Ceci n’est pas une crise

Depuis quelques jours, il y a un concert de tamtam dans la volière et c’est la panique à bord. Il n’est plus possible d’avoir la moindre petite connexion médiatique (journaux, radio, TV, web) sans se retrouver littéralement submergé par un tsunami de hurlements échevelés : c’est la crise, c’est la crise, c’est la crise !
Ça a l’air de franchement chier dans le ventilo, vu comme cela…


Sans rire, vous n’en avez pas marre de vous faire dicter vos actions et émotions par les mêmes guignols, ceux-là mêmes qui ont rabâché sans rire pendant des années que le libéralisme et la dérégulation sont bons pour notre poil, qu’un bon citoyen est un citoyen qui se vautre comme un goret dans la consommation à outrance et à crédit, s’il vous plait, qu’il faut aimer les riches et les patrons, parce que ce sont eux les forces vives, eux qui créent la richesse, laquelle, si elle est assez abondante au sommet finira par ruisseler doucement jusqu’aux assoiffés parqués sous la table du banquet ? Cette agitation à la limite du Tourette viral serait drôle si elle n’était aussi pathétique.

Mais, putain, c’est la crise !

À les écouter, on va tous se retrouver dans une galère pire que dans un roman qui aurait été écrit par Steinbeck, Dickens et Zola réunis. Il ne nous reste qu’une issue : les écouter, approuver leurs plans de relance et filer sans moufter le blé que nous avons épargné, mois après mois, années après années, péniblement, sur les maigres subsides qui nous tiennent lieu de salaires. Car ce sont les mêmes, qui se foutaient de la gueule des Cassandres qui prétendaient que les arbres de l’immobilier ne peuvent monter jusqu’au ciel, qui ramènent leur science aujourd’hui pour nous expliquer qu’ils nous l’avaient bien dit (même pas le courage de leurs erreurs et aveuglements, ces faisans!) et que pour s’en sortir, il faut filer plein, plein de pognon à leurs petits copains qui se sont bien gavés, jusqu’à vidanger le système et nous précipiter dans… la récession.
Ouf, voilà, le gros mot est lâché.

C’est pire qu’une crise, ce qui nous arrive, c’est une putain de récession, avec des millions de chômeurs, des boîtes qui ferment partout, des cantines compassionnelles pour pauvres et des SDF plein les rues des villes… comme d’hab’, quoi!

Parce qu’en fait, la crise n’est pas le problème, elle est le mode normal de fonctionnement du capitalisme. Le scénario est toujours le même : des mecs qui ont l’argent et qui avec, veulent en gagner toujours plus, des montages financiers qui reposent sur du vent, l’emballement de la machine, le mythe de la croissance infinie dans un monde parfaitement fini, la prédation de tous contre tous, la montée des inégalités, le déferlement de la misère, encore plus de concentration de pouvoir et d’argent, le blanc-seing des politiques à cette curée hargneuse, la collaboration féroce des porte-flingues, des traîtres à leur classe, des sans-grade qui prennent les strapontins pour des marches-pieds, des politicards qui vont à la soupe avec la même avidité qu’ils envoient leurs électeurs benêts à l’équarrissage, et au bout du compte et des mauvais calculs, le château de cartes s’effondre sur la piétaille pendant que les nantis organisent la faillite des nations pour se refaire avant le prochain tour de poker menteur.

Personnellement, je n’en ai rien à cirer de leur crise : je suis tombée dedans quand j’étais petite. Un soir, mon père est rentré du boulot avec une 4L. Il avait revendu, pour cause de crise du pétrole, la Commodore, la belle américaine morfale à la gigantesque banquette arrière où je m’allongeais pour les longs trajets.
Depuis ce moment-là, ça a toujours été la crise : éteindre la lumière en sortant d’une pièce, pour économiser, mettre un gilet en hiver plutôt que de monter le thermostat, bosser dur à l’école pour échapper au chômage galopant, collectionner les diplômes et les emplois de merde sous-payés, des loyers qui grimpent avec des revenus qui stagnent au mieux, toujours rogner, accepter le SMIC comme plafond de verre et renoncer, petit à petit à toujours plus de choses : les sorties, les restos, les loisirs, les journaux (ça, ça a été facile!), les fringues, les déplacements, les livres (ça, ça a été vraiment dur!), les soins, le chauffage… Là, il ne reste plus grand-chose à rogner en dehors de la bouffe et du logement, mais même ce peu, ça fait encore envie aux charognards.

La récession guette les classes moyennes prévoyantes qui avaient placé leur éconocroques dans des PEA pour leur faire gicler au moins du 15 % par an ? Vont-ils devoir renoncer à la résidence tertiaire ? Aux vacances d’entre saisons à Saint-Domingue (là où la vie des larbins est moins chère). Nous sommes des millions en face à nous être serrés la ceinture cran après cran, depuis des années, pour leur servir leur putain de 15%, puis 20, puis 30%… jamais assez et jamais envie de savoir d’où vient le fric. C’est bien connu, quand tu ne sais pas, tu n’es pas coupable, même pas complice. Suffit de regarder ailleurs, de prendre l’oseille et d’en profiter à fond les ballons, comme Louis, le gentil retraité que décrit François Ruffin dans son livre La guerre des classes. Tout content d’avoir triplé sa mise en PEA en 10 ans et refusant de voir le lien avec l’explosion des bas salaires, des temps partiels, du chômage, des Smicards. Pas voir, tout prendre.

L’économie Gillette

Panic au Mangin Palace 2008Bref, la crise, c’est la leur. La récession, c’est un petit coup de canif dans le bling-bling, c’est juste un nouvel écrémage de vainqueurs dans le petit lot de ceux qui pensaient avoir réussi à s’extraire au-dessus de la masse laborieuse et souffrante, c’est un réajustement de compteurs. Il ne faut pas croire que le fric a disparu. L’argent ne s’est pas évaporé, ce sont les promesses de gains anticipés sur notre travail réel qui ont été réétalonnées, un temps, sur l’économie réelle. Parce qu’ils ne peuvent finalement pas nous prendre plus de fric que celui qu’ils consentent encore à nous lâcher, fort parcimonieusement, par ailleurs. C’est ça, la crise des subprimes. L’étonnement de voir que les pauvres payés au lance-pierre n’allaient pas pouvoir payer 2 fois leur valeur des baraques qui coûtent déjà plus d’une vie de labeur.
C’est sûr, quelle surprise !

La vraie surprise, pourtant, pour les loqueteux, ça aurait dû être de découvrir que l’argent qui manquait connement il y a quelques jours pour leur éviter de crever la bouche ouverte, cet argent aujourd’hui sort de partout pour colmater les dettes de jeu de ceux qui avaient pourtant déjà tout. Pas de fric pour l’école, la recherche, la santé, les retraites, les banlieues, les chômeurs, les fonctionnaires. Mais 10 fois, 100 fois, 1000 fois plus de fric, comme ça, au débotté, pour combler les fouilles des banquiers. Ça, ça devrait être la putain de surprise, la vraie leçon de la crise. Et où comptent-ils trouver tout ce pognon qui leur faisait si cruellement défaut quand on en avait besoin pour honorer de simples engagements de l’État devant les citoyens ? Ils hésitent : le livret A, le LEP… les petits bas de laine des gagne-petit. Plus une dette supplémentaire qu’il n’est plus subitement honteux de faire peser sur notre descendance. La dette pour les investissements humains, c’est mauvais. La dette pour nourrir l’ogre financier, c’est bien.

Le capitalisme, c’est comme les rasoirs Gillette : une première lame pour bien choper le pauvre et une seconde pour lui faire les poches. Puis une troisième, au cas où la seconde aurait oublié du pèze dans les coins inaccessibles. Et pourquoi pas une quatrième, pendant qu’on y est ? Pour finir d’essorer le pauvre avant qu’il ne se rétracte. Directement dans le vif.

Tout ce qui compte, c’est de nous maintenir dans un état de panique permanent : le chômage, les talibans, la crise. Qu’on ait bien peur et que l’on soit prêt à suivre n’importe quel dogme, du moment qu’il sort de la bouche d’un homme providentiel. Pour que l’on soit dans l’urgence, pas dans la réflexion : vite, on est dans la merde, videz vos poches… heu, mais pas vos comptes en banque (on en a encore besoin !). Il nous faut avoir peur de la misère noire qu’annonce la crise qui déferle. Cette crise qu’ils nous agitent sous le nez comme une mulletta pour que nous ne voyons pas que les seuls perdants, c’est nous, que le fric qui est aspiré goulûment par les boites noires commodément opaques des chambres de compensation, c’est le nôtre, que leur richesse, c’est notre pauvreté, qu’ils ont absolument besoin de nous pour continuer de la même manière alors que nous n’avons pas du tout besoin d’eux pour vivre mieux.

Parce que nous n’avons pas besoin d’eux et de leur système confiscatoire mortifère, alors qu’eux colonisent nos vies pour bâtir leurs fortunes.
Pas besoin d’eux pour construire autre chose, ici et maintenant.
Et les laisser dans leur merde.

Ce n’est pas une crise, c’est une révélation. Ce n’est pas le chaos, c’est la revanche du réel. Ce n’est pas la fin, mais peut-être bien le début.
Ils vont tenter de nous vendre au prix du sang leur monnaie de singe et leurs rêves de pierre, pour perpétuer le système. Le leur. Celui qui leur profite.
La vraie révolution, c’est de cesser de les croire, ne plus avoir peur et passer à autre chose, maintenant, ici et partout.

C’est pour cela que l’âge de la critique se termine ici et que commence enfin l’âge de faire.

158 réponses
  1. céleste
    céleste dit :

    bravo bravo bravo!

    j’adhère à cent pour cent
    surtout ne pas céder à la panique, ils en profiteraient pour nous visser au sol et gommer nos libertés en imposant des régimes dictatoriaux.
    surtout ne pas baisser la tête, ils en profiteraient pour nous l’enfoncer dans la flotte, dans la boue

    dénoncer leurs abus, les harceler
    libérer nos énergies, s’unir, agir

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  2. cyberpoete
    cyberpoete dit :

    tout a fait d’accord, et je reste persuadé que cette "crise" est orchestré par quelques capitaleux a deux balles qui vont s’enrichir encore plus dès que la crise aura faibli.

    c’est pas joli tout ça !

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  3. Le Yéti
    Le Yéti dit :

    Entièrement d’accord avec ton analyse, Agnès. En commentaire, je me permets de laisser copie de l’échange que j’ai eu ce matin avec un intervenant ami sur mon propre blog.

    L’intervenant : "Comme toujours, les pauvres (et les classes moyennes) paieront durement les pots cassés. Privatiser les profits, socialiser les pertes !"

    Ma petite réponse : Eh non, c’est bien là leur gros problème, le cœur même de LEUR crise. Bien sûr qu’ils vont chercher à "socialiser les pertes", sauf que là, les pertes sont tellement colossales, l’argent fictif qu’ils injectent en catastrophe tellement ahurissant, qu’il va leur être impossible de "socialiser" autre chose que des miettes. (…) Rappelons-nous que si la machine économique est à la ramasse, les outils de production pour les biens et services vitaux, ou même de simple confort, sont toujours en état de marche. Reste juste à aller leur piquer, mais c’est un autre sujet…

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  4. yenayer
    yenayer dit :

    Agnès
    N’as tu pas vu à la télé les pauvres traders de Lehmann Brothers quitter leurs bureaux en verre avec seulement quelques babioles dans un carton ( puréee c’est comme dans les series US pour de vrai !! ) ? C’est bien la preuve que c’est bien les patrons qui donnent du boulot. Si le patron coule, le salarié boit la tasse !!

    Le ramadhan est fini, je prie toujours Dieu de m’envoyer une vierge.

    PS. J’étais anti-liberal parce que attiré par des idées marxistes de gauche. Et grâce à l’islamophobie grandisante de la gauche ( une certaine ), je vais le rester grâce au Coran ..

    http://yenayer.blogspot.com/2008/09

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  5. ctoileblog
    ctoileblog dit :

    je pense que le capitalisme se renforce avec cette crise,et va donner naissance à un autre capitalisme bien plus redoutable : un capitalisme avec des monopoles super-puissants. C’est la victoire des plus riches contre les riches ah ah ah 🙂

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  6. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Commentaire pertinent de ctoileblog : les morfales profitent de l’effet de panique pour fusionner comme des malades, là où, il y a quelques jours encore, ils se seraient pété les crocs sur les quelques instances de régulation anti-trust qui restent encore. Prenons l’annonce de fusion Caisse d’Épargne-Banque Populaire : personne ne moufte devant cette connerie habituelle qui consiste à toujours concentrer plus pour devenir toujours plus gros et bouffer les autres ⇨ ce qui revient à fabriquer de nouvelles charettes de perdants.

    Il ne s’agit pas ici de nationalisations en chaîne, comme des journalistes incultes et aux ordres le ressassent en boucle, mais bien de l’aspiration forcenée de l’argent public dans la sphère financière. La monstruosité de la manœuvre est tellement énorme, que l’arnaque apparaît, même aux yeux des gens de de droite… ce qui implique une montée très probable d’une contestation de masse, dès que l’injonction de peur desserrera un peu son étau sur les cerveaux disponibles.

    Si on laisse faire dans la lancée, on va se retrouver avec des méganopoles privés qui vont prendre le contrôle des États et vider l’idée même de démocratie de tout contenu. Sachant que la puissance financière, politique et médiatique est essentiellement aux mains des marchands d’armes et de béton, pas besoin d’être bac+5 pour deviner la suite des événements : il n’y a qu’une seule sortie logique (enfin, dans ce système) à cette crise.

    Le monstre capitaliste est un parasite. Si nous cessons de le nourrir, en changeant par nous-même notre organisation sociale, nous le faisons crever.

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  7. comme ça
    comme ça dit :

    Ah! La bonne haine primordiale. La Monolecteuse devient fréquentable…

    Hier chez le chicotier, icelui au bigophone : ça a perdu 40% et des nièmes. Décomposé l’arracheur.
    C’est la première fois que que j’me marre comme un bossu chez l’dentiste.

    Aussi sec, y m’propose une prothèse à 5000 euros. Faut bien s’refaire. Gonflé le cureur de caries.

    Va t’faire!!! Plutôt manger d’la purée.

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  8. Chompitiarve
    Chompitiarve dit :

    Et paf !
    Encore un billet magistral qui dit tout cru ce qui est.
    Merci Agnès.
    🙂
    Depuis un bon moment, je dis autour de moi : le capitalisme n’est pas malade, il n’a pas le cancer, il EST la cancer!
    Le cancer n’est pas malade!
    Mais c’est la Terre, ou le vivant, ou notre espèce qui "ont" la maladie.
    La tumeur se porte bien.
    Sa seule limite serait de faire crever son hôte, qui se trouve manifestement menacé (la Terre, et le vivant, écologiquement, et l’espèce par les armes les famines manipulées et les totalitérismes) et la grande différence actuelle (avec les années 30 par exemple..) est la planétarisation de la chose.
    Donc l’atteinte de limites d’exploitation qui imposent un recul décroissant et/ou un effondrement de plancher (sur combien d’étages, here is the question)
    C’est mort le mythe du progrès infini de la science-qui-nous-sortira demain-de-la-merde-qu’elle-produit-pour-leplus-grand-bien-de-l’humanité, comme celui d’une infinie croissance. La science n’est plus qu’un puissant tapin technique au service de qui lui paie des labos, en gros.
    Le plafond est physique, à présent, pas spéculatif comme dans la Bourse ou dans la philosophie pure …
    Ce sont bien des migrations de masse, des camps, des destructions massives, un totalitarisme qui constituent la suite logique du système.
    C’est donc bien son écroulement ( et non sa poursuite par de nouveaux moyens) qui peut constituer le "faire" que tu évoques.
    Le premier des "engagements" est le désengagement : de la peur, de la croyance OBSCURANTISTE dans les marchés, dans le Bien
    evalué à l’ aune de l’accumulation de biens, (qui fonctionne en tant que paliatif de l’angoisse, et nous verrouille l’obsessionnel ). Pire encore que maints affamées, (moins naïfs et plus courageux ou plus rompus à la bagarre de la survie) nous sommes ficelés par la PEUR d’être affamés.
    Aussi, si la rage et la colère l’emportent sur la peur
    pleuvront avec les mesures de rétorsion.
    Diminuer la peur, en se désengageant.
    Constater que le besoin d’affoler les gens EST le symptôme d’une volonté de les mobiliser vers l’acceptation benoîte ou enthousiaste d’un casse-pipe énorme, qui, puisque, limite physique il y a, est le seul moyen pour le système de se refaire une jeunesse : l’élimination de masse, par la spoliation, puis la ghettoisation, puis la goulaguisation, etc.
    Pour contraindre à cette dynamique, il faut absolument obtenir un maximum de panurgie. C’est le boulot des médias…
    En France, je vois bien un truc possible : a-t-on remarqué que malgré l’énormité des actions du gouvernement, PERSONNE n’en démissionne, TOUS continuent au delà de n’importe quelle indécence dans le panier de crabe ?
    C’est peut-être que l’heure n’est pas venue, mais j’imaginerais bien que se présente comme providentiel celui (celle) qui de cette merde fera croire avec pertes et fracas qu’il n’est plus d’accord, que lui il sait, mais qu’il faut prendre des mesures fortes qui blabla …
    Le type de la droite pourrie qui saura faire un esclandre contre son propre camp ramassera une grosse mise, et pourra faire bien plus de dégâts encore que le guignol déjà usagé qui continue à brasser les reliques de son bling bling en ce moment.
    Faut vigiler, quoi, d’autres jolies "surprises" pourraient sortir du chapeau, on sait déjà que la "décroissance" ne sera pas partout heureuse …
    Sommes-nous si mécaniquement répétitifs, amnésiques et serviles ?
    A nous de répondre que non …

    Répondre
  9. marie t
    marie t dit :

    Diantre! Tant de lucidité fait du bien, même si ça fait mal…
    Merci.
    Pour ce billet et pour beaucoup de précédent.
    Je vais le faire circuler autour de moi.

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  10. jj
    jj dit :

    …. révélations …!!
    du coup, j ai été faire un tour du coté sombre de la force …. (tel un âne solo)
    attention ça dechire: http://www.wikiberal.org/wiki/Accue
    oula oula c est plein de con-cepts et de définitions
    sur la grosse machine (qui capote teuf teuf aRRRgghhh)

    pas si bêtes.. mais " loup y est tu, ou te caches tu ..?"
    j en reviens, j en suis parti, j ai fui , …. bêêêêê bêêêêê
    mouton blanc (bientot tondu ?)

    Répondre
  11. Le Yéti
    Le Yéti dit :

    "je pense que le capitalisme se renforce avec cette crise"

    Est-ce une analyse sérieuse ou l’expression d’un fantasme irraisonné ? Ou encore une complaisance dans la victimisation ?

    Je pense qu’il serait temps d’arrêter un peu le délire paranoïaque ! Au jour d’aujourd’hui, le grand groupe du CAC 40 qui "abrite" la grande société qui m’emploie, a perdu la bagatelle de 55,56 % de sa valeur en 1 an, 48,91% depuis le 1er janvier de cette année, 17,36% en une petite semaine.

    Je vous garantis que ce n’est pas le petit personnel qui détient les actions en déroute !

    Alors, le petit personnel en question va peut-être finir par morfler de son côté, mais je peux vous dire qu’il lui faudrait des centaines d’années de boulot pour rembourser les sommes extravagantes perdues par les connards qui pensaient maitriser le monde.

    Et ce n’est probablement pas fini !

    Alors, la panique des boursicoteurs suffit amplement aujourd’hui. Pas la peine d’y rajouter nos phobies téléphonées. On voudrait ouvrir une autoroute à ces fous furieux qu’on ne s’y prendrait pas mieux.

    Allez les copains, je voudrais pas faire mon Trichet, mais ça ne serait pas mal qu’on se calme un peu dans les rangs. Je sais pas, moi, servons-vous un petit verre de gouleyant et trinquons.

    Pour l’instant, entièrement d’accord avec Agnès : ils nous ont assez fait chier avec les crises dans lesquelles ils nous embrouillaient. Aujourd’hui que ce sont eux qui nagent vraiment dans la merde, profitons-en pour jubiler un peu. Au moins le temps que ça dure.

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  12. Louis siffert
    Louis siffert dit :

    "avec des méganopoles privés qui vont prendre le contrôle des États"
    ah alors là si maintenant des gros fabriquants de méganes prennent le contrôle des Etats où va le monde mâme Dupont.

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  13. wobebli
    wobebli dit :

    Oui, jubilons un peu avant avant qu’ils ne nous administrent la potion amère. On rit de leurs malheurs, mais on rit jaune. Parce que on sait très bien que pour réamorcer la pompe, il va falloir nous sucer le sang. La richesse qui est supposée degouliner de haut en bas, quand y en plus en haut, on va la prendre en bas. Tant qu’il vous reste des pieces achetez donc le bouquin de Naomi Klein "La stratégie du choc", c’est le programme des prochaines années. Maintenant, il reste l’armée, la santé et l’education à privatiser, le RMI, la retraite et le chomage a supprimer. Les grognements anticapitalistes de nos élites ne dureront pas et l’idéologie du marché va vite revenir. Ils vont bientot nous parler des réformes indispensables pour faire face à la crise.

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  14. Passant
    Passant dit :

    "Le monstre capitaliste est un parasite. Si nous cessons de le nourrir, en changeant par nous-même notre organisation sociale, nous le faisons crever."

    !! B-O-Y-C-O-T-T !!

    Répondre
  15. Le Yéti
    Le Yéti dit :

    "Les grognements anticapitalistes de nos élites ne dureront pas et l’idéologie du marché va vite revenir."

    Bis repetita : c’est une analyse objective ou l’expression d’un défaitisme limite déférent ?

    À force de nous asséner que ceux-là sont inévitables, qu’ils vont "revenir", qu’ils sont…. ben oui, finalement ça revient à ça, qu’ils sont les plus forts, eh ben ils vont finir par le croire, et l’être vraiment, aussi sûrement que nous nous appliquons à jouer le rôle de victimes consentantes drapés dans une dignité outragée totalement stérile et vaine. C’est nul !

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  16. Digna
    Digna dit :

    Merci, merci, merci Agnès.

    Notre maison capitaliste s’écroule, et on cherche à nous faire regarder ailleurs.

    Tombera, tombera pas?

    Pas facile le pronostic, tant nombreux sont les tombereaux de merde qui ont été déversés dans les cerveaux disponibles.

    Une idée de résistance comme ça en passant en reprenant ce qui est dit.

    N a mis à bout le corps enseignant: base-elèves, sconet, RGPP autonomie des universités, retraites etc…

    Les enseignants à bout pour expliquer la "crise" à la jeunesse passent et commentent le film pédagogique "L’argent, dette" et l’article de Michael Moore "Le hold-up du siècle"

    Et d’essayer d’expliquer ensuite en quoi c’est caca de mettre une petite dette sur leur tête d’enfant pour nourrir,loger,soigner,éduquer tout le monde, et en quoi c"est génial de leur mettre une grosse dette qui les rendra bien docile, pour sauver la mise aux 10,20% qui se sont gavés comme des gorêts pendant 20 ans lorsque 60% se serrait la ceinture à en creuver.

    Tout ça pour sauver un système qui les surveillera (ADN, edwige) les emprisonnera plus que tous les soviets réunis, un monde au travail forcè à 1 euros de l’heure, un monde où tu suces la bite au patron ou alprs tu dégages à la rue (CNE CPE)

    Ca nettoiera quelques cerveaux, sera-ce suffisant?

    SInon le CnR2008 manque de neurones et de muscles.
    Rejoignez-nous.

    RESISTANCE

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  17. dirk diggler
    dirk diggler dit :

    Moi, avoir peur, mais de quoi ? Ce qui se passe est l’évènement que j’attendais impatiemment depuis des années, le capitalisme est pris de convulsion, il va peut être mourir.
    Je dis peut être parce que cela dépendra des citoyens et de leur capacité à ouvrir les yeux : veulent-ils que le système reparte comme avant et qu’ils continuent, grosso modo, à vivre comme des cloportes ou bien veulent-ils inventer un nouveau monde où les mots argents, patrons, médias dominants, … n’existeront plus.
    C’est à eux de choisir. Pour ma part, je suis prêt à descendre dans la rue pour bruler les banques, le siège du medef, l’élysée, les multinationales, et tout ce qui incarne l’ancien monde.
    Vive la révolution.

    Répondre
  18. moule à gaufres
    moule à gaufres dit :

    Bravo !

    tu mets des mots sur mes pensées et ressentis,
    tu es une clarté au milieu du brouhaha.

    c’est toi qu’on devrait voir dans "C dans l’air" et pas l’autre gaillard, là qui nous explique que ben en fait c’est maintenant qu’il faut acheter…

    le temps est venu de changer de paradigme

    Merci pour tes mots

    Répondre
  19. jean-christophe
    jean-christophe dit :

    Merci merci et merci pour ce texte d’une formidable clairvoyance.
    En plus de la connerie du système, nous avons aussi pu voir la tete de quelques-uns des vrais dirigeants de la planete qui soit disant n’existent pas et ne peuvent donc rien pour offrir un monde meilleur. Dirigeants de banque, grands patrons d’entreprises, chefs d’Etat. Quelle bande de dégueulasses.

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  20. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    Qu’elle tombe ou pas, il est clair que la maison n’est plus habitable. Vu qu’elle est bourrée d’amiante, faut effectivement pas prendre le risque qu’elle s’écroule sur nos têtes.

    Mais si elle s’écroulait pas, s’ils réussissaient à sauver leur système pourri, c’est quand même pas bien sain de rester à l’intérieur. A l’amiante, s’ajoutent peinture au plomb, pesticides "protecteurs" du bois, formaldéhydes, sans compter les toxiques divers que nous y avons nous même vaporisés avec des "parfums d’ambiance". Plus la certitude, qu’à terme, tout s’écroulera quand même.

    Donc la question, c’est bien que construisons-nous de solide et de sain?

    Et c’est maintenant qu’elle se pose.

    Répondre
  21. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    Ah ben merde alors, on se croirait à la Bourse ici !

    Ca crie, ça hystérise, ça anathème, ça applaudit, ça court partout en criant « je m’en fiche », « y vont tous nous bouffer », « sabordons-nous, y coulerons avec ! »

    Merci Yeti (#6 #19) de réclamer un peu de sang-froid, de lucidité et d’effort d’analyse.

    Répondre
  22. Le Yéti
    Le Yéti dit :

    Ce matin, ballade comme d’habitude avec les chiens, achat des journaux, un sachet de chouquettes. Croisé à la sortie de leur hôtel, deux types avec leurs baise-en-ville Lancel, leur petit cartable de cuir noir et surtout, surtout, leurs cheveux impeccablement huilés, leurs petits costumes anthracite étriqués, leurs escarpins rutilants et ces cravates, oh ces cravates, criardes, kitsch en diable, censées démontrer leur formidable esprit de conquête, leur volonté de gagner. Tout à coup, tout ça m’est paru archaïque, déjà dépassé, aimables vieilleries un peu comiques à ranger au musée. Les chouquettes étaient super bonnes…

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  23. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Superbe article, Agnès.

    > « La vraie surprise, pourtant, pour les loqueteux, ça aurait dû être de découvrir que l’argent qui manquait connement il y a quelques jours pour leur éviter de crever la bouche ouverte, cet argent aujourd’hui sort de partout pour colmater les dettes de jeu de ceux qui avaient pourtant déjà tout. »

    Oh, ça fait longtemps que les loqueteux n’éprouvent plus l’ombre d’une surprise à se faire mettre profond et à n’entendre que le chant du mensonge officiel organisé. C’est plutôt le contraire, même exceptionnellement, qui les tétaniserait de surprise…

    Et pourtant l’immense majorité reste inactivée par le mythe de « l’impossibilité du changemennt » et la croyance psychologiquement implantée que si tu continues à ne pas faire de vagues et à faire bien sagement ce qu’on te dit, bon petit soldat, ça sera peut-être un peu dur, mais tu parviendras quand même à sauver tes petites fesses à toi pendant que le monde alentour s’écroule. Si tu es bien sage, si tu ne mouftes pas, ça tombera à côté, seulement à côté. Si jamais tu sors la tête du rang, par contre, tu te le prends direct dans ta gueule…
    Et vaudra mieux regarder ailleurs le jour où les meubles du voisin se retrouveront dans la rue : c’est connu, ces trucs-là, c’est horriblement contagieux, rien que d’y penser peut te coller la chkoumoune…

    Répondre
  24. John
    John dit :

    Je cite :

    Dans le modèle marxiste, le travailleur est invité à se défaire de la mentalité servile et autodépréciative qui lui interdit de comparer son sort à celui des nantis pour revendiquer sans complexes le partage des richesses. En même temps, il s’identifie à ses semblables, salariés ou chômeurs, nationaux ou étrangers, envers qui il éprouve empathie et solidarité.

    Le génie du libéralisme a été de renverser ce schéma. Désormais, le travailleur s’identifie aux riches, et il se compare à ceux qui partagent sa condition : l’immigré toucherait des allocs et pas lui, le chômeur ferait la grasse matinée alors que lui se lève à l’aube pour aller trimer…

    Mona Chollet

    Répondre
  25. TheDecodeur
    TheDecodeur dit :

    Jolie billet.
    Nous en sommes deja a l’age de "faire"? Cette annee marque donc notre entree en An-Faire… Il y a t il un lien quelconque avec l’Enfer? A lire vos predictions ( totalitarisme, assouvissement ect..) ca y ressemble… Du moins, ca ressemble a un certain passage biblique. A ce sujet, vous dites "Ce n’ est pas une crise, c’ est une revelation" En latin, comme sous le savez surement Revelation se dit "Apocalypse"(Apokálypsis). Vous voulez peut etre donc dire a mot couvert.. ce n’ est pas une crise , c’ est L APOCALYPSE…,non? C est vrai qu on est souvent abusivement effrayé par ce mot…
    Quoi qu’ il en soit, si vous pensez que c" est le cas, j "ai qu une chose a dire; "Amen!’ (Ainsi soit il !). 😉
    (Pour les curieux, mon unique religion c est: "je refflechis")

    Répondre
  26. céleste
    céleste dit :

    @le yéti 33

    je ressens la même chose quand je les vois avec leurs attaché-cases et leurs pompes de luxe, où quand je lis certains blogs ou certains journaux en ligne, convenus, frileux, maniérés, occupés à enculer les mouches ou à se regarder le nombril

    ringards!
    le vent de l’histoire va les emporter…niark!

    Répondre
  27. Le Yéti
    Le Yéti dit :

    @ Arno

    On peut comprendre ton trouble et ton inquiétude (si tu crois que j’en mène large, moi !) Mais par contre, je suis persuadé que la panique n’est pas bonne conseillère. C(‘est le moment où jamais de garder notre calme. Parce que l’euphorie précipitée (devant l’écroulement d’un système honni) est toute aussi dangereuse et stérile.

    Plusieurs réflexions à ton commentaire. Il n’est pas question d’attendre un quelconque messie, révolutionnaire ou non. Il n’est pas question non plus de "prendre son baton de pélerin" (je te cite) et de se demander qui on va suivre (suivre n’est guère un signe d’émancipation).

    Suffit pas de se jeter à corps perdu dans une mêlée improbable en brandissant des fanions à la con. Mais au moins, juste avoir la tête claire, les yeux et les oreilles grands ouverts, le simple bon sens aux aguets. Parce que les occasions de bouger vont nécessairement se produire dans les prochains mois avec le chaos économique qui va s’installer ("l’installation" est déjà commencée).

    Comme toi, je ne sais pas ce sur quoi tout cela va déboucher. Mais au moins essayons, chacun de notre côté, de faire au mieux. Sans paniquer ni se liquéfier dans le défaitisme prématuré.

    Répondre
  28. tbdl
    tbdl dit :

    "Personnellement, je n’en ai rien à cirer de leur crise : je suis tombée dedans quand j’étais petite."
    Tout pareil! Et personnellement, je me sens tout à fait prête et armée pour faire face au déluge.

    J’ai par contre beaucoup plus de frayeurs à l’énoncé du bouillon législatif ultra-sécuritaire que nous fomentent en ce moment nos gouvernants. Et j’en profite pour relayer l’appel à la journée Freedom Not Fear du 11 octobre :: http://www.humanrights21.org/?page_

    Répondre
  29. comme ça
    comme ça dit :

    A John

    "Le génie du libéralisme a été de renverser ce schéma. Désormais, le travailleur s’identifie aux riches, …

    C’est l’illusion bling-bling. La Rollex ne fait pas le bourgeois. Un fouteux-pro pété de thunes est un travailleur. Il peut être viré du jour au lendemain. Il est dépendant; c’est un instrument. Tiens mate le PPDA! Lourdé comme un tâcheron. Bouygue lui à rappelé qui c’est qu’est l’patron.

    Un bourge rincé à la bourse reste un bourge. Surtout particulé mon Galouzeau…Même si c’est de la particule en toc, du moment que c’est au Who’s who. C’est collant d’être bourge, c’est comme une maladie génétique.

    Soit t’es la main, soit t’est l’outil. L’outil en diamant reste un outil.

    Répondre
  30. Tisbea
    Tisbea dit :

    Tout à fait d’accord avec toi ! On a l’opportunité de construire autre chose et de prendre nos distances vis-à-vis d’un monde qui nous répugne, mais combien sommes-nous à le penser ??? Qu’importe ! Agissons, comme tu dis, parlons autour de nous, construisons les fondations d’un monde généreux, créatif, ouvert, tolérant, etc.. ! C’est un moment passionnant que nous vivons ! Partageons notre euphorie, distillons des graines d’espoir ! Ils ne sont pas forcément plus forts !

    Répondre
  31. Hady Ba
    Hady Ba dit :

    Super article. C’est bon de juste remettre les choses à leur place.

    Ce qui me fascine dans cette crise, c’est que personne ne dit: OK, on laisse chuter les banques privées et on crée des fonds (publics ou privés) pour financer exclusivement les investissement que la société juge effectivement utiles. Dans un système capitaliste orthodoxe, les banques ont tout à fait le droit de spéculer mais la moindre des politesses est qu’elles assument toutes seules leurs pertes comme des grandes. Pourquoi Hank Paulson se sent-il obligé de racheter des créances pourries si l’objectif final est d’empêcher que les banques ne cessent de financer les entrepreneurs? S’il est capable de trouver 700 milliards, pourquoi ne pas directement l’injecter dans l’économie réelle? La bulle éclatera de toute manière qu’on la laisse éclater tranquille et qu’on s’occupe du monde réel!

    Un étudiant en première année d’économie devrait pouvoir tenir un tel raisonnement. Apparemment, pas un banquier central ou un journaliste financier. Quant aux politiques, ils semblent ne même pas comprendre ce qui est en train de se passer; à croire qu’ils ne savent pas lire.

    Répondre
  32. Arno
    Arno dit :

    Lu et approuvé.

    Et maintenant ? Quelque chose va changer ? Y a bien quelques révoltés, mais ou sont les révolutionnaires ? Et surtout, bien plus important, quel est leur projet, leur proposition (fin de l’article: "passer a autre chose" mais quoi ? Attention, je ne dis pas que le capitalisme est la seule option, je vois pas trop quoi d’autre mettre en place, maintenant, qui ne soit pas une belle utopie) ?

    Les consciences se sont-elles élevées pour enfin voir clair dans se qui se passe et prendre les décisions qui s’imposent ? Je regarde autour de moi et, en moyenne, je vois que non… Tout le monde sert les fesses et attend que ca passe.

    Bien sur, les commentateurs ici (et sur d’autres blog) l’ouvrent un peu plus, prêchent la bonne parole, font circuler une contre-information bien salutaire, mais concrètement, pas grand chose ne se passe.
    D’ailleurs que puis-je faire moi ? Prendre sur moi le bâton de pèlerin, renoncer a mon petit confort et celui de ma famille et devenir un révolutionnaire ? Pour suivre qui ? (ne me parlez pas de voter, de démocratie ou autre réflexe moutonnier, ou de militantisme dévoyé aux appareils et dénaturé par la nécessité du compromis).

    Les clairvoyants, ceux comprenant la nécessité d’un changement de fond, sont minoritaires; mais surtout, leurs arguments peuvent être les meilleurs, ils peuvent les hurler avec la meilleure conviction a la face du monde, ils resteront au mieux incompris et au pire seront vu comme des crypto-bolcheviques gauchistes et dangeureux… Et ce alors même que les circonstances leur donnent raison !

    Appelez moi pessimiste ou réaliste, comme vous voulez, pour ce que ça va changer…

    Répondre
  33. kowie
    kowie dit :

    Rien ne va changer.

    Faut pas croire qu’ils vont dire "oh, désolé, excusez-nous, on a merdé par manque de morale, cette crise nous a fait réaliser combien on a été méchant et âpre au gain, tenez voici les clés de la salle de commande."

    Non. Sous couvert de nationalisation, c’est à la privatisation des fonds publics qu’on assiste.

    Mais qu’est-ce qu’on attend ?

    Répondre
  34. Tag
    Tag dit :

    Pas de panique.
    Une de plus. Rien de plus (oui je sais plein de gens vont souffrir, désolé).
    Dans l’intervalle on ne fait rien sur les sujets importants de SURVIE: rechauffement, pollution, manips génétiques, un tour de passe passe.
    Agnès il ya deux ans je te disais que rien ne serait fait sur ces sujets. Tu m’as dit que tu n’avais pas envie de désespérer. D’accord avec toi, moi non plus, mais le constat est: rien ne s’est fait.
    Pendant ce temps, l’horloge tourne. Préparez-vous.

    Répondre
  35. ctoileblog
    ctoileblog dit :

    un capitalisme monopolistique de marché se met en place tout doucement derrière la crise ( contraire du capitalisme monopolistique d’Etat).
    En revanche la solution ce n’est pas une économie dirigée à la soviétique, La fin du capitalisme est impossible d’ailleurs car la Chine, Les Emirats et les Russes se sentent très à l’aise dans ce système . Il n’y a pas de raisons que les nouveaux arrivant ne profitent pas du gateau, même si celui-ci commence à avoir un arrière goût de moisi depuis l’temps pour l’occident.

    Répondre
  36. enzo d'aviolo
    enzo d'aviolo dit :

    c’est peu de dire que je partage ton excellent coup de canif d’une lucidité que j’aimerai entendre dans la bouche de ceux avec lesquels je communique au quotidien et qui malheureusement risquent de se faire avoir une fois de plus en vue des futures élections.
    alors je prosélyte , je prosélyte 😉

    Répondre
  37. carmen_cru
    carmen_cru dit :

    Ce matin, j’écoutais distraitement les infos sur la criseuuuuuuuuu, quand une annonce m’a fait m’étrangler de rire dans mon bol de café : C’est la semaine pour la sauvegarde des requins …..
    ça s’invente pas……

    Répondre
  38. pas perdus
    pas perdus dit :

    Vraiment bien dit !

    Quand tout redeviendra calme,je serais curieux de voir la réaction des gens quand nos gouvernants se remettront à parler de leurs réformes… si indispensables pour "les futures générations"…

    Répondre
  39. Alex
    Alex dit :

    Une petite question à cinq balles…

    Ce serait pas une loi américaine, le Community Reinvestment Act, qui a incité les banques à émettre des prêts subprimes? L’origine de la crise ne réside-t-elle pas plus dans l’interventionnisme étatique que dans la folie des marchés?

    J’en sais rien, je pose la question.

    Répondre
  40. Daniel
    Daniel dit :

    Bonjour,
    je m’arrêterai juste sur le point soulevé par Agnès concernant cette injection monstrueuse d’argent virtuel dans le système. Argent, qui va servir à couvrir les dettes des banques, alors que le budget de notre pays est complètement étouffé par le manque d’argent.

    Je vais reprendre une expression très à la mode en ce moment: Mais de qui se moque t-on ?" . La réponse est simple, on se moque de nous tous, pauvres citoyens lambda !! Qu’allons nous faire ? Attendre le sauveur, qui remettra tout ça à plat ? Non, il est temps d’agir, de reconquérir notre liberté, de ne plus être de simple con-somateurs.

    Nous devons faire la peau aux banquiers, et à leurs sbires !! Nous devons ruiner ces gens pour qu’ils comprennent que tout le monde n’est pas né avec une cuillière en argent dans la bouche, comme aimait à nous le répéter ma grand-mère. Eux sont nés avec des coffres rempli d’or !! Ces gens là sont minoritaires, à nous des les faires sortir de leur tour d’ivoire et de les trainer dans la boue.

    Le système capitaliste doit céder sa place, il a prouvé son incompatibilité avec un modèle social. Modèle social qui est en train d’être démonté de toute part grâce aux réformes effectuées par notre cher gouvernement. Bref, il est temps de participer à la destruction de ce système, en l’amenant à une faillite complète …

    Videz- vos comptes en banque, achetez ce dont vous besoin pour être au maximum auto suffisant, achetez un peu d’or et d’argent si vous le pouvez, et préparez-vous à faire la révolution !!!
    Agnès parle de l’age de faire, ils existent sur le Web et sont très actifs:
    http://www.lagedefaire.org/

    Cordialement.

    Répondre
  41. A2
    A2 dit :

    Un peu simple de taper sur un malade…

    Le capitalisme c’est cool :

    Merci le capitalisme qui a permit les crédits à la conso qui permettent à de nombreuses personnes de s’offrir un minimum de confort (demandez à vos grands parents si c’était "cool" le charbon de bois pour chauffer la marmite…)

    Merci au capitalisme d’avoir permis à un paquet de monde de créer sa boite en trouvant des investisseurs prêts à prendre des risques.
    (Demandez moi si c’est pas "cool" que des épargnants aient confiés leurs économies à une banque qui me les a confiées ensuite pour que je créé mon affaire.)

    Demandez au boulanger si les marchés à termes ne sont pas "cool" pour qu’il puisse connaitre 6 mois à l’avance le prix de la baguette.

    Demandez aux brésiliens qui découvrent les joies de la fée lumière h24 si c’est pas cool d’avoir trouvé des milliards pour créé des lignes…

    Merci le micro crédit, système des plus capitalistes, de permettre à des milliers de familles africaines, indiennes, etc… de créer leur petit business insuffisant certes, mais qui permet de vivre, tâche dans laquelle des milliers d’ONG bien pensante échouent lamentablement depuis 40 ans engouffrant des milliards…

    Ce ne sont pas les bon sentiments qui amènent l’eau dans les villes… se sont les capitaux.
    Ce ne sont pas les bonnes idées qui financent les outils des agriculteurs se sont les capitaux.
    Ce ne sont pas les grandes phrases qui garantissent la retraite de nos vieux qui ont trimé une vie durant : Ce sont des capitaux.
    Ce n’est pas vous qui avez sortie l’Inde du bourbier dans laquelle elle a marné des siècles durant : Ce sont des capitaux.
    Ce ne sont pas les bons principes qui ont mis fin à des guerres sanglantes à répétitions en Europe : C’est l’échange de capitaux

    Parce que le capitalisme c’est aussi ça et non pas ce que nos média totalement Hasbeen, pas plus que ce que notre tendre Blogosphère auto promue nous montre chaque jour.

    Alors oui, bien sur, il y a des crises, dues à des abus et de mauvais joueurs.
    Mais jamais, l’homme n’a inventé un système plus juste, plus égalitaire que le marché !
    Le Marché ne connaît pas de sentiments, ne connaît pas la couleur des gens, ni leur religion leurs origines, leurs désirs etc…
    Le Marché est froid, ouvert à tous il s’auto purge de ses mauvais joueurs (n’est-ce pas ce qui se passe en ce moment ?).

    Le marché est la quintessence même de la démocratie, de la libre entreprise, de l’autodétermination. Son seul défaut et de ne s’offrir à personne mais de se laisser prendre, et ça c’est sur…faut se lever le matin.

    A.Akar

    Répondre
  42. touchatout
    touchatout dit :

    A2 :
    Tu nous recraches un gros paquet de n’importe quoi (j’évite pour cette fois-ci le vocabulaire scatologique, parce que ce blog est bien tenu).

    Je tape au hasard, au milieu :

    « Ce ne sont pas les grandes phrases qui garantissent la retraite de nos vieux qui ont trimé une vie durant : Ce sont des capitaux. »

    Et je réponds : foutaises ! Va voir les retraites chez Enron.

    Ce ne sont pas les capitaux qui paient la retraite, c’est le travail de ceux qui sont actifs aujourd’hui, que le produit de ce travail soit collecté par le biais des cotisations dites salariales ou des cotisations dites patronales, abusivement dénommées charges., ou encore par le détour coûteux de l’imposition -symbolique quand elle n’est pas bloquée par un bouclier- des profits du capital.

    Il n’y a pas de revenu du capital, il y a seulement une part du produit du travail détournée au profit du capital.

    Cette part détournée a augmenté d’environ 10% en vingt ans, ce qui a provoqué les déséquilibres des caisses de sécurité sociale et de retraite, d’autant plus que les profits sont de moins en moins imposés.

    Va bosser, ton banquier a besoin de toi, surtout en ce moment !

    Répondre
  43. comme ça
    comme ça dit :

    à A2

    "Le marché est la quintessence même de la démocratie, de la libre entreprise, de l’autodétermination. Son seul défaut et de ne s’offrir à personne mais de se laisser prendre, et ça c’est sur…faut se lever le matin."

    Tu plaisantes, mon gars! Un léger brushing au Centre avant d’aller au golf de Saint-Nom-la-Bretèche (16X72, agréable). Avant 10 h 30, quel manque de classe.

    Répondre
  44. Milla
    Milla dit :

    Je ne fais que passer via Hublog, super billet très réaliste auquel j’adhère pleinement, mon prof d’éco il y a une dizaine d’année nous l’avait prédit, il savait que la société de consommation allait nous faire vivre un semblant de "liberté" .

    Après 68, c’était la seule manière pour entrer dans la consommation de masse, nous tétaniser et faire un maximum de profits, repus que revendiquer alors ?puisque nos besoins étaient satisfaits!

    La réaction d’Akar de doit donc pas nous étonner !

    @ A.Akar
    le cerveau a du subir des dommages considérables, rappelez nous donc qui sont les pays d’extractions pour décréter qu’ils ont de la chance grace au capitalisme ?

    quels sont les pays qui ont récemment subi les émeutes de la faim, quel symbole pouvait bien représenter la crise alimentaire…d’ailleurs !

    Répondre
  45. frep
    frep dit :

    Bravo pour cet article magistral qui fait voler en éclat le discours consensuel et délibérément alarmiste où ce sont toujours les mêmes ogres, rapaces insatiables, qui se rassasient sur le dos des pauvres gens. Dans l’immédiat, les mêmes élites vont tenter de ravauder le système de telle sorte que la crise se limite à un "réajustement de compteur" , c’est-à-dire à une remise à niveau de l’économie virtuelle vers l’économie réelle. Le risque est grand qu’ils n’hésitent pas ,à cette occasion à mettre si besoin est certains principes démocratiques entre parenthèses, voire même à guantanamiser les esprits…Hitler n’est-il pas né aussi de la crise de 1929 ? L’âge de faire est celui de défaire ce système fou…
    http://crayondenuit.canalblog.com

    Répondre
  46. chris
    chris dit :

    C’est la folle histoire d’une crise financière provoquée par un minimum de personnes ayant un maximum d’argent et qui souhaitaient faire payer leurs conneries par un maximum de personnes ayant un minimun d’argent……..

    Répondre
  47. Pichnouf
    Pichnouf dit :

    Mélangez ce qui est au-dessus; faites-en trois lignes, puis:
    Je partage tout votre juste ras-le-bol à tous et vous propose, dans la catégorie Collier de perles un petit verbatim-sélection d’une heure (une seule!) d’émission de C dans l’air "Crise: quel risque en France?" du 1er octobre 2008. Et en une plombe, ils ont eu le temps d’en dire….
    Et redire que je ne regardais plus que ça de la télé, pensant pouvoir encore pouvoir trouver un certain recul…

    Bon, c’est parti:

    -"Qu’est-ce qu’il faut dire dans une émission où on souhaite informer?"
    Y. Calvi

    Eléments de réponse:

    -"C’est un peu comme quand vous êtes dans la rue et que vous voyez passer des camions de pompier. Plus il y en a, plus vous vous dites que l’incendie est grave." E. Le Chypre

    -"Quand il dit "La crise est grave; mais on peut intervenir", il n’a pas besoin de plus pour faire paniquer." M. Fiorentino

    -"Quand vous avez la conjonction de ces trois crises; vous avez un cocktail vraiment dangereux…" E. Cohen

    -"…qu’en adoptant le plan Paulson; ils adoptaient l’antéchrist et qu’ils faisaient basculer l’Amérique dans le communisme…" E. Cohen

    -"Dans la bouche du président, on disait au déposant qu’il y avait un risque sur les dépôts, puisqu’on vous le garantissait…" E. Cohen

    -"On est à l’aube de l’angoisse chez les usagers…" S. Maître

    -"Ce que demandent les personnes, c’est de comprendre; mais de comprendre de manière cohérente, simple…" S. Maître

    -"…au lendemain du sauvetage à trois milliards d’euros de la banque Dexia…" Voix off

    -"C’est plutôt la désunion sacrée…" Voix off

    -"…mais la perche est trop tentante…" Voix off

    -"Le gouvernement ne s’interdit donc rien…" Voix off

    -"C’est pas à l’aune des textes réglementaires; c’est pô pôssib’…" S. Maître

    -"C’est pas rassurant, et c’est même rageant." S. Maître

    -"Quoi? C’est mon argent? Déjà que j’ai des problèmes de pouvoir d’achat…" S. Maître

    -"…c’est non seulement ruiner des actionnaires, mais ça à la limite, c’est pas très grave…" E. Cohen

    -"…certaines seront laissées à la faillite: on l’a fait une fois, on ne le refera plus…" M. Fiorentino

    -[Paulson:] "Si lundi mon plan n’est pas voté, c’est la fin du monde!" M. Fiorentino

    -[Europe:] "Tout le monde sait que la crise économique qui vient vers nous est extrèmement grave, et qu’on n’aura pas les moyens de la contrer." M. Fiorentino

    -[Fillon] "Je trouve qu’en terme de communication, c’est terrible…" M. Fiorentino

    -"Il est en train de créer un climat de panique qui n’existe pas!" M. Fiorentino

    -"Exactement, mais tout est un problème de communication." M. Fiorentino

    -"…et les gens ont de la mémoire…" E. Le Chypre

    -"…l’idée que vous allez tuer un éléphant avec une tapette à mouches…" E. Le Chypre

    -"On est sauvé par notre ringardise!" M. Fiorentino

    -"C’est le charme éternel du classicisme…" E. Le Chypre

    -"…et je crois qu’à force de porter toujours les mêmes chemises et les mêmes vêtements, tous les 20 ans on est à la mode!" M. Fiorentino

    -"Finalement, on s’aperçoit qu’en étant local et un peu ringard, on réussit très bien…" M. Fiorentino

    -"C’est la Société Générale qui avait pris de l’avance, grâce à Jérôme Kerviel…" Y. Calvi

    -"On va maintenant parler de la rumeur qui fait peur…" Y. Calvi

    -[Lancement] "Rappel des faits et rappel des rumeurs avec Laurence…" Y. Calvi

    -"Arrêtez d’en parler, c’est affreux! Vous augmentez l’anxiété des gens!" Y. Calvi

    -"Ce matin, tous les clients de la Caisse d’Epargne n’avaient pas lu la presse." Voix off

    -"Est-ce que… Vous faites tous une drôle de tête!…" Y. Calvi

    -"…soit ils ont fait des conneries, et donc on a raison de leur taper dessus…" Y. Calvi

    -"Le terme de « gouffre »… Bon après, on peut s’amuser…" M. Fiorentino

    -"Quand on parle de l’Ecureuil et de ses noisettes; on a l’impression que c’est les nôtres…" M. Fiorentino

    -"Un coup de pied de l’âne […] ça sert un peu tout le monde…" M. Fiorentino

    -"Il faut être un peu optimiste, hein!" E. Le Chypre

    -"-Le client sentira la différence… E. Le Chypre
    -Surtout en terme de frais dont on va lui charger son compte!" M. Fiorentino

    -"Voilà six milliards qui sont en état d’être consumés […], perdus, alors qu’ils auraient pu financer l’économie réelle…" S. Maître

    -"Le système français serai, ou est solide." Y. Calvi

    -"…ont effectuées des « dépréciations d’actifs », en clair, elles ont perdu cet argent…" Voix off

    -"…et je crois que dans des moments comme ça, qui sont des moments tendus, il ne faut pas paniquer…" ? Interviewé

    -"En France, le système bancaire est malgré tout très réglementé…" ? Interviewé

    -"Elle n’a pas fait faillite, mais a senti le vent du boulet…" Voix off

    -"Le plan de sauvetage américain est toujours, lui, perdu en rase campagne…" (joli!!!) Voix off

    -"…une source anodine qui l’a publiée et on attend qu’elle soit confirmée…" Y. Calvi

    -"On le gagne avec les usagers, et on le joue sur les marchés…" M. Fiorentino

    -"…ben oui, puisque c’est le seul moyen de se refaire la cerise!" M. Fiorentino

    -"C’est là où l’usager devra être très vigilant et faire jouer la concurrence…" E. Le Chypre

    -"On a une mise en coupe réglée des clients…" S. Maître

    -"Une évaluation d’une entreprise en bourse; c’est le résultat de la spéculation." S. Maître

    -"-En plus, en Belgique, il fallait traiter avec les Flamands, les Wallons… E. Cohen
    -C’est vrai que ça devient compliqué…" Y. Calvi

    -"…si vous avez des craintes majeures -que nous ne partageons pas-…" S. Maître

    -"Le dernier degré; c’est la faillite…" S. Maître

    -"On considère que la signature de l’état est aussi solide que le roc -pour l’instant…" E. Cohen

    -"Si on était un peu cyniques…" E. Cohen

    -"Pour l’instant euh… On saura ce soir…" M. Fiorentino

    -"D’une certaine manière, il y a un début de moralisation qui s’effectue…" E. Cohen

    -"…le million… pardon, le milliard qu’on a mis dans Dexia…" M. Fiorentino

    -"…on est sur un risque théorique… euh non… réel…" S. Maître

    -"Mais c’est pas ça du tout, enfin!" E. Cohen

    -[Vous êtes une banque] "…c’est le préteur sur gages; quand vous avez besoin de liquidités immédiates, vous allez à la banque centrale…" E. Cohen

    Et le mot de la fin:

    -"Quand on va sortir de cette crise majeure, on se rendra compte qu’il y a des actifs qui ont de la valeur…" E. Cohen

    Répondre
  48. Eric Claxon
    Eric Claxon dit :

    Merci pour le copié collé de cette article dans Marianne2….Edifiant !Chapeau !

    Une petite contribution…Pour nous les Cons

    J’ATTENDRAI Dalida :Paroles et musique/ (L.Poterat/ D.Olivieri/ Rastelli)
    Texte Eric Claxon

    J’attendrai
    Le jour et la nuit, j’attendrai toujours
    Ton Pognon
    J’attendrai
    Car l’escroc qui s’enfuit vient chercher l’oubli
    Dans son pays
    L’argent passe et court
    En battant tristement
    Dans la bourse si lourde
    Et pourtant, j’attendrai
    Son retour
    J’attendrai
    Le jour et la nuit, j’attendrai toujours
    Ton retour
    J’attendrai…….

    En clair !Accoyer tu peux toujours rêver

    Répondre
  49. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    @ A2, 58:

    Et ils viennent d’où, petit malin, ces capitaux? Comment les capitalistes obtiennent-ils ces capitaux, sinon en faisant bosser des ouvriers ou des paysans? Ils font comme pinocchio, ils enterrent leurs louis d’or et reviennent les chercher deux semaines plus tard?

    Et quand ils les ont engrangé, ces capitaux, ils en font quoi? Pose un capital sur une nappe phréatique, sans les ouvriers pour creuser et relier les canalisation, ou au cul d’une ampoule, sans les mêmes ouvriers pour poser les poteaux et relier les fils, pose des outils sur la terre sans le paysan qui va manier ces outils, tu obtiens quoi? Au premier coup de vent, ça s’envole, à la première pluie ça rouille, et basta.

    Un ouvrier sans patron peut toujours faire quelque chose. Un patron, sans ouvrier??? A la limite, il peut bosser, comme un ouvrier (s’il en est encore capable).

    Mais il est bien connu, c’est écrit dans tous les livres, ce sont les pharaons qui ont construit les pyramides, hein?

    Répondre
  50. Moraliste
    Moraliste dit :

    C’est très joli, très bien écrit, pas complètement faux, mais cela oublie tout de même quelques élément essentiels, plus ou moins rappelés ici et là par quelques commentaires courageux
    1) le capital sert aussi à faire tourner la machine et si la machine ne tourne plus, il n’y a plus de quoi payer ni salaires, ni prestations sociales, ni allocs chomâge…
    2) jusqu’à preuve du contraire, on n’a jamais trouvé aucun système qui fonctionne moins mal.
    3) les révolutions, ça fait mal à tout le monde, ça tue plein de gens, et les puissants qui en sortent ne sont pas forcémment mieux que ceux d’avant. Généralement, ils sont pires. Notamment parce durant la révolution, il n’y a plus de règles et que ce sont les plus vicieux qui s’en sortent le mieux.
    4) La solution aujourd’hui n’est pas de jeter le bébé avec l’eau du bain, mais de lui apprendre à grandir, à évoluer, à s’améliorer dans un sens plus équitable et plus respectueux de la nature et de l’humain.
    Il faut aujourd’hui passer à la gouvernance mondiale, notamment financière, qui poura opposer la puissance de l’Etat mondial à l’actuelle toute puissance de la finance. Enrayer l’évasion fiscale; Canaliser les capitaux vers le développement durable et les PVD; Limiter la spéculation en limitant les gains (mais sans les interdire) et taxer les transactions financières, instaurer une tva progressive sur les produits de luxe et écologiquement inutiles etc…
    Un bouquin, paru en Suisse il y a un an, parle de tout ça, de la crise à venir, et de la guerre qui menacera forcémment si les problèmes financiers ne sont pas résolus. "L’Utopie Urgente" n’est pas distribué en France, mais se trouve sur internet chez Payot ou Slatkine

    Répondre
  51. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    @ Moraliste, 72

    Ben oui, notre système actuel est TOTALEMENT dépendant du capitalisme, ils tiennent toutes nos richesses entre les mains, nos salaires, nos cotisations, nos économies, tu parles d’une découverte! et puisqu’on est dépendant, on est bien obligés de le rester, nous dis-tu… drôle de morale pour un moraliste!

    On n’a jamais trouvé un système qui fonctionne moins mal, je sais pas. Mais à la lumière des évènements récents, il semble qu’on n’ait pas trouvé de système qui fonctionne plus mal. Et on n’est pas au bout.

    Mais t’as raison, les révolutions c’est très méchant et ça fait mal à plein de monde. Les non révolutions, ça fait dans un monde très riche 923 millions de personnes qui mangent pas à leur faim, chiffre en AUGMENTATION de 75 millions entre 2006 et 2007. Donc susceptible d’atteindre le milliard en 2008. Et on a trouvé nulle part les 30 milliards par an qui devaient faire baisser ce chiffre de moitié d’ici 2015. Mais on va claquer 700 milliards et plus si nécessaire en quelques mois pour un résultat aléatoire.

    Et bien sûr, la solution n’est pas de jeter le bébé avec l’eau du bain. Dépêchons nous plutôt de sortir, AVEC tous nos bébés, de ce bain qui pue et qui tue.

    La gouvernance mondiale, en voilà une idée qu’elle est bonne. On confie les clés à QUI? A ceux qui viennent de nous fourrer dans cette merde noire?

    Répondre
  52. Pichnouf
    Pichnouf dit :

    N’écoutant que son courage, qui ne lui disait rien…

    Dis-donc Moraliste;
    1) Autant, avant, les naïfs pouvaient encore avoir des doutes, mais maintenant, on a beau détourner l’esprit de tous les côtés, tu vois bien que ta machine tient plus debout grâce à ses pansements qu’à sa structure. Une constitution qui a plus d’amendements que de lois…
    2) Jusqu’à preuve du contraire, les deux volumes des oeuvres complètes de Ivan Illich, ainsi que les écrits de Thoreau manquent dans ta bibliothèque. Et jusqu’à preuve du contraire, le capital s’ingénie à phagociter toutes les alternatives sérieuses et viables qu’on lui oppose. Au nom de quoi déjà?
    3) Tant de douleurs font mal à la tête… Il te faudra combien de Cromwell, combien de charges sur la foule, combien de rues de Paname haussmannisées -pour avoir la largeur de mettre 12 canons en batterie- (..) pour comprendre que les révolutions tournent mal? Et combien de lendemains de cuite pour percuter que la révolution n’est pas un mode de changement, mais de conservation des situations comme… le capitalisme -par exemple-…
    4) Les médecins se posent des questions éthiques bizarres des fois, genre; combien de temps on peut raisonnablement conserver un légume en vie sous poumon d’acier?
    Tu avances ta solution suisse qui verrait d’un bon oeil la surface du monde semée de beau gazon vert propre avec des gentils chefs bienveillants -monde dont il serait pour le coup impossible de s’évader, je te le concède-.
    Il est bien beau ton poupon Corolle tête-en-plastique. Sauf que là, c’est la baignoire qui craque. Et tu voudrais qu’on joue les pompiers-shaddocks encore combien de temps à barboter en plein mazoutage?

    Evidemment qu’à la fin du monde, tous les problèmes seront réglés…

    Répondre
  53. Jean Claude Goujat
    Jean Claude Goujat dit :

    La cause première de cette crise est dans le capitalisme.
    Ca fait 40 ans qu’il est en crise le système,c’est même devenu sa façon naturelle d’exister.
    Et non moraliste on a pas besoin d’accumuler du capital pour faire,juste besoin que chacun donne selon ce qu’il peut donner.
    Parce que l’accumulation appele l’accumulation,pour exister le capital est obligé d’enfler et plus il enfle moins le taux de profit est important.
    Mais il faut qu’il soit important pour qu’il existe alors….bon tout le monde a compris sauf toi apparement

    Répondre
  54. Moraliste
    Moraliste dit :

    Juste deux remarques aux répliques ci-dessus: Je parle d’expériences réussies dans le monde réel, pas de bouquins écrits pour les rêver. Des mondes farpets, en science fiction, j’en éructe 15 par jour au besoin.
    Le nombre des très pauvres augmente en effet. Notamment parce que les taux de croissance démographique restent plus élevés, en Afrique subsaharienne, que les taux de croissance économique qui flirtent pourtant avec les 10%…
    Et que les gens du nord (riche et pauvres) refusent de partager. Les pauvres, par exemple, en réclamant du protectionnisme. Et en élisant des gens qui n’augmentent pas comme ils le devraient l’aide au développement, parce que pour leurs électeurs, riches et pauvres et chomeurs etc… ce n’est pas une priorité, au contraire.
    Les milliards qui ont manqué pour l’aide au développement c’est précisément le rôle d’un gouvernement mondial, élu démocratiquement (et représentatif de tous les peuples du monde), de les trouver.
    "Le Monde est un immense tas de merde, disait Alan Ginsberg, pour le changer, il faut le prendre à pleines mains".
    Et aussi comprendre pour de bon la manière dont il fonctionne et arrêter de rêver éveillé…
    Pour mémoire un cadre supérieur, dans certains pays d’Afrique Noire, gagne moins qu’un RMISTE en France. Et un simple flic peut gagner 100 euros par mois. Or la capacité de la Terre a produire des biens de consommation n’est pas infinie. Loin de là. D’une manière ou d’une autre, il faudra bien rééquilibrer notre niveau de vie et le leur. Cela se fera dans le sang, par la 3ème guerre mondiale, ou pacifiquement, au travers d’une gouvernance mondiale qui pourra trouver les accommodements nécessaires.
    Davantage de services à la personne – non polluants – au nord, davantage d’encadrement social au sud, etc… Mais cela implique de passer au XXIème siècle, alors que visiblement un certain nombre d’intervenants de ce blog en sont encore au XIXème…
    Ah au fait, pour ceux qui ne verraient dans mes propos que de la science-fiction, justement, un sondage de l’ONU réalisé voici deux ans, dans 50 pays, riches et pauvres, établissait que 60 à 80% de la population, selon les pays, souhaitait un tel gouvernement mondial.
    Seulement l’un des freins, c’est qu’en France, la gauche et l’extrême gauche et même les trotskystes, un comble, sont redevenus nationalistes !

    Répondre
  55. Moraliste
    Moraliste dit :

    Je précise également, relativement au vert gazon, qu’il n’existe pas qu’une seule forme de gouvernement centralisatrice, uniformisante et jacobine à la française.
    La subsidiarité helvétique consiste à ne confier au Gouvernement central que les tâches qui lui incombent et laisser la plus grande autonomie aux entités d’en dessous dans tous les autres domaines.
    Un gouvernement mondial ne s’occupera que de réguler la finance et la fiscalité, l’armée et les armes lourdes, les questions d’environnement d’importance planétaire et le développement des PMA et PVD.
    Tout le reste sera respectivement du ressort national, régional, communal… Notamment la culture, les moeurs et toutes nos lois quotidiennes, avec des agences du type de l’ONU actuellement (OMS, OMM, BIT etc…) pour coordonner ce qui doit l’être.

    Répondre
  56. alsospracht
    alsospracht dit :

    Le gouvernement mondial existe déjà : ça s’appelle Davos.
    Très bien vu cet article à un détail près cependant (si le troll peut se permettre) et détail inquiétant. Le moteur du système capitaliste, en dehors de la violence, est la croissance. or, cette croissance est devenue un poison : si elle manque dans le cadre classique de la science éco c’est l’enfer dont nous voyons le début, mais aujourd’hui si elle croît, la croissance met en danger notre planète à court terme. Je ne veux même pas entrer dans les histoires de pic du pétrole où les infos sont pipées. Nos dirigeants, ceux qui récoltent notre sueur, le savent bien et les prendre pour des idiots suicidaires serait totalement imbécile. Or, je ne suis pas invité à Davos mais je peux bien imaginer une solution du style "Il nous faut de la croissance, certes, mais verte". Et là où je m’inquiète gravement c’est qu’à chaque fois que ces gens ont eu besoin de changer de direction ils ont pratiqué le brûlis, le beau, le bon, celui qui rase net…
    Et pour finir de m’inquiéter je lis que tu finis ton papier par " l’âge de faire " auquel ne répond qu’un silence profond !

    Répondre
  57. Moraliste
    Moraliste dit :

    Davos n’est pas un gouvernement, c’est une station de ski où se rencontrent une fois par an des grands patrons, des membres de gouvernements et parfois des stars de cinéma.
    Un gouvernement c’est élu, ça fait des lois, ça dispose de moyens de coercition.
    Un gouvernement national ne peut pas légiférer de manière à encadrer la finance mondiale parce qu’il est national et qu’elle est mondiale et qu’elle joue les gouvernements les uns contre les autres et déménage quand ça lui chante.
    Un gouvernement mondial le peut. L’internationalisme prolétarien, cela vous dit quelque chose ?
    Sauf que selon moi, il n doit pas être prolétarien, mais dirigé par les classes moyennes, car tout autour de la planète, ce sont elles qui font tourner le bâteau, qui ont les connaissances et qui sont suffisamment proches du prolétariat pour s’en préoccuper, contrairement aux hyperriches qui mênent la barque sans contrôle ni garde-fous actuellement.
    Il faut faire au niveau mondial ce que les bourgeoisies européennes ont fait à la fin du XIXème siècle: commencer à répartir, à partager et à organiser des systèmes sociaux pour éviter d’avoir des grèves et des émeutes à tout bout de champ. Mais clairement, tous autant que nous soyons, à part les SDF, nous sommes dans le camp des riches…
    Alors peut-être que vous regrettez le temps des émeutes, mais le résultat, c’est que même si c’est pas drôle tous les jours, le prolo occidental vit infiniment mieux que son ancêtre du milieu du XIXème. Et qu’un RMISTE vit avec davantage de confort matériel qu’un cadre de nombreux pays africains
    Pourquoi croyez vous ques des milliers de jeunes africains sont prêts à se noyer chaque année, juste pour devenir prolos ou même lumpen chez nous ? Parce qu’ils savent que chez eux c’est pire. Ils le vivent tous les jours. précisément parce qu’il n’existe aucune de ces structures sociales qui arrondissent les angles ici…
    Quant au changement de direction "vert", cela s’appelle du développement durable. Et tant qu’à faire je préfère un système pérenne, prêt à se transformer et évoluer pour durer, qu’une gabegie du "chacun pour soi, la révolution reconnaîtra les siens".

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  58. Cugel
    Cugel dit :

    @ Moraliste, 81.

    Un gouvernement c’est élu…? Hummm… tu peux me rappeler dans quels pays occidentaux les gouvernements sont élus ?
    Et pour ce qui est des bourgeois du XIXéme siècle, j’ai bien peur que nous n’ayons pas eu la même lecture de Germinal !

    Répondre
  59. alsospracht
    alsospracht dit :

    Je te remercie de m’indiquer que Davos est une station de ski, comme Oosterbeek est un lieu pour réunion de scouts destinée à bouffer du caviar en chantant "Bilberberg olé" sur une musique de Rockfeller.
    Il est évident que la démocratie élective n’existant que depuis 6 mois environ nous devons lui faire confiance; ces chers politiciens vont bien sûr tout faire pour nous, laissons leur une chance, les pauvres ils viennent juste d’arriver ! et plus ils sont éloignés de nous plus on leur fait confiance n’est-ce pas ?
    Enfin plus sérieusement, à l’époque où n’existait pas internet on pouvait excuser une certaine forme de naïveté pour ne pas dire aveuglement, personne n’était obligé de lire Pierre Clastres (la Société contre l’Etat) ou G. Bataille (la Notion de Dépense ou La Part Maudite: " Au moment où le surcroît des richesses est plus grand que jamais, il achève de prendre à nos yeux le sens qu’il eut toujours en quelque façon de Part maudite") mais aujourd’hui il faudrait tout de même faire un petit effort pour se renseigner. Il en va de même quand tu rejettes si facilement le prolétariat, au delà du ton insultant pour ceux qui te font vivre, il faudrait se mettre d’accord sur les définitions : prolétatriat signifie ouvriers organisés et lumpen-prolétariat ouvriers non organisé. Quand aux classes moyennes c’est la définition de la bureaucratie, ceux qui courbent l’échine, qui gobent tout sans discernement, les classes dites moyennes sont la moyenne et il n’y a rien à en dire de plus. Pour exemples pratiques voici trois inventions du 19 ème et elles sont prolétaires : mutuelles, coopératives, syndictats. Quand aux révolutions, grèves et émeutes… Dis ? tu n’as jamais vu les yeux et les sourires de la liberté ? Offre toi donc la prochaine émeute, tu verras.
    pour revenir à ‘la crise" je lis aujourd’hui dans un journal un certain nombre de solutions possibles ; ces gens ne fréquentent pas les bars populaires où ya pleins de prolos, parce que sinon leurs solutions il les auraient entendues depuis un bon moment !
    toujours pas de propositions pour "faire", je vais finir par écrire à notre Président pour lui offrir mes solutions, à lui les lauriers et à moi la vie…

    Répondre
  60. Chompitiarve
    Chompitiarve dit :

    "Le gouvernement mondial existe déjà : ça s’appelle Davos."
    Je crois beaucoup plus que Davos est une exhibition qu’un quelconque lieu décisionnel.
    Et qu’il se passe beaucoup plus grave et discret dans le Bilderberg ou la Trilatérale.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilder
    Qui n’ont rien d’electif, rien de public, et donnent beaucoup plus de consignes de silence ou de manoeuvres aux quelques gros dirigeants de presse triés sur le volet qu y sont conviés que d’info permettant effectivement de comprendre ce qui se trame (ou tente de se tramer) planétairement …
    Pentagone, grand groupes de presse, capitaines d’industrie, banques, présidentiables -Américains ou autres- …
    Pas très prolétarien, tout ça, mais vaut mieux savoir ce qu’il y’ a dans l’ombre, ces gens ont les armes de la faim, de l’argent, de l’énergie, l’atome, de la pharmacie, des OGM, et des robinets Internet …etc etc
    Davos en regard est une vitrine.
    On y décide peu, on y annonce, surtout.
    Quant au "faire" conclusif d’Agnès, il renvoie à tout ce que peut nous proposer chacune de nos intelligence, tant isolée que fédérée ou fédérable, et sûrement pas dans l’attente indéfinie de l’élection d’un nième sauveur, avec ou sans moustache….

    Répondre
  61. Jean Claude Goujat
    Jean Claude Goujat dit :

    Et puisqu’on parle de taux de croissance démographiques pourquoi font-ils autant d’enfants?parce que c’est une assurance pour les vieux jours,Une bonne retraite ça serait mieux!
    Et ton gouvernemnt mondial style FMI et Banque mondiale,c’est pas eux qui ont dit: à ces pays:il faut moins d’état,il faut plus de privé et moins de cotisations sociales,moins de ceci moins de cela et maintenant l’OMC leur dit pas de frontiéres,pas de taxes laissez entrer nos produits occidentaux subventionnés ça fera crever les petits producteurs et nous pourrons nous installer sur les terres vacantes!
    Non c’est pas ça?ils l’ont pas fait exprès?alors c’est qu’ils sont encore plus nuls que nous le pensions,mais j’ai quand même un doute.
    Quant à ceux qui soi-disant sont devenus "nationalistes" ,communistes,trotkistes,altermondialistes,arrête de les insulter:ils sont et ils restent internationalistes,mais ce n’est pas "l’internationalisme" de tes copains capitalistes,ce n’est pas "l’internationalisme"des capitaux en balade,pour un peu tu nous ferais croire que les capitalos possédent une once d’humanité,moraliste garde ta morale de palais Brogniard et de bourse en déconfiture pour toi elle ne pense qu’a prolonger l’exploitation des hommes,et n’interresse que Rocard et sa mentalité d’affameur!
    Aider les pays africains?ANNULONS LA DETTE,ils ont assez payés comme ça mais ce n’est pas les solutions que préconisent les gens comme vous,puisque grace à cette dette vous pouvez les écrasez avec le capital.
    Moraliste,vous ne voyez pas plus loin que le compte en banque des gens de Davos!
    Also des solutions pour faire?d’abord débattre et cessez de faire comme moraliste pensez que l’on peu avoir raison contre tout les autres,cessez de penser que seules nos solutions sont les bonnes,et essyer de faire du commun,ensemble en écoutant l’autre…sauf moraliste évidement!

    Répondre
  62. Jean Claude Goujat
    Jean Claude Goujat dit :

    Et après 500 ans d’existences,dont 200 d’esclavage,un systéme qui n’est pas capable d’assurer les 2 besoin fondamentaux de l’humain,accés à l’eau et nourriture,alors qu’il y a de quoi nourrir 12 milliards de personnes,ne mérite pas de vivre…et ceux qui le soutiennent non plus!

    Répondre
  63. Pichnouf
    Pichnouf dit :

    Au 78 de Moraliste

    L’oeil de l’autruche est plus gros que son cerveau.
    Je ne partage pas la schizophrénie de ton analyse, dans laquelle tu t’appuies sur des expériences personnelles pour les justifier dans un cadre vaguement global et très théorique. Shrek, les bouquins sur lesquels tu vomis ont été écris par des passionnés du réel qui ont fait l’effort d’aller observer, décrire, puis ramener à la surface le plan de ses fondations. Si tu préfères Alan trois-petits-mots-et-puis-s’en-vont Grinsberg comme brasseur de merde; libre à toi. Ta mondialisation (dont les rênes doivent être tenus -évidemment- par la pensée industrialisée d’un trium virat de hiérarques grasseyant dans leur cholestérol) ne m’inspire que peu ce confiance si elle est dirigée par l’idée "tant qu’individuellement je vais bien, seulement quelques petits ajustement mondiaux feront bien l’affaire".
    La mort ou la pizza.
    Si j’étais naïf comme tu sembles encore le croire, entre une WW3 et une gouvernance mondiale pacifique; je choisirai… euh… Entre une guerre pour la paix et une guerre tout court, il y a une différence? Il existe déjà quelques réseaux mondiaux, sérieux et responsables (si si!). Exemple: la communauté scientifique. Quand tu vois que leurs avertissements répétés, argumentés et accessibles ont été accueillis à chaque fois comme un jet de pisse dans un violon, tu peux te demander quel sera le volant de manoeuvre d’un gouvernement sérieux, mondial et responsable. A moins que "trouver les accomodement nécessaires" soit une jolie formule pour dire "répartir efficacement l’emprise d’un monde juste et immaculé sur les humains". -Mais non, c’est démocratique, puisque l’ONU fait des sondages! Un peu comme le test de QI sert à déterminer si on a le même type d’intelligence que les types qui l’ont écrit.
    Remarque pénultième:
    Alors non, certains intervenant de ce blog ne baignent pas forcément dans les idées contemporaines, généreuses, humanistes -et surtout très nouvelles- du XXIe siècle. Plus; il y a des problèmes de l’antiquité perse, grecque ou moyen-orientale qui sont bougrement aussi actuelles que mai 68 pour envisager les questions présentes. Encore faudrait-il faire l’effort d’aller les comprendre, mais ça, l’homme moderne n’a plus le temps…
    Tant pis, je prends le risque…
    A mon avis, sur ce blog, il y a beaucoup moins de gens arrivant de la gauche que revenant de la droite.

    Répondre
  64. Si ça continue ça va pas durer
    Si ça continue ça va pas durer dit :

    il ne faut pas s’attendre à une promenade de santé

    Le problème, avec le bel automne qui étale ses couleurs sur mes montagnes, c’est que le goût et le temps de pondre un billet digne de ce nom ne sont pas là. Le monde s’effondre ??? Certes, mais la fondue de ce midi, au soleil de la terrasse vala……

    Répondre
  65. Thais
    Thais dit :

    CITATIONS A MEDITER

    Propos tenus à la réunion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991 par David Rockefeller, Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale, entre-autre.

    "Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans.

    IL NOUS AURAIT ETE IMPOSSIBLE DE DEVELOPPER NOS PLANS POUR LE MONDE SI NOUS AVIONS ETE ASSUJETTIS A L’EXPOSITION PUBLIQUE DURANT TOUTES CES ANNEES.

    Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial.

    LA SOUVERAINETE SUPRANATIONALE D’UNE ELITE INTELLECTUELLE ET DE BANQUIERS MONDIAUX est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

    NO COMMENT.

    Répondre
  66. Pichnouf
    Pichnouf dit :

    Au 81 de Moraliste

    Quand un fondeur de canon vote pour celui qui les braque sur lui…
    … la démocratie a de beaux jours devant elle. J’assume pleinement mon côté surrané en exhumant le souvenir de Condorcet (que tu ne pourra pas étiqueter de "side-player"), qui en son temps se méfiait déjà du tour que prenait l’exercice de la démocratie.
    "I got the power"
    Par contre, à l’inverse, un gouvernement national peut tout à fait légiférer pour soutenir la finance mondiale. Quand aux prolétariens comme tu dis, ils ne déménagent pas; ils changent juste de tondeur. Si celui qui fabrique les richesses est aux commandes, c’est la fin du monde, hein? Tes classes bourgeoises-moyennes hypertrophiées du bulbe seront-elles assez proches des faméliques, des pauvres laborieux, des réfugiés du climat (…) pour s’en occuper? Oh oui, tendons-leur nos bras, accueillons-les dans le giron de nos modèles démocratiques universels, mais pas chez moi, le piano prend déjà toute la place…
    Mais surtout, évitons le désordre
    Oui, il faudrait en fait arrondir les angles du monde… Et arrêter de vivre dans l’utopie d’une solution gagnant-gagnant dont tout le monde (de chez nous) nous perce les oreilles. Cette belle idée, bien théorique, a un seul domaine d’application valable: les apprentissages. Un enseignant apprend à mieux enseigner en même temps qu’il enseigne à un élève. Dans tout autre domaine d’application; il existe un tiers exclu (que le "modèle" se garde bien de mentionner). L’alliance des "gagnants" compte, selon les époques sur une tierce personne, un tiers parti, le tiers-état, le tiers-monde -d’ailleurs comme déjà ça ne suffit plus, il a fallu taper le quart-monde-. Alors comment envisager un vrai modèle gagnant-gagnant dans un monde aux quantités de richesses finies comme tu le dis plus haut?
    Vert quelle jolie couleur!
    Monsanto a déjà brevetée cette belle teinte. "Quitte à ne pas changer le modèle, autant s’arranger pour qu’il dure le plus longtemps possible" dit le Développement Durable. Comme ça, sous couvert de faire une B.A. on pourra le propager jusqu’aux endroits où il n’est pas encore… Ni vus ni connus, on refile la patate chaude à nos arrière petits enfants qui verront tout ça éclater quand il n’y aura vraiment plus de place pour une autre expansion. Quand à moi, je me retaperai bien un petit café Marx Havelaar…

    Moraliste; je ne suis pas souvent d’accord avec toi, mais je te remercie chaleureusement de nous permettre de mettre tout ça sur le tapis -ou velours- de ce blog.

    Répondre
  67. marxime
    marxime dit :

    pas de panique les gars(et filles)!cette pseudo crise ne concerne que des capitaux virtuels, en clair la fameuse bulle financière. Et ce qui se joue aujourd’hui c’est le remplacement de ces capitaux virtuels par du bon argent frais. Le notre, genereusement distribue par les gouvernements.Alors pas de panique! le systeme est en train de se refaire une sante financiere(avec de vrais sous!) pour pouvoir reinventer des montages financiers capables de relancer la speculation! En attendant, les capitalos engrangent notre pognon ni vu,ni connu!! malin s’pas! le systeme s’essouflait, les politiques lui redonnent de l’oxygene, tout va bien! le systeme va pouvoir de nouveau fonctionner,les blogs monolectifs s’enflammer, tout va bien!

    Répondre
  68. tsé
    tsé dit :

    il y a juste que la proposition de "moraliste" n’est que celle faite par J.Attali l’autre soir sur la 2.

    Il suggérait lourdement que la solution serait un "gouvernement mondial" pour tout règler. Où l’activité de services serait privilégiée !
    Tu m’étonnes Charles, cette racaille capitaliste nous a toujours rêvé larbins. Ils n’auront fait qu’un petit détour pour parvenir à leur objectif.

    Ni vu, ni connu je t’embrouille. Car il est évident que ce "gouvernement mondial" sorti de son haut de forme, n’est pas celui auquel songe les citoyens du monde.
    Et cette fausse crise ressemble en réalité à s’y méprendre à l’écroulement pas si lointain de deux tours jumelles. Ne font que poursuivre leur objectif : un gouvernement mondial ainsi qu’ils le nomment. Mais c bien sûr !
    Quelqu’un parlait d’écrémage. En effet, comptez les éliminés : s’ils étaient dix, ne sont plus que trois et bientôt plus qu’un.
    Un gouvernement mondial policier, fliqué, militariste, empoisonneur, liberticide, manipulateur, éluuu… je me marrrrreuux.
    Le changement dans l’ hyper continuité, ou la continuité dans le choc permanent… pour le cas où vous le percevriez encore. Au choix.

    Cette pseudo-crise n’est qu’un prétexte pour faire rapidement main-basse sur ce qui leur échappait encore ; la petite épargne en Europe. Et hop ! siphonnée d’un seul coup.

    La mine constipée des chefs d’Etats européens adoptant des plans de sauvetage individuels, Etat par Etat. Sauver quoi ? Les SDF ? Les pauvres ? Les smicards ?

    Non, bien sûr. Des pseudo-plans de sauvetage pour dissimuler le plus colosssal détournement de fonds publics jamais pratiqué. Mondialisé, synchronisé. Au profit exclusif des trois mafieux restants encore en course.

    Moraliste a le culot de dire qu’un Rmiste a plus de biens qu’un Africain. C’est faux. Ils ont strictement, l’un comme l’autre la même chose : RIEN de rien.
    Posez-vous la question : actuellement puis-je me passer des banques ? Si oui, comment je m’organise ? faites-le donc.
    Puis-je me passer des supermarchés ? Faites-le.
    Puis-je me passer de la para-pharmacie ? des vitamines bidons ?
    Faites le.
    Puis-je me passer d’un énième gadget portable ? Oui ? Faites-le.
    etc, etc…

    Répondre
  69. Crodoff
    Crodoff dit :

    Toutes mes féloches pour ton article, un vrai bonheur à lire.
    De mon coté, j’ai du mal a me féliciter de cette "catastrophe" jubilatoire et j’ai un peu hâte de voir comment cela va tourner.
    Dans l’époque au peuple anesthésié des démocraties capitalistes dans laquelle nous sommes, j’ai du mal a croire que les gens soient prêt a sortir dans la rue ou a entreprendre une quelconque action radicale, ca fait bien longtemps que les élites fabriquent des suiveurs et abrutissent la masse.
    Fouillant les eaux sales de l"information depuis un moment, je suis plutôt persuadée que cette crise n’arrive pas par hasard et qu’elle a même été prévu et déclenchée dans un but bien précis (ça fait un sacré moment qu’on en parle de ce crash à venir) ,amener le monde a une gouvernance mondiale, qu’on va nous présenter comme LA solution.
    C’est une pointe sur le sismographe de l’agenda des élites, comme le fut le 11 septembre, ou ici encore les manitous vont se faire plaisir en ramassant au filet tout les cadavres d’entreprises essorées et gagneront encore en puissance et hégémonie, ca se passe comme ca a chaque krash.

    Bonne continuation, ton article m’a vraiment fait du bien.

    Répondre
  70. Michel B.
    Michel B. dit :

    « La dette pour les investissements humains, c’est mauvais. La dette pour nourrir l’ogre financier, c’est bien. »

    C’est exactement ça, à la fois la déshumanisation de la chose politique et sa dépendance au financier, comme souvent d’ailleurs dans les entreprises pilotées dans une logique de croissance effrénée tous azimuts. La même abdication sur le « métier de base », la même compromission au fric. La politique est un peu comme une entreprise sous-traitante de la mère croissance, et dont la mission est de faire tourner la machine à voter sans incidents.

    Le grand malade est le politique. Au moins 2 évolutions sont nécessaires.

    Le respect des engagements pris auprès de ses « clients », les citoyens : il faut que les électeurs détiennent des pouvoirs de sanction plus coercitifs sur les engagements non pris, on ne fait même plus de bilan dans les campagnes électorales, on y distribue des icônes. Comment peut-on alors, comme lu plus haut, suggérer un gouvernement mondial, meilleure façon de mettre encore plus sous contrainte le lien démocratique ? Un gouvernement pour plus de 6 milliards d’individus, une hérésie, au service de pire encore, une idéologie, unique pour la planète. Vade retro !

    Et conquérir de nouveaux marchés pour remplacer mère croissance, riche mais pingre actionnaire à courte visée. Donc déjà couper la dépendance à la finance. La croissance économique est conditionnée par les besoins de rentabilité des marchés financiers, tellement envahissants qu’ils rognent toujours un peu plus les pouvoirs politiques, affligeants de soumission. Il faut casser ce lien. Faut-il tout jeter pour autant ? Pas sûr. La liberté d’entreprise, l’accès à la solidarité via le crédit, le libre échange font partie de mon monde meilleur quand j’essaie de le rêver.

    L’argent aussi. Mais comme moyen d’échange, sa véritable noblesse, pas comme produit. Une idée simple serait d’interdire d’en faire un produit. Finis les short sell, les contrats futurs, la titrisation de dettes en les dissociant du risque qu’elles portent, et autres effets de leviers qui braquent l’attention des banquiers, qui devraient assurer le financement du quotidien et de la construction de notre futur, sur leur intérêt particulier à très court terme.

    Il y a des arguments frontaux et factuels à opposer aux idéologues du « zéro régulation ». Comptés en millions de millions de $, le PIB mondial est de 50 unités, la capitalisation boursière mondiale était à 100, et le marché des produits dérivés est à 516! Prétendre que les produits dérivés sont nécessaires pour fournir au système les liquidités pour tourner est déjà plus qu’hasardeux. Ces produits dérivés ont eu une croissance de 500% sur les 5 dernières années, dans le même temps la croissance mondiale a été de l’ordre de 20 à 30% : la productivité sur l’économie réelle est misérable, mais ils ne pédalent pas dans le vide et se remplissent les fouilles au passage. Faut couper tout ça, c’est indécent et ça sert à rien.

    Finis aussi les crédits commerciaux négociables, les taux d’intérêts seraient fixés à l’inverse d’aujourd’hui, les meilleurs taux à ceux qui en ont le plus besoin, et ce par le politique, pour soutenir un choix de politique. Plus question de laisser des banquiers commerciaux jouer avec des taux, c’est un outil de régulation à disposition du politique. La finalité des banques ne doit pas être de faire de l’argent, mais d’en prêter, en respectant des consignes de répartition votées.

    Enfin la bourse. Le maquignon d’antan n’avait pas besoin de tâter frénétiquement le cul des bêtes toutes les minutes, la tournée hebdomadaire des marchés suffisait à faire son marché, et les prix du marché. Pour paraphraser un archétype du système, rien que passer à un jour de cotation tous les 15 jours rendrait du temps de cerveau disponible à tous ceux qui construisent demain en tourbillonnant au quotidien. Comme il n’est pas interdit de délirer, pourquoi ne pas imaginer une cotation en bourse des engagements électoraux, histoire de les inciter à les tenir ?

    Idées en vrac et mal dégrossies, germées à la lecture de ce très beau billet d’une grande force sur ce blog que je découvre.

    Il y a clairement des voies plus révolutionnaires à suivre, pourquoi pas. Encore faut-il être sûr de créer du mieux, et que la légitime indignation provoquée par le spectacle en cours ne nous aveugle pas trop et ne nous ne pousse pas qu’à une « guts party ». Les alternatives sont encore assez mal identifiées pour avoir une véritable capacité de mobilisation. Je crains qu’aucun système ne nous affranchira jamais de la cupidité humaine.

    Encore bravo, et merci pour ce texte.

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  71. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    Suite au dernier billet du Yéti, ya un commentaire, le 22, de christophe 84, que je vous recommande. Une histoire courte, excellente, lumineuse et très rigolote, qui peut servir à populariser une analyse sommaire, mais tellement juste de cette pas-crise.

    Elle s’appelle "Monnaie de singe" et mérite de circuler, vous vous taillerez un petit succès en la racontant partout, au plus grand nombre de gens possible.

    http://www.yetiblog.org/index.php?2… commentaire 22

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  72. Moraliste
    Moraliste dit :

    Il y a juste un truc que mes aimables contradicteurs n’ont pas compris, c’est que le gouvernement mondial qu’ils craignent, celui de la finance, Bidelberg et Cie, existe déjà. Ses pouvoirs sont limités, on n’est certainement pas dans le complot, mais effectivement dans des réseaux qui tentent d’agir et de manipuler, avec certainement, de leur point de vue, autant d’échecs que de réussite. La plus belle réussite étant tout de même, aussi grâce à lUE, d’avoir évité une 3ème guerre mondiale depuis 60 ans… Quand aux échecs, la liste est longue…
    Je parle aujourd’hui du gouvernement mondial démocratique qui reste à créer, chargé justement de légiférer et d’encadrer la finance au niveau mondial, ce que ne peuvent pas faire les gouvernements nationaux.
    Pour préciser, ce gouvernement sera désigné par un parlement mondial, qui pourrait être une assemblée générale de l’ONU transformée, sans droit de veto aux cinq vainqueurs de WW2, mais avec des décisions à la majorité, et dans laquelle les pays seraient représentés aussi en fonction de leur poids démographique.
    Un gouvernement aux pouvoirs soigneusement encadrés et définis pour qu’il ne s’occupe pas de tout, mais juste du nécessaire et laisse une autonomie maximale aux collectivités locales.

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  73. Moraliste
    Moraliste dit :

    L’auteur de l’Utopie Urgente, Philippe Souaille a d’abord pris des notes durant quatre ans, tout en continuant son métier, qui était à ce moment là de produire et réaliser des documentaires sur l’aide au développement dans le monde entier.
    Puis il a pris trois années pleines à écrire non pas un, mais trois livres. Tout ceci après une quarantaine d’années d’apprentissages et d’expériences fort diverses qui en valent bien d’autres.
    Il n’a jamais présenté l’Utopie Urgente comme un plan miracle, au contraire: le niveau de vie occidental n’est écologiquement pas extensible aux huit milliards d’êtres humains de la planète. Et comme il faut partager, cela signifie que nous autres occidentaux allons devoir réduire notre train de vie. Les riches, mais les pauvres aussi. Car l’empreinte écologique d’un RMIste français reste nettement supérieure à celle d’un travailleur africain.
    Je ne suis pas certain que le prolétaire européen ait davantage vocation à partager que le bourgeois ou n’importe qui d’autre, et c’est bien ce qui me fait souci. L’altermondialisme et la gauche rêvant de relever les frontières, on a dix fois plus de risque de retrouver avec une 3ème guerre mondiale, qu’avec une révolution..

    A part ça,chère Agnès, petit détail, qui va me valoir quelques remarques acerbes de plus, la Commodore était une voiture allemande, pas américaine, même si Opel appartient à la GM.
    Mon père à moi, c’est une Diplomat qu’il avait achetée d’occase, le modèle d’avant la Commodore. Je m’allongeais sur le siège arrière pour dormir, tandis que ma petite soeur s’allongeait sur la vaste plage arrière, sous la vitre.
    Les ceintures de sécurité n’existaient pas à l’époque…

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  74. Moraliste
    Moraliste dit :

    Et puis aussi, au sujet de la démographie, l’assurance vieillesse c’est un peu dépassé comme explication. Outre que l’une des fonctions de la gouvernance mondiale serait précisément de mettre en place un système d’assurance sociale et de retraite digne de ce nom dans les pays du sud.
    Le taux de natalité des classes moyennes africaines a sérieusement baissé. Un enfant coûte trop cher. Et c’est vrai aussi des paysans adultes, qui utilisent des méthodes de contraception.
    Ceux qui continuent de faire des mômes à chaque occasion, en Afrique comme en Amazonie et partout où il n’y a rien d’autre à faire, ce sont… les très jeunes. Il se trouve que l’on n’a encore rien trouvé de mieux pour s’amuser à 14, 15 ans que de jouer à découvrir son corps. Surtout lorsqu’on n’a ni télé, ni argent, ni fringues, ni CD, ni rien… qu’un petit copain ou une petite copine. Mais de là à dire qu’on pense à sa retraite….

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  75. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    Je crois qu’il faut pas se tromper de cible. Ceux qui acceptent, voire demandent à travailler le dimanche ne sont que les plus précaires des précaires.

    Il me souvient du temps ou pour les ouvriers, les intérimaires étaient l’ennemi. J’ai bien dit "les intérimaires", pas l’intérim, encore moins les patrons qui avaient créé cette porte d’entrée dans la précarité généralisée. A une autre époque, l’ennemi c’était l’immigré (grec, polonais, arménien) qui venait bouffer le pain de l’ouvrier.

    Alors, quand je lis des commentaires méprisants pour les pauvres diables (diablesses?) qui préfèrent travailler le dimanche que pas du tout… Des moutons, oui. C’est les moutons qui ont inventé l’élevage, le gigot, les côtelettes? Les troupeaux de 10 000 têtes, l’abattage industrialisé, les farines frelatées?

    Le mouton dans le rôle du bouc émissaire…

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  76. Pichnouf
    Pichnouf dit :

    European Bisounours Act
    On commence la journée du bonheur par une petite séance de training autogène du docteur M.
    Répétez-le plusieurs fois si il le faut; ça finira bien par rentrer:
    -Vous savez, Bilderberg, d’accord ça existe, mais c’est un peu la Joe Bar Team… Depuis 50 ans qu’ils sont là, la CIA et le plus gros consortium de produits de grande consommation du monde… Tout le monde fatigue, hein… Et puis même si ces gens bien éduqués et très comme il faut avaient les informations commerciales et financières qu’on dit (que les agences US recueillent légalement grâce aux très démocratiques "National Security Act" et "Foreign Intelligence Surveillance Act"), il faudrait vraiment être tordu pour en profiter…
    Lavez plus blanc
    -En fait, le gouvernement mondial existe déjà finalement! Sauf qu’il n’est pas démocratique et ça, c’est ballot. Finalement, la solution est trouvée en un tournemain: on prend ce méchant gouvernement de l’ombre pas beau, on déplace son siège en vieille et sage Europe qui a de tout temps éclairé le monde du fanal de ses Lum…

    …Oh, je ne sais même pas si je dois continuer. Tu nous reviens tout flappi ce matin; ça va? Tu te répètes sur un demi-post, puis nous livre une édifiante étude éthologique sur un auteur de référence: Vous savez, M. Souaille n’est pas n’importe qui, c’est un homme qui prend des notes… Il en vaut bien d’autres. T’as la phrase palotte…
    Curieuse révélation, étonnante nouvelle; on va devoir répartir les richesses… Mais commençons par celles des pauvres -des fois que ça suffise- faites un effort quoi, vendez vos organes! Une petite couche encore sur le prolétaire rapace qui met le bon bourgeois en risque de guerre et on discute un peu bagnole, parce que dans un raisonnement bien déroulé, l’idée forte est à la fin, sertie dans la conclusion.
    On sent comme une fatigue…
    98. ->Ah peut être un petit quelque chose? "La consommation comme seul moyen contraceptif efficace dans les pays pauvres…" Non, fausse alerte. Heureusement que le gouvernement mondial arrive pour les occuper convenablement. Que dirais-tu de leur faire ramasser du coton en chantant "Amazing Grace"?

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  77. Marc.A
    Marc.A dit :

    Opel ou chevrolet ou même Holden on produit un modèle Commodore mais ne nous égarons pas.

    Agnès que je remercie pour son billet nous dis "c’est l’Âge de faire". Je pense que nous pouvons dès aujourd’hui faire, faire du lien, faire du local. Sortez dans la rue pour vous faire des amis, consacrer les périodes de TV à lire et a rencontrer des personnes, échanger des idées, affiner votre pensée, faire des recherche, sortir de vos habitudes puisque notre habitude commune nous mène à une impasse.
    Des élements de réflexion dans le livre « RESISTER, C’EST CREER » de Florence Aubenas et Miguel Benasayag éditions LA DECOUVERTE sur le vif novembre 2003 6,40 € 120 pages
    Bonne semaines à tous les courageux qui ont lu les réactions jusqu’ici.

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  78. Moraliste
    Moraliste dit :

    A part vous foutre de ma gueule ( pas grave j’en vu d’autres), et déformer mes propos (ça c’est un procédé aussi facile que discutable), vous proposez quoi de concret au juste ?
    Et vous répondez quoi, sérieusement ?
    En dehors du fait que je ne crois pas qu’on n’ait jamais ramassé le coton ensemble ?

    Répondre
  79. meiganga
    meiganga dit :

    salut
    Analyse rigolote et très bonne de la situation;
    Mais vous verrez, les français sont des moutons, ils commencent déjà à vouloir travailler le dimanche car ils ont peurs de pas avoir du boulot ou de perdre celui qu’ils ont; et les plus rapides à s’en dégoter un ne pourront pas refuser de travailler le dimanche… la peur, la peur, la peur! et après on s’étonne que les français consomme trop de médicaments. gardons notre sang froid messieurs et dames…ceux qui ont le plus la frousse c’est les riches, certes les pauvres souffriront de cette crise mais ne souffrent ils pas depuis longtemps en silence? une croute de pain en moins dans l’eau salée qui leur sert de soupe ne se verra pas trop! prolo du monde….nous entrons en hibernation.

    Répondre
  80. Seb Musset
    Seb Musset dit :

    Défiance envers le système, confiance en nous-même. Première étape franchie. Mine de rien, nous avançons de plus en plus nombreux malgré l’IMG : Intox média généralisée.
    Bravo pour tes articles.

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  81. alsospracht
    alsospracht dit :

    A propos "de cette pas-crise." en 96. Je crois, parce que je lis beaucoup de commentaires estimer qu’il s’agit d’une " pas-crise", qu’il faut tout de même ne pas tomber dans cette croyance totale du virtuel, de l’immatériel: la crise est vraie , elle est plus que vraie, et je voudrais me tromper mais malheureusement je crains qu’elle fasse très mal. Je ne sais pas comment ça va se passer quand les subprime français vont exploser ( ici on appelle ça des crédit relais), Dans le monde du bâtiment on ose même pas penser à 2009.
    Si on assiste à une telle chute des bourses c’est parce que les investisseurs savent cela et donc ont ramassé brutalement leurs bénéfs, qui n’ont rien de virtuel, par des systèmes de vente à découvert et autres mécanismes que je ne connais pas bien.
    Tout cela pour dire que la crise dont on parle, celle des épargnants riches et des traders on s’en fout et même on peut s’en réjouir, mais la VRAIE crise, elle est bien réelle et devrait faire mal. A moins que des décisions soient prises qui amortissent les conséquences du cercle vicieux : crise des ménages qui entrainent crise boursière qui entraine crise des entreprises qui entraine crise des ménages etc…
    A part ça je suis bien content de lire le 89 de Michel B. bien d’accord sur pas mal de point.

    Répondre
  82. fonce
    fonce dit :

    a quoi sert-il ce petit bonhomme qui s’agite dans tous les sens , élu le 10 mai 2007 ….à rien , car la crise vient des u.s.a.
    et il à beau s’agiter , on n’y échappe pas ….
    alors quoi faire …réflechissons …il ya surement une solution.
    j’attends vos reponses…

    Répondre
  83. Moraliste
    Moraliste dit :

    Ouaip, mais la Chevrolet étasunienne et l’australienne Commodore n’ont jamais été importées en France, ni même en Europe… Mais c’est vrai que c’est pas le sujet.
    Au revoir tout le monde et comme le dit très justement quelqu’un, profitez de la crise pour éteindre la télé (et l’ordi) sortez de chez vous et lisez, discutez… Mais pas forcément uniquement avec ceux qui sont d’accord avec vous, sinon, cela ne sert pas à grand chose.

    Répondre
  84. Pichnouf
    Pichnouf dit :

    J’aime bien ce billet de Marc A.
    Dire que notre hote nous avait pourtant tendue la perche…
    Ce n’est pas une solution du "nous", mais du "je". Attendre, accumuler patiemment dans les startings-blocks qu’une bonne révolte pop’ soit lancée pour en être ou… inventer? Avoir une idée…
    Bons souvenirs
    Ca me fait penser a une conférence de Deleuze à la FEMIS donnée en 1987 sur "Qu’est-ce que l’acte de création". Le verbatim est sur 3w.webdeleuze, les images…ailleurs… Bien que ça s’adresse directement à des étudiants en cinéma, le bonhomme s’arrange malicieusement pour qu’il y ait de la lumière pour tout le monde. Ca me fait penser aussi que Deleuze admirait Foucault qui parle du concept de "conversion du regard" et de "conversion à soi-même". Je pars sur ce mélange pour dire que:
    A la fin, j’en ai marre que la quasi totalité de "l’extérieur" s’adresse à moi comme s’il savait d’office quel était mon système de valeurs, ce qui me met en pétard et m’indigne, mon code de conduite intérieur, mes stress-triggers et qu’il devait déclencher du dehors toutes mes émotions. J’ai "un peu" grandi, depuis que ma grand-mère ma inculquée ma dernière peur apprise: celle de la plaque chauffante qui n’est pas rouge mais qui brûle quand même. Depuis j’ai passé suffisamment de temps en expérimentations diverses, à (me) chercher, à (m’)inventer, à me travailler, à être (travaillé) aussi pour avoir ma propre manière de voir les choses, mes propres façons de faire, de réagir, connues seulement de mes proches, mes intimes…
    Apocalypse, puisqu’on vous dit!
    "Vous paniquez combien?, Les médias, les collègues tu-connais-pas-la-dernière?, les chainmails de paris sur quelle prochaine banque…, Garrdavou! A mon commandement! Flippez!". Dis-moi, Système, on a été présentés à quelle occasion pour que tu sois tout à coup si prévenant? Et d’abord je flippe si je veux! Depuis qu’on m’annonce régulièrement la fin de ce monde tout-fric-tout-beau-tout-mou, j’aimerai bien le voir tomber au lieu qu’on m’explique une fois la date passée "Ah ben grâce à nos courageux politiques, on l’a échappée belle". En ce moment, je suis justement bien serein et attentif…
    Parce qu’il y a de la bonne peur, don’t waste
    Perso, je presse le pas quand une voiture m’arrive trop vite dessus, je voûte les épaules et tire mon col sur la nuque quand JE sens les gouttes. Vous n’avez jamais croisé de ces gens distraits, parapluie ouvert, pris de contagion mimétique qui n’avaient pas remarqué que la pluie ne tombait pas/plus? Restez droits dans vos pompes bordel au lieu de chausser la peur par procuration, diffusée à coup de pixels, de chiffres, de cassettes en boucle -j’imagine- dans l’étrange lucarne.
    Réalité sensible
    Rencontrez. Des gens, des idées, le troisième type… Profitez de cette lucidité, cette clarté des recueils directs comme vous voulez: faire des coups du parapet moldave ou de la corde à linge à quelques vautours vous-reprendrez-bien-des-assurances ou aux solutions d’extrème-urgence (mais préparées à l’avance quand même avec des toutes petites lignes derrière) à adopter collectivement au contre-la montre. Ou pour faire bien gaffe que dans un moment d’inattention, un rouage ne vous reprenne les doigts ou continue de monter vers l’épaule. Comme on veut, mais inventez quelque chose. Les systèmes qui nous entourent comptent et vivent sur l’endormissement, l’indécision, le mouvement de panique. Ayez des idées -bonnes, mauvaises c’est pas le fond de la question-, inventez, dérangez-vous un peu, bougez les gens qui comptent, frottez le dos de vos voisins et voisines prise(s) du grand froid.
    Démerdez-vous à la fin, trouvez votre manière, moi tant que je suis pris par quelque chose , que mes piécettes, mon énergie, ma passion est engagé dans un processus qui me concerne, je ne peux pas être récupéré et aggloméré à autre chose.
    Quant à la colère… Toute colère est celle d’un autre.

    Répondre
  85. Le Monolecte
    Le Monolecte dit :

    Prends-en de la graine!

    Le premier des droits de l’homme, c’est celui de se nourrir correctement. Sans accès à la nourriture, tout le reste n’est que tartufferie. brochette Pour briser ce «­­confusément», il faut rendre son unité au monde. Rattacher riches et pauvres,…

    Répondre
  86. M.
    M. dit :

    Si si il faut les foutre dans le merde les banquiers, mes économies je les ai enlevées de la banque et je les ai toutes foutues à la Nef, je voulais quitter mon job pour ma formation, démissionnaire mon patron me colle un licenciement pour faute pour récupérer mes congés, ben vois tu trop de merde attire la merde.
    je lache tout, je me forme avec la promesse que plus jamais je ne serai salariée, je vais monter mon assos bosser pour moi et tous ces enc…de capitalistes et financiers qui bradent nos vies et notre santé, je les emm…c’est fini, c’est une page qui se tourne, si je pouvais survivre au fin fond du Larzac j’irai bien car crever d’un cancer à cause du stress généré par ces cons, je leur laisse, et le flouz et leurs taf de m….

    Si avec ce qui se passe les gens n’ont pas compris, ben je ne vois pas trop ce qu’on peut faire pour eux.Désolée pour la colère, mais, là, je suis au sommum !

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  87. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    @ M. 111: "si je pouvais survivre au fin fond du Larzac":

    Et pourquoi serait-il impossible de survivre au fin fond du Larzac? ou ailleurs…
    Ne gaspille pas ton énergie en colère. Discerne ce qui est possible de ce qui ne l’est pas. Ce qui ne l’est pas, oublie. Ce qui est possible, fais le.

    Répondre
  88. Lorycalque
    Lorycalque dit :

    Je nourris de sérieux doutes sur nombres de solutions suggérées rencontrées sur le web pour surmonter la crise et changer la vie, notamment celles s’inspirant d’une religion. Je ne souhaiterais pas les voir appliquées.

    Répondre
  89. Monsieur Poireau
    Monsieur Poireau dit :

    Ce qui est bien avec cette pseudo crise, c’est que ca donne de bons articles et surtout un nouvel éclairage sur cet ordre du monde qu’on nous impose !
    Bravo !

    La situation actuelle est inquiétante puis que les Etats sont obligés d’emprunter aux banques pour se couvrir d’une éventuelle faillite des banques (je sais que dit comme ça c’est grotesque, c’est pourtant réel !). En clair, les banques centrales sont à sec !

    Prochaine étape ? Vider les comptes des particuliers !
    :-))

    Répondre
  90. Brice
    Brice dit :

    Halala, que d’illusions,

    Nous faisons tous parties du systèmes et contribuons tous à son fonctionnement… Vous tous qui approuvez ces mots, rien que par le simple fait d’avoir un ordinateur, une connexion internet vous lie à tout cela.
    La seule solution probable encore qu’elle me paraît très peu fiable serait une action coordonné à l’échelle planétaire pour réfuter le système dans ça globalité, oublié le confort et pouvoir vivre de ce que l’on peu tirer soit-même de la terre, ceci amènerai une vrai redistribution des cartes. Le seul souci est que l’homme est de nature fainéante et recherche toujours le chemin qui à l’air le plus facile, ouvrir le robinet, plutôt que de puiser l’eau à conduit à cela.
    Plutôt que de crier haut et fort sur le système et de continuer d’en faire partie, pourquoi ne pas tout simplement assumer ce fait et essayer de s’en accommoder ou carrément partir vivre en ermite?

    la réponse est : pas envie de ruiner mon semblant de vie (attaché au système) et que j’affectionne tant.

    Répondre
  91. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    C’est la gloire !
    Je viens d’entendre quelques morceaux choisis de cette chronique dans la chronique de David Abiker sur France info vers 7h30 ce vendredi 17 octobre.

    Si j’ai compris ton article devrait être utilisé dans un journal (papier?)

    Répondre
  92. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    Apparemment, il s’agit d’un hebdo papier. Le premier numéro est en kiosque à partir du vendredi 17 octobre.
    Et ils devraient avoir repris cet article si j’ai bien compris.

    Répondre
  93. cousinhub
    cousinhub dit :

    je viens aussi d’entendre un extrait du blog à la radio ce matin.
    Bravo ! tout est dit!
    Il s’agit vraiment d’une révélation (dans le sens biblique de l’apocalypse où le voile est déchiré et laisse apparaitre la lumière aveuglante de la vérité! )
    Maintenant la question qui se pose est:
    "Avoir ou être ? " le choix est à notre porte.
    passons de l’age de fer à celui de faire!

    Éblouissant !

    Agir? Mais comment?
    certainement pas en donnant un blanc seing aux banques mais plutôt en orientant son épargne vers les plus démunis (épargne éthique, micro crédits, immobilier humanitaire…)

    "Si tu as le bonheur de bien gagner ta vie honnêtement, la plus grande des richesses est de donner de ton vivant "

    Que la paix soit avec toi!

    Répondre
  94. I Lov Zadig
    I Lov Zadig dit :

    D’abord bravo pour la sélection de cet article (et bientôt d’autres.?) dans l’hebdomadaire "Vendredi", fondé par Jacques Rosselin (Courrier International)

    Seule chose que je nuancerais, c’est à propos de cet argent "qui manquait connement" et qui "va combler les fouilles des banquiers". Il s’agit justement d’un prêt que l’Etat accorde aux banques, et qui va donc lui être rendu avec intérêts (cela a déjà été fait dans un autre pays européens précédemment, avec en plus versement des "profits" aux contribuables).

    On peut donc mieux comprendre le fait d’accepter un déséquilibre financier, espérons le temporaire, plutôt que de devoir finir par titrer cet article "Ceci est une crise".

    Répondre
  95. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    I lov Zadig:

    La crise des subprimes n’est pas terminée. Des milliers de famille américaines sont au bord du gouffre et risquent de devoir renoncer à leur rêve de petit propriétaire: tous les produits financiers pourris n’ont pas été "déterrés" et sont prêts à exploser comme des mines.

    Tout cela pour dire qu’il se pourrait que cela ne soit pas une grande banque française mais plusieurs qui ait besoin d’être renflouées avec l’aide de l’Etat et on pourrait s’apercevoir que ce dernier ne peut pas tenir ses promesses.

    Quand l’Etat est venu à l’aide du Crédit Lyonnais, je ne suis pas sûr qu’au final il ait fait un bénéfice.

    Répondre
  96. speedy
    speedy dit :

    "Des milliers de familles américaines sont au bord du gouffre et risquent de devoir renoncer à leur rêve de petit propriétaire"

    GWB a dit il y a quelque temps que le style de vie américain n’était pas négociable. On verra bien !

    NB : et si c’était des familles pas américaines, est-ce que seulement on en parlerait ?

    Répondre
  97. cousinhub
    cousinhub dit :

    monnaie de singe!

    Une fois, dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois qu’il achèterait des singes pour 10 $ chacun.

    Les villageois, sachant qu’il y avait des singes dans la région, partirent dans la forêt et commencèrent à attraper les singes. L’homme en acheta des centaines à 10$ pièce et comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts.

    Alors, l’homme annonça qu’il achetait désormais les singes à 15$. Les villageois recommencèrent à chasser les singes.

    Mais bientôt le stock s’épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations.

    L’offre monta à 20$ et la population de singes devient si petite qu’il devint rare de voir un singe, encore moins en attraper un.

    L’homme annonça alors qu’il achèterait les singes 50$ chacun. Cependant, comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s’occuperait des achats.

    L’homme étant parti, son assistant rassembla les villageois et leur dit : – « Regardez ces cages avec tous ces singes que l’homme vous a achetés. Je vous les vends 35$ pièce et lorsqu’il reviendra, vous pourrez les lui vendre à 50$. »

    Les villageois réunirent tout l’argent qu’ils avaient, certains vendirent tout ce qu’ils possédaient, et achetèrent tous les singes.

    La nuit venue, l’assistant disparut.

    On ne le revit jamais, ni lui ni son patron ; les singes couraient dans tous les sens!

    Répondre
  98. markhos
    markhos dit :

    Alors que s’ecroule le reve de quelques uns,le cauchemar de tout les autres s’achevera t’il?rien n’est moins sur !

    On entend certains esprits forts parler de "changement de paradigmes",de bouleversement,meme et pourquoi pas de revolution…(il s’agit le de revolution des esprits bien sur,de celles qui font eclorent les idées et non qui coupent des tetes quoique!)
    Mais malheureusement ou pas ! les vendeurs d’ideal sont morts de leur belle mort ou en voie d’eradication.l’idealisme a fait place au pragmatisme et la politique a une sterile polemique.
    Pas de revolution sans ideal,mais quel ideal? nous avons assisté depuis environ un siecle,à un defilé de penseurs plus ou moins dements,qui ont experimenté "in vivo" leurs petites théories politiques est économiques certains appellent cela des idéologies ( d’autres des génocides ou des crimes contres l’humanité).
    La derniere en date, le glorieux "ultraliberalismemondialisé," a reussi la ou d’autres ideologies ouvertement totalitaires et brutales ont échoué: MENER UN AUSSI GRAND NOMBRE D’ETRES HUMAIN A UN DEGRES DE SOUMISSION ET D’ABJECTION jamais atteint;sans que cela ne perturbe outre mesure la bonne conscience de nos belles nations democratiques et modernes.

    Est ce à dire que l’ultra libéralisme (im)mondialisé entrainera dans sa chute les democraties qu’il a gangrénées c’est une possibilité,mais ce qui est sur c’est que la vraie revolution à venir est la construction d’une véritable democratie qui pour l’instant reste encore un idéal a atteindre.

    Répondre
  99. DomTom
    DomTom dit :

    Agnès quelle analyse lucide ! , en allant au boulot ce matin j’ai entendu sur France Info des extraits de votre blog ce qui m’a donné envie de le découvrir. Cà fait 35 ans que je travaille, et je trouve que la situation s’est vraiment dégradée, on perd tous les avantages acquis par nos anciens. Pas d’augmentation de salaire depuis des années alors que tout s’envole. Ca ne peut plus continuer comme çà, les riches toujours plus riche, les pauvres et la classe moyenne qui s’appauvrie.
    On risque encore de payer très prochainement pour ces riches qui en veulent toujours plus en jouant avec l’argent des autres, il faudra bien que quelqu’un paye l’addition ! .

    Encore bravo pour ce blog, je vous encourage à continuer.

    Répondre
  100. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    Citation:
    certainement pas en donnant un blanc seing aux banques mais plutôt en orientant son épargne vers les plus démunis (épargne éthique, micro crédits, immobilier humanitaire…)

    Tu veux repeindre le capitalisme en vert?
    Mais en grattant la peinture tu retrouves toujours la même m…. avec l’odeur qui ne trompe pas !

    Dans le mot micro-crédit, il y a le mot crédit et derrière ce mot se cache les moins fréquentables "intérêt" et "capital".

    Répondre
  101. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    @ fin de partie:

    Alors, si on a quelques sous, on en fait quoi? On les brûle devant une caméra de télé, comme Gainsbourg?

    Parce qu’actuellement, si les plus pauvres n’ont guère d’économies, ya toute une frange de la population qui n’est pas encore dans la misère, qui a quelques réserves, et qui commence à se poser des questions sur ce qu’on fait de son fric sans lui demander son avis. On leur dit quoi, à ceux-là?

    D’ailleurs, même les plus pauvres ont appris à se contenter de peu et à mettre s’ils le peuvent des sous sur un livret au cas où (une grève, un licenciement, un coup dur, qui sait?). On leur conseille de laisser le gouvernement piocher dedans pour prêter à ses potes?

    Répondre
  102. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    citation:
    Alors, si on a quelques sous, on en fait quoi?

    C’est qu’on travaille trop. Si on travaille trop on contribue aussi à détruire la planète plus rapidement.

    Autre question? 🙂

    Répondre
  103. Arithmos
    Arithmos dit :

    BRAVO

    "15 ans" pour ouvrir les yeux, mais combien de temps allons nous encore souffrir de notre peur ?

    Pour la première fois, tête et mains levées, je communiais avec le ciel nos larmes de liberté.

    Répondre
  104. Francette
    Francette dit :

    petite remarque
    je me méfies toujours des discours ou il y a d’un côté, dans l’ombre menaçante, des tas de "eux" et "ils" trés vilains, et de l’autre les pauvres petits innocents nimbés de lumière
    les moutons se font tondre parcequ’ils le veulent bien
    désolé bergère, j’aime pas les moutons

    Répondre
  105. Warda
    Warda dit :

    et si tout le monde cessait de forummer en ayant l’impression que les vieux requins écoutent pour aller manifester une colère salvatrice? Ceux qui en ont encore un peu attendent, la peur au ventre, ceux dont le ventre est vide n’attendent plus rien ici ou ailleurs, et Gargantua continue de grossir de manière indécente……. Aux armes citoyens, à celle qui renversent les inepties de régimes aux services d’intérêts particuliers… Que ces millions soient affectés au « développement durable » celui qui porte la vie, les hommes, le travail, la santé…Aux vieux vampires de la finance, prouvons que le vent peut tourner……..Pourquoi personne ne descend dans la rue, au lieu d’être prisonnier d »une majorité silencieuse qui semble accepter….

    Répondre
  106. vieil anar
    vieil anar dit :

    Et moi qui ai raté ce billet au moment où il est sorti,… comment j’ai pu manquer ça, remarquable de lucidité et de concision, et pourtant ça continue de rôder autour de nous et les places boursières de jouer au yoyo avec la bénédiction des Etats et des banques centrales qui continuent de transfuser, de perfuser, ce morbide libéralisme agonisant…

    Et "on" continue à s’en mettre plein les fouilles, jusqu’à plus soif tout en prétendant avec un cynisme arrogant, moraliser le capitalisme,…si, si ! "On " réclame même à cors et à cris, un nouveau Bretton Woods, sans rire, ce que Clinton avait déjà réclamé, il y a 10 ans, au plus fort de la crise asiatique…Pour éviter le naufrage…., en 44, c’était déjà pour éviter le naufrage de l’Occident!

    Je ne me souviens plus exactement ce que l’orchestre jouait, jusqu’au dernier moment, quand le Titanic a sombré, mais j’ai l’impression que c’est le même air qu’on nous rejoue…!

    Répondre
  107. MKL
    MKL dit :

    Une analyse de Pierre Larrouturou qui rejoint la vôtre, dans Marianne (12000 lectures en 2 jours !) : "Ceci n’est pas une crise financière ! " Par Pierre Larrouturou, délégué national Europe du PS, auteur du « Livre noir du libéralisme » (Le Rocher). "On en est là aprè̀s trente ans de productivité mal gérée. La part de salaire a baissé, la dette a augmenté. C’est une crise sociale !"
    http://www.marianne2.fr/Ceci-n-est-…!_a92514.html

    Cet argumentaire est également disponible, de manière plus détaillée, sous forme d’une interview video réalisée par Respublica :
    http://www.dailymotion.com/playlist
    ——–
    http://nouvellegauche.fr

    Répondre
  108. Pierrot of Marseille
    Pierrot of Marseille dit :

    Nationalisons les pertes et privatisons les profits!
    ce n’est pas vraiment de la nationalisation…
    ce n’est pas vraiment de la privatisation…
    mais c’est à coup sur de la sodomisation et le téléthon sera plus obscène cette année, que d’habitude…

    Répondre
  109. LE PASSEUR
    LE PASSEUR dit :

    Depuis quelques années, je me suis mis à penser à un autre monde. Mais pour se faire il faut d’abord démolir.
    Les guerres, les révolutions, ont montré leur incapacité à changer les choses (belle manière de faire tourner la machine au nom de la démocratie, lobby de l’armement ou pétrolier, qui, à eux seuls, permettent de détourner les bons deniers publics!!!! . Je crois que nous sommes au tournant de l’évolution humaine : ou ça casse ou ça passe. Mais pour passer, il faut que cela change. Ce que j’ai trouvé comme solution, c’est le boycott de notre société de con-sommation. Fini de courir après le fric pour nourrir le monstre capitaliste : fringues d’occasions, meubles et vaisselle d’occasion, etc.…S’occuper avant tout de ses besoins et non de ses envies. Fini la sur-con-sommation. Tiens, encore lui!!!! C’est comme le port-salut c’est marqué dessus. Il y a aussi le con-tribuable. Enfin bref, revenons à nos moutons. Le covoiturage le troc par des échanges de service, mettre en l’air le fondement même de la société ‘‘le fric’’ et si vous voulez accélérer le processus, videz vos comptes en banque »
    Ce qu’ils (les gens dans haut) ont oublié, c’est que sans nous, les gens d’en bas, ceux qui se lèvent tôt, sans la base que nous formons, l’édifice ne tient. En réalité, c’est nous qui décidons. N’avons-nous pas un libre arbitre ?!! Donc messieurs ce n’est qu’une question de temps. Vous l’ignorez peut-être mais vous avez perdu la partie. Fini le pouvoir sur…désormais, c’est sur le pouvoir avec qu’il va falloir compter !
    Ah, j’oubliais. Depuis que je vis autrement, je n’ai plus ma boulle de merde dans l’estomac, vous savez celle qui nous pousse à vouloir toujours plus. On l’appelle aussi le stress, celui qui gère nos émotions primaires, qui nous impose médicaments, con-sommation en tout genre, alcool, tabac, (et oui encore des lobby), pour essayer un peu de ne plus le ressentir, mais il revient toujours plus puissant. Mais vous savez très bien de quoi je parle. Vous pouvez aussi débrancher votre tv, outil élaboré pour la manipulation des masses, gardez un lecteur dvd pour le fun d’un bon film copié sur le net, faire des centres communautaires de partage de matériels, d’outils de bricolage ou autre qui nous servent que peu de fois dans l’année (débroussailleuse, machine à coudre, tronçonneuse. Etc…) Une cave dans un bâtiment peut faire l’affaire. Si vous adoptez ce point de vue, ce temps gagné pourra être mis à profit pour autre chose.
    Pourquoi ce temps gagné ? parce que je ne compte plus mes dépenses en terme d’argent mais en terme d’heure de travail et je peux vous assurer qu’à l’idée de devoir travailler 5h pour un pull-over de soit-disant marque, ça me déchire !! Amusez-vous à faire le calcul de chacune de vos dépenses en terme d’heure travaillée…vous allez comprendre mon point de vue.
    Merci pour nous donner la possibilité de s’exprimer.

    P.S : Bravo ‘’les maîtres à penser’’, et dire que vous avez fait des études pour être aussi con !!!!!!!!!! Car vous apprendrez qu’une base solide est nécessaire pour que le sommet de l’édifice ne s’effondre pas !!!!!! Et maintenant que le bateau coule, il faut que nous ramions encore. Et bien que ceux qui veulent encore vous croire rament avec vous. Pour les autres, le boycott est un bon début. Il faut échanger, partager entre nos différentes cultures pour changer le monde. Nous avons en l’an 2008 tout le savoir pour cela. A nous, à titre individuel, de se prendre en main. Seul des gens autonomes et indépendants peuvent créer une civilisation digne, dans une acceptation de la différence. Quand je me regarde dans un miroir (pas moche le garçon ), je ne voudrais pas que nous ayons tous la même face, on la trouverait pas drôle. Ne sommes-nous pas une planète multi-culturelle !!! Le racisme (bel instrument pour diviser et donc mieux régner) en l’an 2000 est l’apanage de l’abruti. Nous naviguons dans le même bateau, ne devrais- je pas dire vaisseau spatial ! Et nous en n’avons que celui-là !!!!!!
    Notre civilisation d’égoïste peut encore changer pour ne pas laisser une triste empreinte dans les livres d’histoire. Mais il appartient à chacun d’entre nous ce destin. Donc arrêtons de nous voir comme des victimes car nous somme toujours les deux : victime et bourreau (je peux vous donner de bon titre de livre). Nous avons participez, acceptez, et fermez les yeux sur ce qui nous arrive, il n’est jamais trop tard pour s’en apercevoir et tenter de faire autrement.

    La richesse de notre monde n’est elle pas la diversité! Si oui, alors pourquoi ne pas accepter nos différences de point de vue, de religion, de couleur etc etc . Par le partage de nos différences, nous pouvons créer un nouveau monde (.il y a du bon et du mauvais dans toute les cultures), et c’est ensemble, les uns avec les autres, les uns pour les autre et ce quelques soient nos idéaux, que nous arriverons à sauver notre civilisation. Fini de regarder par dessus son épaule pour trouver des responsables à notre situation. Ne cherchez plus, nous sommes tous responsables d’avoir fait ou de ne pas avoir fait. De nos jours, l’information est à la portée d’un grand nombre. La politique, la justice, l’économie, la science ont posé leur masque. Nous pouvons encore nous illusionner mais qui est le fou « le fou ou celui qui le suit » ? Il faut maintenant compter sur l’ensemble et non sur un petit nombre ‘‘les maîtres à penser’’. Pour pouvoir laisser un monde dont nous serons fiers de laisser à la postérité.

    A bientôt…

    Le Passeur.

    Répondre
  110. Thierry Botac
    Thierry Botac dit :

    « C’est la crise sur la terre ma chérie » , c’est sur il vaut mieux être extra-terrestre de nos jours pour ne pas subir de plein fouet la crise économique que nous rencontrons. Les entreprises préparent progressivement de plan de licenciement, les banques ont investis dans des placements obscurs à haut risque …. C’est la crise retrouver la film sur la crise : http://www.c-est-la-crise.fr

    Répondre
  111. gillos
    gillos dit :

    Que 1000 personnes aillent déposer en tas leur TV, vieilles ou non, sur la place publique en un même endroit, un premier mercredi du mois à midi pile.
    Afin de rendre enfin utiles à quelque chose ces lugubres sirènes, et de démontrer que le temps du lavage de cerveau par les médias touche à sa fin. Une nouvelle révolution, possible et sans bain de sang.

    Répondre
  112. Diop
    Diop dit :

    Bonjour Agnès
    Je comprends parfaitement ton analyse et je suis en phase avec ton point de vue notamment sur les causes ainsi-que les conséquences néfastes. Cela dit je ne suis pas d’accord à la fin quand tu dis que c’est une "révélation"; parce que cette situation que certains appellent "crise" ou "récession" avec ses dommages incalculables pour des générations encore à venir n’est ni plus ni moins que les mises en garde enseignées il y a des siècles par la thora et la bible, puis par le coran qui est venu pour confirmer les dangers dans l’égarement de l’homme. Parce que en définitif tout n’est qu’une question de systheme. Et le projet de société proposé de l’islam est de loin la meilleure et la plus efficace parce que mettant toutes les énergies des différentes cultures à contribution. Je suis parfaitement d’accord quand tu dis "nous ne devons pas avoir peur" , mais encore faut il savoir pourquoi. Pourquoi la peur m’est interdite strictement. Ce n’est pas parce que les biens nécessaires à ma survie sont disponibles quelque soit la "crise" non , mais plutôt parce que "Dieu est le protecteur des croyants, il les sortira toujours de la pénombre pour les mener vers la lumière". Pour finir je vous livre le fond de ma pensée: "Noé,Abraham,David,Moïse, Jésus …" appartiennent tous à la lignée des prophètes envoyés par le seul et unique Dieu qui a fait de Mahomet le dernier d’entre eux chargé de parachever la mission qui avait été commencé par ses prédécesseurs. Justement l’homme étant le centre d’intérêt vers qui toutes les missions prophétiques sont orientés. L’islam est notre seul recours face à cette "crise" ou récession".
    Félicitation Agnès c’est une réflexion. de taille

    Répondre
  113. Melkior magicien
    Melkior magicien dit :

    Marre de ceux qui tirent les ficelles, marre de ceux qui nous prennent pour des macaques.
    Heureusement que sous votre plume alerte, vous écrivez ce dont j’ai toujours voulu écrire et ce avec humour.

    Bonne continuation à vous.

    Répondre
  114. Amène
    Amène dit :

    "Dieu est le protecteur des croyants"

    Oui,
    tout comme mon banquier me protége tant qu’il croit que j’ai de l’argent et que je crois en lui.

    Répondre
  115. mergelian
    mergelian dit :

    Nous n’avons pas fait le bon choix …………….professionnel et idéologique !

    *A DIFFUSER LE + LARGEMENT POSSIBLE S.V.P.*
    C’est normal qu’il ne reste presque plus rien pour nous !
    Vous avez remarqué que nos politiciens se battent comme des fous pour rentrer dans l’administration européenne
    Et pourquoi ?… Ce qui suit va vous éclairer…
    C’est scandaleux, tout simplement.
    Envoyez ceci aux Européens que vous connaissez
    La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l’UE a été approuvée !!!
    Cette année, 340 fonctionnaires partent à la retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9.000 Euros par mois.
    Oui, vous avez bien lu !
    Afin d’aider l’intégration de nouveaux fonctionnaires des nouveaux états membres de l’UE (Pologne, Malte, pays de l’Est…),
    les fonctionnaires des anciens pays membres (Belgique, France, Allemagne..) recevront de l’Europe un pont d’or pour partir à la retraite.

    POURQUOI ET QUI PAIE CELA ?

    Vous et moi travaillons ou avons travaillé pour une pension de misère, alors que ceux qui votent les lois se font des cadeaux dorés.
    La différence est devenue trop importante entre le peuple et les dieux de l’Olympe" !!!

    RÉAGISSONS par tous les moyens en commençant par divulguer ce message à tous les Européens.
    Bonne journée à tous quand même.
    CES HAUTS FONCTIONNAIRES DE l’UNION EUROPEENNE CONSTITUENT UNE VRAIE MAFIA ;
    Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs.
    Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la "Rolls " des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu’ils touchent…C’est dire !
    Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de "contrôleur adjoint de la protection des données", aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515EUR / mois.
    L’équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié belge ou français du secteur privé après une carrière complète (*40* ans).
    Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé.
    Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000 euros de retraite par mois.
    C’est simple, plus personne ne leur demande des comptes et ils ont bien décidé d’en profiter.
    C’est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc.
    En plus, beaucoup d’autres technocrates profitent d’un tel privilège
    1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12.500EUR de retraite par mois.
    3. Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, 14.000 EUR / mois.
    Consultez la liste :*
    http://www.sauvegarde-retraites.org

    Dans cette liste vous trouverez un certain Jacques Barrot ( 73 ans) avec une retraite de 4.728,60 EUR pour 5 années de commissaire européen aux transports
    À cela il faut ajouter sa retraite d’ancien député, celle d’ancien ministre, d’ancien président du Conseil général de la Haute Loire, de maire d’Yssingeaux et pour couronner cette brillante
    carrière, le 23 février 2010 il a été nommé au Conseil Constitutionnel.

    Pour eux, c’est le jackpot.
    En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d’obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire.
    Car, c’est à peine croyable… Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 42 ans.
    Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l’allongement des carrières :
    37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc.
    Mais, pour eux, pas de problèmes, le taux plein c’est 15,5 ans…

    De qui se moque-t-on ?*
    A l’origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d’autres fonctionnaires.
    Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc.
    Mais le pire, dans cette affaire, c’est qu’ils ne cotisent même pas pour leur super retraite.*
    Pas un centime d’euro, tout est à la charge du contribuable…
    Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c’est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc. Aucune pitié !
    Eux, ils (se) sont carrément exonérés….On croit rêver !

    Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés "contrôler" si les dépenses de l’Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l’objectif auxquelles elles sont destinées… ", profitent du système et ne paient pas de cotisations.
    Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les "gendarmes de Bruxelles" et ne cessent de donner des leçons d’orthodoxie budgétaire alors qu’ils ont les deux mains,
    jusqu’aux coudes, dans le pot de confiture ?
    A l’heure où l’avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique,
    les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais,de pensions de 12.500 à 14.000EUR / mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser…
    C’est une pure provocation !
    Mon objectif est d’alerter tous les citoyens des états membres del’Union Européenne.
    Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée.
    Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites.
    Nous allons leur remettre les pieds sur terre Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par "A+B" l’ampleur du scandale.
    Elle a déjà été reprise par les médias.

    http://www.lepoint./.fr/actualites-

    Diffusons,diffusons massivement auprès de tous nos relais des vingt-sept pays de l’Union Européenne,il en restera bien quelque chose ….. ?????

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