La ballade irlandaise qui me tient lieu de sonnerie de portable m’arrache subitement de ma sieste quotidienne : tu devrais y aller ; je n’ai jamais vu autant de flics devant le lycée ! La minute d’après, je m’engouffre en titubant dans mon carrosse de combat, la joue encore marbrée des plis de mon oreiller.
Je rappelle toujours que le prix de la journée en détention, c’est 80 € et que dans les hôpitaux ou ailleurs, c’est dans les 6 ou 800 €. Donc, quand les caisses sont vides, on fait pas de sentiments, on fait de l’utile (…) Je pense que c’est une façon de se débarrasser à bon prix de ce qui est parfaitement improductif et coûteux : la misère est improductive et coûteuse.
Christiane de Beaurepaire, psychiatre, ancienne chef de service psychiatrique de la maison d’arrêt de Fresnes
Je ne suis rien, je ne suis personne, je n’ai rien fait et je ne sais rien faire, je ne suis utile ou nécessaire à rien ni à qui que ce soit. On peut assez franchement en conclure que j’ai raté ma vie et que c’est assez définitif.
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