Peinture murale de deux gorilles

L’ennemi principal

Poupe d'un canot à moteur baptisé «marche ou crève»

Le capitalisme est bâti sur un mensonge, celui de l’abondance. Faire un tour chez Disney permet de comprendre très précisément comment ce mythe fonctionne.

Ce que Disney et les parcs d’attractions construits sur le même modèle vendent, c’est l’idée d’un réservoir pratiquement infini d’amusements, de jeux, de sensations et de plaisir.
Ce que l’on obtient très concrètement dans ces paradis de la distraction, c’est la gestion industrielle d’un ennui incommensurable que nous refuserions dans toute autre circonstance. Pour chaque bribe d’amusement dont la durée n’excède pratiquement jamais 5 minutes et qui est plutôt de l’ordre du paquet de secondes, il est imposé à tous d’interminables files d’attente — d’ennui profond — où l’on piétine facilement pendant une heure, souvent plus, sans rien d’autre avoir à faire que supporter les très rationnelles récriminations des enfants. Pourtant, à la fin d’une journée interminable digne des emplois du temps des ménagères de l’ère soviétique, tout ce que retiendront les participants, ce sont les quelques minutes de sensations fortes et la frustration de n’avoir pas pu « tout faire », ce qui leur donnera l’envie dévorante d’y revenir et de payer une nouvelle journée à s’ennuyer très fort et très longtemps.

Exactement comme Disney vend fort cher un ennui organisé et inacceptable en prétextant une profusion de distractions, le capitalisme vend hors de prix la pénurie organisée dans un monde d’abondance.

Chacun de nous fait régulièrement l’expérience d’aller pousser son charriot dans l’un des incontournables temples de la consommation, d’abord, parce qu’« on y trouve tout » et ensuite parce qu’il est de moins en moins possible de trouver des équivalences ailleurs. Et pourtant, chacun de nous, se promenant au milieu de l’abondance des produits, expérimente la privation, la frustration et la limitation en tous points. Parce que nos possibilités, elles, sont sévèrement rationnées par la laisse monétaire.

« L’ennemi principal des hommes, conclut-il, est aujourd’hui la dictature mondiale des oligarchies du capital financier globalisé et l’ordre absurde qu’elle impose à la planète, avec son cortège d’humiliés, d’affamés et de vies fracassées. »
Jean Ziegler, in « Tentative d’évasion (fiscale)« , Michel Pinçon & Monique Pinçon-Charlot

Le monopole radical

L’autre jour, je regardais une émission américaine où le présentateur vedette brocardait la nouvelle mode chez ses très riches compatriotes : vouloir absolument s’embarquer pour Mars.

Il est vrai que découvrir un monde totalement nouveau peut reproduire l’excitation des pionniers qui ont fondé l’Amérique, de tous les découvreurs et voyageurs.
Sauf que, comme le fait remarquer astucieusement le show man, à quoi bon se taper deux ans de voyage pour aller dans un endroit où il n’y a absolument rien, alors qu’ici, nous avons déjà tout? Par exemple, sur Mars, il n’y a ni air, ni eau, ni nourriture, c’est-à-dire rien de ce qui est indispensable à la vie.

Ce qui est précisément le point essentiel qui doit faire tilter tous les riches de la planète : absolument tout doit y être produit, ce qui signifie qu’absolument tout y est une marchandise. Il s’agit là du rêve ultime du monopole radical tel qu’Ivan Illich l’a patiemment décrit dans toute son œuvre.

Au stade avancé de la production de masse, une société produit sa propre destruction. La nature est dénaturée. L’homme déraciné, castré dans sa créativité, est verrouillé dans sa capsule individuelle.
Ivan Illich, La convivialité, 1973

L’intérêt de l’industrialisation du monde, c’est que les gens doivent passer par les produits pour satisfaire leurs besoins et pour accéder aux produits, il leur faut accéder à la monnaie, celle-là même qui est généralement détenue par les possédants, les capitalistes, les propriétaires de la machine industrielle.
Plus le monde est artificialisé, plus la dépendance est forte et plus grand est le pouvoir de celui qui détient la source du produit. Et rien ne peut être plus artificialisé qu’un vaisseau spatial ou une base martienne, puisque même l’air devra y être acheté!.

Ainsi, le capitalisme commence par nous vendre l’abondance pour tous. Mais comme son principe structurel est l’accumulation, il tend à ériger des barrages sur toutes les ressources, jusqu’au moment inévitable de l’apparition des despotes hydrauliques chers à la vision de Franck Herbert, c’est à dire de ceux qui détiennent en exclusivité la source d’un besoin qui ne peut plus être satisfait par soi-même, ce qui est la définition du monopole radical.

La condition du pauvre peut être améliorée si le riche consomme moins, tandis que celle du riche ne peut l’être qu’au prix de la spoliation mortelle du pauvre. Le riche prétend qu’en exploitant le pauvre il l’enrichit puisqu’en dernière instance il crée l’abondance pour tous. Les élites des pays pauvres répandent cette fable.
Ivan Illich, La convivialité, 1973

Le monopole radical, qu’il soit détenu par une personne physique ou morale, ou même une entité administrative, n’a pas pour objet la distribution équitable d’une ressource, mais bien le contrôle absolu de tous ceux qui en dépendent. Et ce contrôle est d’autant plus absolu que les communs sont détruits ou incorporés au monopole radical et que toutes les alternatives d’autoproduction sont interdites ou elles-mêmes contrôlées.

Qu’importe la quantité de la ressource, son abondance, le monopole radical en fait une rareté, il crée la pénurie.

La création du manque

Comme le castor sur la rivière, le monopole radical fait barrage à l’usage de la ressource, assèche tous les effluents et construit une dépendance totale aux propriétaires du barrage.

L’excitation de la conquête de Mars est à voir comme le pendant de l’indifférence à l’écologie terrestre affichée par les détenteurs de capitaux massifs : leur seul concurrent est la nature et ce qu’elle prodigue sans distinction, sans sélection, sans valeur. Un monde artificialisé — que ce soit par l’absence constitutive d’un écosystème ou par la destruction programmée d’un biotope trop généreux — est la voie du pouvoir absolu de ceux qui contrôlent la technologie qui produit les ersatz vitaux.

Il suffit de se souvenir de la réaction de certains à la disparition massive des abeilles et surtout de leur immense (et gratuit) travail de pollinisation : notre ingéniosité y pourvoira et produira des abeilles artificielles !
Bien sûr, le non-dit est dans la manière dont seront allouées les vaillantes travailleuses synthétiques : il faudra payer pour être pollinisé.

Tout comme il faut déjà payer pour avoir de l’eau potable, un environnement pas trop hostile, des soins suffisants, une nourriture pas trop malsaine… car la société industrielle détruit notre substrat tout en rendant rares et chères les conditions naturelles de notre survie.

Ainsi le capitalisme n’est pas menacé par ses externalités destructrices, il en sort toujours plus renforcé dans sa mainmise sur le vivant en général et les êtres humains en particulier. Le monopole radical crée la pénurie là où il promettait l’abondance et son message à l’humanité est sans équivoque : « Seuls ceux qui se soumettent vivront ! »

On comprend mieux l’absence de préoccupation écologique de ceux qui servent déjà le capitalisme radical, tout en déclarant abondamment le contraire.

La pénurie comme mode de gouvernement implique pour tous ceux qui sont dominés qu’ils sont en concurrence les uns contre les autres.

Les supermarchés étalent leurs richesses factices, mais le langage commercial se décline à l’envi dans toute la société civile et il martèle son mantra fondamental et clivant :

Il n’y en aura pas pour tout le monde !

Compétition pour tous

Dans le monde de pénurie créé par le monopole radical du capitalisme, la survie est conditionnée par l’adéquation aux critères de sélection choisis par les despotes économiques. De cette manière, les dominés n’ont guère le loisir de s’interroger sur la manière dont le manque est créé ou sur l’injuste répartition des ressources, au grand banquet capitaliste, ils se battent pour les quelques miettes qui tombent encore de la table.

Depuis le berceau, la compétition est la règle incontournable. Nous sommes sélectionnés comme du bétail pour la foire de Paris et nous ne décidons de rien, surtout pas des critères de choix et donc des discriminations mises en place sans notre consentement.

L’esprit de compétition, c’est la fabrique industrielle des perdants, des exclus, des surnuméraires, de ceux qui ne méritent pas l’accès aux ressources nécessaires et vitales. Dans cette course à l’échalote, la solidarité est vaine, la fraternité est un obstacle. L’autre est un ennemi et plus on est exposé à cette rivalité, plus il convient de déshumaniser ses concurrents, de les essentialiser, de les mettre hors jeu de manière préalable.
Ceci est la fonction principale des discriminations.

Le monde actuel est divisé en deux : il y a ceux qui n’ont pas assez et ceux qui ont trop; ceux que les voitures chassent des routes et ceux qui conduisent ces voitures. Les pauvres sont frustrés et les riches toujours insatisfaits.
Ivan Illich, La convivialité, 1973

Soyez sexiste et la moitié de vos compétiteurs sont derrière vous. Soyez racistes et vous aurez le privilège blanc de pouvoir continuer à vous écharper pour un logement moins exigu, moins exposé, de meilleure qualité.

Quand la table est mise et qu’il y a assez de couverts pour tout le monde, alors il importe assez peu que le voisin soit petit ou grand, valide ou non, clair ou foncé, avec ou sans vagin, gros, moche ou même simplement introverti. Mais que la fête se transforme en jeu des chaises musicales et alors tout ce qui pourra vous donner un avantage subjectif sera le bienvenu.

La compétition rend nécessaire les hiérarchies qui elles-mêmes justifient sans autre forme d’explication les inégalités de traitement, d’avoirs ou de possibilités.

On accepte une croissance disparité des niveaux d’énergie et de pouvoir, car le développement de la productivité requiert l’inégalité.
Ivan Illich, La convivialité, 1973

En créant de toutes pièces la pénurie institutionnalisée, le capitalisme radical construit les inégalités qui le renforcent. Il crée la nécessité impérieuse de discriminer les populations afin de trier toujours plus et toujours plus en amont ceux qui auront les privilèges de caste, de place, de possession et ceux qui en seront privés et devront intérioriser cette privation comme étant intégralement de leur fait, de par leur faible mérite ou par leur nature même.

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42 réponses
  1. Ginette
    Ginette dit :

    Raisonnement plutôt absurde en fait. La nature, c’est la rareté. Si personne ne se lève le matin pour produire de la nourriture, de l’énergie, des biens et des services, tout le monde meurt. Et les gens ne se lèvent pas le matin s’ils ne peuvent pas retirer individuellement profit de leur effort, fort rationnellement. La richesse ne tombe pas du ciel, elle doit être créée, ce qui suppose des échanges marchands entre acteurs économiques. Dans les faits, l’abondance matérielle n’a jamais existé ailleurs que dans des économies de marché. Toutes les tentatives d’empêcher à des adultes consentants de commercer entre eux (= une société de liberté) ne peut logiquement que déboucher sur la ruine et la dictature, et l’Histoire a bien montré que c’était systématiquement le cas.
    Le « capitalisme » (terme bien galvaudé et flou s’il en est) ne désigne qu’un régime juridique qui garantit le droit de propriété, condition sine qua none de la liberté individuelle. Il ne pense pas, ne dit pas aux gens comment mener leur vie, il n’empêche personne de vivre en hippie en forêt si ça lui chante, tant qu’il ne viole pas les droits du voisin.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Je vis à la cambrousse, il m’est arrivé d’aller crapahuter à la montagne, alors la rareté comme principe de la nature est une notion qui me laisse plus que perplexe. J’ai fait quelques balades dans les bois avec un ami instruit des choses de la nature, précisément, et je n’ai jamais pu retenir ne serait-ce qu’un centième de tous les comestibles que nous croisions et dont je ne soupçonnais pas l’existence. Bien sûr ce n’est pas la même nature que celle que l’on voit mornement défiler dans la Beauce, où plus rien ne peut effectivement pousser seul.

      Plus loin de nous, les paléontologues sont en train de comprendre que les Cro-Magnon étaient globalement des gens en très bonne santé, bien nourris et avec une espérance de vie en bonne santé relativement équivalente à la nôtre. Leur vie de nomades leur permettait d’avoir accès en continu à une nourriture variée et suffisamment riche en protéines. Tout a changé avec la sédentarisation : l’appropriation des ressources a conduit à des famines terribles et surtout à la malnutrition chronique. Les populations humaines mal nourries ont tendance à voir la stature moyenne diminuer. Aujourd’hui encore, on attribue les famines et les épidémies qui les suivent à des facteurs externes comme une météo défavorable ou une nature chiche, mais pratiquement à tous les coups, en amont, il y a des guerres, des décisions politiques, des expropriations, des déplacements de population et la concentration des réfugiés sur des territoires peu fertiles et donc inadaptés à la nouvelle charge de population.

      Pour finir brièvement, parce qu’il y a de quoi écrire un papier de plus, la propriété privée ne garantit que les droits du propriétaire et place sa liberté au-dessus de celles des autres. Et comme je le rappelle dans ce texte, la privatisation des communs interdit toute sortie du dispositif. Là aussi, l’appropriation des communs est une longue guerre des possédants contre les autres : les seigneurs chassaient quand les gueux braconnaient et pourquoi laisser l’accès à des près communaux quand on pouvait en louer l’usage et donc en réserver les bienfaits à son seul bétail au détriment de tous les autres?

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    • Ph.
      Ph. dit :

      Ben tiens « le capitalisme ou la mort ».

      La notion de capitalisme n’a pourtant pas grand chose de flou. La société marchande est une forme de production où le travail social s’ajuste à la demande sociale via l’échange entre producteurs privés formellement indépendants et ne pouvant s’influencer les uns les autres que par l’intermédiaire du niveau des prix. C’est ce que tu appelles « société de la liberté », qui n’est pas tombée des arbres et représente un tout petit morceau de l’histoire des systèmes de production humains. Le capitalisme est simplement une forme de la société marchande où ce sont les détenteurs du capital qui décident ce qu’on produit et de comment on le produit (c’est à dire en définitive de quelle manière on va pouvoir faire le plus fortement fructifier le capital via le cycle Argent -> Marchandise -> Argent’). C’est donc, pour reprendre tes termes, la société où certains sont libres d’exploiter ceux qui sont libres de se faire exploiter aux conditions des premiers (ce qui explique par ailleurs que le souci principal des gouvernements soit de faire la danse du ventre pour « attirer les investisseurs »).

      Une société vraiment libre serait au contraire une société non-marchande, où le travail serait directement social, c’est à dire où les travailleurs décideraient dès le départ collectivement de ce qu’il convient de produire et en quelle quantité par rapport à l’état des forces productives, qui du coup ne se développeraient plus pour faire simplement plus de fric mais au choix pour produire plus, mieux, ou simplement dégager du temps… libre. C’est ici qu’entre en jeu la fausse abondance moderne, qui pour poursuivre la circulation de l’argent (vital au système dont il est la seule finalité) achète au prolo son existence entière, rêves compris, au vil prix d’un grossier fac-similé de la vie fantasmée des riches : il peut bien, par exemple, aller au hard-discount et se targuer de pouvoir s’empiffrer de viande à tous les repas comme jamais n’auraient pu le rêver ses aïeux, mais de quelle viande s’agit-il alors ? « Ceux qui n’avaient jamais eu de proie l’ont lâchée pour l’ombre » (G. Debord).

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  2. lik
    lik dit :

    Ce texte prétend parler au nom de tous et c’est vraiment ce que je j’exècre dans cette forme de démagogie misérabiliste.

    Non, je suis allé une fois à Disneyland, ça m’a un peu amusé mais n’y suis jamais retourné à cause des queues, du prix et que j’avais fait le tour de ces attractions, ne voyant pas l’intérêt d’y retourner.

    Quand je fais mes courses dans un super marché, j’ai une liste de ce dont j’ai besoin et je n’achète rien de plus que ce qui est sur cette liste pré-établie et, désolé de te décevoir, je ne ressens aucune frustration de ne pas avoir acheté tout ce qui se trouve dans le magasin.

    Faire passer les gens pour des cons semble être le message subliminal de ce texte pathétique de simplisme concernant les systèmes de production, de consommation et de vie cognitive.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Désolée d’avoir volé un quart d’heure de plus de ta vie… Va falloir que tu prennes des mesures, un tel gaspillage ne saurait perdurer…

      Répondre
      • lik
        lik dit :

        On sent le ton méprisant qui ne dit en fait rien. C’est trop court comme tout le reste de ta réflexion courtaude.

        Tu racontes un nombre invraisemblable d’âneries pour t’attirer une reconnaissance narcissique, mais ça marche pas à tous les coups…

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  3. herve_02
    herve_02 dit :

    La différence entre la nature et la production c’est le réservoir de vie qu’est la nature.

    S’il y a un pommier dans un pré, tous les ans (sauf accident climatique) il y aura des pommes. C’est vrai qu’il faut le planter s’il n’y est pas et en prendre soin si on veut optimiser la production. Mais la pomme pousse seule.

    Si on veut un ipod, on peut planter un mac et attendre… Cela montre de mon point de vue la différence entre nature et production. D’ailleurs pour celui qui suit un peu les travaux de Bourguignon, lorsque l’on a fait passer l’agriculture de la nature à la production (entendre industrielle) nous tuons les sols qui ne peuvent pour certains plus produire que ce que l’on met en intrant.

    Enfin juste une petite incise, il y a une différence entre la propriété et la propriété illimité des moyens de production. Affoler le simplet en mélangeant les 2 est un peu de la mauvaise foi.

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    • lik
      lik dit :

      C’est la technique de la Maillard, affoler le simplet. Style genre, ah ! le capitalisme, ma bonne dame. C’est évidemment aussi stupide que le discours de Hollande sur la « finance » qui n’a pas de visage.

      Quel capitalisme, quelle finance, ces démagogues n’en parlent point. C’est aussi bête que de parler des microbes ou des virus, les bêtes immondes sans visage.

      Tout ce discours stupidifiant est du populisme digne du FN qui ne vise qu’à s’approprier des like sur le net.

      Cette pauvre Agnès est toujours aussi rustre dans ses analyses, et c’est très gênant, c’est pas éloigné d’une Marine dans l’approche a-méthodologique.

      Répondre
      • Agnès Maillard
        Agnès Maillard dit :

        L’idée, ici, a toujours été de discuter des idées, mais comme trop souvent, tu te contentes d’agresser les personnes.

        Répondre
      • herve_02
        herve_02 dit :

        @Lick
        Le soucis c’est dès que l’on soulève l’hypothèse que la société actuelle (capitalisto-fasciste) est un asservissement de la masse par une poignée qui ne le doit ni à leur savoir-faire ni à la récompense de compétences mais par la reproduction d’un système ploutocratique cela vous fait bondir. Et vous ne pouvez pas l’entendre tellement le mythe du libéralisme qui fait émerger les plus compétent et produit la société la plus égalitaire et adaptée.
        Lorsque l’on pense que « si on veut on peut » on passe à coté de pas mal de chose et on occulte toute une réalité.

        C’est cette réalité occultée qui porte le fn au deuxième tour car effectivement même la ‘courtauderie’ de marine lepen révélée, cela n’arrive pas à masquer les causes qui portent la partie précarisée de la société vers ce vote de dépit.

        Lorsque les zélites boboïsantes auront un peu ouvert les yeux sur la partie abandonnée de la société et auront compris que généralement personne ne se laisse crever en silence,on poura un peu avancer. de mon point de vue.

        Répondre
      • L'arrosoir
        L'arrosoir dit :

        Le chantier de Disneyland a continué sans que personne gueule alors qu’il y avait un marché d’esclaves noirs devant chaque matin.

        Répondre
        • herve_02
          herve_02 dit :

          Disney a surtout été une formidable opération immobilière, récupérant un foncier à vil prix valant aujourd’hui des milliards. Pour exploiter ce foncier il a été mis en place un système de licence qui fait que le très gros du bénéfice s’envole dans un autre pays et un ‘accord’ avec l’inspection du travail pour déroger (déjà à l’époque) aux règles élémentaires du droit du travail. Une sorte de préfiguration de ce que nous vivons (et allons vivre) : des emplois de merde, payés une misère (ne produisant donc aucune richesse locale), n’apportant aucune qualification, ni savoir faire, aucun avenir en dehors de lui même, et n’apportant aucune richesse nationale. l’alpha et l’oméga de ce qu’il faut refuser pour le développement, mais comme nos ‘décideurs’ doivent être passablement idiots (et je reste polis) ils fantasment sur une ‘croissance’ fantasmatique et sont prêts à vendre pères et mères (de la population) pour continuer à pavoiser.
          Je suis un peu mort de rire. Le système à élu macron (après la hollandie, la macronerie), je lui souhaite bonne chance et espère pour lui que sa première mesure sera d’embaucher des millions de crs. Sinon ça va être chaud pour lui. Il va se coltiner une population en révolte.

          Je pense que les premiers actes de résistances pourraient être de faire un/des live youtube (ou autre) mondial avec des citoyens pissant et déféquant sur ces affiches, programmes et photos de lui, histoire d’asseoir tout de suite une bonne petite réputation internationale.Autant le priver de ça tout de suite. Détruisons ce qui leur donne une érection : la reconnaissance du pouvoir, rendons le ridicule aux yeux du monde. qu’il fasse sa fête et se réveille en étant la risée du monde entier.

          Répondre
          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Bonjour la modération ici dedans !
            Macron n’a qu’un léger strabisme et une mâchoire un peu trop en avant, mais il a des couilles. La preuve par whirpool.

          • herve_02
            herve_02 dit :

            Avoir des couilles n’a jamais été une preuve d’intelligence. D’ailleurs en général, lorsqu’on évoque ‘avoir des couilles’ c’est très généralement pour faire un truc pas si humain que ça. Parce qu’il n’aura pas les couilles pour ajouter une règle à l’europe (par exemple l’équilibre des balances commerciales intra-europe), mais aura les couilles d’exploser le modèle sociale. C’est ce ‘genre’ de couille qui fait bondir le féminisme…. un peu des couilles de putes en fait.

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Si tu veux donner suite à mon message, rajoute simplement qu’il a eu les couilles aussi d’aller et de tenir plus de deux heures face lepen semaine dernière tandis que la journaliste a dû se retenir pour pas se barrer.

          • herve_02
            herve_02 dit :

            lol….

            Moi aussi je suis capable de tenir 2 heures dans un dîner entouré d’abrutis sans me barrer ni les traiter ouvertement de cons.

            De là à dire que j’ai les couilles pour faire un présidentiable, il y a un fossé que je n’oserais franchir.

          • herve_02
            herve_02 dit :

            Je ne me souviens plus de ce que chirac avait fait, mais on peut accorder à chirac de s’être blanchi sous le harnais de la politique. De plus, j’ai la nette impression que le chichi avait tout de même conscience qu’il y avait une réalité sociale qui empêchait de mettre en œuvre des mesures trop drastiques, même si sur le papier elles semblaient une bonne idée.

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Yes et si maintenant le fric a gagné, si on a macron la belle saloperie c’est à cause des connards du FN qui ne nous ont pas laissé le choix.

          • herve_02
            herve_02 dit :

            Il faut dire que personne n’a manifesté non contre son omniprésence dans les journaux et à la télévision pendant 1 an + la presse people semble-t-il.
            On sait qu’est élu celui qui a la plus grosse couverture médiatique. Cela s’explique, même études sociologique à l’appuie : dans les années 50-60 un sociologue américain avait fait une expérience en créant des mots de 7 lettres et en les présentant (entre 1 et 7 fois ou pas du tout) à un groupe de personnes et ensuite en demandant quels mots semblait les plus ‘sympathiques’. Plus le mot avait été présenté, plus il avait un capital de sympathie.

            D’ailleurs pas la peine de lire de telles études, le tube de l’été le devient parce qu’il est martelé jusqu’à plus soif. Dès lors étant donnée la couverture médiatique de macron et lepen, il était évident que ce serait le duel du second tour. Les électeurs du fn ne sont pas ‘responsables’, ils ont été programmés pour cela, en pleine conscience de ce que cela donnerait.

            Mais personne ne manifeste pour hurler contre la presse, aucun camion de livraison de journaux incendiés, aucune action pour exprimer un mécontentement, aucun action contre les chaînes TV. Les gens s’en cognent et ensuite viennent chouiner du duel entre peste et choléra. C’est bien fait pour eux (et pour nous du coup). Ce n’est pas pour rien que les révolutionnaires détruisent les médias en premier lieux.

          • Agnès Maillard
            Agnès Maillard dit :

            Mais si, il y a eu plein de monde pour dénoncer le candidat des médias… mais difficile de se faire entendre, puisque ce sont précisément les médias qui permettent la diffusion de masse des nouvelles… Tu vois le paradoxe?
            Cela dit, la grosse offensive contre les fake news ne t’a pas non plus échappé : se sentant tout de même malmenés dans leur légitimité et leur emprise, les gros médias de masse appartenant aux alliés objectifs de Macron ont tout de même lancé sans cesse de grosses opérations de communication pour bien faire comprendre aux gens que tout ce qui ne sortait pas de leurs moulinettes à eux était forcément sujet à caution…

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            La peste ou le choléra ?
            Quand on réfléchit 2 secondes, c’est à la portée d’un ouvrier de se dire que la peste on en crève mais que le choléra ça se guérit. À bon entendeur…

          • herve_02
            herve_02 dit :

            « Politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal. » – Hannah Arendt

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Et alors fort de ta citation, tu ne rappelles même pas que dans années 70, FN moins de 1 %.
            ( à faire encrer aux barges)

          • herve_02
            herve_02 dit :

            Oh, bien sur que je me rappelle.D’ailleurs le fn a été monté en épingle par mitrand pour faire barrage à la droite. Ensuite il a été utilisé, par la gauche puis la droite, à visées électoralistes (d’ailleurs, ça a été la même chose pour bernard tapie – je pense d’un seul coup que makron et tapie pourraient être 2 marionnettes ayant les même gènes.). C’est donc devenu un parti politique qui existait dans la sphère médiatique et comptait en terme d’élection.

            Il se passe alors 2 mouvements concomitants (et peut être lié, je ne sais pas et ne veux pas réfléchir la dessus), une paupérisation d’une partie croissante de la population ( il y a un lien direct entre pauvreté d’un pays et racisme) ET un abandon des classe pauvres (et moyennes – ) par les partis politiques de gouvernements (lr ump udi, centristes et ps) il ne restait alors que le fn qui avait suffisamment de présence médiatique pour récupérer cet électorat.

            Parler en mal et en bien, c’est toujours parler. Les exagérations sur le fn (genre le retour d’hitler, eva braun, homophobe, fascistes…) fait exploser en miette les discours visant à le pointer du doigt car la tonne de conneries qui sont dites annihile le message global. Si on ajoute qu’une partie des idées fn sont reprises par les parties politiques aux pouvoirs (ce n’est pas le fn qui rase des camps de migrants, ce n’est pas le fn qui parle de déchéance de nationalité, ce n’est pas le fn qui parque dans des camps de transit en vue d’expulsion…) Si on y ajoute une classe journalistique complètement décrédibilisée, il n’y a aucun rempart contre le fn (si tenté que ce soit le mal absolu). Et il devient un parti politique comme les autres, même si peut être un poil plus extrémiste.

            Ainsi le fn monte mécaniquement, non parce que les gens sont cons, racistes, fascistes, homophobe et que sais-je, juste parce qu’ils sont poussés dans les bras du dernier parti politique ayant une chance de gouverner qui ne les rejette pas. Ce que va faire makron (s’il décide de mettre en oeuvre ses idées d’étudiant déconnecté) c’est accroître encore l’électorat FN. Rendre pauvre encore plus de gens et pour éviter la révolte contre l’état, faire une politique médiatique portée par les journaux aux ordres : les faignants profiteurs qui volent les prestations des travailleurs (et comme chez les pauvres les étrangers sont sur-représentés) cela va mécaniquement augmenter le nombre de personnes voulant foutre les étrangers dehors (même si ce n’est pas intelligent, y’a bien des gens pour voter makron, alors question intelligence, je ne me fais pas d’illusion).

            Enfin, entre peste et choléra (le mortel et le qu’on peut guérir) faudrait s’entendre sur qui est qui. Par exemple vaut-il mieux renvoyer des étrangers chez eux qui pourront revenir ou signer de nouveaux abandon à l’europe, le truc qui ne pourra jamais être renégocié ? vaste question.

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Tu as tellement la haine de macron que tu vas jusqu’à faire le jeu des milliardaires dans 5 ans.
            Oui mais voilà on a actuellement un président d’une intelligence hors du commun.
            Toi tu en voudrais un meilleur, un français, mais les français ne sont pas meilleurs que les autres , la preuve par les harkis qu’ils ont laissé crever en Algérie pour la plupart.

  4. smolski
    smolski dit :

    Herve_02 : personne ne se laisse crever en silence
    Malheureusement si, il y a de multiples conditionnements qui interviennent en ce sens, par exemple absolu ceux qu’on appelaient les musulman dans les camps d’extermination nazi.

    Alors, être plus ou moins près de cet état, qui peut en donner la limite pour chacun ? Pour tous ? Même ceux qui parachèvent cette situation mondiale cauchemardesque y sont entraînés, sinon, pourquoi exécuteraient-ils toujours plus et de leur propre chef la raréfaction des ressources qui conduit la planète entière à l’abîme ?

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    • herve_02
      herve_02 dit :

      J’aurais du être plus précis, il y aura toujours des gens qui ne se laisseront pas crever en silence.

      effectivement il y a moyen de forcer les gens à crever en silence (par la sidération, la dépression, le désespoir, le suicide…) mais de mon point de vue il y aura toujours des révoltés qui réagiront par les moyens qu’ils ont à disposition. Et de ce point de vue là, le vote fn est le moins pire des possibles. J’ai peur d’une explosion de violence qui malheureusement ne touchera pas les responsables mais des fusibles. Dire qu’il suffirait de toucher directement les instigateurs pour que cela cesse pour une bonne fois pour toute.

      Le mécanisme du terrorisme n’est pas tellement différent : prendre des personnes à bout et n’ayant plus trop à perdre et les téléguider vers des cibles secondaires, parce qu’entre truands on se respecte. Peut être qu’il faut faire une vraie publicité aux responsables véritables histoire que si un jour un malade décide de passer à l’acte qu’il ne se trompe pas de cible ?

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  5. pkblog
    pkblog dit :

    Juste une parenthèse, en passant par Mars.
    La trilogie martienne de Kim Stanley Robinson (écrite au début des années 1990s, dont à l’apogée du triomphe du capitalisme) parle beaucoup de la dictature du capitalisme et des multinationales. Elle contient même un projet de Constitution anti-capitaliste. Difficile à résumer en quelques lignes, mais très recommandé.
    Grosses bises !
    https://prototypekblog.wordpress.com/2015/01/26/on-devrait-etre-en-train-de-coloniser-mars/
    Fin de la parenthèse.

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  6. leguminator
    leguminator dit :

    L’idée d’acheter de l’air est assez terrifiante, d’ailleurs le mécanisme est déjà en place : il s’agit de la taxe carbone !
    Le but de cette taxe est d’acheter un droit à émettre du CO2 (qui est aussi le produit de la respiration humaine et animale).
    Pour le moment c’est limité aux activités industrielles (usines) ou mécaniques (transports) et j’espère qu’il n’y aura jamais de dérives à ce niveau…

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  7. paspier
    paspier dit :

    Si tu as dix kilos de patates , tu peux tout manger ou en manger la moitié et planter les cinq autres kilos , avec du labeur , des connaissances et de la chance tu pourras récolter cent-cinquante kilos dont tu pourras manger une partie , en garder une autre pour replanter l’année suivante et en échanger avec ton voisin qui lui fait du blé et dont il garde une partie pour , lui aussi , resemer l’année suivante , etc … . Ça c’est le vrai capitalisme . Le problème est que tout le monde ne bénéficie pas à sa naissance des dix kilos de patates et du terrain pour les cultiver . Ensuite , que faire si une année tu chopes le mildiou ou une énorme invasion de doryphores ? mettre en place une solidarité entre voisins ou non ? Au fond qu’est-ce que j’y peux moi si mon père a bouffé toutes ses patates et a vendu le terrain pour aller se bourrer la gueule , hein ? La méritocratie , c’est le discours de ceux qui sont nés avec une cuillère d’argent dans le c … ( bouche ) ou des requins sans foi ni loi . Le jour ou ils auront trimé comme j’ai trimé pour des clous , ils viendront me faire la leçon .
    Vivre en hippie dans les forêts ? heu où ? avec quel argent ? chaque mètre carré de cette désormais trop petite planète appartient à quelqu’un ( public ou privé ) , de plus foutons la paix aux quelques malheureuses forêts qu’ils nous reste . Et quand on est devenu végétarien pour des raisons éthiques et écologiques , vivre en forêt veut dire chasse , car la végétation sous nos contrées c’est seulement six mois par an . Pour en revenir à Neandertal , il faudrait une planète des milliers de fois plus grande .
    Le fait est que parler de choix réels dans nos existences est aujourd’hui de la vaste blague pour tout ceux qui sont nés avec la cuillère en bois dans le c… ( vous avez compris ) . Et tu t’ étonnes qu’on en arrive au simplissisme , ni dieu ni maitre et point barre comme dirait Donald le duc .

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    • L'arrosoir
      L'arrosoir dit :

      En effet, la méritocratie n’est pas donnée à tout le monde. La méritocratie c’est quand une mère de famille utilise ses rtt pour emmener ses mioches à la piscine, c’est quand tu vas visiter un musée au lieu d’aller au supermarché le dimanche, c’est quand tu fais la queue à 35 degrés pour voir du théâtre subventionné sinon t’aurais pas les moyens C’est quand t’es ivoirien , que tu fais des études de médecine et qu’on t’appelle Paul alors que ton prénom c’est zorro.

      Répondre
  8. Noblejoué
    Noblejoué dit :

     » Ce qui est précisément le point essentiel qui doit faire tilter tous les riches de la planète : absolument tout doit y être produit, ce qui signifie qu’absolument tout y est une marchandise. Il s’agit là du rêve ultime du monopole radical tel qu’Ivan Illich l’a patiemment décrit dans toute son œuvre.

    Au stade avancé de la production de masse, une société produit sa propre destruction. La nature est dénaturée. L’homme déraciné, castré dans sa créativité, est verrouillé dans sa capsule individuelle.
    Ivan Illich, La convivialité, 1973″

    Non.

    Ce qui fait rêver riches… et pauvres, à propos de Mars, c’est justement que tout est à faire. A découvrir, à créer.

    Que les riches, là aussi, essaient de s’enrichir, les pauvres, de quitter la pauvreté avec notre planète, c’est probable, du moins dans un premier temps.
    Mais l’essentiel n’est pas là. Les Hommes, veulent « voir ce qu’il y a derrière », comme on le dit dans La gloire de mon père – voir le pas mauvais film ou le livre. Les enfants veulent découvrir, le vieux qui chasse illégalement mais avec le soutien de tous, le dit aux enfants qui veulent voir derrière la colline, depuis que l’homme est homme, il veut voir ce qu’il y a derrière, il voyage, fait des enfants, se fait curé, pour voir ce qu’il y a derrière.

    Et plus on dira notre monde pollué, et qu’il est impossible d’aller ailleurs, plus les gens le voudront. Ailleurs, on ne détruira pas la vie, on la créera.

    Ce qui, à mon avis, changera les relations sociales : passer de prédateur à créateur de son environnement rendra moins prédateur entre humains. Une tendance. Jusqu’où ? Tout dépens d’autres facteurs encore imprévisibles.

    Plus immédiat : plus les gens auront l’impression d’être emprisonné sur Terre, plus ils voudront partir.

    D’abord parce que l’aspiration à la liberté est grande, ensuite parce que la culture américaine, donc l’appel de l’ailleurs, à coloniser, se diffuse mondialement, et sans problème moral en l’occurrence puisque nous n’avons pas de Martiens à parquer dans des réserves.

    Rêver de gentils ou méchants Martiens venant nous voir, c’est rêver d’être perdu ou sauvé, ciel ou enfer laïcisés. Rêver d’aller sur Mars, c’est désirer tout refaire, et ce n’est pas que rêver : c’est le préparer. On a rêvé de voler, de la lune… on rêve de Mars, et si j’en crois ces précédents et la force des rêve, celui-là aussi s’accomplira.

    Et tant mieux.

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « à propos de Mars, c’est justement que tout est à faire. A découvrir, à créer. »

      Dans une civilisation de conquête comme la nôtre, c’est la prédation qui vient avant tout. Pas la découverte et encore moins la création !
      Je ne dit pas par contre que la nature de l’humain n’est que cela, au contraire, pour parvenir à ce résultat, les profiteurs ont besoin d’ordre, de netteté, etc… tout ce qui est de nature cohercitive à la création et à la découverte.

      Aujourd’hui, cette cohercition s’exprime par la finance, les études scientifiques sont dirigées vers la captation de profit et toute recherche qui ne s’y plie pas est sanctionnée.
      On peut prendre pour exemple la firme monsanto ou les laboratoires servier comme démonstration de ce que ni la création, ni la découverte ne sont les objectifs premiers de ce type de civilisation visant maintenant à conquérir le sol de mars.
      Sans parler des droits de création que les firmes exploitent sans vergogne contre tous.

      Répondre
      • Noblejoué
        Noblejoué dit :

        @ Smoski

        Quelle que soit la nature de notre civilisation, sur Mars, comme il n’y a rien à détruire mais tout à construire, sauf à tous mourir, ce qui se peut, les Terriens débarqués seront obligés de créer, ce qui, en retour, devrait changer leur mentalité.
        Déjà, sur notre bonne vieille planète, on se comporte différemment dans des contextes différents… Sur Mars, le contexte serait résolument autre.

        Cela ne serait pas une table rase, avec toute la violence et l’oppression qui en découle… Ce serait une nouvelle table.

        Et ?

        Avec de la chance, si les sociétés extraterrestres avaient moins de tares que les terrestres, il se peut que, choc en retour, on les imite ici bas.

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  1. […] Tu penses au capitalisme, à la pénurie et à l’abondance, à l’artificiel et au naturel. […]

  2. […] Macron sera élu et ne fera pas grand chose. Il prolongera ce qui n’avait pu être prolongé, il lancera des chantiers symboliques, il applaudira au retour de la croissance, mais il sourira souvent. Macron est le ravalement de façade d’un bâtiment qui s’écroule sur ses fondations. […]

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