractère aléatoire de la diffusion du covid et la difficulté à le tracer.

      Pour les salles de sports, c’est totalement illogique. Il y a donc un facteur que nous ne voyons pas.

      Répondre
  6. gyno
    gyno dit :

    Je suis désolé, mais déjà un article qui commence par « si vous ne devez savoir qu’une seule chose d’utilise… », je me dis aïe ! Et la suite confirme mon impression négative. Pourquoi ?
    D’abord, quand on dit que le covid se diffuse par aréosolisation, une source médicale serait bienvenue. Pourquoi vous croire vous plutôt que quelqu’un d’autre, on est juste dans la diffusion d’une nouvelle opinion parmi tant d’autres qui effectivement foisonnent sur le net. Mais soit-dit en passant je respecte cette opinion.
    Même si je la trouve extrêmement simpliste. Pourquoi ? Certes, nous exhalons le virus, je n’en doute pas, et le dessin que vous montrez illustre la concentration du virus… dans une espace CONFINE. Ce que vous oubliez de mentionner dans votre souci de simplification, c’est l’élément peut-être le plus essentiel qui est le caractère confiné ou pas. Essentiel parce que ça permet de différencier des situations plus ou moins dangereuses.
    L’autre point qui ne me paraît pas claire, mais peut-être que vous avez la réponse avec la source scientifique appropriée: nous exhalons le virus, mais dans quelle mesure est-ce que nous l’inhalons directement ? Depuis le début les virologues expliquent que les virus se transmettent essentiellement par les mains, puis lorsque l’on porte les mains à la bouche. Les gouttelettes de respiration peuvent se condenser sur les parois, les tables, etc… et provoquer une contamination par contact. J’ai lu une étude scientifique sur un bus chinois qui prétendait « prouver » la contamination par inhalation parce que les passagers contaminés étaient éloignés les uns des autres. Mais l’hypothèse d’une condensation ou d’un point de contact contaminé comme la poignée du bus expliquerait le même résultat.
    Pourquoi c’est important ? Parce que selon que vous êtes effectivement contaminé en inhalant le virus ou par les mains les mesures de protection ne sont pas les mêmes (port du masque ou lavage des mains ?)
    C’est pour ces raisons que je trouve que votre article apporte plus de la confusion qu’autre chose en prétendant traiter raisonnablement un sujet que vous simplifiez à l’extrême, tout en culpabilisant ceux qui ont d’autres opinions que la vôtre…

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Il faut suivre les liens dans le papier pour avoir les références. Particulièrement celles du Time, lié dans l’article.
      Sinon :

      Studies by the signatories and other scientists have demonstrated beyond any reasonable doubt that viruses are released during exhalation, talking, and coughing in microdroplets small enough to remain aloft in air and pose a risk of exposure at distances beyond 1–2 m from an infected individual ([1–4]). For example, at typical indoor air velocities [5], a 5-μm droplet will travel tens of meters, much greater than the scale of a typical room, while settling from a height of 1.5 m to the floor. Several retrospective studies conducted after the severe acute respiratory syndrome coronavirus 1 (SARS-CoV-1) epidemic demonstrated that airborne transmission was the most likely mechanism explaining the spatial pattern of infections [6]. Retrospective analysis has shown the same for severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2) [7–10]. In particular, a study in their review of records from a Chinese restaurant observed no evidence of direct or indirect contact between the 3 parties [10]. In their review of video records from the restaurant, they observed no evidence of direct or indirect contact between the 3 parties. Many studies conducted on the spread of other viruses, including respiratory syncytial virus (RSV) [11], Middle East Respiratory Syndrome Coronavirus (MERS-CoV) [8], and influenza [2, 4], show that viable airborne viruses can be exhaled [2] and/or detected in the indoor environment of infected patients [11, 12]. This poses the risk that people sharing such environments can potentially inhale these viruses, resulting in infection and disease. There is every reason to expect that SARS-CoV-2 behaves similarly, and that transmission via airborne microdroplets [10, 13] is an important pathway. Viral RNA associated with droplets <5 μm has been detected in air [14], and the virus has been shown to maintain infectivity in droplets of this size [9]. Other viruses have been shown to survive equally well, if not better, in aerosols compared to droplets on a surface [15].
      It Is Time to Address Airborne Transmission of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19), Oxford academic, 6 juillet 2020

      Respiratory infections occur through the transmission of virus-containing droplets (>5 to 10 µm) and aerosols (≤5 µm) exhaled from infected individuals during breathing, speaking, coughing, and sneezing. Traditional respiratory disease control measures are designed to reduce transmission by droplets produced in the sneezes and coughs of infected individuals. However, a large proportion of the spread of coronavirus disease 2019 (COVID-19) appears to be occurring through airborne transmission of aerosols produced by asymptomatic individuals during breathing and speaking (1—3). Aerosols can accumulate, remain infectious in indoor air for hours, and be easily inhaled deep into the lungs. For society to resume, measures designed to reduce aerosol transmission must be implemented, including universal masking and regular, widespread testing to identify and isolate infected asymptomatic individuals.
      Reducing transmission of SARS-CoV-2, Science, 26 juin 2020

      We further assessed the risk for aerosol transmission of SARS-CoV-2. First, we collected air in the isolation ward of the ICU (12 air supplies and 16 air discharges per hour) and GW (8 air supplies and 12 air discharges per hour) and obtained positive test results for 35% (14 samples positive/40 samples tested) of ICU samples and 12.5% (2/16) of GW samples. Air outlet swab samples also yielded positive test results, with positive rates of 66.7% (8/12) for ICUs and 8.3% (1/12) for GWs. These results confirm that SARS-CoV-2 aerosol exposure poses risks.
      Aerosol and Surface Distribution of Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 in Hospital Wards, Wuhan, China, 2020 , CDC, juillet 2020

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Merci (je l’avais dans mes nombreuses références, mais je ne l’avais pas retrouvé.

      Sinon, tout frais :

      There is overwhelming evidence that inhalation of severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2) represents a major transmission route for coronavirus disease 2019 (COVID-19). There is an urgent need to harmonize discussions about modes of virus transmission across disciplines to ensure the most effective control strategies and provide clear and consistent guidance to the public. To do so, we must clarify the terminology to distinguish between aerosols and droplets using a size threshold of 100 μm, not the historical 5 μm (1). This size more effectively separates their aerodynamic behavior, ability to be inhaled, and efficacy of interventions.

      Viruses in droplets (larger than 100 μm) typically fall to the ground in seconds within 2 m of the source and can be sprayed like tiny cannonballs onto nearby individuals. Because of their limited travel range, physical distancing reduces exposure to these droplets. Viruses in aerosols (smaller than 100 μm) can remain suspended in air for many seconds to hours, like smoke, and be inhaled. They are highly concentrated near an infected person, so they can infect people most easily in close proximity. But aerosols containing infectious virus (2) can also travel more than 2 m and accumulate in poorly ventilated indoor air, leading to superspreading events (3).

      Individuals with COVID-19, many of whom have no symptoms, release thousands of virus-laden aerosols and far fewer droplets when breathing and talking (4–6). Thus, one is far more likely to inhale aerosols than be sprayed by a droplet (7), and so the balance of attention must be shifted to protecting against airborne transmission. In addition to existing mandates of mask-wearing, social distancing, and hygiene efforts, we urge public health officials to add clear guidance about the importance of moving activities outdoors, improving indoor air using ventilation and filtration, and improving protection for high-risk workers (8).
      Airborne transmission of SARS-CoV-2, Science, 5 octobre 2020

      Répondre
      • Frédéric Bé
        Frédéric Bé dit :

        De rien, juste comme ça, il me semble que je suis tombé sur l’article de « The Conversation » par la page de Rezo.net : https://rezo.net/ . D’ailleurs, ils aiment bien votre blog, ils mettent souvent en ligne un lien vers vos articles.

        Répondre
  7. HerGés
    HerGés dit :

    C’est marrant car sur le site même du CDC il est écrit : »The epidemiology of SARS-CoV-2 indicates that most infections are spread through close contact, not airborne transmission » (lien :https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/more/scientific-brief-sars-cov-2.html) donc en total contre-indication avec le tweet plus haut.

    Et comment expliquez-vous les performances de la Suède sans ces mêmes mesures ? Et la Norvège? Comment expliquez-vous que les prédictions des modèles mathématiques, encore utilisés, étaient faux et de loin ?

    Moi je vois sur http://www.euromomo.eu qu’il y a 0 surmortalité en France, comme dans d’autres pays, alors que d’après les médias dominants c’est une catastrophe en cours.
    Je vois, d’après les chiffres de Santé Publique France, que l’âge médian des décès est de 84 ans, à ramener à une espérance de vie moyenne en France de 82,5 ans!! Mon dieu, nos anciens meurent ! Et seulement 3 décès chez les 0-14 ans, et on leur impose le masque ?!
    Je vois surtout une société malade et effrayée de vivre avec des virus, avec la mort, sujet tabou, surtout depuis la disparition totale de toute forme de spiritualité !

    Bien à vous de vouloir vivre avec un masque sur la bouche, moi je me contenterai d’un système immunitaire, imparfait, mais gratuit et qui ne m’empêche pas d’inter agir avec mes semblables.

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Faut lire les mises à jour :

      COVID-19 can sometimes be spread by airborne transmission

      Some infections can be spread by exposure to virus in small droplets and particles that can linger in the air for minutes to hours. These viruses may be able to infect people who are further than 6 feet away from the person who is infected or after that person has left the space.
      This kind of spread is referred to as airborne transmission and is an important way that infections like tuberculosis, measles, and chicken pox are spread.
      There is evidence that under certain conditions, people with COVID-19 seem to have infected others who were more than 6 feet away. These transmissions occurred within enclosed spaces that had inadequate ventilation. Sometimes the infected person was breathing heavily, for example while singing or exercising.
      Under these circumstances, scientists believe that the amount of infectious smaller droplet and particles produced by the people with COVID-19 became concentrated enough to spread the virus to other people. The people who were infected were in the same space during the same time or shortly after the person with COVID-19 had left.
      Available data indicate that it is much more common for the virus that causes COVID-19 to spread through close contact with a person who has COVID-19 than through airborne transmission. [1]

      COVID-19 spreads less commonly through contact with contaminated surfaces

      Respiratory droplets can also land on surfaces and objects. It is possible that a person could get COVID-19 by touching a surface or object that has the virus on it and then touching their own mouth, nose, or eyes.
      Spread from touching surfaces is not thought to be a common way that COVID-19 spreads
      How COVID-19 Spreads, Updated Oct. 5, 2020, CDC

      En passant, ils viennent aussi de passer discrètement les fomites sous la pile du bureau, alors que les preuves de leur sous-implication dans la pandémie s’accumulent depuis des mois.

      Et je le répète : la mort n’est pas le seul problème avec ce virus.

      Répondre
  8. hourral
    hourral dit :

    Le covid et le port du masque sont devenus de simples opinions ? A votre avis le succès des discours simplistes ou complotistes, cela vient d’où ? N’avez-vous pas un peu participé à ce succès quand vous relayiez les âneries d’anciens inspecteurs du travail, fustigiez le « gouvernement d’eugénistes sociaux » ou tiriez de faits divers l’illustration d’un complot du patronat, au mépris du droit, de la réalité, de la complexité ? Pourquoi s’étonner que le virus, pour bon nombre de gens, soit considéré comme un fake ou un outil du pouvoir pour les asservir, alors que c’est exactement le discours qui leur est tenu tous les jours à propos des politiques, des institutions et de leurs actions ?

    Répondre
  9. saxo
    saxo dit :

    Salut Agnès, et coucou à toustes,

    Après avoir lu ton post, je reste dubitatif…
    Tu pars en croisade pour le port du masque contre la politique menée en France, la suspectant d’être simplement la politique de l’immunité collective (qui ne dirait pas son nom). Tu culpabilises (comme le dit gyno) toute personne qui ne penserait pas comme toi.
    Les réfractaires au port du masque et autres « collectivistes » tout comme moi qui suis musicien d’orchestre (et même chef d’orchestre) deviennent de génocidaires en puissance.

    Bon, à titre d’information, c’est bien de lire les liens que tu produis, ça donne un éclairage sur la maladie, et ses voies de transmission.

    Il est cependant d’autres positions tenues par des médecins tout aussi intéressants qui taxent eux la politique du gouvernement de liberticide et inefficace :

    http://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/il-est-urgent-de-changer-de-strategie-sanitaire-face-la-covid-19-tribune-censure

    Note je n’accorde pas plus de valeur à ta position qu’à la leur, mais je les mets en opposition pour comprendre la difficulté qu’on peut avoir à se faire une opinion. (je n’aime pas le ton complotiste et la dénonciation de la censure en introduction de l’article. Je trouve par contre la réflexion de fond intéressante).
    Bref, en cette période pénible, je préfère – à titre personnel – privilégier la vie à la survie. Certes il est important, par respect pour tous et pour éviter de contribuer activement à la prolifération du virus, de respecter les gestes barrière et le port du masque, mais par contre, je me contente de le faire dans la mesure du possible. Lorsqu’on est 14 à souffler dans un instrument, c’est simplement absurde ne serait ce que d’y réfléchir.
    Je dis préférer la vie à la survie, parce que, plutôt que d’arrêter de jouer nous avons décidé de continuer. Sinon, quoi? La covid circule maintenant parmi nous, il n’est pas certain qu’on lui trouve un vaccin (l’immunité anti-covid semble de courte durée), et donc, elle risque de s’installer durablement dans nos sociétés, devenant une maladie dangereuse, susceptible de laisser des séquelles, parfois létale, mais présente envers et contre nous.
    Devons nous cesser de vivre pour passer en mode survie?… des mois? des années?… indéfiniment, peut-être? Perso, j’ai 50 balais passés des soucis cardiaques, et j’ai des bien plus exposés que moi encore dans l’orchestre, et choisis de jouer plutôt que d’arrêter toute activité au prétexte qu’elle ne peut se pratiquer sans prendre les 100% de précautions nécessaires. La musique est une composante essentielle de ma (nos) vie et je vois dans la renonciation de sa pratique comme une renonciation pour un temps non défini (peut-être même infini) à la vie.
    J’ai pris la musique en exemple, mais il en va de même de Toutes les activités collectives…

    Note. Je n’incite personne à faire le même choix que moi.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      D’autres pays ont choisi de ne pas laisser le virus circuler, de protéger leur population. Et au lieu de se trainer une fois de plus la litanie des réas débordées, des malades à n’en plus finir et des sacrifiés socioéconomiques, ils sont passés à autre chose. Et devine quoi ? Ne pas laisser trainer le virus en longueur, c’est aussi bon pour l’économie et le moral.

      Mais bon, on va continuer à filer des leçons autres et à faire comme si différentes stratégies n’avaient pas déjà été testées ailleurs et qu’on ne savait pas déjà ce que ça donne.

      Répondre
  10. saxo
    saxo dit :

    « D’autres pays ont choisi de ne pas laisser le virus circuler »…

    Lesquels? qu’ont-ils adopté comme mesures? sur quelle durée? pour quels résultats, in fine? (les italiens tu dis? – on fera les comptes dans dix ans… là, on n’a aucun recul sur un truc qu’on n’est pas prêts d’arrêter, qu’on ne peux au grand maximum que ralentir – et donc rester dedans plus longtemps).
    La stratégie du printemps, le barricadage total de la population pour éviter une surcharge des hôpitaux et étaler la vague sur long histoire de pas se prendre tout d’un coup dans la tronche… Ca a du sens, oui. Ca a évité une contamination max et des morts inutiles par manque de place dans les hostos, mais ça en a généré d’autres qui ont vu leurs traitements/opérations et autres diagnostics retardés, voire annulé pour faute de covid…

    C’est bien de choisir de ne pas laisser le virus circuler. Mais déjà, c’est plutôt lui qui choisit (enfin de ce qu’on a pu observer jusque là). Et quel est le prix à payer? la survie pendant un temps indéterminé au détriment de la vie? La cessation de toute activité collective? de toute forme d’expression artistique/sportive/associative ? de toute manif? de l’éducation des nains et de leur sociabilisation?

    J’entends bien ton point de vue, Agnès, je le comprends mais j’ai de sérieux doutes… J’ai plus l’impression qu’il faut apprendre a vivre avec le virus que continuer de croire qu’on va pouvoir passer au travers en trouvant des solutions miracle.
    A horizon lointain, nos organismes s’adapteront à cette saloperie, comme à tus les autres virus. A courte échéance… faisons au mieux et advienne que pourra. Mais ne cessons pas de vivre.

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  11. gerard
    gerard dit :

    @saxo
    >>Lesquels? qu’ont-ils adopté comme mesures? sur quelle durée? pour quels résultats, in fine?

    l’Australie par exemple, dans l’Etat de Victoria. croissance exponentielle en Juilet/Aout stoppée net par fermeture des écoles, bars, restaurants et couvre-feu sur la zone de Sidney (je crois que c’était 5000 $ australiens pour les contrevenants). Réussite totale. Voir le tableau de bord de John Hopkins, passage de 800 cas par jour à moins de 50 dès mi-septembre avec réouverture progressive. La plupart des pays asiatiques comme la Corée du Sud n’ont jamais laissé s’installer le virus par masquage systématique et dépistage + traçage des clusters. Donc les pays voisins comme la Nouvelle Zélande et l’Australie ne voulaient pas avoir l’air de dégénérés complets à coté de leurs voisins et ils ont fait le nécessaire; au delà des mesures officielles l’application effective sur le terrain fait probablement toute la différence.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Merci, Gérard : je pense effectivement à ces pays. Et au fait — comme je l’ai dit dans mon papier — que l’OMS recommande d’arrêter de jouer la carte de l’immunité collective. Ça ne marche nulle part. On ne sait pas quel pourcentage de gens se retrouve avec des séquelles lourdes (cardiopathies, fibrose pulmonaire, séquelles neuros), mais ça risque de chiffrer lourd. Pour l’instant, le risque est estimé entre 10 à 15% de la population contaminée… y compris ceux qui ont eu 0 symptôme, sans réelle distinction d’âge ou de condition physique initiale.
      Cela signifie qu’on ne peut pas réellement vivre avec le virus.

      Oui, c’est chiant, épuisant et interminable… mais surtout parce que c’est géré par des cons. Quand c’est géré par des gens intelligents, c’est chiant très fort, mais ça dure moins longtemps et ensuite, on peut reprendre une vie à peu près normale, tout en faisant bien gaffe à ne pas laisser le bousin se réinstaller. Et ça fait infiniment moins de casse, y compris du point de vue économique, pour ceux qui sont incapables de prendre quoi que ce soit d’autre en considération.

      D’autres pays l’ont fait… dont la Chine qui était à l’épicentre. Donc, on peut tous le faire, au lieu d’abandonner ds pans entiers de la population comme on est en train de le faire chez nous.

      Répondre
  12. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Sinon, le masque reste une carte très importante à jouer, même s’il ne peut pas faire tout le job d’écrasement du virus à lui tout seul :

    What does this imply for the ability of masks to impede COVID-19 transmission? The virus itself is only about 0.1 µm in diameter. But because viruses don’t leave the body on their own, a mask doesn’t need to block particles that small to be effective. More relevant are the pathogen-transporting droplets and aerosols, which range from about 0.2 µm to hundreds of micrometres across. (An average human hair has a diameter of about 80 µm.) The majority are 1–10 µm in diameter and can linger in the air a long time, says Jose-Luis Jimenez, an environmental chemist at the University of Colorado Boulder. “That is where the action is.”

    Scientists are still unsure which size of particle is most important in COVID-19 transmission. Some can’t even agree on the cut-off that should define aerosols. For the same reasons, scientists still don’t know the major form of transmission for influenza, which has been studied for much longer.

    Many believe that asymptomatic transmission is driving much of the COVID-19 pandemic, which would suggest that viruses aren’t typically riding out on coughs or sneezes. By this reasoning, aerosols could prove to be the most important transmission vehicle. So, it is worth looking at which masks can stop aerosols.
    Face masks: what the data say, Nature, 6 octobre 2020

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  13. saxo
    saxo dit :

    Gérard (& Agnes, d’ailleurs) :

    « La plupart des pays asiatiques comme la Corée du Sud n’ont jamais laissé s’installer le virus par masquage systématique et dépistage + traçage des clusters. »

    C’est pas peu ou prou ce qu’on fait en ce moment?

    « croissance exponentielle en Juilet/Aout stoppée net par fermeture des écoles, bars, restaurants et couvre-feu sur la zone de Sidney (…) passage de 800 cas par jour à moins de 50 dès mi-septembre avec réouverture progressive. »

    On a fait le confinement total de la population de mars à juin, non? la réouverture progressive on a donné aussi.

    Effectivement, on a mis un premier coup d’arrêt à la propagation (du moins on peut le croire – parce que qu’est ce qui est dû aux saisons et qu’est-ce qui est conséquence du confinement? Bien malin qui peut l’affirmer avec certitude).

    Et ça repart tranquilou quand même en septembre…

    Voilà pourquoi je suis dubitatif.

    Sans parler des conséquences autres qu’a eu le confinement tant sur la santé que sur la situation économique (dégradation générale des conditions de vie à commencer par celles des plus pauvres) des gens.

    Pour moi, il y a une évidence… Ce qui rassemble le plus de monde dans des espaces confinés: Les transports en commun en premier, les lieux de travail collectifs (les écoles entre autres – d’autant qu’un établissement scolaire, ca concentre souvent des centaines d’individus). Les super et les hypermarchés – ah oui les stades et les manifs aussi.
    A côté de ça, les bars, les restaus, les activités sportives et artistiques, c’est peanuts. Les ballades en plein air (interdites pendant le confinement) c’est fondamental et facteur de bien fou pour la santé.

    Or, même au plus fort du confinement on n’a pas pu fermer les transports en commun ni certains lieux de travail collectifs… Et pour cause (va fermer les hopitaux ou la production agro-alimentaire, toi). Par contre on a interdit l’accès aux plages (et aux ballades dans les champs, va comprendre).
    Pour ce qui est des écoles, j’ai pas de solution miracle (et personne n’en a que je sache), mais on peut réfléchir aux différentes hypothèses.
    solution confinement :
    école à la maison -> Nécéssité d’un éducateur/parent à la maison à temps plein (ou solution lavage de cerveau aux écrans pour ceux qui peuvent pas, hyper équitable quand on sait qui peut et qui ne peut pas). Absence de sociabilisation des gamins.
    contre
    solution déconfinée :
    écoles restant ouvertes : formation potentielle de cluster dans les écoles… Rappelons que les mômes sont ceux qui développent le moins la maladie (non pas qui ne la choppent pas ni qu’ils ne sont pas contagieux, ok), donc que le meilleur moyen d’approcher une forme d’immunité collective, c’est que les plus jeunes s’immunisent (enfin, c’est ce qu’il semble ressortir de ce que j’ai pu comprendre jusque là). Du moins, c’est mieux que ce soient eux que nos plus agés. (Après je dis pas que c’est bien). Effectivement, c’est un vecteur de propagation au reste de la population.
    Après,
    L’immunité collective n’est peut-être pas une solution comme tu le soulignes Agnès, mais la maladie a l’air de s’en foutre comme de ma première chemise. (Plusieurs personnes autour de moi l’ont déjà choppée).

    Moi je sais pas.
    puisque quand on arrête, ça revient on peut rester dans la parano antivirale une bonne petite éternité, à moins de laisser sa chance à l’industrie pharmaceutique de nous pondre un vaccin d’ici deux ou trois ans (temps qu’il faut pour obtenir quelque chose de stable et à peu près sûr – si c’est faisable ce qui est loin d’être certain).

    Le virus est dans la nature, il est super contagieux, il peut se passer (très) longtemps avant qu’on arrive à lutter efficacement contre (d’autant que ce qui saccage le plus les organismes, c’est pas le virus à priori, mais les réactions auto-immunes), par des vaccins ou des médocs.
    La peur qu’il suscite, la communication mortifère anxiogène qu’il génère, les conséquences désastreuses sur toute la vie artistique, associative et sportive ET les inégalités qu’il creuse sont peut-être (et même) plus désastreuses à long terme que les victies qu’il touche directement. Et je suis loin d’être sûr que ces solutions soient efficaces sur le long terme.
    Il existe un vaccin contre la grippe et chaque année elle touche un énorme pourcentage de monde, même dans les pays asiatiques qui sont plus habitués au port du masque que nous – comme quoi, la lutte contre ce genre de maladie contagieuse est loin d’être gagnée. D’où mon premier constat. Aussi moche celà soit-il, apprenons à vivre avec le virus. C’est lui qui s’impose à nous, et on ne peut (pour le moment en tout cas) que ralentir, partiellement et pour un temps non défini, sa propagation.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      À aucun moment nous avons appliqué les méthodes asiatiques ou de l’hémisphère sud : on a commencé par minimiser les premiers cas, une responsable vient d’avouer qu’elle avait menti quand elle avait dit qu’on avait tracé les accompagnants des cas importés de Wuhan. Ensuite, on a dit que les masques ne servaient à rien (pendant que les derniers stocks étaient détruits et que les commandes n’étaient pas passées) et on n’a pas tracé non plus. On ne testait pas. Trois jours avant de confiner en catastrophe parce que les gens tombaient comme des mouches et qu’on no pouvait plus nier la cata, l’autre buse qui nous sert de président invitait les gens à bien aller se faire contaminer dans les théâtres et le reste…

      On a confiné trop tard et surtout, on a déconfiné trop tôt, sans attendre — comme les pays qui ont réussi — de repasser à 0 circulation. Quand au traçage, son principal intérêt est de dire où se trouve le virus pour pouvoir isoler la zone de contagion… ce qui n’a aucun sens quand le virus est partout.

      On ne fait absolument pas la même chose que les pays qui ont réussi, en aucun cas, jamais.

      Et merci d’arrêter les comparaisons idiotes avec la grippe : ça n’a absolument rien à voir. Rien n’est transposable d’une maladie à l’autre. Cette saloperie est nouvelle, la population est donc à poil devant et on est encore trop ignorants de trop de choses pour laisser courir, particulièrement au niveau des séquelles qui handicapent gravement une partie des rescapés et pour au moins un bon moment.

      Répondre
    • saxo
      saxo dit :

      Merci Agnès pour ta réponse.
      Et désolé de discuter ton point de vue, mais le sujet n’est pas simple.

      Je ne compare pas la covid à la grippe. J’en compare simplement la contagiosité.
      La grippe, on la connait depuis longtemps, on a même élaboré des vaccins. Je ne cherche pas à minimiser la dangerosité de l’autre saloperie en la comparant à la grippe. Jamais.
      Je dis qu’ au niveau de sa contagiosité, c’est peut-être pas la même chose, mais c’est comparable (la covid l’est peut-être encore plus) et nulle part dans le monde on n’a éradiqué la grippe.
      Tu peux mettre des masques, des gants, te faire des bains de gel hydro-alcoolique tous les matins, tout ce qu’on fait, c’est réduire la circulation, la stopper définitivement semble être un voeu pieu. Il suffit d’un foyer quelque part dans le monde et c’est reparti pour un tour.

      Ce qu’on a fait au départ (déclarations gouvernementales calamiteuses, gestion de la crise mensongère, absence de tests et autres déclarations ubuesques sur le port du masque pour cacher la gestion catastrophique de nos stocks etc…) est évidemment plus que nauséabond. J’ai rien à redire à ça, je suis parfaitement d’accord avec toi.

      C’est sur le reste que je suis dubitatif.
      Circulation 0 – ça existe?
      confiné trop tard?
      déconfiné trop tôt? – confiné n’importe comment tu veux dire… (interdiction d’aller marcher seul dans les champs sous peine d’amende…)

      Que proposes tu à l’heure actuelle? De re-confiner pour une durée indéterminée qui pourrait se compter en années (voire indéfiniment) – jusqu’à ce qu’on soit certain d’arriver à une circulation zéro (qui soit dit en passant me semble peu probable – d’ici à ce que les moustiques ou autres bestioles s’avèrent être des porteurs sains…).
      Je suis caricatural, peut-être, mais voilà.
      Autour de moi, tous les gens que je croisent portent un masque (et moi de même), chaque cas positif (et y’en a autour de moi, j’habite en pleine campagne en région parisienne) est confiné plus d’une semaine et tous les cas contacts potentiels sont testés. Les bars sont de nouveau fermés, les réunions de plus de trente personnes interdites et celles de moins ne peuvent se tenir qu’avec un masque et les gens qui y participent doivent se tenir à 2m les uns des autres.

      Et on s’y tient.

      Parallèlement, ma compagne prend les transports en commun tous les matins pour aller bosser et croise des milliers de personnes (masquées, hein? – super!) dans des espaces confinés, mal aérés. Comme des millions d’autres personnes. Ma fille va à l’école…
      Et de notre côté, on se torture les méninges pour savoir si on répète ou pas (on est 14) – puisqu’on ne peut porter de masque en soufflant dans un instru. Au delà de la satisfaction égoïste de jouer de la musique, c’est des années de travail de mise en place et de maintient d’une motivation pour une activité qui sont en train de s’effriter à vitesse grand V. Sans parler de l’aspect vital de la chose pour plusieurs d’entre nous (on en est à un suicide l’année dernière, pour l’instant – pas directement imputable à la crise heureusement, mais ça rappelle combien l’équilibre des gens est fragile).

      Alors, encore une fois, que proposes tu?
      C’est bien gentil de traiter le gouvernement de sagouins (et je suis relativement d’accord), les français de gros ignorants imbus d’eux-mêmes qui font la leçon aux autres… Ca défoule, mais ça n’apporte pas de solution.

      Je finis sur ton affirmation :
      « On ne fait absolument pas la même chose que les pays qui ont réussi, en aucun cas, jamais. »
      C’est ce que je disais il y a 4 mois.
      Aujourd’hui, je trouve qu’on en prend de plus en plus le chemin, si.
      Ne reste plus qu’à re-fermer les écoles et re-confiner pour un temps indéterminé, à rendre obligatoire l’application stop-covid et on y sera.

      Pour toutes les raisons que j’ai exposées au dessus (Essentiellement 4 – l’autre coût pour la santé qu’induit le confinement, les gens ne se font plus soigner, les opérations reportées etc…- l’inutilité possible, voire probable d’une telle mesure à long terme – l’augmentation des inégalités en terme d’éducation et de ressources que ça induit – l’arrêt complet de toute activité collective, qu’elle soit artistique, sportive ou associative – sans même parler de la casse économique), je ne suis pas du tout convaincu qu’il faille en rajouter une couche… Une couche de quoi, d’ailleurs?

      Tu proposes quoi au juste? Quelles mesures tu proposes qu’on adopte collectivement?

      Répondre
  14. jean-yves
    jean-yves dit :

    Exceptionnellement, je participe à la discussion.
    Je lis ce blog régulièrement et je voulais en féliciter Agnès.
    Ce virus a au moins une qualité, c’est de révéler l’étendue de la connerie humaine !
    bonne journée à tous .

    Répondre
  15. gerard
    gerard dit :

    @saxo
    >>C’est pas peu ou prou ce qu’on fait en ce moment?

    plutôt peu – il faut voir le respect effectif du masque sur le terrain, dans les transports en commun, les entreprises, sur les marchés.
    Certaines organisations (les plus grandes comme les supermarchés) sont plutôt de bons élèves mais le reste, on ne sait pas s’il faut rire ou pleurer. Même si les français étaient super rigoureux ce qui est très loin d’être le cas, les masques en tissus ne sont pas étanches. Ils évitent très certainement un carnage parce que la gravité de l’infection au Covid dépend beaucoup de la dose, mais ils ne peuvent pas contrôler à eux seuls une épidémie à haute reproduction.

    Et c’est surtout trop tard: il faut lire et comprendre ce qu’implique l’existence d’une majorité de diffuseurs faibles et une petite minorité de superdiffuseurs; ça veut dire que l’épidémie peut rester à niveau faible pendant un certain temps, parce que des superdiffuseurs n’ont pas (encore) rencontré d’évènement de forte concentration de personnes. Si un superdiffuseur sans masque ne rencontre de près que 2 ou 3 personnes pendant sa période de diffusion sans ou avec peu de symptômes, il ne va contaminer que 2 ou 3 personnes. S’il va à un évènement où il y a 1000 personnes dont 50 sans masques, il a des chances de contaminer 30 personnes. Le taux R n’est pas une constante il peut varier brutalement. Le SPF s’était donné d’un instrument pour mesurer ça, je pense que quand ils disaient en mai juin que le virus circulait lentement, ils parlaient du taux P/T (positifs/nombre de tests). Au sortir du confinement le nombre de superdiffuseurs devait être infime, et la stratégie de l’OMS test/trace/isole permettait de les capturer suffisamment rapidement, au fur et à mesure qu’ils apparaissaient.
    En mai/juin j’ai vu les mesures de sécurité s’effriter progressivement, fin juin il y avait encore des masques dans les grands magasins mais pas un seul petit commerçant de mon quartier n’en mettait, les vendeurs du marché n’en portaient plus à 95%.
    Ce qui n’empêchait pas que le taux P/T ne faisait que fluctuer faiblement autour d’une valeur très basse (0.01+=10%). Des gens mouraient, mais très peu. L’épidémie était sous contrôle, les superdiffuseurs étaient ‘attrapés’ par le système test/trace/isole suffisamment tôt pour qu’ils n’aient pas eu le temps de faire leur office (tout à fait inconsciemment bien entendu).
    Le taux P/T a commencé à augmenter mi-juillet, mais en juillet c’était encore difficile à distinguer d’une fluctuation aléatoire. Dans la première semaine d’aout il ne pouvait plus y avoir de doute, la ‘circulation’ s’accélérait on était à 0.023. Le mouvement n’ pas cessé de continuer. Il n’y a eu des bruits au niveau SPF/gouvernement que vers 3è semaine d’aout, le taux était passé à 0.038. Mesurettes début septembre. Le 13 septembre P/T était à 0.06. Maintenant on à 0.10. Pendant les vacances toutes les restrictions ont été jetées aux orties, on s’est embrassé dans les barbeq, on c’est frotté dans les festivals, on a dansé jusqu’au bout de la nuit, et 15000 personnes ensemble mais avec deux grandes plaques de plexi. Pour référence les Suédois ont limité à 50 personnes depuis le début. Le plus probable est que la stratégie test/trace/isole a été tout simplement débordée.

    Le problème est que ce taux ‘lent’ au début de l’épidémie a toute la majestueuse stabilité d’une casserole de lait sur le feu; ça frémit, pas la peine de voir ça de trop près. Mais à un moment le point d’ignition est atteint et ça monte, vite.

    Je ne serais pas étonné d’apprendre que c’est ce qui s’est passé à Wuhan, les responsables ont regardé les chiffres et ont conclu que c’était une gripette qui se reproduisait lentement et qu’on allait pas gâcher la saison touristique pour ça. Tout d’un coup, surprise ! Bang! Enfin ils avaient au moins l’excuse d’être les premiers (je ne suis pas certain que ça leur évite la peine de mort mais bon)

    Maintenant est ce qu’on pourrait arrêter ça avec une grande masse de tests ? si on se base sur le taux P/T il faudrait faire entre 1,5 et 2 millions de tests par jour. On en fait 10 fois moins. Peut-être si les Français se masquaient avec une rigueur digne de chirurgiens particulièrement consciencieux. C’est assez peu probable, toutes les études montrent que les personnels médicaux finissent par ressentir la fatigue du masque, alors pour une population générale…

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    • saxo
      saxo dit :

      Merci pour ton explication Gérard.
      De mon côté, j’observe une bonne application du port du masque et des règles de distanciation.
      Dans les transports en commun, celui ou celle qui met son masque de travers est fustigé du regard par ceux qui l’entourent et quand je vais à l’école chercher ma fille ou au marché, les gens sont à 2m les uns des autres (et portent tous un masque). Même aux cours de danse de solfège ou d’instruments, parents et profs sont pointilleux sur ces sujets. C’est peut-être pourquoi je ne comprends qu’imparfaitement le message d’Agnès (et ta remarque sur e non respect des mesures).

      Répondre
      • gerard
        gerard dit :

        Le non respect des mesures est d’abord du fait du système, dans ma ville on impose le port du masque dans la rue en tout temps, et en même temps les bars (jusqu’à il y a 2 jours) et les restaurants (c’est toujours le cas) les gens pouvaient rester à coté les uns des autres des heures; depuis environ 2-3 semaines c’est à l’intérieur à cause du froid, donc avec un risque 20 fois plus important. Sur le marché les 3/4 des vendeurs ont le masque sur le col; la plupart (disons 95%) des clients ont un masque mais un certain nombre ne l’ont que sur la bouche, et d’autres quand ils discutent avec leur partenaire ou avec le vendeur le baissent pour se faire entendre. En dehors du marché il y a nettement plus de gens qui portent le masque sur le coude ou sur le menton, ce qui n’est pas en soi bien dangereux mais lorsqu’ils rencontrent des amis ils ne le remettent pas (ce sont des amis…). Maintenant les coiffeurs mettent a peu près le masque (mais avant septembre la plupart n’en mettaient plus). Dans les entreprises ce n’est pas vraiment rigoureux non plus les gens mettent le masque lorsqu’un intervenant se rapproche à moins d’un mètre. Mon estimation au doigt mouillé serait 50% de la population qui fait un effort, le reste soit fait les gestes sans conviction, soit est ouvertement rebelz comme les vendeurs du marché. D’ailleurs ma ville continue à battre ses propres records régulièrement, on est largement au dessus de Marseille pour les contaminations.

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  16. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Encore une source qui affirme la prééminence de l’aérosolisation dans la diffusion du covid.

    Various mitigation measures have been implemented to fight the coronavirus disease 2019 (COVID-19) pandemic, including widely adopted social distancing and mandated face covering. However, assessing the effectiveness of those intervention practices hinges on the understanding of virus transmission, which remains uncertain. Here we show that airborne transmission is highly virulent and represents the dominant route to spread the disease. By analyzing the trend and mitigation measures in Wuhan, China, Italy, and New York City, from January 23 to May 9, 2020, we illustrate that the impacts of mitigation measures are discernable from the trends of the pandemic. Our analysis reveals that the difference with and without mandated face covering represents the determinant in shaping the pandemic trends in the three epicenters. This protective measure alone significantly reduced the number of infections, that is, by over 75,000 in Italy from April 6 to May 9 and over 66,000 in New York City from April 17 to May 9. Other mitigation measures, such as social distancing implemented in the United States, are insufficient by themselves in protecting the public. We conclude that wearing of face masks in public corresponds to the most effective means to prevent interhuman transmission, and this inexpensive practice, in conjunction with simultaneous social distancing, quarantine, and contact tracing, represents the most likely fighting opportunity to stop the COVID-19 pandemic. Our work also highlights the fact that sound science is essential in decision-making for the current and future public health pandemics.
    Identifying airborne transmission as the dominant route for the spread of COVID-19, PNAS, 30 juin 2020

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  17. smolski
    smolski dit :

    Enfin un ensemble d’éléments partagés avec des références multiples, merci Agnès pour le travail effectué et ce qu’il suscite ici.

    Pour mon avis, on va rester bloqué avec ce virus un nombre d’années indéterminable à ce jour.

    Prendre des mesures individuelles devient une priorité, le lavage des mains un geste barrière quasi-automatique et la distanciation aussi.
    Pour les masques, je suis dubitatif puisque tout le monde n’en porte pas.
    Pour inciter à leur utilisation il devrait y avoir des distributeurs et des collecteurs de ceux-ci un peu partout, et ce doit être gratuit, comme l’eau communale potable et accompagné par des personnes employées à cela.

    En fait, la vraie barrière à son éradication est économique, ce Covid enrichi des personnes tellement riches et hors sol qu’il n’y a aucun moyen disponible pour lutter ensemble contre sa propagation.
    Dans les faits, il est évident que le système capitaliste actuelle est le plus grand responsable de la continuité de ce virus. Non matériellement mais par tout ce qui fait que le capital est aujourd’hui du colonialisme à outrance sur toute la planète et qu’il utilise ce virus pour agrandir ses positions sociales, ses privilèges et sa domination totale selon l’adage :

    « Si nous ne pouvons être les vainqueurs emmenons le monde dans l’abîme avec nous. »

    il faut cesser de nous fustiger entre nous et diffuser que les responsables de cette calamité sont essentiellement les receleurs des profits qu’elle suscite, exactement comme les guerres mondiales le faisaient précédemment.

    Bon courage à tous et merci de vos interventions croisées.

    Répondre
  18. gerard
    gerard dit :

    @smolski
    >>Pour les masques, je suis dubitatif puisque tout le monde n’en porte pas.

    Non, l’idée que le masque ne protège que les autres est fausse.

    Il est maintenant assez clair que lorsqu’on ramasse une dose forte de virus on a plus de risque d’être gravement malade que si on en prend une dose faible; ça a été marqué dès Wuhan, où des personnes jeunes ont été atteintes gravement lorsqu’elles intervenaient régulièrement sur des malades Covid de très près (intubation). J’ai lu qu’une interprétation est qu’on a un premier barrage antivirus dans les bronches, une première ligne de défense, et que si on prend une dose faible de virus ce premier barrage lui règle son compte la plupart du temps. Si on prend une dose forte de virus, le virus désactive cette première ligne de défense et il peut se multiplier sans contrainte pendant plusieurs jours (ce qui est considérable à l’échelle des virus). Ensuite il peut s’étendre au reste du corps où il a affaire au système général immunitaire, malheureusement à ce stade le système immunitaire fait face à une invasion massive et généralisée, tellement forte qu’il peut perdre, ou gagner mais en partant en surrégime ce qui a des conséquences (dégats dus à l’inflammation). Donc il faut porter son masque, et sur le nez (sinon ça n’arrête RIEN), particulièrement si on est fait partie des cas vulnérables. Le fait que les masques en tissus ne soient pas étanches n’est pas une raison pour ne pas en porter. Ce n’est pas seulement un outil anti-propagation, c’est vraiment une protection.

    Je suis certain que la pente relativement réduite de la montée de la mortalité en ce moment par rapport à mars/avril s’explique en bonne partie par le fait qu’une proportion importante de la population (très importante pour les + de 60 ans) porte des masques (il y aussi des améliorations dans le traitement évidemment).

    Un truc inquiétant est que le virus se déploie actuellement dans les départements ruraux qui ont beaucoup de résidences secondaires; les taux P/T explosent en Ardèche, Drome par exemple. Et dans ces départements je pense que beaucoup moins de gens vulnérables portent des masques. L’Espagne a montré en mars / avril qu’il n’y a pas de petits villages isolés où on est entre soi et on ne risque rien.

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « l’idée que le masque ne protège que les autres est fausse. »

      Oui, c’est pourquoi je suis inquiet de voir tant de personnes ne pas en porter lorsqu’ils sont en groupe. 🙂
      Mon intervention visait ces échappements à la prudence qui semblent plus importants de jour en jour.
      On peut le comprendre, l’humain n’est pas adapté à de tels situations en continue.

      Il va y avoir certainement de nombreux des dégâts psychiques dans la continuité de cette situation.

      Répondre
    • saxo
      saxo dit :

      Joël :
      « l’humain n’est pas adapté à de tels situations en continu. »

      Non, c’est évident.
      Il y a sur les visages tant d’indications (émotions, santé, vécu, communication muette, etc…) que les masquer de façon permanente nous déshumanise.
      Il en va de même pour les contacts (poignées de mains, bises, baisers, embrassades et « checks » diverses) qui, loin d’être des rituels idiots, sont autant d’intrusions dans nos sphères privées qui sont des marques d’affections et d’appartenance à des cercles fondamentaux pour nos équilibres affectifs.

      Sans parler de tout ce que je citais dans mes interventions précédentes. La suspension de toute activité collective non productive (associative, musicale, artistique, sportive etc…) qui nous déshumanise d’autant plus. Etant en région parisienne, nos répètes ayant lieu le soir (les gens bossant en journée) le « couvre feu » ayant été posé (faut arrêter avec les termes guerriers), on en est réduits au silence…

      Répondre
  19. paskal
    paskal dit :

    Merci Agnès pour cet article très documenté.

    Je suis effaré qu’on ait espéré jouer la carte de l’immunité collective.
    Même si les connaissances étaient superficielles au départ, ce n’est pas d’hier que l’on sait que le virus mute fortement.
    D’après un papier de l’INSERM (https://presse.inserm.fr/des-mutations-rendant-le-sars-cov-2-plus-dangereux-vraiment/41099/) il mute deux fois moins vite que le virus de la grippe mais cela fait tout de même 12000 mutations jusqu’à présent, dont l’une a un rôle avéré dans sa transmissibilité.
    Que va-t-il se passer quand une nouvelle mutation affectera sa virulence ? C’est là qu’on verra ce qu’est réellement une catastrophe sanitaire.

    Alors s’intéresser aux voies privilégiées de transmission est peut-être utile pour parer au plus urgent mais les mesures conséquentes ne changeront pas grand chose à terme, surtout lorsqu’elles sont contradictoires.
    Par exemple, dans l’enseignement, on fait porter un masque et on aère les salles de classes mais on se restaure sans masque bien sûr.
    Je ne dis pas que l’interrogation « aérosol et/ou gouttelettes » est un faux débat mais je pense qu’il faut rapidement voir au-delà.

    À mon avis, on va s’apercevoir rapidement qu’un couvre-feu plus ou moins sévère et plus ou moins respecté n’aboutira pas et que le système de santé risque de craquer.
    Je considère que, même si c’est extrêmement liberticide, un vrai confinement serait la moins pire des mesures à prendre, même si il impacte nos chantres du libéralisme économique.

    Répondre
  20. smolski
    smolski dit :

    @Paskal : Je plussoie tes remarques sur la dangerosité persistante de la Covid, ce qui fait que l’aspect économique de la situation (Ça coûte un pognon dingue…) est de plus en plus meurtrier car :
    il ne permet pas de considérer les recherches comme prioritaires,
    il ne permet pas aux personnels soignant et aidant d’être réévalués socialement et pécuniairement, ce qui fait qu’ils se délitent sous la tension de l’effort permanent réclamé,
    il ne permet pas d’étendre suffisamment les zones de soins avec le matériel qui va avec.
    Par exemple utiliser les hôtels (quasi vides…) comme lieux d’accueil des infectés.

    En fait, mettre la considération économique devant la survie des malades est une forme d’assassinat programmé.
    Et en fond, il faudra bien tout ou tard que la communauté de ces malfaisants paient (et pas seulement virtuellement) les conséquences de leurs flagrances délibérées.
    ( flagrance : état de ce qui est flagrant, de ce qui se commet au moment même.)

    Banzaï !

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Il faut ajouter le mépris fait à tous les sans abris, précaires et réfugiés abandonnés sous le joug policier déployé.
      il faut savoir que les sans abris sont verbalisés aux horaires de confinement, voire pour manquement du port du masque..!

      Répondre
  21. paskal
    paskal dit :

    @Joël : je suis bien d’accord avec toi que l’argent des uns passe avant la survie des autres mais ce constat n’est absolument pas nouveau.
    Et il ne faut à mon avis rien espérer des urnes : il y a belle lurette que l’on sait que les gouvernants n’ont pas tous les leviers ou bien qu’ils se refusent à les obtenir.
    Face à cela, c’est l’apathie générale, mis à part le mouvement des gilets jaunes et quelques mouvements de révolte hors de France.
    Ce qu’il faudrait, je ne vais pas en discuter ici mais j’imagine que tu sais ce que j’en pense…

    Répondre
  22. JCC
    JCC dit :

    Merci madame Monolecte.
    Évidemment, un virus contaminant les voies respiratoires se diffuse comme les particules de la clope. (Delta la taille des particules)
    Cela fait 10 ans que je consulte régulièrement votre site.
    Vos publications sont toujours perspicaces.
    Je vous remercie pour cela ainsi que pour votre persévérance.

    Répondre
  23. saxo
    saxo dit :

    Coucou Agnès, j’aurais été curieux d’avoir ton avis sur « Hold Up », pas forcément sur l’intégralité du film (qui à une tendance un peu trop complotiste à mon goût) mais sur le propos général, qui va complètement à contre courant du point de vue que tu défends ici… Note, toutes ces infos et contres-infos me laissent un peu dubitatif… Dur de se faire une opinion vraiment objective…

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Cette vidéo est un ramassis d’avis sans queue ni tête, sinon à faire adhérer les visiteurs aux propos tenus en surface.
      En fond, la documentation est volontairement partielle, accumulant sans cesse un seul point de vue faisant croire toutefois au visiteur qu’il peut porter son avis perso en exposant les révélations dans un seul sens alors que rien, rien, rien ne vient contrecarrer l’idéologie complotiste qui l’anime.

      Il revient donc au visiteur de se renseigner ailleurs… Ce qu’il ne pourra jamais entreprendre totalement ni en profondeur sur tous les sujets qui se chevauchent constamment, faisant croire que l’enquête est sérieuse par l’abondance et non par le sens commun, le débat et autres contrariétés au thème complotiste.

      C’est usuel dans ce genre de doc.
      C’est aussi typique de la désinformation via le net qui ne méritent même pas d’être cités.

      On peut voir la même méthode d’accusations décousues employée par tous les dictateurs de la planète.
      Un exemple ?
      euh…

      Aux us peut-être ?

      Mouaaaaaaaaaah…. 😀

      Répondre
    • saxo
      saxo dit :

      Tu vas vite Joël.
      Si en surface, j’aurais tendance à aller dans ton sens, il est des points soulevés par le film qui méritent de l’être. Notamment sur les vaccins et les collusions d’intérêt. Par ailleurs, si la tendance complotiste du film m’empêche d’y adhérer, il y a des questions à l’intérieur auxquelles je m’étais intéressé qui sont traitées de façon relativement pertinentes.
      Quand un gars dit qu’en période de pandémie, les réponses pessimistes et liberticides sont plus facilement acceptées par le public, parce qu’elle présentent moins de risque pour chacun il a parfaitement raison… Tout comme le gouvernement a intérêt à jouer la carte du pire, pour prendre le moins de risque.

      Par ailleurs, le rejet pour faute de conspirationnisme, antisémitisme, racisme et autre homophobie de n’importe quelle proposition avant d’en vérifier le contenu est malheureusement trop systématique et sert trop souvent à bâillonner les voix discordantes depuis quelques années pour que j’adhère trop vite à ces accusations sans m’intéresser au fond du propos. 😉 (après, franchement, j’ai taclé « hold up » de mon côté aussi, mais as aussi franchement que toi).

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        J’ai vu des extraits de cette vidéo.
        J’y ai vu une méthode d’enfumage éprouvée, je ne dis que cela.

        Débattre n’est pas du tout dans l’intention des auteurs.
        Cette méthode s’achoppe par le fourmillement d’informations diverses détachées de leur contexte, comme on coupe une phrase entière supprimant les informations du contexte de la phrase.

        Par exemple, je ne me vois pas débattre des propos de trump sur le climat, propos qui sont du même tonneau que cette vidéo.
        Ainsi, lorsque son climato-scepticisme prédit que :
         » – La canicule va cesser dès l’hiver venu. »
        Ce n’est pas faux, mais ça ne dit pas la vérité. 😉

        Répondre
        • saxo
          saxo dit :

          « J’y ai vu une méthode d’enfumage éprouvée »
          Moi aussi.
          (quand on coupe des micro-séquences de discours contradictoires qu’on colle bout à bout, l’unique but est de discréditer des gens, pas d’étudier le fond du propos – par exemple).

          « Débattre n’est pas du tout dans l’intention des auteurs »
          Bah non. Un film, c’est pas un débat, c’est toujours l’exposé d’un point de vue (ou de plusieurs).
          Par contre ça peut soulever des questions ;).
          Moi non plus, j’ai pas regardé l’intégralité du machin, l’arnaque du montage m’a gavé au bout de quelques images, mais plusieurs de mes proches qui l’ont visionné intégralement m’ont affirmé que les questions soulevées donnaient matière à réflexion. Et je veux bien les croire. D’autant que j’ai été piocher quelques séquences de ci de là et qu’effectivement j’ai entendu une certaine intelligence.

          Répondre
        • saxo
          saxo dit :

          Ce qui m’intrigue et m’attriste, tout à la fois, c’est d’observer – chez des gens assez proches idéologiquement parlant – des approches si antagonistes.
          D’un côté les « super-flippés » (façon de parler) que la peur provoquée par ce virus pousse à dénoncer l’incivilité et l’individualisme criminels, voire l’attitude égocentrée caractéristique de notre monde libéral de ceux qui se refusent à jouer le jeu du masque ou du confinement…

          Et de l’autre, la dénonciation de la manipulation par la peur permettant aux gouvernants et autres multinationales (de la pharmacopée, ici, en l’occurrence) de nous priver de nos libertés et de tirer profit de la situation sous un faux prétexte. Dénonçant ainsi la « fachoisation », la « trustification » de la société…
          Le gouvernement étant dénoncé comme trop laxiste par certains et trop autoritaire par les autres. Et pourtant les uns et les autres venant du même spectre idéologique que je qualifierais de « social-libertaire »…
          Cette absence de conciliation/confrontation des différents points de vue me désole. D’où ma question à Agnès 🙂 .

          Répondre
          • smolski
            smolski dit :

            Saxo :
            « les uns et les autres venant du même spectre idéologique que je qualifierais de « social-libertaire »… »

            Où y-a-t’il de liberté dans le principe du libéralisme, c’est juste la foire d’empoigne sociale organisée par les plus friqués contre les plus démunis.

            La liberté, elle, commence par « vivre sans emmerder son voisin. »

            🙂

          • smolski
            smolski dit :

            Oups, pardon de mon intervention précédente faite dans la précipitation.
            Toutefois, y faut dire que parler de social libertaire… ça fait un peu juron au regard de l’histoire.

          • saxo
            saxo dit :

            « Social libertaire » juron? Non, pas forcément. Social , c’est faire société, libertaire, de façon libertaire. C’est un néologisme, rien de plus 🙂 .

          • smolski
            smolski dit :

            saxo : Ben les nazis sont socialistes,
            en fait, « faire société » dit quoi ?
            Créer des groupes, et donc des règles et des exclusions…

            Libertaire ne dit que ce qu’il veut dire : vivre ensemble.
            Il n’y a pas de liberté seul !
            🙂

          • saxo
            saxo dit :

            Là tu pinailles,
            Faire société, c’est vivre ensemble.
            ton histoire de groupes exclusifs, c’est ta vision du mot social. Pas la mienne. 😉

          • smolski
            smolski dit :

            Saxo
            « ton histoire de groupes exclusifs, c’est ta vision du mot social. »

            Je n’invente rien, l’idée même une cellule familiale peut déjà être considérée comme un groupe social exclusif, comme le rappel le poète :
            « Vos enfants ne sont pas vos enfants,
            ils sont l’appel de la Vie à elle-même »

            http://www.poesie.net/gibran1.htm
            Khalil Gibran

            Alors pour un groupe social plus large !!!

            😉

          • saxo
            saxo dit :

            pour continuer dans cette parenthèse,

            Yep.
            Quel rapport avec le mot social?

            def wiki de « social (avant d’aller s’enfoncer dans les affres du nazisme) :

            * « Dans une définition large de la notion du social, on peut l’entendre comme l’expression de l’existence de relations et de communication entre les êtres vivants. Bien que toutes les espèces interagissent avec leur environnement, certains animaux sont qualifiés d’espèces sociales. Il en va de même pour certains insectes et plantes dont les comportements sociaux font objet d’études.
            Au sens commun, le terme social renvoie généralement à l’idée de solidarité, de sociabilité, et aux politiques sociales. Pour les sciences sociales, ce terme désigne la nature des phénomènes qu’elles étudient.  »

            social libertaire ne me semble donc pas être un oxymore … 😉

            Après, hein?…

          • saxo
            saxo dit :

            Note,
            si tu te réfères, pour définir le mot social, au National socialisme d’Adolphe, ou au socialismes de – à la volée – Staline, Mao, Mitterand, Jospin ou Hollande, voire à la « sociale démocratie » tant vantée par nos amis Teutons, je comprends parfaitement pourquoi la notion de social-libertaire te semble antinomique…
            Mais bon, je ne définis as le mot « social » au travers de l’utilisation qu’en ont fait ceux qui l’ont usurpé 😉 .

        • smolski
          smolski dit :

          Saxo :
          « les questions soulevées donnaient matière à réflexion »

          C’est qu’il n’y a qu’un seul point de vue tout le long de la vidéo, donc oui, quoi qu’il en soit, on y trouvera une réflexion à se faire, reste que le but n’est pas de donner des réflexions mais de n’en fournir qu’une globale, c’est à dire plus précisément :

          « Ta gueule !
          Lit et tais-toi. »

          Par exemple, Cela revient à lire tintin au congo pour étudier le développement commercial de ce pays au XIXème sièclh. 😉

          Répondre
  24. Valda
    Valda dit :

    Franchement j’attendais le Monolecte sur un autre terrain que celui d’une adhésion béate et catastrophiste à la mythologie covidienne. Confinement médiéval, attestations de la honte, collège de médecins véreux et corrompus, atteinte aux libertés les plus fondamentales, soviétisation en marche du pays, les dégâts au plan humain seront incalculables et les conséquences s’installeront dans la durée. Entreprises, commerçants et artisans en perdition poseront en janvier leur bilan 2020, en avril ils le déposeront et là, ça risque de chauffer. Darmanin a anticipé le déferlement en faisant voter sa loi scélérate. La suite ? L’exil, l’expat’ pour ceux qui en ont les moyens. Certains d’entre nous auront éventuellement la possibilité de demander l’asile politique à une nation encore civilisée, à condition de se renseigner sur les accords internationaux allant dans ce sens. Bon courage à tous et joyeuses fêtes de fin d’année !!

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    • smolski
      smolski dit :

      Le drame social de cette pandémie mondiale n’est pas contenue dans la maladie elle-même mais dans le système sociale mondiale qui interdit l’entr’aide nécessaire à ce moment catastrophique de notre civilisation de commerce ancrée sur l’inégalitarisme assassin d’un système anti-pauvres, considérant que toute richesse et avantage acquis vient d’une divinité et la représente.

      Tout le capitalisme dans ses œuvre. 😉

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    • paskal
      paskal dit :

      « Confinement médiéval, attestations de la honte, collège de médecins véreux et corrompus, atteinte aux libertés les plus fondamentales,… »
      Que fallait-il faire selon vous ? Laisser les contaminations croître selon des courbes exponentielles ?
      Avec un système de santé détruit par les gouvernements successifs, tout repose désormais sur l’abnégation des médecins et des infirmières. Et ce ne sont que des êtres humains après tout, pas des dieux…
      Entre confinement « médiéval » et ma liberté de circuler, j’ai vite choisi : ne pas risquer de me retrouver un beau jour en train de crever dans un couloir d’hôpital, comme en Italie par exemple.

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