On achève bien les chevaux

Travail, famille travail, patrie identité nationale… Au boulot, les faignasses! De gré ou de force… mais surtout de force, quand les demi-salaires au rabais ne permettent même plus de survivre dignement.
Pour distraire les travailleurs pauvres (et accessoirement enfler leurs rangs), on casse du chômeur, le bon vieux sport national!

Ainsi donc, les sanction pleuvent dru sur le dos bien large des chômeurs ces derniers temps.

Ce n’est pas moi qui le dit, mais Les Echos, repris par le Nouvels Obs :

Le taux de sanction sur les dossiers suspects atteint désormais 57% contre 18% précédemment, selon Les Echos. Toutefois, la proportion de chômeurs pénalisés reste néanmoins infime (2%) au regard du 1,7 million d’individus indemnisés par l’assurance-chômage, note le journal.
Ces sanctions "à la fois plus justes et plus fréquentes" sont le fruit de la réforme du contrôle des chômeurs qui a été mise en œuvre le 2 août 2005, commente le quotidien économique.

Là, on a l’impression que c’est juste parce que les contrôles sont plus efficaces contre ces lanternes de tire-au-flanc de parasites de chômeurs, non?
Dans les faits, c’est juste parce que la radiation est devenue l’arme ultime pour faire baisser les chiffres du chômage et à ce jeu, tous les coups sont bons, comme la fameuse radiation pour non réponse à une convocation jamais envoyée!

Et pendant ce temps, l’UNEDIC pavoise d’avoir rééquilibré ces comptes!
Étrangement, cela se passe pile poil au moment où l’on doit réformer le marché du travail. On voit bien le plan : profiter de la pseudo-embellie financière (Avec près de 50% de chômeurs non indemnisés, souvent les plus fragiles et précaires!, et les autres l’étant essentiellement pour un montant se situant autour du seuil de pauvreté!, fastoche, les jolis comptes!) pour décider vite fait un allégement des cotisations (patronales, le plus souvent!) et s’empresser de jouer les pleureuses au moindre retournement de conjoncture pour proposer de durcir encore plus les conditions d’accès à l’indemnisation.

Au final, l’UNEDIC va devenir une coquille creuse qui n’encaissera et ne redistribura plus rien, si ce n’est les mauvais coups pour forcer les gens à bosser à des tarifs indigents dans des conditions du Tiers-Monde!

Champagne pour le MEDEF! Et bonnes vacances, petit travailleur : la rentrée risque de se faire à sec, cette année!

58 réponses
  1. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Même si l’entretien débouche sur une embauche, le fait est qu’on lui doit ses 8 mois de chômage et qu’il ne pouvait être radié pour non présentation à une convocation, vu qu’il avait un motif réel et sérieux de ne pas y aller. Il faut récupérer ce qui lui est dû!

    Répondre
  2. Winny
    Winny dit :

    De la part de l’ANPE, j’ai eu personnellement la dose de mauvaise foi et de nouvelles consignes. Mon dossier devais etre transfere a l’APEC et ne la jamais ete durant ma periode de chomage, mais mieux j’ai recu une convocation de l’ANPE alors que je m’attendais a etre convoquee par l’APEC pour une date anterieur a la date de la lettre… Ils font tres fort non?

    Une lectrice de ton blog depuis tres longtemps qui ne s’etait jamais manifestee…

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  3. Winny
    Winny dit :

    De la part de l’ANPE, j’ai eu personnellement la dose de mauvaise foi et de nouvelles consignes. Mon dossier devais etre transfere a l’APEC et ne la jamais ete durant ma periode de chomage, mais mieux j’ai recu une convocation de l’ANPE alors que je m’attendais a etre convoquee par l’APEC pour une date anterieur a la date de la lettre… Ils font tres fort non?

    Une lectrice de ton blog depuis tres longtemps qui ne s’etait jamais manifestee…

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  4. Gastiflex
    Gastiflex dit :

    J’ai appris ce matin au JT de France 2 que mes deux potes qui avaient été radiés pour non présentation à un entretien s’appelaient tout simplement des "fraudeurs".
    "comme la fameuse radiation pour non réponse à une convocation jamais envoyée!"
    A noter que l’un des deux a reçu la convocation… après la date de l’entretien !

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  5. eva_bien
    eva_bien dit :

    Dans le même ordre d’idée…ma fille et son compagnon..1enfant, lui au chômage depuis 8mois,pas d’allocations, suite à un embrouillamini comme seuls les ASSEDIC savent faire, elle un mi-temps….finalement, il reçoit courrier lui confirmant ses droits (pas encore le paiement, hein!).Entretemps, lui, décroche un entretien d’embauche, tout seul, à la force du poignet et une convocation de l’ANPE, pour le même jour.Il prévient donc qu’il ne peut s’y rendre.Au final, il est donc radié et n’a jamais perçu un centimes pour ses 8 mois de chômage!!!! Heureusement que cet entretien a débouché sur un CDI……..

    Répondre
  6. eva_bien
    eva_bien dit :

    Dans le même ordre d’idée…ma fille et son compagnon..1enfant, lui au chômage depuis 8mois,pas d’allocations, suite à un embrouillamini comme seuls les ASSEDIC savent faire, elle un mi-temps….finalement, il reçoit courrier lui confirmant ses droits (pas encore le paiement, hein!).Entretemps, lui, décroche un entretien d’embauche, tout seul, à la force du poignet et une convocation de l’ANPE, pour le même jour.Il prévient donc qu’il ne peut s’y rendre.Au final, il est donc radié et n’a jamais perçu un centimes pour ses 8 mois de chômage!!!! Heureusement que cet entretien a débouché sur un CDI……..

    Répondre
  7. ragnvald
    ragnvald dit :

    Nostalgie! Je repasse par ici, bien que j’ai décidé de décrocher de tout ça, tellement ça m’écoeure…
    Mais enfin, avant de redisparaître, je voudrais laisser un petit mot.
    J’ai travaillé en CDD de 10 mois (plus de 50 ans) non reconductible dans une bibli universitaire en temps partiel à 70%.
    A la fin du contrat, bye bye! Il m’a fallu réclamer la feuille jaune, car ils avaient… oublié de me l’envoyer. Je me suis fait iech longtemps car sur la feuille jaune, on avait… oublié de noter le nombre d’heures (et s’étaient plantés (?) car ils avaient compté sur 35, alors que c’était sur 36, mais z’ont rien voulu savoir…).
    Enfin, tout étant réglé, je reçois l’avis des Assédic: comme j’avais travaillé majoritairement dans le public (mon précédent contrat était un CES de six mois dans le même établissement), c’est au public, donc à l’Université de m’indemniser. M’indemniser de quoi, vu que c’était un CDD? J’avais pourtant bien cotisé pour les Assédic…
    Alors, dans un grand mouvement de générosité, j’ai déchiré l’avis des Ass et l’ai jeté à la poubelle; je n’aurai plus affaire à ces… innommables.
    Je préfère m’en remettre à la grâce de… quoi que ce soit.

    Je vais faire plaisir à quelqu’un en affirmant que cette France-là, je ne l’aime plus et je la renie; mais, par générosité, sans doute, je n’irai pas jusqu’à la maudire.
    Il est juste question que je la quitte, sans nourrir aucune illusion sur l’ailleurs, et sur ce qui peut m’attendre à 57 ans. Mais…

    partir, c’est revivre un peu.

    Répondre
  8. ragnvald
    ragnvald dit :

    Nostalgie! Je repasse par ici, bien que j’ai décidé de décrocher de tout ça, tellement ça m’écoeure…
    Mais enfin, avant de redisparaître, je voudrais laisser un petit mot.
    J’ai travaillé en CDD de 10 mois (plus de 50 ans) non reconductible dans une bibli universitaire en temps partiel à 70%.
    A la fin du contrat, bye bye! Il m’a fallu réclamer la feuille jaune, car ils avaient… oublié de me l’envoyer. Je me suis fait iech longtemps car sur la feuille jaune, on avait… oublié de noter le nombre d’heures (et s’étaient plantés (?) car ils avaient compté sur 35, alors que c’était sur 36, mais z’ont rien voulu savoir…).
    Enfin, tout étant réglé, je reçois l’avis des Assédic: comme j’avais travaillé majoritairement dans le public (mon précédent contrat était un CES de six mois dans le même établissement), c’est au public, donc à l’Université de m’indemniser. M’indemniser de quoi, vu que c’était un CDD? J’avais pourtant bien cotisé pour les Assédic…
    Alors, dans un grand mouvement de générosité, j’ai déchiré l’avis des Ass et l’ai jeté à la poubelle; je n’aurai plus affaire à ces… innommables.
    Je préfère m’en remettre à la grâce de… quoi que ce soit.

    Je vais faire plaisir à quelqu’un en affirmant que cette France-là, je ne l’aime plus et je la renie; mais, par générosité, sans doute, je n’irai pas jusqu’à la maudire.
    Il est juste question que je la quitte, sans nourrir aucune illusion sur l’ailleurs, et sur ce qui peut m’attendre à 57 ans. Mais…

    partir, c’est revivre un peu.

    Répondre
  9. GeoTrouvetout
    GeoTrouvetout dit :

    Hier, un documentaire sur Arte a fait écho à l’actualité des chômeurs français.
    Le documentaire portait sur le mouvement Hippy, dans les années 70, dans les pays d’Europe de l’est… Autant dire qu’ils collaient pas avec le modèle social dominant.

    La Stasi les arrêtait régulièrement car ils étaient considérés comme des parasites, simplement parce qu’ils ne travaillaient pas…

    Aujourd’hui, on persécute des chômeurs en France…
    L’histoire bégaye ?

    Répondre
  10. RMS
    RMS dit :

    Il est évident qu’on aime bcp casser du sucre sur le dos des chômeurs : opposer ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas (même si une immense majorité préfèrerait travailler) est un bon moyen pour entretenir l’instabilité sur le marché de l’emploi qui garantit un rapport de forces au désavantage du salarié…

    http://toutpourlemanagement.blogspo

    Répondre
  11. Anièry
    Anièry dit :

    LA PREFERENCE POUR LE CHOMAGE
    "Le programme de Sarkozy s’est axé sur le slogan "travailler plus pour gagner plus", (…..) Il s’agissait d’un signal vers les salariés ayant un emploi stable, les "insiders" : on va vous appuyer, et non pas les "outsiders" – chômeurs et précaires -, on va vous distribuer du travail supplémentaire et du pouvoir d’achat, même s’il est pris sur ceux qui n’en n’ont pas! (….)
    Pour le comprendre, il suffit d’aller dans une petite entreprise avec, par exemple, huit salariés. Les huit employés font, ensemble, 280 heures par semaine. Il est possible de licencier l’un des employés et de donner aux sept restants 5 heures supplémentaires, ce qui remplace exactement les 35 heures du salarié licencié. Un pourcentage considérable de salariés aurait perdu leur emploi. Le partage du travail était une idée judicieuse, même si certaines de ses conséquences furent négatives.
    Que penser de l’idée inverse, de l’idéologie du partage des dépouilles d’un salarié licencié, une idéologie du "peteit navire" où l’on se partage sinon le mousse, du moins son emploi, lorsque les vivres ne sont pas au niveau désiré?"
    Pierre Dockés, Le Sarkophage, n°1, 14 juillet/14 septembre 2007
    http://lesarkophage.com/

    Répondre
  12. Anièry
    Anièry dit :

    LA PREFERENCE POUR LE CHOMAGE
    "Le programme de Sarkozy s’est axé sur le slogan "travailler plus pour gagner plus", (…..) Il s’agissait d’un signal vers les salariés ayant un emploi stable, les "insiders" : on va vous appuyer, et non pas les "outsiders" – chômeurs et précaires -, on va vous distribuer du travail supplémentaire et du pouvoir d’achat, même s’il est pris sur ceux qui n’en n’ont pas! (….)
    Pour le comprendre, il suffit d’aller dans une petite entreprise avec, par exemple, huit salariés. Les huit employés font, ensemble, 280 heures par semaine. Il est possible de licencier l’un des employés et de donner aux sept restants 5 heures supplémentaires, ce qui remplace exactement les 35 heures du salarié licencié. Un pourcentage considérable de salariés aurait perdu leur emploi. Le partage du travail était une idée judicieuse, même si certaines de ses conséquences furent négatives.
    Que penser de l’idée inverse, de l’idéologie du partage des dépouilles d’un salarié licencié, une idéologie du "peteit navire" où l’on se partage sinon le mousse, du moins son emploi, lorsque les vivres ne sont pas au niveau désiré?"
    Pierre Dockés, Le Sarkophage, n°1, 14 juillet/14 septembre 2007
    http://lesarkophage.com/

    Répondre
  13. Vincent
    Vincent dit :

    GeoTrouvetout > Aujourd’hui, on persécute des chômeurs en France… L’histoire bégaye ?

    Ou plutôt, on marche sur la tête : grâce aux énormes progrès de productivité, on est passé dans les années 60 d’un système économique dont le but était de satisfaire les besoins des gens (travailler pour vivre)… à un système qui tourne à vide, faute de besoins (travailler pour vivre). Le travail comme fin en soi et non comme moyen pour une fin.

    D’où cette pression marketing pour nous faire acheter la nouvelle camelote qui permettra aux entreprises d’avoir des débouchés, aux travaileurs d’avoir un boulot, ce qui leur permettra de touche un salaire, qui leur permettra de consommer, qui offrira aux entreprises des débouchés, GOTO 10.

    Le "problème" du chômage est très simple : pour un économiste, c’est, avec le capital, les deux ingrédients pour créer de la richesse. Et comme son nom l’indique ("économie"), le but du jeu est de produire plus avec moins de ressources. On devrait donc se réjouir de réduire la quantité de travail nécessaire pour produire, et profiter de l’aubaine pour y consacrer moins de temps.

    Mais pour cela, il faudrait enfin cesser de considérer le travail comme une obligation morale ou un moyen d’occuper les journées pour calmer les angoisses existentielles. On n’en prend vraiment pas le chemin…

    Répondre
  14. Vincent
    Vincent dit :

    GeoTrouvetout > Aujourd’hui, on persécute des chômeurs en France… L’histoire bégaye ?

    Ou plutôt, on marche sur la tête : grâce aux énormes progrès de productivité, on est passé dans les années 60 d’un système économique dont le but était de satisfaire les besoins des gens (travailler pour vivre)… à un système qui tourne à vide, faute de besoins (travailler pour vivre). Le travail comme fin en soi et non comme moyen pour une fin.

    D’où cette pression marketing pour nous faire acheter la nouvelle camelote qui permettra aux entreprises d’avoir des débouchés, aux travaileurs d’avoir un boulot, ce qui leur permettra de touche un salaire, qui leur permettra de consommer, qui offrira aux entreprises des débouchés, GOTO 10.

    Le "problème" du chômage est très simple : pour un économiste, c’est, avec le capital, les deux ingrédients pour créer de la richesse. Et comme son nom l’indique ("économie"), le but du jeu est de produire plus avec moins de ressources. On devrait donc se réjouir de réduire la quantité de travail nécessaire pour produire, et profiter de l’aubaine pour y consacrer moins de temps.

    Mais pour cela, il faudrait enfin cesser de considérer le travail comme une obligation morale ou un moyen d’occuper les journées pour calmer les angoisses existentielles. On n’en prend vraiment pas le chemin…

    Répondre
  15. Anièry
    Anièry dit :

    Pour faire plaisir aux Dupont La Joie, voici le nouveau Ministère de l’immigration et du Front National qui oblige les inspecteurs du travail à participer à la chasse aux travailleurs sans papier au lieu de protéger les salariés contre les employeurs abusifs!
    Au secours! Bereno, reviens!

    Répondre
  16. [pseudo jean-marc]
    [pseudo jean-marc] dit :

    @ ragnvald,

    Vous avez abandonné le combat mais c’est justement ce qu’ils veulent. Il faut être aussi chiant et emm*** qu’eux. Ne pas abandonner et être encore plus administratif, pointilleux qu’eux !!! Bref leur rentrer dedans sans aucun remords ni regret parce qu’ils agissent ainsi jusqu’à ce que vous abandonniez et, dans votre cas, ils ont réussi. Dommage…

    Répondre
  17. [pseudo jean-marc]
    [pseudo jean-marc] dit :

    @ ragnvald,

    Vous avez abandonné le combat mais c’est justement ce qu’ils veulent. Il faut être aussi chiant et emm*** qu’eux. Ne pas abandonner et être encore plus administratif, pointilleux qu’eux !!! Bref leur rentrer dedans sans aucun remords ni regret parce qu’ils agissent ainsi jusqu’à ce que vous abandonniez et, dans votre cas, ils ont réussi. Dommage…

    Répondre
  18. fao
    fao dit :

    pseudo jean-marc,

    Tout à fait d’accord, il faut les user, les épuiser par tous les moyens, surtout administratifs, juridiques jusqu’à ce qu’ils se désintègrent. La guérilla. Mais ne pas baisser les bras. D’autant plus que vu comme ça va, ils vont se prendre des tsunamis de partout, ils ne sauront plus où donner de la tête…ça va bouger fort. Le joli calme actuel annonce du force 10 Beaufort.

    Répondre
  19. JusteEnPassant
    JusteEnPassant dit :

    Achetez tous ce que lit le monsieur de la photo (seait-ce Mr Monolecte ?…). C’est pas du spam, c"est
    un coup de pouce pour un super canard.
    JusteEnPassant.

    Répondre
  20. JusteEnPassant
    JusteEnPassant dit :

    Achetez tous ce que lit le monsieur de la photo (seait-ce Mr Monolecte ?…). C’est pas du spam, c"est
    un coup de pouce pour un super canard.
    JusteEnPassant.

    Répondre
  21. harmakhis
    harmakhis dit :

    faut pas oublier que tout ça, c’est grace un peu à tous ceux qui ont voté pour un certain petit homme….on avait prévenu….ça n’a pas été entendu….j’attends de voir les 53% se plaindre….

    Répondre
  22. harmakhis
    harmakhis dit :

    faut pas oublier que tout ça, c’est grace un peu à tous ceux qui ont voté pour un certain petit homme….on avait prévenu….ça n’a pas été entendu….j’attends de voir les 53% se plaindre….

    Répondre
  23. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Le mal-traitement des chômeurs sous prétexte de lutte contre le chômage n’est pas une nouveauté en soit, suffit de relire mes carnets de chômage. Sarko ne fait que creuser le sillon tracé depuis des décennies par ses prédécesseurs.

    En 1990, avec un bac S et une première année de bio derrière les oreilles, l’ANPE s’est empressée de me proposer un stage d’alphabétisation dans un lieu inaccessible pour moi qui n’avait pas de voiture. Sur le coup, j’ai répondu : Cool, aller dans une association pour aider les gens qui ne savent pas lire, ça va m’aider à prendre confiance en moi. Et l’autre qui me regarde avec un air dédaigneux pour me lancer :

    • C’est pour vous le stage!
    • N’importe quoi : j’ai un bac (sans mention, certes!) et une année de fac derrière moi : j’ai prouvé que je sais lire et écrire, non?
    • Ce n’est pas mon problème : si vous n’y allez pas, vous êtes radiée.
    • Mais c’est à … et je n’ai pas de voiture!
    • Vous ferez comme les autres, vous vous débrouillerez. Mais si vous ne venez pas, vous êtes radiée.

    Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu’il ne devait pas y avoir beaucoup de monde qui arrivait à se rendre à ce stage.

    Ma période suivante, en 97-98 ne fut guère meilleure en relation avec les services qui sont pourtant censés nous aider, j’en témoigne dans Petit pot de terre.

    La période 2003-2005 fut plus facile parce que je connaissais bien mes droits (merci Actuchômage!) et que les conseillers du coin sont à l’image du reste de la population : plutôt de gauche. Du coup, les gens que j’ai pu rencontrer n’étaient dans le mood d’humilier ou de radier les autres.
    Ceci dit, comme j’en ai témoigné ici, très régulièrement, des erreurs de dossier ou d’informatique m’ont privée de mes droits et subsides et si je n’avais pas été particulièrement combative et informée, je l’aurais eu dans le fion!

    La rupture dans la continuité…

    Répondre
  24. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Le mal-traitement des chômeurs sous prétexte de lutte contre le chômage n’est pas une nouveauté en soit, suffit de relire mes carnets de chômage. Sarko ne fait que creuser le sillon tracé depuis des décennies par ses prédécesseurs.

    En 1990, avec un bac S et une première année de bio derrière les oreilles, l’ANPE s’est empressée de me proposer un stage d’alphabétisation dans un lieu inaccessible pour moi qui n’avait pas de voiture. Sur le coup, j’ai répondu : Cool, aller dans une association pour aider les gens qui ne savent pas lire, ça va m’aider à prendre confiance en moi. Et l’autre qui me regarde avec un air dédaigneux pour me lancer :

    • C’est pour vous le stage!
    • N’importe quoi : j’ai un bac (sans mention, certes!) et une année de fac derrière moi : j’ai prouvé que je sais lire et écrire, non?
    • Ce n’est pas mon problème : si vous n’y allez pas, vous êtes radiée.
    • Mais c’est à … et je n’ai pas de voiture!
    • Vous ferez comme les autres, vous vous débrouillerez. Mais si vous ne venez pas, vous êtes radiée.

    Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu’il ne devait pas y avoir beaucoup de monde qui arrivait à se rendre à ce stage.

    Ma période suivante, en 97-98 ne fut guère meilleure en relation avec les services qui sont pourtant censés nous aider, j’en témoigne dans Petit pot de terre.

    La période 2003-2005 fut plus facile parce que je connaissais bien mes droits (merci Actuchômage!) et que les conseillers du coin sont à l’image du reste de la population : plutôt de gauche. Du coup, les gens que j’ai pu rencontrer n’étaient dans le mood d’humilier ou de radier les autres.
    Ceci dit, comme j’en ai témoigné ici, très régulièrement, des erreurs de dossier ou d’informatique m’ont privée de mes droits et subsides et si je n’avais pas été particulièrement combative et informée, je l’aurais eu dans le fion!

    La rupture dans la continuité…

    Répondre
  25. harmakhis
    harmakhis dit :

    je croise les doigts pour ma part j’ai affaire a l’anpe et l’apec depuis peu et ça semble assez synchro …pour l’instant…et c’est bien de connaitre ce genre de désagréments pour etre méfiant et attentif à l’avenir

    mais il est clair que la culture du résultat et la magouille sur les chiffres réels ne fait qu’encourager les pratiques dont tu parles, d’ailleurs les personnes avec qui j’ai été en relation (les conseillers) te disent eux meme a demi mot dans un coin que ça va ieche severe….

    Répondre
  26. harmakhis
    harmakhis dit :

    je croise les doigts pour ma part j’ai affaire a l’anpe et l’apec depuis peu et ça semble assez synchro …pour l’instant…et c’est bien de connaitre ce genre de désagréments pour etre méfiant et attentif à l’avenir

    mais il est clair que la culture du résultat et la magouille sur les chiffres réels ne fait qu’encourager les pratiques dont tu parles, d’ailleurs les personnes avec qui j’ai été en relation (les conseillers) te disent eux meme a demi mot dans un coin que ça va ieche severe….

    Répondre
  27. Fanette
    Fanette dit :

    Je n’ai jamais trouvé de travail avec l’ ANPE, j’avais triple compétences :
    Graphiste maquettiste en PAO
    secrétaire de gestion
    assistante commerciale,
    le tout sans diplômes ce qui ne vous donne de droit sur aucunes annonces : le maximum que j’ai pu avoir avec l’ANPE, c’étaient des chèques bureautiques, 2 ans pour les mendier à coup de recommandés avec accusé de réception à la direction de l’ ANPE !

    Aujourd’hui, je travaille pour une société prestataire de services (je n’en connaissais pas leur existence) que j’ai découvert par hasard, je change de site mais pas de métier, ma boîte me place où elle veut tant mes compétences sont larges, et en suis bien heureuse.
    Je vais voir la directrice de l’ANPE et lui demande pourquoi je n’ai jamais été dirigée vers ces sociétés, réponse de la directrice arrogante :
    – madame, ce sont nos concurrents directs !
    J’avais envie de lui mettre un poing dans la t… : 7 ans que je merdais avec des bagages, des compétences dont leurs annonces bidons ne me correspondaient.

    Si je voulais faire une saison de serveuse j’avais droit à :
    madame, vous avez des compétences pour mieux que cela !On ne me filait pas les coordonnées des entreprises sous prétexte que si j’étais enregistrée graphiste, je ne pouvais postuler qu’à cette catégorie, mais, si tu galères, que tu as un loyer à payer, tu fais quoi ?

    Ces gens là sont incompétents, il faut les virer : ils empêchent les chomeurs de trouver un travail, ils les empêche de se former, ils les enferme dans la dépression et la non estime de soi.l’ANPE ne sert à rien ainsi faite :

    Si j’avais découvert plus tôt ces entreprises prestataires, j’aurai travaillé beaucoup plus tôt ! je suis furieuse contre eux, ce sont des fous : ce sont eux qui sont à l’origine de la très grande précarité des chomeurs en France : les chômeurs veulent travailler !

    Répondre
  28. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Fao, tu as bien fait de venir me lire en ce jour, parce que j’ai de bonnes nouvelles pour toi!

    Les assedic indemnisent tous les salariés involontairement privés l’emploi… et c’est le cas des licenciements pour faute grave. Donc, ton employeur doit te fournir la fameuse feuille jaune pour que tu puisses t’inscrire aux ASSEDIC. Il doit aussi prouver la faute. Mais tu ne peux être privé de ton indemnité de chômage et si la faute n’est pas avérée, tu dois attaquer pour récupérer ce que tu perds, à savoir ta prime de licenciement et ton préavis. Par contre, il te doit les congés payés non encore pris :

    – Le salarié peut également être licencié sur la base d’une faute grave. La jurisprudence définit la faute grave comme un fait ou un ensemble de faits commis par le salarié, en violation de ses obligations découlant de son contrat de travail, qui rendent impossible son maintien dans l’entreprise pendant la durée du préavis. C’est à l’employeur de rapporter la preuve de la gravité de la faute. Constitue par exemple une faute grave, le fait pour un salarié de se faire rembourser de faux frais de déplacements, de manquer à son obligation de réserve en dénigrant l’entreprise, accepter des pots de vin. D’autres faits peuvent encore être qualifiés de faute grave tels que : propos racistes, insultes, violence ou éthylisme pendant le temps de travail. Un salarié licencié pour faute grave ne bénéficie pas de la prime de licenciement. Par ailleurs, la période de préavis est supprimée ainsi que l’éventuelle indemnité compensatrice de préavis.

    – Le salarié peut enfin être licencié pour faute lourde. Une faute dite lourde est une faute intentionnelle. Elle suppose une intention de nuire provenant du salarié à l’égard de son employeur ou de l’entreprise. C’est à l’employeur d’en rapporter la preuve. Un salarié licencié pour faute lourde ne bénéficie pas de l’indemnité compensatrice de congés payés, de la prime de licenciement, de l’éventuelle indemnité compensatrice de préavis et engage sa responsabilité. Constituent une faute lourde : vols, détournement de fonds, divulgations d’informations confidentielles, actes de concurrence déloyale avec intention de nuire à l’employeur ou à la société.

    Répondre
  29. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Fao, tu as bien fait de venir me lire en ce jour, parce que j’ai de bonnes nouvelles pour toi!

    Les assedic indemnisent tous les salariés involontairement privés l’emploi… et c’est le cas des licenciements pour faute grave. Donc, ton employeur doit te fournir la fameuse feuille jaune pour que tu puisses t’inscrire aux ASSEDIC. Il doit aussi prouver la faute. Mais tu ne peux être privé de ton indemnité de chômage et si la faute n’est pas avérée, tu dois attaquer pour récupérer ce que tu perds, à savoir ta prime de licenciement et ton préavis. Par contre, il te doit les congés payés non encore pris :

    – Le salarié peut également être licencié sur la base d’une faute grave. La jurisprudence définit la faute grave comme un fait ou un ensemble de faits commis par le salarié, en violation de ses obligations découlant de son contrat de travail, qui rendent impossible son maintien dans l’entreprise pendant la durée du préavis. C’est à l’employeur de rapporter la preuve de la gravité de la faute. Constitue par exemple une faute grave, le fait pour un salarié de se faire rembourser de faux frais de déplacements, de manquer à son obligation de réserve en dénigrant l’entreprise, accepter des pots de vin. D’autres faits peuvent encore être qualifiés de faute grave tels que : propos racistes, insultes, violence ou éthylisme pendant le temps de travail. Un salarié licencié pour faute grave ne bénéficie pas de la prime de licenciement. Par ailleurs, la période de préavis est supprimée ainsi que l’éventuelle indemnité compensatrice de préavis.

    – Le salarié peut enfin être licencié pour faute lourde. Une faute dite lourde est une faute intentionnelle. Elle suppose une intention de nuire provenant du salarié à l’égard de son employeur ou de l’entreprise. C’est à l’employeur d’en rapporter la preuve. Un salarié licencié pour faute lourde ne bénéficie pas de l’indemnité compensatrice de congés payés, de la prime de licenciement, de l’éventuelle indemnité compensatrice de préavis et engage sa responsabilité. Constituent une faute lourde : vols, détournement de fonds, divulgations d’informations confidentielles, actes de concurrence déloyale avec intention de nuire à l’employeur ou à la société.

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  30. gp
    gp dit :

    En deux ans de chomage j’ai eue droit à… 3 propositions de postes, qui n’avaient rien à voir avec ce que je savais ou voulais faire. Par contre les conseillers anpe/assedic à qui j’ai eue à faire se sont toujours montrés sympathiques et compréhensifs, je n’étais sans doute pas dans la pire des ALE. On m’a toujours traité comme un être humain et pas comme un fraudeur parasite et feignant.

    Tant mieux pour moi, ce n’est pas le cas de tout le monde ! Ne mettons pas tous les agents anpe dans le même sac quand même.

    Répondre
  31. gp
    gp dit :

    En deux ans de chomage j’ai eue droit à… 3 propositions de postes, qui n’avaient rien à voir avec ce que je savais ou voulais faire. Par contre les conseillers anpe/assedic à qui j’ai eue à faire se sont toujours montrés sympathiques et compréhensifs, je n’étais sans doute pas dans la pire des ALE. On m’a toujours traité comme un être humain et pas comme un fraudeur parasite et feignant.

    Tant mieux pour moi, ce n’est pas le cas de tout le monde ! Ne mettons pas tous les agents anpe dans le même sac quand même.

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  32. fao
    fao dit :

    Ca y est, je suis mis à pied( le pied ? ) et bientôt licencié pour faute grave, quel honneur, je ne me savais pas si grave et conséquent dans mes fautes. Bientôt, j’aurai la légion d’honneur.
    Donc plus de salaire et pas d’assedics, sauf si référé favorable des prud’hommes. La belle vie en somme. La chaîne est rompue…
    Vive l’entreprise, l’innovation et la gestion des ressources humaines. Belle exploration ces derniers temps de l’indécrottable bêtise trop humaine.

    Il va falloir que j’investisse dans un blackberry si du trottoir je souhaite continuer à consulter les blogs, m’acheter une tente aussi…et un réchaud à gaz, à moins d’aller dans les Cévennes me fabriquer une cabane, un tipi ou une yourte avec ADSL. Les temps modernes sont très aventureux !

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  33. gp
    gp dit :

    Fao,

    Etre licencié pour faute grave n’empêche pas de prétendre à une allocation chomage (encore heureux).
    En revanche ton employeur n’a aucune indemnitées à verser, excepté le solde de des congés et ton préavis éventuel par exemple. Tu peux toujours porter l’affaire aux prud’hommes pour licenciement abusif et en obtenir après.

    Pour une "faute lourde", pas d’indemnités, ni cp, ni préavis ni rien, mais toujours le droits aux assedics.

    Répondre
  34. gp
    gp dit :

    Fao,

    Etre licencié pour faute grave n’empêche pas de prétendre à une allocation chomage (encore heureux).
    En revanche ton employeur n’a aucune indemnitées à verser, excepté le solde de des congés et ton préavis éventuel par exemple. Tu peux toujours porter l’affaire aux prud’hommes pour licenciement abusif et en obtenir après.

    Pour une "faute lourde", pas d’indemnités, ni cp, ni préavis ni rien, mais toujours le droits aux assedics.

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  35. fao
    fao dit :

    Bonjour tous,

    Merci Agnès et les autres, je suis en relation avec un avocat, un ténor du barreau( ça existe encore, faut chercher un peu), enfin un avocat normal qui sait de quoi il parle. Au début de mes problèmes, j’ai eu affaire à une avocate qui m’a facturé 1000 euros pour me conseiller une stratégie stupide sur le plan juridique et diplomatique, et me laisser en plan dès que ça demande de réfléchir, comme un chirurgien qui plante son patient en pleine opération parce que ça se complique un peu. C’est malheureux, mais pour ne pas se laisser faire, la médecine du travail, l’inspection du travail, les syndicats, ça marche pas. Donc faut raquer 1000 ou 2000 euros pour faire valoir sa défense, le ticket d’entrée à 2 ou 4 fois le RMI c’est pas négligeable pour un glandu de salarié comme moi.

    Le suspens, avec tous ses désagréments et agréments, continue… Mais, quand même, je tiens à vous dire qu’il ne faut pas se laisser faire et pas baisser les bras.

    Moi, en tout cas, je n’attends aucune autorisation ni bénédiction pour faire mes offensives. Si il faut taper, je taperai, et pas sur des faibles, mais sur des notables aux comptes grassouillets.

    Je ne vends pas la peau de l’ours avant que…

    La suite au prochain épisode

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  36. ko
    ko dit :

    Là aussi, pas mettre tout le monde dans le même tas : pour aller aux prud’hommes, sans-le-sou comme nous étions à l’époque, deux collègues et moi, nous avions quand même la possibilité de déclencher l’aide juridique (dans mon cas, liée à l’assurance de ma carte bancaire et pouvant être activée pour des conflits du travail touchant aux éléments rémunérateurs). Les deux collègues l’ont fait, ils avaient pas mal d’ancienneté et donc pas mal de brouzoufs à récupérer. Pour ma part, je me suis contentée des conseils avisés d’un syndicaliste mais néanmoins juriste, à la permanence de l’Union locale cégète du coin (16è ardt). Et ça a suffit ! (bon, le dossier était simple)
    Et je dois dire que ce gars-là, ce syndicaliste, nous a apporté bien plus que des conseils et des références : un vrai soutien, car nous morflions beaucoup dans ce conflit.

    En tout cas, bon courage à fao et à tous ceux et celles qui se trouvent dans le même cas !

    Répondre
  37. ko
    ko dit :

    Là aussi, pas mettre tout le monde dans le même tas : pour aller aux prud’hommes, sans-le-sou comme nous étions à l’époque, deux collègues et moi, nous avions quand même la possibilité de déclencher l’aide juridique (dans mon cas, liée à l’assurance de ma carte bancaire et pouvant être activée pour des conflits du travail touchant aux éléments rémunérateurs). Les deux collègues l’ont fait, ils avaient pas mal d’ancienneté et donc pas mal de brouzoufs à récupérer. Pour ma part, je me suis contentée des conseils avisés d’un syndicaliste mais néanmoins juriste, à la permanence de l’Union locale cégète du coin (16è ardt). Et ça a suffit ! (bon, le dossier était simple)
    Et je dois dire que ce gars-là, ce syndicaliste, nous a apporté bien plus que des conseils et des références : un vrai soutien, car nous morflions beaucoup dans ce conflit.

    En tout cas, bon courage à fao et à tous ceux et celles qui se trouvent dans le même cas !

    Répondre
  38. Pierre
    Pierre dit :

    @ Ragnvald

    Je confirme ce qui a été écrit plus haut. Faut pas les lâcher, l’Université doit vous payer ce qu’elle vous doit. L’Assedic a du vous envoyer une lettre de rejet, signifiant que ce n’est pas à elle de vous indemniser mais au public. J’ai été dans cette situation et j’ai été payé. Mais il faut être tenace. Ensuite il vous faudra continuer à "pointer"chaque mois auprès de votre Assedic qui transmettra à l’université qui vous a employé afin qu’elle vous paye. C’est un peu tortueux mais vous avez des droits à faire valoir. Cet argent est dans les caisses alors prenez-le!

    Bon courage!
    Et merci encore à toi Agnès!

    Répondre
  39. zab
    zab dit :

    Et bien ! Je viens de lire les commentaires. Ca ne s’arrange pas coté anpe !
    Agnès, je voulais juste te dire qu’il était super beau le mec sur la photo. C’est ton mari ?

    Répondre
  40. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Sur les mises à pied.

    Soit c’est une conservatoire, qui implique que la procédure de licenciement est en cours dès le début de la mise à pied, soit c’est une disciplinaire, de 1 mois maxi.

    Mais effectivement, c’est un vachard qui veut te punir avant de te foutre à la porte… ou alors, tu as poussé le bouchon un peu loin et tu l’a vraiment énervé.

    Ceci dit, je croyais que le licenciement pour faute grave intervenait immédiatement et rompait le contrat sur le champ…

    Répondre
  41. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Sur les mises à pied.

    Soit c’est une conservatoire, qui implique que la procédure de licenciement est en cours dès le début de la mise à pied, soit c’est une disciplinaire, de 1 mois maxi.

    Mais effectivement, c’est un vachard qui veut te punir avant de te foutre à la porte… ou alors, tu as poussé le bouchon un peu loin et tu l’a vraiment énervé.

    Ceci dit, je croyais que le licenciement pour faute grave intervenait immédiatement et rompait le contrat sur le champ…

    Répondre
  42. fao
    fao dit :

    J’ai préféré choisir moi même un avocat efficace.
    Si je dis pas d’assedics( car pas encore licencié) ni salaire pour Août, c’est que ma mise à pied est de 1 mois, ce qui est sûrement excessif. La loi dit 5 jours mini mais pas de maxi. Un référé aux prudhommes corrigera le tir ?
    Mais qu’un patron se permette une mise à pied de 1 mois pour prendre sa décision de licenciement, ça montre la perversité du bonhomme.

    Répondre
  43. Hrv
    Hrv dit :

    J’ai moi aussi voulu m’inscrire à l’anpe. Déjà, ça commence mal, vu qu’après quelques secondes la conseillère me réplique « Vous habitez chez vos parents et vous n’avez pas de travail. Et ils en pensent quoi vos parents? ». Évidemment, je n’ai pas trouvé de réponse qui ne soit pas insultante alors je n’ai rien dit. Après elle me propose une réunion pour faire le bilan de mes compétences, parce qu’avec mon diplôme (maitrise cinéma) elle ne peut pas remplir son formulaire. Je m’imagine que ce n’est qu’une réunion de quelques heures dans ma ville alors j’accepte. Elle se débrouille pour me faire confirmer 3 fois que je veux bien faire cette réunion, puis elle m’annonce que c’est un stage de 3 mois à une heure de train de chez moi. Bonne journée, au suivant. Deux jours après, je leur écrit que je ne veux pas consacrer 3 mois à faire un stage que je ne pourrait même pas mettre sur mon CV, alors que je suis prêt à accepter n’importe quel emploi et que je n’ai même pas droit au chômage. J’ai évidemment été radié dans la semaine. Je crains que l’accueil pour le RMI soit encore pire.

    Répondre
  44. Mariano
    Mariano dit :

    à fao…
    Si la procédure de licenciement n’est pas entamée : pas licenciée, et il faudra reprendre le travail à l’issu du mois de mise à pied qui deviendrait de fait une mise à pied disciplinaire.
    Si licenciée, vous ne règlerez pas ça en référé… faudra aller "au fond"…
    Pour ce qui concerne le licenciement, "il appartient à l’employeur d’alléguer les faits sur lesquels il fonde le licenciement"… ce qui sous entend "qu’il appartient aux juges de former leur conviction" quant aux preuves apportées par l’employeur. En jugement, le défendeur apporte lui aussi des preuves… et les juges du Prud’hommes déterminent du bien fondé du licenciement (cause réelle et sérieuse) et de la "qualité" de la faute et par conséquent de la réalité des sanctions.
    Bon courage.

    Répondre
  45. Mariano
    Mariano dit :

    à fao…
    Si la procédure de licenciement n’est pas entamée : pas licenciée, et il faudra reprendre le travail à l’issu du mois de mise à pied qui deviendrait de fait une mise à pied disciplinaire.
    Si licenciée, vous ne règlerez pas ça en référé… faudra aller "au fond"…
    Pour ce qui concerne le licenciement, "il appartient à l’employeur d’alléguer les faits sur lesquels il fonde le licenciement"… ce qui sous entend "qu’il appartient aux juges de former leur conviction" quant aux preuves apportées par l’employeur. En jugement, le défendeur apporte lui aussi des preuves… et les juges du Prud’hommes déterminent du bien fondé du licenciement (cause réelle et sérieuse) et de la "qualité" de la faute et par conséquent de la réalité des sanctions.
    Bon courage.

    Répondre
  46. fao
    fao dit :

    Je suis en mise à pied conservatoire de 1 mois ce qui est excessif : zéro salaire, zéro assedics, une sorte d’apnée de revenus, l’anaérobie quoi, le truc de la noyade en lavabo. Le licenciement ne survient qu’après l’entretien préalable et donc la mise à pied conservatoire.

    Mon patron a, lui, poussé le bouchon trop loin en faisant ièch ses salariés et ses cadres sup tout en coulant la boite. Son patron de holding, un japonais, copain du dalai lama d’ailleurs, va se rendre compte qu’il a été mené en bateau( jonque ?), les coups de katana( sabre) vont voltiger et mon patron français va finir par dégommer, sa Mercedes ne le protégera pas. Le japonais est zen mais quand il s’énerve, ça dégage.

    Moi, je n’ai qu’agis conformément à mon contrat et aux procédures de ma boite.

    Répondre
  47. Vincent
    Vincent dit :

    2 par o. > Il serait temps de regarder avec insistance du cote de Trichet et ses amis psychorigides de l’inflation zero

    Trichet et ses amis ne sont pas psychorigides : ils défendent les intérêts de la caste à laquelle ils appartiennent.

    On peut penser que l’on mènerait une autre politique si l’Assemblée nationale comptait 30% de députés d’origine ouvrière : "Il en est de même à l’Assemblée nationale : 0,4% d’ouvriers et 1,8% d’employés mais 18,9% de professions libérales, 13,4% d’enseignants, 12,5% de cadres (Alternatives économiques, avril 2005)."

    Répondre
  48. Vincent
    Vincent dit :

    2 par o. > Il serait temps de regarder avec insistance du cote de Trichet et ses amis psychorigides de l’inflation zero

    Trichet et ses amis ne sont pas psychorigides : ils défendent les intérêts de la caste à laquelle ils appartiennent.

    On peut penser que l’on mènerait une autre politique si l’Assemblée nationale comptait 30% de députés d’origine ouvrière : "Il en est de même à l’Assemblée nationale : 0,4% d’ouvriers et 1,8% d’employés mais 18,9% de professions libérales, 13,4% d’enseignants, 12,5% de cadres (Alternatives économiques, avril 2005)."

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  49. citrouille
    citrouille dit :

    Bonjour à tous, j’arrive tard et ça ne fera pas avancer le schmilblick, mais tous vos commentaires me remettent en mémoire deux petites choses.
    La première, c’est un incident avec une soi-disant conseillère ANPE. En effet, éducatrice spécialisée de formation, je souhaitais à l’époque prendre des cours intensifs de Langue des Signes Française, afin de par la suite passer les concours pour entrer en école de traducteur. évidemment, les formations sont plutôt onéreuses, à 300 bornes de mon chez-moi, et durent 15jours en moyenne. J’avais un dossier béton qui aurait permis à l’ANPE de faire baisser leur statistique de façon naturelle. Mais bien sûr, à moins de vouloir entreprendre une formation de maçon ou de plombier, voire d’électricien, aucune possibilité d’aide financière, et puisque la formation se situait en dehors de leur champ géographique d’"action", aucune aide au transport. "Alors je fais comment?" me vois-je demander à cette conseillère après une bonne demi-heure de palabres limite stériles… "Il ne vous reste plus qu’à vous prostituer mademoiselle", me répond-elle, finement décomplexée…
    Autant vous dire que la porte de l’anpe a volé en éclats au moment de mon départ… Encore une fois, l’anpe a fait preuve de finesse, d’écoute, et de conseils bien avisés. C’est bien son rôle non?

    La deuxième chose, plus actuelle d’ailleurs, c’est le lien existant entre assedic et CAF… Mésaventure datant d’hier: Depuis plus de deux mois, je suis chômeuse plus indemnisée. Evidemment, pas encore droit au RMI puisque j’avais reçu des indemnités jusque là. La caf me recalcule donc mes droits au logement en fonction de ma nouvelle situation. J’ai droit au plafond, youpi! c’est ma proprio qui va être contente de voir rentrer son loyer aussi facilement!
    mais bon, ce n’est pas avec la caf que l’on vit, et je me dégote donc un job en chèque emploi service. 102h le premier mois, 32 le suivant. Et hier, je reçois un gentil courrier de la caf me disant que étant salariée, je devais donc leur rembourser un trop perçu d’allocations: résultat: 433euros à sortir, comme ça… En suisse aussi les marmottes emballent le chocolat dans le papier d’alu…
    Autant vous dire qu’il est hors de question que ces quelques 400euros sortent de chez moi (de toute façon, ils ont été posés chez ma proprio, et puis ce n’est pas avec les 32h que j’ai fait le mois dernier que je vais pouvoir cracher quoique ce soit, si ce n’est du venin…)

    Et pendant ce temps, certains sont en vacances à 33000 dollars la semaine… Ah mais pardon, c’est vrai, ils sont invités…
    Ya rien là?

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  50. mc
    mc dit :

    Fi, que c’est vilain, la jalousie!

    N(otre) S(aigneur), il travaille, lui! L’a bien le droit de prendre un peu de vacances.
    N’oublie pas, quand tu ouvres le robinet, que c’est lui qui y a mis de l’eau. Merci qui?

    Répondre
  51. citrouille
    citrouille dit :

    ah oui, c’est vrai, merci de me le rappeler…
    Et puis c’est aussi grâce à lui que nous respirons, c’est quand même lui qui a inventé le poumon non?
    vilaine et ingrate citrouille qui ose des commentaires contre Notre Sauveur…
    N’empêche, qu’il en a un paquet d’amis, entre les balades en rafiot, et les séjours en bicoque, ça fait quelques vacances plutôt sympas (même si je n’en voudrais pour rien au monde!) qui lui sont gracieusement offertes… Au fait, combien de RMI payés avec une semaine de vacances présidentielles?…

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  52. sonia
    sonia dit :

    bonjour,
    je suis prestataire je travail au sein d’une entreprise , j’ai injurié ma collégue de travail de conase qui elle aussi est prestataire et qui est au meme niveau que moi, de ce fait j’ai été licencié pour faute grave est-ce normal?

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