L’implacable érosion de l’indignation

Si tu t’écoutais deux minutes, tu passerais ta vie en Sarkoland ordinaire à éructer, vitupérer, gueuler, beugler, hurler ta colère et ton indignation permanentes. La constance de la saloperie ordinaire est telle que tu te pèterais une coronaire en moins de temps qu’il n’en faut pour remplir une cuvette de chiottes de toute la bile qu’un journal de Pernaut peut te faire remonter du gosier.


Bad luckLe piège, c’est l’habituation. C’est quand la succession sans fin de cette information d’égout te submerge comme une immense chape d’amertume et de découragement, c’est quand tu as l’impression que toutes les bonnes volontés du monde ne parviendront jamais à endiguer ce flot constant et putride de corruption, de lâcheté, de soumission, de petites tractations d’arrière-boutique pour savoir quel scandale finira par faire la Une du cortège des indignés, à peine le temps de trois glapissements avant que la vague suivante ne t’enlise déjà dans ton dégout anesthésié. Du coup, tu prends du recul, de la hauteur, de la distanciation, tu montes sur ta montagne et tu contemples, l’œil rond et un peu lointain toute cette stérile agitation, tu laisses s’égréner le chapelet des petits scandales et des grandes indignités. Tu te dis qu’à moment donné, tu verras le schéma directeur émerger de toute cette mélasse, que tu choperas le bon angle d’attaque, que tu distingueras dans une grande fulgurance la cohérence de tout ce désordre et que tu pourras tranquillement redescendre parmi les tiens, les tables de la loi solidement calées sous le coude, ta grille de lecture ouvrira alors de nouvelles perspectives et le marasme accouchera d’une nouvelle lucidité sur nos temps troublés.

Hé bien non ! Ça continue à gesticuler dans tous les sens dans la vallée de larmes et grande est la tentation de définitivement tourner le dos à la constance de la médiocrité exponentielle d’un monde qui n’en finit plus de crever. Circulez ! y a plus rien à voir ! Tout ce qui était inimaginable, il y a seulement quelques années, est devenu banal, quotidien, normal. Le pays des droits de l’Homme transforme son semblable en bête traquée et chacun des complices passifs de cette énorme saloperie en un animal vil et peureux. À quel moment avons-nous cessé d’avoir les tripes tordues par la chasse au sous-homme, par le racisme le plus hideux, parce que clairement exprimé, parfaitement compris et absolument pas assumé, bien qu’étant la colonne vertébrale d’une politique globale de discrimination à la hache ? Discrimination totale et à tous les niveaux de la vie publique, entre ceux qui ont tous les droits et ceux qui héritent de tous les devoirs.

Prenons les affaires de mœurs. Il faut toujours se méfier des affaires de mœurs. O tempora, o mores ! Ça tape forcément sous la ceinture et ça stimule ce qu’il y a de plus primaire et épidermique en nous. Frédéric Mitterrand et Roman Polanski sont sur un radeau, y a-t-il un gosse qui tombe à l’eau ? Ordures ou artistes ? Le curseur moral s’affole et personne ne fait dans la nuance. C’est que, voyez-vous, ce sont des hommes de l’art, des hommes de lettres, des hommes, aussi, avec leurs besoins. Et en face, il y a quoi ? Des petites putes ! Voilà tout. Des petites putes avides de fric ou de renommée. Ou alors des petites victimes. Victimes de la misère ordinaire. Victimes du monde des puissants, où le miroir aux alouettes hypnotise les poussins fraîchement sortis de l’œuf, où la loi du milieu, la loi du genre, la loi du métier, autorisent tout un chacun à se servir sur la bête. Petite chose qui ne connaît pas les règles du jeu et qui va en payer le prix. Cash. Cache-cache immonde dans les médias. Posture de classe pour défendre l’indéfendable.

Un ou deux ans après le coup du parrain pédophile, j’ai eu le droit, sur la plage, au rabatteur d’un certain photographe mondialement connu pour ses clichés de nymphettes dans la brume. J’étais très fan de ses photos, que je trouvais absolument romantiques et belles à pleurer. Pour les gamines ado de mon âge, c’était la quintessence de la jolie photo très classe de fille-fleur et avoir été choisie pour poser devant l’objectif du grand photographe aurait été un honneur incroyable. Pas de bol, je n’avais pas le genre qui plaisait au maître, pas assez évanescente, pas ce côté liane sensuelle et faussement ingénue, les cheveux trop courts, l’air trop espiègle. Par contre, c’était le cas de ma copine, bien qu’un peu brune par rapport au modèle habituel. J’ai été déçue, tendance jalouse, jusqu’à ce que les parents de ma copine opposent leur véto à ce projet. Brisant le rêve dans l’œuf. Faut dire qu’eux, ils savaient. Ils savaient que le camp de naturistes du Cap était le terrain de chasse du grand monsieur et l’on murmurait à l’ombre des dunes qu’il ne dédaignait pas essayer quelque peu ses jolis petits modèles. Ensuite, j’ai vu ces photos de Lolitas éthérées d’un tout autre œil. Mais, là, sur le coup, du haut de mon romantisme échevelé de 13 ou 14 ans, avec notre sexualité balbutiante de jeunes ados ébouriffées par un French Kiss au clair de lune, qu’est-ce que j’aurais compris au désir brut et adulte d’un homme que je trouvais par ailleurs admirable ? Si j’avais été un peu plus jolie, est-ce que cela aurait fait de moi un gibier acceptable et consentant ?

In-dé-fen-da-ble !

Quel est le niveau de consentement d’un partenaire mineur ? Quelle est sa conscience de l’acte ? La loi a tranché : il n’y a pas de consentement possible chez le mineur en matière de pratiques sexuelles avec un adulte. C’est un jugement à la hache, mais il a le mérite d’être clair.

Question subsidiaire : Comment Polanski devient-il infréquentable ?
Soyons clairs : tout le monde savait. Plus ou moins. Affaire de mœurs. Viol. Pédophilie. Moi la première. Et pourtant, j’aime ses films. Qu’est-ce qui fait la différence entre Polanski est un grand cinéaste qui a commis une erreur de jugement dans sa jeunesse et Polanski est un horrible salopard violeur de petite fille qui mérite de croupir au trou ?

La Loi.

Le bras séculier de la Justice qui vient d’alpaguer le monsieur plus de 30 ans après les faits. La Loi qui trace la ligne jaune entre ce qui est admis et toléré et ce qui est de l’ordre du délit ou du crime, entre ce qui doit être oublié et ce qui doit être puni. La loi qui distingue fermement et sans équivoque le criminel de sa victime. La Loi qui normalise la société civile quand bien même celle-ci patauge dans un marigot où tous les repères du vivre-ensemble sont bouleversés.

Haro sur le bougnoule ou le gueux et que toute notre mansuétude accompagne le riche et le puissant qui ne font que satisfaire leurs besoins impérieux, car impériaux !

Et quand la Justice s’incline devant le fait du Prince ?

Il nous reste notre indignation, notre belle, implacable et inusable indignation !

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62 réponses
  1. des pas perdus
    des pas perdus dit :

    Je tique sur pédophilie à moins que j’ai mal compris.

    Il parait qu’une gamine de 13 ans est trop vieille et donc n’intéresse pas les pédophiles… si j’en crois un juriste qui s’est récemment exprimé sur A. S. Images.

    Mon propos n’est surtout pas d’excuser les salauds qui abusent d’une mineure, mais de contester la qualification de pédophile s’agissant de Polanski.

    Certes, on savait plus ou moins vaguement, mais quand on en parle, ou qu’on l’écrit, a-t-on le droit de rester vague ?

    Lui ôter le qualificatif de pédophile ne lui retire pas la responsabilité d’un acte odieux… pour lequel il doit payer comme n’importe quel quidam.

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  2. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Tu vois, pas perdus, tu illustres bien ce dont je parle ici : chipotons, chipotons, à 13 ans, c’est vaguement du viol et plus de la pédophilie…

    Je ne sais pas comment ça se passe ailleurs, mais du côté de mon bled, il y a des gamines de 10 ans qui font ma taille et sont gaulées comme leur mère. Elles n’en restent pas moins des gamines, avec un mental de gamines, des rêves de gamines, des pensées de gamines, des discours de gamines et des préoccutations de gamines. Tu as donc des minettes de 10 ans, carrossées comme des filles de 16 et qui fréquentent le CM2 sans jamais avoir redoublé.

    Alors, elle est où la frontière de la pédophilie? Sur l’état civil? Ha bon, elle avait 10 ans, mais on lui aurait donné plus! Tu vois où ça mène?

    À 13 ans, j’avais la sexualité de mon âge, avec quelques variantes, merci parrain! En gros, je rêvais de petits copains gentils qui me tenaient la main, me disaient que j’avais de jolis yeux et m’embrassaient comme des limaces affolées. On pouvait dire des conneries sur le sexe, le soir, à la pension, entre filles, mais on était super loin de l’acte, de la verge en érection ou du désir sexuel brut. La pénétration, la fellation, ne faisaient pas parties de notre imaginaire érotique, voilà tout.

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  3. chris
    chris dit :

    Mouai, on arréte pas de chipoter ces temps -ci, surtout à gauche. Comprenez que sur ce pauvre Fredo, on n’est plus trop sûr s’il s’agit de 16 ans ou de 40 ans, surtout avec des boxeurs thailandais.

    On n’a jamais autant lu de discussion avec des si ou des mais ! On n’a jamais vu autant de culottes baissées chez les leaders politiques….et de militants écoeurés.

    Enfin merci, Agnés, d’avoir pas trop réfléchi pour réagir, parce qu’ailleurs entre corruption et silence assourdissant. Ca fait peur.

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  4. romane
    romane dit :

    "La pénétration, la fellation, ne faisaient pas parties de notre imaginaire érotique, voilà tout." C’est exact. Surtout pour NOS générations. Mais qu’en est-il de celles d’aujourd’hui? après tout ce qu’on leur a imposé à voir et à regarder? Parce qu’à la différence de notre génération, les jeunes d’aujourd’hui ont été "hypersexualisé"? Non? Du coup, j’ai comme l’impression que pour nous c’était plus soft, comme si on avait été épargné(es) au moins un peu.
    La seule chose qui semble se poursuivre aves les affaires Polanski/Mitterrand, c’est ce putain de discours sur les filles victimes de viol qu’on continue à culpabiliser et à stigmatiser, qui banalise le crime et disculpe toujours un peu le criminel.
    quand on pense que même bernard langlois s’y est mis…

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  5. cyberpoete
    cyberpoete dit :

    c’est clair que l’on pourrait s’user les doigts a écrire des post d’indignation face aux dérives de nos gouvernants actuels et de leur petit chef de meute !

    mais il y a tout de même dans le traitement de l’information un affreux gout de je-lance-une-polémique-pour-détourner-l’attention-du-plouc-râleur-de-service.

    Parler des mœurs indéfendables de certains permet de nous faire oublier les multiples travers bien plus graves de nos gouvernants.

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  6. sasha
    sasha dit :

    Faut pas déconner là! Petites putes qui se vendraient au plus offrant, c’est ce qu’on leur présente comme modèle d’épanouissement à nos petite garces, dès le collège! indéfendable?!! IlJe crois rêver! Il faut vraiment avec du c…. dans les yeux pour ne pas s’apercevoir qu’elles adhèrent à mort ces petites s…. A les voir habiller comme des lolitas avec l’aval de leur parents!! en plus!!! Ce qui par ailleurs ne justifie aucunement qu’on – en l’occurrence l’homme, l’adulte, censé être responsable – s’en "paie" une pour le plaisir! Il en va simplement de la dignité humaine de ne pas tomber dans ce travers ! Ce que la femme ne peut pas (eh oui, hélas…dominée par la vanité comme jamais, tout mieux que sa copine ou sa voisine de palier… pathétique, les barrières morales pour elles… restent quelque peu étanches) l’homme responsable lui, le peu! Mais combien sont-ils?….

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  7. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Si mes souvenirs sont bons, la loi a été modifiée afin d’engager des poursuites dans le pays d’origine et non pas seulement dans le pays où est constatée le crime. Donc, quelqu’un qui exporte dans le tiers monde des pratiques sexuelles interdites en France peut en répondre devant les tribunaux français.

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  8. jardin
    jardin dit :

    Ce n’est pas minimiser que d’appeler les choses par leur nom. Je pense, en effet, que pour un pédophile au sens strict, une fillette pubère cesse d’être intéressante. La frontière (pour lui) c’est la puberté.

    Les prédateurs de très jeunes filles pubères restent des prédateurs, mais ne sont pas des pédophiles. Et un viol reste un viol, l’ascendant que possède un adulte fait sur une très jeune fille reste une circonstance aggravante. Même si elle est pubère, une très jeune fille reste encore enracinée dans son enfance et dans sa tête la frontière n’est pas si nette. Y compris avec des comportements et un langage apparemment délurés. Mettre un string, montrer son nombril, jouer à la femme faite font partie du jeu de l’adolescence, et ne sont pas des "appels au viol" comme osait le chanter Mouloudji!

    Inutile de chercher à excuser ces messieurs, l’argument "elle attendait que çà" a déjà beaucoup servi, il est usé jusqu’à la corde.

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  9. Dadu Jones
    Dadu Jones dit :

    Alors, très vite fait:

    La majorité sexuelle en France est fixée à 15 ans. Ton ou ta partenaire a moins de 15 ans? Tu en as 16 ou 61? tu tombes sous le coup de la loi. Tu bénéficies d’une autorité morale ou légitime sur le ou la partenaire de moins de 15 ans? La loi te tombe sur le coin de la tronche encore plus fort.

    Ton ou ta partenaire a entre 15 et 18 ans et toi aussi? A la bonne heure!

    Ton ou ta partenaire a entre 15 et 18 ans, mais toi plus de 18? Aïe, alors là "ça dépend", c’est plus compliqué. La loi est plus coulante. Sauf si, encore une fois, tu as une autorité morale ou légitime sur le ou la partenaire qui a entre 15 et 18 ans. Là bien sûr, tu te fais encore une fois laminer au procès.

    Et oui, tu commets un crime sexuel à l’étranger et tu es Français? Tu tombes donc sous le coup de la loi française.

    Bien entendu, je n’ai pas évoqué les relations sexuelles obtenues sous la contrainte (agressions, abus, viols), quelle qu’elle soit: dans tous les cas, la loi ne te foutra pas la paix, on s’en doute. Encore une chance, hein.

    Voilà quelques données techniques un peu beaucoup simplifiées, et à jour, surtout. Du moins il me semble. Que quelqu’un me corrige si y’a une connerie, et m’envoie un colis avec un fouet pour ma peine.

    (et longue vie à ce blog)

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  10. PMB
    PMB dit :

    Sur le débat « pédos-pas-pédos le Frédo et le Paulo ». Légalement, il est vraisemblable que non (et encore, on n’était pas sur place à Pattaya, des gens venus là pour du majeur se laissent tenter par du mineur quand « l’occasion fait le larron »). Mais l’éphébophilie, surtout sous la contrainte, si elle est légale (sauf si plainte pour détournement de mineur jugé comme tel) est dégueulasse. Car un enfant ne devient pas du jour au lendemain un adulte, il traverse avant une période trouble, difficile, où il est encore plus fragile : se rappeler Dolto et sa métaphore du homard qui change de coquille. Que des adultes profitent de cette absence de coquille pour s’introduire dans le homard est inacceptable.

    (Polanski lui-même se plaint de soutiens contre-productifs. Dis Finkie, pourquoi tu tousses ?)

    Dans la caste culturo-médiatique qui excuse RP et FM, il faut faire une place particulière à Alain Finkielkraut, pour son abjection. Il a osé limiter la responsabilité de son ami Popol en évoquant les expériences sexuelles de sa victime. Comme si une môme de 13 ans qui avait un boy-friend de 17 ans pouvait de ce fait accepter d’être violée par un type de plus de quarante ans, ce qui, à 13 ans, relève du troisième âge ! Allez là, et voyez ce qu’était réellement cette victime : une fillette ! (photos du bas)

    http://www.arhv.lhivic.org/index.ph

    C’est une Lolita, ça ? Une salo.e ? Une pétasse ? Une « femme de 25 ans » comme disait ce fumier de Costa Gavras ? Quelle pureté, quelle lumière dans ses yeux qui va bientôt s’éteindre, et une mélancolie comme de pressentiment…

    Heureusement, nous avons la dernière photos : semble-t-il une "sacrée bonne femme", saine, qui a fait mieux que survivre. Tant mieux pour elle, mais ce n’est pas grâce à RP ou ses soutiens (qu’il trouve lourd-lourd du fond de sa cellule : sûr qu’avec des mais comme ça, l’a pas besoin d’ennemis !)

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  11. Dr Maboul
    Dr Maboul dit :

    En tant qu’homme, ayant parfois regardé avec intérêt des jeunes filles, parce qu’elles étaient belles simplement, mais n’ayant jamais cédé ni même cherché à savoir quel âge elles avaient (trop jeunes et c’est tout). Je trouve lamentable, de faire passer l’homme pour l’esclave de ses désirs et la femme pour la tentatrice et fautive (quand Adam croque la pomme du jardin d’Eden c’est toujours la faute d’Eve). Non seulement parce que les conséquences sur la jeune fille, puis la femme sont catastrophiques (j’en ai malheureusement un exemple concret dans mon entourage où l’omerta familiale a continué de traumatiser cette personne pendant toute son adolescence, aujourd’hui presque 20 ans après, elle en fait encore des cauchemars très régulièrement). Mais aussi, parce que dans la tête de certains hommes (plus ou moins jeunes, mais surtout idiots), ça leur fournit une justification, ça banalise l’imposition du désir masculin, non-partagé par la femme (ou la fillette qui ne peut pas réellement le partager), à celle-ci.

    Pour moi c’est bien pire que l’image dégradante de la femme qu’on peut trouver dans certains pornos ou certaines émissions. Parce que là, c’est la vie réelle, ce n’est pas une fiction scénarisée avec des acteurs. Mais la réalité de ceux qui, adulés par les masses populaires, créent les fictions. Certains trouveront là, c’est sûr, la justification de leurs exactions futures, non seulement parce qu’ils l’ont "vu à la télé", mais aussi désormais, parce qu’ils le font derrière le tube cathodique.

    Dans une société où les seuls modèles qui sont proposés à la jeunesse sont des peoples, dont l’intérêt est plus d’être connus que d’être performant dans leur domaine. Si ceux-ci sont de mauvais exemples, alors la jeunesse sera remplie de mauvais élèves. Le phénomène est d’une telle perversité que, plus les peoples sont débauchés, plus on parle d’eux, plus ils sont connus et finalement plus ils sont suivis, aimés, copiés…

    Tout ça pour dire que "le miroir aux alouettes" de la célébrité s’il est un but à atteindre, à tout prix pour certains, dessine surtout de l’image à laquelle on aimerait ressembler dans notre propre miroir. Or l’homme est plein de désirs refoulés, tabous, conscients ou inconscients, j’en sais quelque chose, j’en suis un; mais si on ne l’aide pas à se contrôler, si on lui montre le mauvais exemple, alors il ne voit plus l’intérêt de dominer ses pulsions et y cède. Évidemment beaucoup d’entre nous ont compris le pourquoi de ces règles et les respecteront toujours. Mais soyons lucides, pour beaucoup d’autres seules la peur du bâton du policier et celle du regard du voisin les empêchent de se lâcher, alors demain quand elles auront disparues qu’adviendra-t-il ?

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  12. paul
    paul dit :

    Bon
    ben moi je vais dire aussi ce que j’en pense

    ben pour commencer j’ai jamais aimé les productions de ce cinéaste. je les trouvais justement très perverses, médiocres, sans intérêts profond, très discutable dans la morale qui en émergeait et pour tout dire je m’y emmerdais à mourir… tant et si bien que ça fait partie des films que je ne regarde que lorsque je les trouve en dvd en bibliothèque municipale.

    et ce n’est pas le seul cinéaste qui m’inspire le même genre d’émergence négative, y’en a plein d’autres

    et comme par hazard, ce que cette lamentable affaire me révèle , c’est que tous ces cinéastes qui m’emmerdent font en gros partie de la même vague, du même clan, de la même jet set… ainsi que d’autres "artistes" ayant soutenus des lois comme adopi et l’innommable président des français.

    bref, ça fait un bout de temps que j’aurais du m’en douter… mais ils m’emmerdent tellement que je n’avais même pas pris soin de repérer qu’ils étaient liés culturellement et socialement.

    ce que révèle aussi cette affaire ce sont les valeurs morales qui lient ces gens : la suprématie de leur liberté égoïste et individuelle sur toute autre considération dans leur rapport à l’autre,l’autre qu’ils assujettissent systématiquement à leur domination égotique et sociale, dont ils tirent l’essentielle de leur bénéfice, celui de leur orgueil qui dit je suis le meilleur autrui me doit tout.

    ce n’est pas à proprement parler la bourgeoisie : c’est l’arrivisme qui unit tous ces gens. et ce qui les portes au pouvoir, qui les élève dans la hiérarchie sociale, c’est qu’ils se servent d’un mécanisme vieux comme le monde qui est celui de la fascination du publique autour de la danseuse,le publique qui s’auto-interdit l’accès à son désir en mettant à distance la danseuse sur la scène. je pense particulièrement à tout ce que l’on peut tirer de la théorie du désir mimétique de rené Girard et de la parabole de l’histoire d’Hérode, Salomé, Jean-Baptiste et Hérodiade, appliquée à la dynamique sociale.

    mais bon… je suis négatif négatif…

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  13. cyberpoete
    cyberpoete dit :

    Les grands artistes ne sont malheureusement pas exempt de défauts. Le problèmes c’est que l’on confond souvent l’homme et son œuvre.

    Que la populace ignorante, la soi disant France d’en bas dont je fait parti, se laisse bernée par l’image, pourquoi pas, mais que de pseudo intellectuels se laissent émouvoir et excusent les actes les plus abjects au nom de leur cultures ou de leur savoir, voila qui est fort de café je trouve !

    RP et FM n’ont aucune excuse pour leur dérives sexuelles, ils étaient tout deux des adultes murs et réfléchi lors des faits et étaient en principe capables de maitriser leurs pulsions sexuelles.

    Car il s’agit bien de cela. On a beau vivre dans l’après 68, dans une période dite libre, ce n’est pas une raison pour faire tout et n’importe quoi au nom du Divin plaisir. Le plaisir c’est avant tout un partage, et j’ai bien peur que l’ado de 13 ans victime du grand "génie" n’est pas vraiment eu envie de partager de l’amour, quand au prostitué Thai, il serait fort étonnant qu’il ai éprouvé le besoin de partager du plaisir avec FM.

    Tout ces consommateurs de sexe rapide, de fast sex a sens unique, devrait plutôt tenté de vivre une expérience de partage, beaucoup plus enrichissante et gratifiante.

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  14. comme ça
    comme ça dit :

    Et le "bon" docteur Destouches….!!!

    Un"petit peu" antisémite, mais quel talent!

    Alors? La saloperie de Céline, acceptable parce que grand écrivain?

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  15. Neige
    Neige dit :

    Ton article est remarquable d’intelligence, de finesse, et parce qu’il met si bien en relief les ambiguïtés qui sont les nôtres…

    Le rappel à la loi est inévitable lorsque fillette encore ou adolescente, on ne sait plus, on ne sait pas, si on est en quoi que ce soit responsable de ce qui arrive. Inévitable aussi pour les adultes qui abusent, mais aussi pour nous qui nous laissons ballader sans nous en rendre compte par la misère d’une personne ou son aura , son excellence (j’ai beaucoup aimé "Le pianiste" de RP) même quand on a, comme c’est mon cas, subi ce genre de traumatisme.
    J’avais oublié à quel point le rappel à la loi est ce qui m’a permis de me reconstruire.

    Merci aussi pour tous les liens et toutes les infos en parallèle. C’est vraiment le meilleur article que j’ai lu sur ce sujet, et le seul vraiment intéressant!

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  16. tal
    tal dit :

    Vraiment, je suis fleur bleue, j’étais moniteur de colo à 19 ans et une mignonne "gamine" de 16 ans, mais que je ne n’estimais pas connaitre plus ça, s’était installée dans mon lit sans que je lui demande rien, pas de drague ou autre.

    J’ai dit niet, mais je n’étais pas ministre de la culture. Ceci dit je me posais des questions sur ce que j’avais à faire, j’étais un lambda inconnu, ce que je suis encore.

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  17. des pas perdus
    des pas perdus dit :

    J’ai hésité avant de commenter… J’avais lu ton témoignage. Et, dans ce genre de drames, c’est souvent la passion qui parle.

    Je ne chipote pas sur ce qu’a commis Polanski… Je ne chipote pas et je ne relativise pas !!

    Un viol est un viol, infâme, impardonnable… Je disais simplement, sans vouloir ôter ce que je viens de dire, qu’il me semblait inutile de surenchérir et d’ajouter en plus à son crime le qualificatif de pédophile… pour les raisons que j’ai expliqué dans mon 1er post.

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  18. céleste
    céleste dit :

    Excellente analyse, merci Agnès.

    Oui, la loi, bien sûr!
    La loi qui protège les enfants de la perversité de certains adultes.

    Le tourisme sexuel est une plaie, lire le très bon article que Nobo 9 a mis en ligne. Il souligne et j’étais arrivée en voyageant à la même conclusion, que le tourisme sexuel se banalise. En plus du "consommateur habituel" (je mets le terme entre guillemets car je déteste ce qu’il sous-tend, c’est à dire le corps marchandise mais en même temps c’est bien le concept), l’homme occidental, âge moyen, adepte des relations sexuelles tarifées etc…on voit maintenant très souvent en Thaïlande de jeunes occidentaux en compagnie de jeunes, très jeunes femmes thaïlandaises. A première vue il n’y a pas le côté sordide mais au bout d’une semaine le jeune homme repart et la fille reste. Il ne l’épousera évidemment pas, au mieux, il aura payé l’hôtel, les restos et fait quelques cadeaux.

    Au Sri Lanka, en Inde, comme à Kovalam, Varkala et Goa bien sûr, ce sont les femmes occidentales qui viennent satisfaire leurs désirs (ou besoins) de sexe, avec de jeunes garçons.
    A Khajuraho, dans le nord de l’Inde, c’est un système établi. Presque tous les garçons du village ont des relations avec des occidentales ou des japonaise et des coréennes, certaines âgées, d’autres moins qui viennent "s’acheter " du sexe ou un ersatz d’amour. Par intérêt économique les familles ferment les yeux. La femme achète au "petit" un internet café et le tour et joué.
    Par contre, pas question pour les familles indiennes de laisser leurs filles épouser ces garçons, résultats, les jeunes filles ne trouvent pas de maris et restent célibataires.

    En Inde la prostitution des filles, fillettes, des enfants existe aussi, bien sûr (malheureusement) mais rarement dans les endroits touristiques, tout au moins pas de manière visible, beaucoup moins qu’en Thaïlande ou au Cambodge (par exemple). Les villes ont des quartiers réservés à la prostitution, y compris enfantine mais les touristes n’y ont pas accès, ce sont les Indiens qui y vont.

    Le ressort du tourisme sexuel est évidemment la domination du riche sur le pauvre, du blanc sur le basané, de l’occidental sur l’asiatique, l’africain.

    Et ces nouvelles formes choquent peu, très peu, elles ont été banalisées.

    Répondre
  19. céleste
    céleste dit :

    @valdo

    "Dégueulasse si l’adulte est dans la consommation de jeunes gens à un âge fragile; après, le vrai désir partagé ou les histoires d’amour avec une différence d’âge importante, ça existe aussi… et entre quelqu’un de 20 et quelqu’un de 17, c’est même absolument banal!"

    tu fais bien de le rappeler

    Répondre
  20. PMB
    PMB dit :

    Valdo dit : "Après, difficile d’être aussi tranchée que PMB sur l’éphébophilie. Dégueulasse si l’adulte est dans la consommation de jeunes gens à un âge fragile; après, le vrai désir partagé ou les histoires d’amour avec une différence d’âge importante, ça existe aussi… et entre quelqu’un de 20 et quelqu’un de 17, c’est même absolument banal!"

    J’apprécie votre nuance. Se rappeler Gabrielle Russier.

    Dalida, oui, Aznavour non :

    Et j’ai renversé à Trousse chemise
    Malgré tes prières à corps défendant
    Et j’ai renversé le vin de nos verres
    Ta robe légère et tes dix sept ans

    ("Malgré tes prières à corps défendant" : c’est du Polanski, ça !)

    Répondre
  21. yenayer
    yenayer dit :

    Perso, je ne connaissais pas cette affaire de Polanski, ni le contenu du livre de Mitterrand.
    Je n’ai jamais aimé Mitterrand. Cette affaire ne va pas arranger les choses ..
    Pour Polanski, je ne regarderai plus jamais aucun de ses films. J’en parlerai même pas. Et si on en parle autour de moi, je ferai tout pour dégouter les gens d’aller voir ou de s’intéresser ..

    Répondre
  22. Valdo
    Valdo dit :

    dadu Jones a apporté les précisions que je souhaitais apporter sur la majorité sexuelle. A noter que la justice se montrera moins sévère avec, par exemple, un garçon entre 15 et 18 ans ayant des relations illicites (je neparle pas de viol) avec une fille de 14 qu’avec un adulte.
    Après, difficile d’être aussi tranchée que PMB sur l’éphébophilie. Dégueulasse si l’adulte est dans la consommation de jeunes gens à un âge fragile; après, le vrai désir partagé ou les histoires d’amour avec une différence d’âge importante, ça existe aussi… et entre quelqu’un de 20 et quelqu’un de 17, c’est même absolument banal!

    Répondre
  23. Valdo
    Valdo dit :

    «Je peux le dire, moi, qu’elle n’a pas 14 ans" (La Nourrice, à propos de Juliette, dans Shakespeare, Roméo et Juliette)
    (Bon, Roméo ne doit pas être beaucoup plus âge)

    Dalida était plus raisonnable:
    "Il venait d’avoir 18 ans…" 😉

    Répondre
  24. turquoise
    turquoise dit :

    "la fillette" comme certains l’appellent avait déjà eu des rapports sexuels consensuels avant Polanski. ce qui pour moi place cette affaire hors du domaine de la pédophilie (réponse à la réponse d’Agnès Maillard au commentaire no 2)

    j’ai comme l’impression que si l’on retirait le terme "pédophilie" du débat, certains seraient moins choqués par l’affaire: c’est une insulte à la fois aux victimes de la pédophilie et aux femmes qui sont entraînées malgré elles à avoir des relations sexuelles d’une ampleur qu’elles n’imaginaient ni ne souhaitaient. la victime était une très jeune fille et à ce titre pas à même de refuser avec conviction l’alcool et et barbituriques que lui fit ingurgiter Polanski. c’est suffisamment horrible comme cela, mais ne nous trompons pas de débat, celui du fléau qu’est la pédophilie (on parle peu de la pédophilie pratiquée dans le cercle familial qui est hélàs courante ) mérite mieux que cela…

    Répondre
  25. Valdo
    Valdo dit :

    ce qui semblerait tout de même intéressant, c’est de savoir si d’autres ont été poursuivis dans cette affaire. Parce que si elle avait eu des rapports auparavant, Polanski ne devrait pas être le seul poursuivi. Peut-être qu’il n’y a pas eu plainte parce que l’auteur était mineur et qu’il n’y avait pas viol, mais Les US qualifient de viol toute relation avec un mineur qui n’a pas l’âge légal.

    Répondre
  26. aviso
    aviso dit :

    Des faits et deux interprétations possible :

    Quel est le niveau de consentement d’un partenaire mineur?

    Quelle est sa conscience de l’acte? La loi a tranché : il n’y a pas de consentement possible chez le mineur en matière de pratiques sexuelles avec un adulte. C’est un jugement à la hache, mais il a le mérite d’être clair.

    Quel est le niveau de conscience d’un mineurs lors de faits délictueux ou de crime???? A+

    Répondre
  27. Floréal
    Floréal dit :

    "Le ressort du tourisme sexuel est évidemment la domination du riche sur le pauvre, du blanc sur le basané, de l’occidental sur l’asiatique, l’africain."

    Parce que le coréen ou le japonais est blanc? Riche sans doutes. Il y a aussi de riches tout-ce-qu’on-veut qui ne sont pas blancs et n’éprouvent nulle gène à satisfaire leur désir sans le risque d’encourir la moindre sanction.

    90% des pratiquants du tourisme sexuel sont des hommes. Et à ce qu’on sache le peu de femmes s’y adonnant ont rapport à de "jeunes hommes" et non pas à de "jeunes garçons". Pas plus qu’il n’apparait que ces femmes pratiquent la violence physique et la maltraitance sur ces jeunes hommes, tandis que le contraire, de la part des hommes sur de très jeunes femmes, y compris mineures, est fréquent.

    Répondre
  28. chris
    chris dit :

    @Pery

    Il est consistant cet article et cela m’a fait du bien de le lire, ça change drastiquement des blagues de potache à deux balles qu’on peut lire sur les forums de profs et d’étudiants de notre beau pays héritier de la gauche la plus con du monde, qui fait qu’on se fait mettre à chaque election.

    Je décolére pas en fait de ces crétins bobos-franchouillards moyens qui ont enterré-entériné l’affaire Mitterand sous prétexe que c’est la fille Lepen qui a sorti le truc.
    Ces cons ont encore peur du diable quoi, alors qu’ils vivent déja en enfer.

    AH heureusement que je peux venir me ressourcer ici de temps en temps, histoire de lire enfin des choses intelligentes.

    Répondre
  29. Eric
    Eric dit :

    En général, je ne suis pas trop fan de l’indignation!
    L’indignation, c’est un truc qui se fait à plusieurs: "vous savez pas, ma bonne dame"!

    Ca n’est pas constructif. Comme tu le dis au début de ton billet, il faut prendre de la hauteur, quelquefois, sinon cette indignation nous étouffe.

    Répondre
  30. PMB
    PMB dit :

    Turquoise écrit : //"la fillette" comme certains l’appellent avait déjà eu des rapports sexuels consensuels avant Polanski. ce qui pour moi place cette affaire hors du domaine de la pédophilie (réponse à la réponse d’Agnès Maillard au commentaire no 2) j’ai comme l’impression que si l’on retirait le terme "pédophilie" du débat, certains seraient moins choqués par l’affaire//

    Consensuels, oui, mais avec un boy-friend mineur lui aussi, pas avec un adulte !

    Etre moins choqué si on retire le terme pédophilie. Puis-je vous renvoyer à mon post du 13 oct à 20 :04 ? La pédophilie a ceci de commode que son horreur fait passer toutes les autres pour moindre… On ne souffre pas moins quand on passe de 13 ans moins un jour à 13 ans plus un jour.

    J’ia lu le rapport de l’agression. A faire lire à tous les polanskiphiles. Mais aussi, on comprend que Madame Geiler n’ait plus envie qu’on y revienne. Je crois savoir que maintenant la justice française, avec les mineurs, investigue avec plus de doigté, moins de froideur.

    Sur l’indignation, lire l’article de Gunthert :

    http://www.arhv.lhivic.org/index.ph

    Extrait :

    "Vais-je à mon tour, modeste blogueur, me livrer sur la personne de Finkielkraut à l’agression qu’il dénonce? Rassurons le radiosophe. A la vérité, je le rejoins pour constater la multiplication des imputations de chasse à l’homme. Là où nous différons, c’est que cette inflation m’apparaît comme le symptôme réconfortant de la réappropriation en cours de l’expression publique. Si l’accusation de lynchage est une tactique de défense privilégiée de l’élite, sa prolifération trahit la montée de l’exaspération, du côté de ceux qui s’estiment propriétaires de la parole. Face à un parasitage sans précédent de leur droit exclusif à dicter la glose, le recours à cette violence verbale est un vrai signe de désespoir – et la confirmation d’un désaisissement qui s’accélère."

    Valdo 🙂 Angelica Huston était dans les parages, je crois. Aujourd’hui et en France, elle serait peut-être poursuivie pour non-assistance à personne en danger.

    Répondre
  31. turquoise
    turquoise dit :

    @PMB en 38: vous passez à côté de mon propos: un pédophile s’intéresse aux enfants prépubères; un homme qui s’intéresse aux très jeunes filles (certes) qui ont déjà une sexualité n’est pas un pédophile. la définition médicale de la pédophilie est l’ attirance d’un adulte pour des enfants prépubères.
    mon compagnon et son frère ont été violés par leur père quand ils avaient 7 ans, comme malheureusement de nombreuses victimes silencieuses. c’est ça la réalité de la pédophilie.

    Répondre
  32. PMB
    PMB dit :

    Turquoise, accord total avec votre précision. Elle n’infirme rien de ce que je dis : une victime de 13 ans est aussi malheureuse qu’une victime de 7 ans, et réciproquement.

    Donc, on peut bien retirer le mot pédophilie du débat, je n’en suis pas moins choqué.

    Répondre
  33. ixla
    ixla dit :

    <Escroc au renseignement<jamais assez
    Vos commentaires restent aussi approfondies dans la réflexion sur les agitations du moment qui couvrent de leur échos tout landerneau. Juste en total accord avec l’auteur sur la difficulté de la non érosion ou de la résistance. Fut une époque ou cette question à la hache avait été tranché, le droit reconnu a autrui de sa propre liberté et aucun assujettissement toléré intellectuellement . aussi cet envolé d’opposition au ministre ne serait-elle pas un désaveux de la culture qu’il afficha et affiche ? Celle d’un Nanti qui s’autorise de la secte qui prône l’auto promotion de la perversion . qui quelqu’ elle soit ; de ce Quelle s’accompagne soit d’un don soit d’une contrainte est passible d’une judiciarisation . et ce qui pouvait être œuvre devient immondice . ceci n’est pas politiquement correcte , la résultante est de clamer le droit à la différence ce que le pervers ni . Et souvent en fait un criminel, ce que BAUDELAIRE n’était pas si t’en fut décrié les fleurs du mal relisez Héautontimorouménos

    Répondre
  34. turquoise
    turquoise dit :

    @PMB: je suis d’accord avec vous en ce qui concerne l’affaire Polanski, en revanche je me garderais de soupeser la souffrance d’un enfant de 5-6-7 ans par exemple et celle d’un adolescent de 13 ans. imaginez qu’en plus de souffrir physiquement et moralement, l’ enfant de 7 ans, on lui vole son enfance.

    Répondre
  35. jardin
    jardin dit :

    "Le piège, c’est l’habituation. C’est quand la succession sans fin de cette information d’égout te submerge comme une immense chape d’amertume et de découragement, c’est quand tu as l’impression que toutes les bonnes volontés du monde ne parviendront jamais à endiguer ce flot constant et putride de corruption, de lâcheté, de soumission, de petites tractations d’arrière-boutique pour savoir quel scandale finira par faire la Une du cortège des indignés, à peine le temps de trois glapissements avant que la vague suivante ne t’enlise déjà dans ton dégout anesthésié. Du coup, tu prends du recul, de la hauteur, de la distanciation, tu montes sur ta montagne et tu contemples, l’œil rond et un peu lointain toute cette stérile agitation, tu laisses s’égréner le chapelet des petits scandales et des grandes indignités. Tu te dis qu’à moment donné, tu verras le schéma directeur émerger de toute cette mélasse, que tu choperas le bon angle d’attaque, que tu distingueras dans une grande fulgurance la cohérence de tout ce désordre et que tu pourras tranquillement redescendre parmi les tiens, les tables de la loi solidement calées sous le coude, ta grille de lecture ouvrira alors de nouvelles perspectives et le marasme accouchera d’une nouvelle lucidité sur nos temps troublés."

    Devinez qui a écrit ça?
    C’est Agnès, au tout début de ce billet. Nous sommes loin du sujet, avec les commentaires, non? Ou plutôt, nous y sommes engloutis tellement profond que c’est à désespérer. D’ailleurs, Agnès écrit ensuite:

    "Hé bien non ! Ça continue à gesticuler dans tous les sens dans la vallée de larmes et grande est la tentation de définitivement tourner le dos à la constance de la médiocrité exponentielle d’un monde qui n’en finit plus de crever."

    Si on relisait le billet?

    Répondre
  36. PMB
    PMB dit :

    Jardin, voilà une histoire drôle pas drôle.
    C’est un Arabe, pauvre. Il mange des noix au repas du soir car il n’a rien d’autre. Il tombe sur une noix véreuse. Que fait-il alors ? Il éteint sa lampe et il mange la noix.

    Voilà ce que nous faisons, car il n’y a rien d ‘autre à faire.

    Rien, je noircis.
    Rien au niveau global. Aucun espoir dans les politiques. Je dis souvent que j’ai fais trois choses bien dans ma vie : des enfants (pas taper, la Flo :-), cesser de fumer et ne pas adhérer au PS en 1981 quand il voulait changer la vie et qu’il n’a réussi qu’à changer celle de ses notables.
    Mais au niveau local, tout, par l’action associative.

    Répondre
  37. turquoise
    turquoise dit :

    @jardin: il faut effectivement lire le billet, mais en entier et non juste celle que vous citez. c’est la deuxième moitié qui sucscite les commentaires mais même Agnès y contribue puisqu’ elle laisse un commentaire en no 2. je ne vois donc pas en quoi nous sommes loin du sujet…

    Répondre
  38. Jean
    Jean dit :

    Cette enfant a été violée, ensuite elle a été interrogée longuement par un Juge lubrique la faisant jurer devant Dieu, puis la presse l’a humiliée. Le violeur a reconnu les faits et l’a dédommagée financièrement. Et on voudrait en remettre une couche trente après. C’est de l’acharnement judiciaire. La loi existe, l’amnistie aussi (en France) et n’existe pas pour rien. Quand aux autorités suisses, elles n’ont pas compris. ce ne sont pas les délinquants sexuels âgés de 76 ans, rattrapés 30 ans après les faits qu’on leur réclame, ce sont les délinquants financiers. A moins qu’ils aient très bien compris. Faute de délinquants financiers, amusons le public avec une affaire sexuelle bien sordide. Et tout le monde tombe dans le panneau.

    Répondre
  39. paul
    paul dit :

    à Jean

    non jean
    on tombe pas dans un panneau.
    on est parfaitement conscient qu’il faudrait aussi brûler vif en place publique les financiers comme au temps des thomistes.
    le billet du monolecte commence par autre choses
    la colère qu’on pourrait avoir en regardant la télé et le dégueuli de propagande et de fausses informations qui y sont déversées ainsi que les affaires valorisant les pleins pouvoir et l’orgueil d’une certaine société, réseau de salaupards et de profiteurs qui noyautent totalement la vie économique, culturelle et sociale à leur profit et au profit de leur modèle culturel puant d’individualisme égoïste libertin.
    Les cas de ce président français, de ses amis, de ce cinéaste et de ses amis, ainsi que des financiers faussement anonymes se rejoignent totalement sur plusieurs points.
    d’abord le fait qu’ils se soient hissés par le mépris d’autrui, qu’ils étalent leur réussite autant que les mécanismes de leur réussite avec autant d’aplomb est profondément mauvais au sens moral : ce qui les anime c’est l’orgueil individuel et la liberté de faire ce que leurs pulsions leur inspirent.
    ce qui leur a permis leur réussite : la théâtralisation de la fascination générale pour le luxe, la gloire, le conformisme d’un certain modèle culturel etc…
    être au dessus de toute loi parce qu’on est exemplaire de ce modèle
    nier toute indépendance à leurs victimes
    la négation de toute victime puisque être victime c’est remettre en cause le système de leur modèle de réussite : personne n’a le droit à la parole ou à une quelconque reconnaissance s’il n’a pas réussi.
    le perdant ou la victime n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux-mêmes
    etc…

    si l’on suit votre raisonnement, papon n’aurait jamais du être mis en cause à son âge pour des faits datant de loin !

    Répondre
  40. Jean
    Jean dit :

    Paul. J’ai fait court. Nous le savons, l’amnistie n’existe pas pour les crimes contre l’humanité. Et c’est normal.

    Avec l’affaire Polanski qui nous amuse et nous divise, nous sommes confrontés à un acharnement judiciaire conduit par les représentants d’un pays où existe encore la barbarie de la peine de mort et où sévit une Justice représentant un ordre moral et social détestable. La puanteur de ce monde arrive jusqu’à nous.

    Etre jugé, d’accord. Etre jugé par des dinosaures, non. Dans ce cas, Paul, on se barre. C’est ce qu’à fait Polanski et il a eu raison. Ensuite, il ne pouvait pas faire que sa faute ne soit pas. Il a dédommagé sa victime qui a, apparemment, tourné cette triste page. Si les dinosaures n’ont pas pu rattraper Polanski, ce n’est vraiment pas très grave. Leur Justice sera respectée quand elle sera respectable. Pour le moment, elle ne l’est pas et ça ne semble pas en voie de s’arranger.

    Pour le reste, les amis de Sarkozy et sa clique de maffieux, je les envoies moi aussi au diable. Ces gens-là sont des collabos, leur parole ne vaut rien. Ils sont les représentants d’une société en état de décomposition.

    Répondre
  41. chris
    chris dit :

    Intéréssant, le propos de Jean…Or les seuls révolutionnaires ou rebelles digne de ce nom, aujourd’hui, semblent bien étre les délinquants.

    La bande des casquettes à l’envers contre le gang des casquettes bleu marines, quoi …

    Parce que la fameuse désobeissance civile tarde un peu aux entournures, du coté de chez PoEmploi, elle est carrément en retard d’ailleurs.

    Répondre
  42. paul
    paul dit :

    ben non jean
    toujours pas d’accord
    le cinéaste en question est de part son idéologie et ses moeurs lui aussi un dinosaure : c’est un dominateur phallocrate qui en plus se déguise en monsieur très comme il faut par l’apparence de l’iberté de ses opinion, liberté qui n’est rien d’autre que l’expression d’un individualisme cynique et égoïste
    quant à son crime de moeurs et tout ce qui a pu être dit précisément par son milieu à ce propos, c’est précisément un crime contre l’humanité, individuellement, socialement et symboliquement.
    de plus
    prétendre qu’il se soit laver de tout du fait d’avoir dédommagé sa victime, ça c’est immonde : un pauvre bougre sans un sou ne pourrait ni fuir l’état où il a commis son acte ni dédommager sa victime.
    de plus
    profiter du marché de la fascination et de la phallocratie pour d’une part faire du porno prétendument artistique et ensuite assouvir sa pulsion irraisonnée au prétexte de liberté de moeurs c’est aussi ignoble et c’est aussi un truc de dinosaure.
    ce genre de mec ne se prétend contre la peine de mort ou pour une société sociale que parce que c’est dans l’air du temps, que ça fait "in"… et à côté de ça, passe son temps social en mondanité avec des ordures comme le président en place…
    alors quand
    même par jalousie ou autre connerie une justice de dinosaure le rattrape : ben c’est tant mieux !

    Répondre
  43. paul
    paul dit :

    et je renchéris

    cette affaire effectivement semble nous détourner d’autres affaires
    et semble aussi nous diviser

    d’abord qui ça nous ?

    et bien justement
    ce genre d’affaire permet aux uns et aux autres de préciser et d’approfondir les fondements de sa pensée, de sa philosophie, de son analyse de la culture, de la société, de l’économie

    et de montrer aussi que beaucoup de gens prétendument contestataires n’ont en fait pas vraiment touché les racines du mal de ce monde et ne sont en fait pas prêt à construire du vraiment radicalement (racine) différents de ce qui existe depuis la fin du néolithique c’est à dire l’avènement des cultures de cité, d’économie d’accumulation et de société hiérarchisant les individus et les tâches interdépendantes selon des critères de valorisations symboliques légitimées par une reconstruction du monde et de la relation à l’autre profondément mauvaise, basée sur la domination,la possessivité, l’envie et la jalousie ainsi que la crainte de l’imprédictibilité de la vie et de sa diversité !

    Répondre
  44. Jean
    Jean dit :

    Paul, si vous permettez, ce sujet est sensible et délicat. Polanski n’est lavé de rien en ayant dédommagé sa victime. Il l’a dédommagée selon ses moyens. Et c’est très bien. Cela contribue à la réparation. Bien sûr qu’un type sans moyens ne pourrait pas en faire autant. Mais Polanski, justement, les avait. Donc, tant mieux pour la victime. Vous voudriez quoi, qu’elle ne s’en sorte pas ?

    Si Polanski est, selon vous, un dinosaure. Un dinosaure jugé par des dinosaures représente quoi, sinon une caricature de Justice, un théâtre d’ombres ? C’est cela que je pointe, entre autres choses.

    Quant aux autorités suisses expertes en lavage d’argent sale ou dissimulé, elles me font doucement rire sur leurs intentions réelles. Je crois plutôt à un coup tordu.

    Quant à l’opinion publique indignée et drapée dans une dignité à deux balles, elle est manipulée, affolée par trop de faits divers efficacement distillés par les messes du 20h00 de la télévision. Pour ma part, la pornographie, je la vois justement à la télévision même en l’absence d’image de sexe. Et ceci précisé, sur la question de la fréquentation des ordures actuellement au pouvoir, nous sommes d’accord.

    Répondre
  45. sebs
    sebs dit :

    Au grand déplaisir de certains, dont l’auteur de l’article, eh bien, oui ! on peut être adolescente et consentante, j’ai d’ailleurs une amie qui a connu ce genre d’histoire, un amour avec un homme de vingt trois ans alors qu’elle n’en avait que treize, ils sont restés quatre ans ensembles.

    Désolé pour ceux, surtout celles, qui veulent voir des violeurs en puissances chez tous les hommes qui ont été attirés par une (très) jeune fille une fois dans leur vie.

    Adolescentes consentantes, oui ça arrive vraiment !

    Répondre
  46. MPPCORSE
    MPPCORSE dit :

    Le truc qui me reviens en memoire c’est que des l’age de 13-14ans un nombre incalculable d’hommes entre 40 et 50ans essayaient de me draguer,je faisait peut etre plus agèe mais quand on discute avec une fille de 18-19ans il y a une difference par rapport a une petite gamine,et quand un homme est pere de famille il le remarque.Je trouvais ces hommes bestials,vieux et moches;le pire c’est qu’ils essayaient de me toucher et comme je l’ai envoyèe chier certains me traitaient d’allumeuse de ptite pute ect..pas tous certains s’excusaient!!Nombreux sont les hommes de cette tranche d’age attirès par les gamines mineures;POURQUOI?

    Répondre
  47. jardin
    jardin dit :

    Parce que c’est l’âge où ils commencent à avoir peur de vieillir. Ils se donnent ainsi l’illusion de la jeunesse.

    Mais SURTOUT, le contexte misogyne leur permet de le faire sans paraître odieux et/ou ridicules. La société est indulgente aux vieux beaux. Par ailleurs, une certaine réserve enseignée à la femme l’empêche de dire franchement son fait au malotru, rares sont les femmes qui se le permettent, elles préfèrent souvent se dérober et même parfois, hélas, se soumettre.

    Imaginez une femme qui rechercherait des gamins de 13 ans. La réaction du môme, le jugement de l’entourage? Il lui suffirait de manifester une attirance, pas même de draguer, encore moins de passer à l’acte pour qu’on lui manifeste mille fois plus de mépris qu’à un Roman Polanski ou à un Frédéric Mitterrand. Quant à l’indulgence dont ils ont bénéficié de la part de certains, inutile même d’y penser.

    Dire que certains voudraient nous faire croire que l’égalité est réalisée et le féminisme ringard!

    Répondre
  48. jardin
    jardin dit :

    Mais bien sûr que ça peut arriver, une histoire d’amour réciproque entre une ado et un homme adulte. Mais manifestement, ce n’est pas le cas des ados thaïlandais… ou en tous cas de la plupart d’entre eux (d’ailleurs ne serait-ce pas encore pire, un gibier amoureux du chasseur?).

    Et ce n’était pas le cas de la jeune fille piégée par RP: le verbatim de son interrogatoire est accablant de tristesse soumise et fataliste. Tellement persuadée de n’avoir aucun recours, aucune chance d’éluder son "destin" qu’elle n’a quasi rien tenté pour se défendre vraiment.

    Toute femme ayant été, une seule fois dans sa vie, "draguée" de cette manière sournoise, hypocrite, manipulatrice, alternant un pas en arrière avec deux en avant, bonhommie, fausse bonne foi, autorité du mâle et autres ruses malpropres saura quel nom donner à ça: viol par domination persuasive.

    Répondre
  49. chris
    chris dit :

    Mouai, je crains fort qu’il ne faille confondre ce beau film avec Dewaere : Beau-Pére, si je me souviens bien…et qui provoqua une certaine émotion à l’époque…avec un casting à la Polanski.

    Répondre
  50. adèle
    adèle dit :

    Je découvre ce billet avec retard. La polémique est retombée comme souvent avec ce qui est médiatisé, sans qu’on s’en aperçoive.

    Sur le fond, je ne suis pas sûr qu’il y ait à discuter de la responsabilité des violeurs d’enfant ou d’adulte.

    Ce qui m’a particulièrement secoué, c’est la première partie de l’article. J’ai pensé à Vichy, à la honte.

    Nous n’avons donc pas honte ? d’accepter sans vraiment broncher le massacre social, le hold up économique, les gens qui dorment sur les trottoirs, les exclus en tous genres actuels et à venir…qui ne le savent pas encore ; parce que ça n’arrive pas qu’aux autres !

    Répondre
  51. Anonyme
    Anonyme dit :

    « Un ou deux ans après le coup du parrain pédophile, j’ai eu le droit, sur la plage, au rabatteur d’un certain photographe mondialement connu pour ses clichés de nymphettes dans la brume. J’étais très fan de ses photos, que je trouvais absolument romantiques et belles à pleurer. Pour les gamines ado de mon âge, c’était la quintessence de la jolie photo très classe de fille-fleur et avoir été choisie pour poser devant l’objectif du grand photographe aurait été un honneur incroyable. Pas de bol, je n’avais pas le genre qui plaisait au maître, pas assez évanescente, pas ce côté liane sensuelle et faussement ingénue, les cheveux trop courts, l’air trop espiègle. Par contre, c’était le cas de ma copine, bien qu’un peu brune par rapport au modèle habituel. J’ai été déçue, tendance jalouse, jusqu’à ce que les parents de ma copine opposent leur véto à ce projet. Brisant le rêve dans l’œuf. Faut dire qu’eux, ils savaient. Ils savaient que le camp de naturistes du Cap était le terrain de chasse du grand monsieur et l’on murmurait à l’ombre des dunes qu’il ne dédaignait pas essayer quelque peu ses jolis petits modèles. Ensuite, j’ai vu ces photos de Lolitas éthérées d’un tout autre œil. Mais, là, sur le coup, du haut de mon romantisme échevelé de 13 ou 14 ans, avec notre sexualité balbutiante de jeunes ados ébouriffées par un French Kiss au clair de lune, qu’est-ce que j’aurais compris au désir brut et adulte d’un homme que je trouvais par ailleurs admirable ? Si j’avais été un peu plus jolie, est-ce que cela aurait fait de moi un gibier acceptable et consentant ? »

    Un paragraphe qui fait un peu froid dans le dos aujourd’hui…
    « qu’est-ce que j’aurais compris au désir brut et adulte d’un homme que je trouvais par ailleurs admirable ? » C’est bien pour cela qu’il faut protéger les enfants sans se poser plus de question. Les parents de votre amie de l’époque ont eu la bonne réaction.

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Suite à l’affaire Hamilton, on a eu des échanges de coups de fil avec mon père et il m’a confirmé que c’est lui qui avait mis son veto. Mon amie l’a aussi appelé et s’est souvenue d’un truc qui lui avait dit le photographe (et que j’ai oublié et pas entendu) : Ça ne va peut-être pas le faire, tu es un peu trop formée pour moi.
      Du coup, il semble qu’elle l’avait moins regrettée, cette séance photo manquée…

      Répondre
  52. Anonyme
    Anonyme dit :

    Sûr qu’elle ne doit pas la regretter cette séance. Merci pour votre article qui m’a permis de me réconcilier avec moi-même et d’en tirer quelques enseignements. Pourquoi je dis ça ? Tout simplement parce qu’il y a 30 ans, j’en avais 19… et que moi aussi je les trouvais sympa ces photos, quoiqu’à l’époque c’était surtout des cartes postales plutôt soft avec tout au plus quelques décolletés suggestifs dans des ambiances propices à la rêverie, mais qu’importe, je les trouvais jolies… et sans que cela n’entraine une révolution dans mon pantalon…

    Ces derniers jours j’ai fait beaucoup de recherche sur des articles anciens pour essayer de comprendre comment on (je) avait pu passer à coté et ne pas voir le danger de ces photos, au delà-même du cas particulier et impardonnable du photographe.

    Bah tout bonnement parce qu’à cet âge là, moi (et d’autres), étions encore dans l’innocence de notre jeunesse et on n’imaginait pas tout ce que ces clichés pouvaient provoquer chez d’autres qui ne maitrisent pas leur libido, pulsions, (pas forcément les bons termes, mais vous voyez l’idée). Et en ce sens, je me sens rassuré sur moi-même… non je n’étais pas un gros pervers qui s’ignore à l’époque, et le fait que j’apprécie aujourd’hui des photos artistiques de femmes (adultes) dénudées dans des revues ou expositions ne fait pas de moi un prédateur en sommeil… (Oui, j’aime bien Helmut Newton… arghhhh…)

    Les quelques enseignements que je retire de toute cette histoire, c’est que ma naïveté de l’époque ne me faisait pas voir le danger potentiel pour ces jeunes modèles avec le photographe, et pas plus pour toutes les jeunes filles qui auraient pu être agressées par des hommes excités par ces photos.

    En résumé, à cet âge, pas plus une fille qu’un garçon ne mesure la portée que peuvent avoir ces photos et ces séances photos. Et c’est donc aux adultes, un peu plus éclairés dans leur tête, de mettre les barrières qui s’imposent pour protéger cette jeunesse.
    C’est pourquoi, toute photo de mineur(e)s doit être totalement proscrite, dans l’intérêt de l’enfant et dans l’intérêt de la société, même si cela n’aura qu’un impact réduit sur le nombre de pédophiles qui circulent.

    Père d’une gamine de 15 ans aujourd’hui, nous essayons avec mon épouse de la protéger en l’éduquant, en lui expliquant les dangers potentiels, en l’aidant à comprendre la femme qui commence à grandir en elle, et aussi en l’aidant à appréhender une notion bien compliquée à mes yeux qu’est la sexualité (et son cortège de corollaires, grossesse inopportunes, MST, etc…), et pour ça une mère est souvent plus crédible… 😉

    Bref, il y a un âge pour tout, et bruler les étapes ne conduit pas forcément à un bien-être intérieur plus vite. Je ne sais pas si mes propos ont un intérêt sur votre blog, mais sachez tout de même que votre article m’a aidé à réfléchir et à mettre des mots et définir des principes sur des idées qui étaient au départ un peu confuses.
    Merci à vous.

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