Semaine Bleue. A l'origine, c'était la journée des vieillards, mais c'était en 1951.
Du coup, je suis allée faire un reportage sur une soirée spéciale vieux, organisée au bled.

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Les bons vieux

Du 16 au 22 octobre, c’est la Semaine Bleue. A l’origine, c’était la journée des vieillards, mais c’était en 1951.
Du coup, je suis allée faire un reportage sur une soirée spéciale vieux, organisée au bled.

les vieux

Paroles de vieux

On ne cesse pas de rire quand on devient vieux, on devient vieux quand on cesse de rire

Il s’agit là de l’un des textes préparés par les pensionnaires des maisons de retraite qui ont participé à l’élaboration de la soirée « semaine bleue » qui a eu lieu le mardi 10 octobre à la salle d’animation du bled. Épaulés par la bienveillance des animateurs, les résidents du bled et de pas mal d’autres bleds alentour ont conçu et présenté un ensemble de scénettes, chansons et danses sur le thème de la vieillesse.
Ensuite, ils ont laissé la place au docteur May Antoun, médecin gériatre au centre « Les Arbousiers » à la Teste, près d’Arcachon.

Cette femme dynamique est une militante assumée du mot vieux, lequel devrait toujours s’entendre dans le sens de la bonification, comme pour un bon vin. Elle a donc fortement insisté sur le fait que la vieillesse n’est ni une tare, ni une maladie, ni un handicap et qu’avec un minimum de bon sens et d’hygiène de vie, la vieillesse devient un moment privilégié de la vie, où l’on peut enfin vivre pour soi.

Bien vieillir, même au-delà de 100 ans, c’est garder son autonomie et avoir toute sa tête. Ces objectifs sont facilement atteignables avec un peu d’effort et l’aide de l’entourage.

Devenir un bon vieux en trois leçons, par le docteur Antoun

1. Conserver sa tête. Cela s’obtient grâce à quelques exercices réguliers et la stimulation de l’entourage : s’intéresser à la vie sociale, rester actif, participer à des activités collectives, échanger, parler des choses pour les fixer, partager avec les autres ses lectures, les émissions favorites, prendre du plaisir à sa socialisation quotidienne, ne pas s’enfermer, ne pas s’isoler.
La sénilité n’existe pas, il faut juste continuer à s’intéresser à la vie, aux autres, à ce qui nous entoure.
2. Conserver ses jambes. Il faut bouger : moins on fait, moins on fera! Mais il faut tenir compte de l’usure de la machine. Il est clair qu’il n’est pas question d’avoir les performances de ses 20 ans, mais toutes les activités physiques restent possibles jusqu’au bout à condition de respecter deux conditions :

  • L’effort progressif : il convient de faire les choses à son rythme, selon sa force, sans à-coup, il n’est pas question de compétition, chacun doit trouver sa manière de faire.
  • Les efforts physiques réguliers, avec des sports doux et respectueux du corps, comme le vélo ou la marche. Le piétinement du ménage ou du jardinage n’est pas du tout satisfaisant. La douleur peut être présente, comme celle de l’arthrose, qui est l’usure corporelle héritée des mauvaises postures et activités physiques de la jeunesse (une bonne vieillesse se prépare tôt!), elle peut être soignée, ne serait-ce, justement, que par une activité douce et régulière. Moins je marche, plus je souffre!

3. Bien se nourrir. Une bonne santé passe par une bonne nutrition, laquelle n’a rien à voir avec les régimes restrictifs. Bien manger, c’est prendre du plaisir à manger, c’est aussi et surtout, partager son repas. Inutile de se jeter sur les produits allégés, qui n’allègent que les poches, le régime gersois est l’un des meilleurs au monde : moins de sucreries, plus de sucres lents, comme les pâtes, les pommes de terre, les haricots secs, moins de gras et plus de protéines maigres pour nourrir les muscles, comme le poisson et les viandes blanches. Des fruits et légumes variés. Et surtout, bien boire, sans attendre d’avoir soif et sans avoir peur de l’incontinence. Le docteur Antoun explique fort bien que l’incontinence n’est pas une fatalité, mais juste un comportement à avoir : aller aux toilettes régulièrement, avant même d’en avoir envie, car avec l’âge, l’envie arrive trop tard.
Il faut penser aux révisions régulières de la vue, de l’audition et de la dentition : ces trois organes sont importants pour conserver intact le plaisir de manger et de partager avec les autres.

Enfin, il ne faut pas oublier l’essentiel dans tout cela, ce qui fait qu’on a toujours envie de voir ce que nous réserve le jour d’après : l’amour. La capacité à aimer reste intacte et le besoin d’être aimé est plus important que jamais. La sexualité des personnes âgées reste étrangement tabou dans notre société, alors qu’elle reste possible et même recommandée jusqu’à la toute fin de vie. Il s’agit alors d’une sexualité plus complexe, plus tendre, qui fait la part belle aux sentiments.

Une bonne vie de vieux passe aussi par une nécessaire adaptation du reste de la société pour prendre en compte l’ensemble des besoins des vieux, comme des toilettes publiques accessibles en plus grand nombre, une meilleure insertion dans la vie sociale, dans le partage et l’échange inter-générationnel. Car il ne faut jamais oublier qu’un vieux reste une personne à part entière, un membre de notre société humaine, au même titre que toutes les autres personnes.

58 réponses
  1. Grabuge
    Grabuge dit :

    Et j’abonde…

    Sauf que je ne rentre dans quasiment aucune de tes catégories de parangons des vertus "senioriales" que tu égrènes….

    Tu sais quoi ? Bernard et moi, tout vieillards qu’on soit, on va se tenir soigneusement à l"écart de toutes tentatives de nous coller dans ces cases….

    Et je parie trois kilos de carambar que ça va te ravir !

    Vive les vieux à la Reiser !!!!

    Répondre
  2. Le Yéti
    Le Yéti dit :

    Un patch ! Qu’on me donne un patch !
    J’ai arrêté de fumer, arrêté de manger (trop) gras, arrêter de… (non, pas tout à fait arrêté de boire).
    Désormais, c’est décidé, j’arrête illico de vieillir !
    Un patch, TOUT DE SUITE !!!

    Répondre
  3. Le Yéti
    Le Yéti dit :

    Un patch ! Qu’on me donne un patch !
    J’ai arrêté de fumer, arrêté de manger (trop) gras, arrêter de… (non, pas tout à fait arrêté de boire).
    Désormais, c’est décidé, j’arrête illico de vieillir !
    Un patch, TOUT DE SUITE !!!

    Répondre
  4. les marques du plaisir
    les marques du plaisir dit :

    de toute façon, les vieux cons ont été d’abominables jeunes cons … et la vieillesse y est pour rien ….
    Quand aux cases, celles des "cellules" du systéme carceral-gériatrique me terrifient … les vieux, comme les taulards, sont traités comme des incapables majeurs … j’espère juste crever avant de devenir "non-autonome" … vieux, je le suis déjà certains matins …

    Répondre
  5. Fred
    Fred dit :

    les marques du plaisir > de toute façon, les vieux cons ont été d’abominables jeunes cons … et la vieillesse y est pour rien ….

    Dixit un médecin gériatre entendu à la tévé il y a quelques années: "On vieillit comme on a vécu".

    Répondre
  6. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Ce que tu dis est intéressant, Agnès, mais quand tu écris Conserver sa tête … La sénilité n’existe pas, je suppose que tu devrais en parler au près d’un million d’habitants de ce pays atteints de la maladie d’Alzheimer… ou d’une autre forme de démence sénile.

    Enfin, j’en parlerai à ma mère demain matin en l’emmenant chez sa neurologue, ça va probablement la faire marrer…

    Pour info, la prévalence de la maladie d’Alzheimer et des démences apparentées est d’environ :

    • 6% chez les hommes et 9% chez les femmes de 65 a+
    • 13% chez les hommes et 20% chez les femmes de 75 a+
    • 24% chez les hommes et 38% chez les femmes de 85 a+

    Après, ça grimpe tellement qu’on aura du mal à trouver beaucoup de centenaires ayant "toute leur tête"…

    Ca donne envie de vieillir, mais pas trop.

    Et, s’agissant de pathologies causées par la mort progressive des cellules cérébrales, donc rigoureusement irréversibles, la stimulation, la vie sociale, l’activité, c’est bien, c’est même très bien, mais si ça suffisait on le saurait probablement.

    Répondre
  7. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @Swâmi : je persiste, la sénilité n’existe pas.
    Alzheimer, c’est autre chose et une autre chose dont on ne sait pas grand chose. Rien sur l’origine de la maladie, rien sur les déclencheurs, rien sur les facteurs de risque. Ça arrive, on ne sait pas trop à qui, pourquoi et comment. En tout cas, ça n’a pas l’air d’être le mode normal de vieillissement.

    La vieillesse n’est pas une maladie. Et la maladie n’est pas le corolaire obligatoire de la vieillesse, mais cela peut quand même arriver. Comme aux jeunes.
    Perso, je trouve que sur l’ensemble des maladies qui sont en pleine expansion ces dernières années, on reste étrangement myopes sur les facteurs environnementaux.

    Répondre
  8. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Agnès : je persiste, la sénilité n’existe pas.

    J’ai tendance à me méfier des affirmations à l’emporte-pièce, si elles ne sont pas étayées un peu plus solidement que ça.

    Si tu envisages la "sénilité" (du latin senex, viellard [qui est âgé de soixante ans ou davantage]) d’un point de vue global (physique et mental), force est de reconnaître qu’avec le vieillissement du corps et de ses organes, la performance diminue à tous points de vue (la seule chose qui augmente étant l’expérience, qui permet de compenser dans une certaine mesure, tant que demeure la capacité à en faire usage). Ce que l’on appelle la sénilité est l’état qui résulte du vieillissement quand la dégradation est suffisamment notable pour diminuer de manière significative les capacités générales de l’individu.

    Si tu envisages comme "sénilité" uniquement le point de vue mental et psychologique, soutiendrais-tu sans rire que le cerveau est le seul organe du corps qui ne vieillisse pas, ou que son vieillissement est sans conséquence sur ses performances ? (j’aimerais bien, quant à moi, qui ne me sens pas encore "sénile", avoir conservé les capacités de mémorisation que j’avais à 12 ans, et l’increvabilité physique que j’avais à 18…)

    L’expérience permet de compenser ce vieillissement… dans une certaine mesure et jusqu’à un certain point.

    Quand tu écris la vieillesse n’est pas une maladie, bien sûr, tu as raison. Il n’empêche que la vieillesse est normalement accompagnée de nombreuses maladies ou défaillances d’organes liées… au vieillissement, comme c’est bizarre, et notamment des pétachiées de maladies dégénératives.

    Le vieillissement est le processus par lequel l’état général de tous les organes se dégrade progressivement, jusqu’à ce qu’on ne soit plus en mesure de compenser, et que cette dégradation se résolve finalement en une "maladie", en un "handicap", ou par le décès.

    S’il n’en allait pas ainsi, nous serions immortels ou mourrions éventuellement de tout – sauf de vieillesse. Il semble cependant qu’en règle générale nous ne soyions pas immortels 😉

    Quand tu écris la maladie n’est pas le corollaire obligatoire de la vieillesse, tout dépend de ce que tu fais entrer dans la catégorie "maladie". Si tu tiens uniquement compte des maladies infectieuses et décides volontairement (ce qui est un parti pris) d’ignorer tout ce qui relève de la diminution progressive des performances du système, et des multiples facteurs de dégénérescence, tu as probablement raison.

    Affirmer La vieillesse n’est pas une maladie. Et la maladie n’est pas le corolaire obligatoire de la vieillesse, c’est jouer sur le sens et la couleur qu’on donne aux mots, mais ceci n’a jamais changé en quoi que ce soit la réalité des choses. Une des caractéristiques de la réalité, c’est d’être assez obstinée…

    Une certitude qu’on peut avoir, c’est que toute personne vieillissante développera une (et même plusieurs) maladies qui finiront par la tuer, que cela se produise lentement ou se résolve sous forme d’un accident brutal (cardiaque, cérébro-vasculaire, pulmonaire…).

    Une autre certitude est que si l’on soigne l’une des maladies d’une personne vieillissante, elle en développera une autre dont elle mourra un peu plus tard… Et une troisième, etc. L’issue finale ne change pas.

    Après, quels que soient les facteurs connus ou non connus, ça change moyennement pas grand-chose au bout du compte… On ne connaît certes pas tout sur la maladie d’Alzheimer, mais il est très exagéré de dire que l’on en connaît rien.

    C’est quand même l’une des caractéristiques fondamentales de notre civilisation que de vouloir masquer la réalité des choses, ou au moins les présenter sous un jour plus plaisant.

    La vie. On naît. On croit. On est jeune et beau. On monte jusqu’au sommet de la courbe. On commence à redescendre. Les performances commencent à diminuer (ou plutôt, elles ont commencé à progressivement diminuer depuis très longtemps, mais on a tardé à s’en rendre compte), des trucs commencent à partir en couille, un peu d’abord, beaucoup en suite, de plus en plus sérieux et de plus en plus chroniques, jusqu’à celui qui nous emportera.

    Et voilà.

    Le fait que "la tête" puisse partir en premier est très dérangeant. On préférerait penser que ça ne nous arrivera pas. Mais le seul moyen d’en être certain serait de se suicider tout de suite.

    Répondre
  9. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Anièry : J’ai du mal à comprendre le rapport que tu établis entre ce que tu avances et ce que j’ai dit. Absurde à tous points de vue, mais, s’il faut faire le détail :

    – Je n’ai jamais écrit qu’il fallait se suicider, j’ai écrit que le faire (Hemingway’s way of death) était la seule manière de s’assurer de ne pas finir sénile (ou mourir de ceci, cela, ou autre chose).

    – Je vois très mal le rapport entre un (éventuel) désir de mettre un terme à sa propre existence, parvenu à un certain âge ou dans un certain état (voir : ADMD), avec le fait d’assassiner autrui, et particulièrement un nouveau-né.

    – Par ailleurs, je considère le droit de chacun à disposer de sa propre existence comme l’un des droits fondamentaux et imprescriptibles de l’individu.

    Autrement dit, ta réponse à mon commentaire m’apparaît avoir été écrite sous le signe du total-n’importe-quoi, tu me pardonneras sans doute cette appréciation sans nuance.

    Répondre
  10. Perky
    Perky dit :

    De la bouche d’un centenaire ayant toute sa tête et surtout de l’humour :

    " N’importe quel idiot peut y arriver, il suffit d’être patient."

    Répondre
  11. Perky
    Perky dit :

    De la bouche d’un centenaire ayant toute sa tête et surtout de l’humour :

    " N’importe quel idiot peut y arriver, il suffit d’être patient."

    Répondre
  12. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ce que j’écris ne vient pas de moi (je ne suis pas docteur es vioques!), mais d’une gériatre chevronnée.
    Je rapporte ses propos, parce qu’ils sont effectivement à contre-courant de la manière dont on "maladifie" presque tout dans la vie moderne, que ce soit les chutes de moral, les grossesses, la vieillesse ou autre.
    Et je persiste et signe. Dans le bled, on meurt vieux, très vieux et plutôt en bonne santé. Il y a certes une part de roulette génétique, qui fait qu’on est plus ou moins disposé à développer des maladies qui ont tendance à abréger le cours normal de l’existence, mais en moyenne, toutes provenances confondues, les vieux, en Gascogne, ont des tendances lourdes à être des reccordmen mondiaux du vieillissement. Les conditions d’existence tout au long de la vie font qu’on arrive au seuil de la vieillesse en plus ou moins bon état. Mais les habitants de Gascogne qui rentrent dans le troisième âge ont tendance à s’y incruster durablement et dans une bonne condition générale. Il est certain de notre mode de vie, notre environnement impactent en plein sur le bon vieillissement général. Ceci dit, le voisin qui était mineur de fond est mort d’un emphysème pulmonaire à seulement 80 ans. Ou la grand-mère de monsieur Monolecte qui perd la boule, mais ce n’est pas par hasard.

    Alors que jusqu’à récemment, elle lisait, voyageait, était très active (et faisait 10 ans de moins de son âge), Georgette (appelons-la ainsi) s’est mise à repenser de plus en plus à son adolescence. Il faut dire qu’avec l’âge, l’accès à la mémoire permanente est plus facile que celui à la mémoire récente. Il y a aussi qu’on approche du terme de son existence et que l’on commence les bilans.
    En fait, Georgette voit remonter à la surface ce qu’elle a tranquillement refoulé toute sa vie : la mort de son père, résistant attrappé et exécuté par la Gestapo alors qu’elle avait 14 ans. Sa mère, qui a toujours été extrêmement jalouse de sa fille et du lien très fort qui l’unissait à son père, l’accuse d’être la cause de la capture du père et donc la cause de son malheur à elle. Ainsi prend-elle l’emprise sur sa fille et peut-elle commencer son long travail de vengeance. Pendant les 20 ans qui suivent, elle culpabilise sans cesse sa fille pour la forcer à demeurer auprès d’elle, à la servir, tout en l’humiliant régulièrement devant ses amies. La vieille peau parvient à faire fuir tous les prétendants, sauf le dernier, le grand-père de monsieur Monolecte. Mais le temps a fait son oeuvre et Georgette n’aura jamais d’enfant (la mère de Monsieur Monolecte vient d’un précédent lit), ce qui sera pour elle un regret terrible. De son côté, la vieille peau s’incruste chez le couple et leur pourrit la vie de longues années, avant de mourir de vieillesse.

    A ce moment, on comprend bien qu’avec un tel retour du refoulé, Georgette plonge dans une bonne grosse dépression bien épaisse. En plus, son éducation la force à aimer sa mère. Elle ne peut évacuer sa douleur en reconnaissant la totale monstruosité du comportement sa mère. Une prise en charge psychologique serait la bienvenue, d’autant que l’approche de la mort lui procure des angoisses terribles.
    Sauf que Georgette est vieille. Et que la souffrance morale des vieux, je peux vous dire que tout le monde s’en fout un peu. Donc pas de psychanalyse ou de travail psychologique pour Georgette, mais un bon gros cocktail d’anxiolytiques et d’anti-dépresseurs. C’est sûr, elle ne pleure plus, ne déprime plus son entourage. Mais sous l’effet des médocs, elle n’imprime plus rien et le temps passant, elle se dilue, oublie tout : comment marcher, comment manger, le nom des membres de sa famille. Mais elle est calme, putain, ce qu’elle peut être calme!!!
    Pourtant, vu sa vie, je trouvais plutôt normal qu’elle en pleure, qu’elle commence le travail de deuil de la vie qu’elle aurait voulu avoir et dont elle avait été privée.
    Mais les angoisses des vieux, tout le monde s’en fout.
    On la cachetonne à mort, elle ne sait presque plus qui elle est et on accuse la sénilité. Ben ça me fait chier. Vraiment.

    Répondre
  13. Anièry
    Anièry dit :

    "Mais le seul moyen d’en être certain serait de se suicider tout de suite."

    Inspiré de Sparte qui jetait du haut d’une falaise les nouveau-nés estimés trop faibles? !!!

    Répondre
  14. Anièry
    Anièry dit :

    "Mais le seul moyen d’en être certain serait de se suicider tout de suite."

    Inspiré de Sparte qui jetait du haut d’une falaise les nouveau-nés estimés trop faibles? !!!

    Répondre
  15. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Quand je parle de l’emprise qu’a eu la mère de Georgette sur sa fille, je mesure mes mots. La gamine a 14 ans, elle vient de perdre son père dans des circonstances dramatiques (un héros mort, c’est pas rien) et elle se retrouve en butte à la haine de sa mère, qui lui fait porter le poids de la mort du père.
    Je serais curieuse de savoir s’il y a beaucoup de gens forts qui auraient pu échapper à ce traquenard mental!

    Répondre
  16. Vertigo
    Vertigo dit :

    @agnès "Mais les angoisses des vieux, tout le monde s’en fout.".

    C’est tellement vrai, on vit dans un pays a population vieillissante contrairement au reste du monde, et l’on oubli nos anciens ! c’est quand même paradoxal . Surtout si l’on sait qu’on va tous y passer, à moins de mourrir jeune.

    Oubliez, rejetez les anciens c’est dynamiter son propre destin. Nos enfants voyant notre attitude risque fort de se comporter de la même façon.

    Quand à la bonne méthode pour bien vieillir… Je crois qu’il n’y a pas de recettes miracles.

    Je suis d’accord avec Swami pour dire que malgré tout nos efforts, certaines maladie comme Alzheimer sont difficilement prévisible et qu’il vaut mieux parfois ne pas trops vieillir.

    Répondre
  17. Vertigo
    Vertigo dit :

    @agnès "Mais les angoisses des vieux, tout le monde s’en fout.".

    C’est tellement vrai, on vit dans un pays a population vieillissante contrairement au reste du monde, et l’on oubli nos anciens ! c’est quand même paradoxal . Surtout si l’on sait qu’on va tous y passer, à moins de mourrir jeune.

    Oubliez, rejetez les anciens c’est dynamiter son propre destin. Nos enfants voyant notre attitude risque fort de se comporter de la même façon.

    Quand à la bonne méthode pour bien vieillir… Je crois qu’il n’y a pas de recettes miracles.

    Je suis d’accord avec Swami pour dire que malgré tout nos efforts, certaines maladie comme Alzheimer sont difficilement prévisible et qu’il vaut mieux parfois ne pas trops vieillir.

    Répondre
  18. pépé
    pépé dit :

    "Le dramatique de la vieillesse, ce n’est pas qu’on se fait vieux, c’est qu’on reste jeune. " (Oscar Wilde)

    Quant à "l’arthrose, qui est l’usure corporelle héritée des mauvaises postures et activités physiques de la jeunesse (une bonne vieillesse se prépare tôt!)"
    d’abord elle est héréditaire – elle se transmet par les mères – ensuite on peut la diagnostiquer trés tôt comme à moi à l’âge de 16 (seize) ans!

    Répondre
  19. pingouin
    pingouin dit :

    Ces 3 leçons (faire fonctrionner sa tête, son corps et avoir une alimentation saine) sont les règles d’une bonne "hygiène de vie" et il ne faut pas attendre d’être vieux pour les respecter. (sous peine de ne pas avoir l’occasion de les appliquer !!).

    Répondre
  20. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Quel eugénisme???? Tu sais lire ou tu fais de la provoc à deux balles histoire de voir si cela fait des ronds en retombant dans l’eau?
    Oui, il y a des maladies liées au vieillissement, maladies qui sont mlheureusement très mal prises en charge dans notre société. je ne suis pas sûre qu’il soit très sain d’abandonner les Alzheimer et leur famille à leur sort, vu le côté très handicapant de la maladie. Oui, il y a aussi des maladies "opportunistes", qui n’ont rien à voir avec l’âge et peu avec l’environnement et qui ciblent aussi bien les vieux que les moins vieux, avec, bien sûr, une mortalité plus forte chez les vieux.
    Oui, il y a aussi toutes les maladies qui tombent sur la tronche de vieux, en paiement de facture des modes de vie de leur jeunesse : bien des maladies professionnelles attendent ainsi sagement ta retraite pour te faire la peau.
    Mais il y a aussi des gens qui vieillissent en bonne santé et qui ne devraient pas être traîtés comme des malades ou des handicapés. La ségrégation générationnelle a tendance à me gonfler. D’ailleurs, les malades aussi devraient pouvoir faire partie pleinement de la société.

    Au lieu de cela, tout est compartimenté. La vie sociale est centrée autour des jeunes adultes actifs. Avant, on les parque dans des crêches, des écoles. Ensuite, dans des maisons de repos, des centres de soin, des maisons de retraites : hors la vie.

    Quand à la mère psychogène de Goergette, elle appartient à une autre époque. Ce dont il convient de s’occuper, aujourd’hui, c’est de sa victime. Les parents maltraitants ne sont pas un problème de vieillesse, c’est toi qui interprète, mais on voit pas mal dans les vieilles générations, où ce type de souffrance était totalement nié, où aller au psy, c’était être fou, un bon vieux retour du refoulé, quand on commence à égrenner les souvenirs.
    Ce que je dis, c’est que face à cette souffrance réelle, niée pendant toute une vie, il faudrait une véritable prise en charge psychologique, exactement comme si l’on parlait d’un sujet de 18 ou 20 ans. Mais rien. C’est des vieux. Ils vont claquer. Pourquoi s’emmerder avec eux alors qu’un bon cocktail de médocs peut les calmer jusqu’à la tombe?
    La négation de la souffrance psychique des vieux, dont j’ai déjà parlé dans un billet sur ma grand-mère, voilà ce qui m’énerve, de même que leur infatilisation et le refus de prendre en compte leurs besoins spécifiques et aussi leur besoin réel de continuer à faire partie de plein droit de la communauté des hommes.

    Répondre
  21. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Le Monolecte : Georgette (et toi) avez toute ma sympathie, et je comprends parfaitement ce que tu dis quand tu affirmes qu’on met sur le dos de la sénilité des souffrances qui viennent d’une toute autre cause… et de la manière dont on (ne) les traite (pas).

    Pour autant, et même s’il existe sans aucun doute un certain nombre de situations du même ordre, tu ne peux pas généraliser la sénilité n’existe pas à partir de ce cas particulier.

    Mais les angoisses des vieux, tout le monde s’en fout.

    Oh tu sais, nul besoin d’être vieux. Les angoisses de tout le monde, tout le monde s’en fout… Les angoisses des ados, tout le monde s’en fout (suffit de les formater pour les insérer). Les angoisses des dépressifs, tout le monde s’en fout. Les angoisses des suicidaires, tout le monde s’en fout. Les angoisses des chômeurs, tout le monde s’en fout. Les angoisses des divorcés, tout le monde s’en fout. Les angoisses des pauvres, tout le monde s’en fout. Les angoisses des cancéreux, tout le monde s’en fout. Les angoisses des sans-logis, tout le monde s’en fout. Les angoisses des sans-papiers, tout le monde s’en fout.

    Tout le monde. Ou presque.

    On vit dans une société où "mieux vaut être riche et en bonne santé plutôt que pauvre et malade".

    Vae victis.

    Et avec our next president ? Souriez : Demain sera pire.

    Répondre
  22. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Le Monolecte : Georgette (et toi) avez toute ma sympathie, et je comprends parfaitement ce que tu dis quand tu affirmes qu’on met sur le dos de la sénilité des souffrances qui viennent d’une toute autre cause… et de la manière dont on (ne) les traite (pas).

    Pour autant, et même s’il existe sans aucun doute un certain nombre de situations du même ordre, tu ne peux pas généraliser la sénilité n’existe pas à partir de ce cas particulier.

    Mais les angoisses des vieux, tout le monde s’en fout.

    Oh tu sais, nul besoin d’être vieux. Les angoisses de tout le monde, tout le monde s’en fout… Les angoisses des ados, tout le monde s’en fout (suffit de les formater pour les insérer). Les angoisses des dépressifs, tout le monde s’en fout. Les angoisses des suicidaires, tout le monde s’en fout. Les angoisses des chômeurs, tout le monde s’en fout. Les angoisses des divorcés, tout le monde s’en fout. Les angoisses des pauvres, tout le monde s’en fout. Les angoisses des cancéreux, tout le monde s’en fout. Les angoisses des sans-logis, tout le monde s’en fout. Les angoisses des sans-papiers, tout le monde s’en fout.

    Tout le monde. Ou presque.

    On vit dans une société où "mieux vaut être riche et en bonne santé plutôt que pauvre et malade".

    Vae victis.

    Et avec our next president ? Souriez : Demain sera pire.

    Répondre
  23. pingouin
    pingouin dit :

    Comment c’est triste !! (sans rire).

    Mais Georgette a du être un peu "faible" (qui a dit "conne" ?) dans sa jeunesse pour se faire emmerder par sa mégère de mère.

    Mais en ce temps là, ça ne se faisait pas, mon brave monsieur, on respectait nos vieux !!!

    Balivernes que tout cela. Now, personne ne veut se faire emmerder par qui que ce soit, et c’est très bien ainsi.

    Je ne souhaite pas à Georgette de ruminer toute cette mélasse mais de continuer à tourner "en roue libre".

    Répondre
  24. les marques du plaisir
    les marques du plaisir dit :

    le probléme des mêres abusives ( totalement masqué par un certain féminisme victimiste ) est pas un problème de "vieillesse" … mais un probléme de violence psychologique …
    et Agnés, la souffrance des victimes de ce type de violence, personne veut la voir… de la maternelle à la maison de retraite ….
    pasque apprendre à ces victimes à s’émanciper de leur bourreau, ce serait reconnaitre qu’il est des femmes monstrueuses … aussi …
    par contre, excuses moi pingouin, mais "Now, personne ne veut se faire emmerder par qui que ce soit, et c’est très bien ainsi" … c’est bien le probléme de notre société … tant que le sang coule pas sous la porte, les autres vieux ou pas peuvent crever …seul importe son nombril …
    Ma Grand mêre a vécu autonome ( et non "oubliée" ) jusqu’a 94 ans, dans un village ou chacun se sent encore "responsable" dans une communauté humaine …
    Autonome et non infantilisée … comme le pratique trop souvent le secteur "social de la vieillesse" …
    Avec ton raisonnement, l’eugénisme est pas loin …

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  25. sol
    sol dit :

    Je me permet de poster ici un joli poème de Rosemonde Gérard qui n’est pas totalement hors sujet vu qu’il traite de l’amour et de la vieillesse (ceci dit, nombreuses sont les raisons qui font que vieillir à deux est fort rare) :
    « Le dernier rendez-vous

    Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
    Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
    Au mois de mai, dans le jardin qui s’ensoleille,
    Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants;

    Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
    Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
    Et je te sourirai, tout en branlant la tête,
    Et nous ferons un couple adorable de vieux;

    Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
    Avec de petits yeux attendris et brillants,
    Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
    Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

    (…)

    Songe à tous les printemps qui, dans nos coeurs s’entassent;
    Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens;
    Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
    Et sans cesse entre nous tissent d’autres liens;

    C’est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l’âge,
    Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
    Car, vois-tu, chaque jour je t’aime davantage :
    Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain. »

    Rosemonde Gérard, 1871-1953, femme de lettres françaises.

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  26. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Le Monolecte : « La sénilité n’existe pas » est une phrase de May Antoun.

    …que tu m’avais semblé reprendre à ton compte dans ton commentaire #9 commençant par : je persiste, la sénilité n’existe pas. sans guillemets ni trompettes. Si j’ai mal interprété ceci comme une reprise du propos à ton compte "je…", je te prie de m’en excuser, mais accorde-moi alors le bénéfice des circonstances atténuantes.

    (Tu ne te serais pas levée du pied gauche, aujourd’hui, par hasard ?)

    Répondre
  27. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Pingouin : toute personne saine d’esprit à l’age adulte à le devoir de ne pas se laisser "bouffer" la vie par quiconque.

    Moi, j’aurais plutôt tendance à penser que "toute personne" écrivant une telle phrase ne connaît pas grand-chose à la psychologie humaine, sans qu’il soit besoin d’aller déranger la santé mentale pour si peu…

    Répondre
  28. Farid taha
    Farid taha dit :

    J’ai lu quelque part que que c’est l’un des textes préparés par les pensionnaires des maisons de retraite mais paradoxalement il n’y est question ni de retraite ni encore moins de travail… alors je vous livre l’un des bons mots de mon père sur ce sujet puisqu’on travaille quasiment toute sa vie jsute pour avoir le droit de ne rien foutre après.

    Terrassé par la maladie il gardait néanmoins toute sa lucidité et son humour en disant sur son lit de mort lorsqu’il parlait de la retraite si javais su que c’était aussi bien comme métier (la retraite) je l’aurais fait plus tôt !

    Répondre
  29. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ce n’est pas d’ici peu, cela fait un moment que c’est une sacré réalité.
    Ma commune a investi dans sa maison de retraite, le département met des billes : du coup, c’est bien et pas trop cher. Enfin, pas trop cher, faut comprendre : 1200€/mois. Logé, nourrit, blanchi et distrait (animations pratiquement tous les jours) dans un truc très clean et humain. Mais dans le bled, la plupart des retraites flirtent avec le minimum vieillesse. Donc manque carrément pas mal de sous. Que le département va chercher dans la poche des familles. Et quand il n’y a rien à racler, il prend la retraite, les biens, tout, et paie la différence de sa poche. reste 72€/mois pour les besoins du vieux : clopes (mais bon, depuis le temps qu’on dit qu’il faut arrêter de fumer), vêtements, produits de toilettes, extras.

    Après, il y a les super maisons de retraites. Souvent des maisons de retraite d’entreprises. De grosses entreprises. Avec possibilité de meubler son studio, tout. Thalasso, massages, médecin sur place, personnel nombreux et charmand : pas de plafond pour le prix de la presta. C’est dans le bled de mon père. Retraite des cadres d’IBM. Lui, s’il peut plus arquer, faudra qu’il trouve un gourbi dans un des bleds environnants. Loin de ses potes. De sa vie. C’est naze.

    Répondre
  30. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Bonjour Farid, contente de te voir ici. Il semblerait que nos commentaires se soient croisés, mais j’adhère complètement à ce que disait ton père.

    Sinon, j’ai lu ta réponse sur le site d’Éric… 😀
    Tu es sûr de ton coup, parce que du point de vu de certain de mes détracteurs les plus fidèles, ce blog est un repère de crypto-blochéviques enragés, l’enclume et le marteau entre les dents?

    Ceci dit, tu mets le doigt sur l’étrange paradoxe de l’UDF contemporaine, qui est en train de doubler par la gauche le PS, lequel tente de doubler l’UMP par la droite, UMP qui ratisse carrément sur les plates-bandes de Le Pen. Du coup Bayrou se retrouve comparé à Laguiller, ce qui peut être choquant pour lui au premier abord, mais qui devrait l’amener à creuser un peu le sujet de la recomposition du paysage politique qui se dessine actuellement. Donc, les gauchistes traditionnalistes dont il semble que je fasse partie observent forcément avec beaucoup d’attention les étranges mutation de l’UDF et de son chef. En tout cas, pour l’instant, Bayrou est le seul qui se fasse chier à élaborer un discours politique. Dont acte.
    De là à prendre la carte… 😉

    Répondre
  31. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Bonjour Farid, contente de te voir ici. Il semblerait que nos commentaires se soient croisés, mais j’adhère complètement à ce que disait ton père.

    Sinon, j’ai lu ta réponse sur le site d’Éric… 😀
    Tu es sûr de ton coup, parce que du point de vu de certain de mes détracteurs les plus fidèles, ce blog est un repère de crypto-blochéviques enragés, l’enclume et le marteau entre les dents?

    Ceci dit, tu mets le doigt sur l’étrange paradoxe de l’UDF contemporaine, qui est en train de doubler par la gauche le PS, lequel tente de doubler l’UMP par la droite, UMP qui ratisse carrément sur les plates-bandes de Le Pen. Du coup Bayrou se retrouve comparé à Laguiller, ce qui peut être choquant pour lui au premier abord, mais qui devrait l’amener à creuser un peu le sujet de la recomposition du paysage politique qui se dessine actuellement. Donc, les gauchistes traditionnalistes dont il semble que je fasse partie observent forcément avec beaucoup d’attention les étranges mutation de l’UDF et de son chef. En tout cas, pour l’instant, Bayrou est le seul qui se fasse chier à élaborer un discours politique. Dont acte.
    De là à prendre la carte… 😉

    Répondre
  32. pingouin
    pingouin dit :

    @ les marques du plaisir.

    Comprenons nous bien. Il n’est pas ici question de refuser l’aide à qui que ce soit ni de se cacher la face quand on connait une situation de détresse. La non assistance à personne en danger moral ou physique est répréhensible et considéré comme un délit pénal.

    Ceci dit, toute personne saine d’esprit à l’age adulte à le devoir de ne pas se laisser "bouffer" la vie par quiconque.
    Pour le cas d’enfants, je reviens au premier point sur l’assistance.

    C’était le sens que mon discours.

    Répondre
  33. pingouin
    pingouin dit :

    @ les marques du plaisir.

    Comprenons nous bien. Il n’est pas ici question de refuser l’aide à qui que ce soit ni de se cacher la face quand on connait une situation de détresse. La non assistance à personne en danger moral ou physique est répréhensible et considéré comme un délit pénal.

    Ceci dit, toute personne saine d’esprit à l’age adulte à le devoir de ne pas se laisser "bouffer" la vie par quiconque.
    Pour le cas d’enfants, je reviens au premier point sur l’assistance.

    C’était le sens que mon discours.

    Répondre
  34. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Ah, l’UDF à la gauche du PS, où va le monde, ma brave dame ? Surtout si l’on pense que dans le temps, l’UDF composée autour de Giscard à partir d’une coalition d’une nuée de partis de droite, était considérée comme une droite plus "bourgeoise" et plus conservatice (en particulier du point de vue des moeurs et de la société) que ne l’était le RPR issu de l’UDR "gaulliste", et possédant une base plus populaire…

    Mais il est vrai que par rapport aux autres séides de la droite et du PS, Bayrou prend parfois des allures de dangereux gauchiste. Fera-t-il liste commune avec Arlette aux législatives ?

    Répondre
  35. les marques du plaisir
    les marques du plaisir dit :

    @ monolecte … sur l’eugénisme … je persiste à penser qu’on n’en est pas loin avec ces mouroirs ( au plan intellectuel ) que sont bien des maisons de retraite ( et je parle là des établissements "non médicalisés" qui ont à accueillir des pensionnaires en relative bonne santé … physique, parceque coté mental, avec l’absence de personnel formé, la réponse chimique est un automatisme ….)
    sur les établissements médicalisés … le personnel fait ce qu’il peut …
    argent et personnel compétent manquent …
    Vieillir, dans la mesure ou les liens familiaux et sociaux ont été détruits en une 50aine d’années, celà coute cher, mais c’est aussi un marché …
    Et j’ai bien peur que d’ici peu selon que tu seras solvable ou non, ton mouroir aura plus ou moins de confort médical …

    Répondre
  36. manu25
    manu25 dit :

    Agnès,
    Bayrou en pourfendeur de la politique française, j’en ris encore, faudrait en parler à De-Robien car il ne doit pas le savoir ce garçon si prompte à cirer les pompes du ptit Nicolas.
    Bayrou qui par ailleurs à voter quasiment tout les projets de lois de l’ump à l’assemblée et qui n’avait de mots assez durs pour les nons au traité constitutionnel sans réellement argumenté. A part enfoncer des portes ouvertes, refusant le débat (voir sur actu chomage) je ne pense pas qu’il se soit découvert une passion débridée pour la gauche mais une opportunité à nuire à la droite et faire chier De-Villepin, de plus dans une de ces diatribes dont il a le secret, il voulait bien parler à Kouchner, Delors, Straus-kahn mais pas avec Fabius, Buffet et encore moins avec Bessancenot jugés par le tribun Bayrou de gauchistes anachroniques…
    Tu parles Charles, avec ses compères Blanc, Cavada (tiens on l’entend plus celui là) et sa clique de députés udf qui soit dit en passant on élaboré le démentellement et la privatisation de la sécu. mais pour l’instant reste dans les cartons pour ne pas froisser le Patron. Il suffit de regarder sur le site de l’assemblée nationale pour appréhender l’esprit udf qui n’a rien à envier à l’ump…
    Mais bientôt il va se prendre les pieds dans le tapis le Bayrou du fait de ses propres contradictions.

    Répondre
  37. les marques du plaisir
    les marques du plaisir dit :

    chuis plus circonspect sur l’UDF … il y a 2 UDF, celle de la majorité des députés … et celle là est UMPISTE … et l’autre …
    et certains sont de braves types qui dressent des constats que la gauche ne veut pas dresser … style Lassale … Ils sont plus proches d’un "colbertisme" gaulliste que des valeurs du front populaire, mais mais peut être en sont ils moins éloignés que ce truc qu’est devenu le PS ….
    dans 2 ans , on traitera Marie france Garaud de Krypto-trotskiste au rythme ou va l’idéologie libérale …

    Répondre
  38. Amazone
    Amazone dit :

    J’ai de la famille au Royaume Uni et c’est un pays où je vais plusieurs fois l’an. J’y ai une grand’ tante de 88 ans qui vit seule (elle est veuve et sa famille proche vit à 500 bornes), va au pub à pied tous les midis pour y écluser un ou deux demis, ne conduit plus mais les voisins la véhiculent, se tape un à deux bridges par semaine et est passionnée par les voyages (elle en fait de moins en moins tout de même). Rares sont les personnes âgées qui en France jouissent d’une telle qualité de vieillesse, la société y est beaucoup plus cloisonnée. De fait en France, les lieux conviviaux (bars, restaurants, etc.) ne connaissent pas la mixité générationnelle que je ressens à chaque pinte prise au pub où n’importe qui (quel que soit son âge) entame avec un parfait inconnu une conversation, où les serveurs vous appellent souvent par votre prénom et où il n’est pas rare d’entendre chanter par tous les charts. Je crois que les français devraient réapprendre à communiquer non seulement avec leurs vieux mais encore avec ceux (et c’est encore plus rare !) qui appartiennent à une « classe sociale » différente de la leur.

    Répondre
  39. Amazone
    Amazone dit :

    J’ai de la famille au Royaume Uni et c’est un pays où je vais plusieurs fois l’an. J’y ai une grand’ tante de 88 ans qui vit seule (elle est veuve et sa famille proche vit à 500 bornes), va au pub à pied tous les midis pour y écluser un ou deux demis, ne conduit plus mais les voisins la véhiculent, se tape un à deux bridges par semaine et est passionnée par les voyages (elle en fait de moins en moins tout de même). Rares sont les personnes âgées qui en France jouissent d’une telle qualité de vieillesse, la société y est beaucoup plus cloisonnée. De fait en France, les lieux conviviaux (bars, restaurants, etc.) ne connaissent pas la mixité générationnelle que je ressens à chaque pinte prise au pub où n’importe qui (quel que soit son âge) entame avec un parfait inconnu une conversation, où les serveurs vous appellent souvent par votre prénom et où il n’est pas rare d’entendre chanter par tous les charts. Je crois que les français devraient réapprendre à communiquer non seulement avec leurs vieux mais encore avec ceux (et c’est encore plus rare !) qui appartiennent à une « classe sociale » différente de la leur.

    Répondre
  40. Henry Kanaan
    Henry Kanaan dit :

    Comparer Bayrou à Arlette Laguillier c’est insulter cette derniere.
    Bayrou n’est qu un arriviste qui cherche à exister politiquement entre deux partis liberaux, le PS et l’UMP.

    Si un jour il devient premier ministre, il se conduira comme Giscard. Ce type ne m’inspire que de la mefiance.

    Si l’UDF gouverne un jour, ils n auront de cesse que de faire baisser la dette publique à tout prix. Vous pouvez imaginer facilement ce que cela signifierait.

    Ils se font elire sur un programme de centre gauche et gouvernent à droite.
    (c est à peu pres la meme chose pour le PS me direz vous)

    Pour en revenir au sujet principal:

    Qui sait ce que les forces morbides inconscientes creent comme dommage dans l organisme des êtres humains!

    Ma grand mere maternelle a vecu jusqu’à 88 ans, mais elle
    avait laché la rampe depuis quelques temps.
    Sa fille, ma mère, elle est decedee avant 60 ans.
    (elle ne fumait pas, ne buvait pas)

    En vieillisant on ne devient pas meilleur, tout du moins, ce n’ est pas la pente naturelle contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire parfois.

    <<Aux âmes bien nées, La valeur n’attend point le nombre des années>>

    Le vieillissement n’est qu’une manière qu’a trouvé la nature
    pour se debarrasser des individus une fois qu ils sont censés s’être reproduits. Une fois qu ils sont devenus un poids et sans utilité pour l’oeuvre de la nature. (la grande oeuvre de l’évolution)

    La vieillesse n’est peut être pas une maladie mais on meure rarement en pleine forme de nos jours lorsqu’on est devenu vieux.

    Pour garantir une vie decente pour tous, peut être qu’un jour il faudra obliger les gens à se suicider à 30 ans (suffisant pour qu ils se soient reproduits)
    Comme decrit dans le roman de SF : "Quand ton cristal
    mourra"
    http://fr.wikipedia.org/wiki/L'%C3%…)

    Répondre
  41. chris
    chris dit :

    ciel ..j’en etais resté a la vieillesse ,je trouvais l’article pas ininteressant certes mais de la a le voir basculer directos chez le camarade bayrou , gloups !

    mono agnés , a tu seulement penser que l’endroit allait illico sentir le souffre pour les camarades actuchomeurs , j’en connais qui vont crier a la haute trahison ..mieux que le Montebourg chez Segolene …le bayrou nouveau chez le monolecte !!!!!

    par contre ,moi la demarche a Farid ,je la trouve assez sympa meme si j’ai la meme mefiance que certains sur le Bayrou nouveau …mais je suis un garcon pragmatique et je considere que l’"UDF meme petit parti aura toujours plus de chance qu’une Arlette ou un Besancenot !

    et que la presence de gens comme Farid dans ce parti ..me va aussi bien que celle d’un Montebourg derriere une segolene .

    apres tout les revolutions ,les vraies se font en interne au niveau des hommes et des femmes lorsqu’il y en a ……!

    donc pendant que certains se complaisent dans l’elaboration d’un vaste programme antiliberal dont j’aimerai tant qu’on puisse seulement m’en indiquer le debut sans provoquer une guerre civile , apres tout y a peut etre des amateurs pour vivre le clash argentin …….y a peut etre une lueur d’espoir avec des gens comme farid , peu importe Bayrou apres tout , si les leaders pouvaient parfois etre debordés par leurs bases ..le parti des hommes de bonne volonté !!!

    comme quoi ,on peut aussi vieillir dans l’optimisme .

    Répondre
  42. glozons
    glozons dit :

    Comme la vieillesse reste encore pas mal victime du mythe selon quoi les mamies et les papy sont des etre asexués et privés d’attirance envers les autres hommes et femmes, ce débat sur les vieux serait eminément interessant si on évoquait les relations qui peuvent exister entre générations, relations amoureuses il va de soit; en considérant les envies charnelles et affectives que peut suciter une personne chez une autre personne plus agee qu’elle: ALORS AGNES?!!

    Répondre
  43. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Soyons clairs : je ne suis pas une centrale de renseignements.

    Avec ce titre, même bien orthographié, je n’ai rien trouvé. Approchant et chez Fayard, j’ai trouvé un collectif : On tue les vieux, de Christophe Fernandez (Auteur), Thierry Pons (Auteur), Dominique Prédali (Auteur), Jacques Soubeyrand (Auteur). Sinon, il y a On achève bien nos vieuxde Jean-Charles Escribano (Auteur), Marie-Thérèse Cuny (Auteur), mais ce n’est pas chez Fayard.

    Répondre
  44. blondeau francine
    blondeau francine dit :

    je recherche un livre qui a ete ecrie par un professeur le titre "ont ne laisse pas mourrir les vieux" chez fayard (je n’ai plus l’auteur)

    Répondre
  45. blondeau francine
    blondeau francine dit :

    je recherche un livre qui a ete ecrie par un professeur le titre "ont ne laisse pas mourrir les vieux" chez fayard (je n’ai plus l’auteur)

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