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Le paradoxe démocratique

Ha, quelle bonne idée que de tirer à vue sur les Gitans, les métèques et les délinquants en culottes courtes ! C'est ce que l'on pourrait appeler une arme de diversion médiatique massive qui vient de faire passer l'affaire Woerth directement aux oubliettes. Et c'est bien dommage, parce que l'on touchait là au cœur du système !

La leçon de morale de monsieur Attali

En temps normal, je ne perds pas mon temps sur ce genre de papier dont le principal intérêt est de faire mousser son auteur avec l'exubérance d'un blaireau plongé dans un océan de savon à barbe.

Second life

Puisqu'il paraît qu'il va falloir travailler plus longtemps ou, tout au moins, attendre plus longtemps le droit de se reposer d'une vie de travail, explorons le no future que l'on nous vend à la hache.

Des putains et des hommes

Tant que les hommes auront des besoins impérieux à assouvir, il ne faudra pas s'étonner de servir de porte-manteaux dans les conseils d'administration.

Cachez ce sein...

Dans les journaux, dans les hôpitaux, dans les alcôves, à la télé, sur les plages, dans la rue, à la radio, dans le lit, dans l'espace public comme dans la plus stricte intimité, l'OPA sur le corps des femmes ne cesse jamais ! Et c'est encore pire quand le féminisme médiatiquement correct s'en mêle !

L'imposture humanitaire

Au début, je voulais surtout voyager

Jérémy a la petite vingtaine tranquille et joyeusement ébouriffée des membres de la grande tribu des surfeurs, des glisseurs, des grimpeurs, l'œil aussi limpide qu'un lac pyrénéen à la fonte des glaces et un projet de vie qui se construit pas à pas.

Nono SarkoDay

Une fois n'est pas de coutume, je sors de mon isolationnisme congénital pour cosigner une déclaration commune issue de l'étrange blogobulle politique. Il s'agit d'une réponse collective à l'invitation au mouvement politique du No Sarkozy Day. Et pour une fois que je ne suis pas juste d'accord avec ma pantoufle gauche...

Le syndrome du poisson rouge

Qui contrôle le passé contrôle l'avenir. Aldous Huxley.
Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. Winston Churchill

L'implacable érosion de l'indignation

Si tu t'écoutais deux minutes, tu passerais ta vie en Sarkoland ordinaire à éructer, vitupérer, gueuler, beugler, hurler ta colère et ton indignation permanentes. La constance de la saloperie ordinaire est telle que tu te pèterais une coronaire en moins de temps qu'il n'en faut pour remplir une cuvette de chiottes de toute la bile qu'un journal de Pernaut peut te faire remonter du gosier.

Ce n'est pas parce qu'ils n'en ont rien à foutre qu'on va se priver de leur donner notre avis!

Ou comment une abstentionniste convaincue, voire forcenée, en vient à faire de la retape pour inciter à se rendre en masse dans des bureaux de vote sauvages. Et comme d'hab', moins ils veulent qu'on y aille, plus il est important d'y aller.

Petits arrangements avec la liberté d'expression

Peut-on seulement envisager l'idée de démocratie sans la libre expression des idées, projets et opinions diverses et variées de la population ? Si le débat démocratique s'alimente de la diversité des points de vue, peut-il s'accommoder de quelconques limitations, quelle que soit la légitimité que l'on peut leur accorder ?

Étho-géomatique ou la quatrième dimension des espaces publics

Le vrai sens de la pensée politique n'est pas tant de jouer le combat des chefs entre petits égos démesurés qui écrasent le personnel politique que de penser le monde, la société et la manière dont nous vivons ou aimerions vivre ensemble dedans. Autrement dit, un vrai papier politique n'est pas l'inventaire des avantages comparés des têtes de gondoles des partis en lice à la course aux urnes du moment, mais plus une exploration du champ social ou du vivre-ensemble.

Le grand silence

Dans moins de deux mois, nous sommes censés voter. Ça a l'air bête, mais plus ça va et plus j'ai l'impression que le vote est un truc bien trop sérieux pour être laissé au peuple.

Le bon sens près de chez vous

Quand la politique se targue de l'argument du bon sens pour nous faire avaler des couleuvres plus grosses que des anacondas, il convient de chausser ses gros sabots et d'aller jusqu'au bout de la démarche.

Quand Cantat chante

Il parait que le retour de Bertrand Cantat a fait couler beaucoup d'ancres dans le cybermarigot. J'ai écouté rapido le morceau « Gagnants / Perdants » que j'ai effectivement trouvé très pertinent et je suis passée à autre chose. Jusqu'à ce que je tombe sur un bout de polémique, non pas sur le contenu de l'œuvre, mais sur la légitimité de Cantat de revenir à la chanson.