Négation de l’homme

Au commencement, il y avait monsieur Antar et sa combinaison rouge flamboyante.

Monsieur Antar était le père de Stéphanie, mon amie d’enfance.
Et il était pompiste chez Antar.
Mais pour nous, il était Monsieur Antar, une sorte de bon génie protecteur des bagnoles. Les gens venaient dans la grande station services d’Annemasse et il y avait bien une bonne demi-douzaine de Monsieur Antar qui était susceptible de se précipiter sur la voiture pour la bichonner.
Oui, la station Antar, c’était un peu le Vénus Beauté de la voiture des années 70. En même temps qu’un plein, le carrosse avait le droit à un coup de propre sur les vitres, une petite vérification des niveaux et de la pression des pneus pendant que son propriétaire pouvait discuter le bout de gras, prendre des nouvelles des petits Antar ou se taper un café.

Faut dire que dans station services, il y a le mot services, et c’est vachement agréable, les services aux petits oignons.

Monsieur Antar était donc pompiste dans pour une chaîne de pétrolier depuis longtemps disparue, on trouvait ça cool, et lui gagnait assez pour faire vivre sa famille, même si sa femme avait choisi de bosser. C’était cool aussi, la libération de la femme, quand on pouvait choisir de bosser, aussi.

Quelques années plus tard, je suis étudiante à Toulouse et mon pote Sébastien a trouvé un petit job pour l’aider à boucler son petit budget d’étudiant. Il bosse dans une station services. Peut-être chez Elf. Ou Total. On s’en fout, il ne reste plus que 4 ou 5 grandes chaînes de distribution de carburant.

Sébastien boucle donc ses fins de mois en tenant la caisse d’une station de distribution de carburants. Maintenant, les pompes sont en libre-service, plus de petits gars en combinaison, plus de services. Tu te sers tout seul. Si ton pare-brise est crade, il y a un seau d’eau glauque dans un coin avec une raclette qui trempe dedans si le cœur t’en dit et si tes pneus sont mous du genou, tu peux toujours gratter à la porte pour que Sébastien te sorte la pompe à air.
Parce qu’il n’y a plus que Sébastien, tout seul, derrière le comptoir de la boutique. Il est juste là pour encaisser. Il n’y a plus de machine à café, juste un distributeur automatique à pièces.

Mais la station reste un endroit important. Sébastien me parle des petits vieux qui viennent parfois le soir acheter un camembert hors de prix, juste pour le plaisir de tailler une bavette avec lui. Il y a des habitués. Qui viennent juste rompre leur solitude, un petit peu. Des gens de passage. Des jeunes noctambules. Comme nous.
À la lisière de ma mémoire, il y a l’image d’un homme en rouge qui sourit… Mais je ne vois pas trop d’où elle vient.

La disparition

L’autre jour, on quitte Bordeaux par la route des vignobles, pour rentrer chez nous. On passe par Gradignan, puis une sorte de ZAC, avec des chaînes de bouffe rapide, d’hypermarchés, de franchises en bricolage, piscine, trucmuche. Toujours la même banlieue qu’ailleurs, avec les mêmes enseignes, les mêmes panneaux criards. Nous, nous sommes justes contents de ne pas prendre l’autoroute et ses rubans qui se déroulent à toute allure au milieu de traces de paysages à peine esquissés.

Et puis, je la vois. La station essence. Toute rouge. Toute vide.

Je suis passée déjà une vingtaine de fois devant, mais cette fois-ci, c’est différent. Il n’y a plus personne. Juste les clients.
La boutique a disparu. Il ne reste plus qu’un mur de distributeurs automatiques débordant de malbouffe saturée en sucre, sel et graisses. C’est juste une station tout automatique. Ça s’appelle encore station services, mais je me demande bien pourquoi. Plus loin, il y a une station de lavage Éléphant bleu. Automatique aussi. Et un vidéo-club. Automatique encore. Je me dis qu’un nouveau Tarantino n’est plus possible. Zappé. Disparu.

Et voilà que je revois la silhouette rouge du père de Stéphanie. Des décennies sans y penser, et il est là, avec sa combinaison pimpante et son torchon sale qui pend de la poche arrière. Et je me demande ce qu’ils sont devenus, tous ces gens qui ont disparu, comme cela, sans crier gare, subrepticement, presque à notre insu. Là où il avait 10 ou 12 personnes qui bossaient, qui gagnaient leur vie, il n’y a plus de des rangées d’automates qui se font purger le bide à fric, une fois de temps en temps, par un seul gars.

Je regarde les échoppes qui défilent pendant que nous quittons les faubourgs de la ville et je vois juste que partout, les machines chassent les hommes.

Je sais ce qu’est devenu Monsieur Antar, en dehors du fait qu’il a fondé une nouvelle famille. Il est devenu pizzaïolo. Un temps. C’était cool aussi. Nous étions encore gosses et il savait faire des pizzas à pâte moelleuse avec un œuf dessus, le jaune bombé et lisse que nous prenions plaisir à éclater d’un grand coup de fourchette.

Et puis, ça non plus, ça n’a plus nourri son homme. Je ne sais plus tout ce qu’il a fait. Je crois qu’il a fourgué des assurances. Puis, il a dû faire chômeur aussi. Comme beaucoup, beaucoup d’autres personnes qui avaient un de ces boulots qu’on s’est mis un jour à considérer comme petits!

6 machines alignées… 6 chômeurs de plus à réactiver. 6 personnes de moins pour rendre service, papoter autour d’un café chaud. Et puis un étudiant de plus qui ne financera pas ses études.

Aujourd’hui, ça semble tellement évident que personne ne devrait faire ces petits boulots. Mais il y a quelques années, ces boulots faisaient vivre des familles et tissaient du lien entre les gens. Rien que ça!

La faim du travail

Je suis retournée à Bordeaux depuis. Bordeaux-lac. Encore plus de ZAC. Je suis allée chez Auchan. Un monstre. Avec parking à double niveau. Le samedi, ça suffit à peine. Et pour tout ce monde, un frêle barrage de caissières. 30 ou 40. Pas plus. Souvent moins. Et en face, une fourmilière de gens qui râlent de faire la queue 5 minutes de leur précieux temps.

À côté de ma caisse où s’échine une jeune fille fatiguée mais aimable, une dizaine de caisses vides. Des caisses sans caissières. J’ai eu l’impression de me retrouver dans l’Histoire sans fin, quand le héros tente d’échapper au néant qui grignote de plus en plus rapidement tout le pays imaginaire. Mon monde est un monde imaginaire en voie de disparition. Un monde sans hommes arrive, qui bouffe tout.

Il y a une femme devant moi :

  • Tiens, c’est marrant les caisses bizarres à côté! C’est quoi?
  • Des caisses automatiques
  • Wouahou, c’est génial
  • Ouais, c’est super génial : c’est vous la caissière!
  • Ha oui, faudrait que j’essaie ça…
  • Non, je veux dire : c’est vous la caissière, c’est vous qui bossez et en plus, vous le faites à l’œil!

À côté, il y a un gars qui tente de scanner un poulet depuis au moins 40 secondes. Il ne sait pas qu’il faut tirer sur le plastique pour que l’étiquette s’aplatisse et devienne lisible pour le scanner. Mais ça le fait marrer. Si ça avait été une caissière qui serait en train de galérer, il aurait déjà commencé à marquer son impatience légitime.

  • Ho, mais ça a l’air d’aller plus vite.
  • Ben vu d’ici, je dirais que ça met au moins deux fois plus de temps…

Elle me regarde bizarrement, quitte sa place dans la file et s’éloigne rapidement dans le magasin, à la recherche d’une caisse plus… drôle.

Je crois que tu lui as foutu les jetons, me dit monsieur Monolecte.

À moi aussi, elle m’a foutu les jetons, avec son enthousiasme au premier degré…

J’arrive à la caissière. Les traits tirés, elle tente de faire comprendre à une tribu de greluches qu’on ne doit pas bouffer son Mac Do sur le tapis roulant. Je lui demande si sa journée est bientôt finie. Elle sourit un peu et me dit qu’il ne lui reste plus qu’une demi-heure à tirer, après une journée qui a commencé il y a très très longtemps. Son boulot est dur et mal payé. Mais je me demande ce qu’elle va devenir quand les caisses jaunes auront fini leur contamination du néant.

Probablement une autre feignasse de chômeuse…

160 réponses
  1. les marques
    les marques dit :

    L’an dernier, j’avais découvert les caisses automatiques chez géant …
    avait bien failli passé à tabac par une chef kapo de caisse et un vigile …
    et tout ça pour un moulin à légumes …
    remarque, la lutte contre les comportements déviants commence par la lutte contre l’usage du presse purée modèle 1920 …
    à part ça j’arrive pô a installer ce ù*$ d’ubuntu …

    Répondre
  2. mrmaya
    mrmaya dit :

    C’est exactement ce que je me suis dit, il y a 1 an. Et j’ai pensé aussi aux emplois qui se détruisaient, consciencieusement, méticuleusement, au nom du "gain de temps", des "économies d’échelle", etc. Tu as écrit et décrit ça beaucoup mieux que je ne l’avais fait à l’époque. Je rentrais alors d’Argentine ou il reste encore des endroits non automatisés. Des kiosques 24h/24 pour noctambules qui ont faim ou soif à 5h du mat’, qui veulent discuter un peu, des stations services, des vidéos-club. Et une chaleur humaine, un contact, des paroles échangées.
    Retour en France. Station automatisée, vidéo-club automatisé, distributeurs et caisses automatiques… Un dialogue avec la carte bleue (sans elle, maintenant, de nuit, t’es mort). Ca me rassure que tu l’aie remarqué, parce que je n’ai pas rencontré grand monde que ça choquait!

    Répondre
  3. céleste
    céleste dit :

    bravo, tu as parfaitement posé le problème.
    les petits boulots disparaissent (j’ai moi aussi un monsieur Antar dans ma mémoire, mais pas seulement, un monsieur réparateur de télé, un monsieur maréchal ferrant, un monsieur cordonnier, une dame couturière et plein d’autres) on les a d’abord remplacés par des employés mal payés, mal traités et qu’on voulait interchangeables.
    Et maintenant on élimine les boulots.
    alors d’un côté on se dit que c’est vrai, caissière, c’est vraiment pas génial, mais pas de boulot, c’est bien pire.

    infecte perversité du système

    Répondre
  4. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ça n’a pas dû se voir, la mise en perspective sur 30 ans…

    Il y a 30 ans, pompiste, caissière, serveuse, vendeur de pompes, étaient des boulots parmis les autres boulots. Peut-être pas les plus sympas… et encore, ça dépendait beaucoup de l’endroit où on bossait et donc… du management… qui n’existait pas en tant que tel, bizarrement.

    Il ne s’agit pas de dire : c’était mieux avant… il s’agit de s’interroger sur le sens donné à l’évolution de notre société en général et du travail en particulier. Secrétaire, pompistes and co avaient un vrai travail et faisaient bouffer leur famille. Ensuite, leur travail s’est déprécié en même même temps que les effectifs fondaient. Jusqu’à devenir de poor jobs ingrats qui ne permettent même pas de payer le loyer, jusqu’à ce qu’on en arrive à dire : vaut mieux que ce soient des machines qui le fassent (d’où la campagne d’affichage en contrepoint de mon propos).

    Mais cela vaut mieux pour qui et par rapport à quoi? Perso, je ne trouve pas ça mieux que de me retrouver à longueur de journée à dialoguer avec des automates. De même que je ne trouve pas ça mieux que de se faire stigmatiser à longueur de journée comme parasite chômeur. Où est le mieux dans tout ça?

    Quand monsieur Antar faisait son job de pompiste, il mettait surtout du lubrifiant humain dans la grande machine économique. Il était plutôt content de son boulot, il pouvait en vivre. Étrange qu’on parle d’autant plus de la dignité à avoir un boulot qu’on en détruit à tour de bras et qu’on s’ingénie à payer le moins possible ceux qui restent. Quelle dignité dans un boulot qui ne paie pas le loyer?

    Ce n’est pas la nature du boulot, le problème, c’est le montant de la rémunération. La plupart des chômeurs en auraient rien à foutre de torcher les vieux ou les gosses, de service de l’essence ou d’emballer les courses, si cela permettait tout simplement de vivre correctement. La honte n’est pas dans la tâche, le rejet n’est pas dans le statut, c’est juste dans la paie.

    Répondre
  5. Lo
    Lo dit :

    Le problème n’est pas que les boulots chiants disparaissent, c’est au contraire une bonne chose dans l’absolu; l’automatisation est justement là pour éviter les travaux pénibles (dans tous les sens du terme). Non, le problème c’est que seul un boulot apporte un salaire (et pas une activité, aussi utile soit-elle ), et là effectivement ça ne peut plus fonctionner, on ne peut pas d’un côté automatiqer toujours plus et de l’autre demander à tout le monde de trouver un boulot… qui n’existe plus puisqu’on automatise.

    A quand le revenu universel ? parce que c’est la seule solution; quand tout (ou presque) sera automatisé, qui va acheter ce que distribuent les machines ? personne puisque personne n’aura de boulot. Est-ce qu’il faudra attendre jusque là pour que les gens (et surtout les politiques) comprennent qu’avoir un revenu ne doit pas dépendre du fait d’avoir un travail mais simplement d’avoir un niveau suffisant de "richesse" pour le pays, même si ces richesses sont créées/exploitées par des machines.

    Répondre
  6. Lo
    Lo dit :

    Le problème n’est pas que les boulots chiants disparaissent, c’est au contraire une bonne chose dans l’absolu; l’automatisation est justement là pour éviter les travaux pénibles (dans tous les sens du terme). Non, le problème c’est que seul un boulot apporte un salaire (et pas une activité, aussi utile soit-elle ), et là effectivement ça ne peut plus fonctionner, on ne peut pas d’un côté automatiqer toujours plus et de l’autre demander à tout le monde de trouver un boulot… qui n’existe plus puisqu’on automatise.

    A quand le revenu universel ? parce que c’est la seule solution; quand tout (ou presque) sera automatisé, qui va acheter ce que distribuent les machines ? personne puisque personne n’aura de boulot. Est-ce qu’il faudra attendre jusque là pour que les gens (et surtout les politiques) comprennent qu’avoir un revenu ne doit pas dépendre du fait d’avoir un travail mais simplement d’avoir un niveau suffisant de "richesse" pour le pays, même si ces richesses sont créées/exploitées par des machines.

    Répondre
  7. Anta
    Anta dit :

    Ce billet m’inspire 2 choses:

    -Qu’est ce que sont devenus la cohorte des mecs qui bossaient dans les stations services? Bah ils sont à la retraite et leurs enfants sont techniciens ou ingénieurs préposés à la fabrication des machines qui ont remplacés leurs parents.
    -Pourquoi est ce qu’il n’y a plus de petit boulot en France? Parce que les charges sont beaucoup trop élevés. Comment se fait il qu’en Amérique du Nord, tu as souvent un très gentil petit gars qui s’occupe de remplir tes sacs plastique à la caisse de l’Hyper du coin?Et pas en France? Le travail salarié est bcp trop cher ici. Et je ne parle absolumment pas du maigre salaire reversé. Pour un salaire brut de 100, le salarié ne recoit que 80, et son employeur paie 150…

    Répondre
  8. Anta
    Anta dit :

    Ce billet m’inspire 2 choses:

    -Qu’est ce que sont devenus la cohorte des mecs qui bossaient dans les stations services? Bah ils sont à la retraite et leurs enfants sont techniciens ou ingénieurs préposés à la fabrication des machines qui ont remplacés leurs parents.
    -Pourquoi est ce qu’il n’y a plus de petit boulot en France? Parce que les charges sont beaucoup trop élevés. Comment se fait il qu’en Amérique du Nord, tu as souvent un très gentil petit gars qui s’occupe de remplir tes sacs plastique à la caisse de l’Hyper du coin?Et pas en France? Le travail salarié est bcp trop cher ici. Et je ne parle absolumment pas du maigre salaire reversé. Pour un salaire brut de 100, le salarié ne recoit que 80, et son employeur paie 150…

    Répondre
  9. Anta
    Anta dit :

    "Je rentrais alors d’Argentine ou il reste encore des endroits non automatisés. Des kiosques 24h/24 pour noctambules qui ont faim ou soif à 5h du mat’, qui veulent discuter un peu, des stations services, des vidéos-club. "

    Mais dire ca ici, tu veux te faire trucider?!? Faire bosser des gens à 5h du mat, tu n’imagines pas?!? Et pourquoi pas le dimanche aussi pendant qu’on y est!!!!

    pffffffff

    Répondre
  10. Fab.T
    Fab.T dit :

    Même sentiment pour moi. En Arles où j’habite ces caisses fonctionnent depuis moins d’un an au Géant. Je me rappelle de la tête que faisaient les caissières en passant devant les ouvriersqui installaient ces machines… dépitées et dégoûtées en se disant sûrement qu’il fallait qu’elles soient encore plus dans les petits papiers de leur chef de service pour ne pas être de celles qui allaient se faire éjecter. Ben oui maintenant c’est une caissière pour 5 caisses donc toi la grosse on met un terme à ton cdi de 10 heures par semaine! Et maintenant c’est encore mieux, il y a les "scanettes". C’est un appareil genre télécommande que vous utilisez pour scanner vous même chaque produit que vous mettez dans votre caddie, vous passez en caisse et vous avez juste à donner à la caissière ce merveilleux appareil et payer. Aléatoirement un vigile peut vérifier si le contenu du caddie correspond à ce que vous avez payé et voilà! Plus d’erreur de caisse (c’est vous qui faites la connerie), vous n’avez pas à tout ressortir du caddie pour payer, passage plus rapide en caisse… que du bonheur! Sauf que ça marche jamais, les gens veulent de la technologie mais en pratique, pour pouvoir retirer un produit de la scanette faut avoir au moins bac+3… plus on va aller de l’avant, plus il y aura d’exclus de la technologie (ya qu’à voir à l’anpe les pauvres diables qui n’arrivent pas à consulter les offres d’emploi depuis qu’il faut savoir se servir d’un ordi pour ça)
    … and I think to myself what a wonderful world…lalala

    Répondre
  11. Fab.T
    Fab.T dit :

    Même sentiment pour moi. En Arles où j’habite ces caisses fonctionnent depuis moins d’un an au Géant. Je me rappelle de la tête que faisaient les caissières en passant devant les ouvriersqui installaient ces machines… dépitées et dégoûtées en se disant sûrement qu’il fallait qu’elles soient encore plus dans les petits papiers de leur chef de service pour ne pas être de celles qui allaient se faire éjecter. Ben oui maintenant c’est une caissière pour 5 caisses donc toi la grosse on met un terme à ton cdi de 10 heures par semaine! Et maintenant c’est encore mieux, il y a les "scanettes". C’est un appareil genre télécommande que vous utilisez pour scanner vous même chaque produit que vous mettez dans votre caddie, vous passez en caisse et vous avez juste à donner à la caissière ce merveilleux appareil et payer. Aléatoirement un vigile peut vérifier si le contenu du caddie correspond à ce que vous avez payé et voilà! Plus d’erreur de caisse (c’est vous qui faites la connerie), vous n’avez pas à tout ressortir du caddie pour payer, passage plus rapide en caisse… que du bonheur! Sauf que ça marche jamais, les gens veulent de la technologie mais en pratique, pour pouvoir retirer un produit de la scanette faut avoir au moins bac+3… plus on va aller de l’avant, plus il y aura d’exclus de la technologie (ya qu’à voir à l’anpe les pauvres diables qui n’arrivent pas à consulter les offres d’emploi depuis qu’il faut savoir se servir d’un ordi pour ça)
    … and I think to myself what a wonderful world…lalala

    Répondre
  12. mc
    mc dit :

    J’ai failli me mettre à pleurer, là, devant la barrière du parking. Ma voiture était entrée à la suite de je ne sais quelle fausse manoeuvre, impossible de sortir. Et pas un être humain en vue…

    Je me rappelle même plus comment s’est finie l’histoire, je me souviens juste de l’angoisse.

    Répondre
  13. mc
    mc dit :

    J’ai failli me mettre à pleurer, là, devant la barrière du parking. Ma voiture était entrée à la suite de je ne sais quelle fausse manoeuvre, impossible de sortir. Et pas un être humain en vue…

    Je me rappelle même plus comment s’est finie l’histoire, je me souviens juste de l’angoisse.

    Répondre
  14. mc
    mc dit :

    "J’suis l’poinçonneur des Lilas,
    Le gars qu’on croise et qu’on n’regarde pas… "

    Pas de boulot, c’est bien pire? Pas sûr. Mais ce dont je suis sûre, c’est qu’on aurait pu bâtir une toute autre société avec ces énormes gains de productivité, cette automatisation miraculeuse.

    J’ai vu hier "Le fils de l’épicier". Utopique, bien sûr, improductif au possible, faire des kilomètres pour apporter trois tomates à une petite vieille qu’a pas un rond. Quel archaïsme!

    Pourtant, en sortant, on souriait de bonheur. On avait cotoyé des êtres humains, c’est pas si fréquent.

    Répondre
  15. chris
    chris dit :

    Faut des societes petroliere …..d’etat ,au Mexique il n’est pas question de se servir soi meme ,Pemex a le monopole et emploie des milliers de gens a cet effet ……on achete meme ces emplois la pour cause de rente de situation du la petite piece qui jaillit toujours apres le controle de la jauge a huile .

    Au debut ,je comprenais pas en disant pourquoi ouvrir le capot pour verifier ce que l’ordinateur de bord a deja verifie au demarrage mais on m’a regarde avec un regard desaprobateur …..et nos pauvres ,signor frances qui pense tout savoir ,vous croyez qu’on les nourrit comment ,hein …….

    Mais bon oui ….moi qui connait par leur petit nom a peu pres toutes les caissieres de mon super marche d’a cote de chez moi ….

    Si on me les supprime ,je deprime direct et je m’en va chez un hard discounteur , restera bien quelques humaines caisses vu que les SDF ont rarement des cartes bancaires ……va falloir chercher l’humanite loin bientot

    Répondre
  16. chris
    chris dit :

    Faut des societes petroliere …..d’etat ,au Mexique il n’est pas question de se servir soi meme ,Pemex a le monopole et emploie des milliers de gens a cet effet ……on achete meme ces emplois la pour cause de rente de situation du la petite piece qui jaillit toujours apres le controle de la jauge a huile .

    Au debut ,je comprenais pas en disant pourquoi ouvrir le capot pour verifier ce que l’ordinateur de bord a deja verifie au demarrage mais on m’a regarde avec un regard desaprobateur …..et nos pauvres ,signor frances qui pense tout savoir ,vous croyez qu’on les nourrit comment ,hein …….

    Mais bon oui ….moi qui connait par leur petit nom a peu pres toutes les caissieres de mon super marche d’a cote de chez moi ….

    Si on me les supprime ,je deprime direct et je m’en va chez un hard discounteur , restera bien quelques humaines caisses vu que les SDF ont rarement des cartes bancaires ……va falloir chercher l’humanite loin bientot

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  17. Lolo
    Lolo dit :

    Si vous ne fréquentiez plus les hypermarchés, vous n’auriez pas à affronter ce désagrément. Leshypermarchés appartiennent à des gens cupides qui ne s’intéressent qu’à leur bénéfice de fin d’année.
    C’est notre rapacité à vouloir plus pour moins d’argent qui nous dirige vers ces endroits de "non vie" (Auchan, la vie ..). Nous soutenons ce système en choisissant ce mode de distribution.
    une solution simple: choisir un commerçant de proximité. Et en profiter pour y aller en vélo par la même occasion.

    Répondre
  18. fao
    fao dit :

    Vu comment est traité le personnel des supermarchés, mieux vaut leur trouver d’autres revenus que de se faire insulter, voire baffer( véridique, du zola), par leur direction. Le problème n’est pas que des boulots chiants soient remplacés par des machines mais que les licenciés n’aient pas d’autre travail et revenus moins humiliants.

    Répondre
  19. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Les cotisations sociales n’ont rien de coûts annexes : il s’agit de la participation au financement de la protection sociale. Celle qui a été créé pour permettre à tout le monde, y compris aux salariés modestes, d’accéder à la même médecine ou de partager la même solidarité. Sans les coût annexes, c’est sur ton salaire que tu dois prendre l’argent pour te soigner.
    Le salaire minimum à Washington, par exemple, est de 7,25$/heure, sur lesquels il faut tout payer. Il faut, pour un américain moyen, cotiser de sa poche dans les 5000$/an, pour une couverture a minima, avec une mutuelle dont le job principal est de rembourser le moins possible les frais de santé. Sachant que le temps de travail moyen hebdomadaire aux USA est de 34h. Donc un gars dans un poor job, qui bosse 34h, 50 semaines/an, il gagne 12 325$ sur lesquels il doit prendre 5000$ pour sa santé, minimum…

    Coûts annexes… le droit de se soigner… vi, vi, vi.

    Mes 6 pompistes, avec leur secrétaire, leur patron et leur comptable, ils avaient un vrai salaire avec de vraies cotisations sociales. Bizarrement l’économie marchait à plein tube…

    Répondre
  20. krysalia
    krysalia dit :

    Agnès à écrit : " il n’y a plus que des rangées d’automates qui se font purger le bide à fric, une fois de temps en temps, par un seul gars. "

    Et ce seul gars fait je ne sais combien de sites en une journée, son parcours totalement minuté… On lui demande même de rogner sur les entretiens prévus dans les contrats de location, pour pouvoir à lui tout seul augmenter la rentabilité de tout un parc d’automates.

    Au sujet des caisses automatiques, leur apparition a fait des chômeuses parmi les caissières, mais cela a eu aussi un effet secondaire : l’augmentation des demandes de personnel qualifié en matière de sécurité. Les organismes de formation ont reçu de nombreuses demandes de devis puisque la profession est réglementée depuis peu par l’obligation d’un diplôme. Il y aurait un marché en pleine expansion du grand balèze a talkie-walkie et costume cravate, dont le taf sera de surveiller tous ces automates et ceux qui les utilisent. Bien entendu, leur placement serait rationnalisé pour qu’un seul vigile puisse surveiller le max de machines seul.

    Il y aura donc moins de ces vigiles qu’il n’y avait de caissières, et les critères pour acceder à cette profession me paraissent plus stricts que ceux pour être hôte de caisse. Ce sont ainsi encore les gens qui sont plutôt dans les marges qui auront à souffrir de ces coupes dans l’emploi : décidément il ne fait pas bon être une femme un peu trop jeune, un peu trop vieille, un peu trop lourde, trop maigre, fragile ou trop moche dans le marché de l’emploi actuel.

    Ce que tu dis est très juste, c’est aussi le rapport social qui explose, car ces nouveaux gardes chiourmes ne sont pas censés discuter car cela les distrairait trop, j’imagine. Les utilisateurs ont aussi interêt a être au point, car il n’y aura personne pour pallier à leurs disfonctionnements et leurs incompréhensions malvenues.

    Dommage, moi j’aimais bien tailler le bout de gras avec les gens à la caisse et ça me manquera, mais tout ça explique peut être pourquoi ces dernières années on me regardait de plus en plus comme une bête curieuse quand je le faisais ! Les rapports humains sont passés de mode peut être…

    Répondre
  21. Emile Guillaumin
    Emile Guillaumin dit :

    Tout le monde connaît aussi Monsieur Total, qui disait : « Comment croyez-vous que je gagne ma vie moi ? »
    Vous savez, celui qui veut assassiner les iraniens en notre nom.
    Estimons-nous heureux, il reste encore les clients de rentables, ça ne va peut-être pas durer.

    Répondre
  22. areuh
    areuh dit :

    Sache Anta que la droite a inventé le RMA et que pour un salaire de smicard, le patron sort en tout et pour tout dans les 60€/mois, salaire et charges comprises…
    Et oui, pour 60€ en France t’as un esclave, un gueux… C’est bien, ça te plait??

    Et don’t feed the troll!

    Répondre
  23. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Pour Anta:

    J’ignorais qu’il y’avait des cotisations sociales sur chaque robot installé.

    Pour qu’un patron ne remplace pas un employé par un robot il faudrait que les cotisations sociales soient nulles pour concurrencer le travail quasi-gratuit des robots.

    Je crois qu’au Japon aussi, il y’avait toute une armée de petites mains pour vous aider dans les supermarchés, mais sauf erreur, ces emplois sont en train aussi de disparaitre (ou on deja disparu).

    Dans la logique d’un patron, pourquoi paierait il pour quelque chose qu’il peut avoir presque gratuitement?

    Si nous sommes en guerre économiquement, alors beaucoup de patrons et de gens sont des traitres, car ils achetent chinois 😎

    Répondre
  24. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Pour Anta:

    J’ignorais qu’il y’avait des cotisations sociales sur chaque robot installé.

    Pour qu’un patron ne remplace pas un employé par un robot il faudrait que les cotisations sociales soient nulles pour concurrencer le travail quasi-gratuit des robots.

    Je crois qu’au Japon aussi, il y’avait toute une armée de petites mains pour vous aider dans les supermarchés, mais sauf erreur, ces emplois sont en train aussi de disparaitre (ou on deja disparu).

    Dans la logique d’un patron, pourquoi paierait il pour quelque chose qu’il peut avoir presque gratuitement?

    Si nous sommes en guerre économiquement, alors beaucoup de patrons et de gens sont des traitres, car ils achetent chinois 😎

    Répondre
  25. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    @Anta qui écrit : "-Pourquoi est ce qu’il n’y a plus de petit boulot en France? Parce que les charges sont beaucoup trop élevés. "

    La légende américaine que tu cites juste après cette autre légende urbaine est totalement battu en brèche par le contre-exemple très réel de WalMart, premier employeur américain, où quand un syndicat s’installe, le magasin est fermé, où les contrats de travail ne prévoient pas d’assurances sociales quelconques, où tout est tiré vers le bas au maximum.

    La remarque de Lo est totalement pertinente. Les boulots inutiles méritent d’être supprimés – sans aucun remord. A condition d’en profiter pour véritablement libérer l’être humain… et ne pas faire les choses à moitié… en laissant les "libérés" croupire dans un statut de "sous-humain", aussi nommé dans les éditos du Point le "chômeur-profiteur".

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  26. Anta
    Anta dit :

    @ Fred

    Pourquoi parles tu de "légende"? Et d’ailleurs, je ne vois pas bien où tu veux en venir. Les faits sont là. Je n’ai jamais vu un hyper nord américain sans ces gentils bonzommes pour emballer les courses. Au Québec (peut être à cause du climat), c’est la livraison qui est gratuite. On fait ses courses, un bonzomme emballe, et un autre bonzomme se charge d’ammener ca à votre domicile. Etant donné le coût du travail en France (encore une fois, pas à cause du maigre salaire dont peuvent se targuer les francais, mais plutôt à cause des coûts annexes), ce service est totalement impossible!

    Répondre
  27. Anta
    Anta dit :

    @ Fred

    Pourquoi parles tu de "légende"? Et d’ailleurs, je ne vois pas bien où tu veux en venir. Les faits sont là. Je n’ai jamais vu un hyper nord américain sans ces gentils bonzommes pour emballer les courses. Au Québec (peut être à cause du climat), c’est la livraison qui est gratuite. On fait ses courses, un bonzomme emballe, et un autre bonzomme se charge d’ammener ca à votre domicile. Etant donné le coût du travail en France (encore une fois, pas à cause du maigre salaire dont peuvent se targuer les francais, mais plutôt à cause des coûts annexes), ce service est totalement impossible!

    Répondre
  28. Koa la Grenouille
    Koa la Grenouille dit :

    Je suis quand même surprise que certains considèrent que c’est la panacée sociale d’avoir des gens qui bossent à 5h du mat… Mon copain fait un boulot presque sympa, payé au SMIC, avec des horaires à la con (boulot le week-end et le soir jusqu’à 23 heures). 23 heures, quand on habite juste un peu assez en dehors de la ville pour qu’il n’y ait plus de transport en commun à cette heure-là, pas de piste cyclable, et pas le permis (pas les moyens de le passer, ça coûte un mois de salaire, et sans doute pas les moyens d’entretenir une voiture s’il avait le permis), c’est une bonne grosse galère. Ca veut dire rentrer en vélo, dans le froid en hiver, sur la nationale pas bien éclairée, pour arriver vers minuit, ne pas voir sa femme, ni ses gosses s’il en avait, ne pas avoir ses soirées, se coucher tard…

    N’allez pas croire que je le plains, c’est un adulte, il choisit son chemin (et pour avoir été SDF pendant qq années, le mot "choix" a un sens pour lui), moi aussi.

    Mais je note juste qu’offrir des services la nuit, puisque des gens en réclament, sans pour autant faire trimer des smicards, ça peut aussi être un cadeau.

    Je pense Agnès que pour plein de raisons tu ne seras pas d’accord, et j’ai bien entendu tes arguments que je trouve intéressants. Je note quand même que pour les boulots qui disparaissent, d’autres se créent (j’ai plein de copains étudiants qui font de la hotline ou bossent dans des centres d’appel, ça n’existait pas il y a 15 ans). Les p’tits gars (étudiants voire collégiens et NON PAYES à part la rémunération au pourboire des clients) qui emballent les courses à la sortie des supermarchés en Amérique Latine, je ne peux pas dire que je les regrette beaucoup…

    Quant aux supermarchés exploiteurs, moi j’ai choisi. Je n’achète que des produits de base, en vrac, dans un magasin bio, les vendeurs sont adorables, souriants, avec des horaires et des salaires décents, moi je ne dépense pas plus, par contre je fais moi-même et je mange mieux. Et je ne mets plus les pieds au Carrouf du coin, et c’est un vrai bonheur, et du stress en moins.

    Merci pour ce blog, bonne continuation !

    Répondre
  29. Koa la Grenouille
    Koa la Grenouille dit :

    Je suis quand même surprise que certains considèrent que c’est la panacée sociale d’avoir des gens qui bossent à 5h du mat… Mon copain fait un boulot presque sympa, payé au SMIC, avec des horaires à la con (boulot le week-end et le soir jusqu’à 23 heures). 23 heures, quand on habite juste un peu assez en dehors de la ville pour qu’il n’y ait plus de transport en commun à cette heure-là, pas de piste cyclable, et pas le permis (pas les moyens de le passer, ça coûte un mois de salaire, et sans doute pas les moyens d’entretenir une voiture s’il avait le permis), c’est une bonne grosse galère. Ca veut dire rentrer en vélo, dans le froid en hiver, sur la nationale pas bien éclairée, pour arriver vers minuit, ne pas voir sa femme, ni ses gosses s’il en avait, ne pas avoir ses soirées, se coucher tard…

    N’allez pas croire que je le plains, c’est un adulte, il choisit son chemin (et pour avoir été SDF pendant qq années, le mot "choix" a un sens pour lui), moi aussi.

    Mais je note juste qu’offrir des services la nuit, puisque des gens en réclament, sans pour autant faire trimer des smicards, ça peut aussi être un cadeau.

    Je pense Agnès que pour plein de raisons tu ne seras pas d’accord, et j’ai bien entendu tes arguments que je trouve intéressants. Je note quand même que pour les boulots qui disparaissent, d’autres se créent (j’ai plein de copains étudiants qui font de la hotline ou bossent dans des centres d’appel, ça n’existait pas il y a 15 ans). Les p’tits gars (étudiants voire collégiens et NON PAYES à part la rémunération au pourboire des clients) qui emballent les courses à la sortie des supermarchés en Amérique Latine, je ne peux pas dire que je les regrette beaucoup…

    Quant aux supermarchés exploiteurs, moi j’ai choisi. Je n’achète que des produits de base, en vrac, dans un magasin bio, les vendeurs sont adorables, souriants, avec des horaires et des salaires décents, moi je ne dépense pas plus, par contre je fais moi-même et je mange mieux. Et je ne mets plus les pieds au Carrouf du coin, et c’est un vrai bonheur, et du stress en moins.

    Merci pour ce blog, bonne continuation !

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  30. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Le Monolecte vit au cul des vaches et mange local… le plus souvent. Mais je sais aussi que prétendre vivre sans utiliser de produits made in China est illusoire. Donc, 4 fois par an, environ, je sors de mon trou et je monte à la ville. Là, on peut trouver des choses que nous apprécions mais ne pouvons pas avoir habituellement. A Auchan, on avait pris 3 ou 4 truc, pas un caddie, en tout cas. Non, là où on a vraiment fait les Polonais, c’est à l’Eurasia qui s’est ouvert un peu plus loin : purée! Des feuilles d’algues frites coréennes, des nouilles de patates douces, des yakitoris… Vous ne pouvez pas imaginer comme on était content de pouvoir trouver ces trucs.

    Ensuite, retour au bled et au régime gascon… c’est bon, mais à la longue, c’est parfois lassant!

    Répondre
  31. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Agnès, merci de ce billet et de ton regard, une fois de plus.
    Il fout les boules, gravement, oui, mais c’est exactement ça.
    Un monde sans humains, juste des pompes à fric automatiques pour aller emplir les comptes de personnes morales et on se demande qui mettra du fric dedans quand personne n’en aura plus…

    Je crois qu’il faudra alors inventer des machines à mettre du fric dans les distributeurs et à incinérer sur place les marchandises vendues en échange que les humains éjectés du système ne pourront plus s’offrir.

    Répondre
  32. fao
    fao dit :

    Il y a quand même moyen de créer des boulots moins débiles que de taper des tickets de caisse. Ne serait ce que de conseiller les clients sur ce qui convient à leur recherche de produit. Dans un super-marché, on ne trouve que difficilement quelqu’un pour s’orienter. Ca serait quand même bien d’avoir des interlocuteurs en chair et en os bien renseignés et faisant appel à leur cortex, s’intéressant à la valeur de ce qui est vendu. Non ?
    Aux marketinges des grandes sufaces, à bon entendeur salut.

    Répondre
  33. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Il y avait un reportage sur le centre d’appel de SFR ce midi sur Inter. Centre d’appel qui jusqu’alors était tourné vers la totale satisfaction du client. Avec une relative reconnaissance du travail bien fait.

    Le centre d’appel a été revendu à un sous-traitant, pour devenir sous-traitant. Les objectifs ont été changés. Le but est désormais que ça coûte le moins cher possible. Le marché de la téléphonie semble stabilisé, le gros des clients ont été apatés, et désormais, donc, l’avantage concurrentiel ne se situera plus sur le support téléphonique. C’est en tout cas ce qu’il faut comprendre de ces changements.

    Ca me fait penser à l’évolution de ces stations services pleines de monde pour vous servir, à l’époque où le mot concurrence avait un sens dans ce marché.

    Le centre d’appel de SFR finira peut-être au Maroc… ou ailleurs. Ou pas. Enfin. On a tous tellement l’habitude maintenant de tomber sur des personnes ne sachant pas nous renseigner, sur toutes les hotlines… qu’on s’y habitue… et qu’on finit pas ne plus appeler. Les capitalistes semblent l’avoir compris… Bon ou mauvais service, ce n’est pas ce qui fait perdre ou gagner un client… seul le prix compte. Il semble.

    Répondre
  34. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je vois que l’intox sur la Chine marche à fond les ballons. Cela fait des années que les Chinois sont l’usine du monde et d’un seul coup d’un seul, cils ne font plus que de la daube????

    Mouhahahahahaah!

    Deux choses : les Chinois commencent à réclamer des salaires décents et un système social, ce qui renchérit les coûts de production pour les multinationales occidentales… salauds de Chinois! Pire encore : La dette de l’Occident, ce sont eux qui l’ont généreusement financé. Maintenant que la machine grippe, les USA se rendent compte qu’ils appartiennent aux Chinois, rétro du 4×4 compris!

    Comme si les Américains avaient besoin des Chinois pour fabriquer de la merde

    Répondre
  35. urchin
    urchin dit :

    @Agnès: as-tu lu "le couperet" de Donald Westlake? Ca parle d’un cadre moyen mis au chômage par la fusion de sa papeterie, et qui est prêt à tout pour retrouver un emploi. C’est situé aux états-unis, donc on voit aussi les problèmes de couverture sociale dont tu parles

    Répondre
  36. Eric
    Eric dit :

    Ah! Le Monolecte à Auchan, c’est vraiment une expérience décalée.
    Mais, c’est vrai qu’il y a une schizophrénie entre le citoyen qui est révolté par le traitement des poules en batterie et le consommateur qui achète les oeufs les moins chers (non, je ne compare pas les caissières à des poules en batterie, je ne me permettrais pas! c’est juste un autre exemple); _ on est tous un peu effarés de voir la tournure que prennent les emplois qu’on propose, ou l’urbanisme qui découle des décisions purement financières (la ZAC, le Auchan, le Formule 1 qui va avec, ont une esthétique très typiques), mais on prend des micro décisions qui finalement vont dans le sens de l’acceptation de ce choix de société, de cette éthique et de cette esthétique.

    Répondre
  37. mc
    mc dit :

    T’as mis le doigt, Swâmi, sur la faille du système: on peut remplacer les hommes par des robots à la production, mais pas à la consommation. Les robots fabriquent des bagnoles, ils en achètent pas. Ou alors, faudra vraiment pousser la recherche.

    Référence inoubliable: la BD "Les mange-bitume".

    Répondre
  38. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Koa la grenouille:
    les hotline existaient deja il y’a 15 ans, tout du moins le marketing téléphonique agressif pour vendre des cuisines et autres conneries du même genre en appatant le gogo avec des cadeaux stupides en plastique, lui existait.

    J’ai une amie qui a vu le changement dans cette profession. avant tout était manuel, la personne qui vous appelait pour vous emm… midi et soir composait elle-même le numero des pigeons espérés.

    Les tenanciers de ces soutes n’étant pas satisfaits du rendement, ont fini par automatiser le processus de composition du numero.

    Les soutieres (parce que ce sont majoritairement des femmes) n’ont donc plus à rien à envier aux travailleurs sur des chaines de montage de voitures et travaillent elles aussi à la chaine: au lieu d’avoir des pieces en metal qui defilent devant elles c’est les voix de gens qui souvent sont furieux d’être dérangés et raccrochent sans avoir oublié de vous agonir d’injures et seulement quelques secondes entre deux appels. Mieux vaut ne pas etre incontinent et avoir une vessie à grosse contenance.

    Dernieres nouvelles sur le front de la mondialisation:
    Des berceaux pour enfants fabriqués en Chine sont à l’origine de la mort de plusieurs enfants aux USA

    Je me demande s’il faudra pas compter le nombre de roues de votre vehicule à chaque fois que vous prenez le volant quand les voitures chinoises auront déferlé sur l’Europe (30% moins cheres qu’une voiture europeenne) 😎

    De nos jours tu ne peux meme plus etre sur que ton dentifrice ne provient pas d’une usine en Chine 😎

    Répondre
  39. pKp
    pKp dit :

    Si on était très optimiste, on pourrait s’imaginer que c’est une étape, et qu’une fois que tout sera automatisé, la valeur travail finira par disparaître en tant que valeur, qu’on mettra en place le revenu universel, et que chacun sera libre de consommer, en bossant 15h par semaine dans des tâches non automatisables. Je crois que c’est Keynes qui voyait le futur de l’humanité comme ça.

    J’aimerais bien y croire :/

    Répondre
  40. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Citation:
    Deux choses : les Chinois commencent à réclamer des salaires décents et un système social

    Parce qu’en Chine on a le droit de monter un syndicat indépendant?

    Ils font quoi des chinois qui reclament un peu trop fort des conditions decentes d’emploi et une protection sociale?
    Des pièces détachés pour gros américains? 😎

    C’est finalement pratique une dictature ayant adoptée le capitalisme le plus sauvage: t es pas content, tu veux revendiquer au lieu de consommer et de bosser en fermant ta gueule…je suis sur qu’une cellule t attend

    Si les usines fabriquent de la merde, c’est parce qu’ils ont envie d’écraser davantage les couts de production pas parce que les petites mains chinoises sont plus malhabiles que les grosses mains bien nourries (enfin pour le moment) des européens.

    Répondre
  41. rev
    rev dit :

    @ Agnès :

    "Je vois que l’intox sur la Chine marche à fond les ballons. Cela fait des années que les Chinois sont l’usine du monde et d’un seul coup d’un seul, ils ne font plus que de la daube"

    > bien vu, comme d’hab…

    😉

    Répondre
  42. rev
    rev dit :

    @ Agnès :

    "Je vois que l’intox sur la Chine marche à fond les ballons. Cela fait des années que les Chinois sont l’usine du monde et d’un seul coup d’un seul, ils ne font plus que de la daube"

    > bien vu, comme d’hab…

    😉

    Répondre
  43. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Peut être qu’ils ont sous-traités, en douce, en Chine, la fabrication du dernier boeing 😎

    Ca me rappelle que mon lecteur de dvd à 39 euros commence à faire un drole de bruit et il n’a que deux ans…

    Répondre
  44. François Granger
    François Granger dit :

    Le petit Intermarché en bas de chez moi vient d’installer des caisses automatiques…

    Je me demande depuis que je les ai vues combien de caissières vont être virées…

    Je me fait souvent livrer mes grosses courses (4ème sans ascenseur avec un bébé). Et je me demande à chaque fois face au livreur combien de temps il va garder son boulot. Je ne voit pas souvent deux fois le même.

    Répondre
  45. François Granger
    François Granger dit :

    Le petit Intermarché en bas de chez moi vient d’installer des caisses automatiques…

    Je me demande depuis que je les ai vues combien de caissières vont être virées…

    Je me fait souvent livrer mes grosses courses (4ème sans ascenseur avec un bébé). Et je me demande à chaque fois face au livreur combien de temps il va garder son boulot. Je ne voit pas souvent deux fois le même.

    Répondre
  46. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    A noter que le "méchant" autrefois, c’était le Coréen. Jusqu’à ce que le Coréen soit syndiqué, que le Coréen puisse consommer comme un européen, jusqu’à ce que le Coréen ait finalement le temps de penser à sa santé.

    Maintenant c’est le Chinois le méchant, avec son système qui n’applique pas les méchants droits de l’homme (oui, les droits de l’homme sont méchants parce qu’ils critiquent la politique xénophobe de notre gouvernement bien aimé). Et ce n’est pas parce que les chinois vivent dans une sorte de dictature que la loi de l’offre et de la demande… de main d’oeuvre ne fonctionnera pas. Ca prendre sans doute plus de temps… mais ça viendra.

    Répondre
  47. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Fred, de L:

    Il y’a une difference notable entre les coréens et les chinois,
    les coréens vivent dans le même type de soft-dictature que nous tandis que les chinois tu peux enlever le mot soft.
    Et cela fait toute la difference: pas le droit de se syndiquer hormis le syndicat officiel de la dictature (il doit bien en exister un)

    Bien sûr que ca viendra qu’ils aient des syndicats et un bon niveau de vie (y’aura plus d’autres animaux sur la terre que les humains comme consequence) dans un ou deux siecles et l’Europe sera redevenue la manufacture du monde, ben oui, les europeens seront contents de travailler pour deux assiettes de blé et on se battera (enfin,nos descendants) pour leur cirer les chaussures et leur faire visiter nos illustres ruines (à moins que des copies en béton plus faciles et moins cheres à entretenir aient été construite à la place)

    Je ne sais pas si vous avez lu le cycle fondation d’Asimov, mais la terre ressemble de plus en plus à Trantor

    Répondre
  48. urchin
    urchin dit :

    @Agnès: A propos du "made in china", je ne sais pas si tu est une consommatrice de binious Apple, mais en place de la traditionnelle mention "made in china", ils ont marqué "designed by Apple in California, assembled in China", ce qui me met un peu de baume au coeur (si le lieu conception est encore un argument de vente, on a peut-être quatre ou cinq ans avant de voir les jobs d’ingénierie totalement délocalisés. Oh, et je voudrais un poney volant aussi :/ )

    Répondre
  49. urchin
    urchin dit :

    @Agnès: A propos du "made in china", je ne sais pas si tu est une consommatrice de binious Apple, mais en place de la traditionnelle mention "made in china", ils ont marqué "designed by Apple in California, assembled in China", ce qui me met un peu de baume au coeur (si le lieu conception est encore un argument de vente, on a peut-être quatre ou cinq ans avant de voir les jobs d’ingénierie totalement délocalisés. Oh, et je voudrais un poney volant aussi :/ )

    Répondre
  50. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    @Fin de partie : je sais que la Chine c’est l’enfer sur terre et que le parti communiste est peuplé de méchant démons avec le couteau entre les dents mais.

    La Corée était présentée à une époque comme l’est désormais la Chine : comme un endroit affreux où des usines faisant travailler des enfants fabriquent des produits de mauvaise qualité. Quand Daewoo et ces autres marques exotiques sont venus concurrencer les marques japonaises, tout le monde a crié : "c’est 30% moins cher, mais c’est de moins bonne qualité". Et quand ce n’était pas les coréens dont on disait du mal, c’était des taïwanais… et encore avant… ou en même temps… les japonais, avec leurs voitures pas chères, pas fiables, dont les pièces détachées sont chères… et avec le bon français à qui on ne la fait pas qui t’explique qu’il n’achète plus que japonais parce que les françaises, c’est vraiment trop nul parce que le garagiste il te cire pas les pompes.

    Mesquinerie que tout cela.

    Et je m’en fous que là bas ça soit dirigé par le diable en personne. Je veux juste parler d’une forme de discours qui ne fait que changer de cible… mais qui reste le même au fond.

    D’autant qu’en Chine plus que dans ces autres pays cités, les usines sont essentiellement montées par les industriels occidentaux… pour remplacer les usines qui fonctionnaient autrefois chez nous. (précisons pour éviter les remarques faciles qu’une usine est tjs la propriété de l’Etat à 51%… ils ont oublié d’être cons les chinois démoniaques…)

    Il y a une classe moyenne en Chine de plus en plus nombreuse, qui certes n’a pas le droit d’aller raconter la taille de son nombril sur Internet, mais qui a toute possibilité de dépenser son fric comme nous.

    Répondre
  51. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    @Fin de partie : je sais que la Chine c’est l’enfer sur terre et que le parti communiste est peuplé de méchant démons avec le couteau entre les dents mais.

    La Corée était présentée à une époque comme l’est désormais la Chine : comme un endroit affreux où des usines faisant travailler des enfants fabriquent des produits de mauvaise qualité. Quand Daewoo et ces autres marques exotiques sont venus concurrencer les marques japonaises, tout le monde a crié : "c’est 30% moins cher, mais c’est de moins bonne qualité". Et quand ce n’était pas les coréens dont on disait du mal, c’était des taïwanais… et encore avant… ou en même temps… les japonais, avec leurs voitures pas chères, pas fiables, dont les pièces détachées sont chères… et avec le bon français à qui on ne la fait pas qui t’explique qu’il n’achète plus que japonais parce que les françaises, c’est vraiment trop nul parce que le garagiste il te cire pas les pompes.

    Mesquinerie que tout cela.

    Et je m’en fous que là bas ça soit dirigé par le diable en personne. Je veux juste parler d’une forme de discours qui ne fait que changer de cible… mais qui reste le même au fond.

    D’autant qu’en Chine plus que dans ces autres pays cités, les usines sont essentiellement montées par les industriels occidentaux… pour remplacer les usines qui fonctionnaient autrefois chez nous. (précisons pour éviter les remarques faciles qu’une usine est tjs la propriété de l’Etat à 51%… ils ont oublié d’être cons les chinois démoniaques…)

    Il y a une classe moyenne en Chine de plus en plus nombreuse, qui certes n’a pas le droit d’aller raconter la taille de son nombril sur Internet, mais qui a toute possibilité de dépenser son fric comme nous.

    Répondre
  52. JM
    JM dit :

    Bonsoir à tous,
    Je suis un amoureux des marchés proviciaux avec ses étals colorés et ses vendeurs hauts en couleurs, malheureusement mes moyens financiers ne me permettent pas de me servir que là. Alors je suis bien obligé d’aller, grosso modo, une fois par semaine au supermarché ( Hypermarché ?? En tout cas un machin qui a pour nom L… ) effectuer quelques courses. Vu qu’il est à moins d’un km de mon logement, j’y vais à pied, cela permet de faire un geste pour l’environnment et de surcroît d’éviter d’acheter des choses lourdes et encombrantes !

    J’en profite également pour observer mes congénères dans ce temple de la consommation et j’ai remarqué quelque chose d’assez étrange et qui explique le problème des caissières.
    Les clients de ces antres vont souvent traîner longuement ( voire flaner ! ) dans les travées des produits, analysant, choisissant, triant tous ces produits merveilleux dont la pub se fait l’écho. Mais ces mêmes êtres humains, une fois terminé le parcours ( finement décortiqué par les hypermarchés ) se précipitent vers les caisses où ils démontrent leur impatience, ils veulent partir le plus vite possible et manifestent de l’ impatience dès l’ alignement dans une queue.

    Le problème est bien dans la manière de consommer.

    Répondre
  53. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Beaucoup de gens se plaisent à croire que la prochaine guerre sera une guerre de religion….ils n’ont rien compris.

    La plupart des français en ont rien à f…. de la misère des chinois et les chinois en ont rien à f… que leur exploitation est en train de clochardiser l’europe et plus generalement l’occident (il restera toujours un pourcentage de riches bien entendu, qui s’entendent comme larrons en foire pour tirer les ficelles et s en foutre plein les poches)

    Que va t il se passer quand les occidentaux auront compris qu on ne leur laisse pas le choix que c est eux contre les chinois et autres creve la faim que le grand capital utilise pour s’en foutre davantage dans les poches en faisant jouer le dumping social et fiscal?

    Au debut du XX ieme siecle, on a assisté à des lynchages d’italiens, de polonais en France, je ne tiens pas à revoir ce genre de phenomene mais j’ai bien peur que l’egoisme globalisé nous entraine, une fois de plus, vers ce genre d’extremité.

    Répondre
  54. mc
    mc dit :

    Bien sûr que si les chinois commencent à se révolter (et ils commencent effectivement à se révolter) on ne leur déroule pas le tapis rouge pour autant. Les rebelles de la première heure se font -se sont fait- rétamer. Mais un tel processus, une fois engagé, ne s’arrête pas facilement. Gageons que le black-out actuel va prendre fin et que nous entendrons bientôt parler de mouvements sociaux en Chine.

    Par contre, la publicité récente qu’ils font aux loupés de la fabrication chinoise me semble appartenir à un autre domaine, celui de la guerre commerciale: il faut commencer à convaincre les américains d’acheter plus cher et pas chinois. En prévision de quoi? A suivre.

    Répondre
  55. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Comment peut on convaincre qui que ce soit d’acheter plus cher et de cesser d’acheter chinois?

    1) pas forcement la possibilite de faire autrement
    2) personne ne vous surveille quand vous remplissez votre caddy de marchandises qui sortent d’un container qui vient de Chine

    On pourrait diffuser des messages dans tous les media pour essayer de convaincre les Francais que les produits chinois sont de basses qualité ca ne ferait pas baisser pour autant les ventes je le crains.

    Si l’humanité etait capable de se convaincre d’executer des actions comme boycotter des produits massivement, le capitalisme n’existerait plus car il repose avant tout sur l’egoisme humain.

    Répondre
  56. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    F. Granger:

    le livreur se fait virer quand, par precipitation pour maintenir la cadence, il rate une marche de l’escalier en colimaçon au sixieme etage sans ascenceur et devale les escaliers le ventre sur les courses qu’il etait sensé apporté, un peu trop souvent.

    Répondre
  57. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    F. Granger:

    le livreur se fait virer quand, par precipitation pour maintenir la cadence, il rate une marche de l’escalier en colimaçon au sixieme etage sans ascenceur et devale les escaliers le ventre sur les courses qu’il etait sensé apporté, un peu trop souvent.

    Répondre
  58. neko.miaou
    neko.miaou dit :

    Comme disait le commandant Sylvestre de la World Company :
    – "D’abord on vas chez les gniakoués, et puis quand ils deviennent trop cher et trop chiants, on ce casse et on vas chez les bougnoules, et quand eux aussi ils deviennent chiants, on vas chez les bamboulas…
    – Mais c’est immonde ce que vous dites; et quand l’Afrique sera elle aussi développée et que les africains n’accepteront plus d’être traité n’importe comment, vous serez bien ennuyé, là, hein!
    – Bah non, on retournera chez vous, entre temps vous serez devenu tellement pauvre que vous ferez tout ce qu’on veut…"

    C’est marrant comme ça ressemble vachement a ce vers quoi on ce dirige à grand pas. Note bien que de toute façon, dans une économie concurenciel, la France ce fera bouffer de toute façon. Et si l’économie arretait d’être concurenciel…..

    Répondre
  59. neko.miaou
    neko.miaou dit :

    Comme disait le commandant Sylvestre de la World Company :
    – "D’abord on vas chez les gniakoués, et puis quand ils deviennent trop cher et trop chiants, on ce casse et on vas chez les bougnoules, et quand eux aussi ils deviennent chiants, on vas chez les bamboulas…
    – Mais c’est immonde ce que vous dites; et quand l’Afrique sera elle aussi développée et que les africains n’accepteront plus d’être traité n’importe comment, vous serez bien ennuyé, là, hein!
    – Bah non, on retournera chez vous, entre temps vous serez devenu tellement pauvre que vous ferez tout ce qu’on veut…"

    C’est marrant comme ça ressemble vachement a ce vers quoi on ce dirige à grand pas. Note bien que de toute façon, dans une économie concurenciel, la France ce fera bouffer de toute façon. Et si l’économie arretait d’être concurenciel…..

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  60. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Neko.miaou:
    Cette analyse est simplissime et donc à la portée de tout le monde donc de moi.

    L’alternative, c’est qu on s’organise une belle guerre entre travailleurs et que le grand capital perde une bonne partie des consommateurs qui consomment la merde fabriquée par d’autres creve la faim.

    D’ailleurs, Ils doivent etre en train de se demander quel doit etre le nombre de gens qui doivent mourir pour que la croissance economique qui sera generee par les destructions leur permettent d’empocher plus d’argent que s’ils continuaient de laisser vivre tous ces gens pour les exploiter et les forcer à consommer la merde fabriquée par d’autres crevards.

    Répondre
  61. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Neko.miaou:
    Cette analyse est simplissime et donc à la portée de tout le monde donc de moi.

    L’alternative, c’est qu on s’organise une belle guerre entre travailleurs et que le grand capital perde une bonne partie des consommateurs qui consomment la merde fabriquée par d’autres creve la faim.

    D’ailleurs, Ils doivent etre en train de se demander quel doit etre le nombre de gens qui doivent mourir pour que la croissance economique qui sera generee par les destructions leur permettent d’empocher plus d’argent que s’ils continuaient de laisser vivre tous ces gens pour les exploiter et les forcer à consommer la merde fabriquée par d’autres crevards.

    Répondre
  62. jcd
    jcd dit :

    Un exemple dasn l’actualité belge. ING est un des trois plus grands groupe bancaire en Belgique-Hollande

    Dans la Libre Belgique de ce jour :

    Les directeurs d’agence ont approuvé l’installation d’automates bancaires. accepté la dminituion du personnel., contribué à chasser le client du guichet à l’automate (on paie pour retirer son propre argent au guichet, pas à l’automate, enfin pas encore )… puis la suite logique, il y a désormais trop de directeurs d’agence…

    " ING Belgique va se passer des services de 300 de ses 800 directeurs d’agences. A la suite d’un changement d’habitudes des clients qui utilisent de plus en plus souvent le selfbanking ou internet, ING a décidé de réaménager 500 de ses 800 agences, ce qui devrait coûter quelque 100 millions d’euros. L’information est publiée lundi par De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.

    Les agences seront réaménagées avec un système de selfbanking totalement automatisé, auquel sera ajouté une espèce d’"accueil ouvert" et d’une aire séparée pour les contacts personnalisés avec les clients. Il n’y aura plus de guichets. S’il a besoin de conseils plus spécifiques pour des produits moins courants, le client devra se rendre dans un bureau de banque plus important.

    Chaque agence comptera deux à maximum trois employés. Les membres du personnel qui perdront leur fonction pourront retrouver une affectation au sein d’ING Belgique ou devront éventuellement suivre une formation complémentaire. Ce lundi, un conseil d’entreprise extraordinaire aura lieu chez ING Belgique."

    Répondre
  63. Aboulafia
    Aboulafia dit :

    Bon, tout le monde à gagné en quelque sorte – l’idée c’est quoi ? Qu’il y a eu 20 années glorieuses durant lesquelles on a eu l’impression que le monde allait changer ? que la technologie allait nous libérer de nos contraintes ? Et qu’aujourd’hui on se prend un violent retour de manivelle dans la figure ?
    Ce qui ressort de vos remarques c’est qu’il y a un cruel manque d’éthique dans le comportement des hommes, et que si elle était distillée à une dose suffisante dans l’Economie l’intégralité des dérapages évoqués ci-dessus n’auraient pas lieu (de l’immonde ZAC de merde, jusqu’au employés surpressés, en passant par la dégradation de l’environnement).
    Mais si nous étions capables de sagesse ça se saurait ! Avant c’était pas mieux, c’est juste que nos moyens (de nuire) étaient pas aussi efficaces. L’homme n’a pas foncièrement changé de comportement depuis la nuit des temps et c’est justement ça le challenge qui attendra les générations futures : devenir réellement intelligents où disparaitre. Et c’est mal barré…

    Répondre
  64. mc
    mc dit :

    @ Fin de partie (45)

    C’est pas exactement ça que j’avais en tête, tant qu’il y aura en rayon des trucs pas chers yaura des acheteurs, c’est sûr, par obligation.

    Je pensais plutôt au début d’une campagne de bourrage de crâne, sans trop savoir l’objectif.

    Au Vietnam, menacé bien plus que nous par la concurrence des marchandises chinoises, une histoire circule: les chinois exporteraient de faux oeufs, fabriqués industriellement, exactement semblables aux vrais, mais toxiques.

    J’ai halluciné en entendant deux jeunes vietnamiennes cultivées, intelligentes et tout, reprendre sérieusement cet évident canular qu’elles avaient vu à la télé! Poliment, j’ai essayé d’objecter que ce serait fameusement compliqué, rien à faire. Je suis restée très perplexe.

    Répondre
  65. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    La négation de l’homme, c’est la destruction systématique de la valeur travail comme ciment social. Ce dont je parle, ce sont des pratiques de travail qui intégraient les personnes au tissu social. Monsieur Antar vit de son travail et son travail s’inscrit dans les pratiques sociales de son époque. Monsieur Antar est connu par les gosses du coin comme le gars qui soigne les voitures. Il est valorisé dans son travail de manière financière (il peut en vivre, même s’il n’est pas aisé) et de manière sociale en tant que membre reconnu utile par le groupe.

    Répondre
  66. mc
    mc dit :

    "tout le monde à gagné" (50)

    Tout le monde a gagné QUOI?

    On a eu une période où les progrès techniques nous ont fait croire à l’âge d’or. Loin de moi l’idée de renier le lave-linge, la pilule, le lave vaisselle, les bagnoles qui tiennent la route et qui chauffent pas dès que ça monte, même les portes qui s’ouvrent toutes seules.

    Simplement, on a pas su maîtriser ça. D’abord parce que yen a qui ont fouetté le cheval en négligeant de le guider, c’était tentant, ça pouvait rapporter gros. Ce qui était exact, mais rapporter gros A QUI?

    Aussi, je pense, parce que notre maturité n’était pas en rapport avec nos nouveaux pouvoirs. Mais la maturité ne s’acquiert que par l’expérience, je crois que l’humanité commence à l’avoir.

    Trop tard? Qui sait?

    Répondre
  67. mc
    mc dit :

    "tout le monde à gagné" (50)

    Tout le monde a gagné QUOI?

    On a eu une période où les progrès techniques nous ont fait croire à l’âge d’or. Loin de moi l’idée de renier le lave-linge, la pilule, le lave vaisselle, les bagnoles qui tiennent la route et qui chauffent pas dès que ça monte, même les portes qui s’ouvrent toutes seules.

    Simplement, on a pas su maîtriser ça. D’abord parce que yen a qui ont fouetté le cheval en négligeant de le guider, c’était tentant, ça pouvait rapporter gros. Ce qui était exact, mais rapporter gros A QUI?

    Aussi, je pense, parce que notre maturité n’était pas en rapport avec nos nouveaux pouvoirs. Mais la maturité ne s’acquiert que par l’expérience, je crois que l’humanité commence à l’avoir.

    Trop tard? Qui sait?

    Répondre
  68. zorbec le gras
    zorbec le gras dit :

    Moi, je pense à un dessin de Reiser (de mémoire, attention).
    Un petit vieux qui entre dans une boucherie et achète du mou. Il affirme que c’est pour son chat. La bouchère n’est pas dupe et signale aux autres clients qu’en fait, ses moyens ne lui permettent pas de manger une autre viande (oh la honte).
    Le Pépé commente plus tard : c’est vrai, c’est pour lui, mais au moins ça varie son alimentation et c’est sain. Et puis, poursuit-il, pourquoi ne pas aller plus loin et proposer de la bouffe spécifique pour les vieux-pauvres (Super Pépé, en boite enrichie aux vitamines …). Il dit : c’est vrai, y’a un marché, j’aurai plus honte d’acheter ma bouffe … Bien sur, le marketing exploitera le succès et augmentera ce qui était de la bouffe bas de gamme (cercle vicieux).
    Conclusion du Papy : de toutes façons, il faudra alors trouver quelque chose de moins cher pour les chats, alors le cycle reprendra …
    Ca a près de trente ans …

    Répondre
  69. JN m
    JN m dit :

    Quand je vais chercher mes légumes une fois par semaine, dans le café associatif ou notre agriculteur partagé vient apporter sa récolte ( de 6 à 8 kg de légumes bio, fromages bio et oeufs bio pour 15 euros/semaine), il est impossible de ne pas passer au moins trois-quarts d’heure à papoter, que ce soit avec l’agriculteur lui-même, les autres partcipants de l’AMAP qui sont si sympas et interessants, ou des autres adhérents du café associatif. Il y a peu d’autres endroits dans cette grande ville ( Paris) où l’on peut retrouver une telle facilité et un tel intérêt des gens à se parler, se rendre service, à rigoler et se chambrer. Plus étonnant encore, le mélange social, politique, culturel et générationnel. Bref, faire ses courses ( aller chercher ses légumes que l’on pèse et met préciseusement dans son panier) n’a jamais été aussi agréable et social.
    Je ne vais plus qu’exeptionnellement en supermarché, et plus jamais pour de l’alimentation, c’est plus cher et la nourriture est trafiquée. Je ne vois donc plus de caissières, d’autant plus qu’il n’y a plus d’intermédaire entre le producteur, et le consommateur (moi). Vive la relation directe, vive les amaps, non à la consommation aveugle, vue comme une corvée, alors qu’elle est devenue pour moi un plaisir culturel.

    Répondre
  70. Mavie
    Mavie dit :

    Je rejoins Agnès dans son commentaire un peu plus haut et quelques autres.
    Au-delà des choix de conso c’est bien le lien social qui est mis à mal. Quand on dit, que c’est pas un mal que des boulots peu intéressants ou répétitifs disparaissent, c’est aussi dire que les rapports humains peuvent être mis de côté et que cela passe pour un progrès. J’ai particulièrement trouvé saisissantes les pubs qui illustrent cet article. Ca m’a fait penser à la pub d’une chaine Tv pour enfant qui décridibilise les parents ou grands parents qui tentent de divertir l’enfant. C’est tout une façon de penser qui conduit à isoler les individus…

    Répondre
  71. Mavie
    Mavie dit :

    Je rejoins Agnès dans son commentaire un peu plus haut et quelques autres.
    Au-delà des choix de conso c’est bien le lien social qui est mis à mal. Quand on dit, que c’est pas un mal que des boulots peu intéressants ou répétitifs disparaissent, c’est aussi dire que les rapports humains peuvent être mis de côté et que cela passe pour un progrès. J’ai particulièrement trouvé saisissantes les pubs qui illustrent cet article. Ca m’a fait penser à la pub d’une chaine Tv pour enfant qui décridibilise les parents ou grands parents qui tentent de divertir l’enfant. C’est tout une façon de penser qui conduit à isoler les individus…

    Répondre
  72. Darkpioupiou
    Darkpioupiou dit :

    La vraie question n’est pas tant "où sont passés les emplois" que "où est passé le pognon". Quand Esso ou Total ouvre une station essence, il ne rogne pas sur sa marge brute. En revanche après un petit investissement fixe (machine) et un petit salaire + cotises sociales pour un technicien de maintenance pour quelques stations, il augmente sa marge nette. Et pendant ce temps là, "crevez les prolos ! nous on continue à se goberger mais avec encore plus d’oseille qu’avant" !Comme dit la chanson "travail facile ou besogne très dure n’ont de valeur qu’en leur utilité" ; ne pleurons donc pas sur la disparition d’un certain nombre d’emplois sans intérêt. La vie sociale peut se faire en dehors du petit commerce à condition de quitter sa télé. Le problème est que pour cela, il faut pouvoir se préoccuper d’autre chose que de savoir comment on va casquer son loyer, sa bouffe, l’école des gosses et leurs frusques. Bref, supprimons les boulots pourris mais partageons le travail et le pognon !

    Répondre
  73. Darkpioupiou
    Darkpioupiou dit :

    La vraie question n’est pas tant "où sont passés les emplois" que "où est passé le pognon". Quand Esso ou Total ouvre une station essence, il ne rogne pas sur sa marge brute. En revanche après un petit investissement fixe (machine) et un petit salaire + cotises sociales pour un technicien de maintenance pour quelques stations, il augmente sa marge nette. Et pendant ce temps là, "crevez les prolos ! nous on continue à se goberger mais avec encore plus d’oseille qu’avant" !Comme dit la chanson "travail facile ou besogne très dure n’ont de valeur qu’en leur utilité" ; ne pleurons donc pas sur la disparition d’un certain nombre d’emplois sans intérêt. La vie sociale peut se faire en dehors du petit commerce à condition de quitter sa télé. Le problème est que pour cela, il faut pouvoir se préoccuper d’autre chose que de savoir comment on va casquer son loyer, sa bouffe, l’école des gosses et leurs frusques. Bref, supprimons les boulots pourris mais partageons le travail et le pognon !

    Répondre
  74. mc
    mc dit :

    "La vraie question n’est pas tant "où sont passés les emplois" que "où est passé le pognon". (58)

    Je ne le formulerais pas comme ça. Si on continue à transformer en pognon tout ce qui vit, tout ce qui aime, tout ce qui est gratuit et amical, il est vain d’attendre une quelconque redistribution au profit des prolos.

    A eux l’amiante et les cancers qui vont avec. L’argent de l’amiante, c’est pas eux qui l’auront, jamais. Mais si même ils réussissaient à l’avoir, les voilà bien avancés, leur pierre tombale en sera plus belle.

    L’amiante, c’est maintenant interdit, en France du moins, mais le même processus continue avec 1001 produits toxiques que fabriquent gaiement des milliers de prolos. Faut qu’ils commencent à se poser la question, qu’est ce qu’on fabrique, qu’est ce que ça fait aux autres, à la planète, à nous.

    Tant que les prolos poseront la question en terme de pognon et de gâteau à partager, on bouffera de la mort au rats au dessert. Surtout eux.

    Répondre
  75. Darkpioupiou
    Darkpioupiou dit :

    "L’amiante, c’est maintenant interdit, en France du moins, mais le même processus continue avec 1001 produits toxiques que fabriquent gaiement des milliers de prolos. Faut qu’ils commencent à se poser la question, qu’est ce qu’on fabrique, qu’est ce que ça fait aux autres, à la planète, à nous" (59) C’est bien là le sens de mon propos ! "Travail facile ou besogne très dure n’ont de valeur qu’en leur utilité" je me répète. Il n’en reste pas moins que la question se pose effectivement en terme de gateau à partager tant que pour subsister on continue à devoir produire les 1001 produits toxiques et, ce, ni dans la joie, ni dans la bonne humeur (cf. Putain d’usine de J. P. Levaray http://atheles.org/agone/putaindusi…) mais dans une nécessité de survie dans la société !

    Répondre
  76. Darkpioupiou
    Darkpioupiou dit :

    "L’amiante, c’est maintenant interdit, en France du moins, mais le même processus continue avec 1001 produits toxiques que fabriquent gaiement des milliers de prolos. Faut qu’ils commencent à se poser la question, qu’est ce qu’on fabrique, qu’est ce que ça fait aux autres, à la planète, à nous" (59) C’est bien là le sens de mon propos ! "Travail facile ou besogne très dure n’ont de valeur qu’en leur utilité" je me répète. Il n’en reste pas moins que la question se pose effectivement en terme de gateau à partager tant que pour subsister on continue à devoir produire les 1001 produits toxiques et, ce, ni dans la joie, ni dans la bonne humeur (cf. Putain d’usine de J. P. Levaray http://atheles.org/agone/putaindusi…) mais dans une nécessité de survie dans la société !

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  77. Pescade
    Pescade dit :

    Fais gaffe Agnès la prochaine fois que tu "montes" à Paname, si t’as envie de prendre le métro. Depuis six mois (à vue de nez), "on" est en train de gicler les guichets "humains" un à un. Lentement… mais inéluctablement.

    D’abord ça commence par l’installation des automates à côté des guichets traditionnels. Ah, ben oui, ça c’est cool, ça permet de dédoubler les files d’attentes et de doubler tous les clampins-touristes-vieux et handicapés de la sainte technologie, aux prises avec un-e guichetier-e parfois spécialement mal-gracieux. Puis, progressivement, ce sont les humains qui disparaissent. Pour l’instant, dans les stations ainsi "équipées" il reste encore quelques bipèdes qui ne peuvent plus vendre de ticket et dont la fonction est réduite au rôle de conseiller en "comment-utiliser-la-machine" pour les mal-comprenants. Cependant, dans certaines stations il n’existe déjà plus que les machines. Exit, entre autres, les vieux perplexes devant l’écran ou les pousseurs de poussettes qui ne peuvent plus demander l’ouverture du portillon ad-hoc.

    Cerise sur le gâteau, ce sont également les tickets et cartes oranges traditionnelles qui sont appelés à disparaître avec la mise en place des portillons exclusivement "Navigo". Navigo, c’est ce badge magnétique que l’on glisse sur un lecteur optique déverrouillant le tourniquet. Badge qui permet (accessoirement ?) de pister à la trace informatique les déplacements de tout un chacun puisque – à l’inverse d’un ou d’une carte traditionnelle anonyme (si on l’achète en liquide) – le Navigo est nominatif et sa puce enregistre l’identité de son possesseur.

    Bien sûr, on ne risque pas grand chose à parier que, d’ici peu, "on" va rajouter encore d’autres machines sécuritaristes, en sus de l’arsenal déjà développé toutes ces dernières années. Evidemment, confronté à toutes ces machines, on ne pourra que voir se multiplier les "incivilités" le jour l’automate sera, assez bêtement, en panne.

    Je n’ai jamais connu le temps du Poinçonneur des Lilas. Mais est-ce si tordu d’imaginer que ces emplois physiques avaient non seulement le mérite de "dissuader la fraude" mais aussi d’humaniser les transports publics et de maintenir un lien social dans un environnement parois perçu comme très anxiogène par certains.

    "Modernité" ou barbarie ?

    En corollaire, je me demande aussi à combien revient tout ce marché informatique et techno-sécuritaire. Qui paie, qui commande, qui fabrique, qui achète, qui entretient ? Mais je crains d’être, sur ce point, assez mauvais esprit.

    "Welcome To The Machine" chantaient les Floyd…

    Répondre
  78. Elvan
    Elvan dit :

    Le Monolecte a dit: "Deux choses : les Chinois commencent à réclamer des salaires décents et un système social, ce qui renchérit les coûts de production pour les multinationales occidentales… salauds de Chinois! Pire encore : La dette de l’Occident, ce sont eux qui l’ont généreusement financé. Maintenant que la machine grippe, les USA se rendent compte qu’ils appartiennent aux Chinois, rétro du 4×4 compris !"

    MC a dit: "Par contre, la publicité récente qu’ils font aux loupés de la fabrication chinoise me semble appartenir à un autre domaine, celui de la guerre commerciale: il faut commencer à convaincre les américains d’acheter plus cher et pas chinois. En prévision de quoi? A suivre."

    On pourrait aussi parler de nos voisins perses qui sont sous la menace prochaine des bombes au napalm…

    Et quand on fait le lien avec tout ce qui a été dit dans cet article sur la mécanisation de la société et son automatisation, sur l’avènement d’un monde sans hommes et sans âmes…

    On peut alors se demander si tout cela a une finalité, un but pour l’homme en tant que tel ou si, finalement, la nature ne fait pas bien les choses puisque nous oeuvrons à notre propre extermination.

    Répondre
  79. mc
    mc dit :

    @ Darkpioupiou:

    Le sens de mon propos, c’est qu’en ACCEPTANT les termes de la question (partageons le gâteau, mais plus équitablement) on participe aussi à la pérennisation du système. Que les ouvriers n’ont RIEN à y gagner, à quoi bon se faire payer plus cher sa vie ou plutôt sa mort, qu’il faut carrément sortir du cadre pour espérer modifier quelque chose.

    C’est pas le pognon, c’est la vie que nous voulons.

    Répondre
  80. mc
    mc dit :

    "Je n’ai jamais connu le temps du Poinçonneur des Lilas":

    Moi, si. C’est vrai qu’on pouvait leur poser des questions en cas de besoin. Mais il me semble qu’ils ressemblaient déjà beaucoup aux robots qui allaient les remplacer. Avec cette circonstance aggravante, qui faisait penser au texte de La Bruyère (je crois) sur les paysans:

    "Ils montrent une face humaine. Et, en effet, ils sont des hommes."

    Un peu différents, en province, étaient les contrôleurs qui doublaient systématiquement les conducteurs de bus. On pouvait leur demander conseil, bavarder avec eux, et on aurait pas eu tous ces ennuis dans les bus scolaires s’ils avaient été maintenus.

    Répondre
  81. mc
    mc dit :

    "Je n’ai jamais connu le temps du Poinçonneur des Lilas":

    Moi, si. C’est vrai qu’on pouvait leur poser des questions en cas de besoin. Mais il me semble qu’ils ressemblaient déjà beaucoup aux robots qui allaient les remplacer. Avec cette circonstance aggravante, qui faisait penser au texte de La Bruyère (je crois) sur les paysans:

    "Ils montrent une face humaine. Et, en effet, ils sont des hommes."

    Un peu différents, en province, étaient les contrôleurs qui doublaient systématiquement les conducteurs de bus. On pouvait leur demander conseil, bavarder avec eux, et on aurait pas eu tous ces ennuis dans les bus scolaires s’ils avaient été maintenus.

    Répondre
  82. jessie
    jessie dit :

    j’ai souvent cherché s’il n’y avait pas un lien entre le délitement du lien social et la montée des violences aux personnes

    de nos jours, on peut sortir de chez soi, mettre de l’essence, faire ses courses, prendre les transports en commun, consommer des boissons voire plusieurs repas en snack, …..etc…… bref, passer des heures en parrallèle de milliers d’autres êtres humains sans jamais avoir un seul "interlocuteur"

    il est possible de passer des journées entières en ville à consommer sans adresser la parole à quiconque

    l’Autre, par conséquent, devient lointain, irréel, déshumanisé : il est là, à côté, par milliers, mais inaccessibles, sur des trajectoires parallèles qui ne rejoindront jamais même à l’infini

    le sens de l’autre ainsi disparait : je ne sais pas ce que ça fait de naître et grandir dans un monde comme celui-là, j’ai eu la chance de me "construire" avant que tout ne s’automatise à ce point

    les enfants et les jeunes surtout ont besoin d’interlocuteurs, de présence humaine, de lien social pour se construire

    Répondre
  83. David.A
    David.A dit :

    A propos de négation, le marché (l’économie ? le capitalisme ? la spéculation financiarisée ? c’est comme vous voulez) continue insidieusement à progresser vers son ultime fantasme, l’escl..oups, le travail le moins payé possible, sans protection d’aucune sorte. Cette vision bornée à d’un égoïsme à court terme, après moi le déluge, n’en finit pas de m’étonner. Ci-dessous, à titre d’example de ce qui nous attends, un extrait partiel et approximatif d’un article du NYT de ce jour

    L’outsourcing fonctionne si bien que L’inde exporte ses emplois.

    Mysore, Inde – Des milliers d’Indiens font appel au campus “Infosys Technologies » pour se former au techniques les plus performantes de la programmation. Dernièrement, cependant, des dizaines d’étrangers errent aussi sur les pelouses manucurées du centre.
    La plupart d’entre eux sont des diplômés américains récents, et certains ont même refusé des offres de travail d’employeurs aussi convoités que Google. Au lieu de ça, ils ont accepté une nouvelle mission chez Infosys, le géant indien de la technologie. Envolez-vous pour 6 mois de formation, puis retournez chez vous travailler dans les succursales de notre compagnie.
    L’Inde outsource l’outsourcing.
    Une des constantes de l’économie globale est la délocalisation par les sociétés des tâches – et des emplois qui vont avec – en Inde. Mais l’augmentation des salaires et une monnaie plus forte, la demande pour des travailleurs parlant des langues autre que l’anglais, ainsi que la concurrence des pays cherchant à émuler le succès indien (Chine, Maroc, Mexique) défient cet actuel modèle.
    Beaucoup de responsables reconnaissent que l’outsourcing, après avoir longtemps bénéficié à l’Inde, va probablement s’étendre au monde entier, dispersant les emplois à travers le globe. Comme Ashok Vemuri, un directeur général d’Infosys l’énonce, le futur de l’outsourcing est « de déplacer le travail de n’importe quelle partie du monde vers n’importe quelle autre »
    Pour résister sur ce nouveau terrain, et prendre de vitesse les rivaux potentiels, les compagnies indiennes engagent des employés et ouvrent des bureaux dans les pays en voie de développement eux-mêmes, avant que leur clients ne le fassent.
    En mai, Tata Consultancy Service, le principal rival indien d’Infosys, a annoncé l’ouverture de bureaux à Guadalajara, au Mexique. Tata a déjà 5000 employés au Brésil, au Chili et en Uruguay. Cognizant Technology Solutions, dont la plupart des activités se trouvent en Inde, a dorénavant des bureaux à Phoenix et à Shanghai.
    Wipro, une autre société de technologies, a des filiales outsourcées au Canda, en Chine, au Portugal, ainsi que Roumanie et en Arabie Saoudite. Le mois dernier, Wipro a annoncé son intention d’ouvrir un centre de développement de software à Atlanta, et à y engager 500 programmeurs cette année.
    Dans une envolée poétique à propos du nouveau visage de l’outsourcing, Le PDG de Wipro, Azim Prenji, a confié cette année à des analystes de Wall Street qu’il pensait installer des centres en Virginie et en Georgie, pour profiter des « Etats américain qui sont moins avancés »…

    Etonnant, non ?

    Répondre
  84. Aboulafia
    Aboulafia dit :

    Tiens, j’ai trouvé un indicateur valable pour mesurer la dégradation des mentalités et l’aspiration au profit maximal : les numéros surtaxés.
    0,12 cts d’euros pour appeler les impôts (vainement, c’est une plateforme et on me renvoie forcément vers le centre le plus proche après m’avoir donné deux renseignements bidons, histoire de) – je crois que tous mes orifices sont comblés.

    Répondre
  85. Anta
    Anta dit :

    Tiens, ca me fait penser à autrechose.

    Est ce que vous m’accordez le droit d’aller faire mes courses le dimanche si on remplace toutes les caissières par des caisses automatiques?

    Répondre
  86. Anta
    Anta dit :

    Tiens, ca me fait penser à autrechose.

    Est ce que vous m’accordez le droit d’aller faire mes courses le dimanche si on remplace toutes les caissières par des caisses automatiques?

    Répondre
  87. ko
    ko dit :

    Comme s’il n’y avait que les caissières… personne pour remplir les rayons, pour les surveiller, pour livrer les palettes, pour conduire les camions, pour surveiller les livreurs / remplisseurs / vigiles, dans le monde magique et merveilleux d’Anta, qui n’a rien de mieux à fiche un dimanche que d’aller faire ses courses en supermarché ?

    Répondre
  88. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Ca me rappelle certains éléments du livre "Demain les chiens". Tous enfermés dans nos maisons, loin les uns des autres, avec pour seuls contacts, une conférence en 3d". C’est un vieux souvenir.

    Répondre
  89. chris
    chris dit :

    En fait KO ,tu souleve un point interessant …il y a longtemps qu’il n’y a plus personne en reserve ……les camions ,c’est le chauffeur qui est prie de le decharger ..on lui laisse un transpalette a cet effet bien visible sur le quai ……rarement un fenwick because faut un permis special …;

    Les rayons ,c’est le fournisseur qui se charge de trouver des petites mains , on paie deux heures alors qu’on sait pertinament qu’y en faudra 4 ……

    les vigiles sont externalises aussi et surtout !

    Faut avoir ete fournisseur pour savoir ca ,les coulisses !

    J’en connais bien d’autres de ces petits secrets la avec les historiettes droles qui vont avec …….pour ca entre autres que je connais toutes les gentilles caissieres du mien ,j’y ai ete fournisseur et un pas triste en plus …;

    La grande epoque des embrouilles sur la maroquinerie chinoise ,j’avais un associe specialiste des chinois et moi ,c’etait la GMS ma specialite ..niveau magouille .

    Un jour que je poussais une gueulante parce que ces cons avaient perdus ma came , je vas en reserve ou je decouvre un souk hallucinant avec une petite nana interimaire qui me faisait peur en maniant le fenwick vu que tout etait gerbe n’importe comment ……ce qui veut dire que meme traverser la reserve etait plus dangereux qu’une piste africaine ..avec quatre etages de palettes qui tanguaient selon ……

    Mouai ,drole de monde mais c’etait quoi le sujet deja ?

    Répondre
  90. chris
    chris dit :

    En fait KO ,tu souleve un point interessant …il y a longtemps qu’il n’y a plus personne en reserve ……les camions ,c’est le chauffeur qui est prie de le decharger ..on lui laisse un transpalette a cet effet bien visible sur le quai ……rarement un fenwick because faut un permis special …;

    Les rayons ,c’est le fournisseur qui se charge de trouver des petites mains , on paie deux heures alors qu’on sait pertinament qu’y en faudra 4 ……

    les vigiles sont externalises aussi et surtout !

    Faut avoir ete fournisseur pour savoir ca ,les coulisses !

    J’en connais bien d’autres de ces petits secrets la avec les historiettes droles qui vont avec …….pour ca entre autres que je connais toutes les gentilles caissieres du mien ,j’y ai ete fournisseur et un pas triste en plus …;

    La grande epoque des embrouilles sur la maroquinerie chinoise ,j’avais un associe specialiste des chinois et moi ,c’etait la GMS ma specialite ..niveau magouille .

    Un jour que je poussais une gueulante parce que ces cons avaient perdus ma came , je vas en reserve ou je decouvre un souk hallucinant avec une petite nana interimaire qui me faisait peur en maniant le fenwick vu que tout etait gerbe n’importe comment ……ce qui veut dire que meme traverser la reserve etait plus dangereux qu’une piste africaine ..avec quatre etages de palettes qui tanguaient selon ……

    Mouai ,drole de monde mais c’etait quoi le sujet deja ?

    Répondre
  91. Anièry
    Anièry dit :

    ""Or le capitalisme n’a pu se développer qu’en abstrayant le travail de la personne qui le fait, de son intention, de ses besoins, pour le définir en soi comme une dépense d’énergie mesurable, échangeable contre n’importe quelle autre et dont les prestataires, les « travailleurs », sont à beaucoup d’égards interchangeables. Le « travail abstrait », « travail sans plus », inventé par le capitalisme, est une marchandise que le patron achète et dont il détermine souverainement la finalité, le contenu, les heures et le prix.

    C’est un travail qu’il donne à faire à un travailleur qu’il paie. Le salariat est donc la complète dépossession de la personne active : elle est dépossédée du résultat ou produit de son activité, de son emploi du temps, du choix des finalités et contenus du travail, et des moyens de travail que les employeurs, à la fin du 18ème siècle, ont commencé à monopoliser pour pouvoir contraindre les gens – les tisserands en premier – à travailler pour un patron et pour tuer toute possibilité d’auto-production, d’auto-activité.

    C’est en ce sens que le travail dont nous parlons quand nous disons que nous « avons » et « n’avons pas » un travail, est une invention du capitalisme. Longtemps, le salariat a été perçu comme une forme d’esclavage, et « l’abolition du salariat » était encore au programme de la CGT il y a une trentaine d’années. Pendant le récent mouvement des chômeurs, j’ai entendu un militant CGT dire : « C’est vrai, demander du travail, c’est aussi demander à être exploité. »""

    André Gorz :

    http://tmtm.free.fr/www.lesperipher

    Répondre
  92. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @Chris:
    Ca devait etre y’a 20 ans, tout le monde sait que les supermarchés n’ont plus d’espace de reserve, la grande distrib’ travaille en flux tendu. Pas de stock.
    Quand le camion d’appro "oublie" de venir
    les rayons sont vides, très courant comme phenomene dans le harddiscount j ai l’impression.

    Répondre
  93. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @Chris:
    Ca devait etre y’a 20 ans, tout le monde sait que les supermarchés n’ont plus d’espace de reserve, la grande distrib’ travaille en flux tendu. Pas de stock.
    Quand le camion d’appro "oublie" de venir
    les rayons sont vides, très courant comme phenomene dans le harddiscount j ai l’impression.

    Répondre
  94. bakedbeans
    bakedbeans dit :

    re: # 68, David :

    A propos de "outsourcing", il y a cet exemple de journal à Pasadena (Los Angeles), qui a engagé deux journalistes pour suivre l’actualité LOCALE de Pasadena. L’un sera à Mumbai, l’autre à Bangalore. Ils pourront notamment suivre sur internet les séances du conseil municipal de Pasadena.

    http://media.guardian.co.uk/site/st

    Répondre
  95. chris
    chris dit :

    Ca devait etre y’a 20 ans, tout le monde sait que les supermarchés n’ont plus d’espace de reserve, la grande distrib’ travaille en flux tendu"""

    Si y a un minimum pour entreposer quand meme , le direct rayon n’ayant pas encore ete invente !

    J’avais beau ne faire que de l’allée centrale ,livre en box pret a l’emploi avec facturation au pif vu que c’etait en reprise d’invendus …….y avait quand meme 48 heures de stockage minimum deja pour avoir un transpalette …libre !!

    Apres y a les dates d’operations avec 2 ou 3 jours de stockage pour etre pile poil ….;

    Bref y sont pas encore au cul du camion ……surtout que les 35 heures ont encore bouger la donne a ce niveau ,recentralisation des achats etc …..

    En fait , y a 20 ans ou maintenant ,c’est pareil …ya toujours deux reserves separées ….l’alim et le bazar …et des quais pour decharger ….

    Niveau personnel ,c’est surtout les 35 heures qui ont modifie la donne ….les cadres ont perdus toutes leurs prerogatives d’un coup ……maintenant ils pointent ….

    Répondre
  96. chris
    chris dit :

    Ca devait etre y’a 20 ans, tout le monde sait que les supermarchés n’ont plus d’espace de reserve, la grande distrib’ travaille en flux tendu"""

    Si y a un minimum pour entreposer quand meme , le direct rayon n’ayant pas encore ete invente !

    J’avais beau ne faire que de l’allée centrale ,livre en box pret a l’emploi avec facturation au pif vu que c’etait en reprise d’invendus …….y avait quand meme 48 heures de stockage minimum deja pour avoir un transpalette …libre !!

    Apres y a les dates d’operations avec 2 ou 3 jours de stockage pour etre pile poil ….;

    Bref y sont pas encore au cul du camion ……surtout que les 35 heures ont encore bouger la donne a ce niveau ,recentralisation des achats etc …..

    En fait , y a 20 ans ou maintenant ,c’est pareil …ya toujours deux reserves separées ….l’alim et le bazar …et des quais pour decharger ….

    Niveau personnel ,c’est surtout les 35 heures qui ont modifie la donne ….les cadres ont perdus toutes leurs prerogatives d’un coup ……maintenant ils pointent ….

    Répondre
  97. chomon
    chomon dit :

    Au début du siècle dernier il y avait du travail pour tous ceux qui en cherchaient, même pour les sans diplômes, même pour les analphabétes, mêms pour les étrangers qui venaient en france sans parler un mot de français, comme les polonais ou les italiens. dans les mines et les usines tout le monde était employable. Ce n’est plus le cas de nos jours. Avec Sarkosy les étranger-res qui voudront venir devront avoir des diplômes et savoir parler français. Cela ne peut que renforcer l’immigration clandestine.

    On dit qu’il y a 3 millions de personnes qui veulent qui veulent du travail. C’est pas vrai, de l’argent leur suffirait. Coluche

    Coluche a qui on doit les resto du coeur connaissait un peu le monde du chômage, c’est pour cela que contrairement a Sarkosy et Royal il voulait pas réhabiliter le travail.

    Voir aussi les films de Pirre Carles:
    Attention Danger Travail qui est en DVD
    Volem rien foutre al paîs qui est sorti au mois de Mars.
    Dans ces films il montre que dans le monde du chômage il y a des citoyen-nes trés actif-ves.

    On peut se procurer ces films sur le site

    http://www.homme-moderne.org/rienfo

    Ou sont passé-es les utopistes? Ils ont toujours le droit de s’exprimer.
    Prions pour que Dieu les inspire.

    Répondre
  98. chomon
    chomon dit :

    Au début du siècle dernier il y avait du travail pour tous ceux qui en cherchaient, même pour les sans diplômes, même pour les analphabétes, mêms pour les étrangers qui venaient en france sans parler un mot de français, comme les polonais ou les italiens. dans les mines et les usines tout le monde était employable. Ce n’est plus le cas de nos jours. Avec Sarkosy les étranger-res qui voudront venir devront avoir des diplômes et savoir parler français. Cela ne peut que renforcer l’immigration clandestine.

    On dit qu’il y a 3 millions de personnes qui veulent qui veulent du travail. C’est pas vrai, de l’argent leur suffirait. Coluche

    Coluche a qui on doit les resto du coeur connaissait un peu le monde du chômage, c’est pour cela que contrairement a Sarkosy et Royal il voulait pas réhabiliter le travail.

    Voir aussi les films de Pirre Carles:
    Attention Danger Travail qui est en DVD
    Volem rien foutre al paîs qui est sorti au mois de Mars.
    Dans ces films il montre que dans le monde du chômage il y a des citoyen-nes trés actif-ves.

    On peut se procurer ces films sur le site

    http://www.homme-moderne.org/rienfo

    Ou sont passé-es les utopistes? Ils ont toujours le droit de s’exprimer.
    Prions pour que Dieu les inspire.

    Répondre
  99. Souvarine
    Souvarine dit :

    Bonjour Agnès,

    Je comprends bien ce que tu dis. Mon père était sidérurgiste. Quand il a commencé sa carrière, il y avait une centaine de personnes à la coulée continue. Dans les années 70, la modernisation a commencé et dans les années 80, ils étaient 10 (ingénieurs compris) pour faire le même travail!

    Les autres se sont retrouvés sur le carreau, autant de vies et de familles brisées. Mais le dieu entreprise mérite bien se sacrifice non?

    Mon père me disait que dans sa section PS dans les années 70, les responsables disaient qu’il ne fallait pas avoir peur de la mécanisation de l’outil de travail, qu’on retrouverait des emplois dans l’entretien des machines, etc. Douce utopie! On a supprimé des emplois et puis c’est tout!

    Je me demande ce que font les types qui inventent des m….. comme les caisses automatiques? Peuvent ils se regarder dans la glace le matin sans penser aux conséquences de leur invention sur celles qui perdront leur emploi "grâce" à eux? J’espère que ces mecs se retrouveront aussi un jour sur le carreau, ils verront ce que ça fait!

    http://caspieds.over-blog.fr/

    Répondre
  100. Anta
    Anta dit :

    Tu vois ko, vu les réponses de chris et Fin de partie, il n’y a plus aucun problème pour que j’aille faire mes courses le dimanche et en semaine à 4heures du mat. Et pour info, c’est surtout que j’ai "beaucoup mieux à fiche" (comme tu dis) le samedi que d’aller me bousculer avec des ordes de consommateur à l’hyper. Et pour anticiper, non, je n’ai absolumment pas le temps d’aller me ravitailler en semaine (pas de 35h en Suisse).

    Répondre
  101. Anta
    Anta dit :

    Tu vois ko, vu les réponses de chris et Fin de partie, il n’y a plus aucun problème pour que j’aille faire mes courses le dimanche et en semaine à 4heures du mat. Et pour info, c’est surtout que j’ai "beaucoup mieux à fiche" (comme tu dis) le samedi que d’aller me bousculer avec des ordes de consommateur à l’hyper. Et pour anticiper, non, je n’ai absolumment pas le temps d’aller me ravitailler en semaine (pas de 35h en Suisse).

    Répondre
  102. chris
    chris dit :

    Ben faut dire a decharge qu’ou j’habite en urbanite pourtant jolie parce que baignée par un fleuve souverain et idealisée par un maire enbleme des bobos …….

    Y a plus le choix , la seule humanite qui reste ,c’est la gallerie commerciale avec ses bars , sa presse gratos mise a disposition par le magasin ……..les retraites de mon quartier s’y agglutinent la des le matin …

    Du coup l’ambiance est differente d’un magasin de banlieues ou en sortie de periphs ……tout le monde se connait un peu ,on se salue …….je passe en caisse comme je passais autrefois a l’epicerie du village avec salut Sandrine ,ca va …..

    j’en retrouve dans des soirées chez des amis …

    Apres il y a les jours d’ouvertures forcées lors des ponts …elles font la gueule surtout quand y fait beau ,alors on evite d’y aller ……..c’est une autre clientele qui fait ces jours la ….

    Le samedi ,il y a le marche bien sur dont ma nana est une afficionadas pour les legumes et les epices ……j’y connais du monde aussi ,c’est mon metier de depart mais c’est un autre monde ….plus dur ,plus barbare encore ….

    Répondre
  103. chris
    chris dit :

    Ben faut dire a decharge qu’ou j’habite en urbanite pourtant jolie parce que baignée par un fleuve souverain et idealisée par un maire enbleme des bobos …….

    Y a plus le choix , la seule humanite qui reste ,c’est la gallerie commerciale avec ses bars , sa presse gratos mise a disposition par le magasin ……..les retraites de mon quartier s’y agglutinent la des le matin …

    Du coup l’ambiance est differente d’un magasin de banlieues ou en sortie de periphs ……tout le monde se connait un peu ,on se salue …….je passe en caisse comme je passais autrefois a l’epicerie du village avec salut Sandrine ,ca va …..

    j’en retrouve dans des soirées chez des amis …

    Apres il y a les jours d’ouvertures forcées lors des ponts …elles font la gueule surtout quand y fait beau ,alors on evite d’y aller ……..c’est une autre clientele qui fait ces jours la ….

    Le samedi ,il y a le marche bien sur dont ma nana est une afficionadas pour les legumes et les epices ……j’y connais du monde aussi ,c’est mon metier de depart mais c’est un autre monde ….plus dur ,plus barbare encore ….

    Répondre
  104. ko
    ko dit :

    Anta, le problème va au-delà de la présence ou non ne serait-ce que des vigiles (ce qui suffirait à justifier que le magasin ferme les dimanches).
    Le problème est de consommer sans réfléchir au comment ni au pourquoi, sans même comprendre le besoin de cette réflexion. Le problème est de consacrer sa vie au "travail" et non à son humanité. Le problème est de réfléchir à partir de soi, et non à partir du groupe, de la collectivité, du commun (TU as ENVIE de faire tes courses le dimanche, mais de quoi a vraiment BESOIN la communauté à laquelle tu appartiens ?)

    Répondre
  105. ko
    ko dit :

    Anta, le problème va au-delà de la présence ou non ne serait-ce que des vigiles (ce qui suffirait à justifier que le magasin ferme les dimanches).
    Le problème est de consommer sans réfléchir au comment ni au pourquoi, sans même comprendre le besoin de cette réflexion. Le problème est de consacrer sa vie au "travail" et non à son humanité. Le problème est de réfléchir à partir de soi, et non à partir du groupe, de la collectivité, du commun (TU as ENVIE de faire tes courses le dimanche, mais de quoi a vraiment BESOIN la communauté à laquelle tu appartiens ?)

    Répondre
  106. brigetoun
    brigetoun dit :

    je n’ai pas le temps de lire tous les commentaires, mais le billet était tellement juste. Et à 65 ans j’ai vu tant de métiers disparaître ! Ce que j’aime c’est le dialogue à la caisse. Bienvenue dans le monde des dynausores mal vus.
    En plus, les gens sont masos, parce que c’est tellement plus agréable d’échanger un sourire, des phrases idiotes, et d’avoir quelqu’un pour charger votre filet au besoin. Plus économique aussi, le temps passé à cela est du temps en moins pour l’achat compulsif

    Répondre
  107. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’y peux rien si c’est trop bien ce que j’écris 😀 [mode grosse vanne off]

    Mouhahahahaha!

    Bon, maintenant, je suis désolée, mais Anta a le droit (voire le devoir?!?) de n’être pas d’accord avec moi : le gars a toujours argumenté ses points de vue et n’a jamais traité ses (très) nombreux détracteurs de noms d’oiseaux! En plus, il reste toujours dans le sujet, voire même fait des rapprochements sur plusieurs sujets antérieurs avec une mise en perspective.

    Même (et surtout?!?) si je ne suis pas souvent d’accord avec lui, je ne veux surtout pas perdre mon troll apprivoisé contradicteur préféré 😉 (petite vanne sur le ton du coup de coude dans les côtes, mais en pas trop fort non plus :-D). J’ai la faiblesse de penser que la contradiction nourrit la réflexion.

    Anta préfère la compagnie des machines aux interactions complexes avec les humains, surtout le petit personnel, souvent maussade pour de vils motifs de paie de merde ou d’horaires à la con… il a le droit. Un monde sans humains lui conviendrait bien… pas de cris, de douleur… pas de rires et d’instants fugaces de bonheur… parce que c’est aussi ça, côtoyer ses congénaires : le meilleur comme le pire.

    La question qui tue : Mac Do automatisé ou petit boui-boui au bonheur la chance?

    Répondre
  108. Anta
    Anta dit :

    Il y a en France environ 800 hypermarchés:

    http://www.distripedie.com/distripe

    et environ 3000 supermarchés:

    http://www.distripedie.com/distripe

    En comptant 2 vigiles par hyper et 1 par super, on est à peu près à 4 600 vigiles. A comparer avec "Securitas compte en France plus de 17000 agents et 400 véhicules assurant quotidiennement, 24h/24 et 7j sur 7 sur plus de 3500 sites des missions de surveillance par agents". Et surtout, à comparer avec 60 millions d’habitants!

    Bref encore, une fois ko, ton argument ne tient pas debout. Et tes réflexions métaphysique ne nous font pas bcp avancer. Un peu de pragmatisme! Moi aussi je peux sortir des phrases creuses du genre "Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays". D’ailleurs, ce genre de pensée me semble horriblement être de droite!

    @ brigetoun

    Oui effectivement c’est spécialement gonflant quand on est pressé, au bout d’une file de 10 personnes, quand un retraité prend tout son temps pour parler de la pluie et du beau temps avec la caissière. Je vous conseille une inscription dans un club de bridge.

    Répondre
  109. mc
    mc dit :

    Mais, Ko, quelle idée de discuter avec Anta? On se demande d’ailleurs ce qu’il vient faire ici, à perdre son temps et le nôtre dans des bavardages stériles. Il doit pas oser discuter de la pluie et du beau temps avec les caissières, de peur de se faire gourmander par un retraité qu’a pas de temps à perdre pask’il va à son club de bridge.

    Son rêve inavoué, c’est de faire caissière en hypermarché le dimanche, il aurait alors tout son temps pour faire ses courses en dehors des heures de pointe. Pour l’instant, doit pas y aller beaucoup dans les hypermarchés, parce que à partir de 20 heures, ya quand même plus grand monde. Pourrait nous dire qu’il bosse de 9 à 22 heures, le héros/hérault du "travailler plus pour vivre moins", mais quand même, j’ai du mal à le croire, ça lui ferait plus de 70 heures la semaine.

    Bon, j’ai un mec qui en fait largement autant, mais c’est en rajoutant les gardes de nuit, et parfois de week-end. Et il fait régulièrement les courses, plus le marché le samedi matin. Seulement lui, il est toubib, et autant je conçois mal la nécessité vitale de faire ses courses le dimanche, autant je vois pas comment une bonne femme pourrait renoncer à accoucher ce jour là (et je parle pas de l’infarctus qui guette les malheureux "travaillons plus pour vivre moins longtemps").

    Répondre
  110. mc
    mc dit :

    Mais, Ko, quelle idée de discuter avec Anta? On se demande d’ailleurs ce qu’il vient faire ici, à perdre son temps et le nôtre dans des bavardages stériles. Il doit pas oser discuter de la pluie et du beau temps avec les caissières, de peur de se faire gourmander par un retraité qu’a pas de temps à perdre pask’il va à son club de bridge.

    Son rêve inavoué, c’est de faire caissière en hypermarché le dimanche, il aurait alors tout son temps pour faire ses courses en dehors des heures de pointe. Pour l’instant, doit pas y aller beaucoup dans les hypermarchés, parce que à partir de 20 heures, ya quand même plus grand monde. Pourrait nous dire qu’il bosse de 9 à 22 heures, le héros/hérault du "travailler plus pour vivre moins", mais quand même, j’ai du mal à le croire, ça lui ferait plus de 70 heures la semaine.

    Bon, j’ai un mec qui en fait largement autant, mais c’est en rajoutant les gardes de nuit, et parfois de week-end. Et il fait régulièrement les courses, plus le marché le samedi matin. Seulement lui, il est toubib, et autant je conçois mal la nécessité vitale de faire ses courses le dimanche, autant je vois pas comment une bonne femme pourrait renoncer à accoucher ce jour là (et je parle pas de l’infarctus qui guette les malheureux "travaillons plus pour vivre moins longtemps").

    Répondre
  111. ko
    ko dit :

    Oui, mc, tu as raison, ça ne sert à rien, car anta ne vient pas ici pour échanger (se donner une chance de se remettre en cause), mais pour provoquer et s’auto-entretenir dans ses convictions. (Inutile de nous sortir du "c’est çui qui dit qu’y est", anta, parce que ce serait de mauvaise foi et que la plupart des commentateurs ici sont beaucoup plus dans le débat et l’écoute que toi).
    Mais il se trouve que j’ai parfois aussi du "temps à perdre", parce que j’ai la chance d’avoir pu me permettre de choisir un rythme de vie qui me laisse le temps de vivre… et de réfléchir à notre cadre de vie. Mais anta doit être de l’avis de l’autre illuminée qui trouve que les français pensent trop, que ça ne les fait pas avancer. Misère…

    Répondre
  112. Anta
    Anta dit :

    1° Tout le monde n’a pas la chance d’habiter dans le Gers: tu oublies les temps de transport mc.
    2° Je vais proposer à Agnès de mettre un lien sur ma biographie. Alors pour la énième fois, je suis analyste financier de profession, et oui, il m’arrive régulièrement de finir vers 20-21h. L’hypermarché français le plus près de mon lieu de travail se trouve à peu près à 1/2h de transport et ferme "officiellement" à 21h. Le problème c’est qu’il faudrait surtout pas que les caissières finissent à 21h01 => plus personne ne rentre après 20h35-40, et à partir de 20h45, on commence à te dire "qu’il faut se rendre au caisses". Qu’elle bonheur c’était quand j’étais étudiant et que je pouvais faire mes courses tranquile à 22h55, avec un personnel souriant et serviable en prime (Canada)
    3° Pour en venir au sujet du jour, oui, je préfère 100 fois avoir à faire à un automate le dimanche ou la semaine à 00h, qu’une caissière qui tire la geule en semaine au milieu d’un rush parce que sa chef lui demande d’arrêter de papauter avec sa collègue de derrière…

    Répondre
  113. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Ko (#83) : TU as ENVIE de faire tes courses le dimanche, mais de quoi a vraiment BESOIN la communauté à laquelle tu appartiens ?

    On peut aller au-delà et se demander d’où vient cette soudaine "envie" de faire ses courses le dimanche, peut-être d’un manque de temps pour les faire le reste de la semaine ? Peut-être d’un manque d’imagination qu’on puisse parfois se livrer à d’autres activités que sacrifier au couple travai/consomamtion ?

    Donc, une autre solution plutôt que de faire bosser les vendeurs/ses le dimanche pourrait être de libérer davantage de temps aux salariés à un autre moment de la semaine, disons un après-midi, pour qu’ils puissent faire leurs courses ?

    On pourrait appeler ça, je ne sais pas moi, "les 35 heures" par exemple ?

    Le dimanche (sauf pour les professions de l’urgence, où il y a une véritable nécessité) reste le seul jour de la semaine où les gens qui travaillent sont assurés qu’ils seront en congé en même temps, et donc pourront se voir, passer du temps ensemble, en famille, etc. N’est-ce pas plus important que "l’envie" de tel ou tel d’aller prier le dimanche au Temple de la Consommation de Masse ?

    Et puis, quand donc les personnes mariées qui bossent et vivent en famille pourront-elles rencontrer leur amant ou maîtresse si ce n’est le week-end ? Ah non, vraiment, faire bosser l’un de ceux-là le dimanche serait positivement infâme.

    Répondre
  114. Anta
    Anta dit :

    @ko

    Effectivement, tu as bien anticipé ce que j’allais dire. Il y a très peu de débat ici, et à peu près 1 commentaire sur 2 se résume à : "Trop bien ce que tu dis Agnès"

    Répondre
  115. Anta
    Anta dit :

    petit boui-boui au bonheur la chance!

    Faut pas croire, même si je préfère l’automate à la caissière mal…lunée ( 🙂 ), je préfère l’épicier qui me dit "que je lui donnerais les 5 centimes qui manquent la prochaine fois", et encore plus le marché où on n’hésite pas à me dire que "le bleu est moins bon que la dernière fois, mais la tome est excellente". En fait ce qui me gêne, c’est le manque de cohérence. Je suis tout seul dans les rayons à choisir mes produits et à lire la composition, et ca ne me gène pas d’être seul devant l’automate pour payer à 4h du mat. Soit on standardise tout jusqu’au bout, soit rien dutout. Il n’y a rien qui m’énerve plus qu’un Darty par exemple, où l’on pense avoir un vendeur/conseil sympa en face de soit, et où en réalité il regarde attentivement les étiquettes pour savoir sur quel produit il pourrait se faire le plus de com (j’ai fait un stage de vente chez Darty…).

    Répondre
  116. Anta
    Anta dit :

    petit boui-boui au bonheur la chance!

    Faut pas croire, même si je préfère l’automate à la caissière mal…lunée ( 🙂 ), je préfère l’épicier qui me dit "que je lui donnerais les 5 centimes qui manquent la prochaine fois", et encore plus le marché où on n’hésite pas à me dire que "le bleu est moins bon que la dernière fois, mais la tome est excellente". En fait ce qui me gêne, c’est le manque de cohérence. Je suis tout seul dans les rayons à choisir mes produits et à lire la composition, et ca ne me gène pas d’être seul devant l’automate pour payer à 4h du mat. Soit on standardise tout jusqu’au bout, soit rien dutout. Il n’y a rien qui m’énerve plus qu’un Darty par exemple, où l’on pense avoir un vendeur/conseil sympa en face de soit, et où en réalité il regarde attentivement les étiquettes pour savoir sur quel produit il pourrait se faire le plus de com (j’ai fait un stage de vente chez Darty…).

    Répondre
  117. ko
    ko dit :

    Ah, mais loin de moi l’idée de vouloir "supprimer" anta d’ici ou d’ailleurs. C’est en effet un contradicteur civilisé et argumenté (ce qui est rare chez les "trolls"libéraux que l’on croise habituellement sur les blogs de gôôôchisse). C’est aussi pourquoi je m’efforce de ne pas être injurieuse à son égard (juste un peu dure, mais pas d’injure).

    Ce que je lui reproche simplement, outre les traditionnelles *mauvaise foi / lecture orientée et sélective* qui sont le lot de tous dans un débat (moi comme les autres, hein), c’est de ne jamais, jamais, jamais, prendre le temps de considérer pour ce qu’ils sont les arguments qui l’éloigneraient, pour être compris, de sa vision du monde.
    Il ne me semble pas qu’il accepte d’interroger cela : sa vision du monde, car ce sont des visions du monde qui sous-tendent nos prises de position respectives. C’est peut-être pas assez pragmatique, mais ça n’en demeure pas moins fondamental.

    (Quant à moi, je suis bien obligée de remettre en cause régulièrement ma vision du monde, parce qu’elle est tellement minoritaire et fragile et en construction)

    Répondre
  118. ko
    ko dit :

    Ah, mais loin de moi l’idée de vouloir "supprimer" anta d’ici ou d’ailleurs. C’est en effet un contradicteur civilisé et argumenté (ce qui est rare chez les "trolls"libéraux que l’on croise habituellement sur les blogs de gôôôchisse). C’est aussi pourquoi je m’efforce de ne pas être injurieuse à son égard (juste un peu dure, mais pas d’injure).

    Ce que je lui reproche simplement, outre les traditionnelles *mauvaise foi / lecture orientée et sélective* qui sont le lot de tous dans un débat (moi comme les autres, hein), c’est de ne jamais, jamais, jamais, prendre le temps de considérer pour ce qu’ils sont les arguments qui l’éloigneraient, pour être compris, de sa vision du monde.
    Il ne me semble pas qu’il accepte d’interroger cela : sa vision du monde, car ce sont des visions du monde qui sous-tendent nos prises de position respectives. C’est peut-être pas assez pragmatique, mais ça n’en demeure pas moins fondamental.

    (Quant à moi, je suis bien obligée de remettre en cause régulièrement ma vision du monde, parce qu’elle est tellement minoritaire et fragile et en construction)

    Répondre
  119. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Anta est il le monsieur Antar sans en avoir l’air? 😎

    Les gens qui se croient du bon coté du manche sont toujours d’accord pour voir la situation des autres empirer, se dégrader si ca peut leur apporter quelque chose puisque dans leur façon de voir le monde ils se prennent pour des élus et n’ont que mépris pour les gens qui n’ont pas le statut qu’ils s’imaginent avoir.

    Anta est t il prêt à faire sa journée de travail entre minuit et 7 heures du matin, samedi /dimanche compris pendant le temps qui lui reste avant de prendre sa retraite?

    Répondre
  120. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Anta est il le monsieur Antar sans en avoir l’air? 😎

    Les gens qui se croient du bon coté du manche sont toujours d’accord pour voir la situation des autres empirer, se dégrader si ca peut leur apporter quelque chose puisque dans leur façon de voir le monde ils se prennent pour des élus et n’ont que mépris pour les gens qui n’ont pas le statut qu’ils s’imaginent avoir.

    Anta est t il prêt à faire sa journée de travail entre minuit et 7 heures du matin, samedi /dimanche compris pendant le temps qui lui reste avant de prendre sa retraite?

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  121. chris
    chris dit :

    Ce pauvre Anta soumis au lynchage de la pensée unique disons majoritaire !

    Peut etre un probleme de relationnel apres tout ,tres frequent aujourd’hui …on sait ecrire sur un forum mais on sait point entamer un bavardage avec un inconnu ,intraverti ou extraverti comme disent les sociotoubibs …..

    De nos jours adresser la parole a un inconnu tient de l’agression ressentie au premier abord ,je vous parle pas lorsqu’il s’agit d’une femme …..

    Une des problematiques dans mon metier d’ailleurs ,comment avoir l’air serieux pour pouvoir communiquer professionnellement avec la gente feminine …message subliminal etant moi pas draguer ,moi juste parler ,hein …..

    Une des souffrances ressenties par les caissieres etant justement cette indifference du client presse ……pas une excuse ca cher Anta ,l’emploi du temps ,vous repondez bien au telephone ,non …..

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  122. mc
    mc dit :

    C’est aussi ça qui est en jeu: à force de supprimer tous ces petits instants de rencontre à minima (épicière, facteur, pompiste) on devient atrophié du contact humain, on finit par le craindre, on devient maladroit, du coup on a des expériences négatives qui renforcent notre crainte de l’inconnu.

    Dans la vie privée, on cesse d’apprécier le contact, la rencontre, chacun sa salle de bain, lits jumeaux, chambre à part, on glisse tout doucement vers la solitude. Les enfants ont chacun leur chambre, les portions individuelles et le micro-onde permettent de manger chacun son menu.

    C’est comme le goût des fraises, quand on est habitué à son absence, on n’en souffre plus.

    Moi, je dis toujours un pti mot aux caissières. Bon, pas trop long, je continue à ramasser mes courses pendant que je parle, Anta est peut-être juste derrière moi en train de s’agacer.

    Tiens justement, faut toujours se presser de rassembler son barda, on peut pas ranger tranquillement, des fois on a l’impression qu’on est l’employée payée aux pièces au lieu d’être une cliente. Même la carte bleue, c’est nous qu’on la met et qu’on la retire. Et maintenant, la totale, les caisses automatiques, manquait plus que ça!

    C’est aussi pour ça, je crois, que j’y vais de moins en moins. Le marché pour les légumes et les fruits, Artisans du Monde pour le café équitable, la coop bio pour les céréales et les légumes secs, de la viande moins souvent mais de la vraie. Me suis acheté un pti bouquin "Manger bio c’est pas du luxe", qui explique comment manger bio, bien, et pas plus cher (je résume, moins de viande, plus de légumes secs, et des produits plus nutritifs parce que de qualité.).

    Et en prime, j’ai le sourire de la crémière.

    Répondre
  123. mc
    mc dit :

    "il regarde attentivement les étiquettes pour savoir sur quel produit il pourrait se faire le plus de com (j’ai fait un stage de vente chez Darty…)."

    Tu vois, c’est comme ça (et aussi à cause des heures sup non payées avec engueulade pour trois minutes de retard) que mon fils s’est retrouvé au chômage: élevé "honnête" (mais quelle idée j’ai eue, bon sang!) il ne supportait pas que le patron fasse pression sur lui pour qu’il refile aux clients de l’informatique surdimensionnée à leurs besoins et capacités. Il prétendait respecter le client qui lui faisait confiance!

    Dinosaure, va, diplodocus!

    Répondre
  124. mc
    mc dit :

    "il regarde attentivement les étiquettes pour savoir sur quel produit il pourrait se faire le plus de com (j’ai fait un stage de vente chez Darty…)."

    Tu vois, c’est comme ça (et aussi à cause des heures sup non payées avec engueulade pour trois minutes de retard) que mon fils s’est retrouvé au chômage: élevé "honnête" (mais quelle idée j’ai eue, bon sang!) il ne supportait pas que le patron fasse pression sur lui pour qu’il refile aux clients de l’informatique surdimensionnée à leurs besoins et capacités. Il prétendait respecter le client qui lui faisait confiance!

    Dinosaure, va, diplodocus!

    Répondre
  125. Nathalie
    Nathalie dit :

    Raaah quel cauchemar !

    Moi j’ai du bol, à la Réunion les stations-services fourmillent de petits gars souriants et serviables, d’ailleurs en général les stations sont gérées par des familles entières, musulmanes ou tamoules, et tout le monde y bosse !
    Quant aux caissières de supermarché, je crois qu’elles ont encore de beaux jours devant elles… Enfin, sur mon île…
    Heureusement, d’ailleurs, car si ces boulots-là disparaissaient, ça ferait qu’augmenter le taux faramineux de chômage (aux alentours de 40%).

    Répondre
  126. les marques
    les marques dit :

    bon, je résume …
    d’un coté y a les analystes financiers de la france qui se léve tôt, et rentre tard qui veulent pouvoir faire tout en dehors des heures de boulot de la mort qui tue pour la patrie , le profit et tout et tout … qui adooooorent la modernitude robotisée , genre digicode …
    de l’autre, y a les feignasses qui ont pas envie de corver, qui aiment pô es machines pasqu’y savent pas les utiliser ???

    juste une question … y a combien d’analystes financiers en france ??

    Répondre
  127. mc
    mc dit :

    C’est vrai que si quelqu’un rentre TROP TARD, TOUS LES SOIRS pour pouvoir faire ses courses en hyper, on comprend qu’il ait la gniare et envie de mettre au boulot tous ces salopards qui prétendent profiter de la vie.

    A quoi sert de travailler plus pour gagner plus si on peut même pas ACHETER PLUS!

    Relax, Max, fais-toi analyste financier de ton budget, et réfléchis bien si ça vaut la peine de continuer à travailler comme çà pour en profiter si peu. Heureusement qu’il y a les blogs des copines. Je suis pas sûre que ce soit réciproque, mais je t’aime bien, finalement.

    Répondre
  128. mc
    mc dit :

    C’est vrai que si quelqu’un rentre TROP TARD, TOUS LES SOIRS pour pouvoir faire ses courses en hyper, on comprend qu’il ait la gniare et envie de mettre au boulot tous ces salopards qui prétendent profiter de la vie.

    A quoi sert de travailler plus pour gagner plus si on peut même pas ACHETER PLUS!

    Relax, Max, fais-toi analyste financier de ton budget, et réfléchis bien si ça vaut la peine de continuer à travailler comme çà pour en profiter si peu. Heureusement qu’il y a les blogs des copines. Je suis pas sûre que ce soit réciproque, mais je t’aime bien, finalement.

    Répondre
  129. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Une AMAP dans le Gers?!?

    Ceci dit, c’est pas mal vrai ce que tu dis. Dans 10 jours, je vais vivre dans une maison au milieu de nulle part : même pour une baguette, il faudra prendre la caisse. Le vélo?!?! Mouhahahaha, c’est un truc de Landais, ça. Ici, ça ne le fait pas vraiment le vélo!

    J’aurais bien voulu resté au bled, mais les proprios se sont montés le bourrichon avec les histoires de flambée immobilière et ont raté l’épisode du krash!

    Répondre
  130. Agaagla
    Agaagla dit :

    juste une réaction : faut pas croire que dans le Gers tout est à pied !!! si je veux aller dans une ville avec un peu plus de commerces et services que boulangerie café poste (j’exagère, j’ai un supermarché pas loin… mais ça ne fait pas tout !) donc si je veux aller nager à la piscine, ou aller voir un docteur (spécialiste) par exemple, c’est 45 min en voiture. La gare, pareil, + 1h20 au moins pour arriver à Toulouse. Les commerces sont tous fermés le lundi, parfois aussi le samedi (si, si). Entre midi et trois heures : rien. Si, un kebab, c’est pas mal. D’t’façon y a pas de clients ils ferment tous les uns après les autres. Bref. Je me plains pas, j’arrive à vivre. Mais il faut avoir du temps, s’organiser, être patient (10 jours pour récupérer une cartouche pour l’imprimante, heureusement que je peux imprimer au boulot.)

    Vivre autrement, ça demande d’y penser, de l’accepter, de le vouloir. J’ai enfin trouvé une AMAP, bien contente, et sinon merci les assos qui organisent cours de danse, concerts, théâtre et compagnie pour "mettre un peu de vie dans ce trou"…

    Répondre
  131. mc
    mc dit :

    C’est même le contraire: essayez d’habiter à la campagne sans avoir de bagnole, vous m’en direz des nouvelles. Ya pas que le Gers!!! Ailleurs aussi, tout fermé le lundi, fermé entre midi et 14, voire 16 heures, le facteur qui se trompe dans ses distributions parce qu’il change tout le temps et qu’il veut pas finir nuit tombée, la poste qu’a des horaires rétrécis, le train qui passe seulement aux heures de pointe, pour nous emmener au boulot si on a un boulot avec des horaires 9/17, et, pour prendre ce train, un bus deux fois par jour.

    On s’en fout, on a les pti zoizeaux qui chantent même le dimanche, la nuit c’est la chouette et le renard. Mais on veut bien décroisser quand même, on a le sens civique.

    Répondre
  132. harmakhis
    harmakhis dit :

    idem concernant mon coin, tres proche de paris
    de moins en moins de trains pour aller bosser, de moins en moins de cars pour se rendre à la gare, et les horaires également limitées au 9/17, bref ça ne tient pas compte des contraintes actuelles, alors pour bosser plus….pour gagner rien faut pas trop y compter
    il faudrait deja que les gentils patrons cessent d’aller s’empiler sur paris pour faire beau sur la carte de visite, deja qu’il y’a plus de place, ça emmerderait moins le monde et ça ferait moins de trajet, y’a des millions de km² en france ou y’a rien et ou les loyers sont moins chers, les gens aussi occasionnellement….
    hurlons surtout de rire sur les politiques qui n’ont aucun moyen d’agir sur l’economie et obliger les entreprises a embaucher, ce ne sont que des pantins qui font style de…depuis quand les actionnaires auraient envie de jouer le jeu?
    poudre aux yeux, pour embobiner le peuple, qui ferait bien de se reveiller et reprendre les rennes d’un pouvoir qui les méprises !

    Répondre
  133. harmakhis
    harmakhis dit :

    idem concernant mon coin, tres proche de paris
    de moins en moins de trains pour aller bosser, de moins en moins de cars pour se rendre à la gare, et les horaires également limitées au 9/17, bref ça ne tient pas compte des contraintes actuelles, alors pour bosser plus….pour gagner rien faut pas trop y compter
    il faudrait deja que les gentils patrons cessent d’aller s’empiler sur paris pour faire beau sur la carte de visite, deja qu’il y’a plus de place, ça emmerderait moins le monde et ça ferait moins de trajet, y’a des millions de km² en france ou y’a rien et ou les loyers sont moins chers, les gens aussi occasionnellement….
    hurlons surtout de rire sur les politiques qui n’ont aucun moyen d’agir sur l’economie et obliger les entreprises a embaucher, ce ne sont que des pantins qui font style de…depuis quand les actionnaires auraient envie de jouer le jeu?
    poudre aux yeux, pour embobiner le peuple, qui ferait bien de se reveiller et reprendre les rennes d’un pouvoir qui les méprises !

    Répondre
  134. Henry Kanaan
    Henry Kanaan dit :

    Des analystes financiers qui ont failli vendre des robots menagers sur-dimensionnés chez Darty ça doit pas être
    commun.
    Moi qui croyait qu’avec mon BEP force de viande je pouvais postuler, on m’enlève mes dernieres illusions que j’essayais de retenir pour avoir l’air d’être motivé à mes entretiens d’embauche.

    Répondre
  135. Henry Kanaan
    Henry Kanaan dit :

    Des analystes financiers qui ont failli vendre des robots menagers sur-dimensionnés chez Darty ça doit pas être
    commun.
    Moi qui croyait qu’avec mon BEP force de viande je pouvais postuler, on m’enlève mes dernieres illusions que j’essayais de retenir pour avoir l’air d’être motivé à mes entretiens d’embauche.

    Répondre
  136. mc
    mc dit :

    "même pour une baguette, il faudra prendre la caisse":

    Alors là, vu qu’une baguette passe pas la demi-journée, va falloir le gagner, ton pain, au prix du pétrole!

    Je te propose mon truc: du pain bio au levain, que tu enveloppes soigneusement après chaque usage, et que tu gardes dans un endroit pas trop sec. Nous, on l’achète au marché le samedi matin, et on le conserve une semaine. Maintenant, la baguette, on la trouve pâteuse et pas très nourrissante, un peu chamallow sans sucre.

    Répondre
  137. mc
    mc dit :

    "même pour une baguette, il faudra prendre la caisse":

    Alors là, vu qu’une baguette passe pas la demi-journée, va falloir le gagner, ton pain, au prix du pétrole!

    Je te propose mon truc: du pain bio au levain, que tu enveloppes soigneusement après chaque usage, et que tu gardes dans un endroit pas trop sec. Nous, on l’achète au marché le samedi matin, et on le conserve une semaine. Maintenant, la baguette, on la trouve pâteuse et pas très nourrissante, un peu chamallow sans sucre.

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  138. ko
    ko dit :

    Un bon pain qui fait la semaine, c’est bon et chouette, mais de temps en temps, une bonne baguette qui croustille, avec la croûte dorée, pour se damner de plaisir en croquant le croûton et faire des mouillettes au beurre salé pour tremper dans un oeuf coque… miam.

    Répondre
  139. mc
    mc dit :

    Hélas, moi qui suis si souvent d’accord avec toi…les boulangers médiocres m’ont fait passer le goût de la baguette. C’est comme les pêches et les abricots cueillis verts, ou les prunes dont le noyau reste pris dans un magma acide.

    Répondre
  140. mc
    mc dit :

    Hélas, moi qui suis si souvent d’accord avec toi…les boulangers médiocres m’ont fait passer le goût de la baguette. C’est comme les pêches et les abricots cueillis verts, ou les prunes dont le noyau reste pris dans un magma acide.

    Répondre
  141. ko
    ko dit :

    Ah, les vrais fruits d’été, on en trouve encore, mais c’est comme une bonne baguette (bien lourde et dorée), c’est extrêmement rare. Les fruits, je vais les chercher au village chez mamie (miam, les chasselas au bon goût de miel…).
    Ceci dit, chez l’épicier marocain du pied de l’immeuble parisien où j’ai vécu quelque temps, il y avait des fruits d’été mûrs et goûteux, et un jour où je l’en félicitais, il m’avait expliqué qu’un cousin allait les chercher chez un maraîcher.

    Le mieux reste encore d’avoir ce qu’il faut dans son jardin. Agnès, ton nouveau chez-toi compense-t-il son isolement par un environnement permettant la cueillette ?

    Répondre
  142. ko
    ko dit :

    Ah, les vrais fruits d’été, on en trouve encore, mais c’est comme une bonne baguette (bien lourde et dorée), c’est extrêmement rare. Les fruits, je vais les chercher au village chez mamie (miam, les chasselas au bon goût de miel…).
    Ceci dit, chez l’épicier marocain du pied de l’immeuble parisien où j’ai vécu quelque temps, il y avait des fruits d’été mûrs et goûteux, et un jour où je l’en félicitais, il m’avait expliqué qu’un cousin allait les chercher chez un maraîcher.

    Le mieux reste encore d’avoir ce qu’il faut dans son jardin. Agnès, ton nouveau chez-toi compense-t-il son isolement par un environnement permettant la cueillette ?

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  143. samourai_king
    samourai_king dit :

    OU SONT LES REGLES DE LA NOUVELLE MOUDAWANA ??
    L’histoire que je vais vous raconter aujourd’hui, vous paraîtra un peu bizarre, il s’agit de mon propre père, un père qui ne connaît que la haine et la vengeance, …
    Depuis mon enfance, j’ai vécu dans la terreur, la peur, ni moi ni mes frères n’avions le droit à la parole, devant nos yeux, ma mère recevait les injures et coups, le pire des tortures, on vivait dans une prison, le rôle de ma mère était de travailler et à chaque fin de mois, elle devait déposer sa paie entre les mains de mon père, la meilleure c’est qu’il la menaçait avec un chèque à blanc, qu’elle avait signé de force. Cela a duré 35 ans. Ni moi ni mes frères n’avions vécu comme les autres enfants, …
    Un jour, ma mère avait reçu une grosse prime de la société où elle travaillait, mon père décida de créer une société d’informatique, la création du Registre de Commerce ainsi que les papiers concernant la dite société, était tous en mon nom, ma formation d’ingénieur informatique était un sérieux appui pour lui, j’étais très contente, enfin, mon rêve se réalisait, mon avenir professionnel, je ne savais pas que le pire m’attendait : Avoir tous les impôts et problèmes financiers sur le dos, chaque fois, il venait prendre tout l’argent gagné, quand je lui disais qu’il fallait payer par exemple les fournisseurs, le matériel,… Il me répondait : Après ! Que ce n’était pas mon problème. Pour élargir ces projets, le même sort se reproduit avec mon frère, la création d’une téléboutique, les papiers et les problèmes au nom de mon frère, et tous les gains étaient pour mon père.
    Jusqu’au jour où le pire arrive, d’abord il commence par mettre mon frère dehors, ensuite ma petite sœur, le petit chouchou de ma mère, parce qu’elle lui avait crié : Ne mets pas mon frère dehors !!! Quel courage !!
    Imaginez avec moi, une fille de 19 ans qui est mise à la porte par son propre père en pleine nuit !
    Par la suite, notre tour est arrivé, il nous a tous jeté dehors, il en avait marre de nous tous, il fallait qu’il cherche une nouvelle proie, pour se remarier, c’était une femme de 21 ans et bien sûr, donner naissance à une petite fille …
    L’essentiel dans tous ça, est que tous ce que ma mère avait construit par son propre argent étaient mis au nom de mon père (Villa, société, téléboutique, cabanon,…) nous sortîmes sans rien, main devant, main derrière. La seule chose qui restait était le travail de ma mère, c’est ce qui nous a sauvé, dieu merci, le crédit pris pour l’achat d’un studio afin de nous réunir pour le meilleur et le pire. En ce qui me concerne, je travaillais dans des sociétés pour aider ma mère, il nous suivait partout, jusqu’à même se présenter à l’une des sociétés pour leur déclarer qu’il était mon ancien patron, à qui j’ai volé de l’argent. Que feriez-vous à leur place ? Tout le monde avait peur, et on me connaît à peine, la plupart du temps, je me retirais sans salaire, sans même leur expliquer que c’est mon père, j’avais honte de lui, j’ai perdu espoir et décider de rester à la maison, plus jamais mettre les pieds dehors… Eventuellement, le même sort pour les autres, ma petite sœur avait rejoint un centre d’appel, elle nous aidait de son coté, mon père s’est présenté à ce dernier, le directeur a convoqué ma petite sœur, en lui déclarant qu’il ne voulait pas de problème puis l’a mise à la porte.

    Aujourd’hui, cela fait 10 ans que notre dossier traîne dans les tribunaux sans aucun résultat, au contraire, la loi est avec lui, le verdict prononcé était : « ABANDON DE FAMILLE » , 2 mois de sursis et 600 DHS d’amende, pourquoi ? Alors que c’est grâce à ma mère, que nous avions enfin un toit, elle s’est battue de toutes ces forces pour subvenir à nos besoins.

    Dernièrement, par l’intermédiaire des voisins, nous avons su que mon père était très malade, atteint d’hépatite C, cela nous a fait mal au cœur, ma mère nous avait dit que malgré tout, c’est votre père, on est parti le voir, il nous a déclaré qu’il avait vendu ma propre société afin de payer les piqûres et soins de cette maladie. Pour nous, dieu merci, il avait complètement changé, d’une gentillesse inimaginable, c’était l’essentiel ! On avait vite oublié tous ce qu’on avait enduré ! L’important pour nous, c’était la guérison de mon père…
    Plusieurs mois passèrent, entre la mort et l’espoir de vivre, finalement, le dernier test, a affirmé qu’il était complètement guéri.
    Par la suite, il commença à venir chez nous à la maison, petit à petit, nous proposa de nous réunir de nouveau avec lui et que ma mère devait stopper l’hémorragie du tribunal.
    Il nous fallait convaincre notre mère, parce qu’il nous avait proposé de vendre la villa et de nous faire chacun un projet, nous étions très contents, pour nous c’était un nouvel espoir de renaître à nouveau, et aussi, l’idée de revivre une vie familiale en paix,
    Néanmoins, on ne savait pas que le mal personnifié allait refaire surface et que nous allions retombé dans son piège, d’abord, il nous signala (moi, mon frère et mes 2 sœurs) qu’il allait déclaré au juge que tous les biens lui appartenaient et jamais, il ne reviendrait sur ses déclarations, que voulait dire tous ça, ma mère doit se retirer du tribunal, Quelle arnaque !!! Où est notre conscience ? Nous taire et laisser ma mère seule, ou combattre avec elle, c’était la moindre des choses à faire pour elle, sans elle, dieu seul sait, ce qui nous attendait ! Mais, hamdolillah elle était là pour nous, elle nous a soutenue et nous soutient jusqu’à présent… !
    Pour mon père, le tribunal n’avait plus besoin du témoignage des enfants, ce qui l’a incité à se métamorphoser, d’une gentillesse exagérée à une méchanceté absolue, le maudit passé rejailli du fond des ténèbres, nous étions devenus à nouveau sa bête noire,…
    Néanmoins, devant la volonté du dieu tout puissant et la persistance de notre avocat, le juge décide finalement de nous convoquer pour témoignage.

    Le 28/01/2008, nous nous sommes présentés comme témoins devant un juge qui s’est moqué de nous, tout en nous posant des questions qui n’ont rien à voir avec la réalité, avez vous déjà vu un juge qui se moque des gens et qui rit avec l’autre partie (mon père et son avocat) ???

    A notre place que feriez-vous ? Nous avons tout perdu et jusqu’à aujourd’hui, nous sommes tous sans travail, à la charge de notre mère ?? Dieu seul sait que nous vivons dans la terreur et l’inquiétude, aujourd’hui j’ai 40 ans sans travail et la plus petite a fait ses 30 ans, le même sort pour les autres ni job ni futur,….
    Comme suite à notre histoire, le tribunal a délibéré le 04 Mars 2008 à 09hs00 du matin, et voilà les déclarations du juge : Mon père doit verser un montant de 43.000 DHS pour le divorce (Talak Achikkak) et un loyer de 1.000 DHS pour une durée de 3 mois, s’il ne verse pas ce montant, alors le dossier sera clos : Pas de divorce, pas d’argent. Ma mère devra encore recommencer tout, afin d’obtenir son divorce…… Comment faire, alors qu’aujourd’hui, on n’a plus d’argent pour toutes ses étapes……..
    Que pensez vous de tous ça ? Tout appartient à ma mère et voilà ce qu’elle a gagné durant 35 ans de mariage, de corvées, de tortures, et durant 10 ans de tribunaux, vraiment ce n’est pas juste, et dire que la Mouddawana a été modifié, où sont ces articles qui défendent les droits de la femme ? Où est la conscience des gens responsables qui ont levé la main droite au nom du tout puissant et du coran pour faire respecter le droit…. ? Rien de tout ça !

    JE PRIE DIEU DE FAIRE PARVENIR NOTRE DOSSIER À SA MAJESTE LE ROI MOHAMED 6 QUE DIEU LE GLORIFIE,
    MAJESTE, NOUS T’IMPLORONS DE NOUS AIDER ! NOUS VOULONS JUSTE NOTRE DROIT NI PLUS NI MOINS.

    Aidez nous à trouver une solution !

    Email. : samourai_king@hotmail.fr

    Répondre
  144. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Cette éviction progressive des gens de la sphère économique et donc du droit à l’existence tel qu’il est écrit dans notre société productiviste est intimement liée à mon parcours et donc à mon engagement. Petit à petit, on fait disparaître le travail non pas pour améliorer la vie des gens, mais juste pour gonfler les profits de quelques uns. Et ensuite, on stigmatise les victimes de ce processus d’éviction, jusqu’à ce qu’elles en paraissent responsables, jusqu’à ce que l’on trouve normal qu’elles n’aient plus les moyens d’assurer leur survie, jusqu’à ce que leur survie n’importe plus à personne.

    Bon d’accord, ce n’est pas super rieur comme vision des choses, mais va peut-être falloir que nous mettions notre museau jusqu’au fond du tas de merde pour comprendre qu’il va falloir se battre si on souhaite encore avoir des lendemains rieurs.

    Et c’est tout.

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