Le résistant

C’est un homme qui s’accroche au bord de la falaise, les deux pieds pendants vers l’abime dont il sait qu’il est insondable et froid. Il ne tient plus que par la pulpe de ses doigts, il sait qu’il finira par lâcher, inéluctablement, il pleure, il gémit, il crie, parfois, mais il tient, encore et encore.

Je lui tiens le bras, doucement, pour ne pas lui faire mal. Je soutiens son regard quand ses yeux vagues accrochent les miens, je sens sa peur, immonde, et je sais que je n’ai pas de mots de consolation pour lui. Ces dernières semaines, le temps l’a rattrapé, sauvagement, et lui a plaqué sa peau tavelée sur le crâne. Il est comme un grand oiseau inquiet, perdu. Parfois il sourit. Parfois il éclate en sanglots. Puis il repose la même question. Puis il oublie. Puis il se souvient. La succession des émotions traverse son visage comme l’ombre des nuages de printemps sur la lande battue par les vents.

Tout ce qu’il est, tout ce qu’il a été, tout s’effondre et se dilue et pourtant, il n’oublie jamais de lutter, de tenir. Juste encore un peu de temps.

J’ai toujours pensé qu’avoir la foi trouvait sa récompense vers la fin, qu’elle chassait les doutes, la peur et les incertitudes. Les regrets aussi, sans doute. J’en parlais l’autre jour avec Marie qui a travaillé un bon moment en soins palliatifs :

Et bien justement, c’est tout l’inverse qui se produit, c’est comme si eux [les cathos] savaient ce qui les attendait. Le pire que j’ai vu, c’était un vieux curé. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi terrorisé que lui.

Ni réconfort ni consolation… finalement, je regrette moins d’être réfractaire à la religion. La vie éternelle ne semble pas moins foutre les jetons que le néant des matérialistes athées, mais en plus, elle réclame sans cesse des preuves de soumission de son vivant et justifie régulièrement la résignation à l’indigne et à la politique du pire.

Je repense à sa sœur, enterrée il y a tellement peu de temps qu’on n’arrive même pas à savoir s’il a vraiment compris qu’elle était déjà partie. J’aurais voulu la connaitre jeune. J’aurais voulu me nourrir de sa force tranquille et de son humour féroce. Une belle personne. Une vie plutôt discrète qu’elle avait aimée, une famille qu’elle avait construite tout autour d’elle puis au-delà d’elle et dont j’ai pu mesurer l’ampleur et la cohésion lors de ses obsèques. Elle avait vécu selon ses convictions, elle avait connu les grandes joies et les douleurs indicibles qui font une vie humaine et puis, un jour, elle avait décidé que c’était assez, elle avait assez vécu. Bien sûr, comme elle était aussi catholique, elle n’avait rien précipité, elle avait seulement attendu son tour, avec juste une petite pointe d’impatience. Elle était assez désappointée de voir les années s’écouler et rien ne lui arriver. Alors, pour occuper le temps, elle prenait des nouvelles des uns et des autres, elle reconstituait patiemment l’écheveau sans cesse grandissant de sa descendance et elle racontait ses histoires à qui voulait bien les écouter.
J’ai toujours été plutôt bon public.

Elle est partie comme elle a vécu. Elle a dit : bon, faudra pas en faire toute une histoire!, et elle est morte dans la nuit.

Ma fille a peur de voir les vieillards mourants. Elle craint de ne plus se souvenir que de leur agonie. À présent, j’ai déjà vu quelques morts, j’en ai même photographié, comme une question sans réponse.

En fait, on se souvient plutôt des belles choses, des bons moments. On se souvient d’une balade, d’un bon repas, d’un bon rire. On peut même parfois se souvenir de choses que l’on n’a pas vécues. Là, j’ai retrouvé une photo de lui qui date d’avant moi. J’en ai retrouvées plein, de ces photos de familles non datées, non légendées, souvent même mal cadrées et pas très intéressantes en soi. Mais j’aime bien celle-là, parce qu’elle montre quelqu’un que je n’ai jamais connu, quelqu’un de facétieux, presque insolent dans une pose surjouée et cocasse. Et une autre, aussi, mais que j’ai prise, il y a tellement longtemps que je ne m’en souviens presque plus. Elle est plutôt réussie alors qu’elle n’est qu’une mise en scène pour l’album de famille. Ce qu’elle raconte n’existe pas et n’a jamais existé, mais en même temps, parce que je l’ai photographié comme cela, à ce moment-là, c’est comme si j’avais attrapé un écho d’une réalité parallèle où cette histoire se serait mieux racontée. Et j’aime bien cette fiction. Elle fait tellement plus vrai que cet autre récit infiniment triste d’incommunicabilité, de barrières à jamais impossibles à franchir.

À moins que ce cliché n’ait pu anticiper ce que les jours sombres actuels sont peut-être en train de réussir : rapprocher les êtres dans la peine, la peur et la douleur avant de les séparer définitivement.

89 réponses
  1. tu suisse
    tu suisse dit :

    l’important (?) n’est-ce pas l’ Eternité,
    je n’en sais rien, -j’y verrais bien, ni pressé, ni l’envie de trier (!) par ex. les vanités,

    « Amour & Miséricorde » ..qui a donné ? (et) combien,
    ou qui reçut, ..beaucoup ?
    /ai-je dit ‘payé’.. ni quel bête,
    personnellement équipé; merci (qui? la courtoisie)

    les Vœux et le larron.
    Qu’importe en foire ou sa déconne.. qui seraient comme le bon-pain-blanc: on l’a tout bouffé !
    /devrait-on dire « encore !? » ou « enfin » ..?

    ..sinon qql occasion, n’est-ce pas l’usage,
    /culture, tradition, qu’importe; ahaha!

    Aussi mes Vœux cette année, 2000 + 17 au compteur (du comptable) ou pour m’éviter de les prétendre ‘sincères’.. sont parcimonieux. (cé ma crise !)

    Tout de Bon Agnès, ..et camarades

    on n’échappe pas à sa nature, n’est-ce pas le plus important

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  2. Alberto
    Alberto dit :

    c’est merdique, cet âge que nous avons Agnès. Les ainés partent les uns après les autres, et c’est nous qui prenons la première place dans la file d’attente…

    Dans quel état arriverons nous au rendez-vous?

    « conviene entrar penúltimo en la meta
    de la vuelta a la infancia en patinete » Sabina

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Oui, la vie me fait souvent penser à une marche de lemmings vers le gouffre de la mort. Devant toi, les épaules de tes parents et ta descendance qui te pousse dans le dos pour se faire une place. Pour l’instant, je suis encore à n+2 du précipice, mais manifestement, on s’approche très rapidement du n+1.

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  3. smolski
    smolski dit :

    Pour l’avoir cotoyée quelques fois (plus ou moins volontairement) la Mort, je n’y crois pas.
    La Vie, c’est l’instant et dans l’instant la Mort n’existe pas, pas plus que n’existent réellement l’instant précédent et l’instant suivant.

    Le temps est une invention des maîtres sociaux afin de nous maintenir au fond des cachots bâtis sur le mensonge et la déraison d’être qui leurs appartiennent seuls et dont ils nous imprègnent insidieusement pour maintenir leur falacieux confort.

    On voit dans le post d’Agnès l’image de ce confort inique dans la crainte qui a assailli soudain le vieux curé opposée à l’apaisement de sa propre sœur au même instant venu, un instant d’autant plus complet qu’il était démuni d’avant et d’après.

    Hasta la Vista ! 😀

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    • smolski
      smolski dit :

      Agnès : Non, je ne parle pas de la sœur du curé
      Ah vi !
      Pardon, le reflet dans mon post est le même de toute façon.

      Agnès : la mort est l’absence de temps
      Exactement et la vie itou, c’est ce que j’essaie de dire, la Mort et la Vie sont la même absence de temps, elles existent chacune dans l’instant seulement sans jamais être conjointes.
      T’es vivant, t’es pas mort épicétou.

      La flèche du temps est une création spirituelle permettant essentiellement d’étalonner nos existences alors que l’étalon c’est chacun de nous dans l’immédiat, perpétuellement.
      Perpétuellement ?
      Oui, par le souvenir conservé et/ou transmis, non par la réalité vécue puisqu’elle est rapportée.
      Forcément rapportée…
      Un souvenir édulcore la réalité, comme une aspiration à devenir le fait, et c’est en les modulant via notre imaginaire que nous les intégrons à l’instant d’une façon irréelle.
      Forcément irréelle…

      « Démysthifier les religions ce n’est pas de la haine. »
      Salman Rushdie

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      • smolski
        smolski dit :

        Agnès : Alors pourquoi, smolski, ne pouvons-nous nous souvenir du futur? Ou même d’avant notre naissance?
        Ben justement, parce que le temps n’existe pas, ce n’est pas un problème de mémorisation mais de situation. Nous sommes en continue dans un présent que nous nommons le réel, le reste qui précède ou devient n’existe carrément pas, donc pas de mémorisation, juste une manip plus ou moins contraignante pour faire semblant via des médiations qui ne relèvent en rien de la réalité.

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      • smolski
        smolski dit :

        Exemple de l’instant :
        Un animal se souvient d’un point d’eau.
        Il le gagne selon son souvenir mais rien dans ce point d’eau du souvenir ne sera le point d’eau qui existe réellement dans l’instant. Voire, il sera devenu tout autre chose au même lieu qu’indique le souvenir et n’existera en tant que tel que seulement dans l’instant où il sera rejoind par l’animal et s’y présentera dans sa différence d’alors.

        C’est pareil pour nous en tout point.

        Peut-être que l’expérience de la boîte contenant un chat jamais ouverte peut représenter ce que je propose d’entendre pour le temps qui n’existe pas factuellement ailleurs que dans notre imaginaire ?

        En pratique, qu’est-ce que cela entend ?
        C’est que sans la reconnaissance préalable de l’instant, rien ne peut être vraiment résolu par nous-mêmes, d’où la religiosité, le clanisme, l’arbitraire, etc…
        Ainsi, sans cette reconnaissance de l’instant, nous sommes contraints d’utiliser des artefacts et des simagrés qui sont des pis aller, rien de plus, et qui aboutissent fatalement à des résolutions hasardeuses qui peuvent fonctionner bien sûr mais qui ne sont pas des résolutions, c’est à dire la réalité accomplie avec la volontée pleine et entière de l’être qui la subi tout autant qu’il la vit.

        La mise en responsabilité de chacun, c’est bien le sens du réel prônée par l’anarchie, non ?
        Pas étonnant que les démocrates et autres suppôts de pouvoirs s’en indisposent d’autant par délégations et votations suggestives…

        Répondre
    • lik
      lik dit :

      « Le temps est une invention des maîtres sociaux »

      Ben voyons, l’agriculteur qui sème tient compte du temps, le boulanger qui cuit son pain idem… Le temps c’est le flux des mécanismes transformateurs de la vie pas un truc de maitres sociaux spécifiques. Le big bang puis la vie animale et végétale sont des processus qui représentent le temps, le monde n’est pas créationniste dans l’instant, il est créateur avec le temps et son histoire, lourde parfois.

      Si un maitre social utilise ses jambes pour marcher, tu vas nous raconter que les jambes sont une invention des maitres sociaux ? Arrête de fumer la moquette, STP.

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        @lik : Le temps est un paramètre, l’instant est la réalité, je ne vois pas de moquette à fumer sur ce point, non ?
        Et considérer la réalité sans l’habiller de confortables paramètres, ça effraie, ça dissout les certitudes acquises, les conforts établis, etc…

        Répondre
        • lik
          lik dit :

          La réalité comme le temps sont avant tout des mots, des signifiants, des éléments de langages perdus dans les brumes neuronales, le mot réalité n’a pas en soi de puissance immanente ou transcendante, ne t’en déplaise.

          Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        lik : le monde n’est pas créationniste dans l’instant, il est créateur avec le temps
        créationniste, créateur, en voilà des croyances stupéfiantes !
        Ainsi, tu imagines une volontée suprême, une main magique régulant la réalité selon un plan pré-établi…

        Vraiment ? 😀

        L’humain du néanderthal conduit à l’humain moderne, nécessairement de l’un à l’autre ?
        Tu le dis de l’instant où tu te trouves, mais qu’en pense le néandertalien depuis son instant à lui ? Peux-tu l’imaginer seulement ?
        Tu les relies pourtant d’un trait, d’une voie alors que rien de la réalité du premier ne conduit son destin jusqu’à notre réalité à nous en cet instant.
        Alors, n’est-ce pas une illusion que de conduire à l’inverse le trait de nous au néandertalien comme tu le présentes ?
        Un fantasme, tout au plus.

        Répondre
        • lik
          lik dit :

          « Ainsi, tu imagines une volontée suprême, une main magique régulant la réalité selon un plan pré-établi…

          Vraiment ? »

          J’ai dis ça où ?

          Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          lik : le monde n’est pas créationniste dans l’instant, il est créateur avec le temps
          Le monde est créateur… c’est donc bien une régulation (ou autre…) immanente, non ?

          De mon point de vue, le monde est créé avec nous dedans, c’est tout. Et c’est l’instant qui fait qu’il est tel que nous le percevons et nous percevons nous-mêmes et rien d’autre.
          Le temps d’hier ou de demain n’ont plus ou pas d’existences concrètes selon nos sens concrets.

          Pour faire image, car mes mots ne sont pas les mots usuels, j’en conviens, la proie et l’animal prédateur ne sont pas déliés. Elle est lui-même comme lui fait partie de la proie, il est ce qu’il mange pour vivre et ce qu’il mange pour vivre est lui-même.
          Il n’y a ni fureur, ni plaisir entre eux. C’est le monde tel qu’il est et non ce qu’il était ni ce qu’il devient.

          Tout cela est réel dans l’instantané, pas dans le temps qui s’écoule, on ne peut rien rétablir des faits, juste en imaginer les péripéties précédentes et suivantes de l’instant où la péripétie est vraie, totalement vraie.

          Je pense qu’il y a du confort à s’imaginer le monde créateur, on échaffaude des hypothèses, on suppute des échappatoires, etc…
          On décolle du vrai en quelque sorte.

          Répondre
  4. Sam
    Sam dit :

    http://www.dailymotion.com/video/xcahcb_le-vrai-graal-en-physique-dan-winte_news

    Fantastique vidéo de Dan Winter traduites en français, sur les ondes du cerveau,

    Il s’agit de comprendre d’une manière, le plus scientifique possible, le phénomène de la mort. D’un point de vue médical il est possible de mourir de manière réussie.

    A propos de Dan Winter : il a une formation d’ingénieur électronicien. Donc c’est avec ce bagage que Dan explique cette compréhension de la mort. Mais ,ne vous méprenez pas, il a d’autres cordes à son arc . Puisque ce qui est fondamental dans son explication, c’est le vieux rêve alchimique : le mariage du religieux avec la science ; la vraie, par celle dont on donne un sens faux actuellement. Dan Winter a été l’un des premiers a parler de cohérence cardiaque.
    Une belle vidéo .Croyant pas croyant elle émeut , rassénére ,fait du bien quand on se pose ce genre de question .
    Prenez le temps de visionner .

    Répondre
    • Sombre Hermano
      Sombre Hermano dit :

      Je ne vois rien de scientifique dans l’exposé de ce monsieur. Seulement une juxtaposition de concepts mythologiques issus de différentes civilisations. Le propre des « sciences » occultes, à savoir étaler une foule d’informations présentant des analogies plus ou moins lointaines les unes avec les autres.
      Après « comment réussir sa vie », nous sommes prêts pour le « comment réussir sa mort », où nous confierons, contre espèces sonnantes et trébuchantes, ce qui nous reste de vie à un gourou qui nous emmènera au sommet de la pyramide aux neuf degrés de Palenque (état du Chiapas, Mexique … Ha ! Ha ! Ha ! ) afin que notre champ électrique soit compressé de manière fractale et puisse nous survivre après notre mort. A mourir de rire pour le coup …

      Répondre
  5. Sombre Hermano
    Sombre Hermano dit :

    Bonne année ! Bonne santé ! C’est quoi ce moral de merde en ce début de 2017 ?
    Et pourtant qui n’a jamais envisagé sa propre mort ? Savoir s’il y a une vie après la mort, quelle vanité, non (vanité dans le sens que cette quête, cette interrogation est vaine) .. Et pourquoi appeler ça « la vie » puisqu’on est mort. Une chose est sûre, la mort, c’est l’absence irrémédiable, les trépassés nous quittent comme nous quitteront ceux qui resteront. Et aux yeux des autres, quand on est mort, c’est pour la vie … Tiens, je l’aime bien cette phrase, je la ferai graver sur ma pierre tombale.
    D’après Albert Camus la seule question philosophique qui mériterait d’être débattue est celle du suicide. Le Mythe de Sisyphe ou comment survivre en tant qu’Homme Absurde.

    Répondre
      • Agnès Maillard
        Agnès Maillard dit :

        Je me souviens d’une version pendant les attentats en Algérie, dans les années 90. Il y avait eu un dessin de presse avec deux arabes sur un quai, avec un air las : Partir, c’est mourir un peu, mais rester, c’est mourir beaucoup.
        Ça m’avait frappée.
        Et je pense que c’est l’une des réalités des migrants.

        Répondre
  6. SofiNoëlle
    SofiNoëlle dit :

    « Tout ce qu’il est, tout ce qu’il a été, tout s’effondre et se dilue et pourtant, il n’oublie jamais de lutter, de tenir. Juste encore un peu de temps. »

    Mais combien de temps ? demain, après demain, ou encore un mois… peut-être même un an. Il s’accroche, il résiste…
    Mon fils est comme ta fille, il n’aime pas voir les vieillards mourants, ni les gens malades…
    Malheureusement c’est la période ! Et je fouille déjà ma mémoire pour me souvenir des bons moments si rares.

    Ton billet me touche Agnès, énormément. un moment plantée devant mon écran pour essayer de commenter intelligemment et… pas pu, je suis restée sur l’émotion de ce que tu écris.
    Je t’embrasse

    Répondre
    • Sombre Hermano
      Sombre Hermano dit :

      Appeler l’intelligence et la réflexion qui sache prendre de la distance avec le sujet n’est guère possible quand on parle de la Mort, à moins que d’être féru de philosophie et de maîtriser la rhétorique qui accompagne cette discipline.
      Parler de la Mort, en tant qu’êtres mortels, ne peut s’avérer que subjectif et fait forcément appel à l’émotionnel.
      Le plus souvent, ceux qui dissertent de la Mort s’appuient sur des concepts religieux. Et l’on vient de voir que cela ne protège pas de la peur de disparaître.
      Quant aux athées dont le sort serait enviable aux croyants puisqu’ils envisagent la Mort comme un retour au Néant, je me demande depuis un moment si leur vision n’est pas une croyance parmi d’autres et j’ai tendance à préférer l’agnosticisme à l’athéisme.

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Hombre : Quant aux athées dont le sort serait enviable aux croyants puisqu’ils envisagent la Mort comme un retour au Néant, je me demande depuis un moment si leur vision n’est pas une croyance parmi d’autres et j’ai tendance à préférer l’agnosticisme à l’athéisme.
        L’athéisme est un parti pris, il combat toutes les religions en les considérant comme nocives à l’humanité, l’agnostisme est une opinion.

        Quant au retour au néant, fichtre ! Jamais vu ça chez les athéistes, plutôt chez les croyants parlant des athéistes comme tu les cites d’ailleurs.
        Un athéiste se contrefout de la mort.

        😉

        À noter un Charlie Hebdo dernier N°1276 qui traite de long en large ce sujet du combat nécessaire contre tous les dealer de l’opium du peuple.

        Exemple, cette citation d’Antonio Fischetti :
        La religion n’est jamais un outil de libération, mais d’aliénation.

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          Toutes les sociétés ont des dieux, mais ces dieux ne sont pas forcément porteurs d’une morale. En comparant la taille de la société et les dogmes religieux, Michel Raymond a conclu que plus une société comporte d’individus, plus son dieu est moralisateur. C’est bien la preuve que les dieux sont inventés par les hommes, qui, dans un processus de servitude volontaire, se sont créé des superflics ayant d’autant plus de pouvoir qu’ils ont de monde à gérer.

          Antonio Fischetti

          Répondre
        • Agnès Maillard
          Agnès Maillard dit :

          Un athéiste se contrefout de la mort.

          Je ne vois pas trop comment on peut se contrefoutre de la mort, dans la mesure où elle a tendance à ne pas du tout nous rendre cette politesse. De par son bornage inéluctable, la mort interroge inévitablement la vie. Si le croyant trouve facilement une réponse à cette question la plus fondamentale de notre existence d’êtres pensants, pour le non croyant, c’est incroyablement plus compliqué.
          Tu peux — comme beaucoup — évacuer la question en te noyant dans la quotidienneté et l’empire des sens, mais elle finit toujours par te rattraper, ne serait-ce que quand tu dois affronter le regard d’un vieil homme qui a peur de mourir…

          Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          Agnès : Je ne vois pas trop comment on peut se contrefoutre de la mort

          Je ne suis le porte parole de rien ni de personne, pas de lézard entre nous.

          Alors, de mon point de vue, la Mort est inéluctable, qu’elle survienne dès maintenant ou plus tard, je ne vois pas ce que cela va changer au bout du bout en soi.
          Et pourtant si, cela change quelque chose en nous lorsque nous l’intégrons totalement.

          La Mort inéluctable est la dimension exacte du réel, celui de l’immédiat, de l’instant.
          Ainsi, chaque effet de la Vie prend une dimension dont il s’agit alors d’en saisir l’ampleur, non comme on collectionne des pétales séchés dans un album ou des billets et titres dans un coffre, mais en soi tout entier, sans limite d’émotion ni de participation.

          Dans le film Achille, il y a ce dialogue :
          – Maintenant, dit Achille à sa fiancée, je vais te confier un secret.
          Les Dieux sont jaloux de notre mortalité.

          Pourquoi ?
          Parce qu’un être immortel peut reporter à l’infini tout ce qui nous porte nous, mortels, à saisir notre Vie en nous garantissant l’extinction non seulement de ses attraits, mais de nous-mêmes tout entier devant tout et tous !

          Puisque nous sommes mortels… non, puisque nous mourrons, la sécurité n’est plus une donnée essentielle, c’est la façon dont nous accompagnons notre périple hors de toute sécurité promise qui fait que tout et rien sont aussi importants l’un que l’autre.

          L’historiette d’oncle Jojo :

          Deux fillettes éloignées des rives de la plage se sont trouvées accrochées désespéremment à des bouées guides d’un port. Le père d’une d’elles les aperçoit et il se précipite à l’eau pour les secourir.
          Arrivé à la première bouée, ce n’était pas sa fille, il lui crie :
          – Accroche-toi, je reviens !
          Et lorsqu’il est revenu, il n’y avait plus de fillette accrochée à la bouée.

          Voilà ce que c’est que de vivre l’instant réel.
          Même devant la Mort.
          Même davantage encore devant la Mort de ce qui nous est à l’instant l’être le plus cher au monde.

          Dans cette situation, jusqu’à cet instant tragique, je suis persuadé que ce parent avait déjà tout bien offert à la petite disparue.

          Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Merci, Sophie.
      J’ai bien remarqué que quand je parle de mort, de souffrance, de l’humanité nue et fragile, ça se bouscule moins au portillon pour ajouter son grain de sel. Je me demandais si c’était par peur, pudeur, déni ou par préférence de logorrhées sans fin pour les propriétés inutiles d’un quelconque objet commercial à la mode qui ne l’est pas moins.

      Je trouve qu’il y a beaucoup d’évitement de ce sujet précis, d’idées que ce n’est ni le lieu, ni le moment… mais bon, je pense que ce n’est pas nous qui décidons du timing. Là, il se trouve qu’on a eu des fêtes sous le signe du deuil et de la maladie. Comme souvent, quand la merde commence à tomber, elle se met à pleuvoir dru. Comme disait la grande-tante : ce n’est pas la peine d’en faire toute une histoire!
      Mais ce sont tout de même ces histoires qui tricotent la vie humaine, comme elle le fait aussi avec les joies : une maille à l’endroit, une maille à l’envers.

      Répondre
      • Noblejoué
        Noblejoué dit :

        @ Agnes Maillard

         » J’ai bien remarqué que quand je parle de mort, de souffrance, de l’humanité nue et fragile, ça se bouscule moins au portillon pour ajouter son grain de sel. Je me demandais si c’était par peur, pudeur, déni ou par préférence de logorrhées sans fin pour les propriétés inutiles d’un quelconque objet commercial à la mode qui ne l’est pas moins. »

        Sans doute. Mais c’est aussi qu’on ne va pas se rassembler contre un individu, un groupe, une institution… Bref, rien de mobilisateur.

        Et puis, on est dans le déni. Les immortels enviraient les mortels, quelle blague !
        Très les raisins sont trop verts et bons pour des goujeats.

        Je parie que si des traitements pour conserver son âge ou rajeunir existaient, et surtout s’ils n’existaient que pour les riches, d’un coup, des gens qui disent l’immortalité ininteressante revendiqueraient d’y accèder.
        Dénier ce qui est encore dans les limbes, dénier ce qui n’excite pas l’envie est une chose.
        Mais quand on n’est pas dans les discours qui n’engagent à rien d’autres que paraitre raisonnables ou sages, mais des décisions qui sont, c’est le cas de le dire, de vie ou de mort, l’attitude change. Exemple : être juré, devoir décider du sort d’un tiers rend plus prudent que les discours extérieurs sur les affaires judicaires.

        C’est le cas de le dire : qui vivra vera.

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          Noblejoué : Les immortels enviraient les mortels, quelle blague !
          L’immortalité c’est la perte de toutes les valeurs humaines.

          L’immortalité ne prend un sens que par son contraire, si tu enlèves la mortalité plus rien ne reste à être satisfait, tout est satisfait !

          Répondre
          • Noblejoué
            Noblejoué dit :

            @ Smoski

            Non. Le désir est infini comme l’horizon que nous ne rejoignons jamais quand nous marchons.
            Et ne pas confondre les valeurs de l’Homme et ses limites. A le faire, les valeurs sont du qui perd gagne. De la résignation. Franchement, la résignation athée ou religieuse, c’est toujours de la résignation. D’ailleurs la foi en Dieu, ou la croyance que Dieu n’existe pas ne sont jamais que des croyances rivales.

            En vérité, on ne sait rien de l’existence de dieux éventuels.

            On a, indépendemment à cette question, à suivre sa voie, je vous souhaite donc une vie avec toutes les limites actuelles.
            Pour ma part, je me souhaite la liberté la plus grande possible, en cas de détresse, le suicide, en cas de bonne fortune, me délivrer des limites actuelles, ce que je souhaite d’ailleurs à tous ceux qui le veulent.

          • smolski
            smolski dit :

            Le désir est infini

            La distance et le temps sont une seule et même chose, donc l’immortalité proclamée se doit d’être équidistante de tout, sinon, ça n’est pas de l’immortalité, de là, la notion d’immortalité ne contient aucun désir infini possible, ils sont tous atteints, résolus.

            Ce sont les mortels qui imaginent l’immortalité comme la mortalité éloignée à jamais, ce qui est une posture acquise depuis la mortalité.
            C’est ça qui est le mensonge des dieux auxquels nous, mortels, n’avons vraiment rien à envier du tout et que ce sont bien les divinités qui envient nos existences, si brèves soient-elle, parce qu’elles contiennent une Vérité, du véritable, auxquels elles n’auront jamais accès.

            J’aime que la mort dans cett’ Vie d’merde
            J’aime c’ qu’est cassé
            J’aime c’ qu’est détruit
            J’aime surtout tout c’ qui vous fait peur
            La douleur et la nuit

            Renaud – Deuxième génération

          • smolski
            smolski dit :

            Noblejoué : Et ne pas confondre les valeurs de l’Homme et ses limites. A le faire, les valeurs sont du qui perd gagne. De la résignation. Franchement, la résignation athée ou religieuse, c’est toujours de la résignation

            La confusion est de désaccorder les limites de l’Humanité des valeurs qui en font la spécificité, notamment la conscience de soi. C’est d’ailleurs ça que la religiosité instaure, des limites irréductibles réservées alors qu’il n’y en pas dans toute la création dont l’être humain fait parti et a pris conscience, contrairement à ce qui est nommé divin ou suprême, etc…

            Le divin n’a pas de conscience.
            Pour quoi en faire seulement ?

            Pour l’humain, se résigner ?
            Plutôt mourir !

        • smolski
          smolski dit :

          Noblejoué : Mais quand on n’est pas dans les discours qui n’engagent à rien d’autres que paraitre raisonnables ou sages, mais des décisions qui sont, c’est le cas de le dire, de vie ou de mort, l’attitude change.

          Pourquoi changerait-elle affirmée par une conscience de soi ? Ce sont les girouettes qui girouettisent.

          Quotidiennement nous avons autours de nous des personnes qui engagent leur conscience plus que tout, peut-être que toi aussi, Noblejoué, je m’en doute, tu en fais l’expérience vis à vis de toi-même.
          Nous avons aussi des figures tutélaires qui l’ont fait et dont nous conservons l’héritage.
          Nos parents, des amis, pleins de monde dont nous tirons l’exemple direct ou indirect, réel ou imaginaire, mais tenace quant à ce que nous décidons aujourd’hui par nous-mêmes.

          Que la vie est insipide sans cela, insipide comme l’inexistence menée par les inhumains possédants et leurs suppôts de valets au pouvoir.

          Répondre
  7. paspier
    paspier dit :

    La résistance est au matériel ce que la résilience est au vivant .
    Si par un malheureux hasard je périclitais demain , quel serait le bilan ?
    Comme des millions et millions d’autres personnes , sur bien des plans j’aurais eu une vie de merde , hormis une guerre je ne vois pas quelle autre tuile ne m’aura côtoyée . Ma plus grande crainte est celle-ci , qu’au moment m précis , je me rende compte que tout ce truc était vraiment encore plus absurde qu’imaginé et que pourquoi n’aie nulle réponse .
    Seule consolation , la promesse d’une éternité sous forme d’atomes recyclés .
    La seule réalité est le passé , le présent ne dure que fraction infinitésimale de ce que nous nommons seconde et l’avenir est aléatoire .

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      La vie de merde est une donnée relative… selon les critères en cours dans la société dans laquelle je vis, j’ai une vie de merde. Mais en même temps, chaque jour je me réjouis de la somme fantastique de toutes les petites choses merveilleuses qui ne peuvent être appréhendées que par un organisme vivant et conscient, ici et maintenant.

      Parfois, je suis devant un paysage — ce qui est à la fois éphémère et éternel, car sa dimension me dépasse en tous points — et je me dis que rien que d’avoir eu la chance de voir|ressentir|admirer|vivre ça est absolument incroyable et exceptionnel. Et que ce privilège est inhérent à ma condition humaine, à la manière dont mon organisme est constitué, ce qui me permet de percevoir les longueurs d’ondes, les photons, la matière, de cette manière précise et pas une autre, parce que toute autre configuration de n’importe lequel de mes organes aurait intrinsèquement modifié mon rapport à ce lieu et cet instant.

      Et ensuite, je rapporte l’incommensurable grandeur de cet instant à la dimension de l’univers et du temps et je me dis que j’ai vraiment trop le cul bordé de nouilles que d’être ici et maintenant, même si juste après, toute ma cosmologie personnelle peut devenir totalement à chier.

      Répondre
      • paspier
        paspier dit :

        Bonjour Agnès ,
        Heu ? relatif ? Comprenons -nous , les tuiles ne figurent nullement un robinet qui fuit , un pneu crevé ou un ongle incarné . Je ne parle également nullement d’une quelconque réussite sociale , d’un confort matériel , ou de plan de carrière , choses dont je me moque éperdument . La merditude des choses se trouve ailleurs et comme on ne peut résumer aucune vie en quelques lignes ou quelques pages ( il faut un livre à minima ) , c’est compliqué .Le fait est que nous sommes seuls juges de sa réussite ou non . Comme vous , j’ai une passion depuis toujours pour la photographie mais ne me demandez pas d’expliquer pourquoi , j’en sais rien . La nature est mon refuge , et les vivants non-humains sont devenus mes miroirs … là je sais pourquoi .

        Répondre
        • Agnès Maillard
          Agnès Maillard dit :

          Tout est relatif : un pneu crevé n’est rien pour un cadre bien assuré qui va utiliser le service assistance de son assurance et aller à son RDV en taxi remboursé par l’entreprise. C’est la cata finale pour une mère de famille précaire et isolée en cambrousse qui survit à peine en se privant de tout : elle ne peut plus aller chercher ses gosses à l’école, se rendre à ses bouts de boulots ou ses convocations sociales, elle n’a pas l’argent pour se faire dépanner et elle risque de perdre le peu qu’on lui concédait jusque là.
          Mêmes causes, effets très différents.

          Répondre
      • paspier
        paspier dit :

        Bonjour smolski ,
        Je ne m’en plaints pas , c’est juste un constat froid . Un cow-boy craint-il l’incertitude ? 😉 . Vous serez cependant d’accord avec moi que la prise de conscience collective de cette incertitude a engendré la peur du lendemain , engendrant elle-même ce monde merdique qui de facto engendre des vies de merde , c’est évidemment un très gros raccourci .

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        paspier : la prise de conscience collective de cette incertitude a engendré la peur du lendemain
        La peur est engendrée par elle-même, que ce soit via l’incertitude autant que par le reste de nos émotions, plaisirs, douleurs, etc… Elle ne dépend pas du contexte social mais de soi.

        « de soi » et il me semble bien que la conscience de soi est native chez l’humain, qu’elle ne se dissimule qu’avec la volontée que l’on y met pour la contraindre.

        […]
        Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
        Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
        Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
        On fit donc une fosse, et Caïn dit « C’est bien ! »
        Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
        Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
        Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain,
        L’oeil était dans la tombe et regardait Caïn.

        Victor Hugo – La conscience
        http://www.poetica.fr/poeme-49/victor-hugo-la-conscience/

        Répondre
  8. saxo
    saxo dit :

    Nous ne sommes rien et tout.

    Sans mort, la vie n’existerait pas. La mort est une nécessité vitale qui conditionne notre existence.
    La vie est une maladie sexuellement transmissible létale dont tout le monde sans exception est atteint.

    que des lieux communs 😉 .

    Je viens de voir mourir successivement les deux grands parents de ma compagne (on enterre pépé jeudi prochain). Au lieu de souhaiter bonne année à pépé, on lui a souhaité qu’elle soit la plus courte possible. Impotent (cette dernière année surtout et totalement depuis deux mois) à 96 ans, perclus de douleur, 3/4 sourd… Il attendait patiemment d’en finir.

    La mort n’est que le pendant de la vie. Elle lui donne toute sa magnificence, alors pourquoi la refuser, en avoir peur?

    Le plus dur, c’est l’attachement qu’on a porté aux défunts, et l’absence qu’ils laissent derrière eux, je crois. D’autant plus quand ils sont jeunes… L’essence vitale, magnifique, n’existe que pour être éphémère.

    bonne année à toustes

    Répondre
  9. Exec T
    Exec T dit :

    Bonsoir,
    C’est un sujet difficile que vous évoquez.

    J’ai le souvenir d’une grand-tante dont tout l’entendement avais disparu et dont le corps s’acharnait à continuer de vivre. Je reste convaincu que ce qui faisait sa personne au sens de personne capable de volonté était déjà loin et que le vecteur de la vie, son corps, continuait sur une sorte de programme automatique.

    Il se peut que nos vies soit en elles mêmes absurdes.
    Les religions tentent de répondre à cette angoisse existentielle des hommes. Ma vie a-t-elle un sens?
    Les réponses en général sont assez puériles.
    Pour les chrétiens il semblerait que cela soit d’être pour l’éternité (plus tard) dans un « lieux » en compagnie du christ.
    Pour les musulmans (encore plus tard et après en avoir bien chié…) quelque chose qui tienne d’un palais où coulerait un vin qui n’enivre pas tout en étant entourée de charmantes personnes féminines (pour les hommes, les femmes ont ne sait pas …70 robot Kenwood peut être).
    La philosophie et notamment Epicure tente aussi de répondre à cette angoisse.
    Il s’agit pour lui d’une fausse question, le plan de la mort étant profondément différent de celui de la vie, seul sur cette terre compte le présent que nous vivons. Quant aux dieux pour Epicure ils se contrefichent des hommes.
    Une autre philosophie, le bouddhisme si j’ai à peu près saisi, considère que la vie (ou tout du moins son principe) se perpétue et que le but ultime est dans une forme de dissolution dans un tout qui serait aussi un impensé.

    A mon sens c’est probablement la position la plus sage car elle nous oblige à une réflexion sur l’enchainement des causes et des conséquences. Ainsi chaque acte doit être réfléchi, pensé, à l’opposé de l’agitation brouillonne de notre monde.

    La vie vaut vraiment d’être vécue (combien même cette vie se servirait de nous pour se propager à notre insu) et tant mieux.

    Répondre
  10. Samson
    Samson dit :

    « J’ai toujours pensé qu’avoir la foi trouvait sa récompense vers la fin, qu’elle chassait les doutes, la peur et les incertitudes. Les regrets aussi, sans doute. »

    Ah?! Ben en Matthieu 27,46, çà donne çà : « Et vers la neuvième heure, Jésus clama en un grand cri : « Éli, Éli, lema sabachtani?» , c’est-à-dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?»  »

    Ce serait un peu trop simple autrement, non???
    Si la seule perspective finale qui s’offre à l’athée est un retour – qu’on lui souhaite paisible! – de sa conscience vers ce néant dont elle a émergé, la foi n’exempte en aucun cas du doute, auquel s’ajoute cette perspective – fort bien explicitée par Baudelaire dans « Les fleurs du mal » – d’oscillation perpétuelle entre éternité du salut ou de la damnation.

    « Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis,
    Renaîtront-ils d’un gouffre interdit à nos sondes,
    Comme montent au ciel les soleils rajeunis
    Après s’être lavés au fond des mers profondes?
    — O serments ! ô parfums ! ô baisers infinis ! »
    Le Balcon

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Samson : Si la seule perspective finale qui s’offre à l’athée est un retour – qu’on lui souhaite paisible! – de sa conscience vers ce néant dont elle a émergé

      Je conteste cette vision manichéiste de l’athéisme.
      L’athéiste n’a pas de perspective, ni prénatale, ni finale, il dénonce simplement la vision obscurantiste institutionnalisée par les corpus religieux et affiliés, c’est tout.
      Il n’en propose surtout pas le remplacement par une autre vision comme tu l’indiques ici.
      À bien y réfléchir, être anti-dieu ce serait paradoxale de sa part, non ? 😉

      L’athée ne s’oppose donc pas aux croyances des personnes mais à ceux qui en institutionnalisent la racine à fin de soumission opposée à l’éclairage de soi.
      D’ailleurs, la citation de Baudelaire que tu présentes illustre parfaitement cela si on la lit à yeux ouverts. 😀

      Répondre
      • Samson
        Samson dit :

        je suppose que l’athéiste est la version militante et prosélyte de l’athée!
        N’étant ni l’un, ni l’autre, il m’est bien difficile de n’envisager ni origine, ni fin dernière, d’où ma difficulté à bien cerner son propre référentiel. Merci donc pour vos précisions!

        Si je trouve parfaitement logique que le militant dénonce pour obscurantisme ce à quoi il ne croit pas, je me limite pour ma part à dénoncer l’instrumentalisation de la foi par l’institution religieuse, tout en reconnaissant à cette dernière l’immense mérite de fournir à cette même foi le référentiel traditionnel sans lequel elle ne peut pleinement s’épanouir et évoluer.
        Cette ambiguïté de l’institution est préfigurée pour le chrétien dès la Passion : c’est au même apôtre qui, après avoir violemment tenté de prendre sa défense, l’a trahi trois fois avant le chant du coq que le Christ ressuscité confie le fondement de l’institution. Tout un programme! 😀

        Quant à la citation de Baudelaire, il ne vous échappera pas plus qu’à moi qu’elle laisse la question ouverte! Pour sa « blasphématoire » profession de foi, il faut se reporter à « Bénédiction ».
        https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Fleurs_du_mal/1868/B%C3%A9n%C3%A9diction

        En vous présentant mes cordiales salutations! 🙂

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Samson : je suppose que l’athéiste est la version militante et prosélyte de l’athée!

        Oui, l’athée et l’athéiste sont une seule et même personne. J’ai marqué athéiste pour affirmer que l’athée ne se contente pas de contempler son nombril mais qu’il agit de sa personne et dénonce toutes les religions et leurs semblables, partis politiques compris.

        je trouve parfaitement logique que le militant dénonce pour obscurantisme ce à quoi il ne croit pas
        L’agnostique ressemble plus à ce que vous décrivez là, c’est à dire à quelqu’un de réservé dans sa croyance.

        L’athée ne croit à rien. C’est même tout l’inverse, il dénonce le fait que toutes les religions font croire, que c’est leur base commune et que ce mensonge développe l’obscurantisme qu’elles utilisent pour établir leur égémonie inique et monstrueuse contre les plus démunis et au service des plus nantis qui les animent.

        C’est d’ailleurs exactement ce que font actuellement les financiers en virtualisant toutes les monnaies, les rendant ainsi parfaitement invisibles, inexistantes, incontrôlables dans leurs agissements que le sont les déïtés déclamées au sein de leurs fumeux panthéons.

        « Tu n’auras qu’un seul dieu et tu passeras à la caisse avec lui et rien d’autre. »
        Mon c…l oui !

        Antonio Fischetti :
        « on ne défend pas les opprimés en défendant leur religion. C’est tout l’inverse. Il faut déjà commencer par se libérer de la religion – et pour ça la dérision est une arme de choix – , avant de se libérer des autres formes d’oppression. »

        Source Charlie Hebdo N° 1276 – 4 janvier 2017

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  11. sauray eric
    sauray eric dit :

    La mort est le résultat de notre vie, ce jour-là, cette heure-là, cette seconde là. Du bonheur jusqu’au plus profond du malheur, tout est écrit. Voir la totalité de nos actions passées et juger si elles ont aidé ou avili.
    Nous regardons notre vie comme si nous ne la connaissions pas, or regardez bien…

    Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l’homme comme elle est, infinie.
    William Blake

    Répondre
  12. lik
    lik dit :

    L’athée qui pense qu’il n’y a rien après est dans une pas plus mauvaise situation que le croyant qui pense qu’il y a le paradis ou l’enfer, le nirvana ou le karma plus ou moins foireux. Le croyant en ces spéculations n’est donc pas plus rassuré puisque le verdict final paradis-enfer-purgatoire-karma foireux dépend d’une instance décisionnaire dont il ne maitrise presque rien, comme dans les procès des tribunaux.

    Les religions ne rassurent pas du tout, en toute logique, sauf ceux qui se croient irréprochables et qui sont souvent les pires salopards imposant leurs dictats au nom du suprême bien.

    Les religions ne sont probablement qu’un prototype de droit civil et pénal imposant tout pareil des sanctions pour juguler ce qui trouble l’ordre de la société du moment.

    « L’athée ne croit à rien. C’est même tout l’inverse, il dénonce le fait que toutes les religions font croire, »

    Il n’y a pas que les religions qui font croire et les athées peuvent croire en des tas de choses, le surhomme, la fin du capitalisme, le complot du 9/11, l’homéopathie, la fusion froide…

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      L’athée ne croit en rien d’immanent, comme la main immanente sur l’équilibre des marchés financiers par exemple.
      Après, il a des opinions, ça le regarde et il ne s’en sert pas pour juger son voisin, ni n’en fait pas une loi.
      Et encore, quand des arguments lui apporte des éléments nouveaux, il y adapte ses convictions.
      Etc…

      Il y a une grande différence entre croire selon la religion ou la politique ou la finance et croire en soi.

      Répondre
      • AlainCo
        AlainCo dit :

        Encore une confusion.
        la Main immanente est une image abusive, mais c’est une simplification, une conclusion basée sur un modèle théorique de rétroaction et des observations pas trop éloignées.
        Les économistes éduqués savent bien que c’est abusif, mais basée sur du réel, et aussi que l’opposition à ce principe de rétroaction est plus souvent idéologique (croyance en la sagesse immanente de la décision humaine centralisée des experts et la planification, mille fois démentie, lutte contre le capitalisme de connivence si toxique) que fondé sur le désir d’être utile (contre exemple Jean Tirole, ou Roland Benabou, qui eux savent remettre en cause la version simpliste sans entrer dans une foi alternative)…
        Un peu comme un créationniste qui parle d’épigénétique pour dézinguer la version simpliste du darwinisme, ou parfois même son épouvantail (genre le darwinisme social, que darwin lui même aurait dénoncé)…

        Les croyances se cachent partout.
        Ca permet de désigner un ennemis, de réduire le temps de décision, de faire se sentir bien. C’est utile comme le lexomil.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        la Main immanente est une image abusive
        Oui, j’en suis bien conscient, mais c’est une image qui parle et c’est en cela que je m’en sers pour illustrer mes propos sur les abus de la finance justement, abus qui sont eux injustifiables socialement.

        Répondre
        • lik
          lik dit :

          « Il y a une grande différence entre croire selon la religion ou la politique ou la finance et croire en soi. »

          Aucune différence, car tous croient en soi via ces véhicules de pensée. Croire en soi est aussi idiot que de penser par soi même, tout à l’inverse de penser contre soi même qui est la bonne approche.

          Répondre
          • lik
            lik dit :

            Penser contre soi même correspond à :

            « Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.

            Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
            Et les mots pour le dire arrivent aisément.

            Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
            Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
            Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
            Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »

            Boileau

            C’est donc du travail contre soi et ses propres penchants fainéants, jamais se satisfaire de ses postures. C’est exactement le type de travail que fait la science, l’art ou devrait faire une philosophie digne de ce nom, pas de dogmes.

            « Si je vous dis qu’il faut penser contre soi-même, que l’homme n’est pas la mesure de toute chose, que la science n’est pas exactement la sensation, que les philosophes ont la tête dans la étoiles et que celui qui trop embrasse mal étreint, peut-être serez-vous d’accord avec moi, mais savez-vous que c’est Platon qui le dit ? »

            L’humain n’est pas un dieu, mais un observateur quand il le veut bien et que ses sens ne sont pas trop émoussés par l’autosatisfaction, alors il peut comme un enfant retrouver ses étonnements face au réel qui contredit régulièrement ses présupposés.

          • smolski
            smolski dit :

            Je suis plutôt pour la spontanéïté que l’ordonnancement.
            Je recherche alors les erreurs à faire qu’à suivre benoîtement les réussites acquises, courir un comportement d’enfant pas sage et surtout, éviter à tout prix de devenir adulte.

            Plutôt mourir que de m’y réfugier !

      • smolski
        smolski dit :

        @lik Croire en soi implique d’intégrer ce qui nous arrange autant que ce qui nous dérange en outrepassant la case du paraître, c’est à dire de ce qui nous environne.

        « Connais-toi toi-même. » Quoi.

        Cela dit, on n’est pas non plus des troglodytes et notre environnement permet d’ajuster nos raisonnements selon l’expérience vécue/acquise/transmise/etc. sans devoir précéder ce que nous entendons de nous.

        Je suis comme je suis
        Je suis faite comme ça
        Quand j’ai envie de rire
        Oui je ris aux éclats
        J’aime celui qui m’aime
        Est-ce ma faute à moi
        Si ce n’est pas le même
        Que j’aime à chaque fois
        Je suis comme je suis
        Je suis faite comme ça
        Que voulez-vous de plus
        Que voulez-vous de moi

        http://fr.wikimediation.org/index.php?title=Je_suis_comme_je_suis,_de_Jacques_Pr%C3%A9vert

        Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      lik : L’athée qui pense qu’il n’y a rien après

      Penser qu’il y est rien ou quelque chose avant et après la vie ne concerne pas l’athéisme mais le religieux, l’agnostisme, etc. qui ont, eux, justement, une vision pré-établie pour cela.

      L’athée est résolument contre les projets fumeux concernant la préséance d’une foi, d’une croyance, d’une loi, d’un parti, d’une conviction, etc. tout ce qui préjuge du fait et de l’existence de quiconque d’autre qu’eux-mêmes.

      En fond, pour l’athée, il s’agit bien de s’opposer résolument à tout ce qui est contre.
      D’interdire d’interdire en somme.
      Dès lors que l’on propose une base d’éviction, par exemple la nationalisation, la privatisation, la condamnation, la sanctification, etc. l’athée les dénonce comme iniques par elles-mêmes.

      On voit que le lien de l’athéisme avec l’anarchie est direct et non simplement ajouté car, en libérant l’esprit et le corps de fadaises, on fait progresser davantage la liberté que la foi, les frontières, les murs et les lois ne l’ont jamais fait historiquement jusqu’à présent, bien au contraire !

      « Donnez-moi un point d’appui et je soulèverai le monde. »
      Ben voilà ce qu’est l’athéisme, un point d’appui pour soulever le monde, le rendre accessible à tous.

      Répondre
      • Samson
        Samson dit :

         » … en libérant l’esprit et le corps de fadaises, on fait progresser davantage la liberté que la foi … »
        Ne pas confondre foi et croyance, elles ne se confondent pas. Ce que je crois relève de l’éducation et de la convention sociale, culturelle, religieuse, … et peut donc toujours être soumis à critique et révision.
        Ma foi relève pour sa part de la « grâce » : elle se « révèle » à moi et si même – échappant par définition aux catégories de la raison tout aussi bien que de la morale – je ne la comprends pas, je « sais ».
        Et c’est de ma cohérence avec cette certitude intime, cette conviction profonde que ne pourront jamais m’ôter ni philosophe, ni censeur, ni gourou, curé, imam ou autre rabbin que je tire ma pleine liberté, étant bien entendu qu’elle ne me permet en aucun cas de juger de la conviction ou de la conscience d’autrui, si étonnantes, étranges ou même stupides qu’elles puissent m’apparaître.
        A chacun(e) sa voie!

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          Samson : je ne la comprends pas, je « sais ».
          Exactement, on sait pour soi et c’est le point d’appui nécessaire à une évolution harmonieuse de sa personne.

          Que tu appelles ça « une grâce » ne concerne que toi, moi j’appelle ça la conscience de soi, ce qui ne concerne que moi à l’identique.
          L’essentiel étant de ne pas emmerder son voisin avec, non ? 😀

          Ors, la Foi proclamée comme immanente est un mouvement militant qui emmouscaille le monde, c’est donc à l’opposé de ce que tu décris de ta personne et c’est ce qui révolte l’athée.

          Répondre
          • Samson
            Samson dit :

            « L’essentiel étant de ne pas emmerder son voisin avec, non ?  »
            Absolument!
            Je ne cherche aucunement à vendre ou imposer ma conviction intime! Comme vous la vôtre, je la pose, tout simplement!
            Seuls échange et dialogue permettent de mieux connaître et respecter l’altérité de chacun, et par là même mieux approfondir la conscience et l’originalité de la sienne propre.
            A l’instar de la devise d’Erasme – « Que rien de ce qui est humain ne me soit étranger! » – , ma curiosité ne connaît pas de limites, d’où mon intérêt!

    • AlainCo
      AlainCo dit :

      La petite remarque sur la fusion froide est intéressante à critiquer.
      En fait pour ceux qui comme moi se sont renseigné sur le sujet, ce n’est pas une foi, mais une conclusion basée sur des résultats de la boratoires, la crédibilité des équipes qui ont répliqué, la vacuité des critiques, en utilisant des mode de raisonnement logiques bien décrit en épistémologie.
      Pour d’autres comme vou qui pensez que la fusion froide n’existe pas, c’est une confiance dans l’autorité et le consensus, en l’absence de toute compétente et information.

      §La notion de science, de fait prouvé est vraiement problématique. thomas Kuhn, mais aussi plus radicalement Feyerabend lèvent une question sur la possibilité de s’aveugler.
      Roland Benabou dans ce sens apporte un outils avec des articles sur le groupthink, en proposant on modèle économétrique pour expliquer l’apparente absurdité de certains comportement de croyance.
      Pour lui tout est rationel si on considère que les gens optimisent non pas leur richesses, mais l’estimation de leur richesse, et ou ils ont la possibilité d’ignorer un fait ou pas selon leur intérêt.
      Il produit un modèle où, partant d’une situation ou avec information imparfaite un groupe prend une décision qui semble finalement erronée, dans un monde où l’individu peut bénéficier seul de son réalisme, le réalisme gagne.
      Mais dans un monde ou l’opinion de la majorité est capable de l’empêcher de bénéficier de sa découverte (peer-review, jeux politique, inquisitions, budgets), il devient alors le supporter zélé d’un mythe toxique, et ce d’autant plus que le coût final de la fausse croyance est élevé (paradoxe bien justifié).

      http://www.princeton.edu/~rbenabou/papers/Groupthink%20IOM%202012_07_02%20BW.pdf
      http://www.princeton.edu/~rbenabou/papers/REP_4_BW_nolinks_corrected%201.pdf
      http://web.stanford.edu/~kcook/groupthink.html

      pour ceux qui pensent que les peuvent peuvent convaincre suivez l’histoire de la théorie des germes, de Alexander Gordon à Pasteur vi semmelweiss, et rappelez vous qu’un docteur s’est suicidé quand il a compris qu(il avait tué sa cousine (prouvant sa sincérité)et que Semmelweis avec des admirable statistiques, et ses expérience avec l’hygiène l’a démontré…
      J’adore cette appendice sur les patterns of denials
      http://www.princeton.edu/~rbenabou/papers/Patterns%20of%20Denial%204l%20fin.pdf
      Je repense aussi à ces adepts qui lors du passage de hale Bop, après s’être castré, se sont suicidé pour Syrius…

      Ma vision pour la science c’est que à la base c’est la théorie qui est le problème, et je rejoint Kuhn dans son analyse.
      En plus la théorie structure la manière mêm de concevoir, d’interpréter une expérience, comme positive, négative, ratée, indécise, réplication ou nouvelle. Et en plus pas mal de faux-sceptiques interprètent Popper à l’envers en demandant a une anomalie de ne pas être réfutée, ou à sa théorie de ne pas être réfutée, alors que c’est la théorie dominante de résister à l’anomalie.
      On en vient à entendre des absurdité face a des résultats de laboratoire en anomalie qui disent que « en théorie c’est pas possible, donc faux » ou que « il doit y avoir des artefacts » sans les définir, ou dire que l’anomalie n’existe pas parce que la théorie proposée ne marche pas comme prévu, ou pire que tout parce que la théorie spéculée de l’anomalie a des conséquences théoriques choquantes…

      Plus généralement y a une vérité objective, mais un groupe humain peut l’ignorer une centaine d’année sans problème, s’il y a un cout à entrer en dissidence.

      Quand a l’athéisme on peut la voir comme ces analyses:
      – vos théories ne marchent pas (Popper)
      – votre théorie n’est pas réfutable, n’est pas utile pour prédire (Popper)
      – rien dans le monde observé ne semble requérir votre théorie (rasoir d’Occam)
      Il y a aussi des variantes militantes, qui me rappellent les sceptiques plus ou moins croyant-anti qui deviennent les mindguard bien décrit dans les groupthink, en espérant être récompensé de leur utilité, ou en s’investissant émotionnellement dans cet opinion faute de mieux, ou simplement en cherchant à aider.

      Répondre
      • lik
        lik dit :

        « En fait pour ceux qui comme moi se sont renseigné sur le sujet, ce n’est pas une foi, mais une conclusion basée sur des résultats de la boratoires, la crédibilité des équipes qui ont répliqué, la vacuité des critiques, en utilisant des mode de raisonnement logiques bien décrit en épistémologie. »

        Vous me faites penser aux climatosceptiques. Les résultats des laboratoires, lesquels et recoupés par lesquels ?

        « Ma vision pour la science c’est que à la base c’est la théorie qui est le problème, et je rejoint Kuhn dans son analyse. »

        La théorie en sciences n’est que le résultat des expériences, ce n’est pas un dogme mais une modélisation révisable issue des essais. La « théorie relativiste » d’Einstein a permis de prévoir la déviation des photons au passage des planètes, ce qui fût vérifié expérimentalement des décennies après. J’en déduis que vous ne connaissez rien du tout aux sciences, leur face théorique ou expérimentale, [mode modération on]Attaque personnelle + jugement de valeur, ts, ts, ts : tu vaux mieux que ça![mode modération off].

        Répondre
        • herve_02
          herve_02 dit :

          @lik

          J’en déduis que vous n’en connaissez pas beaucoup plus. La science et ses théories sont avant tout des « choix » (et non une réalité) dès le départ. Qu’il y ait des expérimentations qui ‘confortent’ ne prouvent pas grand chose.

          Il y a un article très intéressant sur le monde diplo à ce propos

          « ….En effet, comment réconcilier l’idée selon laquelle les objets des sciences qui font consensus à un moment donné sont « simplement là » avec les changements de cadre théorique, ou avec le fait que des théories postulant des entités très différentes prédisent les mêmes phénomènes ? …. »

          http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/JENSEN/54392

          Répondre
          • lik
            lik dit :

            « La science et ses théories sont avant tout des « choix » (et non une réalité) dès le départ. Qu’il y ait des expérimentations qui ‘confortent’ ne prouvent pas grand chose. »

            Kof kof ! Va bosser dans un labo, fais des études scientifiques et ho ! surprise, tu te rendras compte de combien tu racontes des conneries innommables. La modératrice au nom du vivre ensemble avec des crétins incultes et inexpérimentés au sens scientifique du terme, va encore me morigéner. Désolé, mais une connerie de la taille de celle que tu nous sort comme un étron fumant, c’est juste pas possible…

            C’est avec le genre d’abrutis comme toi que j’ai passé ma vie à me faire tartir dans mon boulot, qui m’ont fait chier en permanence avec leur insondable stupidité bornée au nom d’un relativisme ignare de merde puante.

          • herve_02
            herve_02 dit :

            Alors les abrutis comme moi, je veux bien le comprendre. Mais comme dirait l’autre, être pris pour un con par… enfin on connaît.

            Le mec qui écrit cela est chercheur au cnrs, donc à priori moins abrutis que moi, et sauf si tu es directeur de recherche au cnrs, moins abrutis que toi. Le mec à une bibliographie de 13 ouvrages qui ‘pensent comme lui’ et donc 13 autres abrutis probablement, mais des abrutis qui ont écrit des livres qui ont été publiés. A moins que tu ai publié des trucs, ils sont moins abrutis que toi.

            Tu es l’expression parfaite du scientiste. Je fais une expérience qui confirme ce que je pense, donc ce que je pense est la vérité. Non c’est juste que ton expérience fonctionne comme tu penses qu’elle devait fonctionner mais pas qu’elle valide forcément la théorie sous-jacente. Et je pense que c’est ton manque de recul et ta propension à te croire supérieur aux autres qui t’ont fait tartir, car tu sembles être un personnage puant et imbuvable dès lors que l’on ne pense pas comme toi. La plaie dans le monde du travail. (y’a plein de jeunes sortant d’écoles d’ingénieur de secondes zones qui sont comme ça, ça pullule dans les forums informatiques)

            Il y a plein d’exemples de théories qui s’effondrent dès que la science avance un peu et qu’elle arrête d’être trustée par des mecs comme toi, qui ont acquis un peu de pouvoir par leur relations et pas par leurs compétences. J’en connais un peu dans la médecine de ces exemples :
            – Par exemple les expériences dans les laboratoires montraient une efficacité aux médicaments anti-Alzheimer alors qu’ils sont d’une efficacité nulle et qu’ils sont dangereux pour ceux qui les prennent. MALGRÉ les expériences qui montraient qu’ils fonctionnaient.
            – Les expériences sur les dépistages (cancer du sein, prostate, colorectale) montraient une efficacité en population générale alors que non cela tue plus de gens que cela n’en soigne, MALGRÉ les expériences et les projections mathématiques.

            Il y a plein de choses comme cela. Le soucis de la « science » c’est que l’expérience est hyper précise et valide un tout petit point qui dépend des conditions et rien d’autre. Surtout on ne trouve que ce que l’on cherche. Ainsi dans une analyse d’eau du robinet, malgré ton expérience de recherche de polluants organiques et agricoles si tu ne CHERCHES pas les solvants, tu ne risques pas de les trouver. Et le fait de chercher des solvants ou pas est un CHOIX. C’est ce CHOIX qui détermine le résultat de l’expérience. Et c’est un exemple simple. Dès que l’on arrive dans des trucs pointus cela se multiplie.
            La lumière est en même temps une onde et une particule. Pourtant 2 choses contradictoires et peut être qu’elle est aussi une troisième chose. Mais on ne trouvera cette troisième chose (si elle existe) que si on la CHERCHE, et pour la chercher il faut CHOISIR de la chercher. Ainsi la réalité scientifique de la lumière dépendra du CHOIX de recherche et pas de sa réalité.

            De plus, pour finir, dans de nombreux cas, la recherche se base sur des marqueurs intermédiaires. Et JAMAIS (ou presque jamais) nous avons une preuve irréfutable que ces marqueurs intermédiaires sont vraiment pertinents. Baser les expériences sur CES marqueurs est un CHOIX et pas une réalité scientifique.

            Ce qui est désolant de parler science avec des scientistes sans recul c’est qu’ils sont bornés et qu’on apprend même rien avec eux, juste des dogmes de foi. Une simple perte de temps.

          • lik
            lik dit :

            « Je fais une expérience qui confirme ce que je pense, donc ce que je pense est la vérité. »

            En gros, tu n’as rien compris et tu es en contradiction complète avec les exemples cités par la suite qui démontrent qu’une hypothèse, un choix selon ta terminologie vaseuse, n’est pas une affirmation, mais un étalon de comparaison qui permet un référentiel pour la mesure des déviations.

            « Non c’est juste que ton expérience fonctionne comme tu penses qu’elle devait fonctionner mais pas qu’elle valide forcément la théorie sous-jacente. »

            Non, une expérience ne fonctionne pas comme on pense, elle fonctionne partiellement ou ne fonctionne pas du tout, peu importe ce que l’on pense quand elle valide ou invalide par les faits.

             » Et je pense que c’est ton manque de recul et ta propension à te croire supérieur aux autres qui t’ont fait tartir, car tu sembles être un personnage puant et imbuvable dès lors que l’on ne pense pas comme toi. »

            Manque de bol, ce que je pense a toujours été vérifié dans mon job, et ca en a fait caguer du monde… Les puants et imbuvables sont dans ton camp, même pas capables de reconnaitre leurs caguades, des faux culs de première, ce qui pullule en France qui s’étonne ensuite de sa dégringolade économique, technologique et industrielle.

            « A moins que tu ai publié des trucs, ils sont moins abrutis que toi. »

            Non seulement j’ai publié, mais j’ai aussi produit des trucs qui fonctionnent et ont créé des emplois. Le gars du CNRS dont tu parles, c’est qui et c’est quoi son sujet d’études, STP ?

          • herve_02
            herve_02 dit :

            il suffit de suivre le lien, c’est tellement compliqué pour un dieu comme toi de t’abaisser à nos niveaux pauvres mortels que nous sommes.

            Je comprends très bien ce que tu dis. Tu peux donner tous les termes scientifiques que tu veux, ton hypothèse est un choix, et pas une vérité scientifique, qui se vérifie dans le cadre de l’expérimentation. Ce qui ne veut pas dire que c’est LA vérité et peut être même pas UNE vérité mais une hypothèse parmi tant d’autres qui permet de monter une expérimentation qui va la vérifier. Cette hypothèse est rarement un objet complexe. Par exemple si j’injecte cela je vais obtenir tel anticorps. POINT. Cela ne dira rien d’autre. Cela ne dira pas si ce n’est pas néfaste à long terme, cela ne dira pas si cela ne va pas détruire tel type de cellule, cela ne dira pas si cela va créer une protection, on ne peut même pas dire que c’est une réponse immunitaire, on peut juste dire il apparaît des anticorps. Il faut le faire suffisamment de fois pour vérifier que c’est bien le cas, avec des groupes témoins à vide pour vérifier que des anticorps ne peuvent pas apparaître sans et avec un échantillon suffisamment important pour que, généralisé à une population de l’ordre de dizaines de millions, intervalle de confiance permette d’en faire un début de généralité. Oui je suis d’accord c’est cela la science. Mais cela ne dit pas, et à aucun moment, qu’injecter cette substance protège. On fait le CHOIX de dire que s’il y a des anticorps c’est que cela protège (dogme, foi mais pas science.)

            D’autres hypothèses différentes peuvent très bien amener à d’autres expériences. Et il y a même des scientifiques qui bidonnent les expériences (problèmes de population, intervalle de confiance, pourcentages plutôt que de valeurs absolus). Certains directeurs de publication pensent que pas loin de 50% des publications scientifiques sont fausses ou mensongères. Il est tellement simple d’écarter quelques résultats « pas significatifs » pour retomber sur ses pattes. Il est tellement simple de bouger des limites de population pour masquer ou afficher un signal statistique. Il est tellement simple de changer les critères de sélection pour maximiser ses résultats. Le dogme de l’expérimentation est bien pauvre analysé avec un peu de recul. tu ne trouves que ce que tu cherches et ce que tu ne veux pas trouver, tu ne le trouves pas.

            Alors tu peux toujours éructer que nous sommes des merdes, que le directeur de publication du Lancet est un con et qu’il ne t’arrive pas à la cheville et qu’il n’est qu’un étron puant, mais entre un mec connu identifié qui écrit un article et un inconnu qui insulte derrière son pseudo, désolé, mais mon hypothèse (c’est un choix) me fait pencher plus d’un coté que de l’autre. Et les expériences montrent que les petits cons qui insultent derrière un pseudo ne valent pas le temps qu’on passe avec eux.

          • lik
            lik dit :

            « ton hypothèse est un choix, et pas une vérité scientifique »

            T’as toujours pas compris qu’une hypothèse n’est pas une vérité mais un schéma de travail, mot dont tu sembles totalement ignorer le sens, le mot travail.

            « Mais cela ne dit pas, et à aucun moment, qu’injecter cette substance protège. On fait le CHOIX de dire que s’il y a des anticorps c’est que cela protège (dogme, foi mais pas science.) »

            Ben si, la vaccination évite des milliers ou millions de morts, donc ca fonctionne, ne t’en déplaise, aucune foi ou dogme, mais un résultat quantifiable en nombre de morts évitées.

             » Cette hypothèse est rarement un objet complexe. »

            Affirmation qui démontre toute ton ignorance [mode modération on]Je suppose que tu sais pourquoi je me retrouve à modérer[mode modération off].

            « tu ne trouves que ce que tu cherches et ce que tu ne veux pas trouver, tu ne le trouves pas.  »

            Franchement, tu n’as pas honte de raconter de telles inepties et ramener tous les scientifiques à cette attitude ?

            Toi, en tous cas, je suis quasi certain que tu ne trouves jamais rien et que tu ne cherches rien, tellement assis sur tes hallucinations cognitives. [mode modération on]C’est ennuyeux, cette tendance que tu as de finir par t’en prendre aux personnes plutôt qu’à leurs idées…[mode modération off]

          • smolski
            smolski dit :

            lik : la vaccination évite des milliers ou millions de morts, donc ca fonctionne
            Et pour les victimes de la vaccination, handicapés et autres, t’en pense quoi, un dommage colatéral ?

            On peut contester la surabondance de la nourriture industrielle produite parce qu’elle produit d’autant la faim dans le monde. Savoir qu’une bouchée de pain qui me nourri est issue de la mort d’inanition d’un enfant, ça me répugne.
            Comme on peut contester le principe de vaccination préventif lorsqu’il n’est pas qu’avantageux pour tous, et de fait, répugne autant à le suivre aveuglément.

            Pour ce qui est du plan de travail que tu opposes au hypothèses avérées de herve_02, un plan de travail est fatalement pré-déterminé sur des hypothéses, donc des trucs non avérés, sinon, lik, sur quoi et comment travaillerais-tu et sur quelle émancipation puisque c’est déjà tout fait parfaitement, là ?

            Ou alors, les erreurs produites ne sont pas hasardeuses ?

          • lik
            lik dit :

            « cette tendance que tu as de finir par t’en prendre aux personnes plutôt qu’à leurs idées »

            Franchement, cette susceptibilité et tortillage de fion sont franchement ridicules, dignes des précieuses ridicules de Molière.

            Ça veut dire quoi au juste de s’en prendre aux personnes ? S’en prendre aux idées, c’est définitivement s’en prendre aux personnes qui les véhiculent, arrêtons cette hypocrisie stérilisante digne d’un gestionnaire de ressources humaines ou d’un coach en communication à la mords moi le nœud.

  13. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    @ Smoski

     » La confusion est de désaccorder les limites de l’Humanité des valeurs qui en font la spécificité, notamment la conscience de soi.  »

    Tout est tellement faux là-dedans que cela m’oblige à répondre. Le faire de tout, non, quand même…

    D’abord la spécificité humaine qui serait entre autre formée de conscience de soi. Des animaux ont consicence d’eux-mêmes, comme le montre le test du miroir.
    La spécificité humaine, là-dedans, c’est d’avoir conscience d’avoir conscience d’exister. Ce que vous avez sorti est aussi énorme que si vous aviez prétendu l’outil spécifique aux humains alors qu’il y a une distinction du même ordre.

     » La confusion est de désaccorder les limites de l’Humanité des valeurs qui en font la spécificité »
    Encore une fois, ne pas confondre les consolations qu’on se sert à cause des ses limites, genre mourir c’est aller au paradis ou vivre plus intensément donc mieux et autres choses du même genre, et les valeurs, comme par exemple l’honnêteté, donc l’honnêté intellectuelle qui amène à justement essayer de se renseigner et de distinguer ce qui est différent.

    Répondre
  14. smolski
    smolski dit :

    Noblejoué : D’abord la spécificité humaine qui serait entre autre formée de conscience de soi. Des animaux ont consicence d’eux-mêmes, comme le montre le test du miroir.
    Chaque espèce a ses spécificités, je ne distingue celles des humains que parce que je suis un humain. Ne soyez pas plus retord sur mes propos qu’il ne sied.

    ne pas confondre les consolations qu’on se sert à cause des ses limites, genre mourir c’est aller au paradis ou vivre plus intensément
    Ben si vous, vous vivez dans ce genre de sornettes, ça vous regarde, je n’y peux rien et vous invite à mieux tôlérer que d’autres ne vous accompagnent pas sur ce chemin.
    Pour ce qui est de l’honnêteté intellectuelle ou autres, je conserve celle de ne pas vous rétorquer directement sur ce point.

    Bonjour chez vous.

    Répondre
  15. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    @ Smoski

    Je ne crois pas aux consolations que les gens se donnent. D’autre part, je ne me permettrais pas de les appeler sornettes pour diverses raisons, d’abord pour voir les mécanismes, dont il est très difficile de s’abstraire, qui les créent. Enfin, rien ne prouve que le paradis soit faux, c’est la limite et la force des religions, de mouliner de l’indémontrable mais non réfutable. Quand je dis que les consolations ne sont pas honnêtes intellectuellement, je ne dis pas que les gens veulent tromper ou se tromper.
    Je dis que tout ce qui est mû par autre chose que de vouloir voir le monde sans illusion y tombera plus facilement que la recherche de vérité sans concession. Mais à vrai dire, on n’en finit jamais d’éradiquer l’illusion en soi, et ainsi l’honnêteté intellectuelle est une démarche et un but.

    Je vous souhaite de mourir comme vous le souhaitez après une vie telle que vous la désirez.
    Que chacun obtienne ce qu’il veut, c’est ce que je souhaite aux autres et à moi-même.

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Noblejoué : rien ne prouve que le paradis soit faux
      Implicitement il n’est pas démontrable, donc il n’a pas de valeur donnée, seulement celle que chacun lui attribut de lui-même.

      [les religions moulinent] de l’indémontrable mais non réfutable
      Bien dit, le premier annihilant le tout de fait.

      Je vous souhaite de mourir comme vous le souhaitez
      Je ne souhaite pas telle ou telle mort, la Mort étant le sens que prend le cours de ma Vie toute entière, c’est tout.

      après une vie telle que vous la désirez
      C’est gentil et je peux vous assurer qu’elle s’accomplit entièrement telle hors des billevisées religieuses et sociales qui l’environnent.

      Athéement, Joel

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Noblejoué : on n’en finit jamais d’éradiquer l’illusion en soi

      Oui, et je préfère de loin accompagner nos sentiments (le fond de nos illusions) d’une réflexion sur la voie qu’ils indiquent que d’imaginer que nous puissions les éteindre sans nous compromettre totalement.

      Ainsi, que le religieux, l’économie monétaire, l’éducation nationale, les frappes chirurgicales, les votations, etc. prennent le relais de l’expression de nos sentiments n’implique pas l’éradication de nos illusions, bien au contraire, tout cela sert in petto (expression latine signifiant en secret, sans en faire part) à couvrir de pudibonderie malodorante les réalités qu’elles désignent !

      Illusion pour illusion, soumis ou libre, choisi ton camp camarade.

      Répondre

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