Présomption d’indécence

Il est toujours aussi difficile de trouver un bon titre qui parvient à raconter toute une histoire en trois mots maximum. J’avais aussi pensé à Sex and the TV ou La parité n’est pas pour demain.
Tout ça pour en venir à la fausse affaire Marie Drücker qui, pour le coup, soulève une vraie question.

La cause semble entendue, elle fait même l’unanimité : une femme journaliste qui fréquente un homme politique doit absolument se rabattre sur les chiens écrasés pour préserver l’impartialité de la presse[1]. Anne Sinclair, Béatrice Schönberg ont montré la voie : la femme journaliste qui fricote avec du politique doit s’effacer. Ceci est normal et naturel.
Donc, quand Marie Drücker se fait chopper la main dans le pot de confiture[2], l’affaire est entendue : elle doit dégager.

Soit.

Admettons.

Convenons que la proximité, voire la promiscuité nuisent à l’efficacité professionnelle.

Allons même jusqu’à admettre que la presse s’accomode mal de la connivence avec le politique.

Dans ce cas-là, que fait-on des autres?

Ben oui! Que fait-on des potes? Des amis? Des journalistes, hommes ou femmes, qui sont copains comme cochons avec des personnages politiques, tous genres et tendances confondus? De ceux qui bouffent quasiment tous les jours ensemble, qui passent leurs vacances dans le même bled, de ceux dont l’un est le parrain du fils de l’autre?
Cette proximité-là ne nuit donc pas à l’impartialité de la presse?

C’est peut-être que j’ai l’esprit un peu chagrin et que je vois le mal partout, mais je ne vois pas en quoi une saine, franche et virile camaraderie a moins d’incidence sur le jugement et les opinions d’une personne qu’une bonne grosse histoire d’amour ou de fesses!
Peut-être que l’impartialité des femmes se situe du côté de leurs ovaires, pour parler crument, alors que les hommes, eux, c’est bien connu, ont un cortex supérieur bien logé au fond de chaque testicule.

De toute manière, le fait que des couples se forment avec une telle régularité entre le corps des journalistes et celui des politiques semble indiquer que le mélange des genres commence bien avant l’oreiller. Le fond du problème est peut-être moins dans les liens qui se créent à la longue, entre des personnes qui se fréquentent jour après jour, que dans le non renouvellement de ces élites qui, à force de se cotoyer au fil des années, finissent, bien logiquement, par se reproduire ensemble!

Notes

[1] La sacro-sainte, qui devrait s’écrire avec des majuscules partout

[2] les mauvais esprits parleront peut-être de flan aux pruneaux…

35 réponses
  1. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Le copinage généralisé entre journalistes et politiques est en effet totalement intolérable, mais on peut quand même dire qu’il trouve son point culminant dans une relation de couple entre ministres et journalistes…
    Avoir les deux principaux journaux télévisés des deux principales chaînes du "service public" présentés par des "plus ou moins" conjointes de ministres en exercice, c’est top-crédibilité pour l’indépendance et l’impartialité de l’information. Ca nous ramène au bon vieux temps de l’ORTF : Ce n’est plus Monsieur le ministre qui présente le J.T., c’est Madame sa compagne
    Présenter le J.T., c’est quand même une occupation qui vaut bien les pièces jaunes, non ?

    Après on taxera de populistes ceux qui évoquent une classe politico-médiatique en tant que clan uni aux petits intérêts bien compris… Hmmm…

    Chacun est chacune fait bien entendu "c’qu’y veut avec son cul" comme dit la chanson, mais il y a des relations personnelles qui sont – ou devraient être – incompatibles avec certains postes de journalistes dont la neutralité semble une nécessaire exigence.

    Pas pour être chroniqueur au Figaro, par contre. On pourrait suggérer d’y reclasser les pécheurs et pécheresses du journalisme… Enfin, tant qu’on aura principalement des mâles hétérosexuels aux manettes dans les ministères, on aura surtout des pécheresses chez les journalistes… Encore un nouvel angle de vue pour la fameuse "parité" 😉

    A défaut, il est normal (et c’est bien la moindre des choses) que ces choses soient sues. On ne peut pas regarder d’un même oeil un journal télévisé quand on sait que celle qui le présente partage la vie d’un ministre… Non ?

  2. chris
    chris dit :

    connivences et consensus ….on retrouve la meme chose au niveau de la blogosphere !

    petits sites qui deviennent grands et se cherchent des alliances , y a meme des rencontres si affinités !

    bon ,je te concede que tant qu’ils n’ont pas le pouvoir , rien d’inquietant certes mais s’ils l’avaient un jour ,beurk !

    mais pour entrer en connivences ,faut deja avoir des affinités ,donc !

    la seule solution d’etre un journaliste impartial et independant resterait bien d’etre ..infrequentable !!!

    tiens ,je vais peut etre m"’interesser au journalisme vu sous cet angle la !

    ah ,mais je suis con ,je serais invité nulle part ,j"aurai pas de connivences !!!

    bof ,on oublie peut etre tout simplement que le lecteur ou l’auditeur a encore un cerveau pour juger et apprecier malgré les emballages ce qui a un gout de verité .

  3. JG
    JG dit :

    Il est quand même étonnant de constater que si ce fameux journal n’avait pas sorti ces photos, personne n’aurait rien dit. Quand on tape baroin/dricker sur Google, il nous sort des liens qui parlaient de l’idylle au moins de mai dernier ! Pourquoi cette madonne monte-elle sur ses grands chevaux maintenant ? Elle devait penser que tout ça allait rester confidentiel ou non dit. Les grandes dames peuvent se montrer misérables.

  4. Fred
    Fred dit :

    > faire Marie Drücker

    Pourquoi le tréma? 🙂

    drücken = imprimer
    der Drucker = imprimeur
    der Drücker = poignée (de porte)

  5. Ben
    Ben dit :

    Si je comprends bien, le soupçon qui pèse sur la journaliste, c’est que son mec cherche à l’influencer pour qu’elle favorise sa carrière ou son camp politique, et ce uniquement pendant la campagne, étant entendu, apparemment, que le reste du temps on s’en fout (hors les élections point de politique citoyens!) Alors là je pose la question: pourquoi ne serait-ce pas Barouin qui renoncerait à participer activement à la campagne présidentielle afin de protéger la carrière de sa compagne? Compagne qui par ailleurs a certainement des convictions politiques qu’une éthique journaliste sans faille (ne riez pas) l’oblige à ignorer dans l’exercice de sa noble pofession…

    Où l’on voit premièrement que les mises entre parenthèses de carrière incombent toujours, naturellement, aux femmes, et que deuxièment la polémique est absurde: elle présuppose la neutralité journalistique, ce qui est, de toute façon, une vaste blague.

  6. MC
    MC dit :

    Ce qu’a dit Marie Drucker pour expliquer sa mise en veilleuse ponctuelle mérite aussi d’être souligné: loin de parler de l’impartialité de la presse, elle donne comme motif qu’elle veut protéger sa vie privée.
    Le désordre ce n’est donc pas une journaliste interrogeant un homme politique en nous enjoignant d’ignorer qu’elle "partage sa vie", mais les vilains fouineurs qui détruiraient cette harmonieuse illusion par une scandaleuse intrusion dans sa "vie privée".

  7. Sam
    Sam dit :

    A propos, et lorsque qu’une pétroleuse déclarée de gauche et candidate à la fonction suprême est plus ou moins la compagne du secrétaire du parti supposé sélectionner librement son poulain, on dit quoi ?

  8. les marques du plaisir
    les marques du plaisir dit :

    me fait doucement rigoler cette faux-culterie, avec concert de vierges effarouchées …
    pendant ce temps, d’autres jouent au golf avec lagardère, boivent le café avec bouygues, font leu jogging avec rotschield, etc …
    et pujadas, qui couche avec personne est une magnifique pute …
    même plus envie d’en rire …

  9. patrick
    patrick dit :

    Connaissez-vous des systêmes sociaux qui puissent fonctionner, voir exister, sans affinité particulière de leurs membres? moi pas. Mais je suis curieux, alors je pose la question : pour quelles raisons la quète d’argent et de pouvoir, erigés en mode de vie, devraient-ils échapper aux règles de mise en commun des ressources de ceux qui entendent vivre suivant ce shéma ?

    Grégaire, je crois que c’est le mot, non ?

  10. bert
    bert dit :

    Ah, c’est clair que les sommets dans le genre, c’est tout de même le couple officiel, mais d’un autre coté, pourquoi la dame devrait être soumise à son mari, mmmhh?

    Le népotisme aussi, dans cette profession, atteint des sommets…Mlle Drucker ne s’appelle pas ainsi pour rien, comme Sara Daniel qui sévit au nouvelobs ou tant d’autres…

    Ah, ben oui, z’ont fait les études, tout ca, oui…C’est la société post-démocratique, l’aristocratie moderne, un tiers de show business, un tiers de politique, un tiers de banque ou assimilé, voir BHL…

    Il nous faut la même chose (et on en ai pas loin) en politique, qu’on en termine avec ces idiots et utopiques principes de liberté de la presse, de représentation populaire et d’égalité qu’on piétine au quotidien. Assez d’hypocrisie, en somme.

  11. el ryu
    el ryu dit :

    bien dit

    Mais c’est encore un fois les hommes journalistes qui en parlent le mieux.

    Exemple J.M Apathie, ce grand intelectuel, sur son blog à ce sujet :

    "Les choses sont pourtant simples, sinon bêtes. Partout où il y a des êtres humains, il y a de la vie."

    Et voilà c’est qu’une histoire de bite.

  12. Pîquecul
    Pîquecul dit :

    Que de contorsions alambiquées pour nous parler d’affaire de fesses dont le grand public n’a rien à faire. Que tel ou telle personne couche avec telle autre, qu’elle importante nouvelle! Croire un instant à l’impartialité de la presse relève déjà du défi, mais alors penser que le poil pubien coincé entre les dents de X l’empêcherais d’être un professionnel BOF! Veillons à relativiser des relations qui par exemple ne dure qu’un instant (fut-il de 40 ans) restons zen. La retraite volontaire et temporaire de l’audimat sert elle le journalisme? J’en doute, mais c’est certainement un bon moyen de se faire reluire une honnêteté sur laquelle je n’ai aucune illusion. Nous avons de trop nombreux exemples de carrières journalistiques héréditaires, où l’on voit fleurir des générations de noms qui se remplacent dans l’étrange petite lucarne, pour qu’en plus les "relations" sexuelles ou pas nous préoccupent. Entre le populaire et l’anecdotique nous voila bien lotis, une saga bien pauvrette somme toute.

  13. bert
    bert dit :

    @ piquecul

    Est ce votre nom de guerre? Toujours est-il que votre assertion est absolument sans fondement! Personne, aucune source n’a jamais parlé de poil pubien! C’est de la diffamation!

    C’est à ce genre de raccourci (une journaliste couche avec un politique, donc au moins l’un d’entre eux à au moins un poil pubien coincé entre les dents!) que l’on voit qu’il faut interdire la libre expression.

    Je veux exprimer ma profonde solidarité envers les deux innocentes victimes de cette triste affaire.

  14. chris
    chris dit :

    ben oui , le probleme de Denis Robert c’est qu’il couche pas ..pas le temps ,il est investigateur ,lui !!!!!

    en plus ,meme pas riche ,que des emmerdes memes , alors avant qu’une nana s’interesse a lui !

  15. piquecul
    piquecul dit :

    Effectivement c’est mon nom, mais pas de guerre, d’humour parfois grinçant. D’ailleurs a ce propos de quel fondement parlez vous? ou plutôt duquel? Il est vrai que ces "vedettes" de l’étrange petite lucarne sont à plaindre. Jamais il ne profitent de leur situation pour assouvir un désir personnel! A qui il viendrait à l’idée de faire jouer ses relations pour sponsoriser une auto dans un rally ou on figure péniblement 40° sur 40. Les déboires conjuguaux peuvent nous faire acomplir des actions parfois peux compréhensibles et ce ne sont pas des hommes politiques qui viendrons les aider. Les pauvres! comme le disent les provencaux, ils sont bien braves tout de même. Allez a dichat.

  16. les marques du plaisir
    les marques du plaisir dit :

    en plus à la décharge des Drucker-baroin et autres, la majorité des gens baisent dans leur milieu relationnel … donc à force de se croiser partout, c’est pas anormal …
    J’en arrive à croire que celles qui ont des "intéréts" dans le pouvoir ont plus tendance à modérer leur propos que ceux qui cherchent la caresse du maitre … et qui se comportent comme des esclaves serviles …

  17. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    la bonne orthographe, c’est adishatz… d’un autre côté, il n’y a pas de bonne orthographe, vu qu’il y a quasiment un patois par bled et que tout cela était essentiellement une tradition orale avec bien peu d’écrits… 🙂

  18. Farid Taha
    Farid Taha dit :

    Bon c’est con j’aurais préféré l’inverse… que Marie Drucker continue de présenter le soir 3 et que le Baroin des iles arrête e faire de la politique pendant 3 mois…!

    Pour une fois qu’un homme politique s’arreterait de faire de la politique sans être directement mis en cause par la justice ce serait une première … (heu pardon: un premier !)

  19. bert
    bert dit :

    "Je veux exprimer ma profonde solidarité envers les deux innocentes victimes de cette triste affaire."

    je voulais parler des poils pubiens, évidemment.

    Adichat? Vous aussi du sud-ouest? Des plumes de canard entre les dents, mmmh?

  20. piquecul
    piquecul dit :

    Juste un peu de foi gras sur les dents et un coup de ste croix du mont pour glisser. Pour le patois je le parle mais je ne l’écris pratiquement pas. Mais j’essayerais de m’en souvenir pour une autre fois. Déjà en piste pour des mets de choix avec une prédilection pour les spécialités du terroir. Les plumes d’oie me servent à faire des cure-dents car hélas on n’écrit plus à la plume sauf pour de modestes tentatives de calligraphie. Peu probantes je dois avouer. Il est heureux que la baise ne se limite pas qu’au milieu relationnel sinon combien de tête connues monopoliseraient plus encore les médias. Avez vous remarqué le nombre d’enfants de gens connus qui se sentent obligés de faire comme papa? Avec un taux de réussite variable et un talent parfois bien caché, les rejetons fleurissent au "PAF" (je parle du paysage audiovisuel français bien entendu) quoique… Il me semble que c’est le fond du problème (si je peux m’exprimer ainsi, pardon mesdames). Bref trève de grivoiseries, je bats ma coulpe (ouille ça fait mal) je ne suis qu’un petit ver de terre qui ne rêve pas de notoriété ou de fans inconditionnels (je veux bien faire une exeption pour les jeunes femmes un peu portée sur la chose, si elles sont discrètes car mon épouse veille) et la vilaine envie me tenaille de balancer tout ce beau monde à la "décharge" (excusez moi encore mesdames).

  21. piquecul
    piquecul dit :

    Un bon blog farid, je viens de voir l’article de soutiens à la politique d’immigration et j’aime beaucoup le parallele avec ce grand artiste qui préfère fuir en suisse . Hé bien gardez le, nous on l’a assez vu. Ce pôvre Sarko qui vois partir ces principaux soutiens alors que l’échéance approche. Les dieux m’en sont témoins je ne me moque pas de ce en……chanteur

  22. Claudius
    Claudius dit :

    Farid Taha me l’a enlevé du clavier, Baroin aurait pu quitter ses fonctions politiques et Marie Drucker garder l’antenne. Ma subjectivité naturelle me fait dire que tout le monde (politique et audiovisuel) y aurait gagné.

    De plus comme d’autres l’ont signalé également, les connivences d’intérêts me paraissent plus graves (et plus nombreuses, je pense) que les connivences de cul.

  23. Henry Kanaan
    Henry Kanaan dit :

    On entend partout que la presse serait un repaire de gauchistes, et on apprend qu’une journaliste (encore une) qui presente un journal tv serait plutot de droite.

    Si on laissait Nicolas Sarkozy presenter les journaux tv sur toutes les chaines publiques, il se pourrait qu on ne voit pas la difference avec la situation actuelle mais qu’au moins cela permettrait d’économiser plusieurs euros sur des salaires de journalistes vedettes qui deviendraient dès lors inutiles.

    Arretons l’hypocrisie et laissons Nicolas Sarkozy presenter les journaux tv sur france2 et france3 😛

  24. bert
    bert dit :

    L’époque est matérialiste! Qu’ils fassent une vidéo porno, je prédis des millions d’euros!
    Ah pour le patois, je n’en ai jamais vu d’écrit!
    Dans la famille, tous ceux qui savaient bien le parler ne savaient pas écrire…

  25. lesyeux
    lesyeux dit :

    je n’ai jamais trouvé forcément incompatible le mélange des genres, en tous cas c’est inévitable
    la vie sexuelle doit-elle être compatible avec la vie sociale et professionnelle ?…..
    un peu faux cul de s’offusquer oui, quand on sait toutes les connivences par ailleurs
    pas obligé de coucher pour être partial et se laisser influencer par le pouvoir

    enfin et surtout… personne ne pense aux journlaistes encartés à gauche ou à droite : je ne pense pas que cela soit de moindre importance,…..si l’on est adhérent du PS ou de l’UMP, peut-on présenter un JT , peut-on exercer son métier en toute impartialité ?

    ce qui est indécent : c’est de s’occuper et de dévoiler les affaires de coeur et de cul des gens, fussent-ils célèbres

  26. picquecul
    picquecul dit :

    je partage ton opinion en ce qui concerne le battage autour des affaires de coeurs et de culs de ces messieurs dames. Mais il faut reconnaître qu’ils sont les premiers à en faire une montagne pour faire parler d’eux. Disons que lorsque l’on est demandeur de certaine notoriété et que l’on accepte de dévoiler sur la place publique ses petites histoires, il est fort mal venu de ne pas vouloir entendre ce que les gens racontent ensuite. Fusse des malveillances ou des ragots, c’est la rançon de la gloire et il n’y à pas de demi mesure. Au même titre, les opinions politiques de tel ou tel journaleux ne nous concernent pas. Mais est ce une raison suffisante pour que les commentaires partisans et oiseux émaillent le cours des grands messes médiatiques? C’est facile de donner une orientation à un commentaire surtout quand aucuns des spectateurs ne peut apporter une controverse. Il ne reste plus alors qu’a couper l’étrange petite lucarne. Mais avouez avec moi que c’est tout de même fort de café que d’avoir à subir les états d’âmes de tel ou tel officiant comme l’on distribuait la purge à une certaine époque.

  27. ango
    ango dit :

    Il faut preserver nueillusion alors on envoie les femmes au 1er rang. Voila comment la domination masculine se reproduit, puisque c’est le pouvoir de l’homme qui domine sur la femme. Et le politicien sur le journaliste, voila ouruqoi lui ne se retire pas. Mais ces femmes ne sont pas des victimes elles ont consenties a cette domination, ce qui est degueulasse c’est que les grandes TV devraient toutes arreter de fonctionner 1 an avant et apres les elections

  28. Lou Quétiero
    Lou Quétiero dit :

    «C’est peut-être que j’ai l’esprit un peu chagrin et que je vois le mal partout …» Hélas, je le crains aussi très chère Agnès.

    1) Il s’agit d’une règle de la télévision du service public. Règle hypocrite puisqu’elle ne s’applique qu’en période électorale. Elle vise à nous faire croire à l’indépendance de ces médias (France 2 et France 3) vis-à-vis des pouvoirs politique et économique.
    2) Cette règle s’applique à Marie Drucker non parce qu’elle est une femme, mais la présentatrice d’un J.T. Elle n’est pas virée, mais en vacances.

    Arrêtons d’écrire que les femmes ne seraient que des victimes. Cette fable est contredite par la sociologie : «une écrasante majorité d’entre elles (plus de 90% !) cherchent des hommes plus âgés, plus diplômés, plus riches» (IACUB Marcela et MANIGLIER Patrice, Antimanuel d’éducation sexuelle, Bréal, 2005). Lire aussi :
    • BOZON Michel, Sociologie de la sexualité, 128, Nathan Université, 2002.
    • KAUFMANN Jean-Claude, Sociologie du couple, QSJ, PUF, 1995.

    Il existe heureusement une littérature féministe qui reconnaît aux femmes leur rôle d’acteurs. Lire par exemple :
    • SULLEROT Évelyne, Histoire et mythologie de l’amour – Huit siècles d’écrits féminins, Hachette, 1974.
    • MICHEL Andrée, Le féminisme, QSJ, PUF, 2001.
    • IACUB Marcela et MANIGLIER Patrice, Antimanuel d’éducation sexuelle, Bréal, 2005.

    Pour ceux qui gardent le sens de l’humour, CinéCulte rediffuse Adam’s Rib, un film de George Cukor :
    http://www.allocine.fr/film/fichefi
    http://www.cineclubdecaen.com/reali
    http://www.almodovar.fr/fr/nosactiv

  29. emcee
    emcee dit :

    Les directeurs de chaînes (et de radios) publiques sont nommés par le gouvernement et recrutent (ou licencient) les journalistes-phares (ceux qui vont être sur le devant de la scène) choisissant ceux qui seront les plus serviles (voir Pujadas qui a carrément frôlé les oubliettes à la suite de son erreur sur Juppé et qui a probablement accepté tacitement – au moins, pour rester sur le fauteuil, d’être le serviteur le plus zélé de l’info ORTFienne).

    Quant aux chaînes privées, on ne peut pas les soupçonner de vouloir nourrir en leur sein des opposants à l’ordre établi et au principe du cerveau disponible

    M. Elkabach, par ailleurs, n’a-t-il pas demandé au ministre de l’Intérieur soi-même des conseils sur l’embauche de journalistes bon teint et bien propres sur eux?

    Tout ce beau monde, trié sur le volet, se côtoie et sympathise dans les cocktells et les dîners chics en ville ou dans les résidences privées (ou publiques), voyage de concert et séjourne dans les mêmes hôtels,etc.

    Mais pour évoquer une forme de semblant de démocratie, qui c’est qu’on montre du doigt? Les femmes. Au hasard!

    C’est comme les "ménages", dont profitent largement tous les journalistes en cour, et qui touchent des sommes indécentes pour aller faire de la figuration ou présider des conférences dans les raouts organisés par les grands groupes privés.
    Eh bien, qui a été la seule victime expiatoire de ces petits arrangements entre amis? Une femme, journaliste à FR3, qui n’était certainement pas la première, ni la seule, ni la plus cotée pour pratiquer ce genre d’exercice.

    Les gros poissons, eux, ont ainsi pu poursuivre leurs activités lucratives, à défaut d’être déontologiques, sans être inquiétés le moins du monde.

    En cette période de censure audio-visuelle acharnée et généralisée (voir ce qui s’est passé pour le TCE), cette mesurette ne fait que prouver, si besoin était, que les autorités – politiques et audio-visuelles – nous prennent vraiment pour des imbéciles.

    Quant à la promiscuité entre politiques et journalistes, elle est bien plus dangereuse quand les uns sont liés aux autres par intérêt que quand il s’agit d’amour ou d’amitié.
    A un ami ou à un conjoint, on peut toujours dire qu’il déconne.

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