Turista

Si tu ne vas pas au tourisme, alors le tourisme viendra à toi!

Je fait partie de ces millions de Français qui ne partent jamais en vacances pour des raisons essentiellement économiques. Quand la survie du foyer dépend d’une gestion draconienne des ressources, quand on a juste de quoi vivre en étant raisonnables en tout, il est évident que se taper une transhumance estivale à 75€ le plein de carburant, tout cela pour aller s’entasser dans des lieux de villégiature où le moindre studio pourri est loué la semaine le montant de mon loyer mensuel, les vacances ne sont plus qu’un mythe pathétique de la société de consommation.

De toute manière, j’ai toujours trouvé absurdes les sacrifices démentiels que consentent certaines familles modestes tout au long de l’année, juste pour se payer 8 ou 15 jours de vacances au rabais dans un camping pourri. Bouffer des patates et des pâtes 11 mois par an, rogner sur tout, tout cela pour se faire chier au camping de Triffouillis-les-Oies, après 10 ou 12 heures de route éprouvantes dans les fameux bouchons-du-chassé-croisé-des-ploucs-enragés -de-bitume-fondu-et-de-sandwiches-sable-et-monoï… ça me dépasse. Autant chercher à avoir des conditions de vie modestes mais décentes et supportables 12 mois par an et s’éviter les multiples arnaques des sacro-saintes vacances.
Surtout que si vous avez un budget serré, ça revient quand même à se ruiner tout en évitant de faire quoi que ce soit d’amusant qui pourrait couler le fragile budget familial. La moindre gargotte balnéaire est au tarif du petit resto gastro près de chez vous, la qualité et le service en moins! Même la montagne se beaufise au coeur de l’été. Autant rester chez soi et conserver son précieux budget ADSL…

Ta valoche dans ta gueule

BelcastelMa dernière sinécure date d’août 2000. Nous bossions tous les deux et n’avions strictement jamais de congés en même temps. Puis, un peu au dernier moment, on se retrouve sur le carreau pour la semaine du 15 août. Sympa pour l’organisation!
Comme nous gagnions tout de même suffisamment notre vie, nous décidons de nous offrir une semaine de vraies vacances tous les deux. Nous ne savions pas que ce serait la seule fois en 14 ans de vie commune…
Nous avons ouvert un guide des logis de France, une carte routière, monté un itinéraire, pris nos réservations en évitant les coins les plus touristiques. Nous commencions notre périple dans l’Aveyron, dans une auberge paumée au milieu de nulle part, à Compolibat. Coin magnifique, accueil superbe. Les tracteurs se garaient devant le bar de l’hôtel et les paysans s’envoyaient un galopin avant d’aller aux champs. Le soir, la patronne, une sorté de Maïté bis, nous a servi un alligot compact et roboratif qu’elle avait touillé de ses bras puissants dont l’avant-bras était encore plus charnu que ma cuisse. Ça sentait bon la bouse, et de la piscine de l’établissement, nous avions vue sur le poulailler du voisin. Autour, des ballades sympas : Belcastel, Peyrusse-le-Roc et sa chapelle perdue dans un sous-bois raffraîchissant.Peyrusse le Roc

Étape suivante : Anduze. Nettement plus touristique, plus de monde, moins de sourire. Nous sommes encore loin de la côte, mais on sent déjà un peu l’usine à touristes. Les prix grimpent, les files d’attente commencent, le service est nettement plus… standard. L’hôtel est tout de même très bien, la nourriture de bonne qualité. On adore la bambouseraie et le Gard est une région magnifique.bambouseraie

Pour notre dernière étape, pas vraiment le choix : on va voir mon pater qui vit à Palavas-les-Flots. Là, c’est turista de masse. On arrive à l’hôtel un peu avant midi. Nous n’avons rien trouvé de mieux que Saint-Jean-de-Védas, ce qui est assez loin de Palavas. Là, le réceptionniste nous fait franchement la gueule. Quand on demande à déposer nos bagages, il nous envoie carrément chier. La piscine est en travaux. D’ailleurs tout est en travaux, en pleine saison.
On repart avec tout notre bordel soigneusement dissimulé dans le coffre, parce que garder ses bagages en pleine saison, ce n’est pas un trip magnifique. On se gare davant La Poste de Palavas pour aller manger un morceau avec mon père avant de retourner déposer le bardas à l’hôtel borgne. Le resto est bondé, le service à la volée, la qualité discutable. Moins d’une heure plus tard, on revient à la bagnole : elle est ouverte. Le coffre a été soigneusement fouillé. Mon sac à dos s’est fait la malle, avec mon PDA, mes papiers, un peu de fric. Ben oui, faut pas laisser ses affaires dans une bagnole en été, même si elles ne sont pas visibles. Oui, mais à l’hôtel, ils ont refusé nos bagages et je savais le resto bondé, avec le même risque de fauche.

On va porter plainte. Surtout pour l’assurance. Le PDA n’était pas à moi, mais à ma boite. Dans laquelle j’étais depuis 4 mois. Le flic qui nous reçoit est blasé : ce parking se fait régulièrement nettoyer, c’est comme ça… cons de touristes[1]. Prend la plainte mollement. J’appelle mon assurance pour le remboursement. Bien plus tard, j’apprendrai qu’en plus de mon remboursement, mon boss s’est aussi fait remboursé par l’assurance de la boite… bonne affaire pour lui…
Palavas pue la malaïgue. Tout est cher et tout le monde fait la gueule. Je me dis que mon père fait un peu chier à vivre dans un coin comme ça.

Le retour à l’hôtel est déprimant : la chambre est moche et le ménage plus qu’approximatif. C’est pourtant l’hôtel le plus cher du périple. Le matin, on se fait réveiller par les ouvriers. Putains de vacances!
Au final, nous serons contents de rentrer chez nous!Albert Dubout

L’envers du décor

Maintenant que nous ne partons plus, ce sont les touristes qui viennent à nous, région touristique oblige. Et on a envie de les voir comme la peste et le choléra réunis. En fait, on sait toujours quand ils commencent à arriver en masse : il y a des papiers gras sur les bas-côtés, en pleine nature. Parce qu’il y a une constante, quelque soit la région ou l’époque : le touriste est un gros porc!

Il débarque en trombe, après sa journée de route marathonienne, et lui qui s’est serré la ceinture toute l’année, il en veut pour son argent. Hier, la tenancière d’un gite rural me racontait :

Là, j’ai les Belges qui sont partis ce matin. Ils ont tout laissé dégueulasse, même pas un coup de balai. Pour leur arrivée, nous avions mis un assortissement de boissons au frigo, en pensant qu’après une journée de voiture, ils auraient soif et qu’ils seraient contents de trouver de quoi boire en arrivant. Ben, en repartant, ils ont laissé le frigo vide. C’était pourtant évident que ce serait bien de remettre des boissons pour les suivants. Je me demande si je vais en remettre…
En plus, il sont partis comme ça, sans même passer nous dire un petit mot. Ils ont juste laissé les clés sur la table. On est un peu déçus par leur attitude. Les vacances à la ferme, ce n’est quand même pas le Formule 1!

L’autre jour, il y avait des touristes au supermarché. Faciles à reconnaître. Ils laissaient leurs gosses mettre le foutoir dans le magasin. Les nains jouaient au foot dans les rayons, tapant dans les vieilles. J’ai l’absolue certitude que jamais ils n’auraient l’autorisation de faire ce genre de truc dans l’hyper près de chez eux. Mais là, ils s’en foutent, ils sont en vacances, ils sont chez les autochtones. Nous n’avons d’existence légitime qu’en tant que support de loisir. Loin du contrôle social de leurs pairs, ils se permettent d’être… ce qu’ils sont réellement.

L’été, tout est permis. L’autre jour, mon voisin taillait sa haie. Passe une bagnole en trombe derrière lui, sur la route, et un truc lui frôle le visage. Il regarde : une serviette hygiénique usagée toute fraîche dont la passagère venait de se délester à la volée. Classe, non?

On s’en fout, on n’est pas chez nous!

Cela pourrait résumer pas mal de l’esprit vacances. En tout cas, je l’ai souvent entendu en zone touristique, quand les gens se lâchent. Après 11 mois à courber l’échine, bouffer des couleuvres et traverser dans les clous, ils pensent que pendant les vacances, tout est permis : Ben oui, moi, j’ai payé, moi! Les vacances deviennent alors le lieu des réglements de compte sociaux : Je sers les autres toute l’année, à mon tour d’être servi, en reproduisant tous les comportements les plus haïssables qu’ils ont eu à supporter tout au long de l’année.
Mais je pense que la goujaterie n’est rendue possible que par l’éloignement de son lieu de vie. Dans un endroit où l’on ne connaît personne et où personne ne nous connaît. Ce qui assure précisément de l’impunité sociale : on peut se comporter en gros blaireau, puisque finalement, les gens qui comptent, la famille, les amis, les collègues, n’en sauront rien.
Et c’est ainsi que les touristes sont généralement mal vus dans leur lieu de villégiature et qu’ils ne sont pas reçus très aimablement : manière on s’en fout s’ils ne reviennent pas ces blaireaux, l’année prochaine!
Il y en aura toujours d’autres qui viendront… comme un nuage de sauterelles…

Notes

[1] Il ne le dit pas, mais ces yeux parlent pour lui…

43 réponses
  1. Paul TOTH
    Paul TOTH dit :

    Bonjour Agnès, décidemment tu me fais assez souvent penser à Desproges 😀

    "J’ai le plus profond respect pour le mépris que j’ai des hommes"

    (non non, pas avec autant de talent tout de même :D)

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  2. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’ai longtemps pensé que le comportement en vacances était fonction du comportement normal tout au long de l’année. Mais j’ai vu des gens habituellement très "policés" avoir des comportements de beurk en vacances. Je pense que l’éloignement de ton environnement social permet le relachement de la discipline, parce que la sanction sociale est inexistante. Si tu balances des merdes dans ton quartier, forcément, tu deviendras le gros beurk de ton quartier et la stigmatisation ira souvent entâcher le reste de ta famille. Si tu balances des merdes sur ton lieu de villégiature, tu deviens juste un gros porc de touriste… comme les autres. Anonyme. Et sans conséquence. Pour toi.
    Quand je raconte le contrôle social en Suisse, j’oublie de raconter comment les Suisses si propres et polis se comportaient une fois passés la frontière qui séparait mon bled de Haute-Savoie de Genève : comme des porcs! Les gars qui éteignent soigneusement le moteur à la troisième bagnole à partir du feu rouge chez eux, montent sur le trottoir d’Annemasse pour griller les feux et balancent leurs mégots par la fenêtre comme le dernier des sauvages latins.

    Des fois, j’ai l’impression que c’est la résurgence de l’esprit tribal : il y a nous, les vrais humains, les gens de mon bled, de mon quartier et les autres, les sauvages. Etre en vacances, c’est visiter l’indigène, c’est descendre d’un degré dans le respect. C’est aussi se libérer de la contrainte. Pas de contrainte de travail, d’horaire, d’allure vestimentaire, aucune contrainte sociale. En face, ceux qui sont toujours soumis à la contrainte, au travail, au règlement, à la règle, ceux qui doivent servir. Un antagonisme de classe géographique… à creuser…

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  3. deuzeu
    deuzeu dit :

    Rien à voir avec le tourisme.Quand on est respectueux des autres, on l’est de partout. Si tu avais suivi la semeuse de patacul, tu te serais sûrement aperçu que c’est une grosse poufiasse tout le long de l’année.Seulement, pendant les vacances, il y a concentration des dégueulasses en certains endroits, alors que le reste de l’année, ils sont dilués dans toute la France. Accuser le "tourisme" en général, c’est une fois de plus "nationaliser" des attitudes individuelles , et à mon avis, c’est un raisonnement faux et contreproductif.L’excuse bidon "tout le monde fait pareil", ce n’est qu’une excuse innacceptable de crado pour échapper au jugement, les gens sociaux et civilisés ne devraient même pas s’y référer.Non, tout les touristes ne sont pas des gros porcs , par contre, il est possible que tout les gros porcs fassent du tourisme.

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  4. phitros
    phitros dit :

    @deuze : "nationaliser" des attitudes, c’est-à-dire, si je t’ai bien compris, faire de quelques cas individuels une généralités collectives.

    En ce sens, il n’est pas faux de relever une tendance chez le touriste à être je-m’en-foutiste ,égoiste et imbu de sa personne. Je constate la même chose en bretagne. C’est fou comme les plage sont dégeulasse de papiers gras et autres joyeusetés en période estivale. Bizaremment cela est différent le reste de l’année. J’ai eu le loisir de constater de telles tendances chez les australiens (ivrognes invétérés érigant l’impolitesse en manière de vivre); chez les italiens( adpetes du tourisme sexuel). Mais ce n’est pas pour autant que j’attribu ces qualités à tous les individus se disant touriste. Ainsi, agnés ne me semble pas avoir tord en relevant une tendance du touriste qu’elle rapproche de tendances d’une société consumériste. Le touriste n’existe pas sans celle ci, il n’existe que par celle-ci. En n’étant plus dans son espace quotidien il semble aussi ne plus être courtois poli et respecteux. affranchi de toutes les convention sociales qui régulent ses actes et comportement au quotidien.Effectivement le touriste échappe à au jugement. et c’est bien ce que promette les vacances qui font les touristes.

    Echapper à l’environemment quotidien, ses régles, ses obligations et ses conventions sociales. Toutes l’année le touriste s’y plie plus ou moins. Toutes l’année il doit être "productif"et gagner de l’argent. Mais la société consumériste n’est pas ingrate ou elle a oublié d’être idiote. Les vacances quelle belle création! Là l’individu, qui est tous le reste de l’année productuf, pourra consommer du tourisme. Cette eldorado qui lui assure d’écapper a son environement et au jugement social, moyennant rétribution…cela va de soit. Alors à lui la liberté, la vrai, celle qui le déleste de son vernis social ou civilisationnel. Enfin, le touriste peut être lui-même dans le meilleur comme le pire. En somme le touriste est un nudiste sociale. Malheureusement, peu d’entre eux sont suffisament préparé à la lévé de l’interdit social. Ce qui a pour effet de produire les meilleurs et souvent les pires des comportements individuels. Donc oui, en général, le touriste est un gros porc. Tiens, j’y pense, G. Bush serait-il touriste?

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  5. cestmoi
    cestmoi dit :

    bonjour, c’est vrai qui il y a de "l’aigri" et du misanthrope comme chez Desproges ( c’est pour cela que je ne l’aime pas d’ailleurs!) !faites gaffe cela ne s’arrange pas avec l’age! Un jour vous allez preferer la compagnie de votre chien ou de votre chat….

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  6. deuzeu
    deuzeu dit :

    Je reconnais avoir l’esprit un peu faussé, j’ai vécu longtemps en Suisse (…ben oui, c’est moi) et, vous allez rire, je garde mes mégots de clop dans ma poche si je trouve pas une poubelle à proximité.J’ai lu ton texte sur le contrôle social en Suisse, c’est trés bien vu (le coup du feu rouge à piéton, je l’ai vécu, c’est totalement exact, quoique ça se perd un peu).Une seule remarque(j’ai honte): je trouve désormais le camembert suisse meilleur que le français(jamais plâtreux, toujours fait à coeur)…

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  7. moi
    moi dit :

    Moi j’habite en belgique et je suis français…

    Et bien quand j’ai envie de faire une performance (en france ou en belgique, qui sont un peu mes deux maisons), je parle super fort en allemand et je fais des rots dans la rue… Sissi c’est très drôle, de ternir la réputation des allemands.

    Je le ferais bien en anglais, mais j’ai pas l’accent australien.

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  8. Souplounite
    Souplounite dit :

    J’aime pas les vacances, non plus, à peu près pour les mêmes raisons. C’est cher, inutile, ça créee des transhumances inutiles de blaireaux anisés, ça bouffe l’environnement et dégrade la nature, ça autorise les élus à faire chier le peuple au motif que "c’est bon pour le tourisme, les parkings et les supermarchés", et plein d’autres choses encore. Je suis assez fier de ne jamais partir en vacances, sauf si on me prête une maison dans un coin sympa, hors saison, que j’ai le temps et les sous, et que ma femme me tanne. Et encore, j’ai honte.

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  9. bert
    bert dit :

    Une p’tite anecdote touristique…Chuis landais, vous savez, les pins, la dune, les hollandais, tout ca, bon.

    la semaine dernière, ca caniculait encore pas mal et vers les 20 heures, il faisait encore bien chaud, j’m’en vas trainer mes slaps dans le bois voisin, histoire de me rafraîchir à l’ombre…Le p’tit bois, en été, il a pas de chance…Y’a des chemins en sable bien damé, bien carrossables, donc, y’a toujours une dizaine de bagnoles qui y pénètre, ceuss qu’on pas le 4*4 pour aller faire les malins dans les pare-feux, ou là où le sable est plus mou. (C’est toujours le même topo, ils arrivent, s’arrêtent à l’entrée du chemin, constatent qu’on peut passer, s’avance lentement, s’enhardissent…) enfin, bon, j’ai l’habitude, ca fait des années que ca dure, et qu’y puis-je? Je me résoudrais jamais à balancer ces gens là aux flics, et quand je leur dis que les forêts, c’est mieux sans bagnole dedans, ils m’envoient chier, donc bon, je les ignore, les plains, sachant que dans 1 mois, y’aura plus personne…

    Bref, après cent mètres de ballade, je tombe sur le camping car garé au milieu du chemin, jusque là, rien d’étonnant, pas le premier, les emplacements sont si chers, n’est ce pas, et puis, cette promiscuité…. Là où je flippe, immédiatement, c’est pour le barbecue…Ouais, au milieu des pins, sur les aiguilles, par 35°, après 15 jours sans flotte, voila nos amis qui font leurs saucisses au feu de bois…

    J’arrive pas à avoir l’air relax, je leur dis, poliment, que c’est le de la folie furieuse, le type sort une pièce de métal volumineuse, me la présente complaisamment et m’explique qu’il "sait très bien ce qu’il fait, qu’il a toujours fait ca, et que si me plait pas, je peux faire la connaissance de son outillage"…

    Texto…Vive le tourisme…je lui dis que y’a pas de problème, que je cours très vite quand j’ai peur, et que pour prévenir les keufs et les pompiers, ca va pas me prendre 5 mn…je fonce…Je laisse tomber les keufs, ca répond jamais, les pompiers comprennent, dépêchent deux gars en camionnette.

    Ils finiront par déloger le type, m’expliqueront qu’il les a menacé aussi, qu’il a fallu appeler les flics (ils répondent aux pompiers, encore…), que c’est tous les jours, qu’ils en sont à 17 incendies sur le ressort de la commune pour le mois de juillet, pour cause de barbecue et clopes…

    C’est pas toujours des porcs, les touristes, c’est parfois surtout des malades…

    Fallait que j’la raconte, voila.

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  10. Fred
    Fred dit :

    Agnès > Nous n’avons d’existence légitime qu’en tant que support de loisir. Loin du contrôle social de leurs pairs, ils se permettent d’être… ce qu’ils sont réellement.

    Exactement la pensée de Droite : les gens sont foncièrement mauvais, et sans la trique, ça donne ça. Encore un peu, et tu votes Sarko en 2007 😉

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  11. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Non, la pensée de droite est nettement plus nuancée que cela : tout est inné et seuls les pauvres sont mauvais. Du coup, ils n’ont que la vie qu’ils méritent…
    Evidemment que tous les touristes ne sont pas de gros porcs qui rêvent de saccager leur destination de vacances, mais la sortie du "milieu naturel" favorise l’expression de l’égoïsme naturel qui ne demandait qu’à jouir de conditions favorables pour certains.
    Il n’y a pas de prototype du gros porc de touriste, je crois qu’il se recrute à tous les échelons sociaux. C’est une question de mentalité, pas de classe sociale. Evidemment, si ta grille de lecture donne l’équation tourisme de masse + prolos = tas de gros beurks, je comprends mieux ta tentative de voir en moi une "droitiste"! :-p

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  12. Fred
    Fred dit :

    Agnès > Non, la pensée de droite est nettement plus nuancée que cela : tout est inné et seuls les pauvres sont mauvais. Du coup, ils n’ont que la vie qu’ils méritent…

    On trouve les deux:
    – les calvinistes qui pensent à la prédestination (t’es riche, t’es pauvre : Dieu l’a voulu ainsi)
    – les cons totalement ignorant des mécanismes de reproduction social, de l’influence négative d’un environnement dégradé même sur les gens les plus doués…
    ce qui permet de se dédouaner de toute responsabilité politique et de laisser ces inégalités se reproduire en toute bonne conscience.

    En tout cas, pas encore ça qui va me donner envie de partir en vacances 🙂

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  13. Sextus
    Sextus dit :

    @Agnès

    Je suis d’accord avec Fred… ce que tu dis en gros c’est "un individu sans contrôle social est un gros egoïste".

    Perso, quand je rencontre quelqu’un de gentil et sociable, je ne me dis pas "c’est merveilleux comme le contrôle social fonctionne bien sur lui". Je suis simplement intéressé et bien disposé à comprendre comment il s’est construit et/ou laissé construire. Autrement dit, je ne le considère nullement comme un produit social. Pourquoi n’en serait-il donc pas de même avec l’indélicat mal dégrossi ?

    Je pense que c’est plus basique que ça. Ces gens ne détestent pas la hiérarchie mais leur place dans la hiérarchie, parce qu’il paraît invraisemblable qu’on puisse se passer de hiérarchie. La hiérarchie, c’est comme l’égoïsme de l’individu, pour nous c’est — même si c’est historiquement construit — naturel. Si la hiérarchie leur faisait horreur, jamais ils ne tireraient de leur propre soumission le droit de soumettre à leur tour.

    La véritable oppression, c’est àmha celle qu’on ne voit plus, celle qui réside dans ce vide qu’on cherche désespéremment à emplir, avec toutes sortes d’artefacts. Nous rêvons d’une Terre comble de chemins familiers.

    Bon, je m’étais promis d’arrêter de poster des commentaires sur les blogs… postant celui-ci, comme un remède, je m’évacue avec les humeurs…

    Bonne continuation.

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  14. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je pense qu’il ne faut pas prendre le problème à l’envers :

    ce que tu dis en gros c’est "un individu sans contrôle social est un gros egoïste".

    En fait, ce n’est pas le contrôle social qui crée les caractères des individus, il les tempère, il les lisse. L’absence de contrôle social  favorise l’expression des comportements asociaux, tout simplement. Le contrôle social, c’est la couche supérieure du mille-feuilles sociétal, le glaçage en haut du gâteau. L’éducation, les relations intra-familiales, les étayages affectifs, c’est cela qui est en jeu dans la construction de l’individu. Si la société, dans son fonctionnement, permet des tricotages de qualité(dans l’acceptation cyrulnikienne du terme) des personnes qui la compose, alors, il devient  probable que le contrôle social peut être plus léger, moins présent, qu’il est moins nécessaire pour permettre le vivre-ensemble(ref Arendt).

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  15. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Rhooooo, l’autre!!!! 😉

    On peut même plus râler tranquille sur son blog!
    Mais le touriste-beurk, ce n’est rien, ce n’est que la face immergée de l’iceberg de la médiocrité ordinaire. Même pas un symptôme.
    Il est certain que nul projet de société ne peut avancer sans évolution des mentalités. Ce qui pose la question intéressante : est-ce que les comportements égoïstes sont profondément humains ou est-ce notre mode de vie, notre système de valeurs qui pousse les gens à se réfugier dans l’égoïsme?

    Si on pense au Barbec de notre ami Bert, on voit que ça peut aller loin : le rustre pose son envie de barbec au-dessus de toute autre considération. Est-il inconscient ou profondément indifférent aux conséquences possible de ses actes quand il prétend faire un barbecue au coeur de la forêt landaise en pleine canicule? Qu’est-ce qui gouverne réellement son comportement? Est-il juste ignorant ou inconséquent? Pense-t-il à la possibilité de déclencher un incendie qui piègerait des promeneurs et le rendrait coupable d’un homicide? Ou est-il englué dans l’idée que rien, absolument rien ne peut venir entraver sa quête de jouissance immédiate?

    Et celui qui balance sa merde de la fenêtre de sa portière, aime-t-il voir des détritus dans le paysage ou ne les voit-il pas : peut-être rangeait-on sa chambre derrière lui quand il était enfant, ne lui laissant jamais le loisir d’observer le pouvoir de nuisance de l’entropie naturelle?

    Chaque fait social nous parle. Chaque agacement peut être sujet de réflexion. Heureusement que j’ai des contradicteurs pour me mettre le nez dans le caca et me pousser à voir derrière mes propres présupposés, non 😉

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  16. Le Glaude
    Le Glaude dit :

    un marronnier très conformiste… on voit bien ce qui est archaïque dans cette pseudo-pensée… entre vos bréviaires et quelques tricotages de références, vous pouvez vous maintenir au niveau de RTL 😉 Votre petite rédac’ ne nous apprend rien : le "débat" qui s’en suit ne sort pas de l’ornière

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  17. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Peut-être ne vis-tu pas dans une zone touristique?
    Auquel cas, tu n’as pas l’occasion de constater la récurrence de la dégradation de ton environnement chaque année, à la même époque. Tu vas me dire : une canette balancée par la portière et qui git sur le bas-côté avec la compagnie d’un paquet de chips éventré, la belle affaire que voilà!.
    Mais c’est chiant, surtout multiplié par X convois touristiques.

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  18. kopin
    kopin dit :

    Mais si, mais si que tu peux râler, manquerait plus que ça … 🙂

    J’ai râlé un temps, puis tout le temps et puis j’ai fini par me mettre en colère … et avec la colère, on ne construit plus rien, alors reflechir à ce qu’on ne construit pas, je ne t’en parle même pas … mais, bon, je dis ça, je dis rien.

    Bref, râle s’il te plaît, continue … mais gaffe à la surchauffe 😉

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  19. Paul TOTH
    Paul TOTH dit :

    Oh oui Agnès, parle nous de ta chambre d’enfant 😀

    Et si tu as des tuyaux pour faire croire à mes nains que l’entropie qui règne derrière eux n’a rien de naturelle, je suis preneur 😀 Ma naine notamment, qui va pourtant sur 7 ans, continue de vivre au sol; tout ce qu’elle pose, elle le pose par terre. Le salon devient dont très vite un champ miné de tout et de rien qui selon la nature se brise sous le pied, colle au talon ou se glisse entre les orteilles… 😀

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  20. Le Glaude
    Le Glaude dit :

    Ouvrons la chambre d’enfants. Car cette escapade reflet et saveurs en forme de turista nous y ramène, manu ordinari. Oui les images employées dans ce "feuilleton"sont toutes cataloguées : VPC sur simple demande. D’ailleurs ça fait comme avec les anguilles, ça glisse et ça passe même pas dans le chat, pas de quoi évoquer un tissu, tout juste une maille grossière "alter" : on se rend dans une décharge et hop on se mélange avec les options population, éducation, sécurité, pour finir paf dans le mur d’un ti échange autour du déïsme ? Dommage ce n’est plus qu’un départ d’égouts. Convoquer Arendt me parait une lecture mal comprise. (…) L’humour de Desproges ou le tien eût mieux trompé la douane et tu aurais p’t’être découvert quelque chose ? Là tu t’es arrêtée sur le reflux, le ressac et je te trouves échouée, profites-en ça fait du bien tu trouveras la force. 😀 ))))) Même "là-bas si j’y suis" arrive à surmonter les vagues de la rhétorique c’est dire à quel point on peut taire un instant ses réticences quand le reportage dépasse le travail de père OK.

    Je ne sais pas si j’aurais fait mieux et mon but n’est pas de mettre du caca sur ce blog, plutôt de questionner l’alignement involontaire que je constate dans ce texte de voyage avorté. On sait tous que les premliers touristes étaient des êtres "en devenir" que les voyages devaient former et non point déformer. De grands compositeurs ont fait l’Italie et n’ont-ils pas pissé dans la rue ? Ce serait dommage.

    Nul besoin de démarche anthropologique pour analyser ton texte. Je ne déménagerai pas chaque fois que je veux comprendre un phénomène.

    Je veux bien voir le paysage dans son ensemble, me focaliser aussi un moment le temps d’en repérer un aspect, mais… là ce n’est pas un lièvre que tu lèves ! Et le texte que tu as si bien monté en mayonnaise a exactement le même ton de voix off que celles de ces reportages télé, micro-trottoir inside, effet de prose marie-claire. S’il s’agit de réfléchir, le médium télévisuel n’est pas à exclure, je n’en ferai donc point le reproche.

    Par contre, c’est bien la peine d’invoquer le "terrain" si c’est pour se formater JT, un JT qui pourrait s’épanouir s’il ne se récitait pas de la sorte. Quant à Desproges, oui, du talent. Mais sans en avoir autant que lui, rien ne nous interdit d’essayer d’ouvrir autant que fermer, concerner autant que discerner.

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  21. pingouin
    pingouin dit :

    Tout est une question aussi d’amour propre : le vacancier qui joue le gros porc n’a pas beaucoup de respect pour lui-même s’il se lache quand il ne se sent pas controlé. La raison d’avoir une attitude hypocrite toute l’année en simulant le respect des bonnes manières ,et puis de se laisser aller à sa vrai nature le temps des vacances, provient de son sentiment d’emmerder les autres et surtout toute hiérarchie. C’est avec cette attitude égoïste et ce manque de discipline (respect) que le monde finira par crever dans sa propre merde. Un tel comportement se voit à grande échelle avec les pollutions et les sacages de l’environnement.

    Nous regardons le problème par le trou de serrure. Il est temps de taper là ou ça fait mal.

    Merci, Mr Hulot, j’espère que vous serez présent en avril 2007.

    N’oublions pas les bonnes paroles des Inconnus : " ne pas prendre les gens pour des cons … mais ne pas oublier qu’ils le sont."

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  22. michel caramel
    michel caramel dit :

    Ce texte joue avec les généralités, abuse d’énormes clichés, pourquoi? pour mieux choquer, pour amener à se poser des questions, à lire entre les lignes. Quel est le fond de vérité qui se cache derrière ce cri du coeur ? Le Touriste est un gros con de part sa nature même de touriste, ou bien, les touristes-consommateurs sont des victimes d’un système déshumanisé qui a leur tour contribuent à ce sytème en se comportant de façon déshumanisée (d’ou leur qualification) ?!

    Ces gens n’ont certainement pas compris que le bonheur se trouvait plus -attention passage subjectif :p- dans la relation humaine que dans le matériel. Je pense que cela peut expliquer assez facilement la transition dominé/dominant du rapport que certaines personnes ont à l’argent (et donc au rapport social -cf la "regarde mon gros 4*4 attitude"), lorsqu’elles sont travailleur/vacancier. L’egoîsme (en tous point de vue) est bien le signe d’un certain malaise, d’un renfermement maladif pour une expèce qui ne peut vivre qu’en société…

    Le problème c’est lorsque ces personnes, qui se ruinent avec leurs illusions au lieu d’ouvrir les yeux sur ce qui les entourent, viennent empieter sur ton bonheur a toi en nihilisant tout rapport social et, suprême outrage, en nihilisant notre mère nourricière, la nature.

    Perso, j’habite dans un coin assez vide l’été (et par conséquent remplis de moutons l’hiver,mais la j’abuse ;-), je peut donc fuir facilement les zones de touristes-consommateurs. Mais dans le cas d’Agnès, j’ai nul peine a croire que sa colère est justifiée par une certaine invasion (et généralement assez concentrée).

    Pour finir, une belle genéralité : Beaucoup de gens totalement dénués d’humour prétendent aimer Desproges ! (trop subtil peut etre…)

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  23. mireille l'abeille
    mireille l'abeille dit :

    Il semblerait donc que plus il y a des touristes dans un lieu et plus ils se comportent comme des consommateurs imbéciles à qui tout est dû. Pourquoi ? D’accord, il n’y a plus le contrôle social mais au delà n’est ce pas un effet de foule ? Dans une foule, tout est permis puisque l’on y est anonyme. On n’est pas LE touriste (identifié comme tel) mais un parmi une nuée d’autres, interchangeable à loisir. Le comportement de certains “professionnels” du tourisme les incitent à ce "Je consomme donc je suis". L’estivant est trop souvent vu comme un porte-monnaie sur patte : habitant au bord de la Méditerranée, je constate combien les prix explosent lors de la saison. Enfin, je trouve dommage de vouloir jeter tous les touristes avec l’eau (pas très claire) de Palavas les Flots. Il y a toujours des touristes sympas, des ouverts sur les autres que ce soit à La Grande Motte ou à St Frézal de Ventalon (un village paumé de la Lozère). D’ailleurs, moi, j’aime bien partir en vacances. Pour le dépaysement, pour les rencontres ou pour le simple plaisir d’avoir les doigts de pied en éventail.

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  24. Ethel
    Ethel dit :

    Un post auquel je ne peux que m’identifier, ayant à la fois la chance et le malheur d’habiter une "fameuse" station balnéaire dans le nord. Le malheur parce que c’est une ville plutôt huppée. Ainsi, pendant deux mois, on croirait notre ville devenue un vaste terrain de jeu pour nantis… A noter que les bourgeois ne foutent pas leurs gosses au centre aéré, trop populo, mais dans des clubs/camps de plage mickey (messieurs Bonduel ou Elie Semoune par exemple) où c’est concours sur concours et cadeaux disney à la clé tout le long de la journée, effroyable. Merde aux vacances!

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  25. URSULE
    URSULE dit :

    Bonjour, Le débat ne concerne pas seulement les touristes…Ma belle Auvergne n’a pas besoin d’attendre les touristes pour être salopée, ses habitants s’en chargent!Motos "vertes", quads, 4X4, dans tous les chemins, abords de fermes dégueulasses (épaves, tas de fumiers, plastiques volant au vent etc…), urbanisation non contrôlée… Les touristes s’adaptent tout simplement à l’environnement qu’ils trouvent, et les Français n’ont pas la réputation d’être particulièrement respectueux ni d’eux-mêmes ni de leur environnement!

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  26. Paul TOTH
    Paul TOTH dit :

    Bon aller, moi aussi j’ai des gens crades…juste en bas de mon HLM, et ils sont là toute l’année !!! Ils n’ont même pas les moyens d’aller salir vos régions touristiques 😀

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  27. Arg
    Arg dit :

    Ca serais pas plutôt qu’a force de vivre dans une société etriquée castratrice toute l’année -dont tu nous parles souvent et justement dans ce blog- les gens quand ils se lachent pendant leurs vacances, savent tellement plus se lacher qu’ils en deviennent tout bordelique et sans aucun controle d’eux même ?

    C’est pas très ettonant que des gens qui doivent se sursurveiller toute l’années sur des choses "debiles" comme un respect automatique a un superieur ou devoir suivre un cadre de travail inepte car crée non en fonction de l’humain mais de la rentabilité deviennent completement "irrespectueux" quand ils sont en vacances et qu’il se lachent.

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  28. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Certes, certes, mais ce n’est pas parce que tu es malheureux dans ta vie que tu dois te sentir obliger de chier dans les bottes des autres, surtout quand ceux-ci n’ont rien à voir avec ta merde, non?

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  29. Fred
    Fred dit :

    > Certes, certes, mais ce n’est pas parce que tu es malheureux dans ta vie que tu dois te sentir obliger de chier dans les bottes des autres, surtout quand ceux-ci n’ont rien à voir avec ta merde, non?

    Mélanger explication psycho-sociologique et morale, c’est pas le meilleur moyen de résoudre un problème (cf. la sarko-attitude face aux problèmes).

    Perso, j’attends avec impatience "Volem rien toutre al païs" (http://www.homme-moderne.org/rienfo…), le second volet du docu de Pierre Carles sur le travail.

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  30. Le Glaude
    Le Glaude dit :

    "certes certes" est une belle impasse, un truc qui la boucle (…) râler, régresser oui pourquoi pas, si c’est pour créer, par exemple, ou offrir un petit "interlude" (…) monolecte en aurait déjà marre d’être référencé sur un portail qui ouvre large l’éventail ? dommage car pour échapper aux dictats du vote utile, "j’emmerde le vote utile" lançait un beau chantier et ça va pas se faire à coups de lieux communs… allez, on repose tout ça de manière plus provocante et je suis sûr que si ça dégénère bien, on va avoir des trouvailles !

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  31. ARg
    ARg dit :

    Je comprend que ca soit enervant et a force ca doit vraiment aigrir de voir ca. Mais bon, c’est pas en partant comme ca qu’on va progresser, sinon on va tous finir divisé, mon pays, ma ville, mon quartier, mon batiment, mon couloir, ma piece…

    Faut lutter contre ce qui engendre les problemes, par contre les symptomes !

    ps : je ne veuu pas dire par la que qui que ce soit est completement aigri hein, je ne veu insulter personne ! 🙂

    Répondre

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