Un certain ressenti du pouvoir d’achat

Il parait que les Français ont le sentiment que leur pouvoir d’achat a baissé ces derniers temps. Une question de ressenti, somme toute…

Le coup du pouvoir d’achat réel et ressenti, on nous le ressort à toutes les sauces. Est-ce que j’ai le sentiment de m’être appauvrie ou suis-je vraiment plus pauvre?

Voilà une question qui mérite qu’on gratte un peu sous la croûte des certitudes et des déclarations péremptoires.

J’ai donc décidé d’exhumer toutes mes fiches de paie et revenus de substitution des 10 dernières années, c’est à dire à partir du moment où j’ai trouvé mon premier vrai boulot, à la fin de mes études. C’est la courbe violette. (cliquez sur le dessin pour le voir en plus grand, sinon, il y a un PDF à la fin)

Si on regarde l’ensemble, on se dit que j’ai eu des hauts et des bas et si l’on tire une moyenne de ces revenus, on en déduira que je me suis quelque peu appauvrie depuis Août 2005.

Dans le détail :

  • Novembre 96 à juillet 97 : job de vacataire dans un célèbre institut de sondage. Quand on a un contrat, on bosse, on gagne, sinon, on se bouffe la semelle des godasses. D’où les revenus en dents de scie. Totale précarité qui nous maintient durablement sous le seuil de pauvreté et ne nous permet pas de faire face aux dépenses courantes.
  • D’août 97 à novembre 97, 4 mois d’allocations chômage pour un montant légèrement supérieur au RMI de l’époque.
  • Ensuite un an de RMI… pour deux, soit 1/2 RMI chacun… ça ne fait pas lourd pour payer les frais de timbre et de ma première connexion Internet… grâce à laquelle je trouve mon premier vrai boulot dans l’élan des emplois jeunes tous neufs du père Jospin.
  • En fait, je ne suis pas éligible pour un emploi jeune… ben oui, souvenez-vous des 4 mois de chômage que je me suis goinfrée en 97 : ça me disqualifie. Faudra un jour que je vous raconte cet instant particulièrement délicieux où, le stylo sur le point de signer ce fichu contrat de travail qui va me sortir au moins 3 mois de la misère, le conseil juridique de la boite déboule dans le bureau en hurlant : ne signez pas, elle n’est pas éligible!
  • Finalement, commence enfin une période faste qui démarre au SMIC + la prime de précarité + le 13e mois.
  • En août 99, hop, une petite grimpette : je remplace la chargée d’études économiques au pied levé et décroche une petite augmentation. Cool, non? Sauf que j’ignorais, grosse bêtasse que je suis, que lorsqu’on remplace quelqu’un, on hérite de son statut et de sa rémunération. Je ne deviens pas cadre et surtout, j’apprendrai par la suite que je touchais précisément la moitié de son salaire!  Manière, je n’ai que des CDD (pleins!), je profite de la fin d’un pour me tirer ailleurs pour un CDI et un meilleur salaire : c’est le premier pic de mars 2000. Et oui, comme je ne prends pas mes jours de congés, je suis remboursée à la fin de mon contrat!
  • Progression laborieuse par la suite, avec un deuxième pic en décembre 2001 : une prime de fin d’année!
  • Avril 2002, hop, je passe cadre aux forceps et arrive à mon palier de salaire maxi : 1496,00€ net. J’y crois, je suis une winneuse et j’enclenche la reproduction.
  • D’où le méga pic de 2003, regardez-le bien, y en n’aura plus des comme ça : mes congés payés pas pris avec mon solde de tout compte.
  • Le gros creux, c’est la période de carence des ASSEDIC dont je vous avais déjà parlé.
  • Le plateau en dents de scie qui suit, c’est l’ARE : 23 mois d’assurance chômage à 66% de mon dernier salaire… et un léger ressenti de perte de pouvoir d’achat.
  • Le tassement en août 2005, c’est le passage à l’ASS, 14€ et quelques par jour… février est toujours un sale mois pour les chômeurs. et nous voilà à moins de 30% du denier salaire… une vague sensation d’étranglement à l’heure de faire les courses. Le discounter devient mon ami…
  • Puis, évaluation lissée de mes revenus depuis la mise à mon compte… sans grande signification. Un coup je bosse, un coup… je prospecte. En ce moment, je suis plutôt dans une phase où je dois jouer à l’agent de recouvrement… pas drôle.
  • Au final, un léger sentiment d’un pouvoir d’achat tout pourri!

Mais bien sûr, tout le monde n’a pas eu un parcours chaotique comme le mien.

D’où la nécessité de se raccrocher à des données extérieures : le montant du SMIC net plein temps en durée légale, en rouge. Un truc qui concerne 15% de mes concitoyens, au bas mot. Pas gras à l’heure de dégainer la carte bancaire, à la caisse!

On voit bien le décrochage des 35 heures en 2000. Certains y sont passés plus tard ou pas du tout, mais en moyenne, ça a surtout représenté un gros tassement du revenu disponible…

Et en vert, l’évaluation de l’évolution du coût du logement pendant la même période. Je suis partie de mon appart’ de 1996 : 36m² à 3600 FRF, soit 15€/m²/mois et j’ai appliqué dessus l’ICC et l’IRL. Petit décrochage de la courbe en 2003, qui correspond à une extension de la surface habitable du fait de l’arrivée d’un nouveau membre au foyer, soit passage de 36 à 50m² (putain on se goinfre!). Bien sûr, c’est une estimation, puisqu’entre temps, on est parti de plus en plus loin des centres-villes, en partie pour compenser le renchérissement des loyers…
De toute manière, en cette période de goinfrerie locative, quiconque doit déménager doit sortir entre 25 et 50% de loyer en plus pour retrouver quelque chose d’équivalent à ce qu’il a quitté… sans compter le foutu dépôt de garanti de mes deux, mais ça, c’est encore une autre histoire!

Transports, énergie, santé (part restant à charge des assurée croissante), alimentation… etc. je n’ai pas tout rentré et calculé, mais je pense que le ratio entre revenus disponibles et dépenses contraintes doit aller dans le sens d’une super compression du budget des ménages "modestes", ce qui peut faire un sacré gros tas de gens en fonction de l’emplacement choisi pour coincer le curseur de la modestie.

Précarisation professionnelle, chômage, modération salariale, inflation immobilière, crise énergétique : je ne vois pas par quel miracle le niveau de vie de la plupart de mes concitoyens laborieux ne se serait pas un peu tassé.

Mauvais temps pour les prolos!

129 réponses
  1. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Si j’ai lu et compris dans le passage:

    Sauf que j’ignorais, grosse bêtasse que je suis, que lorsqu’on remplace quelqu’un, on hérite de son statut et de sa rémunération.

    il ne manque pas des négations?

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  2. Minium
    Minium dit :

    Tiens, c’est très intéressant, je n’ai jamais pensé à représenter graphiquement mes différentes périodes pécuniaires.
    Ce qui me semble plus cher qu’avant, ce sont les dépenses incompressibles, et surtout les contrats d’abonnement. Avant, tu pouvais téléphoner avec 50 centimes, te défaire de ton assurance auto si celle-ci tombait en panne, te chauffer avec des appareils isolés et payer presque rien pour un compteur d’eau. Et il restait même de quoi manger.

    Aujourd’hui si tu ne fais rien, tu as déjà des prélèvements minimum de 30 euros/2 mois pour les télécoms, + 20 mensuel pour internet (oui la campagne ça existe encore), 30 d’électricité, 15 d’eau, 20 d’assurance maison. Sans parler de se chauffer (fioul + bois pour nous), de cuire (la bouteille de gaz), de rouler (ça je vais vous en reparler !) de faire un suivi santé 3 ou 4 fois par an. Reste les fringues, l’hygiène, et la bouffe.

    Voilà. On peut compter ce qu’il reste pour les imprévus vraiment malvenus. Et avec ça autant dire qu’on n’a pas acheté un extincteur ni un détecteur de fumée.

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  3. michel
    michel dit :

    Le pouvoirdachat caculé par lindsay faut vraiment s’accrocher pour le comprendre. Cependant celui ci prend en compte les revenus et les achats de tous les pequins, les gros comme les minus, ceux qui achètent des sécrants plats toutes les semaines comme ceux qui achètent du pain et de l’essence tous les jours. Ils mélangent bien et ça fait de la bouillie pour les chats. Tout le monde sait bien que les plus riches s’en mettent plein les fouilles et que le smicard il survit ,alors ma pauvre Agnes (c’est une façon de parler) c’est pas la peine de te fatiguer à faire des courbes et des graphiques, c’est joli mais au fond de nous même on sait qu’ils se foutent de notre gueule.
    Bon courage!

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  4. cyberpoete
    cyberpoete dit :

    Ce n’est pas une impression, le pouvoir d’achat a baisser.
    Malgré que je gagne plus qu’il y a 10 ans, je n’économise guère plus et si l’on fait les plus et les moins, on s’apercoit… qu’on ne s’enrichit pas en travaillant.

    Fait révélateur, si je voulais acheter mon appartement maintenant, je ne pourrais pas a moins de m’endetter sur vingt ans et plus fortement qu’a l’époque ou je l’ai acquis, alors qu’a cette periode je gagnais nettement moins que maintenant…

    Répondre
  5. rev
    rev dit :

    S’il y a un statisticien professionnel dans la salle, qu’il veuille bien sortir.
    Merci.
    Donc je peux continuer.
    Ce que dit Michel plus haut à propos de la bouillie pour les chats, ce n’est pas vrai SEULEMENT pour les statistiques de l’insee sur le pouvoir d’achat. C’est vrai pour TOUTES les statistiques, car si on observe de près comment sont obtenus ces chiffres qui nous sont présentés, depuis que la statistique existe, comme des données gravées dans le marbre, on ne peut que voir qu’elle sont TOUJOURS TOUTES INEXACTES, APPROXIMATIVES, donc fausses et propices à soutenir n’importe quelle propagande.
    Tout le monde s’en doute bien, vu l’usage éhonté qui en est fait et surtout depuis quelques années.
    Mais rien à faire ils veulent continuer à nous prendre pour des …

    Répondre
  6. rev
    rev dit :

    S’il y a un statisticien professionnel dans la salle, qu’il veuille bien sortir.
    Merci.
    Donc je peux continuer.
    Ce que dit Michel plus haut à propos de la bouillie pour les chats, ce n’est pas vrai SEULEMENT pour les statistiques de l’insee sur le pouvoir d’achat. C’est vrai pour TOUTES les statistiques, car si on observe de près comment sont obtenus ces chiffres qui nous sont présentés, depuis que la statistique existe, comme des données gravées dans le marbre, on ne peut que voir qu’elle sont TOUJOURS TOUTES INEXACTES, APPROXIMATIVES, donc fausses et propices à soutenir n’importe quelle propagande.
    Tout le monde s’en doute bien, vu l’usage éhonté qui en est fait et surtout depuis quelques années.
    Mais rien à faire ils veulent continuer à nous prendre pour des …

    Répondre
  7. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ce que je voulais signaler, c’est que les statistiques présentent une vision partielle (partiale?) de la réalité.

    Il est possible qu’un homme jeune et bien formé, qui rentre dans une boite solide en 1996 et qui ne la quitte plus, qui a le droit à l’avancement qu’il mérite au tarif normal, qui n’a aucune rupture dans sa vie personnelle ou familiale, qui n’est pas contraint de déménager, il est possible que cet homme ait vu sa situation financière s’améliorer ces 10 dernières années. En tout cas, la montée en puissance des dépenses contraintes n’a pas rattrapé sa propre augmentation de niveau de vie.

    Mais quiconque, pendant ces 10 années, a du changer de boite, de ville, s’est retrouvé au chômage, bref, a eu un quelconque incident de parcours, a forcément vu son niveau de vie plonger. On voit qu’en 2000, j’ai pu changer de boite pour avoir un meilleur salaire (légèrement meilleur!). Par la suite, un changement de boite signifiait surtout un net recul salarial.

    En gros, c’est la précarisation accéléré de notre organisation du travail qui nous appauvri. Et cela, ça ne voit pas beaucoup dans les sondages.

    Répondre
  8. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ce que je voulais signaler, c’est que les statistiques présentent une vision partielle (partiale?) de la réalité.

    Il est possible qu’un homme jeune et bien formé, qui rentre dans une boite solide en 1996 et qui ne la quitte plus, qui a le droit à l’avancement qu’il mérite au tarif normal, qui n’a aucune rupture dans sa vie personnelle ou familiale, qui n’est pas contraint de déménager, il est possible que cet homme ait vu sa situation financière s’améliorer ces 10 dernières années. En tout cas, la montée en puissance des dépenses contraintes n’a pas rattrapé sa propre augmentation de niveau de vie.

    Mais quiconque, pendant ces 10 années, a du changer de boite, de ville, s’est retrouvé au chômage, bref, a eu un quelconque incident de parcours, a forcément vu son niveau de vie plonger. On voit qu’en 2000, j’ai pu changer de boite pour avoir un meilleur salaire (légèrement meilleur!). Par la suite, un changement de boite signifiait surtout un net recul salarial.

    En gros, c’est la précarisation accéléré de notre organisation du travail qui nous appauvri. Et cela, ça ne voit pas beaucoup dans les sondages.

    Répondre
  9. AD
    AD dit :

    Réponse : La majorité de ceux qui ont voté Sarko sont âgés et ont été sensibles au matraquage sécuritaire.
    Ceux-là et tous ceux qui ne sont informés que par les médias dominants se sont faits intoxiquer, de même que ces derniers ont convaincu le peuple américain qu’il fallait attaquer l’Irak, avec de gros mensonges.

    Répondre
  10. Jenet
    Jenet dit :

    Mais qui sont donc les francais qui votent UMP, PS, Sarkozy, Royal ?
    S’il y a tant de pauvres, pourquoi votent-ils (car certains pauvres ont votés cette année) contre leur intérêt ?
    Où alors, les pauvres sont-il imbéciles, auquel cas ils auraient ce qu’ils méritent ?
    Pourquoi 70% de la population vote-t-elle contre ses intérêts (mais pour ceux de 5% de la population) ?
    Ce sont des questions que je me pose depuis 20 ans, sans trouver de réponse.
    Jenet@pasdereponse

    Répondre
  11. mc
    mc dit :

    Je persiste à penser que le vote se situe dans un univers virtuel, qui n’a pas de rapport très étroits ni très logique avec le monde réel.
    Le pouvoir d’achat, pas contre, se situe absolument et pour la presque totalité des gens dans le monde réel.

    Le peu de gens qui situent le pouvoir d’achat dans un monde virtuel sont très vite surendettés et/ou à la rue.

    Répondre
  12. Anta
    Anta dit :

    Je suis un peu déçu là. Tu nous avais habitué à de meilleurs analyses Agnès. Là, tu prends ton exemple personnel plutôt atypique, que tu extrapoles à la majorité de la population, pour ensuite prendre des conclusions attives sans rien démontrer: "je pense que le ratio entre revenus disponibles et dépenses contraintes doit aller dans le sens d’une super compression du budget des ménages "modestes" "….

    Répondre
  13. alain
    alain dit :

    C’est bizarre, le gouvernement qui d’habitude compare avec nos voisins europeens, ne parle pas des lois en Allemagne ou en Italie qui annuellement instaure une augmentation generale du cout de la vie pour tous les salaries avant de pouvoir obtenir une augmentation individuel au merite ( discretionnaire )….

    Répondre
  14. mc
    mc dit :

    "tu prends ton exemple personnel plutôt atypique" (Anta, 10):

    Pas si atypique que ça, le parcours d’Agnès. Au contraire, sacrément intéressant en ceci: autrefois, effectivement, marginal, il est en train de se généraliser. C’est très proche de ce que vivent les jeunes. Pas la majorité, heureusement, mais une minorité qui ne cesse de croître.

    Et si je lis bien les textes de nos zélées zélites, c’est ce qu’ils/elles nous souhaitent pour l’avenir.

    Répondre
  15. mc
    mc dit :

    "tu prends ton exemple personnel plutôt atypique" (Anta, 10):

    Pas si atypique que ça, le parcours d’Agnès. Au contraire, sacrément intéressant en ceci: autrefois, effectivement, marginal, il est en train de se généraliser. C’est très proche de ce que vivent les jeunes. Pas la majorité, heureusement, mais une minorité qui ne cesse de croître.

    Et si je lis bien les textes de nos zélées zélites, c’est ce qu’ils/elles nous souhaitent pour l’avenir.

    Répondre
  16. pas perdus
    pas perdus dit :

    Intéressante étude personnelle qui ressemblerait à la mienne jusqu’au moment où j’ai trouvé un job stable.

    Cependant même pour la période stable, une analyse des dépenses incompressibles devrait démontrer que une baisse significative du pouvoir d’achat.

    Répondre
  17. pas perdus
    pas perdus dit :

    Intéressante étude personnelle qui ressemblerait à la mienne jusqu’au moment où j’ai trouvé un job stable.

    Cependant même pour la période stable, une analyse des dépenses incompressibles devrait démontrer que une baisse significative du pouvoir d’achat.

    Répondre
  18. nico
    nico dit :

    Trés bonne infographie
    — pour le salaire moyen, dans ma boite c’est 80% des gens à 1.3 smic maximun (<19000 par an,alors qu’il y a 28300 de moyenne) et les deux trois hauts salaires des chefs qui fond exploser le revenu moyen a eux tout seul , le probléme vients clairement des hauts salaires sans doute trop haut pour la compététivité de l’entreprise
    — pour le temps de travail (temps complet) 52 semaines – 5 de congé fois 35heures, donne 1645 heures donc ce chiffre de 1472 est clairement faux à moins de considérer que tout le monde est malade au moins 5 semaines par an, ce qui n’est pâs possible enfin je pense

    donc bon il faut vite baisser les trés hauts salaires qui plombent la compétitivité de la france et arrêter un peu de mentir sur le temps de travail

    Répondre
  19. Anta
    Anta dit :

    Oui, dans la même idée, il y avait un reportage très intéressant sur la grande distrib hier soir sur planete (qui était une reprise d’une enquête de canal il me semble)

    Répondre
  20. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Il me semble avoir entendu dans un média qu’en 4 ans, la part des revenus des ménages modestes consacrée à leur loyer est passée de 31% à 44%

    La part des frais incompressibles est en train de devenir de plus en plus importante.
    Les marges de manoeuvres pour boucler ses fins de mois deviennent de plus en plus réduites.

    En général, les coupes budgétaires se font, je le parierais, sur l’alimentation: l’explosion des supermarché pour pauvres est là pour attester cette tendance. (il y’en a même dans le XVIeme arrondissement de Paris, pour le "petit personnel" je suppose)

    J’ai l’impression que ces derniers se sont assez développés pour être dans une situtation de monopole qui leur permettent d’augmenter leur prix, à leur convenance, sans perdre un seul client parce qu’ils savent que la majorité des gens qui fréquentent leur établissement n’ont pas le choix, ils sont captifs

    Si les prix de l’alimentation deviennent trop élevés, il n’y aura plus aucune marge de manoeuvre pour les gens modestes pour finir leur mois car on ne peut pas vivre sans manger.

    Dans la loi récente (votée ou en cours d’examen) il y’a une part consacrée à la grande distribution qui concerne les marges arrières.
    Je n’ai pas lu encore d’analyse de ce projet de loi (ou de cette loi) mais j’ai bien peur qu’elle repose sur une confiance aveugle sur la grande distribution qu’elle va jouer le jeu et qu’au final elle va prendre acte des moyens supplémentaires qu’on lui donne légalement pour accroitre ses profits sans que le consommateur n’y trouve son intérêt.
    (c’est une impression parce que cette partie de ce projet de loi a été présentée de façon très floue dans les média généraliste selon moi, et me semble un peu technique pour pouvoir aisément se rendre compte de son intérêt )

    Répondre
  21. rev
    rev dit :

    @anta :

    cette infographie (celle du Monde dont tu donnes le lien) dont tout l’intérêt repose sur la comparaison entre les pays n’a vraiment aucun sens en l’absence de toute donnée sur la structure des entreprises et surtout de leurs BENEFICES…

    Halte à l’intox svp.

    Répondre
  22. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Sur le sujet de la grande distribution,
    il y’a le fameux livre "les coulisses de la grande distribution"
    de Christian Jacquiau
    que vous n’avez aucune chance de trouver dans le rayon librairie d’un hypermarché 😎

    Extraits et critiques sur:
    http://www.amisdelaterre.org/Les-co
    et:
    http://www.lesensdenosvies.org/lesi

    Et surtout:
    http://www.france.attac.org/spip.ph

    Une conférence qu’il a donné sur ce sujet en 2003:
    (archive sonore)
    http://www.bibliotheque-sonore.net/

    Et plus récemment il s’est intéressé aussi dans un livre, aux coulisses du commerce équitable, c’est pas triste non plus.
    http://www.radiopfm.com/Christian-J

    Répondre
  23. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Sur le sujet de la grande distribution,
    il y’a le fameux livre "les coulisses de la grande distribution"
    de Christian Jacquiau
    que vous n’avez aucune chance de trouver dans le rayon librairie d’un hypermarché 😎

    Extraits et critiques sur:
    http://www.amisdelaterre.org/Les-co
    et:
    http://www.lesensdenosvies.org/lesi

    Et surtout:
    http://www.france.attac.org/spip.ph

    Une conférence qu’il a donné sur ce sujet en 2003:
    (archive sonore)
    http://www.bibliotheque-sonore.net/

    Et plus récemment il s’est intéressé aussi dans un livre, aux coulisses du commerce équitable, c’est pas triste non plus.
    http://www.radiopfm.com/Christian-J

    Répondre
  24. Ruobé
    Ruobé dit :

    Moi je ressent une nette progression de mon pouvoir d’achat. En novembre, j’ai pu faire un inventaire, un soir, de 20h à minuit. Total, 30 euros payés dans 30 jours. C’est tout. Quand les sarkozystes travaillent plus, moi, je n’ai pas l’impression de gagner plus ("normal, chacun pour sa gueule!"). Si saint Nicolas voulait bien me donner un boulot au smic…

    Répondre
  25. Ruobé
    Ruobé dit :

    Moi je ressent une nette progression de mon pouvoir d’achat. En novembre, j’ai pu faire un inventaire, un soir, de 20h à minuit. Total, 30 euros payés dans 30 jours. C’est tout. Quand les sarkozystes travaillent plus, moi, je n’ai pas l’impression de gagner plus ("normal, chacun pour sa gueule!"). Si saint Nicolas voulait bien me donner un boulot au smic…

    Répondre
  26. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Marrant, selon l’INSEE, mon petit cas du petit bout de lorgnette serait de moins en moins l’exception : Trente ans de salaires en berne.

    Maintenant, on peut critiquer la méthode : Généraliser à partir de mes revenus. Certes!

    Mais avec un volant de 7 à 12 millions de chômeurs, précaires, temps partiels, intérimaires, avec un déclassement salariale sensible dans la classe moyenne, je commençais effectivement à me dire que mon parcours n’était pas si atypique que cela. Bien sûr, si on prend, par exemple, 99 autres gus sortis de fac (donc niveau B+5) en même temps que moi et que l’on fait la moyenne des carrières, les quelques uns qui ont forcément bien carburé permettront de lisser la moyenne des destins vers le haut.

    À votre avis, combien de RMIstes pour contrebalancer le poids statistique des revenus d’une seul Lagardère?

    Et puis, au final, je me suis dit que tant qu’à pérorer sur le pouvoir d’achat, autant montrer des faits réels : mes revenus. Demandez à tous ces personnages publiques qui nient la déflation salariale de produire leur courbe de salaire, juste pour rire!

    Répondre
  27. Anta
    Anta dit :

    @rev

    Hmmmm. Remarque à peu près aussi intéressante que si l’on nous disait qu’il manque l’âge moyen du PDG, òu la proportion de salarié portant des lunettes….

    Répondre
  28. Anta
    Anta dit :

    @nico

    1°Heureusement, les 80% de salariés à 1.3 smic max, ce n’est pas la majorité des entreprises. Encore une fois (même remarque que pour Agnès), il faut arrêter d’extrapoler son cas personnel à l’ensemble de la population.
    2°Tu interprêtes très, mais alors très mal les données. La France a le 2ème salaire moyen le plus bas de UE 15, alors que le coût du travail est le 5ème plus élevé. La différence vient bien évidemment des charges sociales.
    3°C’est mignon ton petit calcul pour essayer d’écorner les données d’Eurostat, mais tu ne rentres pas assez dans les détails. On doit effectivement déduire les congés maladies, mais aussi les congés maternités, les entreprises qui donnent plus de 5 semaines de congés payés, les grêves, et toutes les petites clauses contractuels qui accordent quelques jours aux employés pour de multiples raisons. De toute façon, même si on retient ton chiffre de 1645h de travail par an en France, on passe de la dernière place à ….l’avant dernière….

    Répondre
  29. Anta
    Anta dit :

    @nico

    1°Heureusement, les 80% de salariés à 1.3 smic max, ce n’est pas la majorité des entreprises. Encore une fois (même remarque que pour Agnès), il faut arrêter d’extrapoler son cas personnel à l’ensemble de la population.
    2°Tu interprêtes très, mais alors très mal les données. La France a le 2ème salaire moyen le plus bas de UE 15, alors que le coût du travail est le 5ème plus élevé. La différence vient bien évidemment des charges sociales.
    3°C’est mignon ton petit calcul pour essayer d’écorner les données d’Eurostat, mais tu ne rentres pas assez dans les détails. On doit effectivement déduire les congés maladies, mais aussi les congés maternités, les entreprises qui donnent plus de 5 semaines de congés payés, les grêves, et toutes les petites clauses contractuels qui accordent quelques jours aux employés pour de multiples raisons. De toute façon, même si on retient ton chiffre de 1645h de travail par an en France, on passe de la dernière place à ….l’avant dernière….

    Répondre
  30. rev
    rev dit :

    @anta

    Mais bonsoir pourtant c’est simple à comprendre que quand on se livre à une comparaison de pays à pays il faut TOUT comparer, toutes les données, et surtout les résultats économiques en ce qui concerne cette infographie, sinon ça ne rime à rien… Le travail, sa structure et ses coûts ne peuvent pas être comparés si on ne met pas en regard le reste : la structure des entreprises, leurs bénéfice, leur rentabilité…

    Répondre
  31. Souvarine
    Souvarine dit :

    Bonjour Agnès,

    Petit vécu perso.

    Dans les annèes 70, nous étions une famille de 3 enfants. Seul mon père travaillait comme contremaître dans l’industrie. Eh bien, il nous emmenait un mois en vacances dans le 06, en location et tous les dimanches nous mangions au resto… Bref des vacances de rêve et de supers souvenirs pour lesquels je remercie encore mes parents.

    Aujourd’hui je suis cadre (petit), ainsi que mon épouse… Nous réussissons à partir une semaine l’été en location avec notre gamin, mais pas dans le 06…

    A part ça, le pouvoir d’achat n’a pas baissé!!!

    Souvarine

    Répondre
  32. Souvarine
    Souvarine dit :

    Bonjour Agnès,

    Petit vécu perso.

    Dans les annèes 70, nous étions une famille de 3 enfants. Seul mon père travaillait comme contremaître dans l’industrie. Eh bien, il nous emmenait un mois en vacances dans le 06, en location et tous les dimanches nous mangions au resto… Bref des vacances de rêve et de supers souvenirs pour lesquels je remercie encore mes parents.

    Aujourd’hui je suis cadre (petit), ainsi que mon épouse… Nous réussissons à partir une semaine l’été en location avec notre gamin, mais pas dans le 06…

    A part ça, le pouvoir d’achat n’a pas baissé!!!

    Souvarine

    Répondre
  33. Anta
    Anta dit :

    @rev

    Tu répettes exactement la même chose que dans ton premier post…sans autre explication.

    Peut être que c’est moi qui comprend mal, je suis toujours prêt à me remettre en question. Donc: qu’est ce que la structure des entreprises, leurs bénéfices, apporterait à l’analyse des salaires, du temps de travail et de son coût?

    Répondre
  34. Eric
    Eric dit :

    Une très belle démonstration.
    Ce qui est pesant (pour qui n’est pas propriétaire), c’est le coût du loyer. Le sentiement (encore une fois, le ressenti), que les rentier gagnent sans trop de peine…

    Répondre
  35. Eric
    Eric dit :

    Une très belle démonstration.
    Ce qui est pesant (pour qui n’est pas propriétaire), c’est le coût du loyer. Le sentiement (encore une fois, le ressenti), que les rentier gagnent sans trop de peine…

    Répondre
  36. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @Eric:
    Le plus comique c’est que certains gros rentiers font semblant de travailler pour nous faire croire qu’ils sont méritants et pour tenter de faire oublier que leur Rolex, leur maisons, et leur porsche ce n’est pas grace à leur travail qu’ils les doivent mais à leur avoirs boursier 😎

    Répondre
  37. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @Eric:
    Le plus comique c’est que certains gros rentiers font semblant de travailler pour nous faire croire qu’ils sont méritants et pour tenter de faire oublier que leur Rolex, leur maisons, et leur porsche ce n’est pas grace à leur travail qu’ils les doivent mais à leur avoirs boursier 😎

    Répondre
  38. Salsa
    Salsa dit :

    @ AD (no. 9) :
    @ mc (no. 8) :
    À force d’écouter les gens parler de politique, j’en suis venu à la conclusion que beaucoup de français choisissent leur président comme un produit dans un supermarché : en fonction de l’emballage, du "packaging"… c’est : "ah, celui là, j’aime bien son emballage, y déchire…", "ah, celui là, y a 50% offert", etc.
    Et puis, il y a une minorité qui lisent les étiquettes, et d’autres qui goûtent (avant d’acheter).

    Répondre
  39. Salsa
    Salsa dit :

    @ AD (no. 9) :
    @ mc (no. 8) :
    À force d’écouter les gens parler de politique, j’en suis venu à la conclusion que beaucoup de français choisissent leur président comme un produit dans un supermarché : en fonction de l’emballage, du "packaging"… c’est : "ah, celui là, j’aime bien son emballage, y déchire…", "ah, celui là, y a 50% offert", etc.
    Et puis, il y a une minorité qui lisent les étiquettes, et d’autres qui goûtent (avant d’acheter).

    Répondre
  40. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Marrant!

    L’Insee publie son rapport sur les revenus salariaux… et on découvre une queue de courbe qui pourrait évoquer la mienne. Et tout comme moi, ils découvrent que la principale cause de paupérisation des salariés, c’est des salaires stagnants et surtout un accès à l’emploi chaotique et partiel…

    Et quelle est la réponse du princident : travaille plus, connard! Soit toujours la même rengaine à toutes les sauces qui ne correspond à aucune autre réalité que de satisfaire des sempiternelles exigences du patronat : Payer les RTT, faire sauter les 35 heures, et faire bosser les gens le dimanche. Ha oui, ultime bouffonnerie, l’indexation des loyers sur les prix et non sur le coût de la construction… sauf que c’est déjà le cas! J’ai même pris en compte le changement d’indice l’année dernière dans mes calculs pour la courbe des loyers! D’ailleurs, il va falloir que je révise ma courbe des loyers, car j’ai pris en compte l’IRL trop tôt (indice 100 au second trimestre 2004), ce qui fait que j’ai raté la très grosse flambée des loyers de 2005!

    Bref, c’est un peu comme si tu venais voir le mec pour lui dire que le moignon de ta jambe te fait mal et qu’il te répond qu’avec une semelle orthopédique, tu auras moins mal à la tête!

    Allez, une autre courbe pour la route (toi aussi, dessine ta courbe qui exprime bien là où tu as mal!)

    Répondre
  41. rev
    rev dit :

    @anta :

    Cela apporterait, en regard, de quoi apprécier la situation réelle des entreprises, QUI NE PEUT ABSOLUMENT PAS ETRE JAUGEE SUIVANT LE SEUL CRITERE DU COUT DU TRAVAIL !

    Si tu regardes avec attention, tu remarqueras que le cartouche "France" de la rubrique "coût total du travail pour l’employeur, dans la colonne de droite, a été mise en blanc : c’est sur elle que Le Monde veut attirer notre attention.

    Nous qui regardons l’infographie avec les lunettes des salariés, nous faisons porter son intérêt sur le salaire (colonne 1).

    Mais ceux qui la regardent avec des lunettes de patrons ou de riches, ils y trouvent une aubaine : la preuve écrite qu’ils sont "accablés par le poids insupportable des charges sociales" comme dit leur presse.

    Si le Monde avait inclus dans son infographie les données concernant les résultats des entreprises, et incluant ce qu’on ne voit jamais à l’INSEE, l’enrichissement des dirigeants et des actionnaires, je peux t’assurer qu’on lirait l’ensemble avec un regard bien différent…

    Mais pas de risque que l’INSEE ni Le Monde jouent à ce jeu ! ;D

    C’est donc bien proprement une fort belle intox, et en plus, si tu constates -c’est en tout petit en bas du premier tableau- que les chiffres sont des données eurostat de 2004, tu rigoles franchement : ils se foutent bien de nous, va.

    Répondre
  42. rev
    rev dit :

    @anta :

    Cela apporterait, en regard, de quoi apprécier la situation réelle des entreprises, QUI NE PEUT ABSOLUMENT PAS ETRE JAUGEE SUIVANT LE SEUL CRITERE DU COUT DU TRAVAIL !

    Si tu regardes avec attention, tu remarqueras que le cartouche "France" de la rubrique "coût total du travail pour l’employeur, dans la colonne de droite, a été mise en blanc : c’est sur elle que Le Monde veut attirer notre attention.

    Nous qui regardons l’infographie avec les lunettes des salariés, nous faisons porter son intérêt sur le salaire (colonne 1).

    Mais ceux qui la regardent avec des lunettes de patrons ou de riches, ils y trouvent une aubaine : la preuve écrite qu’ils sont "accablés par le poids insupportable des charges sociales" comme dit leur presse.

    Si le Monde avait inclus dans son infographie les données concernant les résultats des entreprises, et incluant ce qu’on ne voit jamais à l’INSEE, l’enrichissement des dirigeants et des actionnaires, je peux t’assurer qu’on lirait l’ensemble avec un regard bien différent…

    Mais pas de risque que l’INSEE ni Le Monde jouent à ce jeu ! ;D

    C’est donc bien proprement une fort belle intox, et en plus, si tu constates -c’est en tout petit en bas du premier tableau- que les chiffres sont des données eurostat de 2004, tu rigoles franchement : ils se foutent bien de nous, va.

    Répondre
  43. mc
    mc dit :

    "(pour qui n’est pas propriétaire)":

    Je pense que les propriétaires aussi sont concernés, du moins ceux qui ont un petit revenu et qui ont acheté aux limites de leurs forces.

    Bien sûr, il y a ceux qui ont la chance d’avoir acheté leur logement avant que ça commence à enfler. Mais, si les loyers deviennent carrément insupportables actuellement, cela fait de nombreuses années que les prix, les emprunts et tous leurs "à côtés" s’alourdissent, il me semble.

    Pour rester avec des mensualités supportables, les durées de crédit s’allongent, augmentant le risque de se retrouver un jour à cumuler emprunt et chômage ou emprunt et retraite. Par ailleurs, un bilan de santé est demandé aux emprunteurs pour les assurer, et à la moindre anicroche on leur fait payer très cher l’assurance. Et ceux qui achètent aujourd’hui vont "payer" pendant 30 ans des mensualités surévaluées. Ou craquer.

    Les dénicheurs de références chiffrées, qui sont nombreux sur ce site à commencer par la patronne, vont bien nous retrouver quelque chose là dessus?

    Répondre
  44. Anta
    Anta dit :

    @rev

    Il ne faut pas essayer de faire dire à l’infographie ce qu’elle ne dit pas. Le but n’est pas de juger de la santé financière des entreprises françaises, mais de donner quelques indicateurs simples:

    -Les salaires en France sont bas
    -Les Francais travaillent (très) peu
    -Les charges sociales en Frances sont élévés.

    C’est tout, il n’y a aucun autre conclusion à tirer. Il faut arrêter d’être 1° parano 2° tout ramener aux méchants actionnaires (comme Lory truc et le féminisme).

    En plus, en rentrant dans les détails de tes remarques, ce que tu demandes est impossible. Tu voudrais un "Bénéfice moyen par entreprise par pays"? Ca ne veut rien dire. C’est totalement incalculable.

    Répondre
  45. Anta
    Anta dit :

    @rev

    Il ne faut pas essayer de faire dire à l’infographie ce qu’elle ne dit pas. Le but n’est pas de juger de la santé financière des entreprises françaises, mais de donner quelques indicateurs simples:

    -Les salaires en France sont bas
    -Les Francais travaillent (très) peu
    -Les charges sociales en Frances sont élévés.

    C’est tout, il n’y a aucun autre conclusion à tirer. Il faut arrêter d’être 1° parano 2° tout ramener aux méchants actionnaires (comme Lory truc et le féminisme).

    En plus, en rentrant dans les détails de tes remarques, ce que tu demandes est impossible. Tu voudrais un "Bénéfice moyen par entreprise par pays"? Ca ne veut rien dire. C’est totalement incalculable.

    Répondre
  46. speedy
    speedy dit :

    Les salaires sont en effet plutot bas en FR par rapport à la moyenne UE. Ce qui manque pour remettre tout ça dans le contexte du billet est un indice de pouvoir d’achat, genre indice McDo en plus évolué. On note par exemple que la moyenne des salaires du Royaume Uni est plus élevée qu’en FR mais il n’est pas du tout sûr que le pouvoir d’achat soit plus élevé pour autant.

    Par contre, le cas belge est intéressant et il y a fort à parier que le pouvoir d’achat est plus élevé compte tenu du niveau des loyers.

    @rev : que les données datent un peu est fréquent quand elles sont consolidées au niveau international mais ce n’est pas pour autant une manipulation ou une magaouille car les classements évoluent peu d’une année sur l’autre

    Répondre
  47. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @Anta:
    Les français travaillent très peu c’est vous qui le dites.

    car c’est plus de 37 heures par semaine en moyenne tout de même.

    Et ce calcul tient sans doute compte du nombre de gens qui aimeraient bien avoir 35 heures de travail mais auquels on ne propose que quelques misérables heures de travail par semaines quand ils arrivent à en trouver.

    Ce soir je voyais un chef d’entreprise qui était en train de calculer que s’il parvenait à faire travailler davantage ses salariés il n’aurait plus besoin de faire appel à du personnel d’appoint.

    Si quelques salariés voient leur "pouvoir d’achat" progresser cela va être au détriment du "pouvoir d’achat" d’autres gens, si on peut encore appeler "pouvoir d’achat" les salaires obtenus de misérables cdd, à temps (très) partiel non choisi.

    Vous voulez que les gens qui se font leur 35 heures sur une chaine de montage automobile fassent 48h par semaine ou voire plus?

    Dans une societe où on refuse de voir le probleme de la répartition des richesses produites entre le capital et le travail on en reste à se faire battre entre eux les salariés pour les miettes que consentent à leur laisser la France -qui-regardent -travailler-son-gros-portefeuille-d’actions

    Répondre
  48. nattfodd
    nattfodd dit :

    @speedy: un autre point de vue qui ressemble surtout à un copier/coller de la position de Parisot et du MEDEF. Et puis quand on lit des choses comme

    Il n’y pas de problème de pouvoir d’achat, car en fait il y a trop de pouvoir d’achat ! La France accuse un déficit croissant de ses comptes extérieurs : 0,3 % de son PIB.

    on ne peut que se dire que le bonhomme est complètement à côté de la plaque !
    Le Monde concurrence vraiment le Figaro en ce moment…

    Répondre
  49. mc
    mc dit :

    C’est pas le pourcentage de hausse du PIB qui est intéressant, c’est le pourcentage de partage des richesses créées entre ceux qui bossent et les "Autres" (patrons, actionnaires et toussa toussa).

    Or, la part qui va au mec qui bosse, sous forme de salaire ou de cotisations sociales, ne cesse de diminuer au profit du Grand Autre, lequel est donc gagnant même si le PIB n’augmente pas.

    Je fais l’impasse sur le fait que, parmi les richesses créées, il en existe qu’il est vraiment très abusif de nommer "richesses", c’est un autre débat au moins aussi important.

    Répondre
  50. mc
    mc dit :

    C’est pas le pourcentage de hausse du PIB qui est intéressant, c’est le pourcentage de partage des richesses créées entre ceux qui bossent et les "Autres" (patrons, actionnaires et toussa toussa).

    Or, la part qui va au mec qui bosse, sous forme de salaire ou de cotisations sociales, ne cesse de diminuer au profit du Grand Autre, lequel est donc gagnant même si le PIB n’augmente pas.

    Je fais l’impasse sur le fait que, parmi les richesses créées, il en existe qu’il est vraiment très abusif de nommer "richesses", c’est un autre débat au moins aussi important.

    Répondre
  51. speedy
    speedy dit :

    @nattfold : en effet, on a déjà entendu ça ailleurs mais le dernier paragraphe de l’article reprend l’analyse de l’INSEE mentionnéé par Agnès et qui met en avant une tendance lourde

    je trouve les différentes stats instructives et une des conclusions est qu’un coût de travail élevé (et il l’est en FR indépendament d’autres facteurs), n’empêche pas de faire des bénéfices, qu’il faut pourtant augmenter dans une perspective MEDEF.

    la question de la répartition des richesses reste entière mais ce qui se dessine ressemble à :
    – le coût du travail ne baissera pas franchement parce qu’il faut alimenter les caisses de retraite, de vieillesse et de l’assurance maladie (ensemble des charges pour salarié + employeur = 43% sur le graphique)
    – le salaire net n’augmentera pas non plus ou alors de façon marginale (peur de générer du déficit extérieur et pas envie d’augmenter encore le coût global du travail qui vient amputer les bénéfices – 28,3 kE sur le graphique)
    – le travail ne peut être qu’externalisé si on veut augmenter les bénéfices, par exemple dans les ex-pays de l’est (bulgarie = bon exemple)

    rien de nouveau mais au moins ça permet de comprendre le sens de la politique du quiquénat :
    – augmentation du temps de travail (1470 heures en FR contre 2000+ au RU !) pour augmenter les revenus car pas d’autre variable d’ajustement sans fâcher son électorat. ça veut dire aussi qu’il faut exporter plus ou consommer plus en interne, sinon pas possible et donc hyper risqué compte tenu de la croissance et des variables externes comme coût des matières premières et de l’énergie
    – allègement quand c’est encore possible de charges patronales et transfert des coûts sur l’impôt direct ou indirect (pas nouveau)
    – diminution des avantages sociaux (sécu + pensions) pour contenir le coût total du travail via une (petite) baisse en pourcentage des prélèvements obligatoires
    – gestion malthusienne du travail : tout le monde peut travailler mais pas à plein temps et pas tout le temps parce qu’il faut partager une "denrée" finie (car la croissance est faible donc peu de création d’emploi)

    ce dernier point devrait plaire à ceux qui pronent la décroissance.

    Répondre
  52. speedy
    speedy dit :

    @nattfold : en effet, on a déjà entendu ça ailleurs mais le dernier paragraphe de l’article reprend l’analyse de l’INSEE mentionnéé par Agnès et qui met en avant une tendance lourde

    je trouve les différentes stats instructives et une des conclusions est qu’un coût de travail élevé (et il l’est en FR indépendament d’autres facteurs), n’empêche pas de faire des bénéfices, qu’il faut pourtant augmenter dans une perspective MEDEF.

    la question de la répartition des richesses reste entière mais ce qui se dessine ressemble à :
    – le coût du travail ne baissera pas franchement parce qu’il faut alimenter les caisses de retraite, de vieillesse et de l’assurance maladie (ensemble des charges pour salarié + employeur = 43% sur le graphique)
    – le salaire net n’augmentera pas non plus ou alors de façon marginale (peur de générer du déficit extérieur et pas envie d’augmenter encore le coût global du travail qui vient amputer les bénéfices – 28,3 kE sur le graphique)
    – le travail ne peut être qu’externalisé si on veut augmenter les bénéfices, par exemple dans les ex-pays de l’est (bulgarie = bon exemple)

    rien de nouveau mais au moins ça permet de comprendre le sens de la politique du quiquénat :
    – augmentation du temps de travail (1470 heures en FR contre 2000+ au RU !) pour augmenter les revenus car pas d’autre variable d’ajustement sans fâcher son électorat. ça veut dire aussi qu’il faut exporter plus ou consommer plus en interne, sinon pas possible et donc hyper risqué compte tenu de la croissance et des variables externes comme coût des matières premières et de l’énergie
    – allègement quand c’est encore possible de charges patronales et transfert des coûts sur l’impôt direct ou indirect (pas nouveau)
    – diminution des avantages sociaux (sécu + pensions) pour contenir le coût total du travail via une (petite) baisse en pourcentage des prélèvements obligatoires
    – gestion malthusienne du travail : tout le monde peut travailler mais pas à plein temps et pas tout le temps parce qu’il faut partager une "denrée" finie (car la croissance est faible donc peu de création d’emploi)

    ce dernier point devrait plaire à ceux qui pronent la décroissance.

    Répondre
  53. Anta
    Anta dit :

    @ speedy (39)

    Il est intéressant de faire un parallèle entre l’infographie du monde, et un autre sujet "populaire" en ce moment: le niveau des prix en France des produits de grande conso. Salaires moins élevés + prix cher = bcp moins de pouvoir d’achat comparé à nos voisins.

    @ Fin de partie

    Cette infographie ne prend en compte que les personnes "à temps complet"

    @ mc

    "C’est pas le pourcentage de hausse du PIB qui est intéressant, c’est le pourcentage de partage des richesses " Pourquoi?

    Répondre
  54. Anta
    Anta dit :

    @ speedy (39)

    Il est intéressant de faire un parallèle entre l’infographie du monde, et un autre sujet "populaire" en ce moment: le niveau des prix en France des produits de grande conso. Salaires moins élevés + prix cher = bcp moins de pouvoir d’achat comparé à nos voisins.

    @ Fin de partie

    Cette infographie ne prend en compte que les personnes "à temps complet"

    @ mc

    "C’est pas le pourcentage de hausse du PIB qui est intéressant, c’est le pourcentage de partage des richesses " Pourquoi?

    Répondre
  55. speedy
    speedy dit :

    @ anta : c’est pour ça que j’avais le lien sur l’infographie du figaro sur les produits à travers le monde. malheureusement trop limitée pour en ressortir des généralités. mais que le litre de lait soit plus cher en FR qu’ailleurs laisse tout de même rêveur.

    le point le plus important est la part des dépenses contraintes (loyers, assurances, eau, énergie, etc.) qui ne cesse d’augmenter, d’où l’autre mesure qui consiste à indexer les loyers sur l’inflation et pas sur l’IRL. cette mesure est beaucoup trop tardive. il aurait fallu le faire il y a 10 ans. dire que les propriétaires s’en sortent mieux est inexact pour ceux qui ont acheté (en gros) il y a moins de 10 ans parce que les terrains/logements ont aussi flambé et la part contrainte du loyer est devenue un crédit plus élevé où plus long.

    pour les énergies, cf. les prix du pétrole et du gaz. la libéralisation risque de ne pas aider si on se réfère à ce qui s’est passé pour l’eau.

    quant aux assurances, on ne voit pas trop comment elles baisseraient si les biens s’apprécient, comme s’est le cas.

    Répondre
  56. speedy
    speedy dit :

    @ anta : c’est pour ça que j’avais le lien sur l’infographie du figaro sur les produits à travers le monde. malheureusement trop limitée pour en ressortir des généralités. mais que le litre de lait soit plus cher en FR qu’ailleurs laisse tout de même rêveur.

    le point le plus important est la part des dépenses contraintes (loyers, assurances, eau, énergie, etc.) qui ne cesse d’augmenter, d’où l’autre mesure qui consiste à indexer les loyers sur l’inflation et pas sur l’IRL. cette mesure est beaucoup trop tardive. il aurait fallu le faire il y a 10 ans. dire que les propriétaires s’en sortent mieux est inexact pour ceux qui ont acheté (en gros) il y a moins de 10 ans parce que les terrains/logements ont aussi flambé et la part contrainte du loyer est devenue un crédit plus élevé où plus long.

    pour les énergies, cf. les prix du pétrole et du gaz. la libéralisation risque de ne pas aider si on se réfère à ce qui s’est passé pour l’eau.

    quant aux assurances, on ne voit pas trop comment elles baisseraient si les biens s’apprécient, comme s’est le cas.

    Répondre
  57. mc
    mc dit :

    "C’est pas le pourcentage de hausse du PIB qui est intéressant, c’est le pourcentage de partage des richesses " Pourquoi? (Anta, 45)

    Faut juste lire les deux phrases suivantes, Anta! et avoir un niveau CM1en arithmétique.

    Répondre
  58. Anta
    Anta dit :

    @mc

    C’est très gentil à toi de te soucier de mon niveau d’arithmétique, mais je suis désolé de t’apprendre que cette fameuse phrase suivante ne veut pas dire grand chose.

    En grande prétresse de la théorie macroéconomique, tu n’es pas sans ignorer l’équation fondamentale: Y = C+I+(X-M) avec:
    Y: PIB
    C: Consommation des ménages
    I: Investissement des entreprises
    X-M: Solde commerciale.

    Comme notre solde commercial est largement déficitaire ces derniers années, les deux seuls piliers de croissance du PIB sont la conso des ménages et l’investissement des entreprises. Dans les faits, on remarquera que ces deux composantes contribuent de manière égale à la croissance ces dernières années.

    => La consommation des ménages augmente tant qu’il n’y a pas de décroissance (et inversement)
    => "Les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après demain"

    Répondre
  59. Christine
    Christine dit :

    "Les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après demain"

    Mouarf ! Mais non, faut pas croire la télé, les économistes et le MEDEF. Les bénéfices d’aujourd’hui sont le chômage d’aujourd’hui.
    Soit on croit à la formule d’Anta, et on constate que jamais les bénéfices n’ont été aussi peu ré-investis, soit on pense (raisonnablement) qu’il faut cesser de croître et mieux partager l’abondante richesse produite.

    Et les équations ne peuvent pas remplacer la réalité humaine de la pauvreté, et du partage inégalitaire des richesses au détriment de ceux et celles qui perdent leurs vies à les produire.

    Répondre
  60. Christine
    Christine dit :

    "Les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après demain"

    Mouarf ! Mais non, faut pas croire la télé, les économistes et le MEDEF. Les bénéfices d’aujourd’hui sont le chômage d’aujourd’hui.
    Soit on croit à la formule d’Anta, et on constate que jamais les bénéfices n’ont été aussi peu ré-investis, soit on pense (raisonnablement) qu’il faut cesser de croître et mieux partager l’abondante richesse produite.

    Et les équations ne peuvent pas remplacer la réalité humaine de la pauvreté, et du partage inégalitaire des richesses au détriment de ceux et celles qui perdent leurs vies à les produire.

    Répondre
  61. Kuk
    Kuk dit :

    Comment peut-on parler du taux de charges sociales sans parler du niveau des prestations sociales ? On pourrait poursuivre le développement.

    Les données présentées par Le Monde sont incomplètes. Il s’agit d’un bel exemple de désinformation et de manipulation.

    Répondre
  62. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    L’économie n’est pas une science exacte mais une pseudo sciences , c’est une religion qui se pare d’un jargon pour masquer sa nature religieuse.

    Avec une utilisation frelatée des mathématiques, il y’en a qui ont cru démontrer l’existence de Dieu alors je ne suis pas étonné qu’il y"en ait de nos jours qui essaient de s’en servir pour justifier les inégalités de répartition des richesse et de justifier qu’une bonne part de l’humanité doit (que c’est normal) crever de faim.

    Je suis sûr que si on cherche bien dans le panthéon de ces nouveaux prêtres-économistes il y’en a bien qui arriveront à faire éclore l"idée qu’il faille se débarasser d’une bonne partie de l’humanité qui n’est pas assez productive.

    Mais que je suis naif, ceux là sont déja passés aux travaux pratiques avec le réchauffement planétaire: un énorme génocide qui se prépare et qui sera mis sur le compte de la fatalité et de la sauvagerie de la nature.

    Répondre
  63. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    L’économie n’est pas une science exacte mais une pseudo sciences , c’est une religion qui se pare d’un jargon pour masquer sa nature religieuse.

    Avec une utilisation frelatée des mathématiques, il y’en a qui ont cru démontrer l’existence de Dieu alors je ne suis pas étonné qu’il y"en ait de nos jours qui essaient de s’en servir pour justifier les inégalités de répartition des richesse et de justifier qu’une bonne part de l’humanité doit (que c’est normal) crever de faim.

    Je suis sûr que si on cherche bien dans le panthéon de ces nouveaux prêtres-économistes il y’en a bien qui arriveront à faire éclore l"idée qu’il faille se débarasser d’une bonne partie de l’humanité qui n’est pas assez productive.

    Mais que je suis naif, ceux là sont déja passés aux travaux pratiques avec le réchauffement planétaire: un énorme génocide qui se prépare et qui sera mis sur le compte de la fatalité et de la sauvagerie de la nature.

    Répondre
  64. Anta
    Anta dit :

    @ Kuk

    Pour la énième fois, il ne faut pas faire dire aux infographies ce qu’elles ne disent pas. Il n’y a écrit nul part "les charges sociales, c’est mal", il est juste dit que le coût du travail en France est très élevé, avec des salaires faibles. Le niveau des prestations est un tout autre sujet.

    @ Fin de partie

    La science économique est une science à part entière. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si des économistes remportent régulièrement la médaille Field (mathématique).Tu peux très bien te réconcilier avec eux en étudiant les travaux d’économistes de "gauche". Par exemple, à partir de l’équation macro économique plus haut, Keynes démontre mathématiquement l’importance des dépenses de l’Etat dans la croissance…

    Répondre
  65. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @Anta: il y’en a qui prétende que l’astrologie aussi est une science 😎

    Il suffit de voir un économiste sur un plateau de tv et de l’écouter quelques minutes pour savoir que ces gens là sont les nouveaux gourou d’une nouvelle religion qui leur a été révélé à eux-seuls évidemment et qui ne craignent pas la contradiction.
    Les français sont nuls en math dans leur ensemble et l’économie est relativement peu enseignée.

    Faites un test simple:
    Au 1er janvier un paquet de lessive voit son prix baisser de 25%
    Au 1er Fevrier son prix baisse à nouveau de 25%
    Entre janvier et Fevrier combien en poucentage le prix de ce paquet de lessive a t’il baissé?
    La plupart des gens vont répondre 50% alors que la bonne réponse est de 43,75%

    Les économistes sont friands de statistiques, probabilité, et de théorie des jeux mais cela ne les rend pas plus sérieux pour autant à mes yeux.

    En son temps, Pascal a cru démontré l’existence de Dieu en utilisant les probabilités si je me souviens bien.
    Et pour lui, son argumentation avait une certaine logique et ne se cantonnait pas seulement à la foi

    (je te conseille de lire ce livre:
    "Statistiques, méfiez-vous" de Nicolas Gauvrit aux éditions Ellipses. (c’est un livre technique, pas un livre d’adepte de conspiration)
    Ce livre illustre bien les ambiguités et les manipulations qui peuvent être exercées par le biais des statistiques quand on veut absolument s’en servir pour donner une caution scientifique sur des propos à destination de personnes qui n’ont pas le background nécessaire, ni même le minimum de rigueur intellectuelle, pour ne se laisser avoir par les pieges classiques des stats. (ce livre examine des cas concrets)

    citation:
    Keynes démontre mathématiquement l’importance des dépenses de l’Etat dans la croissance

    Je pense qu’il y’a une confusion dans le sens de "démontrer"
    accolé à l’adverbe "mathématiquement".
    Un abus de langage qui entretient dans l’opinion que l’économie est une science exacte et que ses conclusions sont des vérités quasi-divines.

    Même un physicien se gardera bien de parler de démonstration mathématique quand il arrive à dégager de l’observation d’un phénomène des lois qui semblent pouvoir le modéliser.

    Ces lois ne sont compatibles à priori qu’avec l’acuité que pouvait disposer le physicien pour observer, il pourrait se révéler faux si on pouvait considérer les choses d’une façon plus minutieuse et subtile.

    De la même façon, quand un avocat prétend démontrer la culpabilité d’un individu il ne s’agit pas là non plus de preuve au sens que donne les mathématiciens à ce mot.

    Par ailleurs, j’aimerais bien que vous me communiquiez le nom d’un économiste qui aurait reçu la médaille fields

    Répondre
  66. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @Anta: il y’en a qui prétende que l’astrologie aussi est une science 😎

    Il suffit de voir un économiste sur un plateau de tv et de l’écouter quelques minutes pour savoir que ces gens là sont les nouveaux gourou d’une nouvelle religion qui leur a été révélé à eux-seuls évidemment et qui ne craignent pas la contradiction.
    Les français sont nuls en math dans leur ensemble et l’économie est relativement peu enseignée.

    Faites un test simple:
    Au 1er janvier un paquet de lessive voit son prix baisser de 25%
    Au 1er Fevrier son prix baisse à nouveau de 25%
    Entre janvier et Fevrier combien en poucentage le prix de ce paquet de lessive a t’il baissé?
    La plupart des gens vont répondre 50% alors que la bonne réponse est de 43,75%

    Les économistes sont friands de statistiques, probabilité, et de théorie des jeux mais cela ne les rend pas plus sérieux pour autant à mes yeux.

    En son temps, Pascal a cru démontré l’existence de Dieu en utilisant les probabilités si je me souviens bien.
    Et pour lui, son argumentation avait une certaine logique et ne se cantonnait pas seulement à la foi

    (je te conseille de lire ce livre:
    "Statistiques, méfiez-vous" de Nicolas Gauvrit aux éditions Ellipses. (c’est un livre technique, pas un livre d’adepte de conspiration)
    Ce livre illustre bien les ambiguités et les manipulations qui peuvent être exercées par le biais des statistiques quand on veut absolument s’en servir pour donner une caution scientifique sur des propos à destination de personnes qui n’ont pas le background nécessaire, ni même le minimum de rigueur intellectuelle, pour ne se laisser avoir par les pieges classiques des stats. (ce livre examine des cas concrets)

    citation:
    Keynes démontre mathématiquement l’importance des dépenses de l’Etat dans la croissance

    Je pense qu’il y’a une confusion dans le sens de "démontrer"
    accolé à l’adverbe "mathématiquement".
    Un abus de langage qui entretient dans l’opinion que l’économie est une science exacte et que ses conclusions sont des vérités quasi-divines.

    Même un physicien se gardera bien de parler de démonstration mathématique quand il arrive à dégager de l’observation d’un phénomène des lois qui semblent pouvoir le modéliser.

    Ces lois ne sont compatibles à priori qu’avec l’acuité que pouvait disposer le physicien pour observer, il pourrait se révéler faux si on pouvait considérer les choses d’une façon plus minutieuse et subtile.

    De la même façon, quand un avocat prétend démontrer la culpabilité d’un individu il ne s’agit pas là non plus de preuve au sens que donne les mathématiciens à ce mot.

    Par ailleurs, j’aimerais bien que vous me communiquiez le nom d’un économiste qui aurait reçu la médaille fields

    Répondre
  67. schlaf
    schlaf dit :

    @anta

    Pour la énième fois, il ne faut pas faire dire aux infographies ce qu’elles ne disent pas. Il n’y a écrit nul part "les charges sociales, c’est mal", il est juste dit que le coût du travail en France est très élevé, avec des salaires faibles. Le niveau des prestations est un tout autre sujet.

    c’est pourtant pas compliqué! les "charges" sociales sont du salaire… différé.

    donc, les omettre lorsqu’on prétend présenter le coût du travail et des salaires est une arnaque. c’est tout.

    quand on doit payer sa mutuelle privée et sa retraite privée en l’absence de toute sécurité sociale nationalisée, ça fait de suite une grosse différence dans le budget. de mémoire aux US une mutuelle toute basique revient au minimum à 5000$ / an… ce qui revient à dire qu’un américain moyen pour une prestation sociale inférieure à un français, touche en fait 5000$ de moins que ce qu’une infographie peut laisser croire.

    Répondre
  68. schlaf
    schlaf dit :

    @anta

    Pour la énième fois, il ne faut pas faire dire aux infographies ce qu’elles ne disent pas. Il n’y a écrit nul part "les charges sociales, c’est mal", il est juste dit que le coût du travail en France est très élevé, avec des salaires faibles. Le niveau des prestations est un tout autre sujet.

    c’est pourtant pas compliqué! les "charges" sociales sont du salaire… différé.

    donc, les omettre lorsqu’on prétend présenter le coût du travail et des salaires est une arnaque. c’est tout.

    quand on doit payer sa mutuelle privée et sa retraite privée en l’absence de toute sécurité sociale nationalisée, ça fait de suite une grosse différence dans le budget. de mémoire aux US une mutuelle toute basique revient au minimum à 5000$ / an… ce qui revient à dire qu’un américain moyen pour une prestation sociale inférieure à un français, touche en fait 5000$ de moins que ce qu’une infographie peut laisser croire.

    Répondre
  69. Anta
    Anta dit :

    @ schalf

    1°Les salaires présentés dans l’infographie sont "bruts" => les charges sociales à la charge du salarié sont comprises.

    2° Travaillant en Suisse, j’ai moi même une assurance santé privée. Elle me coûte environ 100€ par mois.

    En France, les charges sociales à ma charge représentaient environ 25% de mon salaire brut. Ici, à périmètre égal (en incluant l’assurance santé à mes frais), ca représente environ 10%…

    Répondre
  70. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @Anta:
    Selon Wikipedia:

    "Pierre-Louis Lions est un mathématicien français né à Grasse en 1956 et laureat de la médaille Fields en 1994.

    Fils du mathématicien Jacques-Louis Lions, Pierre-Louis Lions entre à l’école Normale supérieure de la rue d’Ulm en 1975. Dédaignant de passer l’agrégation de mathématiques, il préfère se consacrer à la recherche en mathématiques appliquées et obtient son doctorat en 1979. De 1979 à 1981, il poursuit ses recherche au CNRS puis devient professeur à l’université de Paris-Dauphine. En 2002, il est nommé professeur au Collège de France, titulaire de la chaire "Équations aux dérivées partielles et applications". Il est également professeur de mathématiques appliquée l’École Polytechnique depuis 1992.

    Les travaux mathématiques de Pierre-Louis Lions portent sur la théorie des équations différentielles partielles non linéaires. On lui doit notamment un travail conjoint avec M.G. Crandall sur les solutions de viscosité des équations de Hamilton-Jacobi et des avancées sur l’équation de Boltzmann "

    Il n’est pas économiste même s’il a travaillé à Dauphine
    Je vais jeter un coup d’oeil au "multiplicateur Keynésien"

    Répondre
  71. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @Anta:
    Selon Wikipedia:

    "Pierre-Louis Lions est un mathématicien français né à Grasse en 1956 et laureat de la médaille Fields en 1994.

    Fils du mathématicien Jacques-Louis Lions, Pierre-Louis Lions entre à l’école Normale supérieure de la rue d’Ulm en 1975. Dédaignant de passer l’agrégation de mathématiques, il préfère se consacrer à la recherche en mathématiques appliquées et obtient son doctorat en 1979. De 1979 à 1981, il poursuit ses recherche au CNRS puis devient professeur à l’université de Paris-Dauphine. En 2002, il est nommé professeur au Collège de France, titulaire de la chaire "Équations aux dérivées partielles et applications". Il est également professeur de mathématiques appliquée l’École Polytechnique depuis 1992.

    Les travaux mathématiques de Pierre-Louis Lions portent sur la théorie des équations différentielles partielles non linéaires. On lui doit notamment un travail conjoint avec M.G. Crandall sur les solutions de viscosité des équations de Hamilton-Jacobi et des avancées sur l’équation de Boltzmann "

    Il n’est pas économiste même s’il a travaillé à Dauphine
    Je vais jeter un coup d’oeil au "multiplicateur Keynésien"

    Répondre
  72. Anta
    Anta dit :

    Le travail de Pierre-Louis Lions est à la fois d’une grande diversité et d’une grande unité. La diversité se situe au niveau de la variété des domaines d’application des mathématiques qu’il aborde : contrôle optimal, gestion de stocks, contrôle stochastique, physique des plasmas, chimie atomique, mécanique des fluides, traitement d’images, économie et finances. On trouve l’unité dans l’aspect mathématique ; ce qui traverse en effet tous ces champs d’application est l’étude des équations aux dérivées partielles non-linéaires.

    Répondre
  73. Anta
    Anta dit :

    Le travail de Pierre-Louis Lions est à la fois d’une grande diversité et d’une grande unité. La diversité se situe au niveau de la variété des domaines d’application des mathématiques qu’il aborde : contrôle optimal, gestion de stocks, contrôle stochastique, physique des plasmas, chimie atomique, mécanique des fluides, traitement d’images, économie et finances. On trouve l’unité dans l’aspect mathématique ; ce qui traverse en effet tous ces champs d’application est l’étude des équations aux dérivées partielles non-linéaires.

    Répondre
  74. schlaf
    schlaf dit :

    @anta

    {{ 1°Les salaires présentés dans l’infographie sont "bruts" => les charges sociales à la charge du salarié sont comprises.

    2° Travaillant en Suisse, j’ai moi même une assurance santé privée. Elle me coûte environ 100€ par mois. }}

    sur le 1°, on n’a donc pas compté les charges patronales.. qui ne sont pas spécialement négligeables, sauf sur les bas salaires. remarque, ça pourrait aller dans ton sens, puisque ça augmenterait encore la cherté des emplois sans augmenter le salaire "apparent". cela dit, il me semble qu’en france, on a un des plus gros niveau de service_social_par_unité_de_salaire. ce qui n’est nullement pris en compte (sécu, chomage, école gratuite, routes, TGV, electricité à prix modique, …) dans cette étude, mais l’est dans d’autres, qui montrent qu’à part le jeune célibattant, il n’y a pas vraiment d’intérêt à s’expatrier puisque dès qu’on a des gosses, les coûts éducation/santé non pris en charge par l’état grèvent le budget très fortement.

    sur le 2°, je rappelle que 100 euros / mois, c’est quand même 10% du salaire d’un smicard qui aurait la chance d’être à temps plein. c’est surtout probablement 100% du revenu "libre" d’un smicard une fois payées les dépenses contraintes (logement, bouffe, …). et je doute que vos 100 euros de mutuelle couvrent l’intégralité des risques santé… c’est juste la complémentaire?

    bref, tout ça pour dire que cette étude sur l’aspect purement monétaire est un peu de la connerie.. j’ai un ami qui a vécu en suisse avec un salaire français de 1100 euros (volontariat international en ambassade)… il aurait vécu correctement en province en france avec ce salaire, mal dans une grande ville ou très mal à paris, et en suisse il l’a vécu encore pire, il devait rogner sur tout même la bouffe. il s’agit pourtant du /même/ salaire…

    Répondre
  75. Anta
    Anta dit :

    @ schlaf

    "cela dit, il me semble qu’en france, on a un des plus gros niveau de service_social_par_unité_de_salaire. ce qui n’est nullement pris en compte (sécu, chomage, école gratuite, routes, TGV, electricité à prix modique, …)"

    Non, ce n’est pas pris en compte, puisque,
    1° encore une fois, ce n’est pas l’objet de l’étude
    2° "école gratuite, routes, TGV, electricité à prix modique" Ce n’est pas payé par les charges sociales mais par les impots
    3° Il ne faut pas croire que nos voisins sont sous développés: le réseau routier est plus développé en allemagne, le réseau ferrovière est plus performant en Suisse (je prends le train tous les jours)

    "n’y a pas vraiment d’intérêt à s’expatrier puisque dès qu’on a des gosses" J’aimerais bien voir ces études.

    "100 euros / mois, c’est quand même 10% du salaire d’un smicard " Il n’y a pas de salaire minimum en Suisse. Dans les faits, il se situe aux alentours de 4000 CHF brut par mois (environ 2400 euros, avec, je le répette, bcp moins de charges sociales pour le salarié). Ce n’est pas 100 euros de mutuelle, mais la "lamal", l’équivalent de la sécu française. Je n’ai pas de "mutuelle".

    Effectivement, on ne peut pas vivre en Suisse avec 1100 euros par mois. Les loyers sont à peu près au niveau de Paris intra muros, la nourriture est plus chere.Mais:
    1° La France n’est pas loin, des cohortes de Suisse envahissent tous les week ends les hyper francais
    2° Les autres produits sont moins chers qu’en France (TVA à 7.6%)
    3° Comme dit plus haut, à part bien sûr pour les VIE, les salaires sont bcp plus élevés, pour un coût de la vie qui est grosso modo celui de Paris (loyer et bouffe compensé par cigarettes, électronique, essence etc…)

    Répondre
  76. Anta
    Anta dit :

    @ schlaf

    "cela dit, il me semble qu’en france, on a un des plus gros niveau de service_social_par_unité_de_salaire. ce qui n’est nullement pris en compte (sécu, chomage, école gratuite, routes, TGV, electricité à prix modique, …)"

    Non, ce n’est pas pris en compte, puisque,
    1° encore une fois, ce n’est pas l’objet de l’étude
    2° "école gratuite, routes, TGV, electricité à prix modique" Ce n’est pas payé par les charges sociales mais par les impots
    3° Il ne faut pas croire que nos voisins sont sous développés: le réseau routier est plus développé en allemagne, le réseau ferrovière est plus performant en Suisse (je prends le train tous les jours)

    "n’y a pas vraiment d’intérêt à s’expatrier puisque dès qu’on a des gosses" J’aimerais bien voir ces études.

    "100 euros / mois, c’est quand même 10% du salaire d’un smicard " Il n’y a pas de salaire minimum en Suisse. Dans les faits, il se situe aux alentours de 4000 CHF brut par mois (environ 2400 euros, avec, je le répette, bcp moins de charges sociales pour le salarié). Ce n’est pas 100 euros de mutuelle, mais la "lamal", l’équivalent de la sécu française. Je n’ai pas de "mutuelle".

    Effectivement, on ne peut pas vivre en Suisse avec 1100 euros par mois. Les loyers sont à peu près au niveau de Paris intra muros, la nourriture est plus chere.Mais:
    1° La France n’est pas loin, des cohortes de Suisse envahissent tous les week ends les hyper francais
    2° Les autres produits sont moins chers qu’en France (TVA à 7.6%)
    3° Comme dit plus haut, à part bien sûr pour les VIE, les salaires sont bcp plus élevés, pour un coût de la vie qui est grosso modo celui de Paris (loyer et bouffe compensé par cigarettes, électronique, essence etc…)

    Répondre
  77. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @Anta:
    Un mathématicien qui fait des mathématiques appliquées travaillent sur des modeles que d’autres ont conçu, ce n’est pas son problème si le modèle n’est pas bon, mais celui de ceux qui l’ont créé. Lui il travaille dans l’abstraction.

    J’ai parcouru le pdf, il y’a beaucoup de présupposés liés au fait que tout ceci est relié à un modèle.

    D’ailleurs, on trouve souvent dans les tentatives d’abstraction économiques le présupposé: "que le marché est libre et non faussé" , cela fait une sacrée approximation.

    Elisabeth Tessier pourrait se réfugier derriere les equations de Kepler et son doctorat en sociologie pour donner un verni scientifique à son activité.
    Qu’objecter à "les lois de Kepler sont valables alors l’astrologie aussi" ? 😎

    Croyez vous que vous pourrez lire dans la solution d’une équation différentielle la date de la prochaine dictature qui sera installée en Europe et quand on decorera les poteaux electriques avec les gros actionnaires qui n’ont pas voulu partager les richesses produites avec les nouveaux maitres?

    Répondre
  78. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Dans le livre de Iain Levison:
    "Tribulations d’un précaire" (l’histoire d’un homme ayant une licence en lettres qui expérimente le "plein-emploi" à travers les USA , jusqu’en Alaska, dans toutes sortes d’emplois déqualifiés et certains se faisant dans des conditions hallucinantes, ce type ne parvient jamais à rentabiliser les milliers de dollars que lui ont couté son diplome)

    On y apprend une subtilité dont j’ignore si c’est la norme ou pas. Il faut travailler au moins 90 jours (si je me souviens de ma lecture) dans le même emploi pour pouvoir bénéficier d’une couverture médicale).
    Et rester 90 jours dans les emplois dont il est question est une gageure: il se fait lourder ou démissionne en général bien avant ce terme.

    Franchement, après avoir lu ce livre on n’a pas envie d’expérimenter le "plein-emploi" que nous promet N.S
    si c’est pour obtenir les mêmes conditions d’emploi (de servage).

    Répondre
  79. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Dans le livre de Iain Levison:
    "Tribulations d’un précaire" (l’histoire d’un homme ayant une licence en lettres qui expérimente le "plein-emploi" à travers les USA , jusqu’en Alaska, dans toutes sortes d’emplois déqualifiés et certains se faisant dans des conditions hallucinantes, ce type ne parvient jamais à rentabiliser les milliers de dollars que lui ont couté son diplome)

    On y apprend une subtilité dont j’ignore si c’est la norme ou pas. Il faut travailler au moins 90 jours (si je me souviens de ma lecture) dans le même emploi pour pouvoir bénéficier d’une couverture médicale).
    Et rester 90 jours dans les emplois dont il est question est une gageure: il se fait lourder ou démissionne en général bien avant ce terme.

    Franchement, après avoir lu ce livre on n’a pas envie d’expérimenter le "plein-emploi" que nous promet N.S
    si c’est pour obtenir les mêmes conditions d’emploi (de servage).

    Répondre
  80. speedy
    speedy dit :

    @schlaf 55 : pour confirmer les 5000 USD, j’ai demandé à un collègue combien il paye et ce qu’il a en échange

    Pour unc couple sans enfant, il paye 3450 USD à BlueCross-BlueShield (cité dans Sicko) pour un taux de remboursement de 80%. Les exclusions sont la chirurgie esthétique et la plupart des médecines parallèles.

    Il est bien servi parce que son employeur a un contrat de groupe. D’autres contrats sont plus avantageux mais beaucoup le sont moins et excluent en général les soins dentaires.

    3 différences majeures par rapport à la FR :
    – couverture médicale pas obligatoire
    – coût forfaitaire (la cotisation n’est pas un pourcentage du salaire)
    – possibilité pour les HMO (les assureurs) de virer des clients s’ils coûtent trop cher

    Selon lui, beaucoup d’américains ne sont pas assurés pour 2 raisons opposées :
    – les plus riches parce qu »ils peuvent couvrir leurs dépenses
    – les plus pauvres parce que le forfait est trop cher

    Les plus jeunes s’assurent peu parce qu’ils ne se sentent pas concernés et préfèrent "augmenter leur pouvoir d’achat".

    Répondre
  81. speedy
    speedy dit :

    @schlaf 55 : pour confirmer les 5000 USD, j’ai demandé à un collègue combien il paye et ce qu’il a en échange

    Pour unc couple sans enfant, il paye 3450 USD à BlueCross-BlueShield (cité dans Sicko) pour un taux de remboursement de 80%. Les exclusions sont la chirurgie esthétique et la plupart des médecines parallèles.

    Il est bien servi parce que son employeur a un contrat de groupe. D’autres contrats sont plus avantageux mais beaucoup le sont moins et excluent en général les soins dentaires.

    3 différences majeures par rapport à la FR :
    – couverture médicale pas obligatoire
    – coût forfaitaire (la cotisation n’est pas un pourcentage du salaire)
    – possibilité pour les HMO (les assureurs) de virer des clients s’ils coûtent trop cher

    Selon lui, beaucoup d’américains ne sont pas assurés pour 2 raisons opposées :
    – les plus riches parce qu »ils peuvent couvrir leurs dépenses
    – les plus pauvres parce que le forfait est trop cher

    Les plus jeunes s’assurent peu parce qu’ils ne se sentent pas concernés et préfèrent "augmenter leur pouvoir d’achat".

    Répondre
  82. schlaf
    schlaf dit :

    @speedy

    il paye 3450 USD à BlueCross-BlueShield (cité dans Sicko) pour un taux de remboursement de 80%

    mouais.. 80%, c’est gentillet pour les médocs de base, mais en cherchant vite fait sur internet, pour une jambe cassée..

     Average cost of a broken leg 1. USA £20,000 2. Canada £13,000 3. Switzerland £6,000 4. Austria £5,000 5. Italy and France £4,000 

    bon.. alors 20% de 20000£, ça fait 4000£, soit environ 6000$, non? ça commence à faire une méchante tuile dans le budget, même avec une "bonne" assurance. surtout que je ne suis pas sûr du tout que la sécu ou l’employeur couvre le salaire pendant l’arrêt maladie aux US…

    bien sûr, on ne parle même pas d’un cancer quelconque, qui doit se chiffrer en centaines de milliers de dollars.. et là, tes 20% de franchise, tu les sens bien profond.

    Répondre
  83. schlaf
    schlaf dit :

    @speedy

    il paye 3450 USD à BlueCross-BlueShield (cité dans Sicko) pour un taux de remboursement de 80%

    mouais.. 80%, c’est gentillet pour les médocs de base, mais en cherchant vite fait sur internet, pour une jambe cassée..

     Average cost of a broken leg 1. USA £20,000 2. Canada £13,000 3. Switzerland £6,000 4. Austria £5,000 5. Italy and France £4,000 

    bon.. alors 20% de 20000£, ça fait 4000£, soit environ 6000$, non? ça commence à faire une méchante tuile dans le budget, même avec une "bonne" assurance. surtout que je ne suis pas sûr du tout que la sécu ou l’employeur couvre le salaire pendant l’arrêt maladie aux US…

    bien sûr, on ne parle même pas d’un cancer quelconque, qui doit se chiffrer en centaines de milliers de dollars.. et là, tes 20% de franchise, tu les sens bien profond.

    Répondre
  84. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Là, c’est la démonstration qui tue! M. Moore faisait la même démonstration sur la surfacturation des frais médicaux aux USA et sur la politique de non-remboursement des HMO dont l’objectif n’est pas la santé publique, mais les profits. Ce qui se résume à : ramasser les cotisations = profit = bon. Rembourser les frais médicaux = pertes = mauvais!

    En gros payer cher une couverture facultative partielle ne garantit en aucun cas que l’on ait les moyens de se soigner.

    Répondre
  85. speedy
    speedy dit :

    je n’ai en aucun cas voulu indiquer que le service proposé était meilleur qu’en FR et je suis même parfaitement convaincu du contraire et depuis longtemps. notez que dans certains cas les hopitaux ne facturent que ce que l’assurance rembourse (au cas pas cas et en fonction des contrats).

    750.000 USD n’est pas rare pour un cancer.

    en complément, une famille de 4 personnes payerait environ 5000 USD pour le même service ce qui confirme votre estimation.

    en terme de ratio service / coûts, le système FR est très bien placé mais les médicaments sont chers par rapport à certains voisins.

    Répondre
  86. Anta
    Anta dit :

    Petite précision:

    En Suisse (et dans bcp de pays où l’assurance maladie est privée), l’employeur a l’obligation de souscrire pour ses employés à une assurance accident qui prend à sa charge TOUS les accidents corporels des salariés (survenu pendant son travail ou non).
    Exemple: Dimanche prochain, je me casse une jambe sur une piste de ski, je suis couvert à 100% par l’assurance accident de mon employeur.

    Sinon, ok pour le coût de la santé aux US. Il ne faut par contre pas extrapoler ce cas précis à tous les pays où l’assurance maladie est privée.

    Je vous invite de plus à voir le film québécois culte " Les invasions barbares". Ce film est nettement marqué à gauche. Cependant, le réalisateur dépeind un système de santé québécois (public) à l’agonie, fournissant des soins très "sommaires", alors que les mêmes soins chez le voisin Américain sont "top niveau" (mais chers).

    Répondre
  87. Anta
    Anta dit :

    Petite précision:

    En Suisse (et dans bcp de pays où l’assurance maladie est privée), l’employeur a l’obligation de souscrire pour ses employés à une assurance accident qui prend à sa charge TOUS les accidents corporels des salariés (survenu pendant son travail ou non).
    Exemple: Dimanche prochain, je me casse une jambe sur une piste de ski, je suis couvert à 100% par l’assurance accident de mon employeur.

    Sinon, ok pour le coût de la santé aux US. Il ne faut par contre pas extrapoler ce cas précis à tous les pays où l’assurance maladie est privée.

    Je vous invite de plus à voir le film québécois culte " Les invasions barbares". Ce film est nettement marqué à gauche. Cependant, le réalisateur dépeind un système de santé québécois (public) à l’agonie, fournissant des soins très "sommaires", alors que les mêmes soins chez le voisin Américain sont "top niveau" (mais chers).

    Répondre
  88. speedy
    speedy dit :

    ce qui nous apparaît comme de la surfacturation n’est pas perçu comme tel sur place. la notion de solidarité n’existe pas et tout ce qui touche à la santé est vu comme un service. un assureur facture donc un service et applique des tarifs liés au niveau du service. un chirurgien fait de même en fonction du marché, ce qui entraîne une augmentation des coûts. idem pour les médicaments.

    au résultat, il est parfaitement clair que le patient paye très cher, quand il peut payer.

    une des conséquences est que les plus jeunes et les plus pauvres font des impasses qui se payent encore plus cher à terme.

    Répondre
  89. speedy
    speedy dit :

    ce qui nous apparaît comme de la surfacturation n’est pas perçu comme tel sur place. la notion de solidarité n’existe pas et tout ce qui touche à la santé est vu comme un service. un assureur facture donc un service et applique des tarifs liés au niveau du service. un chirurgien fait de même en fonction du marché, ce qui entraîne une augmentation des coûts. idem pour les médicaments.

    au résultat, il est parfaitement clair que le patient paye très cher, quand il peut payer.

    une des conséquences est que les plus jeunes et les plus pauvres font des impasses qui se payent encore plus cher à terme.

    Répondre
  90. mc
    mc dit :

    C’est vrai qu’il y a des pays où être soigné gratuitement est aussi farfelu que de vouloir une télé sans la payer. Si t’as pas les moyens, tu t’en passes.

    On n’en est pas encore là. Mais quand on en sera là, sera un peu tard pour protester, plus personne pour nous écouter.

    Répondre
  91. Anta
    Anta dit :

    Remarques très intéressantes speedy.

    Il ne s’agit pas de juger l’approche américaine sous le prisme de la culture française, mais de comprendre les différences…

    Répondre
  92. Anta
    Anta dit :

    Remarques très intéressantes speedy.

    Il ne s’agit pas de juger l’approche américaine sous le prisme de la culture française, mais de comprendre les différences…

    Répondre
  93. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Un être humain a besoin qu’on le soigne c’est une constante
    partout sur cette terre. Si on ne le soigne pas il peut en mourir.

    Comment est il possible d’accepter que des êtres humains ne puissent pas être soignés correctement par manque d’argent? Quelle est cette barbarie?

    Répondre
  94. Le libéralisme pour les débutants
    Le libéralisme pour les débutants dit :

    Au sujet des maths en économie, ils sont extremement contestés par l’Ecole Autrichienne (Libéral) qui considére que l’économie est une science ‘littéraire’.

    De même, ces graphes d’inflation ou de pouvoir d’achat, aggrégats macroéconomiques, sont largement dénués de signification pour chaque personne.

    Pour pouvoir d’achat, l’Etat peut bien jouer au pompier pyromane.

    C’est lui qui flingue l’activité économique avec ses prélévements obligatoires.

    C’est lui qui créé la pénurie sur le logement avec ses réglementations de constructions ubuesques, et le non-respect du droit à la propriété pour les propriétaires mettant 2 ans à récuper un appart en cas d’impayé. Résultat : personne ne veut investir pour louer, en tout cas pas les banques. Y’a que les petits propriétaires et encore, pour les couples de cadres/fonctionnaires, enfants de cadres/fonctionnaires.

    Daniel T

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  95. Philippe
    Philippe dit :

    J’ai un peu vécu la même histoire avec des revenus très élevés entre 2001 et 2004. Et ensuite un gros trou jusqu’en 2006 … Maintenant c’est dur, je gagne juste 100 ou 200 euros de plus que je touchais en étant au chômage.
    La vie à Paris est infernale. Le déménagement en province me parait obligatoire pour ma survie. Mais pas facile de sauter dans le vide sans avoir d’attache dans les régions …

    Répondre
  96. Philippe
    Philippe dit :

    J’ai un peu vécu la même histoire avec des revenus très élevés entre 2001 et 2004. Et ensuite un gros trou jusqu’en 2006 … Maintenant c’est dur, je gagne juste 100 ou 200 euros de plus que je touchais en étant au chômage.
    La vie à Paris est infernale. Le déménagement en province me parait obligatoire pour ma survie. Mais pas facile de sauter dans le vide sans avoir d’attache dans les régions …

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  97. Filaplomb
    Filaplomb dit :

    J’ai connu à peu près la même courbe en fonction des postes et des durées.
    Il semble qu’une certaine génération ait manqué de stabilité professionnelle (et donc salariale) pendant que les placements immobiliers renchérissait les rentes !
    Et quoi ? On n’a pas eyud e bol ou pas de bons dirigeants ?
    Je ne crois pas à la chance !
    🙂

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  98. Filaplomb
    Filaplomb dit :

    J’ai connu à peu près la même courbe en fonction des postes et des durées.
    Il semble qu’une certaine génération ait manqué de stabilité professionnelle (et donc salariale) pendant que les placements immobiliers renchérissait les rentes !
    Et quoi ? On n’a pas eyud e bol ou pas de bons dirigeants ?
    Je ne crois pas à la chance !
    🙂

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  99. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je pense que c’est ce que l’on appelle les destins générationnels. On ne veut pas trop en parler, mais l’année où tu arrives sur le marché du travail surdétermine la carrière que tu peux espérer ensuite. Si tu arrives à un moment où il y a un appel d’air, tu trouves rapido un poste qui convient à ton profil, et comme tu n’as pas eu de vide en début de carrière, tu as tendance à plus vite grimper ou moins vite déchoir. Si tu arrrives au creux de la vague, pendant une contraction économique, tu ne trouves pas de boulot, car les entreprises sont nettement plus sélectives. Tu prends donc ta place dans la file d’attente, sachant que les nouveaux arrivants sont toujours les mieux servis. Tu te "dévalorises" au fil du temps et quand tu finis par mettre un pied dans le monde du travail, c’est le plus souvent sur un poste déqualifié, avec un contrat merdique.

    Ce début marque ta carrière : parti d’en bas, tu es plus sensible aux retournements de conjoncture, tu te retrouves plus facilement sur le carreau quand l’offre de travail diminue. Tu mets aussi plus de temps à grimper les échelons, même si tu es aussi diplômé et qualifié que celui qui est arrivé une bonne année et qui a tendance à avoir une carrière plus linéaire avec un honnête coefficient de progression.

    D’où l’intérêt du piston et des relations de papa en période de vaches maigres : cela te permet de trouver tout de même rapidement un taff à ton pied et de bénéficier ainsi d’une bonne carrière ascendante. En période faste, les différences de carrière entre pistonnés et enfants de personnes s’estompent d’elles-mêmes!

    Répondre
  100. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je pense que c’est ce que l’on appelle les destins générationnels. On ne veut pas trop en parler, mais l’année où tu arrives sur le marché du travail surdétermine la carrière que tu peux espérer ensuite. Si tu arrives à un moment où il y a un appel d’air, tu trouves rapido un poste qui convient à ton profil, et comme tu n’as pas eu de vide en début de carrière, tu as tendance à plus vite grimper ou moins vite déchoir. Si tu arrrives au creux de la vague, pendant une contraction économique, tu ne trouves pas de boulot, car les entreprises sont nettement plus sélectives. Tu prends donc ta place dans la file d’attente, sachant que les nouveaux arrivants sont toujours les mieux servis. Tu te "dévalorises" au fil du temps et quand tu finis par mettre un pied dans le monde du travail, c’est le plus souvent sur un poste déqualifié, avec un contrat merdique.

    Ce début marque ta carrière : parti d’en bas, tu es plus sensible aux retournements de conjoncture, tu te retrouves plus facilement sur le carreau quand l’offre de travail diminue. Tu mets aussi plus de temps à grimper les échelons, même si tu es aussi diplômé et qualifié que celui qui est arrivé une bonne année et qui a tendance à avoir une carrière plus linéaire avec un honnête coefficient de progression.

    D’où l’intérêt du piston et des relations de papa en période de vaches maigres : cela te permet de trouver tout de même rapidement un taff à ton pied et de bénéficier ainsi d’une bonne carrière ascendante. En période faste, les différences de carrière entre pistonnés et enfants de personnes s’estompent d’elles-mêmes!

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  101. Lory
    Lory dit :

    @ Anta

    Qu’est-ce que j’ai à voir dans ton com. #38 moi, antabidule? ça fait des mois que je n’ai pas participé aux discussions des articles d’Agnès. Et près d’un mois que je ne lis plus aucun blog. C’est la première fois que je je lis celui-ci depuis longtemps; cet article m’intéressait. ça me fait drole de me voir citée à tort et à travers. Je t’ai marqué à ce point là? C’est bien dommage, tu n’es pas le genre de personne avec laquelle j’ai envie d’avoir de contacts. Ce que tu as à dire ne m’a jamais intéressée. Un verbiage néo-libéral content de soi.

    A propos de féminisme cependant, indéniablement le pouvoir d’achat des femmes avec bac+5 doit etre nettement inférieur à celui des hommes dans le meme cas puisqu’à travail égal le salaire ne l’est pas, ni en France ni ailleurs.

    Répondre
  102. Lory
    Lory dit :

    @ Anta

    Qu’est-ce que j’ai à voir dans ton com. #38 moi, antabidule? ça fait des mois que je n’ai pas participé aux discussions des articles d’Agnès. Et près d’un mois que je ne lis plus aucun blog. C’est la première fois que je je lis celui-ci depuis longtemps; cet article m’intéressait. ça me fait drole de me voir citée à tort et à travers. Je t’ai marqué à ce point là? C’est bien dommage, tu n’es pas le genre de personne avec laquelle j’ai envie d’avoir de contacts. Ce que tu as à dire ne m’a jamais intéressée. Un verbiage néo-libéral content de soi.

    A propos de féminisme cependant, indéniablement le pouvoir d’achat des femmes avec bac+5 doit etre nettement inférieur à celui des hommes dans le meme cas puisqu’à travail égal le salaire ne l’est pas, ni en France ni ailleurs.

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  103. estimateur fou
    estimateur fou dit :

    Bonjour

    Afin de faire face à la multiplication de prix différents selon la localisation dans les centres commerciaux de France, Nicoweb, une jeune structure spécialisée dans l’édition de sites webs dynamiques, a mis en ligne un outil permettant aux consommateurs français de poster des relevés de prix produits.

    Ces relevés concernent des produits trouvés dans les centres commerciaux français. Ces relevés contiennent la marque et le nom du produit, le lieu/centre commercial ou a été relevé le prix, le prix relevé (en EUR).

    L’outil va permettre à terme de pouvoir calculer des moyennes qui pourront êtes mis en perspective selon la durée, la localisation du relevé, etc

    Le site web a été mis en ligne le 29/02/2008 et est accessible pour le moment par l’url http://www.webjax.eu/priceestate/ .
    Le site sera prochainement accessible par l’url http://www.priceestate-platform.fr/ (disponibilité dès lundi à priori).

    Si vous trouvez cet outil intéressant (fondamental?) dans le cadre de l’objectif qui lui est attribué, n’hésitez pas à nous contacter sur l’adresse email nicoweb.contact@yahoo.fr pour avoir plus de détails.
    De même si vous souhaitez faire un sujet sur ce nouveau site web, n’hésitez pas à prendre contact avec nous sur cette même adresse email nicoweb.contact@yahoo.fr .

    Vous remerciant pour le temps pris pour traiter cet email, espérant un retour positif sur l’outil présenté.

    Consommateurement vôtre

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