La fleur au fusil

Parce qu’il n’y a presque plus de poilus encore en vie, cette année encore, on risque de nous rejouer le couplet sur l’utilité d’une commémoration qui n’a plus de témoins.

Maurice, Louis, Lazare, Jean et René. Ils sont cinq. Ils sont les derniers poilus, les derniers témoins de l’effroyable boucherie qui marqua notre entrée dans le vingtième siècle. Tous centenaires. Cinq anciens combattants sur les 8, 41 millions de Français qui ont été enrôlés pour celle qui devait être la der des ders. 1,35 millions d’entre eux moururent au combat. 3,5 millions y furent blessés. Et on ne compte pas tous ceux qui ont crevé à petit feu, les poumons bouffés par le gaz moutarde, ni tous, ceux, traumatisés, qui ne purent jamais réellement reprendre une vie normale après avoir pataugé parfois pendant des mois, dans la boue froide des tranchées.
Ils sont les derniers, mais leur disparition prochaine doit-elle sceller la fin des commémorations du 11 novembre? Doit-on renvoyer dans l’oubli et les manuels d’histoire, ces millions d’hommes et de femmes dont la vie a été détruite par la guerre?

Le devoir de mémoire

Monument aux mortsIl faut continuer à se souvenir. Année après année. Pour que chacun sache qu’à ce genre de jeu, il n’y a jamais de vainqueurs. Seulement des larmes, du sang et de la souffrance.
Il faut se souvenir du 11 août 1914, quand les jeunes hommes à fine moustache accueillirent dans un grand cri d’allégresse l’annonce de la guerre. Il faut se souvenir des jours qui ont suivi, cette ferveur, cette agitation, cette joie féroce d’aller en découdre. Il faut se rappeler les larmes des femmes qui virent partir, la fleur au fusil, les fiancés, les maris, les pères et les fils. Il faut encore entendre les rodomontades des jeunes coqs, persuadés d’être rentrés à la maison bientôt, pour les vendanges au plus tard. Il faut penser alors à la peur, l’attente de toutes celles qui sont restées et qui ont compris si rapidement que ce ne serait pas là l’affaire de quelques semaines.
Il faut aussi se rappeler que pendant que la guerre s’enlisait dans les tranchées du Nord et de l’Est, les femmes, des millions de femmes ont repris le travail des hommes emportés dans la tourmente de l’Histoire, et ont continué à faire tourner l’économie. Des femmes partout : dans les champs, pour finir les moissons abandonnées, dans les usines, pour fournir les munitions et les uniformes, à la tête des entreprises, distribuant le courrier, soignant les animaux et écrivant de longues et touchantes lettres d’amour, le soir venu, à ceux qui souffraient au loin.
Il faut garder à l’esprit l’ampleur du désastre, l’horreur de ce massacre généralisé. Il faut penser à ce conflit qui a sacrifié une génération entière, enterrée sous les obus et le désespoir. Nul besoin d’un effort d’imagination dantesque pour comprendre le déchirement de ces femmes qui, après n’avoir plus eu de nouvelles pendant des semaines, des mois, finirent par recevoir l’ultime courrier, ce petit télégramme qui annonce que leurs frères, leurs fils, leurs maris, leurs pères sont tombés pour la France.

Chaque village de notre pays porte témoignage de cet horrible deuil sur son monument aux morts. Chaque village déroule année après année cette lithanie de noms désuets qui rappelle que nulle famille n’a été épargné et que partout, c’est un peu la jeunesse, l’avenir que l’on a sacrifié sur l’autel de la victoire.
C’est pour tout cela qu’il faut continuer de nous souvenir, chaque année, au 11 novembre. C’est notre tribut à nos arrières-grands-parents qui n’ont pas toujours été des centenaires chenus au terme de leur existence, mais des hommes et des femmes jeunes et plein d’espoir dont les rêves ont été brutalement brisés, une belle journée d’été en 1914.

26 réponses
  1. Vertigo
    Vertigo dit :

    Le devoir de mémoire je suis d’accord a 200%, mais malheureusement cela n’empèche pas les nouvelles guerres, il y a 22 ans entre les 2 conflits les plus meurtriers de l’histoire. Les tranchées étaient a peine refermé que l’on remetait ca

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  2. les marques du plaisir
    les marques du plaisir dit :

    on a inventé depuis les conflits de basse intensité … ceux qui s’exercent directement contre les peuples sans armée, et dont l’objectif est zéro morts coté des en-uniformés …
    Ils font autant de veuves … mais moins de monuments au morts …
    Les massacres d’hier, s’ils pouvaient au moins servir à faire condamner ceux d’aujourd’hui ….

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  3. les marques du plaisir
    les marques du plaisir dit :

    on a inventé depuis les conflits de basse intensité … ceux qui s’exercent directement contre les peuples sans armée, et dont l’objectif est zéro morts coté des en-uniformés …
    Ils font autant de veuves … mais moins de monuments au morts …
    Les massacres d’hier, s’ils pouvaient au moins servir à faire condamner ceux d’aujourd’hui ….

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  4. On / Off
    On / Off dit :

    Entièrement d’accord !

    D’ailleurs tout comme notre "élite" qui, pour aider les jeunes-et moins jeunes- à se construire une vie citoyenne et participer à l’effort de mémoire, n’hésite pas à délivrer aux commerces le droit de fonctionner normalement le 11 novembre…

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  5. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Tu as l’impression que je fais appel au devoir de mémoire pour glorifier la guerre?

    C’est parce que je l’ai en horreur, que je pense qu’il faut toujours se souvenir de cette absurde boucherie.
    C’est aussi parce que ceux qui aimeraient bien que l’on passe le 11 novembre à la trappe ne sont pas seulement des MEDEFiens alléchés par l’idée de récupérer un jour de travail gratos en plus, mais qu’en plus, ceux qui pèsent le plus vers ce genre de soustraction mémorielle sont précisément les marchands d’armes, ceux qui achètent à coup de milliards la presse et la télé, et crois-moi, ces buses ne font rien par hasard.

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  6. bert
    bert dit :

    "Il faut continuer à se souvenir. Année après année."

    Ah, ben, pour une fois, je suis pas d’accord avec toi.

    De quoi se souvient-on, du reste? De noms, de lieux, de dates, pour les plus intéressés. La boucherie, l’horreur, seuls ceux qui l’ont vécu s’en souviennent. Je préfererais encore imposer la lecture de Dorgelès, voire Céline en classe, plutôt que de voir dans tous les villages de France des monuments qui en fait glorifient la guerre en glorifiant des morts.

    Il en va de même pour l’histoire, qui ne se souvient que des généraux, des militaires, des massacreurs, des assassins, et des dates de leurs forfaits. On parle de grande victoire en citant des chiffres de plusieurs centaines de milliers de morts dans la même phrase.

    Et puis enfin, c’était la "der des der", non? Et résultat? 39/45, la Corée, l’Indochine, l’Algérie, Madagascar, la Lybie et le Tchad, les Balkans, le Golfe, sans parler de celles des anglais (Falklands…), des USA (tant et plus…) alors quoi? A quoi bon?

    S’il faut un souvenir, alors oui aux "colonnes brisées" http://fr.wikipedia.org/wiki/Colonn
    qui ne font que dénoncer un carnage, ou alors oui aux monuments comme celui de Gentioux http://librepenseefrance.ouvaton.or
    qui dénoncent la guerre.

    un extrait:
    "58 personnes tuées dans un petit village de 370 habitants, vous imaginez. C’est extraordinaire, c’est affreux. Voilà ce que je voulais dire concernant ce « Maudite soit la guerre », écrit sur ce monument. C’est une phrase simple. Certains disent que c’est une phrase anarchisante. Certaines autorités voulaient la changer ; ils voulaient même mettre : « Gloire aux enfants de Gentioux morts pour la France ».
    Le conseil municipal et le maire ont refusé cette inscription. Il faut savoir que, depuis 1989, le monument de Gentioux est inscrit sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques au titre de « lieu de mémoire » et que l’inscription « Maudite soit la guerre » est inchangeable.

    Maudites soient toutes les guerres. Cessons de glorifier la guerre, et n’utilisons ce souvenir que pour la condamner.

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  7. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Dans mon bled, peut-être est-ce dû à la personnalité du maire, le 8 mai et le 11 septembre ne pas trop va-t-en-guerre. Deux fois par an, on a le droit à une mine de circonstance et non à la glorification de prétendues victoires, mais bien l’évocation des morts et des souffrances, non seulement ici et avant, mais aussi ailleurs et maintenant.

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  8. bert
    bert dit :

    Non, non, me suis mal exprimé! Ce n’était pas un procès d’intention, je te lis depuis assez longtemps pour avoir compris une partie de ton point de vue sur la question!

    Non,non, je voulais simplement rappeler que les cérémonies de ce genre sont devenues un moyen de promouvoir une idéologie que je trouve malsaine.

    Il ne s’agit pas de refuser le souvenir de la souffrance, de la coercition, de la bétise et de ses conséquences. Ce pourrait être utile, mais on a bien vu, depuis 1918, que cela ne servait malheureusement pas de leçon. De plus, comme tu le fais remarquer, les marchands de canons se moquent de ces commémorations, la guerre étant pour eux lointaine et fructueuse.

    Il s’agit de refuser à ces cérémonies leur caractère patriotique, de refuser que l’armée et les machines à guerre les utilisent comme des moyens de promouvoir leur idéologie. Il ne s’agit pas de les supprimer, comme le voudrait le MEDEF, donc (je savais pas, mais rien d’étonnant…), mais de les transformer en réelles machines à refuser la guerre. Que ce soit éducatif, soit, mais dans le sens du refus de la guerre, dans celui de la démonstration de son horreur et de son inutilité. Et de ses conséquences.

    Dis-moi que ces cérémonies se tiendraient en face de monuments montrant des enfants en pleurs, rappelant la malédiction de la guerre, et qu’en face de chaque nom de soldat mort, il y ait la liste des milliards gagnés par les marchands de canons, alors oui, peut être je les trouverais utiles.

    Mais glorifier un drapeau sanglant, un patriotisme aveugle et détourné, des politiques criminelles et des "chefs" assassins, non, j’approuve pas.

    Répondre
  9. bert
    bert dit :

    Non, non, me suis mal exprimé! Ce n’était pas un procès d’intention, je te lis depuis assez longtemps pour avoir compris une partie de ton point de vue sur la question!

    Non,non, je voulais simplement rappeler que les cérémonies de ce genre sont devenues un moyen de promouvoir une idéologie que je trouve malsaine.

    Il ne s’agit pas de refuser le souvenir de la souffrance, de la coercition, de la bétise et de ses conséquences. Ce pourrait être utile, mais on a bien vu, depuis 1918, que cela ne servait malheureusement pas de leçon. De plus, comme tu le fais remarquer, les marchands de canons se moquent de ces commémorations, la guerre étant pour eux lointaine et fructueuse.

    Il s’agit de refuser à ces cérémonies leur caractère patriotique, de refuser que l’armée et les machines à guerre les utilisent comme des moyens de promouvoir leur idéologie. Il ne s’agit pas de les supprimer, comme le voudrait le MEDEF, donc (je savais pas, mais rien d’étonnant…), mais de les transformer en réelles machines à refuser la guerre. Que ce soit éducatif, soit, mais dans le sens du refus de la guerre, dans celui de la démonstration de son horreur et de son inutilité. Et de ses conséquences.

    Dis-moi que ces cérémonies se tiendraient en face de monuments montrant des enfants en pleurs, rappelant la malédiction de la guerre, et qu’en face de chaque nom de soldat mort, il y ait la liste des milliards gagnés par les marchands de canons, alors oui, peut être je les trouverais utiles.

    Mais glorifier un drapeau sanglant, un patriotisme aveugle et détourné, des politiques criminelles et des "chefs" assassins, non, j’approuve pas.

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  10. les marques du plaisir
    les marques du plaisir dit :

    la question est bien là … conserver le 11 novembre comme une journée ou se réaffirme "maudite soit la guerre" … et le 8 mai comme une journée ou se réaffirme "maudit soit le racisme" et "maudits soient ceux qui obéissent aveuglément" …

    Répondre
  11. Claudius
    Claudius dit :

    Pas trop d’accord non plus.
    Je doute fortement de l’utilité des monuments aux morts et des cérémonies du 11 novembre. Je souscris aux propos de Bert.
    Le guerre a changé de style, la boucherie atteint plus les civils que les militaires aujourd’hui.
    Tant que la guerre rapportera elle sera là.

    Un des meilleurs monument aux morts si on veut se carapaçonner de cynisme, ce sont les gens qui continuent à mourir aujourd’hui des guerres "d’avant", les irradiés d’Hiroshima et de Nagazaki par exemple, les gazés des guerres plus récentes.

    Je crois que les monuments aux morts sont devenus des pierres, des statues un peu usées, des perchoirs à pigeons, des rendez-vous le 11 novembre avant le kir offert par le maire dans le hall de la mairie.

    Les monuments aux morts aujourd’hui, ce sont les bus ou les places de marchés dévastés par un kamikaze, les villages palestiniens après que les bombardements aient fait leur office, les tombes fraîches de ceux qui sont morts parce qu’ils se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment.

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  12. michel.catelin
    michel.catelin dit :

    Faudrait pas confondre les monuments aux morts avec le devoir de mémoire.
    Tout les monuments du monde ne remplaceront jamais la pédagogie. Il ne faut jamais oublier ce qui s’est passé pendant la première moitié du XXe sciècle en Europe et dans le monde par la suite.

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  13. actarus51
    actarus51 dit :

    Bonjour,

    Une petite correction mademoiselle Agnès :

    L’imagerie populaire a gardé le souvenir, du à la propagande de l’époque, d’un départ à la guerre "la fleur au fusil", avec les wagons enrubannés sur lesquels étaient écrits les mots "à Berlin" (et de l’autre côté "nach Paris" natürlich…)

    La réalisté était évidemment différente, le travail des historiens l’a montré (voir par exemple les travaux de Jean-Jacques BECKER entre autres).
    Mettez-vous à la place de la population de l’époque : dans une France à 90 % rurale, comment peut-on imaginer que les jeunes hommes, moustachus ou pas, soient heureux de quitter leur foyer en plein été (d’ailleurs vous avez du faire une coquille, ce n’est pas le 11 mais le 1er à 16h que le tocsin a retentit dans les campagnes), ratant ainsi la fin des moissons…

    Que chacun ait espéré que la guerre soit courte est un fait avéré, comme à chaque guerre évidemment (on sera rentré chez nous dans six mois, principe valable encore aujourd’hui, n’est-ce pas Mr Rumsfeld… ?!), mais que la guerre ait été entreprise dans l’allégresse générale, non, non et non.

    En tant qu’ancien étudiant en histoire, je ne peux pas vous laisser véhiculer un tel cliché… Ce qui ne change rien au reste de votre billet au ton très juste, comme très souvent.

    Cordialement vôtre.

    Répondre
  14. Kilroy
    Kilroy dit :

    A la lecture de ce post, je me préparais à y aller moi aussi de ma petite évocation du fameux monuments aux morts atypique qui a valu tant de célébrité à la petite commune de Gentioux. J’y suis passé pas mal de fois, mais je n’ai pas de photo idéale, donc je m’en remets à Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gentio

    Aucune des 36000 et quelques autres communes françaises qui ont érigés leurs monuments "normaux" n’a pris une telle position vis à vis de la guerre. Le monument de Gentioux n’a apparemment pas été inauguré officiellement.

    Répondre
  15. Kilroy
    Kilroy dit :

    A la lecture de ce post, je me préparais à y aller moi aussi de ma petite évocation du fameux monuments aux morts atypique qui a valu tant de célébrité à la petite commune de Gentioux. J’y suis passé pas mal de fois, mais je n’ai pas de photo idéale, donc je m’en remets à Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gentio

    Aucune des 36000 et quelques autres communes françaises qui ont érigés leurs monuments "normaux" n’a pris une telle position vis à vis de la guerre. Le monument de Gentioux n’a apparemment pas été inauguré officiellement.

    Répondre
  16. andré974
    andré974 dit :

    "Et on ne compte pas tous ceux qui ont crevé à petit feu, les poumons bouffés par le gaz moutarde,"

    Et qui officiellement sont morts de la tuberculose,j’ai obtenu dernièrement le certificat de décès de mon grand père qui indique cette mention "mort pour la France"
    cause du décès : tuberculose

    Il avait été gazé en 1915 sur le front de l’Aisne
    Déja en 1917 on trafiquait les statistiques

    Répondre
  17. stefbac
    stefbac dit :

    Je crois en effet que le devoir de mémoire devrait plutôt porter sur Jaurès que sur l’armistice…

    Parce que tous les arguments de Jaurès étaient valables et le sont toujours aujourd’hui… Il dénonçait la bétise d’une guerre franco-allemande, les milieux des affaires, les vendeurs d’armes, le nationalisme….

    Répondre
  18. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    ils ne sont plus que 4. L’un des 5 est tombé cette nuit même…

    Arf, c’est chaud… il en faudrait quand même bien un pour demain…
    La bonne nouvelle, c’est que mon papier est sorti hier sur le canard du coin, donc j’avais encore bon 😉

    Sur le principe, je suis d’accord : Jaurès plutôt que Rethondes, l’hymne à la joie plutôt que la Marseillaise, Nicolas Hulot plutôt que Marcel Dassault!

    Répondre
  19. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    ils ne sont plus que 4. L’un des 5 est tombé cette nuit même…

    Arf, c’est chaud… il en faudrait quand même bien un pour demain…
    La bonne nouvelle, c’est que mon papier est sorti hier sur le canard du coin, donc j’avais encore bon 😉

    Sur le principe, je suis d’accord : Jaurès plutôt que Rethondes, l’hymne à la joie plutôt que la Marseillaise, Nicolas Hulot plutôt que Marcel Dassault!

    Répondre
  20. Ashram de Swâmi Petaramesh
    Ashram de Swâmi Petaramesh dit :

    Le petit renvoi du soir

    Cet après-midi, mes pas m’ont conduit par le plus grand des hasards sur l’île au centre du lac du parc de la Tête d’Or, à Lyon, qui se trouve être l’île du monument aux morts de Lyon, chose qui ne m’est revenue à l’esprit qu’en voyant les gerbes…

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  21. rt554
    rt554 dit :

    J’ai trouvé votre site car je cherche des informations, j’ai plusieurs grand-oncles morts de la tuberculose suite aux gaz. Ils ont tous contaminés leurs proches, et leurs foyers ont été décimés, mais j’ai entendu parler de ce problème surtout dans ma famille.
    Ce sont les autorités Canadiennes qui parlent de "guerre chimique" à propos de la guerre des tranchées : ce terme montre que cette guerre est plutôt d’actualite.
    Ils regrettent que le rôle du gaz soit sous-estimé.
    c’est sur le fichier : "mourir comme dans un piège a rat"
    http://www.army.forces.gc.ca/caj/documents/vol_05/iss_4/CAJ_vol5.4_09_f.pdf
    Il me semble, qu’on ne parle pas de ce problème peut-être à cause de la tuberculose, qui l’empirait – environ 200 morts pour 100 000 français en 1919 -mais aussi en 1913…- : or mes parents n’ont jamais vu une seule précaution prise entre les deux guerres pour la tuberculose, en campagne, on a laissé leurs proches mourir.

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