Esprits de fêtes

Voilà le familylecte jeté sur les routes, au gré des hasards, un certain 25 décembre comme tant d'autres.

Popote

Parfois, prendre le temps, hors du temps, juste quelques instants fugaces volés au flux du temps qui passe.

La phrase de l'année!

La phrase de l'année! Mise en ligne par Le Monolecte Si le climat était une banque, ils l'auraient déjà sauvé ! Hugo Chavez, conférence climat de l'ONU à Conpenhague, 16 décembre 2009 no comment

Dématérialisation exponentielle

Il y a six mois, j'avais serré la main du conducteur offset qui partait enfin à la retraite. Aujourd'hui, la moitié des machines a disparu, les étagères à papier sont vides, il reste le patron, l'infographiste et la typographe.

Ça sent le sapin!

Tout vient à point à qui sait attendre, mais depuis plus d'un mois que je rongeais mon frein, j'ai bien cru ne jamais voir le bout de ma première grande aventure éditoriale.

Les enfants de l'esprit

On ne naît pas femme, on le devient, écrivait Simone de Beauvoir dans Le Deuxième sexe. En fait, l'étude de l'éthologie et la longue observation des personnes que j'ai la chance de côtoyer m'ont enseigné qu'on ne naît finalement pas grand chose, ce qui ouvre un vaste champ de possibles, de la même manière qu'on ne naît jamais seul au monde, mais avant tout dans le regard des autres.

Du côté de chez Paul

L'épopée de Marie, petite mère courage, nous ramène une fois de plus — et sûrement pas la dernière — dans le bled-en-chef pour une énième péripétie administrative. L'épisode deux de la course d'obstacles régulièrement imposée aux précaires pour leurs miettes de droits sortira en exclu-lulu dans le numéro 43 du Fakir national, à s'arracher dans tous les bons kiosques dès samedi 28 novembre.

L'attrape-rêve

La plupart du temps, ça m'arrive en voiture. Même quand j'étais gosse et que j'étais reléguée à l'arrière, là où les roulis de la route projetaient mon cœur au bord des lèvres, il me suffisait de laisser mon regard se perdre sur le paysage qui défilait derrière les vitres pour décoller dans un autre monde.

Le syndrome du poisson rouge

Qui contrôle le passé contrôle l'avenir. Aldous Huxley.
Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. Winston Churchill

Bienvenue chez les Gascons

Samedi soir, on remet le couvert pour la grande nuit des morts, pour la troisième année consécutive. Si Halloween a perdu pas mal de terrain en France ces dernières années malgré son implantation commerciale forcenée, il y a au moins un petit quartier rural qui résiste encore et toujours au reflux mortuaire... mais c'est à la sauce gasconne.

L'insoutenable légèreté de l'être

Juste une poignée de mots, quelques inflexions de voix qui tintent aux oreilles et résonnent longuement en notre for intérieur comme une petite musique de l'âme, l'intimité incroyable d'une formule, d'un titre avec ce qu'il y a de plus secret en nous, une familiarité étrange et insaisissable, une pointe de jalousie pas franchement assumée face à l'un des plus beaux titres de la littérature mondiale, une quête intérieure et puis, un jour, la synchronisation parfaite, l'éclat de la compréhension, le moment où l'on acquiert la certitude que l'on sait exactement à quoi pensait l'auteur en écrivant ce titre à la puissance évocatrice incomparable : l'insoutenable légèreté de l'être.

Marie à petit prix

Une fois par semaine, c'est l'heure parentale avec les autres éleveurs de nains montés sur batterie inusable qui s'adonnent aux joies des arts martiaux.

L'exemple, c'est nous

Son petit minois tourné vers le ciel, ma fille ne perd pas une miette de ma patiente reptation verticale. Elle aime l'escalade parce que je la pratique tout comme elle réclame régulièrement des épinards à table, parce que je lui ai dit que j'adorais ça.

L'implacable érosion de l'indignation

Si tu t'écoutais deux minutes, tu passerais ta vie en Sarkoland ordinaire à éructer, vitupérer, gueuler, beugler, hurler ta colère et ton indignation permanentes. La constance de la saloperie ordinaire est telle que tu te pèterais une coronaire en moins de temps qu'il n'en faut pour remplir une cuvette de chiottes de toute la bile qu'un journal de Pernaut peut te faire remonter du gosier.

Ce n'est pas parce qu'ils n'en ont rien à foutre qu'on va se priver de leur donner notre avis!

Ou comment une abstentionniste convaincue, voire forcenée, en vient à faire de la retape pour inciter à se rendre en masse dans des bureaux de vote sauvages. Et comme d'hab', moins ils veulent qu'on y aille, plus il est important d'y aller.

Parrainage

C'est en scannant de vieilles photos de famille ce WE pour les soustraire aux outrages du temps que je suis tombée sur lui. Je crois que c'est la seule photo où il apparait, le jour de mon baptême, alors qu'il tient ma version bébé dans ses bras. Je me suis juste demandé s'il savait au moment de cette photo ce qu'il allait me faire, près de 12 ans plus tard.

Le Fakir sort des clous

Il y a la presse-sandwich, qui glisse une fine couche d'infos vides qui brossent tout le monde dans le sens du poil entre deux grosses tranches de pub bien juteuses et puis il y a la presse-passion, avec plein de vrais bons gros morceaux d'informations qu'on ne trouve nulle part ailleurs et qu'une tribu de journalistes intègres et enragés est allée chercher sauvagement jusqu'au fin fond des latrines de la République.

La machine à remonter dans le temps

C'est fait, je m'y colle : Le Monolecte va sortir sur support-papier, dans un (voire probablement plusieurs) vrai bouquin, avec une jolie couverture, des notes de bas de page et même une photo officielle de l'auteur en quatrième de couverture, enfin, si Éric se rappelle qu'il ne doit pas m'oublier.

Le pas précipité de la donzelle

Ça y est, j'ai des devoirs, j'ai des devoirs ! Ma grande petite bonne femme jaillit du bus de ramassage scolaire comme un petit diable tout en traînant son cartable à sa suite, trop grand et trop vide.