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La machine à remonter dans le temps

C'est fait, je m'y colle : Le Monolecte va sortir sur support-papier, dans un (voire probablement plusieurs) vrai bouquin, avec une jolie couverture, des notes de bas de page et même une photo officielle de l'auteur en quatrième de couverture, enfin, si Éric se rappelle qu'il ne doit pas m'oublier.

La guerre du poil aura bien lieu

J'avais parlé de cette épineuse question lors du comité de rédaction de Fakir, mais je crois bien que personne ne voyait trop où je voulais en venir. Puis, le poil dans la main qui me tient lieu de canne aidant, j'avais remisé le sujet sur une étagère poussiéreuse de mon cerveau tordu en me disant qu'il y avait forcément plus sérieux comme préoccupation pour couper les cheveux en quatre.
Jusqu'à ce midi.

Du rififi dans la garbure

À la campagne, on avale des kilomètres comme un migraineux bouffe de l’aspirine. C’est fou ce qu’on consomme comme essence et comme pneus. Les constructeurs automobiles commencent à se creuser le crâne pour produire de petites voitures économiques. Des « citadines» qu’ils disent. Mais c’est pour nous, les ruraux, qu’ils devraient réfléchir en priorité. C’est vrai, non ? En ville, ils ont le métro, les bus, les taxis et bientôt les pousse-pousses, au train où les Chinois se développent. Mais nous, dans nos campagnes, comment fait-on ? Qui pensent à nous, obligés que nous sommes de faire des kilomètres pour acheter une baguette de pain au prix fort ? Alors, on nous dit : « faites du vélo ». Je voudrais bien les y voir, les Parisiens, dans notre pays de collines et de vallons (…) Franchement, ça n’a pas que des avantages de vivre en province. Mais bon, j’aperçois la chaîne des Pyrénées au détour d’une crête et je ravale toutes mes râleries intérieures.

Internet, le fossoyeur du monde moisi

Internet m'a tuer : c'est devenu la grosse tarte à la crème de ces dernières années. Le réseau mondial se retrouve systématiquement sur le banc des accusés de la plupart des maux de notre société. Tout secteur menacé de déclin ou d'obsolescence dégaine automatiquement le bazooka anti-Internet pendant que notre gouvernement mouline des lois comme un tas de shadocks hallucinés sous ecsta pour tenter de circonscrire le monstre numérique.

Maintenant ou jamais

La course au fric pour payer le loyer (l'emprunt...) quelques mois de plus est en passe de devenir un sport international de haut niveau auquel je m'adonne comme tout le monde, au détriment de ce blog, entre autres. Mais il s'agit bien là de tout ce que je consens à sacrifier à la détérioration entropique de notre vieux monde.

Le Monolecte prend le stylo au vol

Parce qu'il n'y a pas que la politique, la crise, les nazes, les mauvaises nouvelles, un monde qui marche à l'envers et le plus grand braquage de tous les temps qui n'en finit pas de tous nous ruiner, je me suis laissé entraîner par de drôles de fréquentations bloguesques dans une petite aventure d'écriture collective.
Pour se changer les idées, le début de mon cadavreski, rien que pour vous. Et si ça vous a plu, vous pouvez vous goinfrer tout le bouquin.

Nos valeurs communes : égalité

Cher petit Papa Noël,
Je ne suis pas sûre que tu as ouvert un service après-vente, mais vu ce qui nous est arrivé, avec mon petit frère, ce serait une bonne idée.

Digressions capillaires

Pendant que le petit peuple est soumis à une tonte en règle, une insurrection capillaire me précipite dans les pattes du merlan.

Boat People

Nous sommes à la fin des années 70 et je suis en cours moyen, quand arrive en cours d'année une petite fille plus vieille que nous et surtout porteuse d'un univers entier de mystères et d'interrogations. L'institutrice nous la présente comme étant Maï. Je comprendrais assez rapidement que Maï est son nom de famille, mais que les profs sont infoutus de prononcer son prénom ou de même simplement déterminer ce qu'est son prénom. Elle s'appelle en fait Huying Tran Maï et elle vient du Laos. En fait, plus énorme encore pour notre petit univers enfantin, elle est une boat people.

Parce qu'une autre Europe existe déjà

Il y a des gens qui pensent que ceux qui ont voté contre le TCE sont contre l'Europe. Pourtant, c'est tout le contraire. C'est parce que je suis une pro-Européenne primaire que je n'ai jamais pu accepter de voir brader ce qui fait aussi profondément partie de chacun d'entre nous.

Pétrole, pétrole!

En France, on a pas de pétrole, mais on a des idées...
En fait, du pétrole, va plus y en avoir pour longtemps, et les idées, on les attend toujours!

Créatures célestes

C'est bête à dire, mais j'ai eu plus de peine à la mort de mon chat qu'à celle de ma grand-mère.

L'œuf et la poule

Est-ce l'Histoire qui fait le personnage historique ou est-ce l'homme d'exception qui fait l'histoire?

Globalisation

J'avais lu, dans des récits de mer, qu'après un naufrage, il n'était pas rare que l'on retrouve sur les épaules des noyés des traces de bottes. Tout simplement parce que lorsque le bateau coule, les marins tentaient de respirer quelques vitales goulées de plus en grimpant sur leurs copains. Ce qui n'empêchait pas tout le monde de se noyer.

Cassos!

Ce billet va probablement survivre à mon retour, programmé pour la fin de la semaine prochaine. Mais il marque le début de mon absence et donc le verrouillage du Monolecte (passage en mode modéré : vos commentaires éventuels attendront…

Perspective du monde

Plus le brouhaha médiatique autour de la présidentielle ressemble à une annexe du PMU et moins je m'intéresse à la question de savoir quel bourrin va franchir la ligne d'arrivé le premier. De toute manière, ils viennent tous de la même écurie...

Propaganda

Pendant que les analystes politiques passent l'essentiel de leur temps à éplucher complaisamment  des sondages qui ne signifient rien, j'ai décidé de lire un livre. J'avoue que je ne consacre pas tout le temps que je devrais à ce pavé fort instructif, mais j'ai pu y piocher quelques extraits forts intéressants que je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous.

Au bout du chemin

Comme j'ai pas mal de boulot dans les tuyaux, je manque de temps pour écrire ici. Du coup, je réchauffe des vieux articles, toujours miraculés sur Altermonde.
A l'heure où l'on nous sert le combat des chefs en lieu et place d'un vrai débat politique que devrait servir de toile de fond à un vrai projet de société, petit retour sur ce modèle de société que l'on nous impose depuis près de 25 ans, gauche et droite confondues.