In extenso

j’ai juste envie de dire que je ne sais pas quoi dire

Vers le ciel de Le Monolecte, sur Flickr

Ce sont les derniers mots qu’a écrits un des mes contacts Facebook sur son mur. Ensuite, il est sorti de chez lui et a mis fin à ses jours. Terriblement abrupte comme épitaphe. Il avait mon âge, un chouette boulot, une chouette famille, mais il était arrivé au bout des mots. Ou alors, c’est juste que les grandes douleurs sont indicibles. 

Nous sommes nés seuls, nous vivons seuls, nous mourons seuls ce n’est que par notre amour et l’amitié que nous pouvons créer l’illusion d’un instant que nous ne sommes pas seuls.
Orson Welles

Il est vrai que j’ai bien du mal à ne pas me sentir seule, ces derniers temps. De cette solitude profonde et intime qui peut naître jusqu’au cœur de la foule. Seule et au bout des mots. Il m’est extrêmement déplaisant d’avoir raison et de voir chacune de mes pires prévisions prendre forme dans l’indifférence générale. Je ne me vois pas écrire régulièrement ici pour rabâcher quelque chose de l’ordre du Vous voyez, je vous l’avais bien dit ! Nous sommes dans le pire du possible et ça ne fait que commencer. Et notre passivité m’effraie, me tétanise, me cloue le bec. C’est une sorte d’apocalypse molle et silencieuse qui se propage inéluctablement du bas vers le haut. Et elle est totalement voulue, planifiée et amplifiée par chaque décision politique prise. J’ai du mal à croire à une cascade de coïncidences fortuites et malvenues.
On nous ressort l’épouvantail intégriste barbu du placard, avec l’élégance de l’éléphant dans le magasin de porcelaine. De 250 excités un peu mous du bulbe, on nous monte un énorme plan com’ sur la déferlante mondiale islamiste pendant que, dans le même temps, 10 % de la population du Portugal descend dans la rue pour réclamer la fin d’une politique économique qui la réduit à la misère la plus sordide. Mais on ne vous aura parlé que des 250 gus paumés sur un trottoir, pas de ceux qui hurlent leur douleur sous la férule de cette politique même que l’on compte vous appliquer dès maintenant. 
Parce que l’on vous veut peureux, soumis et ignorants.
Comme d’habitude.
Alors quoi ?
Vous distraire avec ma petite vie insignifiante ? Vous faire sourire en dissimulant la mochitude des choses ? Piquer une de mes légendaires colères qui fouettent le sang et les sens quelques instants avant de retomber dans la pesanteur du quotidien, mais avec l’illusion de s’être senti un peu vivant, le temps d’une indignation à peu de frais ?
À force, je vais finir par me caricaturer moi-même. Me mettre en scène et me payer de mots. Me regarder écrire dans un pitoyable appel à la flagornerie, histoire de me prendre un petit shoot de réassurance, histoire de combler, un temps, notre vide existentiel.
On est là et on attend. La fin du monde, celle des haricots, le grand soir, les petits matins blêmes, les jours meilleurs. Juste que quelque chose bouge. Juste un mouvement, pour se convaincre qu’on n’est pas encore totalement morts, totalement résignés. Et on fait semblant d’agir, en s’épuisant en vaines exaltations. Une petite manif par ci, un petit like par là, en s’autocongratulant d’être tous aussi d’accord avec nous-mêmes, notre cul mou épousant chaque jour un peu plus l’assise de notre fauteuil à vérin hydraulique, celui qui soulage le dos et prévient les escarres de toute une civilisation d’hommes-troncs. On passe le temps, en fait, en espérant juste ne pas être rattrapé par la vague de merditude, qu’elle passe juste un peu plus loin, un peu plus haut, un peu plus tard. 
Comme de gros lâches. 
Comme de grosses loches.

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72 réponses
  1. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Il est beau ton escalier, et il ouvre sur de la lumière.

    À propos de lumière, tu connais celle de l’ivrogne qui, la nuit, cherchait depuis une heure sous un lampadaire ?

    – Mais qu’est-ce que vous faites là depuis une heure, sous le lampadaire ?
    – Ben je cherche mes clés !
    – Mais vous êtes sûr que c’est là que vous les avez perdues ?
    – Ben non ! Je cherche là où y’a de la lumière !

    Nous sommes un peu comme ça tous, nous nous désespérons à chercher depuis des lustres sous le putain de lampadaire non ? Parce que nous croyons qu’il n’y a pas d’autre moyen… Nous sommes une intéressante espèce d’ivrognes 😉

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  2. Isabelle
    Isabelle dit :

    Agnès,
    On ne se connaît pas mais je lis ton blog depuis longtemps. J’ai suivi tes mésaventures cet été avec ton voisin. Je suis aussi tes enragements politiques que je partage.
    Oui on en est là, tous, isolés, à guetter les manifs, les endroits où l’on se rencontre et où l’on peut échanger.
    Tiens bon. Courage. Tu n’es pas seule, sache-le. Et je le pense.
    Bien que ne te connaissant pas, (sauf en te lisant) je t’embrasse.
    Isabelle

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  3. Cholois
    Cholois dit :

    Me vient aussi ces jours-ci la tentation du silence…. ce doit être l’arrivée de l’automne… et puis je me dis que non, ces c..s ne gagneront pas, ils ne parviendront pas à me faire taire car ce serait la fin de tout, cette fin, ce silence qui conduisent à l’acceptation des dictatures…. Alors je m’attache à savourer la vie dans sa beauté quotidienne et humble, le ciel, le vent, la nature, les gestes et bonheurs de chaque jour pour y puiser la force de retourner au combat. Nous sommes nombreux, même si dispersés, et notre voix fait masse et ils en ont peur, quand même…. je veux le croire. Tu n’es pas seule….

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  4. H. de Strasbourg
    H. de Strasbourg dit :

    Je plussoie Sa Sainteté Swâmi Petaramesh.

    Je suis sorti de ce sentiment que tu décris, Agnès, par l’enseignement. Je me cogne des étudiants, des adultes en reprise d’étude, des retraités : ils sont pas d’accord, n’ont pas envie d’y penser, trouvent que j’exagère…
    Mais je continue. Penses-tu que c’est vain ?

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  5. Phlune
    Phlune dit :

    Si nous sommes véritablement seul-e, alors l’espace d’une révolution intérieure est entièrement disponible.
    Faisons AU MOINS celle-là …

    A la fin de Siddhartha (de H.Hesse) le chercheur finit par se dire : "j’ignore si tout est vrai ou illusoire, mais je sais que d’un bout à l’autre du cosmos, je suis foncièrement de la même nature que tout cela"

    Tiens, et encore ce peitit dialogue venu d’un monastère coréen dans les années cinquante (déjà)…
    "-Maître puisque tout se délite, que la civilisation se dégrade, que plus personne ne respecte rien, quel sens cela t-t-il de conserver les nobles principes de l’Enseignement ?"
    "Mais raison de plus pour les maintenir : sur qui d’autre que vous pourra-t-on s’appuyer, s’il y a par chance quelque chose à reconstruire ?

    Bises, Agnès

    Salut Swâm …

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  6. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    La "quête de notre identité", la fameuse seule et unique question qui, selon Ramana Maharshi, suffisamment méditée, mène à la Libération : « Que suis-je ? »

    (Sinon pour les galères avec le voisin, je n’étais pas au jus, ce qui prouve que je m’éloigne de plus en plus du ternet, tiens… Faudra que je lise la backlog quand je pourrai 😉

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  7. pupuce
    pupuce dit :

    c’est comme ça, ils disent tous qu’on exagère et quand un d’entre nous craque et lâche la rampe ils le médicalisent, son cas, et parlent finalement toujours de dépression pour en faire un cas isolé.
    "celui là, il n’allait pas bien"
    "il aurait du voir un psy"
    "on sait pas tout"
    mh
    c’est ça, prenons tous un cachet magique et chantons pendant que le bateau coule…
    et puisqu’on connaît la fin de l’histoire, de toute manière, distrayons nous avec de l’amour, du sexe, de l’amitié, du bénéfice, tout ce qui passe et tout ce qui brille…
    allons mes braves ne pensons pas aux passagers de troisième classe, d’ailleurs eux aussi ont leur distractions, là bas dans la cale…
    avant que de nous noyer tous chacun notre tour dans les eaux glacées du calcul égoïste (un très bon blog par ailleurs, avis personnel).
    ce monde est chiant, en fait, et le titre de ton bouquin était vraiment parfait, Agnès, à toutes les échelles.
    maintenant…ça se joue entre courage et patience selon les cas, ma foi, mais oui, ça se joue seul.

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  8. canis familiaris
    canis familiaris dit :

    Après l’agression survient forcément la dépression. C’est plutôt bon signe. Mais la retape de l’intime, c’est rarement du gâteau, surtout quand on est déjà bien éparpillé de l’intérieur façon puzzle. Je ne conseille pas forcément la psychothérapie même si elle est vraiment très bénéfique pour le thérapeute (narcissiquement et pécuniairement, au minimum). On oublie les médocs, merci. Restent alors, par exemple, les consolations de la philosophie d’un Alain de Botton, en guise d’introduction aux plus illustres de nos prédécesseurs qui ont pensé la condition humaine depuis que l’homme se doute bien – et ça fait quand même déjà quelques millénaires – qu’il y est jusqu’au cou et qu’il n’en sortira vraisemblablement que par le fond de la cuvette.
    Bref, reste plus qu’à rebondir, comme dirait le manager. Mais sur quoi ? Qui vivra verra…

    Répondre
  9. Toto
    Toto dit :

    Agnès > Et notre passivité m’effraie, me tétanise, me cloue le bec.

    C’est précisément l’inaction qui mène au désespoir puis…

    Même en étant parfaitement athée voire bouffeur de curé (et assimilé), on peut dans ce genre de moment prendre du plaisir à écouter des gens comme l’abbé Pierre ou sœur Emmanuelle, précisément parce qu’ils étaient capables d’utiliser leur indignation pour améliorer les choses.

    http://www.youtube.com/watch?v=IMyP7sOXgtU

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  10. un passant
    un passant dit :

    Allez, salut et fraternité !

    Bon, va quand même blien falloir qu’un de ces quatre, les fantômes et avatars de quelques blogs arrivent à boire l’apéro ensemble, voire aussi une bonne bouffe dans la foulée.
    A coups de covoiturages, quelque part au centre du centre (pas politique, hein), du côté de Clermond-Ferrand ou un bled plus pratique pour les voyageurs…
    Non ?

    Répondre
  11. Sombre Hermano
    Sombre Hermano dit :

    Euh … Agnès, tu ne serais pas en train de vieillir tout simplement ? Mon avis est que ça doit être hormonal toute cette "merditude". Toutes mes illusions ont commencé à s’écrouler il y a une dizaine d’années. Très dur moment de ma vie et ça a failli avoir ma peau. Allez, on se cramponne au bastingage. Même si on ne sait plus quoi dire, on peut toujours réfléchir et couver nos rêves pour les faire éclore le moment venu. La vie est bizarre et prend souvent des tours inattendus.

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  12. Ma Dalton
    Ma Dalton dit :

    Eh ouais, la lucidité n’a que rarement conduit au bonheur ou à la sérénité… Dans les pires moments, il faut arriver à égayer le désespoir, en élargissant sa conscience, par exemple. Le fait que nous ne soyons qu’une poussière dans l’oeil de dieu, ou de l’univers, que tout passe, tout casse, puis tout renait.

    "Parce qu’y a rien qui dure toujours, y a rien qui soit toujours pareil… même le soleil… Le soleil se refroidit de jour en jour, juste un peu moins vite que l’amour" (Jonasz)

    Il nous faut admettre l’entropie comme élément constitutif indispensable à l’existence de tout ce qui est.
    Dommage pour notre espèce, mais après tout elle ne sera ni la première ni la dernière à avoir vécu, puis à disparaitre, il nous faudrait pour surmonter ça acquérir la sagesse des fourmis ou des termites. Tout cela n’est finalement pas si grave, si l’on considère que la vie s’épanouit partout dans l’univers et que nous ne sommes qu’une infime partie d’un TOUT infini et généreux.
    Et, accessoirement, je vais être grand-mère !!! 😉

    Bisous doux du soleil du bout du monde.

    Répondre
  13. Patrick
    Patrick dit :

    J’ai (quasi) arrêté d’écrire il y a déjà pas mal de temps, parce que je finissais par n’avoir rien d’autre à écrire que "je ne sais plus quoi dire". Mais à ce moment-là ça me rassurait de voir que tu gardais la gniaque, je pouvais me dire que c’était moi qui n’avais pas "vraiment" l’envie, ni l’art et la manière. Je me consolais en me disant que c’était normal, au fond, qu’on cède la place à ceux qui ont du talent pour ça, au lieu de vouloir à tout prix faire son intéressant sur le ternet.

    En même temps je voyais bien que ça s’essoufflait un peu partout dans mes liens préférés. Assurément pas tous pour les mêmes raisons, mais tous avec les mêmes effets : baisse de la fréquence de parution, doutes qui s’installent entre les phrases, une certaines parcimonie dans les coups de dents… faut croire qu’on économise nos mâchoires vieillissantes 😉

    Et alors quoi ? bah, rien de bien grave. Les "réseaux sociaux" sont ailleurs, de toutes façons. Avec moins d’illusions sur la portée de ce qu’on y raconte, on fera la même chose dans cet ailleurs pas numérique, et voilà tout.

    Bonne idée ça, une vraie soirée, de vrais moments.

    A bientôt donc, devant un verre de quelque chose qui nous parle.

    Répondre
  14. Ma Dalton
    Ma Dalton dit :

    Ah, et puis autre chose. L’Homme a vécu et survécu très bien des millions d’années avant d’inventer cette putain de civilisation, qui est finalement le fondement même de notre perte. En découvrant l’agriculture, l’élevage et l’écriture, l’homme a inventé l’esclavage, l’exploitation, l’argent, la cupidité. Quoi que nous fassions, tant que nous essaierons de bâtir des civilisations et des empires, nous serons condamnés. Et comme il parait difficile de revenir à l’âge de pierre, ben c’est foutu. C’est tout. Mais c’est pas grave !

    Répondre
  15. Léon
    Léon dit :

    Rien à rajouter. Rare sont les analyses pertinentes sur ce que nous vivons.
    Ce billet court résume avec exactitude la merditude dans laquelle nous sommes englués et a le mérite de mettre en évidence la vacuité des réseaux "sociaux".

    Répondre
  16. chris
    chris dit :

    nan, nan et nan !

    Non, l’automne ne fout pas tout le monde par terre
    Non, tout n’est pas-foutu-merdu-perdu d’avance
    Non

    Oui on est seul, et non on ne l’est pas tout est question de réduire la distance qui nous sépare. Et la plus facile à réduire c’est la distance physique..

    Donc t’es où ? Tu viens quand chez moi à Paname ou dans l’Aube ? que je te serre dans mes bras et qu’on boive la goutte et refasse un autre monde ensemble pour apprendre à se connaitre ? Et on n’oubliera pas de jeter quelques gouttes par terre pour les ancêtres et pour saluer ton pote qui a décidé de partir.

    Si c’est un problème de thunes, y’a pas de pb il est réglé. Si c’est un pb de temps , y’a pas de pb non plus, ça n’existe pas le temps pour des gens comme nous. Et si c’est un pb de voiture (je sais que tu en cherches une) ben j’en ai p’têtre bien une pour toi.

    Donc y’a ka . Je t’attends.

    bizzz d’une virtuelle amie

    chris

    Répondre
  17. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Agnès : Pour la vraie visite de la vraie soirée des vrais moments, ça fait un vrai sacré bout de temps que t’es vraiment vraie invitée permanente au vrai ashram, et que si je regarde à la passerelle je ne vois que le ciel qui vraiment cieloie, les montagnes qui montagnoient, les sapins qui sapinoient et la piscine qui, hélas, vraiment refroidoit…

    Répondre
  18. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    La lassitude, voire la dépression, qui s’installe après avoir longtemps cherché en vain vers l’extérieur – éventuellement combattu – est bon signe : c’est signe que la recherche va peut-être bien se décider à s’orienter vers l’intérieur… 🙂

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  19. Kansek Konvit
    Kansek Konvit dit :

    Ouais, on en est là.
    La seule solution pour ne pas se faire sauter le caisson, c’est de lâcher le morceau.
    L’impuissance use tant qu’on ne l’a pas comprise.
    J’entends déjà les gazouillis moqueurs des fanfarons qui croient encore avoir de griffes et des dents. Peu importe, l’instinct de survie commande, il faut savoir ce qu’on peut encaisser et la limite à ne pas dépasser. Quand son compteur Geiger personnel se met à siffler comme une cocotte minute, il est l’heure de plier ses gaules et de passer le relais à d’autres qui y croient encore et qui iront au casse-pipe le temps de leurs illusions, comme nous.
    Peut-être que des jours meilleurs viendront, peut-être que la chape de béton qui nous écrabouille se fissurera, peut-être que des temps plus favorables à la révolution des esprits viendront. Peut-être. Pour l’heure, ce n’est pas le cas, donc il faut composer, chacun à sa façon. Mais jouer au bourdon qui s’écrase la tronche pendant des heures sur une vitre avant de crever épuisé, n’est pas, à mes yeux, une bonne idée. Il faut savoir décrocher et prendre soin de soi parce que comme chante je ne sais plus qui, la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie. Alors on commence à comprendre ce que veut dire "carpe diem" et quand on se plante le nez dans les étoiles par une belle nuit frisquette d’automne, on sait que tout ce bordel n’a absolument aucune importance.
    Alors on vit.

    Répondre
  20. Michel
    Michel dit :

    Je suis un passant (pour les commentaires), mais un lecteur régulier du Monolecte, depuis une certaine année 2007. Je viens ici pour prendre des leçons de vie, d’écriture, d’humour… alors aujourd’hui je viens dire combien cela me touche ce que tu dis.
    Je suis un militant, de tout et depuis quelques années dans un parti politique, c’est la première fois! Tout au long de l’année qui vient de s’écouler, j’ai vu des gens sortir de chez eux alors qu’ils ne sortaient plus, des gens venir se rencontrer alors qu’ils ne se rencontraient plus, des gens prendre la parole alors qu’ils ne parlaient plus.
    Aujourd’hui la vague est retombée pour beaucoup, et la déprime gagne, il faut retrouver de quoi alimenter ce désir de changer qui anime tous ces militants, et c’est pas toujours facile.
    Dans ces moments il y a toujours quelqu’un qui trouve une bonne idée, quelqu’un qui à une envie de faire, quelqu’un qui trouve le bon mot, la parole qui ouvre un chemin.
    Je pense que nous sommes vraiment seul que devant la mort.
    Une bonne bouffe, devant un bon verre avec des gens bien vivants, c’est une bonne idée !

    Répondre
  21. herve_02
    herve_02 dit :

    @Michel

    Le "parti" politique c’est une institution dont le principal objectif est de se retrouver à la place de l’autre.
    Tous les ni-ni, en dehors du système, les nouveaux venus, les futurs kadors, les anciens nouveaux : à la fin ca revient au même.

    tout mou qui dit : voter machin après avoir gagné des voix sur le ni-ni
    tout rale qui dit : voter machin après avoir gagné des voix sur le ni-ni.

    La réligion c’était l’opium des peuples, la politique française(mondiale ?) est la nouvelle merdasse qu’on donne à bouffer à la populace qu’on conchie.

    Aucun politique ne veut changer la donne, il veut juste être à la place de l’autre, même s’il faut changer un peu de trucs pour y être.

    Quel est le politique qui claque le poing sur la table et qui dit : stop. Pour de vraie, pas juste se la jouer. Qui, en ayant la majorité sur les 2 chambres, et qui peut donc décider ce qu’il veut, changer ce qu’il veut, refaire un monde plus juste, se retrouve dans un système ou il a 5 ans devant lui sans rien craindre et qui à déjà fait UN seul truc pour amener du changement ? personne.

    Le PS qui va ratifier le merdekosy AVEC les voix ump parce que c’est pas certain que dans sa majorité ca passe ? c’est du ubu ou du vaudeville triste.

    La politique c’est le DEVOIR de DÉCIDER, pas de suivre et de sucer toutes les bites qui passent. On se demande pas pourquoi les groupes "terroristes" des années 70 qui sévissaient dans notre monde civilisé sont nés. Comme disait rouilland qui est retourné en cabane pour avoir oser dire dans libé "si action directe arrivait aujourd’hui, le pays entier serait à feu et à sang" => hop de retour au trou. Tu peux tuer, violer, dépecer des vieilles, des enfants, au bout de 15 ans t’es dehors.
    Tu tues un mec donc la milice à tué un syndicaliste dans l’indifférence et l’absolution juridique et politique : tu crèves en cabane. La société à fait ses choix. Demain, après demain, la violence "aveugle" reviendra et ce ne sera que justice.

    Lorsqu’il ne te reste que cela pour ne pas crever (toi ou les tiens) : peut importe les conséquences, peut importe ce que cela coûte, tu y vas.

    Alors il y a toujours des finaux/abrutis qui essayent de te vendre un ennemi : les arabes, les juifs, les ump, les fn pour qu’il ne te viennent pas à l’idée que l’ennemi c’est eux. Mais c’est comme pierre et le loup : à partir d’une certaine masse : la moitié ne te croie pas. Et si 10% de la moitié restante se met ensemble : le monde bascule.

    Demain 5 millions de personnes devant l’élysée qui scandent sans relache jour et nuit pendant une semaine : " voleur, menteur, vendu, traitre" et le pouvoir est vide. ensuite, plutôt que d’appeler à voter pour le moins pire, une vrai campagne pour dire : "personne ! on ne veut plus de ce monde".

    Mais quel est le politique qui le veut ? aucun, ils veulent juste la place et ton pognon pour ne pas avoir à bosser : ce devrait être les premier à y passer, tous.

    Répondre
  22. saxo
    saxo dit :

    Même pour décrire ta propre déprime, tu arrives à être poétique.
    Chapeau bas.

    Ceci dit, vouloir changer l’humain, c’est courir droit dans le mur, parce qu’on est sûr de ne jamais y arriver (même de loin). Les mots, les actions, les débats d’idées ne sont pas forcément vains.
    Le fruit de nos réflexions collectives servira, mais peut-être seulement dans plusieurs siècles (si l’humain existe encore).
    En attendant, il faut apprendre à vivre et à aimer malgré tout.

    Répondre
  23. Tomek
    Tomek dit :

    Depuis un moment, plus d’illusion sur l’issue de notre civilisation, la seule question est : dans combien de temps ?

    Se battre ? La plupart ont baissé les bras, nous-mêmes… préférons nous réfugier dans autre chose, puisqu’on voit à quel point la voie unique ne dévie(ra) pas.

    Donc, profiter du temps présent.

    Agnès, si toutefois tu passes par la Bourgogne, n’hésite pas à faire signe. 😉

    Répondre
  24. thibaut
    thibaut dit :

    C’est en lisant des textes comme le tien, ou celui ci-dessous, sans concession aucune, que mon coeur trouve un écho:

    Discours de l’écrivain Thomas Bernhard qui fit évidemment scandale lors de la remise d’un prestigieux prix littéraire en Autriche – on pourrait évidemment dire la même chose aujourd’hui de la France et de nombreux pays

    Monsieur le Ministre,
    Vous tous qui êtes ici présents,
    Il n’y a rien à exalter, rien à condamner, rien à accuser, mais il y a bien des choses risibles ; tout est risible quand on pense à la mort.
    On traverse la vie, on en reçoit des impressions, on n’en reçoit pas d’impression, on traverse la scène, tout est interchangeable, on reçoit une formation plus ou moins bonne dans le magasin des accessoires : quelle erreur ! On comprend un peuple qui ne se doute de rien, un beau pays – ce sont des pères morts ou consciencieusement sans conscience, des hommes avec la simplicité et la bassesse, la pauvreté de leurs besoins.
    Tout est pré-histoire hautement philosophique et insupportable. Les siècles sont pauvres d’esprit, le démonique en nous est la perpétuelle prison du pays des pères où les composantes de la bêtise et de la brutalité la plus intransigeante se sont faite quotidienne nécessité. L’État est une structure condamnée en permanence à l’échec, le peuple une structure condamnée sans cesse à l’infamie et à la faiblesse d’esprit. La vie est désespoir auquel s’appuient les philosophies, dans lesquelles tout, finalement, est promis à la démence.
    Nous sommes autrichiens, nous sommes apathiques ; nous sommes la vie, la vie comme indifférence, vulgairement partagée, à la vie ; nous sommes, dans le processus de la nature, la folie des grandeurs, le sens de la folie des grandeurs comme avenir.
    Nous n’avons rien à dire, sinon que nous sommes pitoyables, que nous avons succombé par imagination à une monotonie philosophico-économico-mécanique.
    Instrument de la décadence, créature de l’agonie, tout s’éclaire à nous, nous ne comprenons rien. Nous peuplons un traumatisme, nous avons peur, nous avons bien le droit d’avoir peur, nous voyons déjà, bien qu’indistinctement, à l’arrière-plan, les géants de l’angoisse.
    Ce que nous pensons a déjà été pensé, ce que nous ressentons est chaotique, ce que nous sommes est obscur.
    Nous n’avons pas à avoir honte, mais nous ne sommes rien non plus et nous ne méritons que le chaos.
    Je remercie, en mon nom personnel et au nom de ceux que l’on distingue aujourd’hui avec moi, ce jury, et très expressément tous ceux qui sont ici présents.

    Thomas Bernhard; In Ténèbres. Textes, discours, entretien, sous la direction de Claude Porcell, Éditions Maurice Nadeau, Paris, 1986, p. 43-44.

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  25. thibaut
    thibaut dit :

    Votre diktat facile m’est inutile. Je voulais seulement exprimer que cet auteur que vous ne connaissez visiblement pas -il n’y a pas moins pompeux, est l’un des rares à m’avoir tiré vers le haut.

    Répondre
  26. til
    til dit :

    Bah, c’est toujours un peu la même histoire, on croit avoir des gros bras musclés et puis on se rend compte qu’on a des petits bras pas si musclés. Mais bon, si on a encore des bras, c’est déjà pas si mal, ça permet de faire encore des choses. Quant au destin de l’humanité, ben c’est comme d’hab, il n’est pas très planifié, quelques tempêtes puis des périodes d’amélioration. Pour l’instant, la météo n’est pas brillante…et puis éventuellement, par on ne sait quel chemin difficilement prévisible, ça décante dans le bon sens. Sans être très optimiste, il y a toujours la possibilité d’un timide un peu mieux. Entre temps, il est assez probable que des émeutes se produisent, et que les partis politiques seront passablement dépassés. Qui vivra verra.

    Répondre
  27. herve_02
    herve_02 dit :

    @til

    je ne suis pas persuadé que ceux qui ont balancé 2 boings sur le WTC avait des supers muscles, ni que la pauvre bombe humaine ait un doctorat en phisosophie et une médaille olympique en boxe thai.

    Dans le désespoir, pas besoin de gros bras, c’est justement l’inverse

    Répondre
  28. til
    til dit :

    herve_02

    Et alors quoi ? Ces pauvres gus sont partis ad patres, et n’ont rien changé. Des types avec un yaourt à la place du cerveau.

    Bien sûr qu’ils croyaient avoir des muscles, ceux de leur foi aveugle. Ne prenez pas tout au pied de la lettre quand je parle de muscles, c’est une image, voyez vous ?

    2000 morts, c’est quoi par rapport à une guerre entre nations ? Où ça chiffre en millions.

    Soit dit en passant, les terroristes du WTC et ceux qui les ont soutenus avaient un assez bon niveau de vie et d’éducation. Comme quoi…

    Répondre
  29. JLG
    JLG dit :

    L’escalier ? L’entrée de la cabane de pêche fabriquée par les moines cisterciens au 18ème ? Détruite par un incendie criminelle il y a peu. L’étang du Moura….
    Cela y ressemble.

    Répondre
  30. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @ JLG : oui, je suis allée au Moura à vélo, dimanche, pour photographier les dégâts de la bêtise humaine. L’île aux oiseaux n’est plus une île et les oiseaux sont partis. Je suis tellement saturée de cette imbécillité fière de sa connerie. 

    Répondre
  31. Marmar
    Marmar dit :

    Comprendre? imagine que tu es ProfiPhynanse. Tu veux un max. L’idéal est de pouvoir créer la monnaie à ton profit. Dis toi libéral (pour le capital). Prend le pouvoir dans les partis de droite (Reagan, Thatcher, Balladur …)Privatise toutes les structures financiéres, réunis les (décloisonnement), dérèglemente pour faire un max, "mondialise" la phynance et met en concurrence les pays et systèmes sociaux. Pour la fausse "gauche" , finance les media, interdit de visibilité les politiques et économistes vraiment de gauche, fais apparaître des hommes politiques "de gauche" devant tout aux media et instituts de sondage de la finance comme " gauche sérieuse, arrose dans les paradis fiscaux.
    Vouloir: transforme une majorité de travailleurs en zombies ne se défendant plus en aquabonistes, abstentionnistes, drogués, suicidaires, fascistes, racistes …
    Agir: ramasse toujours plus et diffuse toujours plus le message aquaboniste pour que les 90 % de travailleurs se fassent tondre encore plus
    L’évangile selon Saint Capital.

    Répondre
  32. herve_02
    herve_02 dit :

    @til

    oui des types avec un yaourt à la place du cerveau et qui n’ont rien changé : va le dire à la maman qui a perdu son(ses) fils.

    Ce que tu ne veux pas comprendre c’est la différence entre temps long et temps court, entre le global et le local.

    Tu veux mon avis ? n’essaye pas de changer le "système" mais bute le pdg de Goldman sachs, bute les goldman sachs qui sont aux manettes des instances politiques mondiales et laisse planner la peur,instille l’idée que cela pourra arriver demain à celui qui va prendre la place.

    Bien sur, il y a très peu de chance que celui qui réussit s’en sorte (même pas en prison, buté sur place comme un chien), mais nous sommes des millions, ils sont, à tout péter, 500…

    Bien sur à un moment, ils ne seront plus atteignables, il faudra juste s’attaquer à l’échelon qui vient faire les kadors à leur place. On prend le parie que cela s’arrête avant les …. 1000 morts.

    C’est comme valls ou guéant : 0 tolérance. Faisons changer la peur de camp : plus tu possèdes, plus tu as à perdre.

    Pour donner un exemple, la grippe en france, c’est entre 1500 et 5000 morts… par an.

    Répondre
  33. til
    til dit :

    herve_02

    J’ai un peu de mal à te suivre. C’est un peu décousu. Tu veux buter tout le monde ?

    Pour la maman ou le papa qui a perdu son enfant, c’est la triste réalité du quotidien pour beaucoup et depuis longtemps dans l’histoire, et pas seulement à cause de capitalistes ou autres racailles, juste les maladies ou la sous nutrition,

    Hervé tu mourreras un jour, c’est inéluctable. Ni la faute in fine du capitalisme, mais c’est juste fabriqué pour que tu meurres un jour. Ca c’est la nature. C’est pas wall street, même si on peut lui reprocher des choses.

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  34. smolski
    smolski dit :

    herve_02 post49
    « bute les goldman sachs qui sont aux manettes des instances politiques mondiales et laisse planner la peur »

    Déjà dit (et fait) ici :
    « Et si nous ne pouvons pas être les vainqueurs, entraînons le monde dans l’abîme avec nous. »
    Mein kampf

    Je suis contre ! 😀

    Répondre
  35. monde indien
    monde indien dit :

    Si la solitude est parfois savoureusement douce et indispensable , elle peut être aussi un monstre glacial qui nous dévore –
    Si les autres sont parfois des monstres abjectes , il y en a sans lesquels nous ne pourrions vivre –
    A l ‘ heure où je me présenterai devant la porte qui ouvre sur les terrains de chasse du grand esprit , peut-être ma femme adorée sera-t-elle à mes côtés – De toute façons j ‘ aimerais que ce soit au soleil levant sur une plage – Je serai plein de tout l ‘ amour de tous ceux que j ‘ ai aimés et qui m ‘ ont aimé , plein de toute la beauté de ce monde merveilleux –
    Pour l ‘ heure , je vis ainsi , d ‘ amour et d ‘ eau fraîche et il n ‘ y a pour moi d ‘ autre richesse que celle-là – Les autres richesses ne m ‘ intéressent absolument pas ! Il n ‘ y a pas d ‘ autre culture que celle là –
    Je t ‘ envoie mille gouttes de mon bonheur , amour , sérénité , rires , insouciance , respect –
    Puisses-tu y trouver tout l ‘ amour et le désir des autres

    Répondre
  36. besoin d'agnes
    besoin d'agnes dit :

    vivre d’amour est d’eau fraiche est certes difficile, mais ne pourrions nous pas prendre les choses comme elles viennent, et ne pas se demander comment nous aurions pu éviter le passé ?
    je savoure la vie même si en ce moment elle n’est pas tendre avec moi, c’est une passade, l’année dernière au mois de septembre j’en prenais déjà pour mon grade, alors la, je me dis que ça ne peut qu’aller mieux et j’occupe mes journées pour qu’elles passent vite.
    d’ici un mois je serais a nouveau heureuse et tout ira bien, alors j’en profiterais…
    pensons positif !!

    Répondre
  37. besoin d'agnes
    besoin d'agnes dit :

    et quand j’occupe mes journées je sors, je rencontre de nouvelles personnes, ce qui me donne l’envie de continuer… et l’envie de ne rien lacher !

    Répondre
  38. monde indien
    monde indien dit :

    Pas toujours facile en effet – j ‘ en fais les frais moi aussi – Pourtant , moins on en a , et plus on en a – et plus on donne , plus on est riche –
    Bon , il faut un minimum de bien-être pour être heureux – mais le minimum –

    Répondre
  39. monde indien
    monde indien dit :

    Veolia , on n ‘ a pas le choix , mais on leur tordra le cou – Meetic on s ‘ en fout , ya d ‘ autres sites de rencontres pas cons et complètement gratuits – mais le mieux c ‘ est après , quand on se rencontre pour de vrai –

    Répondre
  40. monde indien
    monde indien dit :

    @swami
    c ‘ est pas le fil qui baisse , c ‘ est ta vue qui baisse , swâmi !!!
    Un fil , c ‘ est pas un tchatt , ni un forum , fô faire avec –
    Et vive Agnès !

    Répondre
  41. Anik73
    Anik73 dit :

    Je pense que la Terre pourrait abriter le paradis, que la vie peut être paradisiaque mais que les hommes en font un enfer. Mais j’aime la vie, et même si la misère, la bêtise, la médiocrité, la jalousie, la cupidité nous empoisonnent souvent la vie, je ne peux m’empêcher d’aimer la vie et de trouver mon bonheur dans les joies les plus simples. Ne jamais attendre le bonheur de l’extérieur mais au plus profond de nous mêmes. Si les puissants de ce monde nous enlèvent souvent notre dignité, spolient nos droits, ils auront tout à fait gagné s’ils nous enlèvent notre âme. Et l’äme c’est la force de notre esprit, celle qui nous permet de rester dignes, droits, et éternellement amoureux de la vie, la vraie vie…

    Répondre
  42. H2
    H2 dit :

    A.M : "Je suis contente d’avoir régulièrement des nouvelles et des petits mots des gens que j’apprécie en ligne, mais rien ne vaut une vraie visite, une vraie soirée, de vrais moments."

    Bon, c’est pour quand le rendez-vous des ami-es du Monolecte ? Un rassemblement en bonne et due forme et dans la liesse ?
    Des idées ?Des projets ? Il ne faut plus rester seule maintenant, il faut fédérer et partager de visu. Bien d’accord.

    Répondre
  43. gigz
    gigz dit :

    Je ne sais pas réellement qui vous êtes, mais je vous aime 🙂

    Soyons optimiste, ne cédons pas à la mode du pessimisme qui sévit dans les médias.
    Je continuerais à sourire aux passants, au chauffeur de bus, aux manifestants, à la police. L’Amour vaincra, je ne vois plus que ça comme solution… à mon échelle.

    Répondre
  44. Loïc
    Loïc dit :

    Pour un premier commentaire, parce que quelque chose a remué aujourd’hui en te lisant au-delà de ce (grand) plaisir que je prends toujours à te lire, quelque chose dans mes tripes et mes question, pour un premier commentaire donc, je t’écris debout (oui, je sais, ça ne se voit pas de derrière un écran).

    "Debout, juste pour voir", comme l’a écris un autre humain dont j’aime les mots.

    Parce que oui on attends, mais aussi qu’on (du moins j’essaie, et je sais que d’autres) construit d’autres choses que des manifs et des colères, autres choses que de vaines agitations pour se convaincre qu’on n’est pas morts.

    Avec dans les oreilles José Alfonso conseillé par mon oncle que je ne vois jamais (une surprise, ici -> http://blogs.mediapart.fr/edition/a…), parce qu’on est toujours et jamais seul ; et quand l’angoisse se fait trop forte, on en crève comme ton pote, mais des fois on vit, et c’est autre chose que survivre. C’est tout.

    Répondre
  45. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Et bien, bienvenue, Loïc. Et tout de même, ça va mieux depuis. Non pas que c’est moins la merde (loin s’en faut), mais juste parce que je pense que même si nos marges de manœuvres sont extrêmement réduites, tout reste encore possible, si on se donne seulement la peine de bien vouloir y croire et d’envoyer se faire foutre ceux qui foutent la zone, juste pour goinfrer un peu plus leur gueule! J’ai peut-être perdu des potes, mais j’en garde tout plein qui sont seulement extraordinaires, chacun à leur manière.

    Merci d’exister!

    Répondre

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