Valeurs actuelles

Ce que l'on voit au loin…

— sauf miracle ou imprévu, en 2017, La Le Pen va gagner !

C’est le genre de choses qui prend bien la mesure de la tablée, avec les réactions spontanées et néanmoins bien marquées que cela déclenche immanquablement. D’un côté, les jeunes aspirants trentenaires, mais pas encore, qui opinent du chef dans l’élan. De l’autre, les quadras bien tassés et plus, qui balaient l’assertion d’un revers de la main : au premier tour, surement, mais elle n’ira jamais au-delà.

Ce n’est pas encore le sujet clivant comme le burkini de l’été, mais la fracture est là, bien visible, bien béante et il n’est pas nécessaire d’en rajouter.

Le pire n’est jamais certain, car la dynamique sociale est friande d’effets papillon sortis de nulle part, mais l’accident historique ce serait plutôt si le FN arrivait à se planter malgré tout plutôt que d’emporter le coquetier si longtemps convoité. En gros, la surprise — contrairement à ce que pensent ou font mine de penser les « experts » politiques — ce serait plutôt que Marine Le Pen ne remporte pas le second tour des présidentielles.

L’erreur est de penser que l’avènement d’un parti néofasciste en Europe et en France en particulier serait une rupture ou marquerait le début d’une nouvelle ère, alors qu’en fait ce ne serait que la confirmation d’un rapport de forces, d’un changement de paradigme social d’ores et déjà bien acté dans notre quotidien. C’est juste que comme la fameuse grenouille dans sa casserole, l’évolution a été suffisamment progressive pour que nous ne la ressentions pas vraiment ou, tout au moins, que seules les composantes sociales les plus à la marge aient pu les ressentir dans leur quotidien et leur chair toutes ces années.

Le nouveau monde

J’aime bien côtoyer les jeunes de notre époque, parce qu’ils me sont totalement étrangers. Pas étrangers d’une manière essentialiste : il y a toujours une très grande variété d’individus, de manières de voir et de penser chez ces jeunes comme dans n’importe quelle population humaine. Non, c’est parce qu’ils sont étrangers à moi comme le seraient de jeunes Martiens, une population qui serait née et aurait évolué dans un monde totalement exotique et différent du mien. Ce qui ne les empêche absolument pas d’être divers et variés et de recouvrir un vaste champ de pensées politiques ou de modes de vies. C’est juste qu’ils viennent concrètement d’un autre monde que le mien.

Dans leur monde, il n’y a pas eu Thatcher, Les Sex Pistols, les babas cools, la guerre du Golfe, la crise du pétrole, Touche pas à mon pote, la découverte du SIDA, la montée du chômage et celle du prix de l’énergie. Dans leur monde, Hitler est un méchant historique comme Gengis Khan ou d’autres méchants mythiques et le génocide est une réalité concrète et permanente et non un récit historique. Leur monde n’a pas connu la guerre froide, la peur du champignon atomique ou la libération sexuelle, mais la contamination quotidienne et habituelle. C’est un monde où le chômage de masse est aussi naturel que le fut le plein emploi et où l’emploi à vie est, au mieux, une douce utopie, au pire, un cauchemar sclérosant. Un monde où la crise est le mode normal de fonctionnement.

Ils ont grandi dans un monde diamétralement opposé à celui qui m’a vu grandir. Un monde où l’on ne parle plus jamais de classes sociales, mais un monde où l’origine familiale surdétermine les trajectoires individuelles comme jamais depuis près d’un siècle. Un monde d’ultracompétition, où tout le monde doit se battre pour arracher sa part du gâteau pain sec et où règne la certitude que les lendemains vont déchanter. Un monde de précarité, d’instabilité, d’incertitudes. Un monde totalement en guerre, tout le temps, partout, mais une guerre de basse intensité, une guerre qui ne dit jamais son nom. Un monde, enfin, qui a crû comme une gangrène à l’ombre des fantômes des tours jumelles de New York, un monde où l’autre est une menace, où la différence est une agression, un risque potentiel.

Un monde que les vieux chnoques du siècle dernier ne peuvent vraiment pas comprendre.

Un tel monde induit une reconfiguration politique majeure et irréversible. On n’a pas seulement rebattu les cartes, on a renversé la table à deux mains. L’ancien monde n’existe seulement parce que l’on s’en souvient encore et que l’on continue à plaquer sur le réel sa grille de lecture totalement dépassée.

La question n’est pas de dire si ce monde est meilleur ou bien pire. Ça, c’est une question purement morale… voire philosophique. Pour certains, c’est bien mieux. Pour beaucoup d’autres, c’est bien pire. Mais pour la grande majorité des gens, c’est juste un fait social et historique qui s’impose à eux et pour lequel ils n’ont aucun référentiel permettant de s’en extraire et d’en juger. Le fait que l’Amérique latine des dernières décennies était un labo à ciel ouvert qui permettait d’entrevoir le type de société dans lequel nous vivons actuellement ne change pas grand-chose à l’affaire : le courant réactionnaire des possédants a été total, implacable et il a profondément reconfiguré notre société actuelle, jusque dans ses valeurs les plus profondes.

Et de ce point de vue là, Marine Le Pen n’est pas une menace, un épouvantail ou le début d’une nouvelle ère : elle n’est que la traduction concrète du changement profond de notre société.

Toutes les choses qu’elle va concrètement mettre en place une fois arrivée au pouvoir ne seront pas des ruptures, mais uniquement l’utilisation pragmatique des outils d’ingénierie sociale qui ont déjà été soigneusement élaborés par les gouvernements des dernières décennies. Autrement dit, pour les gens qui appartiennent concrètement à ce monde-ci, il ne devrait pas y avoir de différences notables en dehors d’une accélération sensible des processus déjà en cours : État d’exception et citoyenneté à géométrie variable, société à plusieurs vitesses dont la variable discriminante essentielle sera bien la capacité à accumuler l’argent, concentration des moyens sur les inclus et force centrifuge accrue appliquée aux exclus qui vont ainsi glisser vers le statut de surnuméraires, parachèvement de la destruction programmée de l’État de droit et de l’État providence, soumission de l’intégralité des outils collectifs à des logiques de profits immédiats et aux appétits du privé : liquidation plus ou moins brutale de tout ce qui ne rentre plus dans le cadre, de tout ce qui ne sert plus à rien.

D’ores et déjà, la pensée raciste et violente a été banalisée dans les médias, les allées du pouvoir et dans bien des cercles privés, par simple effet de contagion. D’ores et déjà, l’État de droit a laissé la place au règne de l’arbitraire et des pans entiers de notre société (comme l’enceinte des entreprises privées) a volontairement renoncé à l’exercice démocratique et citoyen pour se soumettre à une logique féodale au simple nom de la survie immédiate. D’ores et déjà, la santé, l’éducation, l’énergie, la mobilité, une vieillesse digne ou une vie sans misère ne sont plus des droits fondamentaux du citoyen, mais des marchandises que l’on vend à la découpe, au plus offrant. D’ores et déjà, la culture, la pensée, la critique, le débat, les courants divergents, les modes de vie, le droit de vivre, tout simplement, ont été livrés à la dictature économique.

Mais nous faisons semblant de croire que les comportements politiques seraient plus figés que les courants marins et que ce qui est déjà advenu les fois précédentes devrait invariablement se reproduire encore et encore. Voilà qui serait bien étonnant et pourtant, tout le monde fait mine d’y croire ou, pire… y croit vraiment.

Étonnez-moi !

J’aimerais tellement avoir tort !

102 réponses
  1. Nine
    Nine dit :

    D’accord sur le fond de l’article mais il y manque à mon avis une dimension importante et, ça tombe bien après ce dur et lucide constat, plus réjouissante : parmi ces jeunes si divers qui (sur)vivent dans le « monde catastrophe » depuis leur naissance et n’ayant pas grand chose à perdre puisque rien ou pas grand chose ne leur est garanti, il y en a un nombre non négligeable qui essaient malgré tout d’y faire grandir leurs rêves et leurs espoirs sans s’embarrasser de ce que vous décrivez à juste titre comme nos vieux cadres de pensée (politique, sociale…) et qui agissent de manière pragmatique en faisant jouer des solidarités, une créativité, nouvelles . C’est vers eux qu’il faut à mon avis se tourner pour les aider à nous aider à espérer encore des humains …
    Au passage , merci encore pour vos articles toujours stimulants.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Mon papier commençait à être long, mais leur monde est aussi un monde où le FN, c’est Marine Le Pen et non pas le papa avec les outrances verbales et choquantes, c’est un parti qui est devenu comme un autre et que l’on convie sans problème dans tous les médias pour aborder toutes les questions, c’est un parti qui exploite le fait qu’on a remplacé la critique sociale de la guerre des classes par des discours plus ou moins volontairement confus qui se disent antisystème et qui tiennent donc lieu de corpus contestataire à l’ordre ultralibéral établi… même si, au final, c’est autant un parti de l’argent que les autres.

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      • Mouton a 5 pattes
        Mouton a 5 pattes dit :

        « La question n’est pas de dire si ce monde est meilleur ou bien pire. Ça, c’est une question purement morale… voire philosophique. Pour certains, c’est bien mieux. Pour beaucoup d’autres, c’est bien pire. Mais pour la grande majorité des gens, c’est juste un fait social et historique qui s’impose à eux et pour lequel ils n’ont aucun référentiel permettant de s’en extraire et d’en juger ».

        Après des mois de prise de distance par rapport aux simulacres merdiatiques divers et variés, je reviens butiner ici ou là sur des sites et blogs pour lesquels je nourris(sais) un certain intérêt, voir une certaine affection.

        Avec l’article sur le Burkina, je me suis dit que même certains clairvoyants s’étaient laissés abuser par cette énième muleta. Hélas. Le Monolecte aussi est tombé dans le piège… au nom de la Liberté d’expression et de la Démocratie. Les Charlies ont toujours les yeux rivés aux dogits et à l’œil…

        Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, cela demanderait bien trop de développement. Je n’en ai ni l’envie. Ni le temps. Seulement quelques pistes, histoire de faire un bond quantique dans la compréhension de la Réalité.

        « Il faut sortir du cadre » dit Lordon. C’est simple et direct, mais ô combien insuffisant. Il faut rééduquer la masse et SE rééduquer pour affronter le flot ininterrompu de niaiseries, de débilités, de mensonges déversés chaque seconde par les merdia. Pour cela, il faut interrompre cette marche qui se veut inéluctable pour lire, voir, réfléchir de manière dépassionnée.

        Tout le monde trouvera les liens qui s’imposent.

        Quelques pistes sommaires, les articles de Mathias Demain et de Zenon sur le site du Saker Franchophone, ceux du site d’Entrefilets permettent d’ouvrir des pistes. De manière plus radicales dans l’approche de la capacité de nuisance de l’État profond : Daniele Ganser (donc le reportage sur ARTE (avant que cette chaîne ne devienne, à l’instar de tout le Paf, une infâme bouse atlantiste…) faisait ressortir l’importance des réseaux Gladio en Europe (vous cherchez les auteurs des Charliades, de Charlie Hebdo, du Bataclan et de Nice ?!…). Dans le même esprit : Peter Dale Scott. Dans la veine debordienne : Francis Cousin. Pour ce qui est d’une approche de l’écologie radicale, voir le site Le Partage. Notamment les articles de Paul Shepard. Dans le même,esprit les éditions Dehors, et ses recensions d’ouvrages notamment Arne Naess. Allez, bonne nuit.

        La vermine qui agi au coeur du pouvoir et ses larbins dans sa périphérie je se laisseront pas déloger sans RIEN dire. Sachez-le ! Préparons-nous !

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      • /dev/null
        /dev/null dit :

        Si le FN était un parti comme les autres, il dirigerait des régions aujourd’hui. Or le vote utile a pleinement fonctionné sur le seul rejet de ce parti (le PS s’en est même plutôt très bien tiré vu la popularité du gouvernement). Pour mémoire, les élections ont eu lieu un mois après le 13 Novembre, qui aurait dû booster les affaires de ce parti. C’est quand même le signe que le FN ne progresse vers le pouvoir que sur fond d’abstention massive (le sursaut qui ne fonctionne plus c’est cela, le ras-le-bol de céder au chantage), il n’y a pas plus volatile.

        Cet article est vraiment très faible, déjà parce qu’à six mois des élections personne n’est capable de dire qui gagnera, d’autant moins qu’on ne sait pas qui se présentera. Ensuite, parce que c’est quand même très fort de prédire le résultat probable d’une élection en se basant sur la catégorie qui vote le moins. C’est comme si je vous disais qu’en l’an 3000 on habitera Neptune, ce sera peut-être la vérité, mais présentement mon affirmation ne se base sur RIEN.

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  2. chris
    chris dit :

    Pour bis repetita, J’en doute fortement, dans la mesure où le barrage anti-FN fonctionnera encore, que le peuple de gauche se rabattra sur la candidature de Mélenchon ( s’ils ne le font pas, c’est qu’ils sont complétement cons, ce qui reste une possibilité non négligeable, sic…).

    Et tu te trompes sur la jeunesse actuelle. Moi, je les aient vus à l’œuvre à Nantes, en pleine révolte durement réprimée, et je la lis sur Nantes Révoltée (FaceBook). On peut en sourire, de leur naïveté, parfois, mais étions nous très différents à leur age. D’ailleurs, à leur age, nous savions manifester tout aussi violemment qu’eux, mais nous ne savions pas voter, ça nous paraissait incongru, quand eux pratiquent les deux.

    Moi, ils m’ont étonné, au printemps. On les croyaient avachis devant leurs smartphones, et bien non, pas tous.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Pourquoi un barrage anti-FN?
      Il est grandement banalisé dans la société, les médias, les discours et surtout les faits : sous la gauche, les flics emprisonnent les opposants et mutilent (voire tuent) les militants, toute l’année la chasse aux migrants, aux pauvres, aux basanés est ouverte, la culture recule, le social aussi…

      La vraie question est : combien de temps les gens vont-ils continuer à préférer les copies à l’original?

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  3. chris
    chris dit :

    Oui et non, parce que le FN fait aussi peur aux bourgeois, à la droite traditionnelle modérée, que Melenchon, dans la mesure où ce sont deux programmes pour remettre en question le système actuel et l’Europe, sans compter que globalement et de façon intuitive, les gens sentent bien que bien que séduisants en théorie, ces volontés de sortir peuvent s’avérer dans les faits des catastrophes ( voir chez Tsipras).

    Les plus décidés et volontaires étant ceux qui n’ont rien à perdre, ayant déjà tout perdu par le chômage ou la précarité, quand les autres s’accrochent encore à un niveau de vie qu’ils estiment encore relativement heureux.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Le FN a compris que la peur, le racisme et la haine, le désir de domination pure, tout ça transcende très bien les classes et ça permet donc de ratisser très large, ce qui est l’essence du processus électoral : je peux te dire que je connais un gros pacson de bourgeois qui approuvent de longue date l’élitisme inscrit dans l’ADN du FN et qui l’espère de toute leur force. Parce qu’ils savent que ce n’est pas un parti populaire et qu’il est de nature en renforcer les hiérarchies en place, pas à les renverser ou les anéantir. D’ailleurs sans le soutien des aristos, bourgeois et capitalos, les nazis ou les fascistes italiens n’auraient pas fait long feu!

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  4. Alain
    Alain dit :

    Bonsoir,

    Pour les jeunes (je suis né en 1970), le FN est un parti comme les autres comment leur donner tort après Sarkozy. Quand au gouvernement actuelle, c’est un harakiri politique. La société qui prône l’individualisme et rejette toute forme de vie sociable comme une injonction à renier nos désirs comme si nos désirs n’était pas l’autre.
    A nous de construire des lieux ou des espaces, ou il n’y a plus d’immigré de 3ème génération (comment avons-nous accepté cette ignominie?) Tu es né en France tu es français…..

    je dirai ne voter plus, prenez le pouvoir autour de vous puis du pays……

    Bien à vous.

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  5. chris
    chris dit :

    Tu es né en France, tu es français…

    Sauf que les gens se sont aperçus, pour des raisons simplement économiques ou culturelles, qu’appartenir à une communauté dans la communauté avait un intérêt, celui d’être plus fort, de pouvoir obtenir, ou se défendre mieux.

    Aujourd’hui, appartenir ou rejoindre une communauté, c’est faire parti d’un gang, devenir un lobbie avec une image et une représentation possible. Vous avez les gens du voyage, les gays, les rebeux, les blacks, les asiatiques, etc, etc, pourquoi pas les bobos, les prolos, autant de groupes et de sous groupes. À mon sens, ça n’a plus grand chose à voir avec le racisme ou l’immigration, mais plus à des conquêtes, des formes de pouvoir ( après tout, New York est née de ses gangs).

    Répondre
    • Alain
      Alain dit :

      Tu as raison sur le faite que l’on a divisé la communauté pour mieux régner……
      « Vous avez les gens du voyage, les gays, les rebeux, les blacks, les asiatiques, etc, etc, pourquoi pas les bobos, les prolos, autant de groupes et de sous groupes. »

      Mais nous sommes tous Français et recréons des liens avec comme liant nos différences individuelles qui enrichissent notre vision commune d’une vie meilleure……

      Répondre
  6. Vincent
    Vincent dit :

    A > Un monde d’ultracompétition, où tout le monde doit se battre pour arracher sa part du gâteau pain sec et où règne la certitude que les lendemains vont déchanter

    La fin de la croissance, c’est vachement moins cool que ne le racontent Serge Latouche et cie…

    « Le mythe de la croissance face à la réalité des ressources naturelles »
    https://www.youtube.com/watch?v=9U4q6TfDpZ8

    Répondre
  7. ti suisse
    ti suisse dit :

    bonsoir, ..ça boom les roumis, gadjos, goys (perso savoyard, fribourgeois) et blancs la plupart,
    ces libelles n’ont pas d’âge, juste se déplacent-elles,
    (quel âge a le temps ? c’est pas si con.. sauf-que, quoiqu’on fasse ou pas, on est de-la baise; je fais k’à répéter)

    News; disons ‘vu à la tévé’, là il y a qqls minutes, le décomptage pour le débat Hillary Donald. (2 hrs)
    Yes on s’en tape, sauf-que (mis à part ‘chef du monde’; nous dans la poche et dans la main) alors depuis.. fort longtemps tous les médias et tous ceux qui passent à l’écran (footballeurs, cuisiniers..) disent pareil: Donald est un gros naze ..hahah ! (ou le Pen il y a qqls années)
    oui, j’ai oublié de dire: il est au coude à coude ! avec la ‘démocrate’, enfin je fais court (on se comprend)

    pardon, je me suis échappé.. l’âge je disais aussi un exemple, un autre, celui qui, immuable car physiologique, commence par l’enfance, suit l’âge trouble, -le poil pointe, ..ce qui n’arrange pas le cerveau, je veux dire: qql dommage irréversible, point de vue perso, ensuite vient l’âge con, ..qui lui, suivant le proprio, dure, et dur-dur ! que nous connaissons, par la force des choses (expression sotte)
    bref, et certes malgré des points communs (2 exemples: qui sommes nous ou comment peut-on être représenté ici en Francie, et qql chronologie)
    ..’ça ne se passe jamais comme prévu’.. (petit raccourci) la descendance, la génération en relai (ni qu’eux ! voir nos ‘vieux’ ni qu’aux Usa.. héhé..)
    nous contrarie, ..ou nous satisfait (le syndrome du verre à moitié rempli)

    le Temps.. ouiz, on pourrait croire ! qu’avec lui, qu’avec le temps, l’Homme, sagace & instruit.. gnâgnâ..
    alors depuis Aristote ??! (par ex) ..alors, il est Où ?! ce Paradis !? crée dans la joie et bonne humeur (sur Terre ! ..j’en fais trop)
    – oh! ti suisse, t’oublie (que) l’égoïsme truisme colle,

    je devine (je parlais sur un autre site de Baalbek, le magnifique temple de Bacchus, Dieu du pinard.. humm, voilà du Di-vin rassembleur qui tient la route !)
    aussi à travers ce -sale, banal racisme ordinaire, encore un aujourd’hui qui a pourri ma journée..,
    je devine qql tension ‘idéologique’, de la famille « que je croyais morte et enterrée »; le fric, lui pète la forme ! comme tjs,

    aïe, une analogie.. l’arbre, -décidemment ne s’éloigne jamais, ni son locataire le primate.. l’analogie ? la voici: l’abruti n’est pas celui désigné par l’arboricole,
    (la version de A Dumas, quarteron, n’est pas piqué des hannetons; je la cherche..)

    ne pas rester sur qql désarroi, de préférer l’épitaphe de E Renan « veritatem delixi » j’ai aimé la vérité, (vin diou la belle jambe ! haha) et du dernier § d’Agnès à 18:42, le ‘harakiri’ d’Alain (de Chris, presque pareil) toussa,
    ..toussa me fait penser à René Girard (philosophe, anthropologue) connu (d’Agnès) pour.. wiki: inventeur de la « théorie mimétique » qui, à partir de la découverte du caractère mimétique du désir, cherche à fonder une nouvelle anthropologie de la violence et du religieux.
    Et: la mimesis devient – du coup – fort paradoxale: elle peut être source d’empathie, de conformisme, mais aussi de rivalité. (/je ne voulais pas mettre le lien, ainsi ne pas vous ‘obliger’, ..ce qui est ridicule; tic-tac-tic.. ça ne s’arrange pas pour moi !)

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Girard

    perso je ‘retiens’: le conformisme..
    « processus (largement étudié en psychologie sociale) correspond à un changement d’opinion, de comportement ou même de perception des individus, que l’on observe dans des situations de pression sociale ou d’influence sociale. »
    Bonne journée,

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  8. smolski
    smolski dit :

    L’avance du fascisme n’existe que par la comptabilité érigée socialement face à la réalité des individualités.
    C’est un masque, un mensonge outrancier, une ordure médiatique qui ne reflète en rien les combats menés par le peuple, en silence, dans le quotidien de sa survie.

    Bien sûr, le chiffon magique démocratique s’agite :
    hop un coup c’est du fascisme,
    hop un coup c’est de l’économie,
    hop un coup c’est la liberté,
    hop un coup c’est que sais-je encore…

    Tout pour que ce ne soit que du pouvoir établit et rien d’autre, alors que les aspirations sont devenues très différentes, que le souci commun n’est toujours pas de passer par-dessus tout le monde mais de s’entendre entre tous pour juste vivre ensemble comme on « naît » et rien d’autre.

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  9. Croa (Christian)
    Croa (Christian) dit :

    À l’autrice, «C’est un monde où le chômage de masse est aussi naturel que le fut le plein emploi »
    Ôtes-moi d’un doute : As-tu connu seulement le plein emploi ? Cette époque bénie où il suffisait de proposer ses services au plus proche patron pour avoir un revenu, où tout ce qui se vendait était un peu cher mais “Made in France” (on allait en Andorre s’acheter des montres Suisses à pas cher), cette époque où une advection de population se saurait poser problème (les pieds noirs ont immédiatement trouvé leurs place en métropole), etc ? Vu que ceux que t’appelle «les jeunes» serait plutôt des très jeunes…
    Parce que le plein emploi est maintenant très loin et qu’à mon avis tu n’as pas connu cette heureuse époque.
    Je me trompe ?

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Comme je le raconte dans Ceci n’est pas une crise, je n’avais que 3 ou 4 ans quand on est passé en version rien ne va plus, les jeux sont faits. Donc toute mon enfance a été caractérisé par la croyance des adultes que la disparition des 30 glorieuses n’était qu’un épisode, une péripétie et la génération des parents n’a jamais pu faire le deuil du plein emploi, même quand le chômage de masse a commencé à les rattraper, surtout les plus vieux, les plus fragiles, mais beaucoup se sont tirés à la retraite avant que ça ne devienne la règle pour tous, y compris les inclus.

      Le fait est, qu’en ne prenant jamais la mesure de la fin de leur époque prospère, ils ont abondamment pourri la vie de ma propre génération, totalement sourds et aveugles à la réalité qu’on se prenait en pleine gueule : l’incapacité de décrocher de bons boulots stables et bien rémunérés sans piston, même avec les gros diplômes qu’on nous avait poussé à collectionner comme des grigri contre la nouvelle lèpre : le chômage.

      Les vioques du plein emploi ont toujours eu un quand on veut on peut, quand on cherche on trouve, si tu bosses assez, tu seras récompensé pour nous fustiger de n’avoir pas les mêmes carrières qu’eux, parce que tu vois, moi, j’ai fini à mon niveau grâce à mon travail alors que je n’avais même pas le certif, moi! Les gars qui ont cru à la méritocratie, parce qu’il sont arrivés au moment où il y avait de l’activité pour tout le monde et qu’il n’était donc pas nécessaire de discriminer et d’exclure abondamment, sous n’importe quels prétextes, du moment qu’ils transforment les victimes en coupables de la pauvreté et de la précarité qui leur sont imposés.

      Et ce sont ces gens, qui ont encore des retraites plutôt rondelettes et qui se font un peu chier à la maison, qui dirigent la plupart des associations de ce pays, celles qui s’occupent des éclopés de cette crise perpétuelle qu’ils ne comprennent toujours pas. Je ne sais pas si tu imagines l’ambiance dans nombre de ces structures! Surtout qu’en vieillissant et en ayant accumulé une peu de bien, leur intérêts bien compris les ont plutôt tiré vers les idées de ceux qui possèdent ou plutôt ceux qui ont quelque chose à perdre…

      Donc, je n’ai pas connu le plein emploi, mais son mythe m’a bien pourri la vie!

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        • Agnès Maillard
          Agnès Maillard dit :

          Ce que je raconte dans mon texte, c’est qu’on appartient au monde dans lequel on a grandi, dans lequel on a construit ses repères. Du coup, on a du mal à comprendre quand tout est totalement et fondamentalement différent : problème de référentiel.

          Je pense que c’est le cas de chaque génération. Bien sûr, on ne vit pas toujours dans des périodes de ruptures radicales, du coup, souvent, le glissement d’une génération à l’autre est discret, fluide et non conflictuel : on est dans la transmission, pas dans l’affrontement.

          Mais quand l’instabilité règne, quand on est dans une phase d’anomie, comme on dit, forcément les différences se creusent très vite entre les cohortes, les perceptions du monde se superposent, se chevauchent mais ne se complètent plus, c’est l’incompréhension et le sentiment de déclassement, d’obsolescence personnelle qui s’accélère brutalement, anticipant largement le déclin physiologique naturel.

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      • lik
        lik dit :

        Le plein emploi s’est terminé en 1975 avec le premier choc pétrolier, ce qui signifie que des gens de plus de 80 ans ont connu la fin du plein emploi en 1975 et ont donc connu le chômage de multiples fois, pour beaucoup d’entre eux, avant d’arriver à la retraite. En Angleterre, c’était déjà un marasme avec l’arrivée du FMI puis Thatcher. Faut arrêter de croire que c’était si merveilleux il y a 40 ans.

        Il n’y a pas eu 30 glorieuses en France, mais 20 glorieuses, de 1955 à 1975, car de 1945 à 1955 c’était la reconstruction et pas mal de misères sanitaires et sociales, sans compter les guerres dé-coloniales, bien plus qu’aujourd’hui.

        « En gros, la surprise — contrairement à ce que pensent ou font mine de penser les « experts » politiques — ce serait plutôt que Marine Le Pen ne remporte pas le second tour des présidentielles. »

        Pas besoin d’être expert, les sondages sont clairs, quelques soient les scénarios des probabilités combinées, MLP n’a quasiment aucune chance d’être élue, sauf une minuscule si Hollande se retrouve face à elle au second tour par on ne sait quel « miracle ».

        Le FN va simplement s’enrichir du fait de son score en progression et avoir quelques députés de plus.

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      • stef
        stef dit :

        ben oui, suis d’ accord.
        autoentrepreneur en activité de services, travaillant avec le secteur hospitalier & social, je le vois tt ça.
        les banques qui pretent aux petites boites à 7 ¨% , l’ etat qui prete rien et te demande casi autant en controle et papier qu’ une entreprise de 10, 100,500 salariés quand t’es une toute petite boite..
        reste les gus cités plus haut par toi Agnès , les croyants en la croissance , la destruction du plus faible et de notre nature.
        aujourd’ hui ils forment une grande partie des retraités. ils prêtent pas aux entreprises,  » z’ ont travaillé eux  » c’ est ça qu ‘ils disent. et aussi oui, souvent et sauf erreur ils se font chier (une consolation d’ ailleurs, avoir trop de sous ne suffit pas à l’ homme).
        je les vois aussi parfois dans les assos ou ils pourrissent svt l’ ambiance car ils n’ aiment pas la vie et ne lui st pas reconnaissant de ce qu ‘ils ont_ de quoi manger se vetir, se payer des loisirs et plus.

        un jour, en banlieue toulousaine j’ ai conduit un homme ds une abbaye.
        un ex des moulinex. une vie la zola, plus de taf, divorce, ex femme et enfants ds le nord, lui vivant plus ou moins dehors.
        lui ai dit: et la cgt ?
        -il te veulent plus quand t ‘es plus ds la boite.

        comme quoi un syndicat peut servir trés largement les projets des patrons.
        la suite ? la loi travail a affirmé le principe de la légalité de » l’ uberisation » du travail(ce mot pourri n’est pas de moi).
        question: que ferons les syndicats et les salariés?

        Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Le plein emploi je l’ai vécu, et la suite aussi, je peux témoigner que le plein emploi n’avait aucun effet différent de celui que nous vivons maintenant sans.

      C’était la galère, le viol constitutionnel à perpèt’, les arrachages de vie… Voir en contre-coup les effets de 68 qui ont relevé tout ça, et la suite qui n’a eu de cesse de s’en défaire.

      Non Agnès, les combattants sous le plein emploi sont ceux qu’aujourd’hui. Aussi peu nombreux qu’hier, responsables d’eux-mêmes devant tous, rebelles à l’endoctrinément mené par la doxa politico-mediatique.

      Seuls les bourgeois ont pu connaître alors autre chose, maintenant qu’ils en prennent plein la gueule factuellement de leur entropie avec les pouvoirs.

      Pour nous les pauvres, rien n’a changé, l’esclavagisme est à l’identique quelque soit les atours dont il se pare.

      Répondre
      • Mouton a 5 pattes
        Mouton a 5 pattes dit :

        Tout à fait d’accord, seulement nous, contrairement à la vile populace qui se fait entuber depuis des siècles à intervalles réguliers, quand ça nous touche, on sort, pour le pire hélas souvent, l’artilleririe lourde.

        Nous savons ce que nous avons à perdre. Contrairement aux autres qui, soit l’ignorent, soit refusent de l’admettre, jusqu’au moment où Grosjean comme devant, ils se retrouvent à diriger la violence qu’ils subissent contre eux-mêmes. L oligarchie adore.

        Le fascisme et le nazisme sont NOTRE émanation. A quelque chose malheur est bon, c’est l’élimination, le moment venu, et systématique, de toute la caste de bureaucrates parasites et autres vermines oligarchiques qui pourrissent la vie des Français dans leur ensemble.

        Pour renverser un régime de pleutres, de crétins et de nuisibles en tous genre, on a encore JAMAIS rien trouvé de mieux qu’une violence déterminée et raisonnée. Une violence fasciste qui inverse le processus de la peur. Avec trois fois hélas d’inévitables débordements. Mais que sont-ils par rapport à ceux, innombrables et silencieux qui égrainent l’histoire du monde depuis plus de soixante ans ?

        Je crois que dans les années à venir, toute cette fange merdiatique qui règne sans partage dans le paysage informationnelle subira le même sort que leurs maîtres.

        Alors seulement, Justice sera faite et nous pourrons enfin commencer à construire sur des bases saines dans le respect mutuel des femmes et des hommes de bonne volonté, quelles que soient leurs appartenances sociales ou religieuses.

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          nous, contrairement à la vile populace qui se fait entuber

          C’est qui se « nous » ?

          Justice sera faite

          La Justice au nom de qui, de quoi, et surtout en vertu de quel achèvement ?

          Si nous ne pouvons pas vaincre, emportons le monde dans le gouffre avec nous.

          Mein Kampf.
          Sans moi alors car tous ceux que j’estime y ont laisser plus que leur vie contre cela et je suis leurs pas.

          No Pasaran

          Répondre
          • Mouton a 5 pattes
            Mouton a 5 pattes dit :

            La vie doit l’emporter sur toute autre considération, encore faut-il savoir quelle vie et quelles vies et au service de quel idéal…

            Les biocideurs au pouvoir (bureaucrates, financiers, lobbyistes, parasites eurolâtres en tous genre, transhumanistes, etc. Etc etc) sont le cancer de notre humanité.

            Face à un pouvoir sournois, hypocrite et violent, il ne faut pas hésiter d’user de méthodes fascistes. Encore faut-il les appliquer au moment opportun et de manière adéquate. Nous n’en sommes hélas pas encore là. Je souscris autant aux thèses et aux méthodes d’un Gramsci qu’à celles ô combien contradictoires par rapport premier, au titre de sa personnalité et de ses idéaux d’Evola.

            Voilà, maintenant vous pouvez cracher votre venin antifas qui ne sont que les idiots utiles d’un système qui les exploite avec le plus total mépris (je pense aux crétins d’Action Directe. Les crétins d’aujourd’hui ont pour nom Deash). Comment ne pas en faire autant. Mais le débat est ailleurs.

            L’uniformisation globale, le relativisme absolu du « tout se vaut », avec son corrolaire transgenre et mariage gay accouplé (c’est à la mode…) de l’immigration massive à géométrie variable, le tout au nom des idéaux de 1789, de tolérance et de Liberté (ah… la Liberté ! Tant s’en réclament et si peu la méritent !!!) etc etc etc scellent le tombeau d’une société en lambeau, éparpillée aux quatre vents de toutes les récuparitions idéologiques, en premier et en dernier ressort, toujours au service de l’ultra-capitalisme dégénéré. Idiots utiles burkini compatibles, je vous dis. Ce qui manque à la vile populace (j’insiste) c’est une conscience de classe qui excède ses limites conceptuelles pour embrasser le devenir de l’homme de demain,respectueux de Son semblable et de la Terre nourricière. Au lieu de cela, avec la complicité hébétée de cette même populace (majoritaire, mathématiquement. C’est une évidence), leurs bourreaux, dans leur hybris deliranges, continuent de tuer est la vie et la Nature et la plupart des femmes et des hommes qui l’habitent. Maintenant, libre à la plupart de continuer à se voiler la face, dans un mélange de bêtise, d’ignorance et de lâcheté, mais le jour viendra, et il se rapproche de plus en plus, o des choix pas forcément cornéliens devront être faits. Qu’ils fassent les bons, en dignité et sans faillir !

          • smolski
            smolski dit :

            Mouton :

            cette même populace (majoritaire, mathématiquement

            Mais où vois-tu donc cette majorité, dans le nombre ou sur les leviers du pouvoir pour orchestrer le tout ?

            Tu te penses éclairé alors que tu contemples ton ombre agrandie portée au fond du gouffre de ton raisonnement par le vide.
            Oui, par le vide, à preuve, tu déclames qu’il faut agir en fasciste pour se débarrasser du fascisme !
            Commence par toi-même alors, ça ira plus vite ensuite.

            Et ne te fais pas plus martyr que tu n’es, personne ne préjuge de toi ici, nous échangeons des points de vue, pas des poings sur la gueule.

        • lik
          lik dit :

          « c’est l’élimination, le moment venu, et systématique, de toute la caste de bureaucrates parasites et autres vermines oligarchiques qui pourrissent la vie des Français dans leur ensemble. »

          Ah bon, et tu crois que les régimes fascistes, nazis, staliniens, maoïstes… n’ont pas d’oligarchie, ni de bureaucratie ?

          Allez, quelques bombes thermonucléaires et dieu ou allah reconnaitront les leurs.

          Répondre
          • Mouton a 5 pattes
            Mouton a 5 pattes dit :

            Je précise que je n’ai aucune sympathie pour la Le Pen et pas davantage de respect pour un guignol comme Mélanchon. 98 % de la caste merdiatico-politique est constituée de nuisibles qui, tôt ou tard, devront rendre des comptes à la résistance active en train de se former, sans distinction de classes (je rve tout haut d’une classe populaire redorerait son blason. Je ne suis pas rancunier, étant donné mon pédigrée , de races, de sexes [mode modération on](sauf les tafioles transgenres, bien sûrs [mode modération off].

            Il sait temps de sortir de cet état d’esprit de Bisounours qui ne sert que les mêmes intérêts. Toujours les mêmes. Ceux de l’oligachie dégénérée et parasite. Mais pour cela, il faut du courage. Dans le cas contraire, à mesure que l’étau des lois liberticides se ressert, le combat sera d’autant plus dure qu’il sera en leur faveur. Et à un moment donné. Il sera tout simplement trop tard. C’est la bête question du devenir de l’Humanité qui est en jeu.

          • lik
            lik dit :

            « Leur place est à l’asile et non dans le monde réel. »

            Manifestement, ta place est à l’asile et dans une camisole chimique, tu as complètement perdu pied.

          • Mouton a 5 pattes
            Mouton a 5 pattes dit :

            Apparemment, celui qui n’a pas perdu pied dispose d’une bagage fort riche en matière d’arguments… Du moins, autant qu’un modeste « aliéné » soit en mesure de pouvoir le constater.

            Dans un monde de fous, ce sont bien les voies-voix de la raison con tente vainement de discréditer. C’est dans l’ordre anti-naturel des choses.

          • Agnès Maillard
            Agnès Maillard dit :

            La violence a tendance à toujours plus toucher les gens sans ressources que les autres… donc, j’en conçois que très vaguement les bienfaits, si ce n’est remplacer une oligarchie par une autre.

  10. Alberto
    Alberto dit :

    « D’ores et déjà, la pensée raciste et violente a été banalisée dans les médias, les allées du pouvoir et dans bien des cercles privés, par simple effet de contagion.  »

    de contagion? c’est encore la faute au FN si la bourgeoisie socialiste et umpiste est et à toujours été raciste et classiste? Mais ils appellent ça laïcité, humanisme, république, démocratie, culture, tous des oripeaux pour cacher la réalité de leurs œuvres; plutôt que ces mots regardons un peu ce qu’ils ont fait -et font encore- en Afrique ou au moyen orient, et même en France ou seulement 4 députés sur 577 ont voté contre l’état d’exception. Quelle est, nom de nom, la faute -ou la responsabilité- du FN dans la politique mise en œuvre par les différents gouvernements en France depuis Giscard? Combien de gouvernements ont ils dirigé? combien de ministres ont-ils eu? combien de députés ou de sénateurs? de majorités parlementaires? de maires? des journaux? des radios? des télés? Nada. Donc à César ce qui est à César, et à l’ump et au ps la responsabilité de leur politique (pas de pluriel, c’est la même).

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Désolée, Alberto, je me suis mal exprimée : clairement, la contagion actuelle provient surtout de la reprise permanente des thèmes du FN par les médias et les politiques en place, y compris et surtout, par les candidats et gouvernements successifs.
      Ce sont eux (les partis traditionnels) qui, faute de réponse à la redistribution des pouvoirs et des moyens concentrée sur une toute petite partie de la population (dont ils font partie et qui leur profite directement) qui instrumentalisent les thèmes du FN pour

      1. détourner l’attention de leur impuissance organisée (et surtout simulée) à renverser le pillage massif de la majorité de la population par une minorité (dont ils font partie!!!)
      2. fabriquer des boucs émissaires sur lesquels pourront se déchainer les frustrations et les peurs des populations en voie de déclassement, plutôt que de les laisser voir la réalité des forces en présence et le caractère délibéré de leur spoliation
      3. faire grimper artificiellement l’audience et la visibilité du FN, en faire des épouvantails qui seuls justifient encore que la population trahie et flouée continue à voter pour ceux qui la maltraitent, continuant à donner l’illusion de la démocratie.

      C’est ça la construction du sursaut républicain et forcément, de forfaiture en forfaiture, ça sursaute de moins en moins pendant que l’instrumentalisation du FN et de son fonds de commerce idéologique est de plus en plus sollicitée.

      Du coup, je ne comprends pas que l’on s’étonne qu’au FN, ils aient décidé de prendre la stratégie des partis de gouvernement à revers en préparant depuis des années l’imagerie d’un parti lisse, banal, intégré et en rupture radicale (mais je pense totalement mise en scène) avec son courant historique.
      Du coup, plus les autres jouent la surenchère sécuritaire et raciste et plus le FN passe pour un parti modéré, normal et à l’écoute des soucis des petites classes moyennes en voie de liquidation totale par l’économie de marché (ce qui est une posture électoraliste, pas du tout une réalité!).

      Cet été, le FN n’a même pas eu besoin de tenir le crachoir médiatique : les médias et le gouvernement ont assuré l’intérim de leur communication de presse à leur place.
      Affligeant!

      Et c’est pour tout ça que la stratégie hyper usée du sursaut républicain pour forcer les classes sacrifiées à continuer de voter pour le programme de leur éradication ne va pas fonctionner.

      Le souci, c’est que le FN a très probablement les mêmes commanditaires, les mêmes intérêts et le même agenda que tous les autres partis actuellement en lisse. La coloration politique peine à masquer plus longtemps la réelle collusion d’intérêts de classe sociale et l’extrême homogénéité des parcours, trajectoires et milieu de l’ensemble du personnel politique, y compris des cadres du FN.

      Et qu’au fond de sa besace, il garde bien au chaud tout le reste de son programme canal historique d’inspiration ouvertement fasciste.

      Répondre
        • Agnès Maillard
          Agnès Maillard dit :

          Oui, c’est bien pour ça que je pense que les gens vont se lasser des copies pour passer à l’original… D’autant que le confusionnisme fonctionne bien aussi : la diatribe antisystème derrière laquelle se cachent bien des réactionnaires fonctionne à fond sur les déclassés ou en voie de l’être de la classe moyenne, ce ventre mou de la démocratie qui vote toujours plus ou moins pour les partis tradi de gouvernement. On néglige bien trop cet effet de bord et le renversement des valeurs qu’il implique dans la population générale.
          Or, pour moi, les confusionnistes recrutent concrètement pour le FN.

          Répondre
          • Guillaume
            Guillaume dit :

            « les confusionnistes recrutent concrètement pour le FN. »
            J’ai beaucoup de mal avec la notion de confusionnisme.
            Je veux dire, j’ai googlé (hou !) et je suis arrivé la dessus qu on dirait leur navire amiral..
            Et quand je vois leurs cibles : chouard, ruffin, rahbi, lordon… j’ai l’impression que les anti-confusionnismes ne construisent rien, au contraire. que c’est une influence néfaste. En fait, j’ai l’impression de juste retrouver la dérive banale dans tout groupe humain qui consiste a toujours vouloir prouver qu’on est plus pur que l’autre. Ceci doit avoir un nom savant, parce qu’on retrouve ca partout : en religion, en sport, dans les loisirs de niche, dans l’éducation alternative, partout, y a des gens qu’ont besoin de dénoncer/critiquer/abattre ceux qui leur sont pourtant (parmi) les plus proches.

            Sinon, sur les jeunes (et les moins) de maintenant, j’ai une théorie .. bizarre… comme quoi la facilité du piratage des loisirs « virtuelles » (films, séries, jeux vidéos) est un bon moyen (de façon fortuite, je ne vois pas la une conspiration) pour occuper les gens chez eux a la fois en les distrayant (c’est l’ennui qui crée bien souvent la réflexion) et sans qu’ils soient en situation de manque d’argent (c’est quand on se sent mal qu’on veut foutre le bordel)

          • lik
            lik dit :

             » j’ai l’impression que les anti-confusionnismes ne construisent rien, au contraire. que c’est une influence néfaste. »

            Eh oui, les anti-confusionistes émettent des critiques et une critique ça déconstruit les marchands d’illusions comme chouard, ruffin, rahbi, lordon…

            Encore que Rahbi reste en partie pertinent concernant l’agroécologie mais dont il n’est pas le seul représentant historique, d’autant plus que les centres de recherche publics style CNRS travaillent dessus depuis quelques années avec d’autres outils méthodologiques et technologiques, autrement plus puissants que les siens il y a 50 ans.

  11. smolski
    smolski dit :

    Alberto :

    de contagion? c’est encore la faute au FN

    Pas du FN mais des médias, et donc dont du FN aussi, je vois pas pourquoi l’exclure des autres pouvoirs en place de cette machination ?

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Il a fumé la moquette, pépère… parce que si tu veux utiliser le jean’s Lewis comme variable explicative du caractère impatient des jeunes, il faudrait noter que le Lewis de 2016 est largement la moitié du temps une copie qui te donnera un air de clodo en deux lavages et le reste du temps, c’est quand même un truc qui n’a même plus grand chose à voir avec ce qu’il était dans les années 80 : fabriqué par des esclaves dans des sweat shops franchisés avec des tissus de merde et bon marché.
      En gros, la seule différence notable entre un original et une copie, c’est que la copie est plus chère parce que la part de Lewis (qui n’est plus qu’une marque, qui ne fabrique plus rien!) est prélevée dessus. Sinon, ce sont les mêmes usines et les mêmes sales conditions de travail.
      À l’arrivée, un truc de merde payé au prix du caviar qui se délabrera à la vitesse de la merde.

      Je m’étonne qu’un anthropo-économiste n’ait pas conscience de ces faits…

      Répondre
  12. paspier
    paspier dit :

    Etonnons-vous ! Mais comment faire ?
    C’est le fruit de votre vécu .
    Où me situe-je dans ce monde ? Apparemment à vous lire , demi vieux jeune surnuméraire sans emploi à ce jour et plus grave encore, étranger chez vous .
    Je rejoint Croa sur le fait qu’à cinquante balais depuis peu , je n’ai toujours entendu parler que de crises , de chômage , de rien ne va plus , de c’était mieux avant .
    Naviguant dans le monde ouvrier , j’ai toujours entendu des propos racistes , xénophobes , sexistes , anti écolos , anti ceci , anti cela .
    Me déclarant modestement anarchiste , je suis conscient d’avoir de vrais ennemis qui m’ élimineraient volontiers si on leur en donnait l’occasion . Par contre , ce qui ne devrait pas nous étonner c’est qu’il y a eut , il y a et il y aura toujours des gens  » biens  » , les sales cons il faut faire contre .
    Si toutefois vous aviez raison pour 2017 , je vous dis d’ores et déjà au-revoir …

    Répondre
  13. Chiron
    Chiron dit :

    Je suis brésilien et je pense que le vrai problème est que l’Amérique latine et l’Europe sont sous occupation économique et culturelle américaine, si Trump devient président, il serait normal que Le Pen devient également président français.

    Le reste du monde est obligé de suivre le système américain sioniste-capitaliste, avec toute sa violence et de haine pour le peuple français.

    Répondre
      • Agnès Maillard
        Agnès Maillard dit :

        Oui, et c’est assez consternant…
        Là aussi, une grille de lecture qui date, alors que le capitalisme financier globalisé n’a carrément plus de frontières, de nationalités et encore moins de cohérence pseudo-ethnique ou religieuse. C’est juste le règne du pognon, et le pognon, il n’a pas d’odeur (même s’il a tendance à puer très fort le mépris des autres, tous les autres…)

        Répondre
        • Pierre M. Boriliens
          Pierre M. Boriliens dit :

          Bonjour,

          « La grande industrie a créé le marché mondial, préparé par la découverte de l’Amérique. Le marché mondial accéléra prodigieusement le développement du commerce, de la navigation, des voies de communication. Ce développement réagit à son tour sur l’extension de l’industrie; et, au fur et a mesure que l’industrie, le commerce, la navigation, les chemins de fer se développaient, la bourgeoisie grandissait, décuplant ses capitaux et refoulant à l’arrière-plan les classes léguées par le moyen âge… »

          J’ai toujours l’impression qu’on découvre tout ça en 2016… Pourtant ce texte date de 1847 !

          Répondre
  14. lik
    lik dit :

    « Il faut sortir du cadre » dit Lordon.

    Lordon, comme Sapir, fait partie de ces confusionnistes qui amènent de l’eau au moulin du programme économique du FN, il rabat l’électorat de gauche vers le FN en prétendant que la sortie de l’Euro serait une idée qu’elle est bonne. Déjà les anglais avec leur Brexit, même pas dans l’Euro, s’arrachent les cheveux pour le faire en minimisant les dégâts.

    C’est d’ailleurs tout le problème du FN, ne pas effrayer le petit ou gros épargnant, le bourgeois, le patron de grosse ou petite boite, avec une sortie de l’Euro et des mesures protectionnistes qui en ruineraient plus d’un, sans compter une explosion du chômage passant de 10% à plus du double, entrainant une crise systémique économique mondiale par rapport à laquelle celle d’aujourd’hui paraitrait une promenade de santé, en espérant que de surcroit des guerres bien saignantes se rajoutent pas comme une cerise sur le gâteau..

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Franchement, le confusionnisme, pour le coup, c’est de ranger Lordon dans le même sac de Sapir. L’un prône l’émancipation des peuples et l’autre prends ses quartiers d’été au FN. Pas du tout la même pensée ou le même comportement.

      Quant à la sortie de l’euro, si Lordon y croit, ce n’est pas le cas du FN qui s’en sert comme tête de gondole tout en sachant parfaitement que c’est exclu dans leur vision du monde et de la société. La sortie de l’euro pour Le Pen, c’est un peu le mon ennemi c’est la finance de Hollande : un slogan de campagne à coller au placard dès les élections remportées.

      Répondre
      • lik
        lik dit :

        « Quant à la sortie de l’euro, si Lordon y croit »

        Et il fait croire au programme éco du FN par là même, peu importe que MLP élue le fasse ou pas, elle sera élue pour partie grâce à lui. Lordon croit aussi au souverainisme, voilà pourquoi ses thèses participent du confusionnisme ambiant, peu importe ses déclarations anti-FN, il fait partie de ses meilleurs ennemis.

        Répondre
        • Agnès Maillard
          Agnès Maillard dit :

          Non, Lordon s’emploie à démonter le « programme » économique du FN et sa vision de la sortie de l’euro (ou plutôt de la dictature économique de l’Europe actuelle et de surtout ce qu’elle représente réellement, c’est-à-dire pas nous!) est complètement différente.
          Le FN s’empare de thèmes et de sujets annexes à son cœur de politique pour se les accaparer et les rendre inopérants pour les autres. Un peu comme il prétend être proche du prolétariat juste pour se l’approprier.

          Répondre
          • lik
            lik dit :

            « Lordon s’emploie à démonter le « programme » économique du FN et sa vision de la sortie de l’euro »

            Faudra m’expliquer en quoi la version éco et sortie de l’Euro de Lordon est différente de celle de Sapir ou du FN. Parce que j’ai bien suivi l’affaire et je ne vois pas une seule différence avec le FN, qui a copié collé Sapir-Lordon, sur le plan éco-monétaire qui correspond à un Euro panier de monnaies qui n’a jamais bien marché avec le SME, plus du protectionnisme qui est une lubie comme solution magique à tous les maux et que pratique également l’UE avec ses mesures anti dumping, qui ne peuvent être qu’un adjuvant nécessaire, mais secondaire et déjà mis en œuvre, en plus d’être une usine à gaz très complexe à double tranchants :

            http://www.acte-international.com/index.php?page=veille_antidumping_UE

            J’attends la réponse, ca m’intéresse…

          • lik
            lik dit :

            « La différence avec Lordon c’est que le FN ment. »

            Ca n’explique toujours pas la différence, si le FN ment rien ne montre que Lordon ne dit pas d’âneries. Donc entre un mensonge et une ânerie quelle est la différence dans les conséquences.

          • lik
            lik dit :

            « Au moins, Lordon te laisse en juger par toi-même en paix, contrairement au fascisme. »

            Primo, je ne juge pas en moi même, car ce serait injuste.

            Secundo, je ne juge jamais en paix, car ce serait une foutaise.

            Tertio, Lordon n’a aucune autorité sur moi pour déterminer le moment de la paix ou pas de mon jugement.

          • smolski
            smolski dit :

            @lik

            Lordon n’a aucune autorité sur moi pour déterminer le moment de la paix ou pas de mon jugement.

            Évidemment, alors que le fascisme institué si.
            Tu demandais des différences, les voilà.

      • tungstene
        tungstene dit :

        de ça je ne suis pas certain, sortir de l’€ mais aussi de l’UE, tous les y a qu’à du FN, ne sont applicables qu’en faisant cela. Le droit européen étant supra national. D’ailleurs je ne comprends que ce ne soit pas par là qu’on combatte le FN. Leur programme n’est qu’une rangée de dominos qui ne peuvent que tomber. D’ailleurs il est à noter qu’ils ont pas mal mis en veilleuse leur pseudo programme, car c’est le tendon d’Achille une succession de bobards pour neuneu, qui gobent et croient qu’il pourrait y avoir des solutions simples à des problèmes complexes. Ayant un certain gout pour l’exotisme, je suis absolument sidéré par les commentaires du portail yahoo, les cons les crétins sont déjà lâchés, MLP au pouvoir leur donnerait des ailes à tous ces abrutis

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          tungstene :

          D’ailleurs je ne comprends que ce ne soit pas par là qu’on combatte le FN. Leur programme n’est qu’une rangée de dominos qui ne peuvent que tomber.

          Le problème c’est qu’ils tombent après que les fascistes prennent le pouvoir, difficile de contrecarrer préalablement ce qui fait le rêve éveillé des peuples assoupis-assouplis sous le régime des démocraties en place.

          Répondre
          • tungstene
            tungstene dit :

            pourtant il y a du grain à moudre, par exemple la préférence nationale inapplicable sans sortir de l’UE, les raisonnements à 2 balles de Marine, on sort de l’UE dévaluation avec le retour au franc d’au moins 15%,super chouette on va être vachement plus compétitif, c’est faire l’impasse sur une augmentation mécanique de notre qui est de 2100 milliards (une paille!) sans parler que ce sont des pays étrangers qui sont nos créanciers, perte de confiance, envolée des taux d’intérêt, idem pour la bourse, faillites en cascades, dans les possibilité reste à dire à nos créanciers d’aller se faire voir, mais cela serait se mettre au banc des nations, avec en plus les frontières verrouillées ( là curieux de voir comment ils s’y prendraient) bref avoir envie du FN c’est avoir envie de la vie de rêve de l’Albanie des années 50.
            Qui plus est les cons vont se déchaînés , il suffit simplement de voir comme après le vote du Brexit certains s’en sont déjà pris en GB aux polonais qui pourtant n’ont pas de contentieux d’extrémistes auteurs d’attentats .
            Donc il faut sortir du qui est le plus raciste, le plus fasciste , éplucher, contrer chaque idée, en démontrer les effets papillons. La presse ne fait pas son boulot, sur le forum du Figaro on peut par exemple dire en l’habillant un peu que Sarko est un gros connard, mais on se fait censurer si simplement on rappelle que lors de l’attentat de Nice 30% des victimes étaient d’origine musulmanes , c’est là que l’on comprend là complaisance qu’ils ont et comme ils se roulent avec délectation dans le vomi d’un Zemmour, petit être trépignant , qui restera pour toujours inconsolable de ne pas avoir pu épouser sa maman

          • smolski
            smolski dit :

            @tungstene : :
            Imagine un potentiel votant FN devant ta réponse, il ne lira rien, et s’il lit, il s’en délectera parce qu’il n’y entendra rien dans les deux cas.
            C’est ça le produit du fascisme.

          • lik
            lik dit :

            Les pro sortie de l’Euro nous serinent que les dettes privées et publiques seront libellées en franc dévalué, mais ce sont des sornettes, il y aura de multiples procès pour décider de la monnaie de remboursement des dettes, cas par cas, pendant des années.

            Ces mecs style yakafokon sont irresponsables.

  15. paspier
    paspier dit :

    Ah , mon commentaire s’est perdu dans les méandres informatique , pas grave , seconde tentation .
    Comment vous étonner ? Difficile en effet puisque chacun a la perception du monde découlant de son vécu .
    Comme déjà dit par d’autres , à cinquante ans ( et demi ) je n’ai toujours entendu parler que de crises , de chômages , de rien ne va plus , de c’était mieux avant , etc …
    D’un milieu plus que modeste , j’ai toujours entendu des propos racistes , xénophobes , sexistes , homophobes , anti écolos , anti ceci et ça .
    Rien de neuf sous le soleil donc , peut être que ce qui change la donne c’est l’internet , savoir que l’herbe n’est plus verte nulle part , que c’est partout pareil … ça ne remonte pas le moral .
    Par contre , ne vous étonnez pas si en tant que demi-vieux jeune , sans diplômes , ni emploi ni revenus à ce jour , à tendance libertariste et de surcroit étranger chez vous …la venue éventuelle au pouvoir du front noudabord ne m’inspire guère … qu’un départ ( tant mieux diront les uns et que reste-t-il à dire aux autres )

    Répondre
  16. xiep
    xiep dit :

    Les chances de MLP d’arriver au pouvoir ne sont pas nulles, elles sont moins que nulles !
    Le système a bien tout verrouillé… Au pire, si jamais elle est élue, elle ne pourra absolument rien faire. Et en un coup de téléphone de Soros, elle saute.

    Répondre
  17. Alberto
    Alberto dit :

    Le président Chirac n’est pas aimé par les élites ps et ump -et tous les chiens de garde- parce qu’il a organisé un référendum en 2005 sur un traité européen, et il a respecté le résultat.
    Le problème avec le FN est, pour ces élites, là aussi: la possibilité que le FN au pouvoir organise un référendum -comme en Angleterre- et qu’il respecte le résultat.
    Ce n’est pas le racisme, ils le sont tous. La gauche « laïque » comprise.
    Ensuite, si un parti veut pouvoir faire autre chose que suivre des instructions données par une ploutocratie, la condition sine qua non est la sortie de l’UE et de l’euro. Mais à la lecture des commentaires on voit que cela pose problème à certains. L’exemple ignoble du traitement infligé à la Grèce qui montre la vrai nature de l’UE et de l’euro n’a pas suffit. Alors, ils disent que sur ce point le FN ment. Et d’un revers de manche ils reviennent au racisme; et a l’apocalypse que ce serait la sortie de l’euro et de l’UE (le violeur de NY avait dit à l’époque que si le non l’emportait au référendum de 2005 ce serait comme un hiver nucléaire, ou pire).
    ps: Agnès, sans que ça te désole -que ça me désole- la « reprise » des thèmes du FN n’inclut pas le référendum sur l’UE… mais le racisme, surtout contre les musulmans. Et dans ce cas il n’est pas exact de parler de reprise, pas plus que de contagion. Le racisme n’est pas un facteur discriminant entre le ps, l’ump et le fn.

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Alberto :

      la possibilité que le FN au pouvoir organise un référendum

      Comment ?
      Un parti fasciste au pouvoir organiserait un référendum populaire !
      Mouaaaaaaaaaaaaa…. 😀

      Le racisme n’est pas un facteur discriminant entre le ps, l’ump et le fn.

      Il l’est et le reste pour le peuple de gauche quels qu’en soient les représentants établis.

      L’exemple ignoble du traitement infligé à la Grèce qui montre la vrai nature de l’UE et de l’euro n’a pas suffit. Alors, ils disent que sur ce point le FN ment.

      Pas sur ce point seulement, sur tous les points les fascistes mentent, c’est le propre de leur nature à eux.

      Répondre
      • Alberto
        Alberto dit :

        la vision charlie de bons et méchants et désolante dans leur assurance.
        N’importe quel gouvernement organise un référendum s’il sait qu’il va le gagner.
        Nous sommes dans la quatrième prolongation d’un état d’urgence, est-ce qu’il y a un parti fasciste au pouvoir? Si cet état d’urgence avait été décidé par un fn au pouvoir, est-ce que cela serait une mesure fasciste?
        Le « peuple de gauche », lorsqu’il s’agit de se prendre aux musulmans, et surtout aux musulmanes, n’est pas raciste, il est laïque et féministe…
        Et si le racisme n’est pas un facteur discriminant entre les socialistes et le fn, le fait qu’ils mentent l’est encore moins, « quels qu’en soient les représentants établis ».
        Mais les « représentants établis » sont arrivés là parce que le « peuple de gauche » a voté pour eux, non? C’est bien leurs représentants, qui font la politique actuelle, non? Si on est cocu et on reste marié, au bout d’un moment on la ferme et on assume.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Alberto :
        N’importe quel gouvernement organise un référendum s’il sait qu’il va le gagner.

        Je suis d’accord, sauf que les fascistes ne l’utilisent pas, le pouvoir ils l’exercent sans partage d’aucune sorte :
        « Ce n’est pas le locataire du sixième qui est anti-fasciste, ce sont les fascistes qui sont anti-locataire du sixième. »
        Fellini

        Si cet état d’urgence avait été décidé par un fn au pouvoir

        La démocratie c’est du fascisme masqué, cela n’implique pas qu’on privilégie la ligne gouvernementale du fascisme en plein, sans masque.

        les « représentants établis » sont arrivés là parce que le « peuple de gauche » a voté pour eux, non?

        Non, c’est parce que l’accès à postuler au pouvoir est pré-établie par la finance, par la monétisation des rapports humains.

        Si on est cocu et on reste marié, au bout d’un moment on la ferme et on assume.

        Marié ?
        Cocu ?
        Je suis du peuple de gauche, pour cela je ne suis marié à aucun parti qui soit et si je vote au possible à gauche, c’est pour établir et maintenir cette appartenance de classe sociale, rien d’autre.

        Répondre
    • lik
      lik dit :

      La sortie de l’Euro par la Grèce aurait probablement été encore pire.

      L’UE est tout simplement un bidule dont la construction n’est pas terminée bloquée par la position du gouvernement allemand. Paradoxalement, l’Allemagne pourrait bien se retrouver à demander de l’aide à l’UE, donc accepter de gros changements, car son système bancaire est de plus en plus en mauvaise posture.

      Répondre
      • Alberto
        Alberto dit :

        « La sortie de l’Euro par la Grèce aurait probablement été encore pire » et le non au référendum du 2005 pire qu’un hiver nucléaire selon le violeur de NY.

        Vu les dégâts que cela a déjà provoqué, j’espère que nous sortirons du « bidule » avant que la construction soit terminé.

        Et j’espère également qu’un jour les Tsipras et autres charlies seront jugés et définitivement condamnés par le peuple grec pour traitres et collabos.

        Répondre
  18. François
    François dit :

    Agnès écrit : « Dans leur monde, Hitler est un méchant historique comme Gengis Kahn ou d’autres méchants mythiques et le génocide est une réalité concrète et permanente et non un récit historique. »
    Coquille, non ? Car si dans leur monde Hitler est un méchant historique, le génocide y est un récit historique – or ta phrase dit l’inverse…
    Quant à prétendre que dans le monde des quadra, le génocide est une réalité conrète et permanente, ça dépend beaucoup de qui étaient leurs parents…

    Autre question :
    j’ai un doute sur la pertinence de cette histoire de copie et d’original.
    Si un Valls ou un Sarko sont à Le Pen ce qu’étaient Laval ou Pétain après 40 aux types de l’Action française, ce ne sont pas des copies : c’est une autre manière de tenter de concilier fascisme et république. Et beaucoup d’électeurs préféreront toujours la manière « bon père de famille » où le fascisme se déguise en autorité et paternalisme…

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      François :

      le fascisme se déguise en autorité et paternalisme…

      Exactement, imagine-t’on seulement un instant les fascistes annonçant sans déguisement leurs réelles intentions égémoniques ?
      Ce mensonge, cette dissimulation, ce sont le propre de tous les pouvoirs institués et la démocratie n’est qu’un masque de plus sur cet état de fait.

      Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Non, non, il n’y a pas d’erreur. Depuis la Shoah, le génocide est devenu un mode habituel voire en voie de banalisation, de gestion des populations considérées pour une raison ou une autre surnuméraires ou gênantes.
      Je n’établis aucune hiérarchie de l’horreur ou de la quantité, il s’agit juste du constat de l’utilisation plus ou moins systématique de l’extermination de populations civiles à des fins de nettoyage ethnique, comme on dit maintenant.

      Quand j’étais jeune, la découverte de la Shoah dans les livres d’histoire m’avait épouvantée et cette mémoire traumatique construite reste très présente chez moi. Mais le défaut de planification industrielle pour revenir à des modus operendi plus «artisanaux» comme au Rwanda en 1994, puis, dans la foulée, en Yougoslavie, à un jet de cailloux de chez nous, puis de toutes les guerres de destruction de grandes masses civiles qui ont ont suivi, m’ont fait comprendre que le génocide n’est plus une sidération historique, mais une constante contemporaine, actuellement à l’œuvre dans différentes zones de la planète.
      Je pense qu’il est difficile d’appréhender ce que recouvre la guerre perpétuelle contre le terrorisme ou la crise des migrations ou les phénomènes de radicalisation si l’on ne fait pas face à la réalité génocidaire de notre mode de vie contemporain.

      Répondre
      • lik
        lik dit :

        Les massacres de masse ne datent pas de la shoah, mais de bien avant, guerre des gaules, Charlemagne décapitant allègrement les saxons non chrétiens, colonisateurs espagnols, portugais, français, anglais, allemands… depuis la préhistoire en fait.

        Paradoxalement, l’époque actuelle est la moins violente de l’histoire de l’humanité, sauf que les massacres sont médiatisés en continu sur les medias, donc on peut plus dire qu’on sait pas. Avant, les tambouilles sanglantes se faisaient sans médiatisation mondiale.

        J’ai découvert l’horreur de la shoah, et de ce dont est capable l’homo demens, à 11 ans avec le film Nuit et brouillard suivi de quelques cauchemars la nuit.

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          lik :

          Les massacres de masse ne datent pas de la shoah

          Aujourd’hui, il ne s’agit plus de massacres avec esclavagisme et tout ça mais de génocide, avec viol systématique en tant qu’arme de destruction ajoutée à toutes les autres, ce qu’historiquement dépasse jusqu’à même ce qu’ont subi les Indiens des amériques.

          Répondre
          • lik
            lik dit :

            Renseigne toi, viols, décapitations, contamination bactériologique au Brésil… étaient monnaie courante et massifs.

            Va dire à un amérindien ou à un arménien que ce que ses ancêtres ont subi n’est pas un génocide, il risque fort de se fâcher tout rouge.

            Le premier empire chinois Qin n’y allait pas non plus avec le dos de la cuillère.

            A partir de combien on parle de génocide ?

          • Hervé
            Hervé dit :

            Vous dites :

            – « Les massacres de masse ne datent pas de la shoah ».

            Certes, mais la Shoah est l’ Industrialisation du massacre de masse pour un motif ethnique et seulement celui-là. C’est l’extermination calculée, méthodique du peuple Juif via des moyens informatiques :

            N’oubliez pas que les numéros tatoués sur le corps des déportés juifs étaient les numéros de série pour chacun d’eux et que ces chiffres resteraient incompréhensibles si nous ne savions pas que c’était l’entreprise américaine IBM qui avait vendu ses machines calculantes dernier cri, au gouvernement nazi. « Business is business » comme on dit aux « states ».

            L’industrialisation et l’information ….là, sont les nouveautés et l’horreur absolue. C’est le renversement « diabolique » du projet philosophique de la Modernité : le renversement et la destruction des idéaux philosophiques modernes avec des moyens technologiques modernes.

            La systématisation industrielle de la mort avait déjà existé avec la guerre de 14-18 mais là nous parlons de civils et non plus de soldats ; nous parlons de populations civiles systématiquement exterminées sous le prétexte d’être Juives. Toutes les populations, les enfants compris.

            La Shoah, pratiquement, c’est la guerre de 14-18 associée au principe de planification du génocide arménien. Dans les trois cas, nous retrouvons directement les gouvernements de l’ancienne Allemagne et la mystique prussienne de l’absolutisme militariste. Ajoutez à cela le fétichisme moderne de la machine et l’information qui permet de la conduire ou de la diriger et tout est planté pour l’horreur absolue.

            Vous aurez beau banaliser la Shoah « en un massacre comme un autre », vous n’y arriverez pas. La Shoah, c’est le moment où la science s’est totalement détachée de la philosophie et de la morale. C’est le trou noir de la raison moderne.

  19. Alberto
    Alberto dit :

    lu dans le wikipédia:

    « Usage du terme fasciste comme insulte

    Se basant sur la mauvaise réputation du mouvement fasciste, la gauche en France a souvent eu recours au terme « fasciste » pour disqualifier un adversaire : l’organisation des Croix-de-feu en a fait les frais, ainsi que le général de Gaulle. Le Parti communiste français a aussi utilisé l’insulte à l’encontre de ses concurrents à gauche, les membres de la SFIO. Le terme « fascisme » utilisé en tant qu’insulte est souvent raccourci en « facho » (apparu à partir de 1968), voire en « faf ».

    …/…

    D’après Damon Mayaffre, spécialiste de l’analyse du discours politique, « le reproche que l’on a pu faire aux forces de gauche après guerre de manier l’invective « fasciste ! » à tort et à travers (notamment en 1958 contre le pouvoir gaulliste) peut être fait dès le départ pour l’entre-deux-guerres. La confusion dans la pensée de la gauche entre mouvement réactionnaire, mouvement autoritaire ou mouvement fasciste est originelle ; elle a toujours été entretenue pour mobiliser. Par simplification et par manichéisme le « fascisme » est souvent, dans une conjoncture donnée, l’ennemi à combattre, comme la « droite » ou la « réaction » le sont dans d’autres conjonctures ». »

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Au même lien :

      Niant l’individu et la démocratie au nom de la masse incarnée dans un chef providentiel, le fascisme embrigade les groupes sociaux […] et justifie la violence d’État

      Le fascisme n’est pas qu’une obscure analyse sémantique mais la réalité concrète d’un gouvernement absolutiste n’hésitant devant aucun crime, aucun délit, aucune escroquerie pour établir son pouvoir.

      D’en parler comparativement, ce n’est quand même pas la même chose que d’en contempler l’œuvre directement via les archives nazis pour commencer et suivre la pente jusqu’à aujourd’hui, voir Snowden :

      Pour justifier ses révélations, il a indiqué que son « seul objectif est de dire au public ce qui est fait en son nom et ce qui est fait contre lui. »

      Wikipédia : Snowden

      Répondre
  20. Alberto
    Alberto dit :

    Évangile de Luc, 6, 41 : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! …/… Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Le peuple reçoit beaucoup plus qu’une paille de la part du fascisme, il en reçoit des coups, des flashballs et même du plomb de plusieurs calibres aussi, il est vrai qu’ils sont bénis eux…

      Répondre
  21. saxo
    saxo dit :

    Ajourd’hui, si t’as plus de 45 piges, petit, t’as cotoyé les anciens de la guerre de 14-18, tu les as accompagnés tous les onze novembre au monument aux morts, sans bien comprendre, toi qui étais né avec les grandes barres de béton, la révolution sexuelle et Casimir, ce qu’ils avaient bien pu vivre.
    En plus le onze novembre, il fallait chanter la marseillaise (et t’aimais déjà pas le sang impur) et en plus, il faisait froid, il pleuvait souvent ce jour là, bref, un souvenir parmi d’autres de dinosaures vivants qui avaient entre 80 et 90 balais avec qui tu n’as jamais vraiment échangé, mais qui ont fait partie de ton monde.

    Ensuite, y’avait tes grands parents, et leur génération, des cinquantenaires, voire soixantenaires. Ceux là avaient fait (ou connu) la deuxième guerre mondiale, n’en parlaient pas – ou alors seulement de l’après guerre et des difficultés qu’ils avaient rencontrées durant cette période – et étaient pas loin d’être la génération dans laquelle, nous, on rentre aujourd’hui… ça laisse songeur.
    Y’avait aussi la guerre de soixante dix, qui revenait en écho, parce que les plus vieux ne l’avaient pas connue, mais avaient été témoins, comme nous des nôtres, de récits des vieux qui eux, l’avaient connue.

    Aujourd’hui, quand tu nais après 2000, les dinosaures, c’est nous, la guerre est un souvenir véhiculé par des films et des vieux qui ne l’ont même pas connue… elle est un peu comme la guerre de 70 pour nous, c’est quelque chose d’abstrait, dont les générations d’avant se sont déjà bien débarrassées du traumatisme.

    Le Front national est la 2-3e formation politique – nous ça se battait entre centristes et communistes… Et la politique n’a de toute façon plus grand sens, le pouvoir des Etats étant dilué dans celui des entreprises et dans la marche irrévocable d’un monde vers un désastre écologique programmé… V’là les perspectives…

    Les « jeunes » d’aujourd’hui n’ont effectivement pas les mêmes données que nous pour lire le monde dans lequel ils vivent.

    Ce qui est affligeant c’est de constater que, malgré la documentation, les films et témoignages bien plus vivants que durant les siècles précédents, l’espoir de l’universalisme issu du traumatisme de la deuxième guerre mondiale s’effondre comme un soufflet…
    Les peurs et les replis identitaires et religieux reviennent en force à notre époque et reprennent le pouvoir (surement en réaction à un non sens d’idéologie matérialiste qui a cru pouvoir combler le vide existentiel) . Comme si, avec le temps, l’humain suivait un cycle régressif perpétuellement renouvelé…

    Maintenant, c’est pas pire aujourd’hui qu’hier… Par contre, c’est dur de voir à quel point on n’apprend peu de nos erreurs.

    Répondre
  22. denis
    denis dit :

    Bonjour dame Monolecte.

    Beau texte, et je suis globalement assez d’accord. Petit hic quand même:

    « C’est le genre de choses qui prend bien la mesure de la tablée, avec les réactions spontanées et néanmoins bien marquées que cela déclenche immanquablement. D’un côté, les jeunes aspirants trentenaires, mais pas encore, qui opinent du chef dans l’élan. De l’autre, les quadras bien tassés et plus, qui balaient l’assertion d’un revers de la main : « au premier tour, surement, mais elle n’ira jamais au-delà ». »

    A priori il manque un bout de génération d’une dizaine d’année dans votre analyse, et c’est pile poil la génération qui fait le lien entre les martiens et vous 🙂
    Et c’est peut être la plus combative, parce que ayant un peu de recul mais encore intégrée dans notre monde de maintenant.

    Répondre

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] Et puis comme dit mon estimée consoeur Agnès Maillard, il y’a un problème de valeurs actuelles. […]

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