Que ma joie demeure

Le ciel est tellement bas sur les collines brunies par l'hiver et le manque de soleil qu'il se cogne en de longues larmes froides sur la vitre de mon bureau.

Le Oueb trois point zéro près de chez toi

Au commencement, il y avait la socialisation par les pieds : tu connaissais surtout les gens qui vivaient autour de toi et parfois, un hirsute voyageur poussiéreux, débarqué de quelque obscure contrée, des histoires nouvelles et captivantes plein la besace.

Ceci est mon corps

Me voilà ! J'y suis. En sous-vêtements dans un bureau cossu, devant un homme que je ne connais pas. Il y a quelques mois encore, cela aurait été impensable. Me retrouver subitement contrainte d'habiter ce corps qui m'est tellement étranger. Depuis tellement longtemps, que je ne sais même pas s'il a déjà été mien.

L'imposture humanitaire

Au début, je voulais surtout voyager

Jérémy a la petite vingtaine tranquille et joyeusement ébouriffée des membres de la grande tribu des surfeurs, des glisseurs, des grimpeurs, l'œil aussi limpide qu'un lac pyrénéen à la fonte des glaces et un projet de vie qui se construit pas à pas.

L'imaginaire révolutionnaire

Ce qu'il a de remarquable à retenir de l'année 2009, c'est qu'elle n'a eu précisément rien de remarquable et qu'il n'y pas grand-chose à en retenir.

Nono SarkoDay

Une fois n'est pas de coutume, je sors de mon isolationnisme congénital pour cosigner une déclaration commune issue de l'étrange blogobulle politique. Il s'agit d'une réponse collective à l'invitation au mouvement politique du No Sarkozy Day. Et pour une fois que je ne suis pas juste d'accord avec ma pantoufle gauche...