Absences

De ce qui construit les vies en creux.


Into the wild mistC’est une chaise vide et elle occupe tout l’espace, elle attire les regards, elle absorbe les pensées. Je crois que rien n’est plus faux que cette idée selon laquelle les absents ont toujours tort, parce qu’à travers ce vide, déjà, s’exprime l’idée qu’ils ont leurs raisons, leurs contingences et qu’elles sont d’autant plus indépassables qu’elles ne peuvent s’exprimer, qu’elles ont, par défaut, décidé de ne pas se justifier.
Rien n’est plus obsédant que cette soustraction de l’autre du monde perceptible. Il est des absences comme des silences, parfois plus bruyantes et significatives qu’un grand cri.

Nous nous construisons autour de ces manques, de ces vides, nous sommes des gruyères psychiques, sauf que notre musique intérieure s’épuise à combler les failles. Que deviennent-ils, ceux qui n’existent plus à nos yeux, parce que plus que l’amputation de la présence, c’est le manque de réponse qui est obsédant ? Comment est ce monde où nous ne sommes pas, comment s’écoule ce temps dont nous ne faisons pas partie, un peu comme cet arbre qui s’effondre sans bruit dans la forêt parce que je n’y suis pas pour l’entendre tomber ? Ce n’est pas tant le manque qui nous interpelle que le rejet qu’il signifie. L’absent n’est pas le disparu, c’est au contraire celui qui choisit d’être ailleurs, voilà la vérité toute nue. C’est celui dont l’univers n’a pas à subir notre existence.

Au fil du temps, nous portons les absents en nous, comme de grands enfants destinés à ne jamais naître. Parce que nous avons horreur du vide ou de l’incertitude, nous leur construisons une autre vie, un autre monde, une autre histoire. Finalement rien n’est plus présent que l’absent, puisque nous avons tout loisir de broder sans fin avec lui un long dialogue intérieur, mais à une seule voix. Nous monolectons, donc, doctement.

Un peu comme Internet, finalement, où chacun de nous est entouré de vides, de manques et d’absences. Absence de matière, absence de cette humanité profonde nourrie de regards, d’éclats de voix, d’effluves plus ou moins délectables, de silences, mais partagés. Absence physique et psychique de l’échange matériel, de l’interaction qui peine définitivement à habiller de chair des squelettes de mots. En fait, je comprends mieux la frénésie des camarades qui vont aller s’agglutiner place du Capitole demain soir : combler le vide, gommer l’absence, se shooter à la chaleur humaine, s’enivrer du nombre, résonner du chœur des voix, exister tous ensemble, tous en même temps, rendre perceptible la communauté d’idées, l’ancrer dans l’univers, ici et maintenant.

Ils disent de lui — les autres, les adversaires, les éditocrates — qu’il doit son succès au fait qu’il est un tribun. Ils réduisent la puissance unificatrice et la portée pédagogique de ses discours à l’art de l’éructation. Alors ils éructent à leur tour, pour combler l’écart, celui qu’ils ont creusé avec le grand absent de cette campagne : le peuple. Le petit peuple laborieux et industrieux, le petit peuple des sans-grade, le petit peuple des fins de mois difficiles qui commencent dès la première semaine, dès le premier jour. Ce peuple qu’ils méprisent, qu’ils ignorent et qu’ils ont relégué au rang de souvenir archaïque, ce petit peuple dont ils se rendent compte avec stupeur qu’il va tout de même falloir lui faire cracher les voix.

En fait, c’est ça, la clé de cette élection : des absences. Absences de projets de société, absences d’envergure, absences d’honnêteté. Ils ne produisent pas de discours politiques parce qu’ils n’ont rien à nous dire, parce qu’ils nous ont passés en pertes et profit, parce qu’ils pensent qu’à force de nous ignorer, d’ignorer nos vies, nos cris, nos indignations, nous finirons par nous lasser et nous laisserons la chose publique à ceux qui en ont fait leur métier.
Nous sommes les grands absents de cette campagne et Mélenchon a ceci de particulier qu’il est le seul à nous parler.
Alors, forcément, on l’écoute.
Et l’on remplit toutes ces absences.

Powered by ScribeFire.

110 réponses
  1. Justin Bessou
    Justin Bessou dit :

    "nous finirons par nous lasser et nous laisserons la chose publique à ceux qui en ont fait leur métier."
    … conjugué au présent, c’est aussi juste, non?
    Mais il n’y a pas lieu de regretter de "monolecter" encore une fois sur ces sujets: un des plus grands vides, sorte de trou noir, c’est le vide démocratique; car l’erzatz qui nous est proposé (voter, pays démocratique, et tout et tout) ne saurait tenir lieu, et pratique, de la démocratie, de l’autogestion (cherchez pas, le mot a du se fossiliser).
    PS: Bien aimé "gruyère psychique"!

    Répondre
  2. Boogie
    Boogie dit :

    J’éprouve tout à fait la même chose que toi, et sur cette émotion prend la greffe de la même analyse.

    Effectivement, ils n’ont rien à nous dire. La vacuité totale de leurs sorties n’est pas absente, elle.

    Mardi matin, mardi 3 avril, dans les matins de france culture, Jacques Généreux. En face de lui, une cohorte de journalistes quasiment tous attachés à l’unique objectif de faire passer le mouvement autour du front de gauche et les idées et le programme que celui-ci défend comme de la boue nauséabonde. (Couturier et Enthoven notamment).

    A ce point de trouille et d’attaques qu’ils ne parviennent même plus à dissimuler, c’est tout à fait jubilatoire pour moi… ils paniquent. Il n’y a qu’à voir The Economist.

    Et nous avançons.

    Répondre
  3. Cyp Luraghi
    Cyp Luraghi dit :

    Si l’immense majorité des forums de l’internet, s’apparente à des chambres froides peuplées de mythomanes psychorigides, c’est parce que les conformistes leur ont offert le pouvoir : ils leur ressemblent tellement, et sont tant attachés à la Sainte Forme, qu’ils en ont perdu leur sel.

    Et c’est tout à fait vrai aussi pour la vie du dehors : tous ensemble = chacun pour soi, de nos jours.

    Donc plein de gens nourrissent des tamagotchis messianiques.

    Pas moi ni les amis : ça risque pas 😉

    Et bravo et merci pour le billet.

    Répondre
  4. Dol
    Dol dit :

    autrefois, le curé rassurait les âmes égarées. Aujourd’hui, c’est Mélenchon. Au moins lui n’exige pas qu’on lui bâtisse des églises : mais il promet bien plus.

    Répondre
  5. colporteur
    colporteur dit :

    Ouais, je vois bien qu’il fait de gros gros efforts pour me causer ton gars, mais je me souviens bien aussi qu’il se veut mitterrandien (http://www.cip-idf.org/article.php3…), qu’il a été ministre de Jospin (cet immonde salopard qui a répondu aux mobilisations de chômeurs et précaires par un ignoble ‘je préfère une société de travail à l’assistance’), droit dans ses bottes de ministre de la formation pro pour maintenir la paie des apprentis à 17% du SMIC (pour les plus jeunes) et dans l’acceptation de l’interdiction du RMI aux moins de 25 ans (un splendide outil de dressage à la précarité cette éviction, non ?) avant de s’occuper sérieux de sa carrière (une gauche du P.S, on rigole…) au moment du TCE.

    Alors je me souviens aussi que sa gauche ‘plurielle’ on l’avait pas appelé gauche poubelle pour rien (voir un tract de 1998 : http://www.cip-idf.org/article.php3…) ; alors il me parle mais je reste absent, le plus que je peux, malgré et contre ses tours de bonimenteurs (le meilleur : avoir transformé le "que se vayan todos" argentin en un "qu’ils s’en aillent tous, sauf moi"), étatiste, industrialiste, productiviste, travailliste… tant que cette gauche restera arque boutée sur la défense de l’idéologie du travail, du plein emploi (qui est mort), ce sera sans moi.

    Ce qui me plaît dans son OPA c’est que l’espoir ici investi devra aller chercher ailleurs ; déjà à Bastille il y avait trop de monde pour cet apparatchik (lambertiste for ever, il croit à la politique des coulisses, des manips, des directions, il connait rien d’autre), il a eu peur de la foule.
    On verra ce qu’on verra, ah ! ah ! ah !
    Allez, va, La seule issue c’est de s’en sortir, comme dit là : http://www.cip-idf.org/article.php3

    Répondre
  6. lô
    dit :

    Ce que j’aime dans son programme, au delà du " fond " de gauche, c’est son projet de 6° constitution non écrite par l’assemblée nationale.
    C’est la base de la démocratie dont on parle, là.
    La fameuse pyramide, avec en bas les électeurs qui votent, puis les élus qui légifèrent et au dessus, tout en haut ( comme l’anneau qui les gouverne tous de Tolkien ), la constitution.
    Que le deuxième échelon se bricole en douce un cadre sur mesure, et déjà, on n’est plus tout à fait en Démocratie.
    Voilà bien une absente qui n’aura peut être pas tort demain !

    Répondre
  7. abdellatif
    abdellatif dit :

    Bonsoir,

    Joli texte, surtout la première partie non-politique. Merci à l’auteure 🙂

    Vu d’ici (Belgique) on souhaite aux français(es) d’avoir un réel changement de cap politique, les 30 dernières ont été difficiles.

    Malheureusement sur ce coup, je ne suis pas très optimiste…

    @++

    Répondre
  8. jcd
    jcd dit :

    rendre le droit de rédiger la constitution au peuple, s’il n’y avait même que cela dans le projet de Mélechon, je voterais à deux mains. (mais citoyen belge en Belgique, je ne pourrai pas émettre ce vote). Allez-y.

    Répondre
  9. H.
    H. dit :

    " Ce petit peuple dont ils se rendent compte avec stupeur qu’il va tout de même falloir lui faire cracher les voix. "

    Oui, certains sur leur haute futaie nous imaginait comme du simple " matériel " électoral. Des corps sans âmes qu’on déplace et qu’on convoque tous les cinq ans pour garantir des sinécures faciles et auxquels on ne s’adresse pas. Vis à vis desquelles on ne s’adressent plus, qu’on en prend même plus la peine.

    Ils s’imaginaient qu’en claquant des doigts, on allait s’exécuter en souriant. Le "vote utile" qu’ils appelaient ça ! Sans compter la rocambolesque et ridicule candidature du président des riches se drapant in extremis et pitoyablement dans le manteau du "peuple"…Cassez-vous pauvres c*** !

    Ces cadavres vont s’écraser comme des arbres dans la forêt. La beauté en moins.

    Que Se Vayan Todos !

    Répondre
  10. Hurlu Berlue
    Hurlu Berlue dit :

    Qu’on en vienne aujourd’hui à considérer le programme de Mélenchon comme un programme de gauche me semble suffire à illustrer à quel point l’élite blablatante du pays, à laquelle il appartient, n’a toujours pas compris qu’on est plus au XIXème siècle.

    Avons-nous encore besoin de politiciens ?

    Bien entendu, non : nous pourrions rédiger nos propres lois, les voter nous-mêmes, et nous dispenser de l’ennuyeuse administration qui n’existe que pour s’inventer des problèmes.

    Mais, las, que ferait-on alors des les flots de ces héritiers parisiens et autres parvenus, ‘imbéciles professionnels inexportables vomis chaque année par les franchises de Sciences Po en quantités défiant les usines chinoises ? D’aucuns vous diraient : le terreau de nos rêves, mais après tout, en période de vacance ici si violemment dénoncée de projet social pensé et conçu par les professionnels de l’intelligence, pourquoi en venir à la violence ?

    Le réel divorce d’avec l’intelligence titulaire et ses charges héritées, hé bien, je m’en réjouis. Vive les vacances de projet social !

    Répondre
  11. jeab
    jeab dit :

    Joli billet Mme Agnes
    Vous êtes vraiment au fond du trou et désespérée à mort pour voir dans l’apparatchik défroqué le futur messie.

    Répondre
  12. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ainsi donc, vous pensez que les gens n’évoluent jamais et n’apprennent jamais? C’est peut-être vrai pour les plus obtus et bornés d’entre nous, mais la plupart du temps, nous apprenons tout au long de noter vie, nous tirons les leçons de nos expériences et nous changeons. Mélenchon, je le regarde évoluer depuis 2005. Il est possible que tout cela ne soit qu’une mise en scène, du pur marketing politique, mais dans ce cas, ce gars mérite de piquer la statuette à Dujardin.

    Même depuis 2005, il évolue : il quitte lentement sa pensée productiviste au contact des écolos, ses alliances avec les féministes l’ont porté à intégrer la parité dans son projet de société. Mais plus que tout et comme certains l’ont déjà souligné, c’est son projet de mettre fin au régime présidentiel qui me plaît, c’est l’idée qu’il faut en finir avec le mythe de l’homme providentiel et laisser au peuple se construire une nouvelle constitution pour œuvrer à une nouvelle société.

    Rien que pour ça, je voterai pour lui.

    Répondre
  13. michel
    michel dit :

    Bonjour Agnès,
    La vie est dans les creux, dans les vides et les absences. C’est bien ainsi que je le ressens. Dans ces "espaces" là, c’est la parole qui remplit, qui fait le germe de la vie.
    Mélenchon ne fait rien d’autre (il le fait avec talent) que de jeter les graines par ses paroles. Cette semence il ne l’invente pas, elle est en nous mais nous l’avons oubliée, tellement elle est enfouie profondément dans nos histoires intimes et collectives.
    Je vis comme beaucoup avec des absents avec qui je monologue (ou monolecte) souvent. Depuis plusieurs semaines je me rend compte que la campagne du Front de gauche m’amène a dialoguer plus souvent avec les autres, comme si j’avais la parole libérée.
    Comme toujours tes textes sensibles m’interpellent, me touchent.
    Amitiés

    Répondre
  14. d'éléphant
    d'éléphant dit :

    Un autre "détail" sur le ci-devant Mélanchon, dans le cadre de ses activités parlementaires, il demandaient en 1992 la censure d’un livre sur le droit à la mort (suicide mode d’emploi), pourtant déjà condamné, saisi, etc. voir : http://claudeguillon.internetdown.o
    On dira que c’est loin. On est trop gentils. Un type qui a été ministre des apprentis payé 17% du SMIC, qui a approuvé l’interdiction du RMI aux moins de 25 ans (à l’époque, 400 000 personnes officiellement inscrites au chômage et sans alloc’), un type qui a si bien contribué à la précarisation générale, il peut bien jouer l’héritage révolutionnaire, la gauche, tant qu’il a pas pris des positions claires (et PAS du baratin sur l’emploi ! on en a soupé) sur ce genre de détails, il vaut moins que RIEN.

    Répondre
  15. lara
    lara dit :

    Bonjour,

    "Ceux qui en ont fait leur métier": n’est ce pas la le vrai problème?
    En tout cas c’est la question que je me pose. Je m’imagine que des forgerons, par exemple, postulent pour faire marcher la forge et parce qu’ils ont le savoir de ce métier, ils sont nos représentants et les décisions leur reviennent. Comme je ne connais rien au métier de forgeron, d’emblée je reste en retrait. Je pense que je n’y connais rien et que de toute manière ce que j’ai à dire n’entre pas dans le "cadre".
    Est-ce une bonne chose qu’un pays soit autant dépendant de l’élite et de ce qui est devenu un métier: gouverner un peuple.
    Et pourquoi faut-il absolument être d’un parti et plus que cela, l’élite dans un parti? l’élite par les hautes études ou par la notoriété des bonnes familles. Notables de père en fils, des dynasties entières, depuis si longtemps occupent les meilleurs postes de hauts fonctionnaires. C’est la valse des chaises. Oui c’est vrai, Melenchon nous parle, pourquoi est-ce lui qu’on entend le mieux? La politique c’est bien ça , elle appartient à ceux qui savent, comme les voyants parfois, tirer parti de la faiblesse, du manque de l’absence. Un peu Psychologue, un peu rationnel, un peu ‘économiste et ça le fait.
    Melenchon a été de toutes les "luttes". C’est bien. Mais est-ce devenu pour lui un métier? Peut-être pas encore tout à fait.

    Répondre
  16. Raeloide
    Raeloide dit :

    Agnès, ne vous étonnez pas d’en désespérer si vous en êtes encore à croire encore qu’un requin nageant depuis trente ans en politique et ayant défendu tous les autoritarismes puisse devenir un sauveur.

    Ou alors, si vous êtes généreuse à offrir votre pardon, tentez donc "la route de la servitude" d’Hayek. Vous y trouverez les clones de Mélenchon, Sarkozy et Hollande en tristes acteurs d’une comédie déjà écrite.

    Votez donc, si rien de mieux de votre temps ne vous vient donc à l’esprit.

    Répondre
  17. til
    til dit :

    Sa position vis à vis de l’Europe et de l’Euro est quand même pas claire, ce qui est gênant, vu que c’est le problème majeur qu’il aura à traiter, si élu.

    Le seul à avoir une position tranchée sur le sujet c’est NDA qui fera un score à un chiffre, au mieux, et à 0,x au pire.

    Y a pas 36 solutions, c’est soit la sortie de l’Euro pour certains pays, voire tous, avec une possible monnaie commune si possible, pas unique, soit l’instauration d’un état fédéral européen. Tous les candidats, sauf 1, sont dans la position du ni ni, l’héritage de tonton… Une majorité d’économistes disent que l’Euro dans l’UE, telle quelle est, est une chimère et c’est pas les bricolages alambiqués et "créatifs" en cours qui changent la donne. Quand les fondamentaux ne sont pas respectés, c’est comme pour le génie civil, ça fait badaboum shklong.

    Ne pas dire ça c’est de l’enfumage pour voiler, jusqu’au jour où le voile partira, apocalypse en grec, tous à poil, déjà un coin du voile est levé sur le bord sud.

    Répondre
  18. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Même si notre démocratie est très loin d’être parfaite, même si le droit de vote peut-être galvaudé, détourné, déformé, il n’en reste pas moins que des tas de gens bien ont lutté comme des chiens pour avoir ce droit-là et que je compte bien l’utiliser, lui et tous les autres droits que je pourrai arracher. Mélenchon n’est ni un sauveur, ni un messie, mais il a le mérite d’avoir su fédérer des forces politiques dont je suis profondément proche et il a construit avec elles un projet de société qui va dans le bon sens, d’autant plus qu’il est conçu comme un marche-pied, comme une ouverture vers tous les possibles que nous voudrons bien inventer.

    J’aurais bien voulu pouvoir être à Toulouse, ce soir, il y aura des tas de gens bien sur la place du Capitole, dont quelques uns ont toute mon amitié, mais voilà, je ne suis pas seule et j’ai des contingences qui m’interdisent ce happening politique.

    Cela dit, je suis toujours présente sur le front des idées.

    Répondre
  19. lô
    dit :

    Hum … Mélenchon et sa position sur l’europe et l’euro … pas claire …
    Oui, peut être … c’est bien possible.
    Et parce que c’est un sujet qui m’interesse, je vais coller dans ce post un bout d’article analysant le programme de Mélenchon, qui me parait bien résumer ce qui compte vraiment au sujet de l’euro, de l’europe et de la dette. En gros, il est question de l’opposition de style entre une banque privée ( voir la loi de 73, autrefois surnommé la loi Rothschild … qui rend obligatoire le recourt aux banques privées pour les emprunts d’états) et une banque centrale (avec une belle planche à billet " régulée et raisonnable " … ou comme dirait les médecins de maintenant, utilisée avec " tact et mesure " )).

    " Enfin, Mélenchon veut financer des projets de relance, au niveau européen, de projets sociaux et environnementaux, par la BCE et la création monétaire pure. De là, plusieurs possibilités : soit il a l’accord européen, ce qui serait un tour de force, et parvient à répartir la chose de manière à ce que la France en profite suffisamment, alors il gagnerait son pari ; soit trop de pays reste suffisamment cramponnés au dogme de l’austérité et s’alarment de la naissance d’une « incontrôlable planche à billets », et il se retrouve isolé. "( site d’origine : frapper-monnaie.wordpress.fr )

    Et pour ceux que ce sujet intéresse, il y a beaucoup de necture ( lecture sur le net ) instructive à faire sur " la création monétaire ", et le coût réel du système bancaire privé pour les états ( par opposition à une banque centrale qui ferait la même chose mais " sans les intérêts " ! ). Pour ce faire, une simple recherche sur google, sur la base de " l’argent dette " est édifiante.
    oui, c’est vraiment très instructif !

    Répondre
  20. jeab
    jeab dit :

    "il est possible que tout cela ne soit qu’une mise en scène, du pur marketing politique, mais dans ce cas, ce gars mérite de piquer la statuette à Dujardin."Vous l’écrivez vous même Agnes!Ce baratineur n’est qu’un hochet agité et monté en mayonnaise par tout l’appareil médiatique droitiste;le but:arriver à un deuxième tour sarko/meluch.Car ils savent très bien que si toutes les sensibilités de gauche ne se porteront pas sur le soi disant espoir des exploités et des sans grades,toute la droite vote .C’est vrai, ce type est un tribun,il cogne sur les journalistes,il a été un jour ouvrier,ses meeting sont des foires à l’espérance mais ce n’est qu’une marionnette.

    Répondre
  21. Mirabo
    Mirabo dit :

    Les gens qui, pour une fois qu’elle est chaude, crachent dans la soupe parce qu’elle manque de sel, me fatiguent.
    Merci, Agnès, et bon courage.

    Répondre
  22. Rien d'avoir
    Rien d'avoir dit :

    Mirabo, subis mon conseil : n’attends pas que la soupe te tombe du ciel, fais-là toi-même. Voilà de quoi employer plus utilement le temps de chômage que t’imposera l’économie mondialisée qu’à aller t’aligner derrière les connards qui vont aux urnes.

    Répondre
  23. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je suis très cohérente dans mes choix politiques : j’ai bien pris note de la forfaiture du vote de Versailles qui a enterré l’expression démocratique de mai 2005, j’ai bien noté qui s’était clairement positionné contre le OUI, qui a dénoncé la forfaiture qui a suivi, qui y a participé et qui a traité le corps électoral français de ramassis de connards sous prétexte que nous n’avions pas voté comme il faut! Je n’ai précisément pas la mémoire courte et j’ai bien suivi le parcours de Mélenchon depuis mai 2005 jusqu’à aujourd’hui, en passant par sa sortie du PS, un parti d’élus, il faut toujours se le rappeler, jusqu’à la fondation du Front de Gauche. Ce positionnement politique est cohérent, tout comme est cohérente la proposition de mettre fin au régime présidentiel et de passer à la 6e République, tant il est vrai que l’exercice démocratique actuel me débecte complètement.

    En gros, ce vote Front de Gauche est un peu la dernière sortie propre avant le mur. Je veux donc bien la tenter une dernière fois.

    Pour moi, il ne fait aucun doute que le vote Mélenchon ne garantit pas l’exécution du projet de société prévu, mais comme beaucoup des gens qui suivent cette aventure, en cas de victoire, nous n’avons absolument pas l’intention de retourner à nos jardins, parce qu’effectivement, ce changement de société est notre affaire à tous et pas juste le job de professionnels qui vont nous délester des choses ennuyeuses pendant quelques années, en attendant la prochaine mascarade élective. Le vote Front de Gauche, c’est une certaine idée de la démocratie et c’est une idée qui implique les citoyens nettement plus qu’un bulletin dans l’urne de temps à autre.

    Maintenant, si n’importe lequel des autres inféodés du système l’emporte, nous savons très exactement ce que va se passer dans un premier temps : bienvenue en Grèce pour tous! Et là, les faux-semblants démocratiques seront définitivement oubliés, et là, ça va vraiment être la merde, et je ne crois absolument pas (et je n’y ai jamais cru) que le chaos accouche naturellement d’un monde meilleur.

    Répondre
  24. til
    til dit :

    Vu qu’il n’a pas sa langue dans sa poche, on peut spéculer qu’il n’aura pas les mains dans les poches non plus, si il l’emporte, pour justement régler son compte à la spéculation financière. Une bonne surprise, voire plusieurs, est toujours possible…

    Répondre
  25. H.
    H. dit :

    Je suis sidéré par les sicaires "pseudo – anarchistes" qui viennent sur le blog d’ Agnès Maillard pour tenter de ruiner la candidature du Front de Gauche.

    Soit ce sont des sous-marins du PS qui tentent de polluer le blog, soit ce sont des idéalistes visiblement tentés par la surenchère politique proprement illusoire présentement. Ils ne viennent là que pour démoraliser les centaines de milliers de personnes qui reprennent un peu d’oxygène en ces temps troublés, ayant décidé en toute conscience et lucidité d’ accompagner fraternellement la marche offensive du candidat Jean-Luc Mélenchon.

    Certains propos idéalistes me font bien rire. On pourrait largement être d’accord avec certains d’entre eux mais il est marrant de voir que ces propos ne reflètent que l’idéal d’un monde qui n’existe pas.

    Hurlu Berlue dit : " Avons-nous encore besoin de politiciens ? Bien entendu, non : nous pourrions rédiger nos propres lois, les voter nous-mêmes, et nous dispenser de l’ennuyeuse administration qui n’existe que pour s’inventer des problèmes" – oui, bien sûr dans un monde qui n’est pas le nôtre, c’est évident, on pourrait effectivement le faire et tout le monde s’aimerait fraternellement et tout se passerait bien. Dans la joie et allégresse.

    Où l’on retrouve typiquement l’imaginaire communisant " hors sol " & " hors histoire " en refusant de se donner les moyens objectifs et concret de l’émancipation humaine. Tout cela est très joli mais c’est encore refuser de penser ce qui a merdé précisément au XX° siècle : la dérive totalitaire ou la dérive maffieuse des révolutions sociales avortées ou réprimées dans le sang par ceux -là même qui se réclamaient des conseils ouvriers et de la démocratie directe. Ce vieux débat a été tranché par l’histoire. En 1989 à Berlin- Est. On ne va pas éternellement reconduire les mêmes impasses théoriques ou culturelles. Car c’est ne pas penser ni la part obscur de nous -mêmes ni surtout la puissance réactionnaire de nos ennemis et adversaires qui disposent de toute la puissance militaire de la répression. C’est oublier aussi l’empreinte du régime passé et honni qui se poursuit paradoxalement au cœur même de la révolution et des révolutionnaires.

    L’option dès lors ne peut être que subversive au cœur même des institutions légitimes existantes. En France depuis 1789, c’est la république. L’extrême-gauche ne veut pas le comprendre et reconduit l’impasse bolchevique qui termine dans la répression totale même si ces buts premiers étaient d’en finir avec la barbarie. Paradoxe terrible de l’Histoire ou ruse de la raison ?

    La solution présente en France, c’est une Constituante vers la VI ° république. Point barre. Ou alors c’est un avenir à la grec !

    Ce genre de commentaire à la " Hurlu Berlue " est typique de cet idéalisme historique qui s’imagine vivant déjà au temps de la parousie politique et qui refuse en même temps la division du sujet, qui nie l’inconscient psychique humain. Ceux qui propagent de tels propos sont des rêveurs impuissants, inorganisés, narcissiques et considérablement arrogants. Ils savent eux ce qu’il faut faire et les autres sont dans l’erreur. C’est surtout un langage stérile qui n’est là que pour éternellement couper les cheveux en quatre, en six ,en douze, en -vingt -deux – vl’a- les- flics. Désarmés intellectuellement et pratiquement, ces belles personnes appellent à je ne sais quelle insurrection armée en étant complètement dépourvus de l’a propos-correspondant et des dites armes fantasmées.

    C’est surtout avoir soi un temps d’avance soit un temps de retard extrême. C’est confondre la temporalité historique et la spécificité nationale des peuples. Nous ne sommes pas encore en Grèce et la France, ce pays où a germé la Commune de Paris sait à quoi s’en tenir. C’est précisément à ce peuple français d’inventer un nouveau champ idéologique qui ouvre de nouvelles perspectives au socialisme démocratique. Franchement qui s’en plaindrait ?

    Les ennemis et les éternels geignards ?

    Que Se Vayan Todos !

    Répondre
  26. Vare Canem
    Vare Canem dit :

    Si tu penses défendre l’héritage de ceux qui sont morts pour nous en te laissant dicter un choix entre la peste ou le choléra, c’est clairement que nous n’avons pas la même lecture de ce que représente cet héritage.

    Je n’imagine pas un seul instant quiconque de ces grands hommes viendrait aujourd’hui mourir pour défendre un droit de vote sur lequel le prochain président se sera de toute façon assis à l’occasion du dernier référendum pour ne parler que de ça.

    Mais sans doute peux-tu aussi comprendre qu’exactement pour les mêmes raisons, on peut considérer que ceux qui choisiront de voter demain et cautionner le prochain relais de la Commission Européenne et ses lobbies en France sont les fossoyeurs de ces idéaux.

    Alors, oui, si tu estimes devoir cautionner notre république telle qu’elle fonctionne au nom des grands idéaux pour lesquels tant de citoyens sont morts, ne t’étonne pas que certains de leurs héritiers te rangent du côté de ceux qui perdent un peu de vue le spectacle du monde dont ils insistent tant pour être un peu les acteurs.

    Répondre
  27. Azuré
    Azuré dit :

    Dans ce cas, nous devons juste ne pas être de la même génération. Moi, c’est en 1997 que j’ai laissé sa dernière chance à un virulent gauchiste iconoclaste de l’époque : Lionel Jospin.

    Ha, à l’époque ça nous changeait des Fabius, DSK, Aubry et autres econocrates fonctionnaires méritants. Et puis bon, quand même, on a eu de belles grèves en 1995 (merci Balla, merci Juppé). Et puis comme d’hab, ça a mal fini : d’ailleurs, Mélenchon était ministre de Jospin, et aura été le méritant créateur du statut "d’apprenti" donc smicard au tiers de smic, qui depuis a été grandement développé par la droite.

    Rien de tel qu’une belle trahison pour ne plus jamais rien oublier, d’où ma conclusion : l’oubli est un luxe.

    Répondre
  28. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Sinon, je suis passée de socialiste de tradition familiale à extrême-gauchiste-le-couteau-entre-les-dents pour cause de trop de coups-de-pieds-au-cul-du-capitalisme-triomphant avec une vraie bonne grosse tendance à l’anarchisme. En gros, sans Mélenchon, je ne me poserais pas la question du vote cette année.

    Alors d’accord, on va dire que Mélenchon est l’arme ultime du système pour maintenir sous cloche encore un peu les gens comme nous et canaliser, voire recycler leur révolte bien légitime, on est d’accord. C’est possible. Mais comme le montre la Grèce (et hélas, pas qu’eux), en l’absence d’un mouvement politique fédérateur, la révolte et le désespoir ne nourrissent hélas aucun mouvement de fond suffisamment coordonné pour renverser les jeux de pouvoir et la violence, quand elle se déchaîne, s’abat prioritairement sur les plus fragiles et ne permet, au final, que de remplacer une ploutocratie par une autre.

    Donc, dans tous les cas de figure, ça vaut encore la peine de tenter le coup et si Mélenchon est un leurre, on va très vite être fixés!

    Répondre
  29. H.
    H. dit :

    @ Vare Canem

    En te lisant, je m’aperçois que tu as raté pas mal d’épisodes depuis 1995 en France ou depuis Gênes 2001 en Italie où je me trouvais. Dix ans pour reconstruire patiemment une résistance organisée, vaillante et intellectuellement construite.

    Franchement, qui aurait prétention à claquer dans les doigts pour qu’un outil fédéré et démocratiquement révolutionnaire puisse exister ex nihilo. Les cerveaux depuis 1989 ont carburé et ont frisé le coma dépassé. Il fallait bien digérer l’ Histoire et en faire impitoyablement l’examen critique non ? Face aux coups de boutoirs du capitalisme néolibéral et l’effondrement écologique mondial, il a fallu penser cette nouveauté humaine. Je n’ai pas prétention à moi seul comme tu sembles le croire pour toi de tout comprendre et de tout initier. Il n y ‘a que le travail collectif qui peut nous hisser au delà des ornières présentes et des menaces qui surgissent de partout.

    Dire que j’estimerais " devoir cautionner notre république telle qu’elle fonctionne " alors que précisément militant FDG, je fais tout pour en changer les fondamentaux pourris qui entraînent Goldman Sachs à prendre illégalement les rennes des États européens, c’est vraiment faire preuve d’une super mauvaise foi à mon égard ou être sourd comme un vieux pot. A moins que tu n’aies pas suivi les étapes de la reconquête politique à Gauche depuis 2005 et 2008 suite à la trahison de l’ UMPS à Versailles.

    Sur ce plan là, pas de problème, je me sens libre.

    La France a eu in extremis le génie de construire un outil pratique de résistance, le FDG, tandis qu’en Grèce, hélas, le peuple résistant est divisé par de vieilles querelles intestines qui le fragilise et le laisse en bonne part démuni face aux néofascistes "new age" dont le spectre post-moderne va de l’extrême droite à la droite extrême en passant par le Pasok.

    Oui, bien sûr, on peut bouder, tergiverser, meugler, chichiter à n’en plus finir, n’empêche depuis la création du FDG, tu m’excuseras, mais je me sens moins seul. Déjà ne plus s’imaginer complètement atomisé ou défait, c’est un préalable pour penser et agir. Oui, ça aide. C’est une absolue nécessité pour avoir une base d’action.

    La suite nous l’inventerons ensemble amie, ami, camarade ! Je ne suis pas un puriste et je crois au contraire que l’impureté est révolutionnaire. Libre à toi de ne pas vouloir métisser nos différences de vues. Mais ça serait bien, non, de sortir enfin et définitivement du "crépuscule des idoles". Inventons et multiplions -nous !

    Cessons notre masochisme foncier et préparons-nous à agir rassemblés !

    Répondre
  30. Boogie
    Boogie dit :

    Les prétendus lucides qui lavent plus pur que pur leur présentation d’eux-mêmes et, surtout, de leurs idées suspendues au plafond éternel de leurs catéchisme aussi rectangulaire et taillé au cordeau que ne l’est leur conformation psychologique m’éreintent à un point qu’il ne m’est pas possible de présenter avec des mots.

    Taper aujourd’hui sur ceusses qui souhaitent voter FDG (comme moi) en les présentant comme des décérébrés type illuminés qui attendent un messie, c’est non seulement faire acte de profonde veulerie mais également faire montre d’une intense et brillante bêtise.

    Oui, allez, vous êtes la véritable élite, la fine fleur de l’humanité. Vous n’êtes pas des gens ordinaires. Vous êtes libres, profondément libres, oui absolument, et lucides et conscients avec ça, et quelle rage de constater qu’autour de vous il y a tant de veaux qui sombrent dans le vote FDG. Que dis-je, dans le vote tout court.

    Je n’en peux plus de vos petits vomis, que vous soyez LO ou soi-disant anarchistes, j’imagine en tout cas que vous êtes de ces "gens formidables" (http://www.monde-diplomatique.fr/20…) dont a si bien parlé Franck Poupeau.

    Vous oubliez tout un tas de choses évidentes dans vos sorties hallucinées où vous prenez des poses travaillées de prophète. Mais je n’ai aucune sorte de compassion pour vous, en tout cas pas au point de faire l’effort de vous les rappeler ici, comme a tenté de le faire H. ou Agnès.

    Je dirais juste le plus évident (ma pitié me perdra) : que réduire le mouvement qui se tisse autour de la candidature FDG à son candidat est une ânerie sans nom. Mais je sais que vous n’êtes pas à ça prêt. Je vous en prie, poursuivez.

    Répondre
  31. Boogie
    Boogie dit :

    Mélenchon est un porte drapeau, il ne fait pas tout. C’est bien plus le programme et le projet que lui-même qui en ce qui me concerne emportent mon adhésion, et d’autres certainement.

    L’analyse selon laquelle ce candidat serait le dernier atout du système pour "maintenir sous cloche les gens tels que nous" comme tu l’écris Agnès me fait penser que, quand même, il est vachement balèze, ce "système". Tellement balèze que les attaques répétées ces derniers jours contre le programme du FDG (et son candidat) de la part de la droite de droit comme celle de gauche et de la part du monde économique et financier (je ne parle pas des gens formidables type ceux qui lâchent leurs mépris ici) étaient presque parvenues à me convaincre qu’ils flippaient pour de vrai.

    Mais non en fait, c’était un leurre, j’ai failli me faire avoir. En fait c’est un produit du "système" pour attraper les nigauds. Heureusement qu’on nous prévient, hein, sinon on se serait fait avoir par le système sans déconner.

    Répondre
  32. til
    til dit :

    Il est en passe de pouvoir passer devant, bonne performance.
    Ayant lu son programme, un peu long dans les détails, qu’il aurait pu faire plus court, ce qu’a fait Hollande pour le sien. Mais c’est un littéraire. Maintenant, si il veut appliquer quelques unes de ses mesures, j’espère qu’il en est conscient, il va avoir à batailler ferme avec l’UE, l’OMC et la finance quitte à déchirer quelques traités, sinon ça n’ira pas loin…et puis il faudra qu’il envisage une dose de protectionnisme minimal, c’est à dire de contrôle des échanges, à minima sur le respect des normes des produits importés.

    Je reste tout de même étonné qu’il n’ait pas proposé le revenu garanti vital alors qu’il évoque un revenu maximal, justifié. Sait on jamais, l’idée lui viendra par la suite. Quitte à vouloir changer les choses, autant le faire en profondeur.

    Répondre
  33. Parfum Napalm
    Parfum Napalm dit :

    Au point où nous en sommes, plus Mélenchon fera un gros score, mieux se sera. C’est pour les législatives qui suivront que c’est important. Une fois Hollande élu (et ouais, sauf surprise pourrie, il faut s’y faire !), une assemblée avec un gros bout de rouge, ça peut faire la différence. Mélenchon n’est pas ma tasse de thé mais il a réussi un truc étonnant. Autant l’appuyer et s’en servir comme d’un démonte pneu pour déglinguer ce système qui pue la charogne.
    Et si on se fait baiser encore une fois, alors il sera toujours temps de se radicaliser pour de bon.

    Répondre
  34. Mirabo
    Mirabo dit :

    Il ne faut surtout pas négliger non plus le signal historique qu’une victoire du FdG enverrait au reste de l’Europe, qui n’y croit plus : bien au-delà des valeurs de gauche, Mélenchon symbolise avant tout la fin de la soumission à un ordre politique, celui d’un TINA aujourd’hui démonétisé.
    Il est très possible que cela le dépasse quelque peu, mais, de fait, Mélenchon représente en ce moment l’idée que l’Homme n’a rien ni personne, ni dieu, ni maître, ni dette, d’autre que lui-même pour construire la société dans laquelle il veut vivre. L’homo politicus est enfin libre et adulte : c’est là un clivage fondamental par rapport aux autres candidats, et c’est cela qui le porte. Il ne faut pas y voir l’effet de son seul talent : mais simplement que le moment est mûr, et qu’il se trouve au bon endroit pour l’incarner.
    Tout cela, l’Europe en a besoin très vite, et on n’a pas le droit de faire la fine bouche devant l’urgence de la situation. Étant donnés l’imminence possible de la catastrophe économique et le crédit que la France possède encore un peu en matière d’exemplarité politique, Mélenchon est peut-être la dernière chance que nous avons d’initier un réveil des gauches et d’éviter une guerre civile en Europe – ce qu’Agnès appelle "la dernière sortie propre avant le mur".

    Répondre
  35. Exigeant
    Exigeant dit :

    L’absence… L’absence de vie sociale à 55 ans, chômeur plus indemnisé depuis 2 ans…
    L’absence de lien, dépendre du sourire des autres pour se savoir exister…
    De beaux parleurs ici, de ceux qui savent, qui décident ce qui est bien dans la ligne, que Mélenchon est un con parce qu’il y a 20 ans il a pris telle décision…
    Mais non, la révolution ne se fera pas comme ça, je le sais bien, je l’ai faite des dizaines de fois…
    Et comme tu le dis si bien Agnès en intro, ils n’ont qu’une absence, si petite, si futile : le peuple !
    Même si Mélenchon est le salaud décrit plus haut. Je m’en tape !
    Ignorer ce qui se passe en ce moment, sous nos yeux, où se retrouvent ensemble des gens perdus de vue depuis 20 ou 30 ans, qui se rassemblent, qui s’organisent, qui se donnent des objectifs, qui s’ouvrent aux autres, à ceux qui ne pensent pas comme eux. Des générations mêlées autour d’un espoir commun, d’un combat partagé.
    Rien que ça ne serait pas important ?
    Ce qui se passe en ce moment dépasse Mélenchon et les partis du Front de Gauche. Il va y avoir des clivages, des départs, les mous vont retourner à la gamelle. La belle affaire !
    En 2005 on a gagné. Nous nous sommes fait baiser juste après, au Congrès du Traité de Lisbonne.
    Mais ça laisse des traces. Le niveau d’exigence est plus élevé maintenant.
    Aucune hésitation pour moi à voter Mélenchon, Ça coule de source.
    Ma seule envie, qu’il fasse au moins entre 15 et 20%.
    La prochaine étape sera un gouvernement où le PS gouvernera avec la droite. Comme en Grèce, comme en Allemagne, comme partout.
    Une nouvelle radicalité va émerger, pour ou contre l’austérité, pour ou contre la soumission à la loi des marchés.
    La 6ème République est-ce du réformisme ou est-ce la porte ouverte à une nouvelle révolution ?
    Ça me plait bien de pouvoir avoir une toute petite chance de réinventer les rapports sociaux en France, de conquérir de nouveaux droits, d’imaginer une société autogestionnaire où l’Humain pourra être au centre des réflexions.
    Mais bon, faut se bouger les doigts du cul, faut être joueur et un peu fou.
    Ils ont raison tes commentateurs Agnès, à quoi ça servirait d’oser puisque tout est écrit d’avance et que Mélenchon n’est pas le Messie de la Vraie Grande Révolution !
    Alors autant rester blablater sans rien faire puisqu’en blablatant sans rien faire, je justifie ma position que rien ne bougera.
    Excuse-moi pour ce mouvement d’humeur Agnès et bises à toi…

    Répondre
  36. Pain de seigle
    Pain de seigle dit :

    On a pu reprocher aux libéraux de dire qu’il fallait plus de libéralisme quand leurs recettes tournent mal. On constate que, finalement, pour les républicains, c’est exactement la même chose. On avait oublié que, pour les croyants ou les drogués, il n’en a jamais été autrement : à défaut de pouvoir désigner un coupable, on s’en remet à un sauveur, et surtout, on ne s’interroge jamais sur soi-même.

    Répondre
  37. lara
    lara dit :

    On ne peut qu’être d’accord avec le fait que Mélenchon est fédérateur. IL est le porte-parole de ceux qui ne l’ont plus. Ce qui nous fait vibrer en sa faveur, à mon avis, c’est l’espoir que représente cette personnalité non formatée, non conforme, non politiquement correcte. Parce que la question qu’on pourrait se poser est la suivante : si nous avons les meilleurs à la tête de l’Etat, et autres collectivités, tout droits sortis des écoles spécialisées, alors pourquoi sommes nous au bord de la faillite ?
    C’est bien, à mon avis, le personnage, et non uniquement un programme, qui fait résonner des idées qui ressemblent enfin à un changement dans le fond et dans la forme. Dans la forme parce sans doute on a plus confiance en quelqu’un qui se montre sans rien cacher de sa personne, on sait à quoi s’attendre. Après, ce peut être une bonne méthode marketing certes, mais est-ce qu’on sait le jour de ses noces si le mariage répondra vraiment à nos attentes et à nos espoirs. Il n’y a jamais de certitude. Et j’ai l’impression que la dette publique, même si elle a été réduite pendant les 30 glorieuses, suite à la reconstruction de la France, en fait a toujours existé. Elle a déjà atteint des sommets bien avant notre époque, mais il n’y avait pas de médias pour le dire et suffisamment de gens pour l’entendre et le comprendre. Mais aujourd’hui, au bout d’un moment, plus personne n’est dupe, les gens veulent la vérité. Et la vérité est là… depuis toujours.

    Quelqu’un venu « d’ailleurs », cela ne peut que susciter l’espoir de tous ceux qui attendent depuis si longtemps qu’on respecte leurs doléances, au moins dans un compromis, qu’on prenne en compte les valeurs humaines. Tous les cycles ont une fin. Celui en cours est au début la fin. Mais pour que cela se concrétise il faut un personnage haut en couleurs, il faut du courage. Quelqu’un dont on se dit qu’il va savoir s’entourer des meilleurs, ceux dont oui, cette fois c’est leur métier et à qui il donnera sa feuille de route. C’est donc a là fois des idées, des métiers différents et une personne que nous choisissons.
    Ou peut-être, parmi tous, celui qui fait le moins peur parce qu’il n’a pas la langue de bois et qu’on sait ce qu’il vaut.
    Si ce n’est pas aussi la personne que nous choisissons alors c’est oublier que, précédemment, c’est bien l’homme que la France à choisi que nous avons vu pendant ses vacances luxueuses. C’est bien lui qui a augmenté son salaire, dépensé deux fois plus que les autres présidents pour ses déplacements (2 fois plus qu’Obama et A. Merkel, 92M contre 55 et 41 respectivement, même si on peut dire qu’il est très (hyper)actif et impliqué et que cela pourrait expliquer la différence).
    Je pense que des personnes cherchent le compromis car justement lucides ils savent que le commun des mortels ne pourra pas gouverner seul un pays. Or la démocratie est une équation qu’on tente de résoudre depuis que la parole est née chez nos ancêtres. Si la solution n’a pas encore été trouvée après si longtemps (Cf. P. Rosanvallon) faut-il pour autant se résigner ? Le mieux est le compromis, c’est peut-être ce que représente le mieux Mélenchon.

    Agnès a raison, la violence du désespoir sera celle d’un fleuve qui déborde. On peut colmater avec des sacs de sable, mais pour combien de temps ?

    @Exigeant a mis le doit sur un problème concret, mais ce n’est pas lui (ni moi) qu’on écoutera. On l’écoutera lorsque dans 5/ 6 ans ils seront des milliers dans son cas. Ils le sont déjà mais n’osent pas le dire car « si à 50 ans tu n’as pas ta Rolex alors tu as raté ta vie ! ». Façon comme une autre de culpabiliser les gens et de les amener à se taire. Oui, C’est bien aussi un personnage et pas seulement des idées que les gens choisissent.

    Répondre
  38. til
    til dit :

    Moi, je répète que quelque soit l’élu, il faudra insister sur le revenu garanti, au moins 800 euros mensuels. J’ai été au chomdu plusieurs fois, dont 2 ans aux ASS. Donc sur le carreau plusieurs fois, jeté dehors de comme une fiente car pas assez docile, perdant la minuscule épargne, ruiné à chaque fois, et me suis relevé à chaque fois, vivant une vie de romanichel, déménageant tous les 2 ans en moyenne. Un revenu garanti ça permet de prendre des risques et de dire non quand ça suffit, de prendre les voiles et de rester debout, pas l’échine pliée sous les ordres d’abrutis qui se prennent pour des champions du monde.
    De leur dire, si nécessaire, "vaf enc…"

    Alors en fait, maintenant je pourrais me payer une Rolex, pas trop cher quand même. Mais en fait je m’en tape un peu d’acheter des trucs et je ne porte jamais de montre ni bidules de luxe. Acheter, dépenser, m’ennuie et ne le fait que pour l’indispensable. Le seul luxe que je m’offre c’est une fois par an aller me changer la tête sur un autre continent, dans d’autres cultures.

    Le revenu garanti c’est ce qui permet de prendre des risques et d’être en situation de faire des choix, de pas rester dans un trou et… en fin de compte d’être plus productif, cerise sur le gâteau que j’ai découverte après coup.

    Répondre
  39. Das Fonque
    Das Fonque dit :

    Le revenu garanti devrait être la contrepartie évidente de la privatisation de la totalité de l’espace qu’organisent tous les gouvernements capitalistes.

    Le plus étonnant est bien qu’on se soit habitué à respecter la propriété privée capitaliste sans la moindre contrepartie sociale.

    Répondre
  40. til
    til dit :

    "Le plus étonnant est bien qu’on se soit habitué à respecter la propriété privée capitaliste sans la moindre contrepartie sociale."

    Ben oui, pourquoi on s’habitue à bouffer de la merde ?

    Quand on décide que c’est assez, alors on est moins cool sirupeux, et trouve, on ne sait pas toujours comment mais on le trouve, quelque part en soi et hors de soi les ressources de contrer la connerie qui nous cerne, y compris la sienne.

    C’est un bras de fer réfléchi.

    Répondre
  41. LOLForum
    LOLForum dit :

    Je ne suis pas certain de comprendre : Mélenchon, le héraut des serfs volontaires du capital, proposerait l’abolition de la propriété privée ou le revenu universel ?

    J’avais peut-être mal compris, mais je le voyais plutôt partisan de l’exploitation capitaliste librement consentie en environnement polluant pour les cons et le statut d’intellectuel fonctionnaire pour les autres.

    Eclairez-moi par pitié (et si possible, durablement) !

    Répondre
  42. til
    til dit :

    "Il ne faut surtout pas négliger non plus le signal historique qu’une victoire du FdG enverrait au reste de l’Europe, qui n’y croit plus : bien au-delà des valeurs de gauche, Mélenchon symbolise avant tout la fin de la soumission à un ordre politique, celui d’un TINA aujourd’hui démonétisé."

    Tout à fait d’accord, c’est le retour de Valmy, la France révolutionnaire a dû affronter les oligarchies monarchiques des pays alentour irritées par la remise en cause de l’ordre ancestral par les penseurs du siècle des lumières.

    La vague a été énorme, Napoléon prenant le relai de cette vague révolutionnaire a renversé pour un court instant l’échiquier idéologique.

    Dommage qu’il n’ai pas su s’arrêter à temps dans ses victoires militaires qui on menées à la défaite et à la restauration partielle de "l’ordre" ancien.

    Répondre
  43. lô
    dit :

    Bonjours à tous,

    En préambule, je voudrais dire que mon pseudo ( lô ) n’est en aucune façon synonyme d’une appartenance à LO 🙂
    De toutes façons, mon bulletin FDG est déjà au fond de ma poche depuis plusieurs mois.
    Et peut être que je vais être hors sujet avec mon post sur la dette de la france … mais bon … tant pis !

    Je lis avec beaucoup d’intérêt tout ce qui touche, de près ou de loin, à la question de la dette des états.
    Je maitrise assez bien le principe de la création / destruction monétaire, les règlements qui régissent le fonctionnement du système bancaire privé, ainsi que la loi de 1973 ( appelé en son temps la loi Rothschild … ) qui interdit le recours à une banque centrale pour financer le déficit de la France ( et de quasiment tout les pays européen ( c’est même inscrit dans le traité commun actuellement en usage ))).

    Je mesure également, dans le cas de la France, la taille de la dette ( 1650 milliard d’euro fin 2011 ) et quand je la compare à la somme des intérêts que la France verse chaque année au titre des intérêts dus ( les chiffres trouvés vont de 1200 à 1350 milliards d’euro d’intérêts déjà payés sur les 30 ou 40 dernières années ), la tête me tourne un peu !!
    En gros, on peut donc dire que d’un coté il y a une dette " à payer " de 1700 et un intérêt " déjà payé " de 1300 " milliard d’euros aux banques privés " …

    Quel est donc le service que rend une banque privé par rapport à une banque centrale qui ferait exactement la même chose, selon les même règles de création/destruction de la monnaie scripturale ? … Mais, la banque centrale, elle, le ferait sans les intérêts ! donc gratuitement !!!
    Pourquoi se priver, collectivement, de cette solution là ? ( une solution à 1300 milliards d’euro, quand même ! )

    Et bien sûr, la rigueur est présenté comme unique recours à ce problème de surendettement …
    Bon, là, il faut le souligner, Mr Mélenchon ne suit pas la meute de ses adversaires au sujet de la rigueur …

    Mais, au fond, quels sont donc les raisons qui ont aboutit à ce choix politique surprenant ??? ( et qui, celui là, n’a pas fait l’objet d’un référendum !)

    – Une meilleure maitrise de l’inflation ??
    Hum … Pas sûr ! les 10 années précédant la loi de 73, comparées au dix années suivantes, ne sont pas vraiment en faveur du choix du privé …

    – La confiance du marché dans la valeur de la monnaie, de l’euro ? ( ben, elle n’est pas au top en ce moment, la confiance !! c’est le moins que l’on puisse dire … et de toutes façons la méthode de création / destruction de la monnaie est la même, donc tout aussi " crédible " )

    – La confiance aveugle que l’on se doit d’accorder à la fameuse main invisible du marché ??
    Et quand on voit les tripatouillages honteux actuellement en cours entre la BCE, les états en cessations de paiements et les intervenants privés du marché … on voit bien que l’économie libérale ne détient aucune morale ni sagesse, pas plus qu’une martingale garantissant la sécurité de toute cette belle machinerie.

    Bref, je cherche un argument, une explication, quitte à ce qu’elle soit " libérale " ! qui expliquerait ce choix étrange et extrêmement couteux de gérer collectivement nos déficits.

    Alors, si vous avez ça en réserve … je suis preneur, merci d’avance !

    Et pour finir, si une chose n’était pas absente de cette campagne présidentielle, c’était bien la dette et sa petite soeur la rigueur !

    P.S. Mme Monolecte, je vous présente toutes sortes d’excuses si mon post est vraiment " hors sujet ", et dans la foulée, des compliments, cette fois pour l’ensemble de votre oeuvre .

    Répondre
  44. lara
    lara dit :

    @lô
    je ne trouve pas, pour ma part, que votre post est hors sujet! Bien au contraire. Nous parlons de campagne et d’absences, absence de débat, d’avis, de suggestions et j’en passe. Chaque thème a le mérite de laisser s’exprimer toutes les questions qu’il suscite et toutes les réponses.

    Il me semble que c’est la preuve que le débat, démocratique qui plus est, existe sur ce site dont on peut dire que c’est une œuvre, effectivement.

    Moi aussi je cherche la réponse à cette question et la seule que je trouve (je n’ai pas encore vraiment cherché) c’est que ces intérêts font vivre tout un circuit bancaire privé (ex- nationalisé), grandes carrières et 17e mois de salaire en plus des services qu’on nous facture pour la moindre intervention sur notre compte!

    Je n’ose pas imaginer ce qu’aurait été la crise bancaire si ces intérêts n’avaient pas apporté tout leur soutien à ce système opaque. N’oublions pas que les banques appartenaient à l’État mais que leur privatisation n’a rien changé à leur fonctionnement, elles sont toujours dirigées par des énarques! Voilà peu-être un petit bout de réponse, à moins qu’on nous prennent pour ce que nous ne sommes pas.

    Je vous dis merci pour ce genre de réflexions intéressantes qui permettent de se poser les bonnes question et de savoir si le FDG sait y répondre.

    Répondre
  45. lara
    lara dit :

    @lô

    Un début de réponse peut-être ici ? c’est a vérifier, bien sûr.
    http://www.alterinfo.net/La-loi-Rot

    Les commentaires donnent des précisions intéressantes: qui prête de l’argent, qu’il ne détient qu’à 10% en réalité,et fait payer des intérêts sur la totalité, s’enrichit. Qui s’enrichit a son mot à dire en politique, il fait la loi! Ce n’est pas pour rien que ce sont toujours les mêmes qui dirigent les grandes entreprises et font des allers-retours du gouvernement vers le soi-disant privé!

    Répondre
  46. Floréale
    Floréale dit :

    Si le FdG n’existait pas, je n’irais pas voter.

    Je suis d’accord avec tout ce qu’a dit Agnès Maillard et d’autres ici comme Boogie ou H.

    Le sort de la Grèce est celui qui nous est promis, et la seule issue pour ne pas y arriver, c’est le programme du FdG. Il n’y en a pas d’autre.

    Cette crise est irréversible et Mélenchon l’a compris, de même qu’il se rend compte de l’urgence écologique. Les autres nous emmènent droit dans le mur.

    Répondre
  47. til
    til dit :

    LOLForum

    Il est envisageable que JLM a viré sa cuti. Pas besoin de se changer soi même, ce vaste piège manipulateur, pour changer d’angle de vue et changer l’environnement.

    C’est un franc comtois, je connais, j’ai vécu à Besançon, LIP et ses ouvrier(e)s que j’ai connus et appréciés, et je comprends donc le bonhomme avec sa fougue et sa roublardise aiguisée.

    Ce type est le plus imaginatif de la classe politique actuelle. Un véritable artiste qui dépasse d’une tête les autres.

    Répondre
  48. Marie la sardine lyonnaise
    Marie la sardine lyonnaise dit :

    Bonsoir Agnès,
    Magnifique billet… une fois de plus, merci.

    "En gros, ce vote Front de Gauche est un peu la dernière sortie propre avant le mur" écrivez-vous…

    Non Agnès je ne pense pas que derrière ce vote se trouve le mur. Nous nous sommes retrouvés, nous nous sommes éveillés, nous nous étions manqué… Et ce qui s’écrit aujourd’hui ne peut pas retomber, je ne peux pas le croire.
    Finis les jugements, les a-aprioris, les procès sur nos passés. Cette campagne d’éducation populaire nous a grandis, a éclairé le chemin nécessaire vers l’autre. Nous avons franchi bien des barrières et c’est vrai que JLM nous a aidés. Mais le FdG est riche de notre diversité, c’est nos différences, et chacun est aussi indispensable que celui qui sait porter si bien notre parole.
    Agnès vous comptez, comme compte l’ouvrière de Lejaby ou la personne âgée qui tente de survivre avec le minimum vieillesse, comme le prof pressuré, comme le soignant épuisé mais souriant, comme, comme…
    La fraternité et la solidarité sont nos étendards, nous ne pouvons y renoncer. J’étais à la Bastille… les creux sont comblés. Nous sommes désormais reliés, et non dans le virtuel, les deux pieds sur terre, mais avec la tête dans les étoiles.

    Répondre
  49. H.
    H. dit :

    Bon, si j’ai finalement compris que "Boogie" avait 12 ans et demi , par contre toi, "LOLForum", je voudrais savoir sur quel discours de JL Mélenchon tu te bases pour l’éreinter ainsi et dire autant de stupidités que Boogie ?

    Même s’il est vrai que la maturité est a excuser plus largement que la creuse innocence.

    Répondre
  50. saxo
    saxo dit :

    @ Lô

    Hello lô,
    pourquoi se priver d’une création monétaire sans intérêts.

    Sans chercher midi à quatorze heures, j’ai déjà deux réponses évidentes.

    * réponse libérale :
    – Ca empêche les états d’emprunter trop. Un emprunt gratuit est une porte ouverte à une création monétaire démesurée et à une inflation incontrôlée.

    * réponse capitaliste:
    – pourquoi se priver de se faire du beurre sur le dos des états? (et là, c’est pas l’intérêt général qui dicte cette réponse, mais l’intérêt de certains qui pèsent dans la balance au moment de prendre des décisions "éminemment démocratiques" puisqu’il s’agit du bien commun ).

    Répondre
  51. grtt
    grtt dit :

    > En gros, ce vote Front de Gauche est un peu
    > la dernière sortie propre avant le mur. Je veux
    > donc bien la tenter une dernière fois.

    Le gouvernement Jospin, était déjà la "dernière chance" à l’époque pour beaucoup…

    Ceci dit je vais aussi aller voter ce coup ci, pour la 1ère fois depuis 2005 ça me semble un tant soit peu utile.

    Répondre
  52. saxo
    saxo dit :

    Moi qui voulait voter Eva (que j’adore pour ses interventions déplacées tant critiquées par son parti) initialement, je crois que pour la première fois dans ma vie, je vais voter utile. C’est à dire Mélenchon…
    Et pourtant, je suis contre le vote utile. Mais là… vu la dynamique qu’à le garçon, ben ça me semble être une nécessité.

    Répondre
  53. Boogie
    Boogie dit :

    H., comme je pense que La Sardine Lyonnaise est un "fake" construit pour ridiculiser l’adhésion au mouvement autour du front de gauche (lis-la bien, et essaie jusqu’au bout de te dire qu’une personne pense vraiment ça), je me suis permis de m’adresser directement à l’auteur de cette supercherie en lui disant que sa tentative de ridiculiser le vote FDG en le faisant passer pour une posture de fan de Ségolène Royal ne m’abusait pas.

    D’où les "projections pulsonnellement renouvellées" : l’auteur de ce "fake" s’imagine les votants FDG comme des "croyants" ou des "drogués" (termes plusieurs fois utilisés dans ce fil de discussion). Il projette le mépris qu’il voue en dressant habilement une caricature grossière de sa représentation.

    Si tu crois que quelqu’un peut vraiment écrire ça (le message de la sardine lyonnaise) en le pensant vraiment, alors… euh… non, je dis rien, je retourne dans le fond de la cour de récréation jouer avec les cailloux. J’adore jouer avec les cailloux.

    Répondre
  54. lara
    lara dit :

    @til

    Merci beaucoup pour ce document très éloquent. Je constate une fois de plus que les grandes chaines se gardent bien de diffuser ce type d’interview. Yann Algan a dit tout ce que je pense depuis très longtemps, y compris sur l’enseignement. Mais voilà, je n’ai pas fait Science Po, je ne suis pas crédible. Au mieux on me traitera d’aigrie, ou d’envieuse, au pire de fasciste ou d’extrémiste.

    J’ai récemment repris des études à l’université et j’en suis sortie perplexe et déçue. Entre autres, de voir qu’on avait toujours rien compris au problème. Après un long passage dans la vie active c’est encore bien plus flagrant. Ceci dit, il y a quand même une grande contradiction en France: on sait où sont les problèmes mais impossible de modifier le système. Partout on se heurte à des lobbying parce que les gens ont parfois peur du changement. Et même souvent dans l’enseignement. Sans doute parce que les directives ne sont pas suffisamment claires et carrées et inspirent… la défiance. Il l’a dit: c’est un cercle vicieux.

    Merci encore.

    Répondre
  55. la sardine lyonnaise
    la sardine lyonnaise dit :

    Je n’ai jamais écrit de commentaire répondant à un autre, car je préfère m’adresser à l’auteur du blog…

    Mais revenant de tracter pour une assemblée citoyenne Fdg (où nous avons reçu le meilleur accueil…) je découvre que Mister Boogie est toujours aussi aigri et que, grâce à son extra-lucidité, il décrypte les personnalités à travers les commentaires… Ouaaaah, respect… mais…manqué !
    Mister Boogie,
    Au lieu de passer votre temps à vous déchaîner contre vos semblables vous devriez aller faire un tour dehors, le printemps est là et la révolution citoyenne en route n’a que faire de votre violence verbale.
    Je vous laisse à vos aigreurs, je ne vous répondrai plus.
    PS : pour les excès de bile je vous conseille de manger des artichauts.

    Répondre
  56. la sardine lyonnaise
    la sardine lyonnaise dit :

    @Floréale
    Désolée, vous nagez en plein délire. Je n’ai rien à voir avec ce que vous citez. Je ne connaissais pas votre blog, je viens d’aller y faire un tour mais je ne crois pas y retourner, j’ai mieux à fréquenter.
    Vous vous dites féministe mais ne faites pas honneur à ce mouvement avec qui je partage des actions militantes.
    Mais pourriez-vous m’expliquer ce qui dans mon commentaire vous agresse si violemment, je suis abasourdie par tant de jugements gratuits.

    Répondre
  57. Floréale
    Floréale dit :

    @ sardine lyonnaise
    Je ne me dis pas féministe, je suis féministe depuis des décennies et pour moi cela signifie maintenir contre vents et marées, envers et contre tout (et en Italie je sais de quoi je parle) le droit à la contraception et à l’avortement, que je considère la pierre angulaire du féminisme, pas d’aller faire passer le racisme avant le sexisme comme tous les philo-indigènes de la république et autres pro-voiles. Les femmes sont plus de la moitié de l’humanité, pas une minorité visible.

    Par conséquent si vous ne revenez pas chez moi vous me ferez plaisir. J’ai absolument horreur de votre vivrensembleuh tous-ensembleuh meuh et de toute votre rhétorique crétine. De votre vocabulaire à festons creux.

    Si j’ai décidé de voter FdG, c’est parce que je considère la financiarisation de l’économie infiniment plus grave que la relative islamisation due à l’immigration. Ce n’est pas pour autant que j’ai envie d’accueillir l’Autre et sa sublime culture à bras ouverts. Je n’en aurais jamais envie, cet autre et sa sublime culture venue d’ailleurs ne me plaira jamais, je ne l’aimerai jamais, je ne l’accepterai jamais, ni pour moi ni pour les miens. Ni ceux qui les soutiennent, qu’illes se disent ou non féministes, comme vous et votre vocabulaire niais.

    Répondre
  58. Boogie
    Boogie dit :

    Dans l’éventualité où Marie La Sardine Lyonnaise est une vraie personne, je fais acte de contrition (ça me gênait aussi d’être d’accord avec Floréale) : je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses, et comme vous êtes apparemment une personne très sensible, je vous engage à tenter de comprendre ma méprise.

    Votre message, d’une tonalité lyrique que j’ai trouvé dégoulinant, peut donc être la manifestation réelle d’un espoir retrouvé. Si c’est vrai, je m’incline puisque le retour de l’espoir vaut absolument plus que toute mon aigreur, bien réelle je l’avoue, il y a comme ça des passages difficiles.

    Entendez néanmoins la façon dont je l’ai réceptionné : sur ce fil plusieurs commentateurs qui m’ont fortement irrité comparaient les votants FDG à des "croyants" qui attendaient un messie, ou à des drogués déconnectés du réel.

    J’ai cru reconnaître dans votre message une tentative de ces contributeurs à faire vivre leur caricature.

    Du coup, en rappellent encore ici que votre sensibilité est légitime, et votre grand espoir réconfortant, je me permet de vous dire, contrit, que je continue à trouver votre message empreint d’une certaine naïveté, pour dire les choses de manière très diplomate.

    Sur ce, comme je ne vais pas très bien et que du coup il semble que je morde avec démesure, créant des mauvaise énergies (forcément) inutiles, je vous laisse entre grandes personnes.

    La conclusion est la suivante : la précarité créé des dispositions précaires, des dispositions à l’instabilité. Je cours au combat quand je vais mal, désolé si je me suis trompé, c’est que dans mon corps et mon esprit sont inscrits plus de dix ans de boulots instables, mal payés et non reconnus. J’ai les effets de cette expérience dans la peau, je manque de recul, d’appuis solides, de possibilité de se projeter, de temps et vraisemblablement d’épanouissement. "Ne pas prendre les enfants de…"

    Répondre
  59. Floréale
    Floréale dit :

    @ boogie
    Je ne vous connais pas ni ne sais qui vous êtes, ça ne m’intéresse d’ailleurs pas de le savoir.

    Vous apprécierez sans doutes davantage cette dégoulinance de bonté bonne qu’est le Mermet (dont il est, entre autre, question ici : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/… ) de Là-bas si j’y suis. Ah, ce gonze radiophonique des beaux jours mitterandiens ! Qui trouvait la polygamie chez les maliens tellement sympathique. Toujours dans le vent le Mermet, très mode. Toujours à s’insinuerpour abimer ce qui est un peu bien, ce mec là.
    Mais chez Alain Gresh, vous trouverez bcp plus de petites copines plus délirantes que la sardine.

    Répondre
  60. til
    til dit :

    Ce que j’ai vu en France m’a écœuré, j’avais sauvé la mise dans une boite avec mes idées, des millions d’euros, et les emplois. La récompense a été la brimade. J’ai failli en arriver aux mains, c’est à dire casser la gueule de ces salopards à qui j’avais à faire, c’est à dire de leur mettre une raclée monumentale à coups de poings et pieds dans la tronche et ailleurs, de façon très physique.

    Je me suis retenu, mais je sais très bien que j’aurais été capable de le faire. J’étais à 2 doigts de passer à l’acte, et quand je m’énerve je fais des dégâts saignants. Il m’est arrivé de me battre avec des salopards, jusqu’à m’en casser les mains.

    Je suis patient, mais quand la coupe est pleine, je suis prêt à cogner comme un sourd.

    Répondre
  61. lara
    lara dit :

    @til

    Je constate un fois de plus que bien des personnes se taisent parce qu’elles n’ont pas le choix. Mais lorsqu’elles s’expriment on constate que finalement nous avons un peu tous les même problèmes.

    On nous éduque pour tout sauf pour ce à quoi on doit s’attendre dans la vraie vie, à l’école, au travail, où la loi du plus fort est la seule loi. On nous dit qu’on doit être gentil, poli, obéissant. On nous dit même qu’un enfant un peu turbulent deviendra un voyou dangereux. Force est de constater que nous débarquons dans la vraie vie pas du tout armés contre l’individualisme et la loi du plus fort. Ce que j’ai pu constater dans ma propre vie c’est que le genre d’histoire que vous racontez est, en schématisant, aussi la mienne et celle de bien des personnes que je connais. Je connais quelqu’un qui a la même histoire que la votre mais, comble du cynisme, avant de l’évincer on lui avait demandé d’aller en Chine pour former ses futurs remplaçants!

    Ce qui manque depuis l’avènement du capitalisme, c’est la solidarité qu’elle soit personnelle, professionnelle, économique. européenne. Vraiment, je partage bien le sentiment d’Agnes, ce vide, cette absence de nous dans cette campagne et finalement dans toutes les précédentes. Pour l’argent et pour la position sociale, certains sont près à tout détruire et le pire, c’est que ça marche!

    Diviser pour régner, c’est vieux comme le monde!

    Répondre
  62. til
    til dit :

    L’un des problèmes français c’est le manque de culture syndicale, surtout chez les cadres et professions intermédiaires. Si le dialogue syndical était mieux élaboré, il n’y aurait pas toutes ces gueguerres intestines et infantile un peu partout avec in fine le chef qui impose ses vues.

    Répondre
  63. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    La première fois que je l’ai entendu, c’était en 2005, pendant la campagne du NON. Une petite salle d’une petite ville, pleine à craquer, on était restés à la porte. C’était exactement ça, une absence enfin comblée, quelqu’un qui parlait fort et vrai. Et simple. Vigoureux. Offensif. Chaleureux.

    Pendant cette campagne-ci, pourtant, je l’ai boudé un moment. La faute à tous ces "éructe" qui lui faisaient une image de violence verbale, de machisme, de vulgarité.

    Un jour, je sais pas vraiment pourquoi, je me suis dit "Au lieu de lire et d’écouter ce qu’ON dit de lui, va plutôt lire et écouter ce qu’il dit LUI." Élémentaire pourtant, mais justement, ce qu’on disait de lui m’en avait empêchée jusque là.

    Faites-en donc autant si ce n’est déjà fait. Jugez sur pièces.

    Pour ma part, j’en suis désormais un peu plus loin: JLM est maintenant dépassé par le mouvement qu’il a initié, lancé, amplifié. Ça ne lui appartient plus vraiment, et s’il lui prenait fantaisie (je dis ça pour les méfiants, et j’en suis) de le stopper ou de le dévoyer, pas sûr qu’il y arriverait. Parmi les gens qui l’ont rejoint, il y en a, pas tous, dont je partage vraiment les options. Les autres, avec lesquels je suis en désaccord, total ou partiel, ben ma foi on verra. Le débat citoyen ne fait que commencer.

    Vous en voyez un autre, qui vous ouvre ces perspectives?

    Répondre
  64. lara
    lara dit :

    @til

    Je suis d’accord! Mais en France on a beaucoup moins de respect pour le "contre pouvoir"; contrairement à l’Allemagne par exemple où on n’est pas licencié parce qu’on est syndiqué!

    La France, quoi que pays de la liberté, ne tolère que la parole de ceux qui sont habilités (voyez -vous beaucoup de chômeurs dans les émissions de télé?): l’élite et encore même entre eux ils se disputent les belles places et le pouvoir.

    Dans beaucoup de pays, on ne conçoit pas le pouvoir de cette manière. Je pense que c’est culturel. A pays élitiste, la convoitise pour les meilleurs places et donc la rivalité et la compétition. C’est très exactement ce qui m’a laissée perplexe lors de mon dernier passage à l’université: bataille sans pitié entre les étudiants pour avoir une mention et être accepté dans la suite du parcours (élitiste); Parce que le système est ainsi fait. Je ne vois pas comment, ensuite, dans la vie active, de telles personnes peuvent mettre de côté cet état d’esprit. Nous formons les jeunes pour la compétition et ensuite nous le regrettons quand ils entrent dans leur vie d’adulte. Il y a bien un système et des mentalités à changer en France.

    Répondre
  65. til
    til dit :

    Le fait est qu’en Allemagne les syndicats participent aux décisions d’investissements stratégiques. Alors qu’en France ils ont plutôt tendance à regarder passer les trains et se mobilisent quand le train est près du mur.

    Quant à l’enseignement en France, j’ai toujours trouvé bizarre cette façon de passer son temps à recopier ce que le prof écrit au tableau, le pire que j’ai vu c’est en fac de droit, il y a 10 ans, où il fallait gratter à toute vitesse ce que racontait le prof. Même pas foutus d’avoir des polycopiés ou même sous forme de fichier informatique pour économiser le papier. Avec les moyens informatiques actuels, il y aurait moyen d’améliorer les supports d’études, vidéos du cours à se repasser… Je ne sais pas si ça a évolué depuis.

    Répondre
  66. Ruffurin
    Ruffurin dit :

    Il ne faut pas oublier, til, que de la culture syndicale, il y en eut. Et puis, il y eut quelques scandales, d’ailleurs impunis, et donc, jamais oubliés, jamais pardonnés.

    Au fait, savez-vous qu’en France, la représentativité d’un syndicat est définie par la loi ? Que c’est le monopole de quelques centrales bien précises ?

    Bref, dans les syndicats aussi, que se vayan todos.

    Répondre
  67. lara
    lara dit :

    @til

    Vous décrivez très bien les syndicalistes. J’ai été syndiquée, j’ai vite compris ma douleur…

    Pour ce qui est de l’université, oui cela a changé mais dans le sens inverse, dans l’autre extrême. Tout dépend du prof. Certains se donnent du mal et enregistrent des poadcast (quand la matière s’y prête et qu’ils en ont envie) avec des démonstrations excellentes. D’autres vous envoient 100 fichiers PDF de 300 pages (stockés sur des plateformes collaboratives ayant un accès internet) et alors là bonjour le temps passé sur l’écran. Il vaut mieux prendre tout de suite une mutuelle pour les frais d’optique. Et aussi, il faut économiser pour les nombreuses cartouches d’encre et autres reliures. Les fichiers informatiques ont multiplié par 10 les informations que chaque prof veut donner. Ce qui le dispense parfois de faire des cours dignes de ce nom! C’est beaucoup de débrouille toi tout seul, au final. (comme avant) L’autre changement, et pas des moindres, c’est qu’on n’investit plus vraiment dans les ouvrages (et le personnel) des bibliothèques universitaire: regardez sur Internet! Au final, c’est à qui sait le mieux trouver l’info sur Internet! Je veux dire la plus pertinente, parmi des milliers de documents, dont on ne sait même pas qui les écrit, en terme de qualité, j’entends! Des heures, pour un travail qui ne rapporte pas grand chose. Conclusion: c’est pas tellement mieux qu’avant. Cela reste très théorique et basé sur des écrits: soit des notes qu’on a prises, soit des infos glanées sur Internet (et dont les profs connaissent le contenu…). Très peu de concret qui donnerait un aperçu de la vie active ou de la façon de travailler ensemble sur un projet, voir si le métier plait ou ne plait pas (ce qui devrait être amorcé dès le départ de la scolarité), bref tout ce qui pourrait motiver les étudiants. Les vrais échanges se font très souvent entre les étudiants.

    Je comprends mieux pourquoi au sortir de l’université on est considéré comme inapte et sans expérience! De plus, nombre de profs sont aussi des chercheurs, ils ont beaucoup d’activités et de responsabilités en dehors des cours et sont donc beaucoup moins disponibles et à l’écoute de ce qu’est la vie active en entreprise (cet aspect souvent leur échappe). Comme si l’ensemble était dans un autre univers, pas dans la réalité. Comme si les besoins n’étaient pas pris en compte. (dans les IUT c’est un peu moins le cas).

    Mais je pense que c’est tout le système scolaire et les mentalités qu’il faut adapter à la réalité. A moins que la sélection par l’élitisme ne soit une manière de sélectionner sans en avoir l’air et que cela arrange ceux qui connaissent le système et savent comment le transmettre à leurs enfants pour leur passer le flambeau (de futurs hauts fonctionnaires et dirigeants d’entreprises). Je pencherai plutôt pour cette solution. mais je peux me tromper. Toujours est-il que de nombreux étudiants échouent en première année et ce n’est pas pour rien!

    Un candidat à l’élection qui saurait remettre en cause ce système aurait de bonnes chances de l’emporter mais il faut être fort car les lobbyistes sont toujours sur le pied de guerre!

    Ce qui n’arrange rien est que les universités fusionnent pour devenir autonomes et aussi pour que 10 parmi les meilleures de France soient parmi les 100 plus compétitives du monde! J’ai bien dit compétitives avec tout ce que cela engendre pour le personnel (enseignants et administratifs) autant que pour les étudiants. C’est juste insupportable et pas loin de ce qu’est France Télécoms, dans certains cas, en matière de DRH et gestion de l’humain.

    Répondre
  68. til
    til dit :

    "Faites-en donc autant si ce n’est déjà fait. Jugez sur pièces."

    C’est effectivement la meilleure façon de procéder, aller aux sources.

    Répondre
  69. til
    til dit :

    Néanmoins, je ne voterai pas, car pour les 2 tours c’est 800 bornes à faire, je suis plus en France. Je veux bien faire des efforts, mais 800 bornes, faut pas déconner non plus…

    Répondre
  70. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    C’est bien que je vous ai interpellé : du coup, vous rendez public et visible que les procédures de vote pour les expats ne sont pas du tout au point… ce qui est, à mon sens, une atteinte à leur citoyenneté.

    Après je râle surtout par manque d’argent : je ne me déplace plus qu’en cas d’absolue nécessité et cela me contrarie terriblement.

    Répondre
  71. til
    til dit :

    Merci pour les qualificatifs divers, élégants et variés, mais je me suis renseigné, figurez vous, je suis en contact avec le consulat, par mel et téléphone, j’ai ma carte consulaire, et pour la procuration il faut que j’y aille, 400 km.

    Seules les législatives permettent le vote par le net, sauf qu’ils ont fait un essai en Février et j’ai jamais reçu le courrier avec le mot de passe, je leur ai envoyé plusieurs mels pour le signaler, j’ai jamais reçu de réponse. Donc aussi les législatives par le net se présentent comme un joli cafouillage en perspective pour les expats loin des consulats. Vous voyez je suis un tantinet plus au courant de comment ça se passe sur le terrain. Le jour où, si jamais, vous serez expat, vous constaterez que c’est pas si simple.

    Pour le passeport, c’est idem, c’est 2 visites au consulat, donc 800 km, et en plus pendant la semaine, donc 2 jours de congés à poser.

    D’autre part, je ne veux pas voter par procuration. Si je vote, c’est moi, pas via quelqu’un d’autre. Euh…, j’ai peut être droit au secret du vote, si ça vous défrise pas trop ?

    Si vous voulez me payer le billet de train, c’est pas de refus. Mais attention le train ici, c’est pas gratuit, du tout du tout. Je me souviens d’un texte où vous râliez pour payer quelques euros pour une primaire, écologiste je crois…

    Répondre
  72. Paul Volfoni
    Paul Volfoni dit :

    J’aime bien vos billets et je passe de temps en temps pour vous lire.

    Je sais pourquoi et pour qui voter au premier tour. Je vais voter pour espérer des jours meilleurs. Le titre du programme : l’humain d’abord est une façon de voir la vie sous un autre angle.

    Un vent d’optimisme est en train d’apparaître. La question de la météo sera bientôt tranchée : bise, mistral ou tempête. La réponse le 14 avril.

    Je trouve qu’il y a beaucoup de défaitistes en France. La capitulation face au dogme de l’économie dominante est un choix bien plus facile que de résister.

    Répondre
  73. til
    til dit :

    Ich bin in Deutschland. En ce moment, les immigrés diplômés affluent ici de partout, Europe, Asie, pour combler le déficit démographique. Donc je travaille avec des allemands, des d’origine grecque, française, italienne, turque, malaisienne, indienne, roumaine, russe, hongroise, bulgare, américaine, vietnamienne, irlandaise, anglaise, brésilienne, polonaise, tchèque…

    Le fait est que c’est amusant de communiquer avec tous ces gens de tous pays. Dans l’ensemble, ils sont agréables, souriants et assez relax.

    Répondre
  74. til
    til dit :

    Pour info, le jour où j’ai été au chomdu, l’ANPE m’avait promis une contribution aux frais de déménagement si je trouvais un boulot ailleurs. Quand je leur ai montré mon contrat d’embauche dans un autre pays de l’UE, en langue étrangère, il m’ont dit niet, nada, no, nein, pas un sou. Je leur ai envoyé une LRAR demandant de citer les textes réglementaires justifiant ce refus, j’ai jamais eu de réponse…ils n’en font qu’à leur tête.

    Marrant cette anecdote, un coup on nous dit vive l’Europe et la libre circulation des individus et de l’autre côté, quand on est prêt à bouger, on nous dit va te faire f…, c’est d’autant plus débile qu’en trouvant un job ailleurs, je permettais d’économiser aux assedics les allocations qu’elle aurait dû me verser, si j’étais resté sur le carreau en France.

    Répondre
  75. Cupachu
    Cupachu dit :

    Hmmm… juste une remarque en passant : l’opposition politique au vote par internet vient plutôt de la gauche que de la droite, hein.

    Mais bon : nous parlons bien d’un pays dans lequel le fait que la voix d’un électeur de Corrèze vale trois voix de Seine Saint-Denis aux législatives ne choque visiblement personne.

    Répondre
  76. lara
    lara dit :

    @ til

    Vous avez fait un bon choix. Si en plus vous travaillez dans un espace multiculturel cela ne peux qu’être bénéfique.

    Pour ce qui est de Pôle Emploi, beaucoup d’aides sont à la tête du client. Il n’y a pas de règle. En revanche, ils sont très prompts à proposer aux employeurs de vous employer gratuitement pendant 3 semaines et ce avant les mois d’essai! Ensuite, on leur propose de transformer les mois d’essai en " formation interne" ce qui exonère à nouveau l’employeur. Cette pseudo formation est à la charge de Pôle emploi et le "non salarié" touche 600 € maxi pendant un temps maxi de … 3ans… Ce n’est donc pas quelqu’un comme vous qu’on va aider…

    Répondre
  77. til
    til dit :

    Cupachu

    C’est sûr qu’il y a des zigotos au PS, comme Cahuzac qui veut faire payer un impôt aux expats non fiscaux, ce serait une usine à gaz, contraire à l’esprit de l’UE et probablement contraire aux textes :

    http://blogs.mediapart.fr/blog/isab

    Certains ont prétendu que les USA le font, c’est faux, un de mes collègues US me l’a confirmé. Seuls les exilés fiscaux sont imposés.

    Y en a, on se demande ce qu’ils ont dans le ciboulot.

    Répondre
  78. la sardine lyonnaise
    la sardine lyonnaise dit :

    Désolée Agnès d’avoir encombré le blog avec mes réponses à ceux qui s’auto-proclament chiens de garde de la parole et de la pensée. Je ne pensais pas que votre niche avait besoin d’être gardée et je pense que cela vous dépasse.
    Je n’écrirai plus de commentaire, je viendrai vous lire discrètement, sur la pointe des pieds pour ne pas déranger, ni me faire gifler.
    Vos mots sont justes, et chaque billet est matière à réflexion pour moi et ceux que j’ai convertis à vous lire et avec qui ils sont sujets à échanges. Merci encore.

    Je découvre donc que les mots de JLM à la Bastille ("Nous nous sommes retrouvés, nous nous sommes éveillés, nous nous étions manqué") que j’ai cités (de mémoire) étaient des « mots niais »… 🙂 Je lui transmettrai.
    Mon intention était de manifester (avec mes mots dégoulinants) mon bonheur d’enfin vivre une campagne qui rassemble largement, où chaque jour nous accueillons de nouvelles personnes qui souvent étaient orphelines d’une vraie gauche et avec qui nous travaillons malgré nos différences, sans jugement.

    Boogie, l’erreur est humaine, je comprends votre mal-être. Sans rancune, mais attention à ces pseudos copinages virtuels. Je ne crois pas que Floréale vous ressemble, elle parait en vouloir à la terre entière… maintenant Mermet… demain ?
    Quant à mon langage "naïf", il m’appartient et je l’assume (bien que loin d’être naïve). Qui sommes-nous pour décerner aux autres des brevets d’expression ? Un peu de tolérance… voilà qui sous-tend l’humain d’abord.
    Peut-être qu’en allant renforcer le collectif FdG de votre coin (si ce n’est déjà fait) vous trouverez l’occasion de confronter des idées, de les conforter et de positiver.
    Résistons (ensemble).

    Répondre
  79. Floérale
    Floérale dit :

    @ la sardine lyonnaise

    Voilà, c’est ça, vous avez tout compris: j’en veux à la terre entière. Mais comme je ne suis ni idiote ni criminelle, je ne suis pas terroriste, je ne rêve donc pas d’éliminer tout ce qui respire ni de faire sauter la terre entière. Je me contente d’un cynisme féroce contre tout ce qui dégouline de bonté bonne parce que je tiens une chose pour certaine: c’est précisément avec ceux-là qu’on n’arrivera jamais à rien.

    Répondre
  80. Boogie
    Boogie dit :

    J’ai lu, Til, et je retiens ceci :

    "Nous finissons alors par accepter (et parfois, par reproduire) un mode de management anxiogène reposant sur la terreur et la menace à défaut de parvenir à définir les conditions d’une adhésion commune et volontaire à un objectif dans lequel chacun trouverait son compte (…)"

    C’est précisément ce que je vis à mon travail, côtoyant une collègue qui habite cette posture ("terreur et menace") avec les enfants ("troublés du comportement") et avec ses collègues, en particulier avec moi, alors même que de mon point de vue "parvenir à définir les conditions d’une adhésion commune et volontaire à un objectif dans lequel chacun trouverait son compte" caractérise très bien le travail d’enseignement et que ça fonde ma pratique.

    Je trouve que cette époque tend à favoriser, dans le monde du travail, les personnes qui ont des tendances à la domination perverse et les psychopathes. Les effets sont terribles sur moi en ce moment, et je le sais, terriblement néfaste sur des enfants qui décidément n’ont pas chance jusqu’au bout.

    Répondre
  81. Dallerac
    Dallerac dit :

    Pardonnez ma provocation, mais si vous vous sentez mal à votre travail sans doute correctement payé si vous y restez, qu’attendez-vous pour en changer ?

    Franchement, voir un diplômé d’HEC se plaindre d’être maltraité a un petit côté risible. C’est bien gentil de vouloir être contremaître du capital, mais il faut effectivement se salir les mains, sans tacher sa belle chemiseà 100€

    Répondre
  82. Boogie
    Boogie dit :

    Il semble Dallerac qu’il y ait une confusion entre Til et moi-même, non ?

    Malgré cette confusion, je souhaite te dire ceci : je ne me plains pas, je raconte travailler avec une personne fascinée par le pouvoir et la domination, et explique en faire les frais. Je ne suis pas bien payé puisque sur un poste d’enseignant spécialisé (dont personne ne veut, avec des enfants et ados avec des "troubles du comportement") avec un recrutement à bac +5 mes collègues et moi-même touchons environ 1 200 euros, et sommes employés en CDD sans perspective de pérennisation, donc sans possibilité de s’inscrire durablement dans ce travail pourtant passionnant.

    Mais c’est assez de "se plaindre", n’est-ce pas ? Allez, passons du coq à la mouette avec un cadeau de printemps… Clinton Fearon ! "les jours meilleurs arrivent, ça je le sais"… certes ils n’arriveront pas tout seuls, n’est-ce pas….

    http://www.youtube.com/watch?v=FodN

    Répondre
  83. Dallerac
    Dallerac dit :

    Bah : si vous travailliez dans un secteur mondialisé de l’économie, vous n’auriez pas ce problème : sans même parler des innombrables chômeurs talentueux laissés de côté par l’absence d’ambition de notre société, la recherche de la productivité y interdit d’employer de simples psychopathes.

    Bref, changez de métier et prenez-en un où vous, et par voie de conséquence vos collègues ne peuvent exercer qu’à condition de se focaliser sur leur métier.

    Répondre
  84. PMB
    PMB dit :

    "si vous travailliez dans un secteur mondialisé de l’économie, vous n’auriez pas ce problème" :

    Allez dire ça aux proches des gens qui se sont suicidés chez Renault.

    Bon, j’ai lu l’article et les commentaires. Ça me soulage de voir que le Monolecte n’est pas le Yéti.

    Répondre
  85. Dallerac
    Dallerac dit :

    PMB: Vous semblez ignorer que, chaque année, l’Europe prend des mesures pour protéger les fabricants d’automobiles européens de la concurrence chinoise.

    Par exemple, pour cette année 2012, l’obligation de livrer un véhicule neuf avec un dispositif de correction automatique de trajectoire (brevet Bosch). On ne sait pas encore ce que Bruxelles inventera pour 2013 sous la pression de Volkswagen, Peugeot, Renault, qui tous, préfèrent délocaliser en europe de l’est.

    Sinon, on pourrait aussi parler des voitures électriques chinoises bloquées aux portes du très libéral marché européen :

    http://www.alibaba.com/trade/search

    (au passage, mes félicitations à Philippe Poutou pour avoir identifié ce qui le distingue de Mélenchon : sa volonté de promouvoir une vision de gauche indépendante du PS)

    Répondre
  86. PMB
    PMB dit :

    Dalleyrac, je voulais juste dire que des psychopathes, on n’en trouve pas qu’à la Poste et à France Télécom, qui à la différence de Renault ne sont pas des entreprises mondialisées.

    Répondre
  87. Dallerac
    Dallerac dit :

    Le fond de mon argument est de s’interroger quand à savoir si ce n’est pas précisément les règlementations spécifiques au secteur d’activité (éducation, automobile, telecoms, énergie, aérien) concerné qui en font des nids à psychopathes dont les victimes votent ensuite Mélenchon.

    Auquel cas on peut en déduire que les chances de voir un jour Mélenchon accéder au pouvoir sont réelles, puisque l’un de ses objectifs politiques majeurs est de renforcer ces règlementations.

    En attendant, quiconque s’estime victime de ses collègues de travail peut choisir d’aller exercer ailleurs et éventuellement laisser sa place à un chômeur plus talentueux que lui. S’il y reste, c’est que la soupe est bien assez bonne

    Répondre
  88. Michel du Gers
    Michel du Gers dit :

    à PMB: France Télécom est une S.A depuis 1996 et depuis longtemps "mondialisé", lors de l’entrée en bourse le DRH de l’époque est allé danser le French KanKan à la bourse aux USA…
    Michel, technicien à FT

    Répondre
  89. Boogie
    Boogie dit :

    "quiconque s’estime victime de ses collègues de travail peut choisir d’aller exercer ailleurs et éventuellement laisser sa place à un chômeur plus talentueux que lui. S’il y reste, c’est que la soupe est bien assez bonne".

    Quelle belle illustration de l’idéologie managériale et du l’individualisme le plus crasse réunis ! Votre ignorance est mal masquée par votre mépris et votre arrogance.

    Si je vote FDG ce n’est certainement pas du fait de côtoyer une personne qui, comme vous d’ailleurs, pense que je devrais partir ailleurs pour laisser la place à "plus talentueux" (plus docile, en fait, et plus conforme au "bon travail" attendu par les représentations de plus en plus étriquées de ce que doit être l’enseignement). Ce n’est même pas à cause du talent du candidat. C’est du fait de convictions bien ancrées depuis longtemps, les mêmes qui me font proprement abhorrer votre pose de donneur de leçons.

    Las, il semblerait que vous n’ayez pas terminé.

    Répondre
  90. til
    til dit :

    "quiconque s’estime victime de ses collègues de travail peut choisir d’aller exercer ailleurs et éventuellement laisser sa place à un chômeur plus talentueux que lui. S’il y reste, c’est que la soupe est bien assez bonne"

    Vrai, sauf que c’est pas si simple d’aller voir ailleurs où il est très possible que ce soit pareil.

    Alors, il faut acheter une caravane, pour aller toujours ailleurs ?

    C’est pas sérieux, le droit du salarié est trop souvent bafoué en France. Si le PS et le FdG pouvaient au moins s’entendre pour améliorer la situation, ce serait déjà un pas en avant…

    Lisez Filoche, il confirme très bien ce que j’ai constaté.

    Répondre
  91. Dallerac
    Dallerac dit :

    til, c’est quand même assez extraordinaire de voir à quel point on évite soigneusement de se poser la question du chômage quand on évoque celle de la souffrance au travail. Vous êtes bien placé pour savoir qu’on ne manque pas de chômeurs très compétents et plein d’envie en France : alors, pourquoi prolonger les souffrances de trop malheureux salariés ?

    Tout ce débat a commencé quand on a constaté avec un certain amusement que ceux qu’on désigne ici comme les tortionnaires ou les victimes de leurs collègues qui aujourd’hui en appellent à Mélenchon : sans doute après en avoir appelé à Raffarin en 2002 pour "libérer les forces vives du pays" puis à Sarkozy en 2007 pour "remettre de l’ordre". Et alors que l’ambition du FdG se limite à perpétuer, voire, amplifier la forme d’organisation du travail implicitement dénoncée.

    Répondre
  92. til
    til dit :

    C’est sûr que la mobilité internationale permet de se sortir de sérieuses impasses.

    Pour un français qui ne parle aucune langue étrangère, il y a la Suisse ou le Canada. Je pense que ceux qui travaillent dans le social ou l’enseignement y trouveraient un meilleur sort. Un de mes cousins Suisse travaille dans le social et ça se passe plutôt bien.

    Après le sud de l’Europe, il me parait assez vraisemblable que la France connaitra une vague d’émigration…

    Lors des crises économiques, comme celle ci, les européens prennent leur baluchon.

    Répondre
  93. Boogie
    Boogie dit :

    @ 107

    dans mon secteur (médico-social et socio-éducatif), un plan actuellement en cours prévoit de faire passer le nombre d’associations gestionnaires d’établissements de 35 000 à … 5 000. En 5 ans. Les assos sont actuellement en guerre pour, dixit mon directeur, faire le plsu de "OPA" possible sur les petites assos afin de se tailler une part de marché… le marché de l’action sociale, définitivement en marche. Toujours selon les termes de mon directeur, il s’agit actuellement de "soigner se vitrine commerciale" afin que l’agence régionale de santé (ARS, créées récemment) puissent continuer à accorder du pognon.

    Parallèlement, les formes d’organisation du travail, comme tu dis, glissent de plus en plus vers les terres du management le plus agressif. La réduction des financements a tendance à réduire aussi le taux d’encadrement. La pression s’accroit sur les salariés, et sur les cadres, dont certains sont au bord du burn-out. L’ambiance est à la pression permanente, à la course aux résultats, et "rendre compte" de ce qu’on fait commence à peser plus que ce qu’on fait réellement.

    Bref, tu es complètement à côté de la plaque avec tes allusions comme quoi le FDG ne viserait qu’à renforcer des normes d’organisation du travail elles-mêmes responsables de l’émergence et de la domination de personnalités à tendance perverses ou psychopathes. Car si la bureaucratie peut effectivement produire ce genre d’effet, la transformation à marche forcée du secteur en marché, avec tout ce que cela implique en terme d’effets sur le travail fourni, compte au moins autant que la soi-disant "réglementation" soi-disant poursuivie par le FDG.

    Si ce dernier a un jour l’occasion d’appliquer ses idées, en matière de médico-social, il me semble bien que l’alignement de ce secteur, qui n’est ni plus ni moins que celui de la "professionnalisation du lien de soutien", sur les normes du marché et du management dominant, ne sera plus de mise, et qu’il sera, comme l’éducation, les soins médicaux, le transport, l’énergie, l’eau, etc., resocialisé.

    Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *