Campagnes

Je ne sais pas si je vais conquérir beaucoup de voix, mais d’ores et déjà, j’ai gagné pas mal de muscles dans la campagne pour les cantonales.


springRien n’est simple quand on travaille avec un petit parti plutôt qu’avec une grosse machine de guerre. Chez les Alternatifs, pas d’agence de communication, pas de matériel de propagande calibré. Tout, absolument tout, est à faire. Les partis d’élus (essentiellement le PS et l’UMP) sont comme de grosses multinationales du marketing politique alors que nous ne sommes que de petits artisans, avec la difficulté que chacun connaît bien : devoir faire aussi bien avec toujours moins de moyens. Affiches, prospectus, profession de foi, bulletins de vote : tout est fait maison. De l’intérêt d’avoir une candidate graphiste… Rien que le matériel de campagne, en comptant tout le bénévolat injecté dedans, ça coûte un bras. Il y aura bien remboursement du matériel obligatoire (bulletins de vote, affiches et profession de foi), mais après coup, de manière partielle et sous condition de résultats. Les gus qui n’ont pas réussi à convaincre 5 % de leurs votants y seront intégralement de leur poche.

Première leçon de politique, mais je ne vais surprendre personne : ce n’est pas fait pour les pauvres.

Quant aux frais annexes, il faut les limiter au maximum. Il existe bien une possibilité de remboursement , mais de manière très partielle, sur justificatifs et en crédit d’impôt. Autrement dit, sans fonds de roulement personnel et si tu n’es pas imposable, la politique, tu peux oublier. Maintenant, vous savez tous pourquoi les chômeurs, les retraités au minimum vieillesse, les Smicards partiels, les mères célibataires, les étudiants modestes, tous ceux qui passent l’essentiel de leur mois sous la ligne de flottaison bancaire, ne sont pas représentés : parce qu’ils n’en ont pas les moyens. Parce que la politique, c’est une affaire de fric. Essentiellement. Et de disponibilité. De temps, donc. Avoir du temps disponible, en dehors du boulot, des gosses, de la famille, des démarches administratives, des courses et de tout le tremblement. Là aussi, ça en élimine, du monde. À commencer par les femmes. Là, ce n’est pas compliqué, depuis trois semaines que je suis dans le bain, je n’ai fait ni courses, ni ménage, à peine le temps de bouffer, encore moins celui d’écrire. Service minimum à tous les étages. Donc, faut que quelqu’un d’autre se coltine le flux quotidien des merdouilles domestiques, sinon le navire familial coule corps et bien. Et tout ça pour quoi ? Pour faire le sale boulot dont personne ne veut plus.

En plus du temps et de l’argent, ce qui manque le plus à ces cantonales 2011, ce sont les candidats. J’ai déboulé à la dernière minute sur le canton d’à côté du mien et si je n’y étais pas allée, il n’y aurait eu qu’un candidat, le sortant, un PS. Tant pis pour ceux qui voulaient voter à droite. J’ai ai croisé quelques-uns pendant mon cantonal bike tour et j’ai bien senti qu’ils étaient terriblement déçus. Moi aussi. Pas beaucoup de candidats de la majorité présidentielle, du parti au pouvoir. Et les quelques-uns qui sont quand même partis, l’ont fait sous une autre étiquette, plus générique. Je ne sais pas trop quoi penser de cette monstrueuse désaffection. Le parti au pouvoir, quand même ! Ce n’est donc pas qu’une question d’argent ou de temps. Il faut dire que la gamelle fait bien maigre : un mandat raccourci de trois ans seulement, avant dissolution des départements dans la soupe de la réforme des territoires. Et peut-être aussi un peu le fait que la politique budgétaire mise en place ces dernières années plombe les départements au point de les rendre pratiquement ingérables. Forcément, quand on appartient au parti qui organise la faillite de certaines institutions, on évite de se battre pour aller au bouillon.
Du coup, voilà une petite élection pratiquement sans enjeux, pour laquelle la plupart des gens ne savent même pas s’ils votent ou pas, dimanche prochain. Mon cas est amusant : candidate dans le canton d’à côté, je ne pourrai même pas voter pour moi, puisque dans mon canton, il n’y a pas d’élection. Pourtant, un conseiller général, ça bosse pour tout le département, pas juste pour ses potes et ses voisins. Du coup, on préfère jouer aux dès sur les présidentielles de dans un an, plutôt que de se préoccuper du scrutin de dimanche prochain.

Vous savez, moi, la politique, ça ne m’intéresse pas.

Ça doit être la réplique que j’entends le plus ces derniers jours. L’indifférence, parfois tout juste polie, de mes concitoyens. Certains autres sont carrément plus agressifs. Il y a même un vieil élu PS qui m’a accusée d’être manipulée en sous-main par je ne sais quelle officine bolchevique avant de me jeter mon prospectus à la gueule. Quelques minutes plus tôt, deux pitbulls avaient tenté de me denteler les mollets, mais je préfère encore les clébards tueurs que ce mépris de vieil homme aigri, convaincu de détenir la vérité sur tout.
C’est marrant, cette désaffection de la chose politique, y compris et surtout, de son propre personnel dédié. Il faut dire que nous n’avons plus accès qu’au côté spectaculaire de la chose publique, à sa mise en scène, voire à l’exploration malsaine de ses petites coulisses malodorantes. Pourtant, tous ces braves gens qui me disent qu’ils s’en foutent, s’en foutent nettement moins quand l’école du bled en vient à fermer, quand le facteur raccourcit sa tournée, quand le dernier bistrot met le clé sous la porte, quand le prix de la flotte suit la courbe de l’essence, quand ils doivent régler l’impôt foncier et la taxe d’habitation. Là, à ces moments-là, ça serait bien qu’ils comprennent que la manière dont ils vivent, dont ils construisent, dont ils sont éduqués ou soignés, dont ils travaillent, dont ils sont plus ou moins bien payés ou traités, tout cela ne doit rien du hasard, tout cela est profondément politique.

La politique, c’est un peu comme le ramassage des ordures : ça pue, c’est sale et personne ne veut s’en occuper, mais faut bien que quelqu’un s’y colle si on ne veut pas que ça tourne à la catastrophe. Un sale boulot, donc, mais un boulot quand même.

Nos prospectus sont arrivés sur le tard et nous n’avons pas les moyens de les faire distribuer par La Poste. Alors je m’y colle. Tournée des microbleds à habitat rural hyperdispersé. Tu peux prendre le problème dans tous les sens, le seul moyen efficace de couvrir toutes ces maisons, toutes ces fermes, c’est encore La Poste… et c’est sûrement pour cela qu’on ferme des bureaux et que l’on vire des facteurs à tour de bras.
Il n’y a pas de centre-bled. Une église et la mairie accolées, perdues en pleins champs et c’est tout. Cent mètres plus loin, le lotissement communal, avec les trois ou quatre maisons M6 neuves comme on en voit partout depuis 10 ans en France. Puis, 400 mètres plus loin, un hameau de trois maisons, puis, trônant sur la colline suivante, une ferme dont je ne trouve jamais la boîte aux lettres. À pied, on doit faire du 10-15 boîtes aux lettres à l’heure. En voiture, peut-être 50, mais il faudrait un plein par jour et une bagnole qui ne chauffe pas trop au ralenti.
Alors, je pédale.

Mon domaine d’exploration ondule sur les collines striées de vignes du Madiran. Un beau pays qui produit un vin à son image : charpenté, gouleyant, parfois un peu âpre, mais jamais dans la fadeur ou la demi-mesure. Dès que je le peux, j’attache le vélo sur la R25, je choisis un ensemble de 2-3 villages et je me gare au pied d’une des églises, parce que c’est encore ce qui se voit de plus loin, dans le coin. Je remplis mon sac à dos de prospectus, et c’est parti. Les villages sont petits et éparpillés tous les 5-7 kilomètres. En moyenne, il y a entre 100 et 200 habitants par village, mais l’essentiel des effectifs est paumé dans la pampa gasconne, dans un réseau de toutes petites routes rurales qui se croisent et se recroisent, pratiquement sans aucun panneau de signalisation. Autant dire que le rendement de tractage est minable.
Je pratique la méthode d’une circulation à main droite : je prends toutes les maisons et les petits chemins à ma droite, en essayant de me souvenir à quel sous-niveau d’intersection j’en suis. Parfois, je m’égare dans une route défoncée qui se termine en chemin boueux qui dessert une ferme abandonnée. Et c’est rarement gratuit comme erreur : 5-10 minutes de perdues, surtout quand je dois me retaper une côte à 6, voire 10 % pour m’extraire de l’impasse.

Des fermes, des châteaux, des maisons de maître. Mais aussi des bicoques qui branlent sur leurs fondations comme leurs ancestraux propriétaires, des maisons secondaires pimpantes et désertes, des maisons familiales qui ne respirent qu’un mois par an, parce que le boulot étant rare, les enfants du pays sont partis gagner leur vie à la ville. Et des fermes. Beaucoup de fermes. Quelques-unes industrialisées, modernes et prospères. Beaucoup plus de petites, actives, mais vieillissantes, vestiges d’une culture paysanne en train de crever lentement mais sûrement. Des maisons M6, donc, en petits bataillons rangés sur les lotissements qui ont poussé dans les années 2000 comme les cèpes après une pluie d’automne. Pimpantes. Artificielles, comme transplantées. Photocopiées ad nauseam. Avec deux garages. Et au moins un 4×4 devant. Standardisation des aspirations matérialistes. Ils allumeront leur barbecue avec ma profession de foi.
Des bicoques aussi. Bâtisses de caractère. Achetées à prix d’or pendant la grosse bubulle immobilière par des gens fauchés qui pensaient qu’à force de courage et de petits travaux, ils dégrossiraient la caillasse difforme pour en faire un pur diamant. Et qui grelottent à présent dans leur passoire énergétique où tout reste désespérément à faire. Travailleurs pauvres, payés en pourcentage de SMIC dans les vignes ou les usines à canards. Retraités cossus, ceux de la bonne génération, celle qui a touché le jackpot du creux immobilier et des retraites non rabotées, qui entretiennent aux ciseaux une pelouse parfaite, autour d’un nid parfait qui surplombe une vue sublime à couper le souffle.
Et des volets clos. Et des maisons aveugles. Même pas à vendre. Juste désertées. Vides. Partout. Dans les villages magnifiques comme dans les campagnes odorantes.

Comme il fait doux et que le printemps piaffe d’impatience, les gens sont dans leur jardin. Parce que, finalement, c’est ce à quoi ils aspirent : cultiver leur jardin et que le reste du monde leur foute la paix. Comme les professions de foi officielles sont arrivées dans les boîtes aux lettres, certains me reconnaissent. Je crois que je les amuse, surtout. C’est le drame de ma vie : on ne me prend jamais au sérieux. C’est aussi un avantage : ils ne se sentent pas menacés, pris en otage d’un complot électoraliste. Alors ils posent leur bêche quelques minutes et ils discutent avec moi. De mes mollets, bien sûr, du temps qu’il fait, du village qui se vide, des enfants partis travailler à la ville, du voisin que je ferais mieux d’éviter. Il leur arrive même de parler politique. Et de la fille Le Pen. Et du fait qu’elle entend leur complainte, elle. Qu’elle sait pourquoi la vie est plus dure ces dernières années et comment on pourrait l’améliorer. Certains me haranguent longuement sur les étrangers qui ont tous les droits alors qu’ils n’en ont aucun, de toutes ces aides que l’on devrait garder en priorité pour les vrais Français. Je ne sais pas si je suis raciste, madame, mais je trouve que ce n’est pas normal tous ces étrangers qui viennent ici pour avoir le RSA, les allocations et tout ça. D’autres se contrefoutent de ce que je vais bien pouvoir penser ou dire : ils veulent juste pouvoir exprimer le tréfonds de leur pensée, que sans les bougnoules et les bicots, la crise, elle serait finie, c’est sûr.
Je ne suis pas une candidate, je suis un thermomètre planté dans le trou du cul de la France. Bien profond et le diagnostic n’est pas réjouissant.

Je continue à pédaler malgré tout.
Parce que je n’aime pas avoir raison.
Des années que je raconte à mon entourage que le pire que nous ait fait le clan Sarko, c’est d’avoir totalement décomplexé le racisme primaire. De l’avoir hissé au statut de politique d’État. Et donc d’avoir ouvert un boulevard au Front national en s’imaginant pouvoir nous refaire le coup du sursaut républicain de 2002.
Il n’y aura pas de sursaut, les gars, parce qu’il n’y a plus de honte à être raciste et à l’affirmer haut et fort. Si l’on ajoute à cela la stratégie bien polie de Le Pen fille contre le mondialisme qui érode notre modèle de société et creuse l’insécurité sociale, et le spectacle affligeant d’une classe politique corrompue et affairiste à laquelle plus personne ne croit et en laquelle plus personne n’a confiance, je dirais qu’aujourd’hui, Marine est particulièrement bien calibrée pour devenir notre première présidente de la République.
Et pour le coup, je ne pense pas que ce sera là une grande victoire politique pour les femmes.

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52 réponses
  1. Euterpe
    Euterpe dit :

    bien d’accord avec ta conclusion.
    Sinon : superbe description. je me suis revue moi-même pédalant dans la campagne gascogne il y a quelques mois et bien que munie d’un plan, je me suis paumée à plusieurs reprises. J’ai échoué dans des chemins sablonneux où l’on ne peut que pousser son vélo pour avancer…ah! Je sais que tu n’exagères pas ! Bon courage quand même !

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  2. toto
    toto dit :

    Coucou 🙂 (à un moment faudra que j’arrête de faire ma greluche, mais fan, c’est trop bien, du début à la fin). bon courage pour dimanche.

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  3. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    Chapeau, je t’admire beaucoup. Et je t’envie un peu, parce que tu engranges une quantité énorme de vrais instants de vie. Parce que, même sur les terrains apparemment conquis par MLP, tu sèmes des petites graines… qui sait comment elles germeront ou pas? On voit ça, des fois, dans les jardins pas trop stérilisés, des trucs qui réapparaissent qu’on avait semés sans succès une autre année.

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  4. Arsim
    Arsim dit :

    Merci beaucoup pour ce texte. Je me suis engagé en politique il n’y a pas longtemps, et cette campagne des cantonales a été ma première occasion de faire du porte-à-porte (en milieu urbain, barres HLM et barres privées). J’en suis ressorti avec, je le crois, les mêmes impressions que toi, même si le contexte n’est pas le même.

    Bon courage pour la dernière ligne droite, et au plaisir de te lire

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  5. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Merci Arsim et bon courage à toi aussi. Dimanche soir, je suis invitée à la Préfecture pour le pot de la défaite. Je ne veux rater ça pour rien au monde et je vais m’habiller en fille au taquet, juste pour faire tâche au milieu des habituels vieux barbons du sérail!

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  6. Gavroche
    Gavroche dit :

    Le désamour de la politique, et l’abstention qui va avec …

    Je ne sais plus qui disait "Si tu ne t’occupes pas de politique, la politique, elle s’occupe de toi."

    Ta description de la campagne gasconne me fait penser à ma campagne lotoise. C’est exactement la même…

    Stéphane Hessel a fait une suite à "Indignez-vous". Et ça s’appelle "Engagez-vous".
    Tout est dit.

    Merci Agnès, d’exister, d’écrire, de résister.

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  7. paul
    paul dit :

    le racisme primaire, le sexisme primaire, l’anti-sémitisme primaire, l’anti-républicanisme et l’anti-étatisme primaire, ma xénophobie sous toutes ses formes…
    la bêtise tout simplement.
    ce qui m’étonne toujours c’est que des gens en découvrent l’ampleur populaire : moi je connais ça depuis mon enfance, dans les banlieux rochellaises et parisiennes et dans les deux côtés de ma famille…
    et ça fait des plombes qu’on me dit misanthrope quand je le fais remarquer…

    bon courage Agnes

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  8. Serge LEFORT
    Serge LEFORT dit :

    Oui, la victoire de Sarkozy fut celle du racisme dont la gauche démago fut complice. C’est pourquoi j’ai émigré au Mexique en mai 2007. J’ai déserté parce que je ne voulais par voir cela !

    Quant à Mme Le Pen, que je me refuse à appeler par son prénom, elle aura des ministres femmes (http://mondeenquestion.wordpress.co…) car les candidates sont nombreuses.

    Allez, je vais changer et donner le biberon à Juliette en pensant à tes mollets…

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  9. Tankonalasanté
    Tankonalasanté dit :

    Salut monolecte et bon courage !

    Papier roboratif, comme d’habitude …

    Je pense que l’affichage des trois derniers jours et à proximité des écoles et mairies est vraiment important .

    "Thermomètre planté dans le trou du cul de la France"….Excellent !

    Cordialement .

    Tk.

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  10. Le barbier de Séville
    Le barbier de Séville dit :

    Putain Monolecte, comme tu me casses le moral à chaque fois !

    Puisque c’est comme ça, je vais me planter devant ma télé pour voir le troisième réacteur péter pour de bon en direct !!

    Après j’irais …
    En haut de ma colline
    Voir le soir qui chemine
    Lentement vers la plaine
    Et là, debout encore
    J’insulterai les bourgeois
    Sans crainte et sans remords
    Une dernière fois

    Je ne sais pas pourquoi mais avec la description de ta campagne, c’est cet air-là qui m’est venu dans la tête.

    Répondre
  11. GdeC
    GdeC dit :

    tiens ? Heureuse surprise. J’étais moi aussi chez les alternatifs, il y a une dizaine d’année. j’ai laissé tomber : j’étais seul… terriblement seul dans mes Vosges du Sud…

    Quant à Le pen, effectivement, ce ne sera pas une grande victoire pour les femmes et pour cause : elle propose de les faire retourner au foyer… Beau programme, hein !!!??? Misère…

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  12. Phildp
    Phildp dit :

    Ajouté à ce racisme et à propos du monde arabe j’ai entendu un "jeune" dire : "C’est une bonne guerre qu’il faudrait […] on leur vendrait des armes…" Je ne m’y attendais pas. L’échange verbal qui suivit a eu peu d’intérêt, mais l’ampleur des dégâts est bien là.
    Allez, bon courage et bon dimanche.

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  13. manu
    manu dit :

    Vous me rappelez les pérégrinations des étudiants de Bourdieu pour la "Misère du monde". Le discours des agriculteurs était déjà celui là, il annonçait le 21 avril.
    Pas d’amélioration depuis 95 dans les campagnes…
    Agnès, je vous dis bravo et je vous souhaite bien du courage

    Répondre
  14. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Les Alternatifs sont féministes, en plus d’être solidaires et écolos. Cela fait parti des raisons qui m’ont poussées à me rapprocher d’eux. Bien que sans expérience politique, ils ont préféré me placer comme candidate, pour arriver à une parité réelle. Leur vision du monde est pour une égalité réelle entre les genres, pas seulement une égalité de papier. Ça compte.

    Répondre
  15. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Déjà que tout le monde s’en tamponne gravement, des cantonales, sauf quelques tarés de mon espèce qui pense qu’il est plus important que jamais d’œuvrer pour le bien commun, d’autant plus que de plus en plus de gens sont tentés par le repli sur soi; et voilà qu’on a une très photogénique catastrophe japonaise qui permet d’oublier tous les trucs qui fâchent à travers le monde!

    Répondre
  16. John
    John dit :

    Moins de commentaires que pour le billet précédent.

    Le meilleur commentaire consisterait à cliquer là-haut sur « Faire un don ».

    Et tant qu’à faire, que ça fasse un ou deux pleins de combustible pour la R25.
    Ou un coup de rouge pour les mollets, suivant les moyens disponibles. 😉

    Répondre
  17. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ce que je veux dire, c’est que le traitement de l’actualité est monolithique : oui, on a une grosse catastrophe nucléaire au Japon, mais les Libyens se font occire par ailleurs et, en effet, nos charmants politicards vont probablement profiter de cet effet de diversion pour faire passer deux ou trois régressions sociales au parlement. De la même manière, l’ampleur de la catastrophe au Japon ne doit pas occulter le fait que l’enjeu, une fois de plus, c’est un modèle de civilisation qui marche sur la tête depuis un long moment.

    Répondre
  18. Haiku
    Haiku dit :

    J’étais d’accord sur tout et avec tous. Puis je suis arrivé à la remarque de Agnes sur "une très photogénique catastrophe japonaise qui permet d’oublier tous les trucs qui fâchent à travers le monde".
    Et je me pose une question: est ce qu’on n’est pas un peu loin de la vie réelle, dans tous ces discours?

    Répondre
  19. paul
    paul dit :

    pour abonder dans le sens de la démarche d’Agnes, je pense que c’est justement du fait du type de catastrophe médiatisée à dessein par les pouvoirs destructeurs actuels, qu’il est urgent de se mobiliser pour soutenir la monté d’élus locaux comme Agnes.
    il faut pousser lourdement sur le besoin d’infiltration du système par de nouvelles consciences pour que ce que subissent d’autres populations lointaines ne se produise pas chez nous.
    la pérénité du système des minables politicards affairistes que nous subissons dépend étroitement de l’indifférence et de la bêtise des populations françaises dont on entretien le relatif confort en le comparant à des situations "pires" de sorte qu’ils se disent qu’ailleurs c’est pire et qu’ici c’est pas grave.
    alors que c’est faux.

    Répondre
  20. pupuce
    pupuce dit :

    et bé depuis quelques temps ce sont les candidats à vélo qui me donnent envie de voter, décidément .
    de là à dire que je vais y aller en vélo, y’a pas loin.
    😉
    courage Agnès. ce qu’il faut c’est du courage. ils vont aller dans la merde, ils vont trouver que ça pue quand elle les aura presque noyés, et ils voudront en ressortir. c’est toujours comme ça. l’Histoire humaine n’est hélas qu’un éternel recommencement.
    malheureusement MLP utilise son genre à de mauvais desseins…controns la. les brunes comptent pas pour des prunes, ho.
    (en vous espérant aussi brune que moi. lol)

    Répondre
  21. ventagrin
    ventagrin dit :

    bonjour Monolecte
    le racisme ordinaire que tu décris n’a pas attendu l’avocat d’affaire de l’élysée pour se décomplexer . j’habite en provence et le front républicain on le pratique depuis plus de vingt ans à toutes les éléctions .
    les lendemains de premiers tours j’évite le troquet du village pour ne plus entendre les commentaires débiles et satisfaits de ceux avec lesquels il va bien falloir continuer à cohabiter….et pour la même raison , il y a d’autres lieux que j’évite toute l’année

    chapeau bas pour ton courage

    Répondre
  22. jacques
    jacques dit :

    Très belle description de ton combat.Moi qui te connait un peu,je confirme à tous tes fidèles blogueurs que c’est toi dans toute ta splendeur naturelle et ta combativité justifiée..Je te félicite pour cet engagement.Je te souhaite d’être élue,le canton que je connais un peu te mérite.je t’embrasse.

    Répondre
  23. Richard Heiville
    Richard Heiville dit :

    Je m’intéresse aussi aux cantonales, bien que dans mon canton on ne vote pas. Comme militant je soutiens une liste et j’en suis arrivé aux mêmes conclusions que toi.

    Les élection cantonales sont malgré tout les élections les plus accessibles. Je m’explique.
    Il faut deux candidats par canton (la/le candidat(e) et un(e) suppléant(e) )
    Arriver à constituer des listes pour des élections n’est pas une mince affaire. Ce n’est pas si facile de trouver des gens qui veulent bien voir figurer leur nom sur la liste. A certaines élections, comme celles des municipales, c’est plusieurs dizaines de noms qu’il peut être demandé. Pas simple pour une petite formation politique de trouver autant de noms, surtout que ces élections ont lieu partout en même temps.

    Je faisais une estimation , le doigt mouillé levé, des dépenses pour une campagne cantonale. Le ticket d’entrée doit être autour de 2000-3000 euros pour un canton moyennement peuplé.

    Le jour J il faut pouvoir compter, ce qui serait souhaitable, sur des accesseurs "acquis à la cause"
    dans tous les bureaux de vote, pour être sûr qu’il n’y aura pas une brusque rupture de stock des bulletins de vote pour ton/ta candidat(e) (c’est un grand classique dans le trucage des élections et cela arrive plus souvent qu’on croit), ou si ce n’est pas le cas, un nombre suffisant de délégués de listes pour aller dans les bureaux de vote pour s’en assurer.

    Bref, tout cela amène des contraintes en personnels supplémentaires.

    Sur la dizaine de cantons où on fait campagne, on a du distribuer des centaines de milliers de tracts mais sur la plupart de ces cantons nous savons que nous ne ferons pas au moins les 5%
    qui permettrait un remboursement de toutes les sommes engagées pour la campagne.

    Par delà l’élection des conseils généraux, se profile les élections de 2012 et il me semble nécessaire dès maintenant de mettre une bonne claque électorale àL’UMPSFN!

    Répondre
  24. Richard Heiville
    Richard Heiville dit :

    Bonne question mais je ne connais pas la réponse. Je sais seulement que pour être délégué de liste il faut s’inscrire quelque part, 24 ou 48 h maximum du scrutin si j’ai bien compris.

    Il faudrait que tu demandes à des membres plus aguerris du parti pour lequel tu fais campagne, ils doivent savoir. Je suis un militant de fraiche date converti à l’électoralisme 🙂

    Répondre
  25. Richard Heiville
    Richard Heiville dit :

    A mon avis, ce qui serait logique, un candidat ne peut pas faire ce "travail" , il pourrait fausser le vote: il peut parler aux gens dans le bureau de vote. Ce n’est qu’une impression cependant.

    Répondre
  26. Richard Heiville
    Richard Heiville dit :

    J’avais tort.
    Dans le paragraphe 4.1.1 il est indiqué qu’un candidat pouvait être accesseur ou délégué de liste.
    (c’est assez incroyable de mon point de vue)
    Le problème est qu’il fallait le signaler avant vendredi 18h.

    Répondre
  27. paul
    paul dit :

    ben…
    en même temps
    si vous comptez avoir une quelconque influence sur le destin du pays… vaudrait mieux faire comme les autres et faire gaffe à influencer un maximum les votes

    Répondre
  28. Richard Heiville
    Richard Heiville dit :

    Un peu tard:
    Agnès: pour ce que je comprends un candidat peut-être délégué de liste mais il doit en faire préalablement la demande et il y avait un calendrier pour ça avec une dead line: vendredi 18h.
    C’est ce que je comprends en lisant le memento du candidat.

    Répondre
  29. le plébéien bleu
    le plébéien bleu dit :

    Pour obtenir 380 voix, combien faut-il remplir de boites aux lettres ? On devrait pouvoir le calculer ça ! En sciences politiques ce genre de question se résout avec une simple équation mathématique… ou/et financière.
    Bref, tu devrais être remboursée mais cela est loin d’être le plus important, n’est-ce pas. Bravo à toi Agnès !

    Répondre
  30. Paco
    Paco dit :

    Bravo à Agnès, à Yves et au 380.

    Après avoir passé la journée de dimanche à tenir la bureau de vote avec une huile du PS local, je me demande ce qui est le plus inquiétant pour notre avenir, les idées du FN ou le déni de réalité de l’oligarchie.

    Répondre
  31. Richard Heiville
    Richard Heiville dit :

    Citation:
    D’après ce que j’ai compris, tout candidat (voire citoyen) peut passer dans les bureaux de vote pour vérifier que tout se passe dans les règles.

    Si tu es électeur/trice dans ce bureau de vote tu peux jeter un oeil mais je ne sais pas si tu as le droit d’exiger de laisser un pv si tu es un simple électeur pour signaler une anomalie.

    Autrement, si tu n’es pas électeur votant dans le bureau de vote, tu n’as même pas le droit d’y mettre les pieds en principe (lire le mémento du candidat)

    380 voix? Félicitations. Cela fait quel pourcentage?

    Répondre
  32. Roland
    Roland dit :

    Un parti encore tout petit, mais qui a un programme que je découvre (bon il faut se farcir les dix vidéos de 30 minutes chacunes, mais ça le vaut, et il est si attachant qu’on ne voit pas le temps passer) et qui apparait du plus en plus formidable c’est l’UPR et son fondateur, un intègre haut fonctionnaire qui était parti pour une carrière de l’ombre de "grosse tête" dans les cabinets, mais que les circonstances ont poussé à sentir comme son devoir de fonder ce parti : François Asselineau. par exemple (par exemple car elles sont toutes"extra" ! et celle où il évoque le Comité Nationale de la Résistance, et celle sur les féodalités économiques, et celle où il lance des piques au style douteux et au népotisme de qui vous savez, etc). celle ci où il commence tout de suite à dénoncer la censure sur Internet, les caméras desurveillance les RFID et tout Big Brother, ce qu’aucun autre candidat à ma connaissance ne fait ! : http://www.youtube.com/watch?v=PIUo…!
    J’y retourne ! je n’ai pas encore tout vu.
    j’atais à fond pour Mélenchon, mais je ne sais pas si je ne vais pas changer de cheval !

    Répondre
  33. Jean Luc Illuk
    Jean Luc Illuk dit :

    "La politique, c’est un peu comme le ramassage des ordures : ça pue, c’est sale et personne ne veut s’en occuper, mais faut bien que quelqu’un s’y colle si on ne veut pas que ça tourne à la catastrophe."

    Ben donc, pour pas que ca tourne à la catastrophe, faut contribuer à ce que ca pue et que ca soit sale? Je voudrais éviter le sophisme mais tout de même…
    Pourquoi est-ce que ca tournerait à la catastrophe? ne pas voter "ferait le jeu des extrêmes", c’est ca?

    "sauf quelques tarés de mon espèce qui pense qu’il est plus important que jamais d’œuvrer pour le bien commun"

    Carrément! Se présenter aux cantonales, ce serait œuvrer pour le bien commun…Y’a matière à réflexion, tout de même, là…C’est juste un boulot, mieux rémunéré si t’es conseiller dans les Landes que dans le Gers, quoi…

    Quand au racisme primaire des nabus, il est pas d’hier! J’ai cru comprendre que tu loges dans les environs de Nogaro, j’ai passé quelques années à Mont de Marsan et vers Le Houga quand j’étais plus jeune, et c’était déjà la grande classe! Ma nana était noire, et y’aurait eu de quoi écrire un bouquin! C’était y’a trente ans…

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  34. Jean Luc Illuk
    Jean Luc Illuk dit :

    "La politique, c’est un peu comme le ramassage des ordures : ça pue, c’est sale et personne ne veut s’en occuper, mais faut bien que quelqu’un s’y colle si on ne veut pas que ça tourne à la catastrophe."

    Ben donc, pour pas que ca tourne à la catastrophe, faut contribuer à ce que ca pue et que ca soit sale? Je voudrais éviter le sophisme mais tout de même…
    Pourquoi est-ce que ca tournerait à la catastrophe? ne pas voter "ferait le jeu des extrêmes", c’est ca?

    "sauf quelques tarés de mon espèce qui pense qu’il est plus important que jamais d’œuvrer pour le bien commun"

    Carrément! Se présenter aux cantonales, ce serait œuvrer pour le bien commun…Y’a matière à réflexion, tout de même, là…C’est juste un boulot, mieux rémunéré si t’es conseiller dans les Landes que dans le Gers, quoi…

    Quand au racisme primaire des nabus, il est pas d’hier! J’ai cru comprendre que tu loges dans les environs de Nogaro, j’ai passé quelques années à Mont de Marsan et vers Le Houga quand j’étais plus jeune, et c’était déjà la grande classe! Ma nana était noire, et y’aurait eu de quoi écrire un bouquin! C’était y’a trente ans…

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  1. […] société dans lequel on souhaite le plus vivre et à l’arrivée, tout ce qu’il reste, c’est le sursaut républicain et le vote […]

  2. […] lequel on souhaite le plus vivre et à l’arrivée, tout ce qu’il reste, c’est le sursaut républicain et le vote […]

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