De si gentils chiens

On croit toujours avoir le temps.
Et puis, non.


L'ennemi du cyclisteJe pensais qu’en pédalant vite, sans ménager mes efforts, je pourrais boucler la petite balade en moins d’une heure et rentrer avant la nuit. Mais à l’approche de la mi-août, la nuit tombe parfois comme un couperet et je me suis rapidement rendu compte qu’il me fallait rebrousser chemin. J’étais un peu frustrée, déjà que dans cet étrange été, je passe mon temps à me rendre compte que je n’ai le temps de rien. Des jours que je n’avais pas bougé ma graisse pour des raisons aussi oiseuses les unes que les autres et de nouveau, la nécessité impérieuse de remettre encore au lendemain.

Quand je le vois débouler à l’autre bout de la route, là aussi, je me dis qu’en pédalant fort et dur, je devrais avoir le temps de tourner vers chez moi avant qu’il ne me rattrape, mais le chien est lancé comme une fusée et il m’a dans le collimateur depuis assez longtemps pour ne pas laisser passer son tour. Je ne suis même pas à moitié chemin de mon objectif qu’il est déjà sur moi, babines retroussées, poil hérissé dans une belle démonstration de domination. Je suis en train de freiner sec pour ne pas prendre le risque d’être déséquilibrée en pleine course, mais là aussi, je suis trop courte, je n’ai pas le temps de m’arrêter qu’il a déjà fait volte-face et que sa gueule se referme sans hésiter sur mon mollet droit.

C’est ça, la vie du cycliste. C’est bien plus que de souffler comme un bœuf dans les montées, au bord de l’apoplexie, bien plus que de se déboîter le coccyx à force de cahoter sur des routes défoncées par des années de négligences bitumesques et agricoles, bien plus que cet équilibre précaire que l’on peine à tenir dans les virages à gravillons. C’est se méfier des automobilistes qui nous dépassent en trombe en nous rasant de si près qu’on sent le souffle du rétroviseur à hauteur du coude, des camions qui nous aspirent sous leurs essieux, des portières qui s’ouvrent devant nous comme des boucliers de CRS en furie, des chevreuils qui bondissent des haies vives à portée de crachat de notre épaule droite et surtout des cons de clébards qui se jettent dans nos rayons, jaillissant de nulle part comme si nous étions une meute de chats à nous tout seuls.

Le chien, c’est l’ennemi du cycliste.
Il y a quelque chose dans les couinements de la petite reine, dans la danse des rayons ou dans le chuintement des pneus sur l’asphalte qui les rend positivement fous. Ce qui, la plupart du temps, n’est pas si grave, le chien se contentant de beugler comme un perdu derrière le grillage d’enceinte de son territoire. Il m’arrive régulièrement de passer devant une haie fulminante où le roquet s’épuise en aboiements hystériques en lui balançant un grand sourire carnassier et un sonore et joyeux dans ton cul, le chien ou fuck off, ass hole quand je connais la nationalité des maîtres, parce que je le dis bien haut : il n’y a pas de mal à se faire du bien !

Mais il arrive aussi toutes les autres fois — et putain, qu’elles sont nombreuses ! — où le clebs considère la route comme sa propriété personnelle et se jette dans ma roue sans autre forme de procès. Dans le chien divagant, il y a un peu de tout : le déconneur qui jaillit de sa planque à la dernière seconde à hauteur de pédalier, histoire de voir si vous êtes un gros émotif, le coureur de fond qui vous flanque d’un bout à l’autre de ce qu’il pense être son territoire, le vicieux qui arrive par derrière en silence et tente de vous serrer dans le fossé en hurlant une fois arrivé à votre hauteur, le crétin, rarement gros, mais qui bondit n’importe comment, au risque de se prendre dans les rayons et de vous faire dessiner un beau soleil au-dessus du guidon et le gros connard de classe internationale pour qui le cycliste est une proie à immobiliser et à bouffer. Tous ces clébards ont cependant un gros point commun : un maître qui n’en a rien à secouer des autres et qui ne prend donc jamais la peine de fermer son portail ou d’attacher convenablement son bestiau.

Bien sûr mon mordeur est de cette ultime catégorie, mais j’ai le gros défaut d’être toujours d’une naïveté presque écœurante quant à la réalité de la nature humaine.

J’ai pratiquement sauté de mon vélo et la surprise et la peur saturent mon organisme d’adrénaline pure. Je gueule sur le chien pour le faire reculer. C’est une stratégie discutable, mais qui a toujours marché jusqu’ici. J’ai fait reculer un Épagneul un peu con et un autre Beauceron vindicatif par cette méthode jusqu’à présent. Et surtout, j’ai déjà eu le dessus sur mon assaillant une paire de fois de cette manière. Parce que hélas, nous sommes de vieilles connaissances, mais qu’il se trouve que je n’ai pas le choix : pour rentrer chez moi, je DOIS passer par là.

Mais il ne recule pas ou si peu. Peut-être 20 mètres. L’effet de surprise a été des plus brefs pour lui aussi et il reprend du terrain, hargneux. Il commence à tourner autour de moi, à m’encercler, comme s’il avait choisi de renouveler l’attaque et d’affirmer une bonne fois pour toutes sa suprématie canine

Surtout, ne jamais fuir. Ne jamais montrer son dos. Ne jamais devenir une proie et laisser le chien penser qu’il a le dessus. Gueuler permet d’évacuer la peur, la terrible peur que ces prédateurs hument à pleine truffe et dont le fumet les excite au plus haut point. Ne rien lâcher, jamais. Rester l’espèce dominante, la femelle alpha. Parler leur langage, celui de la meute et du territoire. Gueuler a l’autre avantage de faire apparaître le maître. Le raffut attire immanquablement le maître. D’ailleurs le voilà qui arrive. Mais au lieu d’engueuler son chien, c’est à moi qu’il s’en prend :

  • Je t’ai vu, tu lui as filé des coups de pied.
  • Ton connard de chien vient de me mordre, alors arrête tes conneries !
  • Tu lui as foutu des coups de pied !
  • Tu me crois assez stupide pour jeter mon 35 dans la gueule d’un clébard de 25 kg ? De toute manière, ce n’est pas la première fois que je te le dis : ton con de chien n’a rien à faire sur la route.

C’est une autre constante : selon son maître, le chien a toujours raison et le cycliste a tort. Ce doit être une loi universelle du genre. Je me souviens d’une fois où j’avais été coincée par un molosse très hargneux et très gros. À mes cris, une femme avait fini par arriver, assez débonnaire vu les hurlements hystériques de sa bête.

  • Il aboie beaucoup, mais c’est un très gentil chien.

Et mes yeux de s’arrondir comme des soucoupes face à l’énormité de cette déclaration, alors même que le brave toutou avait entrepris de sauvagement dévorer la roue arrière de mon vélo que je tenais à grand-peine sous cet assaut furieux.

J’ai appris ce soir-là que les urgences sont remplies de gens qui se sont fait bouffer par de si gentils chiens.

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Un grand merci à Patrick Mignard pour m’avoir envoyé ce dessin pour me dérider :

21 réponses
  1. Françoise Boulanger
    Françoise Boulanger dit :

    Les chiens ne sont que ce qu’en font leur maître : comme tout enfant, tout animal domestique s’éduque. Un chien négligé ou trop gâté deviendra agressif, comme son maître. Un chien dont on se préoccupe sera aimable.
    J’espère que ton "gentil voisin" se fera rééduquer lui par la loi !
    En tout cas, bravo pour ce récit très vivant. Et je ne pense pas venir faire de vélo par chez toi…

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  2. Anti-libéral
    Anti-libéral dit :

    C’est vraiment terrible, toujours cette mentalité de la fuite de ses responsabilités. C’est parfaitement insupportable. Malheureusement, j’ai bien l’impression que c’est une majorité des gens qui sont comme ça, aujourd’hui. Et tout le temps, essayer de mettre la responsabilité (d’un problème) sur le dos de quelqu’un d’autre… et (parfois) admettre, en dernier ressort et du bout des lèvres, sa responsabilité.

    C’est quand même incompréhensible que ça ne vienne pas à l’idée des gens que : c’est une responsabilité d’avoir un animal. C’est une responsabilité envers les autres (gens), mais aussi envers l’animal. Je dirais même que c’est un devoir que d’éduquer son animal. Ça me paraît être le minimum que d’être « maître » de son animal. Je ne pense pas que ça soit pour rien que le mot « maître » est utilisé pour désigner le propriétaire. Le « maître » est responsable des conséquences…

    Et c’est incroyable aussi de ne pas se rendre compte. C’est un peu l’éternel paradoxe (?) de « la paille » et « la poutre ». Parce que ce sont les mêmes personnes qui, si c’était un enfant qui avait commis un crime ou un délit, sont (en général) les premiers à dire que : c’est de la faute des parents, que les enfants n’ont pas été éduqués, etc. Pourquoi une majorité de gens ne réfléchissent-ils plus ? Des fois, on a l’impression que les gens n’utilisent plus leur cerveau !

    Parfois, je rêve du jour où cette culture de la fuite des responsabilités disparaîtra. Un jour où : une majorité de gens feront attention aux choses (autrement dit aux « conséquences ») dont ils sont responsables. Et une sorte d’attention envers les autres, aussi. Et que, même s’ils ne sont pas directement responsables, ils se sentent concernés.

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  3. una
    una dit :

    J’ai une chienne que j’ai trouvée dans la rue, et elle considère les vélos, les rollers et les skate-boards comme ses pires ennemis. On a tout essayé, rien à faire, dès qu’elle entend le bruit d’un vélo, ça la met en rage et on a du mal à la retenir. Cela dit, c’est au vélo et aux roulettes qu’elle en veut, pas à l’humain perché dessus. Pour ma part, je la tiens en laisse, ça me scie les bras, mais ça règle la question, vous pouvez peut-être suggérer cette solution à votre voisin. Et à part ça, certes c’est très grave comme problème, mais bon… Je n’aurais jamais pensé qu’un tel sujet méritait une entrée sur un "blog influent" et encore moins un référencement sur rezo.net. Vivement la rentrée, tiens.

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  4. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Tous les experts s’accordent à dire que n’importe quel chien peut être dangereux. Le Dr Claude Béata, vétérinaire comportementaliste, membre du Collège européen des vétérinaires comportementalistes et président de Zoopsy, l’a rappelé lors d’une conférence sur le thème «Le chien citadin citoyen: l’importance du rôle conseil des vétérinaires auprès des collectivités locales» (Marseille, 27 octobre 2009): «Des chiens dits dangereux ont été mis dans des cases sans qu’aucune étude scientifique ne démontre le lien entre race et comportement. (…) La dangerosité d’un chien n’est en aucun cas à corréler à la race à laquelle il appartient mais à sa lignée, sa socialisation, son éducation, ses relations dans le foyer.»

    Morsures de chiens : le flou des statistiques

    Répondre
  5. RadTransf
    RadTransf dit :

    Chien qui mort sans raison == Plainte chez les flics

    C’est la seule solution, parce qu’un jour le chien s’en prendra a un gamin qui ne pourra pas lui filer des coups de tatanes.

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  6. kzyh
    kzyh dit :

    Mauvaise expérience que maints facteurs ont vécue lors de leurs tournées à vélo.
    Le possesseur du chein est doublement en tort puisque son chien divague, qu’il n’est pas sous sa surveillance immédiate. Un viel adage dit "tel père tel fils" il est transposable ici . Oui aux câlins non aux canins mordeurs.

    PS il existe de petits appareils portatifs à ultrasons pour éloigner les chines je n’ai pas testé

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  7. RiGeL
    RiGeL dit :

    6. Le samedi 25 août 2012, 22:48 par Agnès Maillard
    Il parait que si. J’en ai donc acheté une.

    Sans vouloir faire de critique systématique, c’est un mauvais calcul que tu as fait en achetant une seule bombe. Il faut TOUJOURS, dans ton cas, les acheter par deux. La première pour le chien, la seconde pour le maitre. A défaut de sens de la responsabilité, le maitre s’éduque comme le chien, par une réponse pavlovienne : "je laisse mon chien sur la route, je me prend un coup de bombe au poivre." En général, lorsque le maitrre a plus peur du cycliste que de son chien, le chien reste tranquille. Je te l’accorde, c’est assez radical comme méthode, mais il en est des humains comme des chiens, certains ne comprennent que les rapports de force.

    Répondre
  8. RiGeL
    RiGeL dit :

    6. Le samedi 25 août 2012, 22:48 par Agnès Maillard
    Il parait que si. J’en ai donc acheté une.

    Sans vouloir faire de critique systématique, c’est un mauvais calcul que tu as fait en achetant une seule bombe. Il faut TOUJOURS, dans ton cas, les acheter par deux. La première pour le chien, la seconde pour le maitre. A défaut de sens de la responsabilité, le maitre s’éduque comme le chien, par une réponse pavlovienne : "je laisse mon chien sur la route, je me prend un coup de bombe au poivre." En général, lorsque le maitrre a plus peur du cycliste que de son chien, le chien reste tranquille. Je te l’accorde, c’est assez radical comme méthode, mais il en est des humains comme des chiens, certains ne comprennent que les rapports de force.

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  9. Andrushka
    Andrushka dit :

    Ah, la joie du vélo!!! Il y a fort longtemps au cours d’une promenade, un de ces "clebbards" est sorti de sa propriété non fermée, et ma bouffé le mollet. Un autre, bouvier bernois qui pourtant "m’aimait" bien (chien d’amis de mes parents) m’a sauté de -dessus et mordu la poitrine. Celui-.ci a fait le coup deux fois avec des enfants (dont moi) et les propriétaires ont dû le faire euthanasier. Comme dit mon frère vétérinaire, TOUS les chiens peuvent un jour ou l’autre être dangereux. Toujours se méfier des propriétaires qui disent "mon chien n’est pas méchant, il NE MORD PAS". Qu’est-ce-qu’il en sait? Rien.

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  10. Xtiane
    Xtiane dit :

    Jacques Lacarrière disait dans "Chemin faisant" que le pire ennemi du marcheur est le chien ……vous vous retrouvez sur cette opinion partagée….et moi, je retrouve avec vous deux le plaisir du beau récit !!! désolée qu’il soit au dépend de celle qui l’écrit !

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  11. smolski
    smolski dit :

    Responsable d’un chien adopté et ancien promeneur volontaire de chiens de refuge, j’abonde dans le fait que tous les chiens de toutes les tailles sont potentiellement dangereux pour tous.
    Nous devons penser aux enfants qui en sont victimes, aussi, à mon sens, tous les moyens sont bons pour faire cesser leurs agressions hors des propriétés privées.
    De la boulette de viande empoisonnée à la bombe de poivre pour le chien (autant que pour le responsable de celui-ci… le poivre, pas le poison !).
    Dans tous les cas, il reste préférable de signaler les attaques aux autorités, c’est la seule solution pérenne qui tranchera dans le vif de manière significative.

    Anecdote :
    Ma voisine pratique le marathon et court tous les matins à travers la campagne.
    L’année dernière, elle s’est fait bousculée par la charge d’un molosse dont le propriétaire arriva benoîtement pour récupérer son chien qui lui aboyait toujours dessus.
    Cette voisine fit leçon au propriétaire mais, devant son agressivité, elle entrepris de générer une plainte en mairie.
    Le propriétaire du chien contacta aussitôt le maire par téléphone et lui relata le comportement « hystérique » de cette femme qui se plaignait sans aucune raison d’avoir été agressée par son clebs si gentil.
    Il relata tout cela non pas au maire en personne mais à sa femme… sa femme qui n’était autre que la jogueuse dite hystérique.
    Sans se dévoiler elle écouta stoïquemement tout le laïus et lui assura tranquillement que tout cela se réglerait selon la procédure en mairie.
    Je vous dit pas la tête du propriétaire du clebs à la mairie devant le maire et sa femme plaignante… Il reçu là une mise en demeure officielle d’avoir maîtriser son chien sur la voie public.
    Depuis, on peut courir tranquillement dans le canton car le molosse est vigoureusement attaché toute la journée.
    Je plains ce chien que je connais personnellement et avec qui je partageais des promenades en compagnie du mien, mais vu sa taille et son comportement avéré, il n’y a pas d’autre solution à minima.

    Cela dit, je préconise qu’une éducation comportementaliste canine soit enseignée à tous et de manière suivie afin de responsabiliser les proprétaires et permettre aux victimes d’agressions canines de garder certains certains réflexes salvateurs plutôt que de s’enfuir ou de donner des coups toujours trop mesurés contre un chien de belle taille.
    Faire face et tendre les bras en avant en lui parlant fort le contient, nos mains sont des crocs pour lui. Et si personne ne vient aider, reculer doucement , pas à pas.
    Pour le faire fuir… c’est une autre affaire.

    Il y a un code de la route qui impose une distance de 1m50 au dépassement d’un 2 roues !

    Répondre
  12. smolski
    smolski dit :

    Responsable d’un chien adopté et ancien promeneur volontaire de chiens de refuge, j’abonde dans le fait que tous les chiens de toutes les tailles sont potentiellement dangereux pour tous.
    Nous devons penser aux enfants qui en sont victimes, aussi, à mon sens, tous les moyens sont bons pour faire cesser leurs agressions hors des propriétés privées.
    De la boulette de viande empoisonnée à la bombe de poivre pour le chien (autant que pour le responsable de celui-ci… le poivre, pas le poison !).
    Dans tous les cas, il reste préférable de signaler les attaques aux autorités, c’est la seule solution pérenne qui tranchera dans le vif de manière significative.

    Anecdote :
    Ma voisine pratique le marathon et court tous les matins à travers la campagne.
    L’année dernière, elle s’est fait bousculée par la charge d’un molosse dont le propriétaire arriva benoîtement pour récupérer son chien qui lui aboyait toujours dessus.
    Cette voisine fit leçon au propriétaire mais, devant son agressivité, elle entrepris de générer une plainte en mairie.
    Le propriétaire du chien contacta aussitôt le maire par téléphone et lui relata le comportement « hystérique » de cette femme qui se plaignait sans aucune raison d’avoir été agressée par son clebs si gentil.
    Il relata tout cela non pas au maire en personne mais à sa femme… sa femme qui n’était autre que la jogueuse dite hystérique.
    Sans se dévoiler elle écouta stoïquemement tout le laïus et lui assura tranquillement que tout cela se réglerait selon la procédure en mairie.
    Je vous dit pas la tête du propriétaire du clebs à la mairie devant le maire et sa femme plaignante… Il reçu là une mise en demeure officielle d’avoir maîtriser son chien sur la voie public.
    Depuis, on peut courir tranquillement dans le canton car le molosse est vigoureusement attaché toute la journée.
    Je plains ce chien que je connais personnellement et avec qui je partageais des promenades en compagnie du mien, mais vu sa taille et son comportement avéré, il n’y a pas d’autre solution à minima.

    Cela dit, je préconise qu’une éducation comportementaliste canine soit enseignée à tous et de manière suivie afin de responsabiliser les proprétaires et permettre aux victimes d’agressions canines de garder certains certains réflexes salvateurs plutôt que de s’enfuir ou de donner des coups toujours trop mesurés contre un chien de belle taille.
    Faire face et tendre les bras en avant en lui parlant fort le contient, nos mains sont des crocs pour lui. Et si personne ne vient aider, reculer doucement , pas à pas.
    Pour le faire fuir… c’est une autre affaire.

    Il y a un code de la route qui impose une distance de 1m50 au dépassement d’un 2 roues !

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  13. David
    David dit :

    Oui j’ai eu à peu près la même étant petit. Dans le quartier où j’habitais, plusieurs maitres avaient des pit bulls à l’époque et la muselière n’était pas encore obligatoire. Avec mes copains de l’époque on jouait souvent au foot dans un parc et un maitre et son pitbull s’y promenait souvent. Le maitre nous assurait que le chien était gentil, que c’était un bon toutou. Et un jour, je ne sais comment, le pit bull était sans laisse dans le parc sans son maitre (qui était un peu plus loin derrière, surement en train de discuter). Il s’est mis à courir vers nous, nous avons tous détalé avec mes copains et en fait le pit bull s’était dirigé vers notre ballon de foot et l’avait complètement déchiqueté… Nous l’avions échappé belle à l’époque, c’était une peur pas possible. Et quelques instants plus tard son maitre est arrivé. Il a récupéré son chien sans nous dire un mot alors que l’on pleurait tous parce que le chien avait bouffé notre ballon.
    Comme quoi, tous les chiens ne sont pas si gentils que ça.

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