En attendant…

… d’avoir le temps.

« Le crédit est en fait un dressage socio-économique systématique à l’épargne forcée et au calcul économique de générations de consommateurs qui autrement eussent échappé, au fil de leur subsistance, à la planification de la demande, et eussent été inexploitables comme force consommative… Le crédit est un processus disciplinaire d’extorsion de l’épargne et de régulation de la demande – tout comme le travail salarié fut un processus rationnel d’extorsion de la force de travail et de multiplication de la productivité. »

Jean Baudrillard, la société de consommation

Seb Musset a aussi un blog à découvrir

34 réponses
  1. dominique
    dominique dit :

    Tellement profondément d’accord…………
    Raoul Vaneigem et son Traité de savoir vivre à l’usage des jeunes générations est toujours d’actualité, 40 ans plus tard, et pour cause, il était visionnaire !
    A faire découvrir ou redécouvrir, de toute urgence……….. 😉

    Répondre
  2. C'est en cherchant un emploi qu'on devient chômeur
    C'est en cherchant un emploi qu'on devient chômeur dit :

    Ah ! Les boulots de merdes…
    Le problème, c’est ceux qui les acceptent.
    Si les boulots de merde ne trouvaient personnes pour les prendre, ils seraient obligés de s’arranger pour que ces boulots soient un peu moins merdiques. C’est comme les salaires aussi, ça ne peut pas aller si certains acceptent des salaires toujours plus bas… ils acceptent chacun leurs tours un salaire plus bas à chaque fois, c’est pas acceptable. À ceux qui arrivent après, on ne leurs proposent plus que des boulots encore plus merdique, avec un salaire encore plus bas.
    Il ne faut pas accepter. Point barre. C’est tout
    Un minimum de dignité pour les êtres humains, quand même !
    (Et penser aussi à ceux qui vont passer après vous, à vos enfants…)
    Et le pire, c’est ceux qui acceptent, et qui se vantent après d’avoir le courage d’avoir un boulot de merde et d’avoir un salaire de misère. Ah oui "moi, je travaille dur et je suis payé X euros’", "moi, monsieur, je suis courageux moi", "et je me lève tôt pour aller travailler tôt, moi"
    Manquerait plus qu’ils veuillent "travailler plus pour gagner plus" 🙂
    C’est en commençant à accepter des boulots merdiques, que ça commence à devenir tout merdique…
    Et ça fait chier 😉

    Répondre
  3. Vincent
    Vincent dit :

    > Si les boulots de merde ne trouvaient personnes pour les prendre, ils seraient obligés de s’arranger pour que ces boulots soient un peu moins merdiques

    C’est gentil, mais en attendant, les gens vivent de quoi? Tout le monde n’est pas rentier à Neuilly.

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  4. chris
    chris dit :

    Mouai ,je crains fort que refuser les boulots de merde ….ai un prix ,celui des patates a l’eau des sejours carceraux .

    Je le dis souvent , le fond de la morale capitaliste , c’est la difference entre le gangster et l’entrepreneur ….

    Simplissime ,l’un avait un capital au depart et l’autre a du se le procurer en route ….

    Tout le reste n’est que litterature ,comme celle du camarade Vicc…..un capitalisme paternaliste de droite pepere et un civisme façon Stirner de gauche molle nous l’avait fait oublie durant les glorieuses …

    Mais aujourd’hui , Marx est revenu frapper a la la porte …..la phase ultime .

    Répondre
  5. C'est en cherchant un emploi qu'on devient chômeur
    C'est en cherchant un emploi qu'on devient chômeur dit :

    >> Si les boulots de merde ne trouvaient personnes pour les prendre, ils seraient obligés de s’arranger pour que ces boulots soient un peu moins merdiques

    > C’est gentil, mais en attendant, les gens vivent de quoi? Tout le monde n’est pas rentier à Neuilly.

    Oui, c’est vrai. Mais je crains que c’est exactement comme ça que ça fonctionne. Avec en plus certains qui se disent "si c’est pas moi qui le fait, ça sera quelqu’un d’autre qui le fera", alors "plutôt que ça soit quelqu’un d’autre, autant que ça soit moi". Et voilà comment ce système trouve souvent un "pigeon" qui s’auto-arnaque lui-même tout seul. C’est encore plus efficace que (l’arnaque) des jeux de hasard.

    Et puis, je ne peux pas m’empêcher (dans un autre registre) de penser à la fameuse "expérience de Milgram" et comment certains arrive à faire des choses qui, en temps normal, n’aurait jamais fait…

    Répondre
  6. Dom
    Dom dit :

    En ayant exercé plusieurs, les boulots de merde ne sont pas un problème en soi…C’est la vie de merde qui s’y rattache le problème. Je veux dire que je n’étais pas plus malheureux ( et de loin) en étant coursier (considéré par bcp comme un boulot de merde) qu’en étant ….ben oui en étant quoi au fait? Bon j’ai toujours fait des boulots de merde 🙂 Mais je n’ai pas tjrs été malheureux de ça…Mais bon faut pas en abuser non plus hein…du travail….pas du bonheur.
    SI il y a une valeur a remettre au gout du jour c’est peut-être le bien être justement.
    Ne pas oublier que nous n’avons qu’une vie, et ce n’est peut-être pas la peine de l’offrir à un autre…C’est plus ça que j’dis en fait.

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  7. fnur
    fnur dit :

    Intéressant le blog seb musset. A écouter la video de grand françois sur le ricanement névrotique généralisé comme dernier retranchement pathétique. C’est bien vu comme description.

    Répondre
  8. Interco
    Interco dit :

    moi, j’ai besoin de ma chaine hi-fi, de mon magneto hi-tech, ton mon lecteur mp3, de ma tv plasma, de mon portable dernière génération, tout ca à crédit mais heureusement mon patron de merde est la pour tout mes besoins !

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  9. MVI
    MVI dit :

    Les boulots de merde tentent aussi ceux qui gagnent 5 euros par mois dans des pays où il n’y a rien à manger, peu de travail, que des partis autorisés et où on n’a même pas le droit d’ouvrir sa geule.

    Répondre
  10. Flash
    Flash dit :

    @Interco

    Et tu emmène tout ça avec toi quand tu vas te promener dans les bois ?

    Mais peu-être que tu n’as pas envie de te promener dans les bois.

    Bonne chance

    Répondre
  11. C'est en cherchant un emploi qu'on devient chômeur
    C'est en cherchant un emploi qu'on devient chômeur dit :

    @ MVI :
    C’est là que c’est "bien" foutu. Avec leur système, ils trouveront souvent quelqu’un à employer pour une misère… pourquoi pas jusqu’au grain de riz. Et le summum, c’est ceux qui réussissent à avoir comme employés des bénévoles. Réussir à faire travailler, pour soi, des bénévoles… c’est fort. Travailler, juste pour la gloire (et encore)…

    Répondre
  12. Lory
    Lory dit :

    Une société qui réussit à avoir des employés bénévoles, un exemple au hasard: wikipédia. Le guru Jimbo Wales a fait fort , il faut reconnaitre, en persuadant des milliers de quidams de bosser gratos pour sa pomme et d’en etre con…tents. Ils payent, meme, pour travailler gratos.

    Le bénévolat? La plupart du temps, ce n’est pas par bonté d’ame mais dans l’espoir d’etre embauché un jour comme "précaire" (faut pas rever). En Italie, c’est un secteur qui marche très bien, il y a un tas d’"associations" qui font des affaires. Plus une "association à but non lucratifs" a de bénévoles, plus elle obtient de subventions et donc plus ses membres dirigeants peuvent avoir un emploi rémunéré à plein temps.

    Répondre
  13. Chompitiarve
    Chompitiarve dit :

    Bonsoir à tou(te)s …

    En abolissant l’esclavage, les capitalistes américains savaient très bien ce qu’ils faisaient : au lieu de s’acharner à dépenser de quoi faire survivre leur "gens", il a suffit de dire "Va Nègre, je te respecte tellement que désormais tu es libre, et, vois comme je suis bon, je t’offre un emploi dans ma plantation (qui reste la mienne, faut pas déconner non plus, hein..)
    Et il suffisait que ce salaire-là fut d’un ou deux cents inférieur aux frais d’entretien de l’ex-bétail pour que l’opération soit ultrarentable : on se révolte contre le maître extérieur, cruel et doté d’un fouet, tout ça, mais pas quand celui-ci est notre propre estomac…
    Le mythe des gentils Nordistes abolitionnistes…

    Tenir les gens par la faim est donc une soumission plus efficiente que dans une cage;
    Et ce calcul est vieux de plus d’un siècle, alors, évidemment le petit monde "libéral" a fait des progrès entre-temps …

    Bon

    Qu’est-ce qu’on fait ?

    La seule solution visible (à mes pauvres yeux en voie d’usure avançante) contre la tyrannie INCURABLE car consubstantielle de la verticalité hiérarchique (politique, laborieuse, domestique ou autre) et dans la pratique de l’horizontalité : la valeur du principe d’égalité n’a aucun rapport avec l’argent ou la fortune, elle tient dans la respéctabilité acquise de principe de la naissance à la tombe entre toutes les personnes. C’est une pratique.
    Nous ne pouvons lutter qu’avec nos personnalités, en les décrassant de masses de m**** accumulées à chaque fois que nous laissons traîner un coin de neurone disponible
    Et la démocratie (plus exactement ce que devient ce qu’on a appelé ainsi) est surtout une "cratie", donc un pouvoir;
    Sauf que le peuple n’existe pas;
    Il est une construction imaginale dont on fait ce qu’on veut.
    Ainsi le mot liberté invoqué dans "libéral", traduit en français, signifie très précisément
    "J’ai le droit de faire ce que je veux
    (du pouvoir que j’ai sur les autres)"
    la deuxième proposition à mettre de préférence en sourdine, ces abrutis n’entendront rien, avec le bruit des machines ….

    Tant de flood, encore
    Oooops

    Encore merci à l’hôtesse de ces lieux
    🙂

    Répondre
  14. damien
    damien dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec Seb.
    Je suis au chômage, et je dis NON souvent:

    – non désolé c’est pas une paye ça mais une indemnité
    – non mais vous rigolez ? je dois me taper plus de 140 km par jour pour aller bosser et vous ne voulez pas me rembourser les frais
    – non je ne fais pas d’heures sup
    – non
    – non
    et encore ..
    – non

    mais jusqu’à quand je vais pouvoir dire non, mon alloc s’arrêtant en juin …..

    allez quoi ceux qui ont des tafs (de merde), les chômeurs, les jeunes, les retraités, etc., ..et puis tous les gens sains d’esprits: tous dehors, tous en grève (générale)

    coup de pied au cul des voleurs étatiques, des voleurs de patrons, des banquiers (etc.) !!

    et merde … vive la vie !

    Répondre
  15. Neb.
    Neb. dit :

    Duc de la Rochefoucault (proche du pouvoir)

    Maximes et Sentences morales – 1664

    Maxime 87 –

    Les hommes ne vivraient pas longtemps en société s’ils n’étaient les dupes les uns des autres.

    Plus nous sommes considérés comme de simples variables d’ajustements moins nous devons consommer (*).

    Il n’y a pas que la planète qui va se réchauffer.

    (*) Recettes fiscales 2007 (en millions d’euros)

    Impôt sur le revenu
    56.764

    Impôt sur les sociétés
    63.360

    Taxe sur la valeur ajoutée (brute)
    173.115

    Répondre
  16. Dom
    Dom dit :

    Hélas Chistie " les situations excellentes" c’est comme la queue du Mickey …le grands sont favorisés. Le manège tourne et les petits restent petits. Ils peuvent descendre aussi et se faire la caisse de l’autre con qui braille dans sa cabine.
    C’est quand même étonnant, parmi tous mes amis "à enfants", tous ont cherché à pousser au max les études de leurs petits…laissant ainsi le "boulot de merde" au voisin…qui lui même fait tout pour les siens afin de ….Je sais c’est une évidence ce que je dis là.Mais quand même à qui destinons nous ces "pseudo" (voir plus haut) boulot de merde? A ceux qui sortent de 3ème sans savoir lire et écrire? Sincèrement je le crois. A ceux qui se tapent désormais une vie entière d’insertion…Il y avait les ouvriers dans les HLM …maintenant des précaires dans des logements sociaux. Et moi qui radote devant mon pc…au plus fort de ma révolte…

    Répondre
  17. christie
    christie dit :

    mes neveux, actuellement en stage de langue, disent la même chose ! L’Angleterre , ils en ont ras la casquette. Ils ne le supportent plus. leur objectif, rentrer en France pour l’un ou bien aller vivre en Suède pour l’autre (chez sa future femme!) .Aux U.S.A., c’est la même chose.
    en Espagne aussi. L’âge d’or espagol de ces dernières années est terminé. Sauf que eux disent qu’effectivement ils ne seront propriétaires qu’à leur mort. Et que en attendant, ils vivent comme des cons.. Pourtant les cousins espagnol de mon fils ont des situations excellentes (l’une de ses cousine est même à un poste dans les plus hautes sphères royales, et elle a vecu -je ne sais pas si c’est encore le cas avec des gardes du corps, à cause des attentats de l’ETA) .Ils vivent exactement ce que décrit Sebastien Musset.

    Répondre
  18. christie
    christie dit :

    Ce que je veux dire c’est que ceux qui ont d’excellentes carrières (comme celle énoncées plus
    haut) ne sont pas mieux lotis que ceux qui n’ont pas de formation , mon fils a aussi des cousins dans cette catégorie ainsi que des personnes en situation de handicap puisque c’est la branche espagnole qui est atteinte..
    je pense à l’un des cousins qui est prof de biologie-(arrivé premier au concours de prof et donc a pu choisir son poste – se retrouve à enseigner dans un collège à 100 km de chez lui, ce qui lui fait tous les jours 200km aller-retour et ne veut pas quitter l’appartement qu’il vient d’acheter sur 40 ans . Ils sont tous logés à la même enseigne..je ne veux pas le plaindre mais ce n’est pas plus simple pour lui que pour sa cousine cuisinère dans une prison , voire même , c’est plus compliqué…malgré les apparences..
    Ce n’est pas une histoire de carrière mais d’ambiance générale..

    Répondre
  19. chris
    chris dit :

    La queue de Mickey de la pensée ,oui …

    Petite apparté pas si hors sujet que ca ….

    Citation:
    « Des logiciels très puissants automatisent la veille et peuvent traiter des milliers de sources par heure », juge Christophe Asselin, expert Internet de Digimind, une société éditrice de logiciels de veille sur internet. Selon lui, Nicolas Princen récemment chargé de la veille internet de l’Elysée ne disposerait « pas de moyens suffisants pour réellement "fliquer" les blogueurs ». Des militants et des « agences spécialisées » se chargent désormais de la « contre-communication » en infiltrant les forums.

    http://contrejournal.blogs.liberati

    Répondre
  20. Le libéralisme pour les débutants
    Le libéralisme pour les débutants dit :

    C’est brillant, rigoureux et fin.

    La définition d’un boulot de merde est bien établie. (Le boulot de merde n’est pas considéré)

    La bêtise du peuple est dénoncée avec calme. (Le peuple est bête, il travaille pour se payer des trucs qui n’interesse pas Seb)

    Et cette dénonciation implacable des ‘on’ trés méchants est courageuse, voir indispensable.

    Un regret tout de même :

    Que toute la belle intelligence de Seb soit consacrée à parler des boulots de merde au lieu d’être consacrée à créer des boulots pas de merde.

    Ou à participer à un syndicat et à le piloter au jour le jour.

    Allez Seb, lance toi. Avec ta vitalité et ton intelligence, tu pourrais créer ta boite et sauver plusieurs personnes des boulots de merde.

    Et si tous les Seb du monde se mettaient à créer des boulots pas de merde, le monde serait plus beau.

    Les ‘on’ sont sans doute terrifié à la simple idée de cette perspective.

    Enfin attention tout de même : créer sa boite est peut être aussi un boulot de merde. Faut faire gaffe avec les boulots de merde. Y sont partout.

    Daniel T

    Répondre
  21. C'est en cherchant un emploi qu'on devient chômeur
    C'est en cherchant un emploi qu'on devient chômeur dit :

    @ Le libéralisme pour les débutants :
    La réponse "créer sa boîte", on l’entends souvent ces derniers temps…
    Mais le problème, c’est que c’est une vision totalement utopiste !
    On peut être extrêmement bon, compétent , etc. pour certaines choses (savoir-faire manuel par exemple). Mais ce n’est pas pour ça qu’on a les compétences pour monter sa boîte, et la gérer correctement sur le long-terme. Chacun a ses compétences, chacun son métier. Alors, oui, on peut d’amuser à "monter sa boîte" ; se planter (pour X % des cas) ; et être une n-ième boîte d’incompétents qui ne sont pas à leurs places. Et avec des boulots de merde en perspective…

    Répondre
  22. Jean-Claude Englebert
    Jean-Claude Englebert dit :

    L’analyse proposée fait douter du bien fondé de la lutte pour le pouvoir d’achat en tant que tel. Ce qui compte, c’est plutot l’EGALITE, et donc la lutte CONTRE LES INEGALITES.

    C’est aussi probablement le bon moment pour relire ce qu’Andre Gorz a ecrit sur le travail…

    Répondre
  23. fnur
    fnur dit :

    J Zin a repris les réflexions de Gorz. Mais la rupture préconisée concernant le revenu et la sortie progressive du salariat semble difficile à concevoir par le monde politique actuel…jusqu’à quand ?

    Répondre
  24. Moi, robot chômeur
    Moi, robot chômeur dit :

    Et si on faisait un petit "mash-up" entre science-fiction et monde du travail ?
    Alors, qu’est ce qu’on fera quand tout le travail sera fait par des robots (ou des machines) ? Que ça sera fait bien mieux et bien plus vite… qu’est ce qu’il restera pour gagner sa croûte ? Que d’employer sera un perte de temps et d’argent… quel sort sera réservé aux êtres humains maintenant inutiles car improductifs ?
    Et il y aura peut-être trop de robots, et il y aura alors aussi peut-être des robots chômeurs…

    Répondre
  25. chris
    chris dit :

    En attendant la revolution qui ne vient pas ,il n’empeche que la seule utopie viable ….reste de creer sa boite .

    D’ailleurs a t’on le choix si l’on regarde de plus pres ….

    N’est ce pas le seul choix reellement revolutionnaire si l’on considere la fin du capitalisme selon Marx .

    IL ya bien sur differents moyens d’entrevoir la resistance mais a force d’attendre , on se retrouve plus vite a monter dans le wagon qu’a prendre le maquis .

    Sans pretendre detenir la verité vu la complexité du truc …….je pretends juste faire le bilan de ..depuis les debuts ou je frequentais assidument le mouvement chomeur et ses dechirements internes , ses imprecations politiquement dirigées ,quant ce n’est pas l’ANPE qui y faisait ses courses………puis cette decision et ce constat que je ne serais plus jamais salarie ,de gré ou de force .

    Aujourd’hui patron ,ce mot vide de sens ….je n’ai jamais oublie cette exclusion en poussant la porte d’un client ,d’ou j’arrive …

    ET il m’arrive encore ,souvent de parcourir ces forums aujourd’hui moribonds ou autrefois j’attendais un elan possible ….

    Il y a tellement de bilans qui n’ont jamais ete tires …

    IL m’arrive aussi souvent en boucle cette finale de l’heroine chomeuse-patronne de It’s a free world de Loach ,son regard vide en forme de fracture humanitaire .

    Apres on peut disserter ….

    Répondre
  26. St-D
    St-D dit :

    Sûr qu’on peut disserter,
    mais pour moi, y’a pas :
    "salarié" c’est une mentalité de m…e.

    Mais ceux qui perçoivent des salaires,
    nont pas forcément cette mentalité.
    Cela n’en fait pas des patrons.

    Répondre
  27. jardin
    jardin dit :

    Chacun cherche son chat, resignation a un boulot de merde pour les uns, patates a l’eau pour les autres, creer sa boite, pourquoi pas, gangster, faut etre apte, heritier pour quelques uns, marginalisations diverses pour vivre quand meme.

    Ce qui est interessant, c’est dans quel sens ca evolue, tout ca. Il y a peu, personne aurait ose parler de boulot de merde, et encore moins de le refuser.

    Il semble que les salaries soient en train de voter "avec leurs pieds", je veux dire en cherchant les failles par ou s’echapper.

    C’est meme pour ca que les controles, les coercitions, les exhortations, les culpabilisations deviennent plus lourd(e)s et plus frequent(e)s.

    Répondre
  28. jardin
    jardin dit :

    Chacun cherche son chat, resignation a un boulot de merde pour les uns, patates a l’eau pour les autres, creer sa boite, pourquoi pas, gangster, faut etre apte, heritier pour quelques uns, marginalisations diverses pour vivre quand meme.

    Ce qui est interessant, c’est dans quel sens ca evolue, tout ca. Il y a peu, personne aurait ose parler de boulot de merde, et encore moins de le refuser.

    Il semble que les salaries soient en train de voter "avec leurs pieds", je veux dire en cherchant les failles par ou s’echapper.

    C’est meme pour ca que les controles, les coercitions, les exhortations, les culpabilisations deviennent plus lourd(e)s et plus frequent(e)s.

    Répondre
  29. St-D
    St-D dit :

    Pour échapper au boulot,
    y’a pas besoin de courir. (au contraire)
    et les failles servent souvent à survivre.

    A l’heure de la dépénalisation de la vie des affaires,
    il semble que les marginalisations soient
    d’extrèmes,
    mais pourtant semblables.

    Répondre

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