Je me sens soutenue

… comme par la corde qui soutient le pendu!

Hier, je raconte que c’est de moins en moins la fête du slip à la maison et ce matin, la CAF m’appelle pour en remettre une couche!
Non seulement, je perd définitivement ma misérable allocation logement, mais en plus, j’ai des dettes.

Récapitulatif

En juillet dernier, après plus de 2 ans de recherches d’emploi énergiques et infructueuses, j’arrive au terme de mon ARE. Sachant que notre niveau de vie va encore se casser la gueule de 2 ou 3 marches de plus, j’envoie simultanément un dossier de demande d’ASS et un autre pour une allocation logement, tout en poursuivant mes démarches de création d’entreprise. Et bien oui, faute de grives, on mange des merles, faute d’emploi salarié, on tente l’aventure entreprenariale.
Comme il me manque quelques semaines de boulot ces 10 dernières années, je me retrouve sans aucun revenu, mais heureusement, la CAF me fait l’aumône de la folle somme de 160 € pour nous aider à payer le loyer. Sur ce, je crée mon entreprise et du coup, je sors des listes ASSEDIC.

La semaine dernière, je reçois un courrier m’annonçant la suppression immédiate de l’allocation logement pour cause de recoupement avec les fichiers ASSEDIC. Je renvoie un courrier.
Et tout à l’heure, je reçois un coup de fil de la CAF.

  • Nous avons reçu votre courrier et suite à cela, j’ai préféré vous appeler directement.
  • Merci beaucoup
  • En fait, vous déclarez avoir créé votre activité le 5 septembre dernier…
  • Oui, c’est ça.
  • Le problème, c’est qu’on vous a accordé l’allocation logement en août car vous déclariez être chômeuse non indemnisée.
  • Oui, au moment de la déclaration, c’était bien le cas.
  • Oui, bien sûr, mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’en tant que chômeur non indemnisé, vous avez eu le droit à l’allocation parce que nous avons neutralisé vos revenus de 2004. Mais, là, comme vous êtes sortie du chômage, on reprend en compte vos revenus 2004.
  • Oui, d’accord, mais en attendant, je n’ai pas de revenus quand même, ici et maintenant.
  • J’applique les règlements. Ce qui signifie que non seulement nous ne vous versons plus rien, mais que l’on va vous réclamer le trop-perçu.
  • Attendez… quel trop perçu?
  • En fait, depuis septembre, vous n’auriez rien dû toucher.
  • Je ne comprend pas. On vient de passer sous le seuil de pauvreté et vous me dîtes que non seulement nous n’avons plus le droit à l’allocation logement, mais en plus, il faut vous rembourser?
  • Oui, comme vous êtes indépendant, on ne peut connaître vos revenus qu’à la prochaine déclaration… en juillet prochain.
  • Oui, mais c’est maintenant qu’on en a besoin, pas dans 8 mois.
  • C’est le règlement.
  • Si je comprend bien, je n’aurais pas du tenter de m’en sortir.
  • Vous dîtes que vous prenez en compte les changements de situations, mais pour ce qui est des revenus, ce n’est pas avant 8 mois?
  • C’est comme ça, je suis désolée. Vous pouvez toujours contacter une assistante sociale. Demandez un recours gracieux sur votre dette, et comme ça, avec un peu de chance, on l’annulera.

Comme quoi, il n’y a pas de Florent Pagny qui a des motifs de se plaindre de l’iniquité des institutions françaises!

En fait, tout ça commence à me miner un peu sur les bords. Je me sens comme le rat dans le labyrinthe du labo. De temps à autre, je trouve un bout de fromage ou une décharge électrique, mais j’ai de moins en moins l’impression de maîtriser mon destin. Je trouve chiant de ne plus rien avoir de drôle à raconter. Je trouve déprimant de ne plus avoir de solution.
Chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles. Je me refuse encore à courir en hurlant alors même que je sens le sol qui se dérobe sous mes pieds.

Sans cesse, on nous présente la machine à broyer les hommes et les femmes comme une fatalité, comme l’émanation de quelque ordre naturel et supérieur, une désagréable nécessité, mais je ne vois que des personnes en face de moi, qui choisissent leur camp en espérant passer au travers des mailles du filet. J’ai parfois l’impression d’être un pion perdu dans l’ultime folie des Monty Python. Mais non, tout cela est sérieux et réel.
Je sais que je ne suis qu’une particule perdue dans le flot de ceux qui sont en train de perdre la partie. Je sais que le fonctionnement d’une société humaine est purement un choix politique et ne doit donc rien au hasard ou à la fatalité. Il y a toutes ces choses, tous ces faits, tous ces savoirs, qui permettent de comprendre qu’il y a une volonté derrière tout cela, mais quand c’est sur votre petit museau de nombril du monde que cela tombe, c’est tout de même un formidable sentiment d’incrédulité et d’injustice qui vous assaille, comme seul peut le ressentir le môme de 10 ans qui est en vous, qui a refusé de grandir et qui assiste à vos multiples métamorphoses depuis tout ce temps!

Toute mon enfance, j’ai eu une peur ignoble de la pauvreté. La peur de manquer. La peur d’être seule au monde, sans rien. J’ai été élevée par ma grand-mère, laquelle a commencé à bosser dès 7 ans et n’a connu qu’une vie de privations. Quand on vient d’une famille pauvre, on sait que l’on n’héritera que d’une histoire et d’une conscience de classe, que tout ce que l’on ne possédera jamais, on l’aura gagné, sous après sous. On sait que l’on ne peut que compter sur soi. Mais voilà, on m’a aussi inculqué des valeurs, des principes, des idées. Comme a tant d’autres, on a appris que le travail, le sérieux et la rigueur sont toujours récompensés. Que si l’on travaille dur, on s’en sort. Et que l’éducation est la clé de l’édifice.
Autant dire que je n’ai même plus de valeurs à céder à ma fille, car tout ceci appartient à un monde révolu.

Mon pire cauchemar, étant gosse, c’était quand je rêvais que j’étais nue au milieu de la cours de récré.
Aujourd’hui, je commence seulement à percevoir le sens profond de cette peur.
Me voilà nue au milieu de la cours de récré. Et il va falloir survivre!

76 réponses
  1. Fred, de L.
    Fred, de L. dit :

    … perso, j’ai la CIPAV qui me réclame 33000 euros pour les 3 dernières années. Comme si j’avais gagné autant… bon… c’est au forfait qu’ils évaluent ce que je dois. Ah… et ils envoient d’office la lettre d’huissier aussi… ça fait plaisir.

    La différence majeure avec toi, c’est que je vis en ville… et que j’ai des clients.

    Courage.

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  2. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je pense qu’ici il y a de quoi faire. Les producteurs du coin, étant justement éloignés de la ville ont des besoins en communication. La plupart vont chercher les prestataires de service pour leur com’ dans les métropoles, loin. Il y a un marché. Faut juste du temps pour s’installer… un peu de temps!

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  3. monde guerrier
    monde guerrier dit :

    Pour la caf : oui, c’est nul ce système, il y a une plus-value sur le critère officiel « chômeur » : pour ce qui me concerne, le mois en cdd ou j’ai travaillé, sans complément assedic, et gagné juste un peu moins que mes allocs pare (en- dessous du smic, sans complément assedic), la caf a diminué l’aide au logement, en répercutant un « trop-perçu » (une évaluation selon la source du revenu, et non le montant !) sur les mois suivants. Pas étonnant que de plus en plus de personnes se retrouvent à la rue ; le système est rouillé, il tend à exclure les déjà précaires, alors qu’il était là pour prévenir ou prémunir de.

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  4. Sarkoboy
    Sarkoboy dit :

    Ton experience est malheureusement paradoxale: oui, ce qui t’arrive est aberrant. Mais quelque part, elle reflete bien ce que beaucoup disent et ne trouvent pas normal: aujourd’hui, en France, celui qui ne fait rien a bien moins d’emmerdes que celui qui tente. Bienvenue au pays du social.

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  5. Marzi
    Marzi dit :

    C’est El ryu qui doit être content… tu vois, agnès, finalement, ta « positive attitude » à vouloir absolument travailler te pose plus de problème que rester à ne rien faire.

    C’est une bien triste conclusion de ce qu’est le système francais : assistanat power.

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  6. Nicolas
    Nicolas dit :

    Je n’ai pas tous les éléments en main, mais beaucoup de personnes qui ont le statut d’auteur restent inscrites sur les listes de demandeurs d’emploi. J’étais moi-même « auteur de logiciels » (rattaché à l’AGESSA) pendant un an et demi et je suis resté inscrit la plupart du temps. L’argument étant : « je recherche des clients, donc je recherche du travail, donc je suis demandeur d’emploi ». La conseillère ANPE m’a incité à aller dans ce sens (il faut dire que je ne suis pas indemnisé, donc je ne leur coûte rien).

    Nicolas

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  7. monde guerrier
    monde guerrier dit :

    Le système social et ses critères datent : il ne tient pas compte de la précarisation de tout un pan de la société. La critique intelligente, serait non pas de supprimer l’aide sociale, mais de la faire évoluer : plus réactive, plus proche de la situation réelle, actualisée, des gens, qui peuvent vairer de statuts du jour au lendemain et dont les revenus sont aléatoires. Pour illustrer sur un autre versant, l’entreprise, les charges fixes forfaitaires au niveau des taxes, me paraissent aussi inadaptées (pour les travailleurs individuels, professions libérales, tpe, pme). Bref, ce qui pousse au casse-pipe, du non-sens, est à changer, sortir de la logique de facilitation gestionnaire. Les systèmes de calculs doivent tenir compte des situations des gens, pas l’inverse.

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  8. Serge
    Serge dit :

    D’accord avec Monde guerrier. Améliorer la dépense sociale, c’est bien, mais il reste établi que ce qui réduit la précarisation, c’est l’aide sociale, pas la réduction des « charges ». On notera que ce qui est une contribution pour le contribuable est une charge pour l’entreprise… La réduction et simplification de l’impôt sur le revenu ne règlent rien, et ne favorisent que les revenus les plus haut. ( y ajouter l’allègement sur les successions, les déductions pour emploi de personnel de maison…) Depuis plusieurs années, les entreprises bénéficient de crédits ou cadeaux fiscaux énormes, sans résultat notable pour l’emploi… 80% des salariés gagnent moins de 2000 euros par mois, et 50% moins de 1500. Et des millions de personnes ne sont pas dans ces comptes… Seule la dépense sociale peut permettre à ces gens, en proportion, de ne pas sombrer, tout simplement.

    Les réformes proposées par les actuels gouvernants vont toutes dans le sens d’une réduction drastique de l’aide sociale. Le mécanisme, couplé à la précarisation des revenus, ne va pas tarder à montrer ses limites.

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  9. adisl
    adisl dit :

    La France n’est pas un pays d’assistanat mais tout simplement un pays humain, enfin tout du moins ce qu’il en reste. qui amerait se complère avec un RMI ou une ASS ou je ne sais quoi encore. Le gens demandent de la dignité. en clair, un vrai boulot avec un vrai salaire pour avoir des perspectives d’avenir. Quand on sait que l’intégration dans nos sociétés se fait par le travail. Que les chomeurs ont honte de leurs situations. quand la première question, quand tu rencontres quelqu’un, est « que fais tu dans la vie? » je me refuse à croire que les gens vivent dans l’assitanat en France. Vaut mieux être pauvre et rien foutre, que pauvre et travailler comme esclave jusqu’a que vous pétiez un plomb sur des boulots de chiens. Arretons de taper sur les pauvres ou sur le syteme social francais. et surtout, SVP, ne me sortez pas les models Anglais ou américains qui sont à mes yeux un cauchemar pour l’espèce humaine.

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  10. Hubert
    Hubert dit :

    Bonjour Agnès,

    Que te dire ? Ne pas lâcher l’état de chômeuse, comme te l’a déjà écrit un correspondant, même si tu tentes de t’en sortir. Si tu trouvais un emploi décent, tu t’empresserais de laisser tomber tes tentatives hasardeuses pour sortir de la merde. Tu dois te réinscrire comme demandeuse d’emploi puisque tu recherches toujours un revenu décent.

    Parfois je suis rêveur et j’imagine un monde moins passif où l’on rendrait coup pour coup.

    52 menacés de licenciement adopteraient l’ancien évangile de leur patron. Ils séquestreraient leur patron July comme les y exhortait la Cause du peuple du jeune Serge, organe de la Gauche Prolétarienne, vers 1970 – 1971.

    Un licencié ne se contenterait pas de grévouiller un jour en signe ténu de protestation mais logerait une balle dans la tête du licencieur. Parions que si un serial licencieur savait risquer la peine capitale sans tribunal, fut-il populaire, il y réfléchirait à deux fois avant d’envoyer des êtres humains à la casse.

    Faudra-t-il en arriver là pour changer la marche d’une société qui tue les humains par milliers à coup de dépressions, de vies brisées et de suicides ?

    Agnès, je te prie de recevoir mes salutations fraternelles.

    Hubert

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  11. Fred
    Fred dit :

    Agnès Maillard > Je pense qu’ici il y a de quoi faire. Les producteurs du coin, étant justement éloignés de la ville ont des besoins en communication. La plupart vont chercher les prestataires de service pour leur com’ dans les métropoles, loin. Il y a un marché. Faut juste du temps pour s’installer… un peu de temps!

    J’imagine que tu répondais à mon message sur l’autre fil concernant la demande pour des services de graphisme/com’ dans ta région. As-tu des données dures pour être sûre qu’il y a une demande et une demande solvable? Comment fais-tu/vas-tu faire pour les contacter, te faire connaitre? Des moyens pour réduire au minimum le coût de communication (Chambre de commerce, Rotary, fédérations, etc. pour maximiser le bouche à oreille)?

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  12. Fred, de L.
    Fred, de L. dit :

    Juste une chose que je n’ai pas dite. Je connais des gens qui ont pu rester chomeur pendant un certain temps et monter leur entreprise. C’est pas moi qui l’ait découvert, c’est un copain militant UMP qui voulait me démontrer qu’à l’UMP, ils savent ce que c’est que de vouloir réussir quand on a rien et tout et tout… mais j’imagine que depuis, le chômage doit baisser impérativement, et le régime de tolérance passé n’est plus de mise ?

    En écrivant, je m’aperçois que j’ai en effet un copain avec qui je bosse et qui a continué à toucher les assedic tout en étant libéral, pour du service aux entreprises. Ce qu’il gagnait était défalqué de ce qu’il touchait des assedic.

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  13. Jean-Luc
    Jean-Luc dit :

    Il faut tenir bon coute que coute Agnès ! Il faut du courage et de la pugnacité, même si parfois on a envie de…

    RAS LE BOL !!!

    Je me suis inscrit hier à l’ASSEDIC suite à mon licenciement eco et j’ai commençé par une erreur…

    Le type était plutôt sympa mais sourd, je crois.

    Il dit : vous dites qu’à votre age vous pensez créer votre entreprise, job… Dans ce cas vous ne serez pas indemnisé ! Attendez Monsieur, je viens de vivre un licenciement d’une rare violence et mon employeur ( Schne….) n’a pas souhaité me rémunerer mon préavis de 3 mois. Il va falloir que je trouve une solution très rapide pour « manger » et je crois que je veux tenter toutes les solutions !

    Dès aujourd’hui il vous faut être clair : ou vous cherchez un emploi « serieusement » ou vous créez votre entreprise , il faut choisir.

    Pas d’alternative avec les sourds… il faut hurler ou écrire ! Le directeur local a daigné descendre me voir et m’a expliqué qu’il n’y avait pas de problème, qu’il fallait commençer par s’inscrire et éviter de tout melanger (?) ne pas en dire trop; il faut mieux être clair qu’ambigu !

    Et tant pis pour essayer de creer en Bourgogne, et tant pis si j’ai fin. Aujourd’hui je vais adopter une nouvelle attitude devant l’ANPE. Je vais relire la définition de mon métier et bien repeter les 3 lettres de ce Métier que j’exerce depuis 20 ans DRH on ne sait jamais que j’ai une version qui ne corresponde pas au « rome » ou à la définition du conseillier…

    Lacan avait raison : le mutisme est une forme d’intelligence.

    Pensez vous que je puisse « oser » annoncer que j’ai trouvé un peu de travail (sous quel statut ???) de recrutement et d’orientation professionnelle ? Je crains le pire. Mais vraiement je ne suis pas à plaindre. Il y avait des personnes, un peu comme toi « Agnès » : radiées, ayant touchées un trop perçu… Merde, on en arrive aux larmes pour des gens qui sont injustement pénalisés.

    Maintenant le clou ! Sur ma feuille (extraction de la bécane de l’assedic) sur mes « éventuels droits » il y avait marqué : sera soumis à la nouvelle règlementation en vigueur en 01/06 (?) 2 eme erreur. Et là, j’ai explosé.

    – Comme vos droits débuterons qu’en fevrier 2005 pour cause de paiement de vos congés+carrence… vous serez ayant droit à la nouvelle reglementation. Là j’ai repris mon discours familier « psy » et je me suis « fondu  » dans un moule. Ah oui Monsieur, mais de quoi voulez vous parler… et là il se livre à voix basse. Il y a de nouvelles négos en cours avec les partenaires sociaux (illégitmes en la matière), je vous le dis mais je ne devrais pas. Vous allez passer de 36 mois de droits à 24, non plus à 57,4% de votre brut annuiel mais à54,7%.. au mieux ! Vous êtes sur ? Ben c’est ce que l’on nous dit et nous commencons à parametrer nos logiciels de simulation. Mais attendez Monsieur, tout à fait entre nous, ce serait nouveau qu’une personne morale déclare sur l’honneur … et accepte en quelque sorte un contrat bi-partite sur lequel il serait possible de revenir ! Monsieur nous l’avons déjà fait en 92 et 98. Alors je vais vous dire, Monsieur, vous pouvez marquer dans mon dossier une croix rouge ! je serai dans la rue et même j’organiserai une manifestation en Bourgogne mais cela reste entre nous . Vous avez bien raison.

    Ca m’a détendu d’écrire tout ceci , ici je n’ai pas dormi de la nuit avec ces C……..

    JL

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  14. jean-luc
    jean-luc dit :

    Agnès pour ton info

    A dijon, comme ailleurs sans doute, il y a :

    Conseil Régional, Général et communauté de communes. Tous à droite ou à gauche.

    Il ont choisis au niveau de la communauté de communes de lancer un appel d’offre via (la gazette des communes) pour le journal rédaction, mise en page … La fille habite dans la campagne de Limoges et ne se déplace quasiment jamais. C’est une petite piste.

    JL

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  15. Olive
    Olive dit :

    Deux ans de chomage et vous n’avez pas intégré toutes les ficelles de l’aide sociale française ?

    Mais alors qu’avez vous fait de tout ce temps ?

    Il faut pratiquement le faire exprès pour se retrouver sans revenus dans ce pays, et je sais de quoi je parle !

    Je connais des dizaines de personnes, (pas moi bien sur…) vivant très correctement de la charité nationale, régionale, départementale et municipale au besoin. Assez en tout cas pour ne pas se casser la tête à trouver un t r a v a i l (quelle horreur ce truc).

    De toutes façons tout ce qui coute cher est gratuit en France (médical, éducation des enfants …) Alors se coucher devant un patron pour le superflu, non merci. De toutes façons, pour le superflu un peu de black permet le beurre, les épinards et l’adsl. Il ne faut pas en abuser toutefois, c’est quand même du travail (je m’y fait pas).

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  16. Huile d'Olive
    Huile d'Olive dit :

    « Je connais des dizaines de personnes, (pas moi bien sur…) vivant très correctement de la charité nationale, régionale, départementale et municipale au besoin. Assez en tout cas pour ne pas se casser la tête à trouver un t r a v a i l (quelle horreur ce truc). »

    Eh oui, c’est toujours comme ca! Y’a aussi le « raciste, moi? » Alors que j’ai un copain noir! Olive, c’est un gars qui a del’humour, et qu’est bien cartésien: le bon sens, il est sur d’en avoir assez, hein, vu que c’est avec ca qu’il juge. Olive, il répète pas ce que lui a dit Sarko ou Sellières, Olive, il dit courageusement ce qu’il voit: des DIZAINES de personnes abusant à qui mieux mieux de la pléthorique aide sociale française…

    Olive, tu es ridicule. Ca ne tue pas, et ce qui ne te tue pas te rend plus fort: Olive, continue comme ca!

    « De toutes façons tout ce qui coute cher est gratuit en France (médical, éducation des enfants …) « 

    Tu dois avoir beaucoup d’enfants et d’ennuis de santé pour raisonner de la sorte, cher Olive! Ta connaissance de ton propre pays est assez sommaire, on le voit. Tu es toujours aussi ridicule, de plus en plus fort!

    « Alors se coucher devant un patron pour le superflu, non merci. De toutes façons, pour le superflu un peu de black permet le beurre, les épinards et l’adsl. Il ne faut pas en abuser toutefois, c’est quand même du travail (je m’y fait pas). »

    pauvre garçon…Tes sarcasmes sonnent faux, on sent le petit français aigri qui veut bien croire que d’autres, qu’ils soient basanés ou non, lui prennent tout, ses idoles de football, son travail et sa femme…

    Tu es amusant de courage: Qui est responsable: celui qui, en dix ans, a considérablement réduit la charge fiscale des revenus les plus aisés, ainsi que celles des sociétés, et précarisé à l’extrême le marché du travail? Celui qui subit le système, et s’y adapte, bien ou mal, mais en tout cas ne l’a pas voulu et n’en profite pas?

    Seulement, entre dire du mal du patron devant lequel « se coucher devant (…) pour le superflu, non merci », (toi, un type si digne et courageux, tu te coucherais donc devant un patron…?), et taper sur les pauvres et les chomeurs, tu as choisi!

    Courageux Olive! Olive for président! Mais tu l’es peut être déjà?

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  17. lecailloudansla chaussure
    lecailloudansla chaussure dit :

    Agnès, Il y a la règle et le jeu. La règle c’est celle qu’appliquent les fonctionnaires consciencieusement afin de ne pas favoriser ou défavoriser l’un par rappport à l’autre (le législateur ne prévoit malheureusement pas toutes les situations difficiles et particulières pouvant survenir, même avec les meilleures intentions). Mais le jeu ne se joue pas toujours en suivant les règles. J’ai découvert récemment qu’on pouvait déroger à toutes les règles. Il suffit de s’adresser à la bonne personne. Ma femme voulait aider une famille avec quatre enfants (menacée d’expulsion) qui vivait dans une sorte de cave insalubre et qui ne parvenait pas à obtenir un logement social. Ce qui n’a pas été obtenu par les moyens ordinaires, nous sommes allés le chercher par derrière : député, maire, assistantes sociales, pmi, etc. Et le logement est arrivé en moins de trois mois. Mais aussi, des aides non prévues ont été accordées, des dettes annulées, etc. Bref cette famille se porte maintenant beaucoup mieux, parce que nous n’avons pas respecté les règles du jeu. Peut-être est-ce que cela s’st fait au détriment d’autres familles, mais malheureusement, quand on est dans la merde, il faut en sortir. Tous les coups ne sont pas bons pour autant, mais il ne faut pas hésiter à mobiliser toutes les énergies pouvant faire pencher la balance du bon côté. C’était juste pour te dire qu’il ne faut pas perdre espoir. Il y a certainement encore quelques portes où cogner pour se faire entendre. De tout coeur avec toi, Le caillou dans la chaussure

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  18. Jean-Luc
    Jean-Luc dit :

    Olive,

    J’ai lu avec attention et etonnement ton « billet  » que je trouve au final hard ! J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’une forme d’humour grinçant que sais-je. Je vois que non ! Tes propos sont tout simplement « insultants » à l’endroit des pauvres en général de ce pays. Effectivement ca doit aller pour toi. Tenir de tels propos sur les allocations en général, pire sur « ceux » qui proffiteraient … C’est exactement les discours de coins de comptoirs bien Français ou le Front fait choux gras ! Il existe un journal spécialisé pour les amateurs, en vente en librairie et des propos comme les tiens il y en a… Bon courage

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  19. adisl
    adisl dit :

    l’olive est un gagneur, l’olive est un combattant, l’olive ne pleure pas, l’olive est indépendant, l’olive a besoin de personne, l’olive est un petit soldat, l’olive est un bon ayrien (lire vite ce dernier couplet 😉

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  20. Aska
    Aska dit :

    L’état fixe des règles du jeu qui poussent tout le monde à les contourner aussi bien les « patrons » que les « chomeurs ». Bien des solutions, souvent divergeantes, sont possibles mais la source du problème semble de plus en plus claire.

    Ca ne te servira pas à grand chose, mais je le dis quand même, je souhaite sincèrement, Agnès, voir ta situation s’améliorer.

    Répondre
  21. bomberman
    bomberman dit :

    J’imagine que dans ce genre de situations on a moins besoin de « conseils » que de taf ou de soutien moral. Un avis pourtant: Le monde de la comm est un résumé de ce qu’il y’a de pire en ingratitude dans le monde du travail; n’hésite pas à ouvrir ton activité au maximum pour que celle-ci ne soit pas encore une déception. Saisis toutes les opportunités même loin de ton coeur de métier. En 2005 on en est à survivre. Très bon courage à toi.

    Répondre
  22. Merome
    Merome dit :

    Histoire de faire de l’humour idiot à mon tour pour commenter ce noir billet :
    Mon pire cauchemar, étant gosse, c’était quand je rêvais que j’étais nue au milieu de la cours de récré.
    Fais de ton cauchemar une réalité, et poste les photos sur internet => tu seras riche…

    Répondre
  23. jean-marc
    jean-marc dit :

    Bonjour Agnès,

    Le plus urgent. Dès que vous avez votre notification de trop perçu, faire une demande de neutralisation de ce trop perçu. Cela passe généralement. Hier une personne est venue me voir dans mon asso. Cette personne fait des petits contrats par semaine + recçoit les assedics. Recalcul des assedics et trop perçu ! Ils demandaient 2200 euros de remboursement. La personne contacte les assedic et refuse de payer. Les assedic prennent en compte la demande de la personne et lui font une remise partielle de 1900 euros.

    Ce que vous devez faire est une demande par écrit en demandant de passer par asd/apl (commission qui examine les recours pour la caf).

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  24. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    pourquoi faut-il une limite de temps à l’allocation de chômage ? Bon courage

    Pour éliminer le maximum de gens.
    C’est à cela que servent les critères.
    Et c’est ainsi que moins d’un chômeur sur deux est indemnisé par l’UNEDIC, le reste se partageant entre la solidarité nationale et … rien. Parce que même pour la solidarité nationale, on trie. Il me manque quelques semaines pour l’ASS, mais toutes les autres, j’ai cotisé de la même manière que si j’étais « éligible ». Et c’est le cas de plus en plus de salariés. Et la nouvelle convention UNEDIC, en faisant de nouveau porter tout l’effort sur les seuls chômeurs (les seuls qui ne sont pas invités à la table des négociations, alors qu’ils sont les premiers concernés…), va aggraver encore plus les difficultés d’accès aux indemnisations. Encore quelques réformes, et on pourra définitivement liquider l’UNEDIC qui n’aura plus personne à indemniser pour cause de critères trop restrictifs!

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  25. Fred, de L.
    Fred, de L. dit :

    Je ne suis pas historien mais… tout de même, je rappelle une chose ou deux.

    • Les premières assurances chômages étaient organisées par les syndicats, il s’agissait d’une solidarité organisée entre les salariés, financée par les salariés. La durée d’indemnisation était très très très limitée, car la « caisse » était très limitée forcément.
    • Petit à petit, les employeurs ont été amenés à participer, et la gestion est devenue nationale, et est donc devenue « paritaire », le rapport de force salariés/patrons se jouant donc au niveau d’une commission… c’est complexe, je ne connais pas le tiers du quart de la méthode de fonctionnement de ce truc, mais c’est juste pour dire que c’est à ce niveau que les choses se passent pour la répartition des dépenses et des recettes.
    • Le rapport de force est aujourd’hui très nettement en faveur des « patrons », a tel point que par on ne sait quel miracle, des syndicats de salariés se rangent systématiquement du côté de l’avis de ces patrons, soit disant « parce qu’il n’y a pas d’autres solutions, il faut voir la vérité en face et ne pas se la cacher ».
    • Conséquence de ce rapport de force, le financement de cette chose devient de plus en plus difficile… et donc, de fait, les indemnisations sont de moins en moins possibles.

    Pourquoi je dis tout cela ?

    • Parce que je voulais rappeler que l’assurance chômage n’est pas une chose « naturelle ».
    • Parce que je voulais rappeler que vivre en société, c’est vivre avec d’autres personnes. Et quoi qu’on en dise, la façon de vivre ensemble n’est pas déterminée par une main invisible, mais par une succession de choix de société, de décisions POLITIQUES.

    Tout est POLITIQUE, même dans l’administration, et surtout dans un Etat, et dans un Pays de plusieurs millions de personnes.

    Si le Pays tout entier décide que les chômeurs doivent avoir les moyens de subvenir à leur famille pendant toute la durée de leur inactivité, quelque qu’elle soit, le Pays le fera, n’en déplaise aux capitalistes de tout poil… Comment ? En s’endettant ? Non, pas forcément… On s’endette parce qu’on le veut bien… On peut aussi décider que les surplus alimentaires ne seront plus détruits, on peut décider pleins de choses… on peut même décider de tout collectiviser (les banques par exemple… ou les autoroutes…). Ce sont des choix de société, pas des choix imposés par la fatalité.

    Etienne Chouard a publié deux nouveaux textes ces jours-ci. N’hésitez pas à aller les lire, car il met très clairement le doigt sur ce qui bloque notre société, sur ce qui l’empêche (notre société) de faire les choix du plus grand nombre.

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  26. Fred, de L.
    Fred, de L. dit :

    Je lis Le Diplo dans le bus… ça me prend 15 jours-3 semaines pour tout lire… et dans le n° de décembre, il y a aussi un article qui parle d’un film soviétique… que je n’ai lu qu’hier soir. Le Cuirrassé Pothenkim… Bon… j’dois faire des fautes. L’article passe les trois quarts de sa durée sur les circonstances de la période historique décrite par le film. La révolte manquée de 1905 contre le tsarisme. J’ai trouvé ce bout d’histoire terriblement actuel.

    En très résumé.

    • Les salariés d’alors réclament des libertés supplémentaires,
    • Le pouvoir voit cela comme une remise en cause et refuse,
    • Les travailleurs s’organisent et réclament encore plus,
    • Le pouvoir commence à réprimer, en durcissant la loi, en interdisant les syndicats… en arrêtant des gens…
    • Les travailleurs réagissent, manifestent…
    • Le pouvoir réprime, par la force. Des milliers de morts…

    Jusqu’en 1917 où il y a eu ce qu’on sait…

    Pourquoi est-ce que je trouve ça actuel ?

    • Parce qu’à mon avis nous n’en sommes qu’à la première phase… et que les autres vont arriver… forcément…
    • Vous lisez les développements sur la torture aux US ? On s’aperçoit qu’en fait, nos gouvernements européens ont signé des accords avec les américains leur permettant (aux américains) de faire transiter leurs prisonniers sur le territoire européen… dès 2003… et tous ces gvts savaient déjà que la torture était utilisée par ces mêmes ricains.
    • Si la torture devient « normale », que les conventions internationales ne sont bonnes que pour les autres, et que l’ONU ne sert qu’à faire plier des pays qui n’obéissent pas au doigt et à l’oeil au pays les plus forts… en quoi la répression du plus grand nombre serait choquante ?
    • Tout cela pour dire qu’il y a radicalisation… pas du plus grand nombre… mais du « pouvoir »… qui ne semble plus avoir aucunes limites morales.

    A propos de la torture : Les articles qu’il y a là : http://www.dedefensa.org/section.php?section_id=1 Et aussi celui là : http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=2241

    Pourquoi je vous ai dit tout ça ?

    • Parce que ça me travaillait… et lire la dureté de ce dont nous fait part Agnès m’a aussi inspiré quant à la dureté de ce qui se passe au plus haut niveau.
    • Parce qu’il y a des parallèles qu’il faut faire avec le passé, de plus en plus, pour réagir plus vite et mieux que ce qui s’est passé au début du siècle dernier.
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  27. Samestory
    Samestory dit :

    « Je lis Le Diplo dans le bus »

    Moi aussi, depuis 87…je vous livre un extrait:

    « Avec 10.7% de la population active, la France comptait en janvier 133000 chomeurs de plus. Ces chiffres viennent conforter les inquiétudes exprimées lors des manifestations et des grèves du service public. Apparemment plus préoccupé de favoriser les privilégiés (…), le gvt de Mr Chirac voit monter les résistances à son projet néolibéral, calkqué sur le modèle qui fit faillite aux USA et en Angleterre »

    Février 1987…

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  28. jean-marc
    jean-marc dit :

    Fred de L, {{ Tout est POLITIQUE, même dans l’administration, et surtout dans un Etat, et dans un Pays de plusieurs millions de personnes.}}

    Oui mais c’est tout dire et ne rien dire. Ce n’est pas une critique envers ce que vous dites mais envers ce genre d’arguments qui m’agace. Il y a ce qu’on dit et la réalité vraie ; ces trop nombreuses lois qui produisent et définissent la réalité pour des millions de personnes.

    La réalité vraie c’est la situation que rencontre agnès. Dans les assos de chômeurs, on commence a bien connaître ces textes qui sont là pour pourrir la vie des gens et je ne parle même pas du scandale que le rmi soit un revenu différentiel, que de nombreuses allocations sont différées avec un mois de retard, que l’on recalcule vos droits par le système de la rétro-activité comme dans le cas expliqué ci-dessus pour quasi n’importe quelle raison.

    Personne ne dit rien. Tout le monde laisse faire depuis trop longtemps ! Et c’est exaspérant. Tant que l’on n’aura pas compris que la racine du problème ne vient pas du discours ou de la manière dont on présente les choses mais des textes de loi produits et que c’est sur eux qu’il faut intervenir parce que c’est eux qui définissent la réalité de milions de gens. Les choses n’avanceront pas beaucoup.

    {{ Le rapport de force est aujourd’hui très nettement en faveur des « patrons », a tel point que par on ne sait quel miracle, des syndicats de salariés se rangent systématiquement du côté de l’avis de ces patrons, soit disant « parce qu’il n’y a pas d’autres solutions, il faut voir la vérité en face et ne pas se la cacher ».}}

    Le rapport de force est en faveur des patrons parce qu’ils ont compris deux principes :

    • la contractualisation des rapports sociaux (un contrat de travail et une convention collective règlent certains de ces rapports).
    • La législation qui vient réguler cette contractualisation qui selon le libéralisme doit être toujours contournable.

    Ce qui revient en fait à faire du texte de loi une double face bien utile :

    • Il sert de règle : « c’est la règle et on n’y peut rien ! »
    • Il sert d’appui pour faire sauter à juste titre cette même règle trop contraignante et en créer une qui correspond mieux au marché laissant donc à l’état les droits régaliens.

    Jusqu’à il y a quelques années, il était encore possible de compter sur les partis politiques comme moyen pour modifier ces fameux textes de lois et obtenir un rééquilibre certain. Or il est avéré qu’aujourd’hui on ne peut plus compter sur ces partis politiques. C’est ce qui creuse le fossé parce que s’il n’y a plus la politique pour infléchir un texte de loi ; que reste-t-il aux citoyens ? Un avocat ? Mais il interviendra sur les tournures du texte ; une association de chômeurs ? Elle ne fera pas mieux que l’avocat et en moins bien faute de formation ; sa propre personne ? Il ne reste que la révolte et le dégoût personnel ; et toutes ces associations, regroupements qui fuient les partis politiques ? Quel est leur poids réel ? Mais il faudra bien, qu’un jour ou l’autre, soit repris cette question du texte de loi donc du politique.

    Parce qu’il n’est pas vivable, et cela n’engage que moi, de continuer ainsi. A se placer en-dehors. A ne pas vouloir intervenir pour critiquer, certes, c’est un besoin, mais un jour il faudra bien revenir sur cette place de la définition des textes de loi… En un sens, c’est nous qui laissons le rapport de force se déséquilibrer en faveur des patrons et du reste.

    Répondre
  29. Fred, de L.
    Fred, de L. dit :

    Parce qu’il n’est pas vivable, et cela n’engage que moi, de continuer ainsi. A se placer en-dehors. A ne pas vouloir intervenir pour critiquer, certes, c’est un besoin, mais un jour il faudra bien revenir sur cette place de la définition des textes de loi… En un sens, c’est nous qui laissons le rapport de force se déséquilibrer en faveur des patrons et du reste.

    Quand j’écris « tout est politique » et que j’insiste en le mettant en gras… ou, ça fait creux. C’est vrai. Cependant, j’ai tout de même ajouté une ouverture, les textes d’Etienne. Et ces textes disent quelque chose. Enfin… ses textes permettent de conclure une chose qui correspond aussi à votre conclusion, sans que la chose soit encore dite assez clairement :

    • Tout est politique, mais la politique nous a été confisquée. (c’est Etienne qui le dit, d’une certaine façon)
    • Ces hommes que l’on dit politique n’en ont plus que le nom. (c’est vous qui le dites, quand vous faites part de votre désarroi)

    Le texte de loi n’est rien sans la volonté populaire. « Par le Peuple, Pour le Peuple » comme le dit la formule.

    C’est vrai, cet après midi, je squatte un peu le blog d’Agnès… et je squatte certains fils de Bellaciao aussi… du mal à bosser… mais bon… pourquoi je tiens à faire ces interventions, qui peuvent paraître fumeuses. C’est pour rappeler encore, parce que ça me semble important, que la chose politique est une chose noble et qu’il ne faut pas hésiter à en parler, encore et encore, à la réhabiliter, pour qu’il ne soit plus risible d’avoir une opinion politique, d’avoir peur de faire rétrograde, simplement parce qu’on utilise les termes « capital » et « travail » et qu’on explique que le noeud du problème, c’est bel et bien que les Kapitalistes en veulent toujours plus et que c’est à notre peau à nous qu’ils en veulent…

    J’aime la période actuelle. Le foisonnement partout pour ces idées. Je n’aime pas la période actuelle. Pour le nivellement qu’impose le Pouvoir à tous les niveaux, culturel, social… le plus important, avant l’économique… enfin… bon. On pourrait en débattre. Aussi.

    Merci pour votre réponse 🙂

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  30. jean luc
    jean luc dit :

    Je ne cherche pas à en rajouter mais tout de même. S’il y a une « organisation » qui n’a rien de « paritaire »c’est bien l’UNEDIC. Son fonctionnement est troublé « volontairement par le tendem Patrons/Syndicats. Je confirme :ils se partagent le « gateau » et il est beau et « refusent » (négos de 1992) que les interressés soient representés. J’entends 21 milliards d’€ de déficit à l’UNEDIC pour 2005, c’est à dire 14% de plus que l’an dernier … S je compte bien : Sortie = 2 milliards d’€ par mois = le cout total du versement de l’ASSEDIC aux chomeurs Entrées = 29 millions de cotisants mensuels (en moyenne sur l’année) Retenues moyennes par mois et par salariés = 89 €

    Donc 29 millions X 89 € = 2.436 millions et je parle pas de la part employeur… qui, par salariés verse 107 €…

    Alors pour indemniser les malheureux 2 millions 460 chômeurs, je crois qu’il ne « devrait  » pas y avoir trop de problème. Pour reparler dessert… On comprend mieux le pouquoi = pas de paritaire, manquerait plus de partager avec les gueux ! Crise sur gateau = allez une seule fois à une commission formation « dite » paritaire, là, le gaspillage est à vomir ! J’peux vous dire qu’un pays comme la France à les moyens de se payer « ses » chômeurs et plus… Un cas de gaspillage d’argent du contribuable et du salarié; le mien. Je viens d’être licencié du jour au lendemain de SCHNEIDER ELECTRIC (sté qui perd beaucoup d’argent, c’est bien connu) pour motif « personnel » (?)Pas facile de faire avaler cela à l’ANPE ni à lASSEDIC, bon je suis cadre donc je prends un avocat (5000 € la procèdure) un détail. Plus de salaire depuis 3 mois. En faite, je suis licencié par une DRH de filiale « americaine » qui ne me connait pas et hop, comme là bas… du vent on a plus besoin …

    Qui va payer (au delà du paiement psychologique) ? L’ASSEDIC et ce pendant 700 jours… et SCHNEIDER = 0 On commence à voir pourquoi il y déficit , non ? Ce cas qui est le mien il faut le multiplier par combien chaque jour ? Alors pour l’avenir, il en va du système de l’UNEDIC, avec les plans de masse qui tombent chaque jour et ceux qui seront annoncer très prochainement, sans être financier , je déclare que l’UNEDIC sera en déficit previsionnel de 60 milliards d’€ en 2006. JL

    
                                    Répondre                
  31. faite la fete
    faite la fete dit :

    « c’est de moins en moins la fête du slip à la maison »

    Je connaissais pas l’expression! Ca consiste en quoi, la « fête du slip »? J’avoue que ca m’interesse…

    (J’ai honte, mais bon, j’ose pas lire « voici » ou le « nouvelobs », hein…)

    Est ce que ca a un rapport avec la « fête de l’entreprise » chère à Mme « j’aime ma boite » Parisot?

    Répondre
  32. Nicolas
    Nicolas dit :

    Selon quelle source les 21 milliards de déficit de l’UNEDIC ? Moi j’en étais resté à 13,8 milliards. C’était peut-être en 2004, en tout cas, de 14 milliards à 21, il y a plus de 14 % d’augmentation. Et les 13,8 milliards représentaient un déficit cumulé depuis 2001 ou 2002 je sais plus, pas un déficit sur une seule année.

    Répondre
  33. jean-luc
    jean-luc dit :

    Tu as raison, 3 sources différentes ce jour :

    France – Info 21 Mds Le Parisien = 32 Mds M6 CAPITAL DIMANCHE 28 Mds Tu peux retrouver ces chiffres sur le bilan triennal de l’ASSEDIC (qui reprend 5 ans ) Aussi en données « stables » c.a.d chiffres certains (donc pas simple) c’est 14% d’augmentation du déficit et…. heureusement, le chômage baisse depuis 7 mois, avec un peu de chance, le déficit devrait augmenter (si l’on en revient aux PSE énormes annoncés 684000 personnes en 8 mois) et il ne vont pas en retraite mais passent bien par la case départ c’est à dire l’ASSEDIC. Un rien par rapport à demain ! Difficile d’être au chômage et être au MEDEF et Vice président de l’APEC et connaître cette réalité . Moi, je vous le dit – les chômeurs doivent s’attendre (ces fainéants) à une baisse drastique de leurs droits, quand je dis drastique c’est presque de l’humour… Donc Agnès dans 18 mois , nous allons être nombreux… Tiens mets toi sur la une ils en parlent…. 14 millions par mois de détournement d’ASSEDIC alors jene suis toujours pas financier, plutôt PSY mais 14 millions X 12… JL

    
                                    Répondre                
  34. jean-luc
    jean-luc dit :

    J’aime pas la violence ni l’agressivité et encore moins le subir sur les ecrans. Alors dernier mot pour celui qui ne sait pas ce qu’est une redistribution de profits (ca on ne le fait pas au restos du coeur)

    A propos de la redistribution des profits. Sémantiquement, elle implique qu’il faut d’abord faire des profits puis les redistribuer.

    Faire des profits, c’est quoi ? Un rappel : les salaires ne sont pas une charge pour les entreprises mais la part de la richesse créée restituée à ceux qui la créent en paiement de leur force de travail.
    Si le « profit » est défini comme ce qui reste de la richesse après paiement de toutes les charges liées à la création de cette richesse, il est indispensable de savoir ce que sont ces charges. Dès lors qu’on accepte le salaire et le salaire différé (cotisations sociales) comme partie intégrante des charges, on rentre dans un engrenage dangereux, le discours largement dominant qui fait du profit ainsi défini la seule mesure de la réussite et pousse donc à accepter la réduction a minima de la rémunération des marchandises mises en oeuvre, travail humain inclus. Ceci vaut pour les salariés français mais aussi pour tous ceux qui participent à la création et à la fourniture des marchandises, notamment dans les pays où la pauvreté permet un continuel chantage à la survie.
    Il vaudrait peut-être mieux modifier notre vocabulaire pour tenter d’influer sur la réflexion de ceux qui nous lisent ou nous écoutent.
    Dire qu’il est indispensable de répartir les richesses produites par le génie humain entre tous les hommes. Mais pour commencer, il serait bon de rappeler que derrière chaque richesse créée, il y a du travail, et que ce travail est le fait d’êtres humains. ce ne sont pas les dividendes qui créent les richesses, ce sont les « gens » !
    Et de rappeler aussi que le seul but acceptable de cette production de richesses est le mieux-être de tous, et non l’accaparation par quelques uns de la majeure partie des moyens de se procurer ces biens, ou l’accumulation des moyens de produire encore plus pour accumuler plus de moyens de produire plus pour accumuler plus de moyens de produire plus… Cette spirale délirante entraîne la planète dans un tourbillon épuisant et morbide. Plus prosaïquement, ici, chez nous, on pourrait dire, répéter, marteler,

       - que les cotisations sociales font partie du salaire et que chaque baisse de "charges" est,              en réalité, une ponction sur le revenu du travail.            - que la richesse d'un pays se mesure à la richesse de ses habitants et non aux dividendes              distribués par ses entreprises.            - que les services publics, les infrastructures, les bâtiments publics font partie de la richesse              des habitants d'un pays, et qu'en les laissant se détériorer, c'est notre patrimoine qu'on gaspille.            - que les prix bas des produits venus d'ailleurs divers sont le signe de notre complicité à              l'exploitation et au renforcement de la misère dans ces ailleurs.

    Demander

       - que les salaires soient comptabilisés comme profits. Après tout, c'est leur vraie place,              puisqu'au final la richesse créée ne l'est jamais que par l'intervention humaine (travail)              sur de la matière première ou des produits finis. Et c'est vrai y compris du tertiare et              des services. Une maison propre, une ville propre, ça fait partie de la richesse. Il n'y a              qu'à comparer les pays d'abondance et les pays de disette, les quartiers huppés et la "zone" !            - que les marchandises soient payées à leur juste prix, celui qui permettra à ceux qui les              ont créer de vivre convenablement.            - que soit appelé "profit" la différence entre les dépenses matérielles (fournitures, matériaux,              machines, loyers, eau, gaz, électricité.......) et les entrées comptables            - que le profit ainsi dégagé soit redistribué entre les salariés qui ont participé directement à              la création de cette richesse-là (on peut appeler ça des salaires), les habitants des pays dans              lesquels cette richesse a été créée (on parlera d'impôts et de cotisations sociales solidaires),              l'entité qui a permis cette création (on parlera d'investissement), et, même les gens qui ont              donné de l'argent pour permettre de créer l'entreprise (on parlera de dividendes).

    Voilà les quelques réflexions qui me viennent et que je vous offre en partage !

    
    

    Au fait… Je n’appartiens pas au groupe ATTAC, je ne suis pas spécialement frustré, et je pense que la lutte est profondément idéologique ! Tant que la majorité restera convaincue qu’il faut passer sous les fourches caudines d’un libéralisme économique incontournable et oubliera qu’il n’y a aucun système définitif et obligatoire, il n’y aura pas de fondement solide à une mutation…

    Bon courage à tous.

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  35. Alain
    Alain dit :

    J’arrive toujours pas à comprendre comment on peut atteindre le seuil de pauvreté tout en ayant l’éléctricité, le téléphone, l’adsl, l’hebergement web, l’ordinateur et surtout le temps de bloguer.

    Quand on est au bout du gouffre, on a un peu d’autres occupations que de surfer sur le net à chercher des infos sur des sujets non vitaux ou de répondre aux commentaires des lecteurs.

    En France en particulier et en occident en général, le seuil de pauvreté est tellement élevé (quoi ? tu as pas de bagnole ni de tel portable ? tu es pauvre) que je me demande quel nom on pourrait donner aux africains qui n’ont ni eau, ni electricité, ni toit, ni pleins de trucs qui pour nous occidentaux paraissent si indispensables alors que c’est rien.

    Le plus drôle c’est quand Agnès parle de décroissance.
    ça me fait loler pendant une bonne minute.

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  36. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Mais c’est tout simple : la pauvreté n’est pas un état permanent. Il y a 3 ans, je gagnais ma vie en travaillant consciencieusement. J’ai donc accumulé des petites choses. Quant au concept de pauvreté, tu sais très bien qu’il est relatif, parce que les niveaux de vie, le prix des choses, les biens disponibles, rien n’est comparable. Ainsi, dans notre pays, 1/3 des SDF travaille. Donc on peut avoir un salaire au minimum légal, voire au-dessus et être pauvre, parce que le prix des logements est tel que cette chose élémentaire est inaccessible.
    Ca veut dire quoi être pauvre en France? C’est arriver à un tel niveau de revenu que les besoins élémentaires ne peuvent plus être couverts. Chez nous, cela correspond à un logement, ce qui implique des assurances obligatoires, l’eau, l’électricité. Nous pourrions effectivement réduire encore les frais généraux en vivant dans une cabane dans un bois, mais dis-moi, dans ce pays, quelles sont les chances de réinsertion sans téléphone, eau et électricité?
    Et toi, quel est ton niveau de pauvreté? A quel moment tu vas trouver que tu as des difficultés majeures à couvrir ton panier de besoins nécessaires? Jusqu’où te sens-tu réellement capable de serrer la ceinture? A quel moment tu vas paniquer? A quel moment tu vas te dire que c’est peut-être cuit pour ta gueule?

    Répondre
  37. Alain
    Alain dit :

    Je commencerai à paniquer quand j’aurai pas de toit et de quoi manger.
    Sachant que je suis proprio, il me reste juste à trouver de quoi payer les charges, la taxe d’habitation et de quoi manger, c’est à dire 300 euros / mois, le rmi suffit amplement pour payer ces frais.
    Tout le reste est inutile.
    Le reste c’est l’éléctricité, l’eau courante à domicile, le téléphone, l’internet, la bagnole, la télé et d’autres trucs idiots sans importance.
    Tout ça c’est du confort de pays occidentaux mais n’a rien de vital.

    La France est un pays d’enfants pourris gatés traités en tant que tel par les politiques qui refusent d’expliquer que le monde a changé et qu’on ne peut plus vivre sur le fruit du passé.
    La France vit avec des règles qui datent de 30 ans voire plus, alors que le monde actuel n’a plus rien à voir.
    Des corportations se battent pour garder leurs privilèges (qui datent de 50 ans) et pour ne rien changer au status quo, mais à force d’immobillisme, la France s’appauvrit et ils n’auront plus rien à récupérer.

    C’est ce que tu fais à ton échelle, tu veux garder la vie de chateau, alors que tu n’as plus les moyens. Au lieu de t’adapter en faisant des coupes secs et de reconstruire avec ta réalité d’aujourd’hui, tu ressasses le bon vieux temps, le « c’était mieux avant » et tu gardes ton niveau de vie actuel en espérant de jours meilleurs qui n’arriveront pas.

    Faut vivre dans sa réalité et non pas dans l’idée qu’on se fait de la vie qu’on fantasme, sinon on tombe de très haut.

    Répondre
  38. Droop
    Droop dit :

    « Le reste c’est l’éléctricité, l’eau courante à domicile, le téléphone, l’internet, la bagnole, la télé et d’autres trucs idiots sans importance. Tout ça c’est du confort de pays occidentaux mais n’a rien de vital. »

    Mais bien sûr !

    Tu ferais moins le malin sans tout çà ! C’est vrai que l’eau courante c’est vraiment un confort de petit occidental égoïste, d’ailleurs, les somaliens s’en passent avec joie ! N’importe quoi !

    Répondre
  39. jean luc
    jean luc dit :

    Agnès,

    Les commentaires « negationistes » genre : je ne comprends pas…. seuil de pauvreté, tel, électricité, rmi… c’est de l’humour ? de la dérision ? je prends l’exemples d’Alain par exemple. Parce que c’est quand même hard comme remarque et moi je ne m’inscris pas du tout dans ces « pointages du doigt ». Jean-LUC

    Répondre
  40. Fred, de L.
    Fred, de L. dit :

    C’est ce que tu fais à ton échelle, tu veux garder la vie de chateau, alors que tu n’as plus les moyens. Au lieu de t’adapter en faisant des coupes secs et de reconstruire avec ta réalité d’aujourd’hui, tu ressasses le bon vieux temps, le « c’était mieux avant » et tu gardes ton niveau de vie actuel en espérant de jours meilleurs qui n’arriveront pas.

    Je crois qu’Alain a raison. Il faut accepter une bonne fois que la pauvreté, c’est la seule solution pour tout le monde… en France… qui vit au dessus de ses moyens depuis 30 ans. La voiture, c’est plus pour nous… c’est pour personne d’ailleurs. Internet non plus d’ailleurs… Internet, c’est de l’onanisme intellectuel, c’est mal, ça ne sert à rien, c’est un truc pour gosses découvrant la sexualité en fait. D’ailleurs, tous ceux qui ont voté non le 29 mai sont des ados mal dégrossis qui n’ont rien compris à la vie et qui ont trop utilisé Internet.

    Bon… le monde devient d’un seul coup terriblement triste.

    C’est vrai, si on prone la décroissance, il faut accepter de moins consommer. Mais est-ce que moins consommer, ça veut dire ne même plus avoir de travail, ne plus pouvoir échanger avec les autres ? Parce que ce n’est pas la première fois qu’Alain fait remarquer qu’il trouve ça inconcevable que des gens puissent faire le choix de conserver Internet et d’y discuter plutôt que de… de quoi ? d’aller dans une usine de confection dans le Nord de la France pour bosser à 3 centimes de l’heure, comme ces chinoises qui savent elle ce que c’est que la vraie vie ?

    Ca fait bizarre. Je sais qu’Alain n’a pas complètement tort. Oui, c’est vrai, la vraie pauvreté, c’est celle qui fait qu’on est à la rue. Mais quand on en prend le chemin, est-ce qu’il faut pour autant ne pas en discuter, ne pas échanger, ne pas se cultiver ? Est-ce que la seule issue à tout cela, c’est de tous devenir des fourmis au service de la fourmilière ? Sans conscience et sans passion ?

    En fait. C’est impressionnant la suffisance de son message.

    Répondre
  41. dom
    dom dit :

    Une idée comme ça : ouvre un compte paypal ou équivalent, et mets un lien depuis ton blog. Ca ne te fera pas vivre, mais tu as des lecteurs qui pourront te soutenir – pas par pitié, mais parce que ce qu’ils apprécient énormément ce que tu partage avec eux. Bon courage en tout cas.

    Répondre
  42. Alain
    Alain dit :

    Ce qui est surprenant, c’est qu’après 2 ans de chomage et toujours pas de boulot au bout, tu commences à penser à l’éventualité que tu sois pauvre alors que c’était évident que tu le deviennes le jour même de ton licenciement.
    Un peu la même réaction de T.Breton qui après 20 ans d’explostion de la dette de l’état, découvre qu’elle a atteint 2 000 milliards et qu’il est peut être temps d’agir et de faire de la pédagogie salutaire pour tous.
    Sauf que dans les 2 cas, c’est trop tard.
    Vous continuez à vivre avec les fruits du passé tout en refusant la réalité économique de la situation « c’est que des chiffres tout ça, ça veut rien dire ».
    Dans un sens c’est logique, la France est à l’image de ses habitants et ton cas n’a rien de particulier mais bien représentatif de ce qui se passe depuis quelques décénnies.

    Pour terminer, laissez moi rire avec le compte paypal, si on va dans ce sens, je vais en ouvrir un pour que vous financiez mon séjour de ski que je pourrai pas me payer à cause de ma perte de pouvoir d’achat. Sauf que j’assume de ne pas avoir les moyens et pour cette année, pas de ski.
    Pour moi, la vie de chateau sera pour une autre fois et je l’accepte.

    Agnès, tu devrais faire pareil, accepter ta situation actuelle et dépenser ton énérgie autrement qu’en refusant d’affronter ta réalité.
    Tout ira bien après.

    Répondre
  43. Fred, de L.
    Fred, de L. dit :

    Alain : Un peu la même réaction de T.Breton qui après 20 ans d’explostion de la dette de l’état, découvre qu’elle a atteint 2 000 milliards et qu’il est peut être temps d’agir et de faire de la pédagogie salutaire pour tous. Ca fait 20 ans que tous les gvts font la même pédagogie… T. Breton n’est pas le premier à faire son cinéma. N’empêche que ce sont les mêmes banques qu’on sollicite à chaque fois et les mêmes actionnaires qui vivent grace aux intérêts payés. Comme dirait un flic sorti de l’école : « à qui profite le crime ? »… certainement pas aux RMIstes…

    Alain : {{Agnès, tu devrais faire pareil, accepter ta situation actuelle et dépenser ton énérgie autrement qu’en refusant d’affronter ta réalité. Tout ira bien après.}}

    Là tu es inutilement paternaliste, voire insultant. Agnès ne m’a jamais donné l’impression de ne pas se battre. Mais visiblement, la voir TE résister te rend inutilement méchant… Des relents de machisme ? En plus d’être réac, en plus tu serais donc… enfin… comment le dire sans choquer ?… enfin… bon… faut voir la vérité en face et accepter que des gens même cons nous la disent… c’est la dialectique du ministre de l’intérieur que je récite… et donc… oui, je crois que je t’ai compris.

    Répondre
  44. Alain
    Alain dit :

    Les gens qui font tout un cinéma pour demander aux autres de faire des efforts pour maintenir leur propre niveau de vie au lieu de s’adapter à la nouvelle réalité m’énervent au plus haut point.
    Ca concerne aussi bien les nantis de la classe politique que les chomeurs qui veulent continuer à recevoir leur indemnité sans limite, ou les agents de la sncf avec une grève tous les 2 mois.
    C’est systématiquement les autres qui doivent faire un effort, personne ne se remet jamais en cause : mon niveau de vie a baissé ? c’est aux autres de payer pour que je le maintienne.
    On voit ce que ça donne, compte paypal pour certains, creusement de la dette de l’état pour d’autres, mais personne pense un instant de changer son propre mode de vie.

    Agnès peut actuellement être considérée comme pauvre, alors si elle change pas son niveau de vie avec des coupes drastiques, elle se surendettra et on sait ou ça mène.

    J’entends déjà ceux qui disent « on est en France un pays riche, on a une dignité à garder », mais je vois pas en quoi avoir l’eau, l’electricité, le téléphone, l’adsl et tout un autre tas de choses inutiles a un quelconque rapport avec la dignité.
    Un toit et de quoi manger suffit pour en avoir.

    Répondre
  45. dom
    dom dit :

    Maintenir un blog et participer à une certaine communauté qui partage (des textes, de la musique ou quoi que ce soit) peut mériter une reconnaissance, et il me semble que le travail d’Agnès sur ces pages correspond à ces critères. Je suis certain que je ne suis pas le seul ici à le penser (pourquoi liraient-ils ce blog autrement ?). Cette reconnaissance peut être symbolique (un post d’encouragement, une estime personnelle) ou prendre une autre forme, comme une petite subvention sur un compte paypal. Ce n’est en rien de la pitié, c’est une reconnaissance du travail accompli et de ce qu’il m’apporte. Dans d’autres conditions, on achète un bouquin, un journal, on va à un concert ou… on paye un coup à boire. Ce n’est rien de plus – mais rien de moins.

    Répondre
  46. réponse à Alain
    réponse à Alain dit :

    « En France en particulier et en occident en général, le seuil de pauvreté est tellement élevé (quoi ? tu as pas de bagnole ni de tel portable ? tu es pauvre) »

    Dans ton monde, Alain, seulement dans ton monde. C’est dans ta tête et ton milieu que l’on est pauvre quand on a pas de bagnole ou de portable.

    http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=270 ou http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=343

    « En France, un individu est officiellement considéré comme « pauvre » quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 602 euros, le seuil de pauvreté étant défini comme la moitié du revenu médian. Pour tenir compte de la composition des ménages, on élève ce seuil en fonction du nombre de personnes du foyer (adultes et enfants, l’âge de ces derniers, plus ou de moins de 14 ans, entrant également en compte). Par exemple, un couple avec deux enfants en bas âge est pauvre si ses ressources ne dépassent pas 1 264 euros mensuels. En 30 ans, le seuil de pauvreté exprimé en euros constants de 2001 (inflation prise en compte) a été quasiment multiplié par deux, suivant en cela l’évolution du niveau de revenu médian global.

    Ces seuils doivent être utilisés avec beaucoup de précaution, comme une mesure officielle qui n’a rien d’objective ou de naturelle. En utilisant le seuil de 60 % du revenu médian, comme le pratique l’institut de statistique européen Eurostat, à la place de 50 % (comme c’est le cas en France), on multiplie par deux ce taux, qui passe de 6,1 % à 12,4 %. Qui a raison ? Personne : aucune des deux mesures n’est « meilleure » que l’autre. Aux Etats-Unis, on préfère d’ailleurs définir le niveau de pauvreté en fonction des produits et services jugés indispensables. D’ailleurs si, dans des sociétés marchandes, l’argent demeure souvent le nerf de la guerre, il ne fait pas tout : la mesure française de la pauvreté fait encore l’impasse sur beaucoup de critères, comme la privation de logement, de soins ou d’accès à l’école et la culture, pour lesquels le revenu de référence (les 602 euros) ne suffit pas toujours. On notera enfin qu’en 2005 on ne connaît toujours que la situation qui prévalait de 2001, dernière année d’un cycle de forte croissance… »

    Ca t’embête tant que ca que les pauvres aient internet? Comme il y a des signes extérieurs de richesse, il y en aurait de pauvreté? Tant que t’es pas à la rue, sans manger, t’es pas pauvre?

    Alain, un pauvre, c’est pas une épave. Tu peux apparemment même pas imaginer ce que c’est, d’ailleurs…je comprends même pas pourquoi tu réponds à ces messages, d’ailleurs, puisque elle n’est pas pauvre selon tes critères…

    Répondre
  47. jean luc
    jean luc dit :

    Je lis sur ce « blog » depuis le début des commentaires interressants . Puis surtout je le « RE »- dit elle est douée Agnès, il est super ce site, il est convivial, les sujets ne manquent pas d’interret… Il te faut continuer dans ce sens je te souhaite de parvenir à vivre de cet « art » que tu as ; et de faire un blog et de t’appliquer à la qualité de tes commentaires… Tu trouveras ta voie. je l’espère. Par contre, les derniers « échanges » sont lourds, connotés « fafs » pire violents et délatoires… Moi je n’y viens plus, j’ai peur de tomber dans la forclusion et étant desormais au chômage, je ne voudrais en rammasser plus. J’ai ton adresse mail sur le lien = CV, si j’entends parler d’un plan « boulot je n’hésiterai pas.

    Bon courage et bonne chance,* Sincèrement Jean-luc.

    Répondre
  48. Nicolas
    Nicolas dit :

    A Alain encore : quand on cherche un travail, le téléphone, l’adsl, donc l’électricité, et même la voiture ne sont pas un luxe. Et arrêtons de dire qu’un être humain peut simplement vivre en survivant : avoir un accès à la culture, un animal de compagnie, se payer un ou deux vêtements, boire ou fumer… sont des charges supplémentaires, plus ou moins importantes, mais sont sûrement indispensables pour avoir envie de continuer.

    Répondre
  49. Nicolas
    Nicolas dit :

    France – Info 21 Mds Le Parisien = 32 Mds M6 CAPITAL DIMANCHE 28 Mds (…) S’il y avait un doute sur mes propos then = ASSEDIC.FR UNEDIC.FR

    Donc j’ai été sur : http://www.assedic.fr/unistatis/index.php?idarticle=12174&chemin=10488|12342|

    « Prévisions d’équilibre financier de l’Assurance chômage » : « Les dernières prévisions ont été rendues publiques le 8 novembre 2005. » « Au total, le résultat financier de l’Assurance chômage devrait présenter un déficit de 3,3 milliards d’euros en 2005 et un déficit de 146 millions d’euros en 2006. La situation financière de l’Assurance chômage serait alors de -13,599 milliards d’euros au 31 décembre 2005 et de -13,745 milliards d’euros au 31 décembre 2006. »

    Je n’ai pas les sources ni du Parisien, ni de France Info, mais je me demande d’où ils sortent leurs chiffres.

    Répondre
  50. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    NB : je rappelle qu’ici, tout le monde peut s’exprimer, même si on ne pense pas pareil.
    Par contre, je ne supporte pas les invectives et les attaques personnelles, y compris celles tournées contre des personnes qui émettent des opinions que je ne partage pas et même si cela part du bon sentiment de me défendre.
    Merci

    Répondre
  51. Alain
    Alain dit :

    Nommer une personne pour étayer un exemple est préférable que de parler de généralités. Ça ne me dérange pas d’être pris à parti.

    Mon discours ici a toujours été le même :
    Quand on a pas les moyens de son niveau de vie, on diminue son niveau de vie et on s’endette pas.

    C’est applicable aussi bien pour la France que pour monsieur tout le monde.
    Ce n’est pas difficile à comprendre, mais tout le monde trouve une justification pour garder son niveau de vie en s’endettant et une fois au bout du gouffre, lancer un grand cri du cœur
    « c’est pas ma faute, c’est la faute à la société, les lois sont mal faites ».

    C’est toujours la faute des autres, jamais la sienne.
    Remettre en cause la société et jamais son propre mode de vie.
    Comment se dédouaner à bon compte.
    « J’ai toujours eu l’eau, l’électricité, l’adsl, une voiture et c’est pas prêt de changer »
    Alors qu’en même temps les ressources naturelles deviennent de plus en plus rares.

    Autre contradiction, ce sont les mêmes gens qui s’endettent pour garder leur niveau de vie, qui prônent la décroissance.

    Répondre
  52. jcd
    jcd dit :

    Il y a dans le raisonnement d’Aain un présupposé qui pour être classique dans le discours politique courant,n’en n’est pas moins profondément erroné. On ne peut pas assimiler le budget d’un Etat et celui d’un ménage. Un Etat digne de ce nom peut et doit s’endetter, c’est la condition mêe de la possibilité de gérer la politique de répartition du revenu et de création d’infrastructures collectives. Le contrôle des monnaies est essentiel pour réaliser cette mission. Le ménage ne contrôle pas les monnaies, il les utilise. La gestion de l’inflation (pas le refus de l’inflation) est un outil foncamental permettant de réguler l’impact de cette dette et de jouer (en faveur des salariés) contre les détenteurs de la dette, les détenteurs du capital financier. Un Etat qui se refuse à cette mission (le Etats de l’UE qui délègue ce pouvoir à la Banque centrale avec comme seul objectif la lutte contre l’inflation) se place comme un particulier sous la coupe du capital financier. Un état peut vivre avec un déficit, s’il contrôle sa monnaie. Ce n’est pas le cas d’un énage qui ne contrôle pas sa monnaie.

    A part ça, je voudrais dire qu’effectivement « l’activité » d’Agnes mérite salaire, comme de nombreuses autres « activités » non salariées, en finançant une allocation de chômage à durée indéterminée, c’est une forme de salarisation de son activité qui serait possible. Qu’est-ce que le travail ? Qu’est-ce qui mérité salaire ? sont des questions politiques, à débattre et à régler, éh,oui, par des lois.

    Cela fait des années que Banque mondiale, FMi et OCDE le disent : il faut arrêter les systèmes d’indemisation du chômage…le reste n’est que conséquence. bon courage

    Répondre
  53. à l'attention d'alain
    à l'attention d'alain dit :

    Alain, ton raisonnement est simpliste, il n’est tissé que de clichés. D’ailleurs est-ce bien un raisonnement ? Il semble que tu te contentes de rabattre ton discours sur le sens commun. Et tu en as assez, hein, de tous ces profiteurs ?

    Alain, qui et combien sont ceux qui s’endettent pour maintenir leur niveau de vie pour crier à l’aide un peu plus tard ? Saurais-tu le dire ? Et saurais tu définir la pauvreté, et nous dire la part des premiers parmi les seconds ?

    Alain, quelqu’un perd son emploi, son niveau de vie baisse. Qui est ce type, ancien riche / nouveau pauvre ? Quand doit-il se débarrasser de son portable, de sa connexion Internet, de son auto…? Comment on devient pauvre Alain ? Et puisque tu as l’air certain que nous sommes maîtres de nos choix, explique un peu pourquoi certains optent pour la misère. Des fainéants ? Car Alain dans ton discours appert l’évidence que pour toi existe une essence du pauvre (en gros il y a le bon et le mauvais, vieille dialectique)

    Alain, à y regarder de près saurais tu reconnaître le bon du mauvais ? Selon quelle discrimination ?

    Alain, pourquoi ne pas réflechir un peu ?

    Alain, parmi les gens qui « prônent » la décroissance, non il n’y a pas que des gens endettés qui veulent garder leur niveau de vie. Vérifie.

    Répondre
  54. Alain
    Alain dit :

    L’état français s’endette pour maintenir son niveau de vie au jour le jour et non pas pour investir dans des projets à long terme.
    Depuis 25 ans la dette explose, on peut s’attendre à ce que les français vivent mieux, en fait non, la pauvreté explose aussi.
    En résumé, la dette française est non productive, elle sert juste à maintenir artificiellement un niveau de vie. Cette situation ne peut pas durer infiniment.
    Dans le même ordre d’idées, l’impôt sur le revenu ne sert pas à construire des routes, des écoles ou des hôpitaux, mais à rembourser les intérêts de la dette. C’est de l’argent improductif.

    Concernant ma vision manichéenne de la pauvreté, je l’ai déjà dit il y a 9 mois dans les commentaires ici même avec des exemples et des arguments étayés :
    On ne devient pas pauvre du jour au lendemain, mais petit à petit.
    D’ailleurs c’est pour ça que je m’intéresse à ce blog.
    Agnès est un cas d’école : en relisant ses billets depuis 1 an, on assiste par nous même comment on devient pauvre jour après jour.
    Malgré mes différents avertissements à Agnès depuis les 9 derniers mois pour qu’elle diminue fortement son niveau de vie, elle en a pas tenu compte.

    Mais bon, c’est toujours comme ça, les gens n’agissent pas tant qu’ils ne sont pas dans une profonde merde.
    Mais c’est trop tard.

    Répondre
  55. LINLIN
    LINLIN dit :

    Alain , nul besoin d’être docteur en Sciences Economiques pour savoir que si la dette publique a explosé en France au cours de ces 20 dernières années , ce n’est pas parce que « la France vit au dessus de ses moyens » ce qui est un « concept » parfaitement imbécile , mais parce-que de baisse d’impot sur le revenu en baisse de l’impot sur les sociétés on a transformé les contribuables fortunés en créanciers de la dette publique , ceux-ci percevant désormais le beurre de la baisse de la fiscalité les frappant et l’argent du beurre des intérêts de la dette publique !

    Répondre
  56. Alain
    Alain dit :

    Toujours les mêmes arguments :
    « c’est la faute aux autres, jamais la sienne ».
    C’est la faute aux banques d’avoir prêté l’argent, pas à l’état qui vie au dessus de ces moyens.
    C’est un complot de la haute bourgeoisie française qui vide les caisses de son propre pays. Ben voyons.

    Répondre
  57. marie
    marie dit :

    Arff bienvenue au club. Je subis la meme mesaventure. J’immatricule en oct 05. je reçois undoc des assedic pour le renvllmt de l’ass….coupée au 1er dec. Motif bah, je deviens indépendante donc pas de sous au cas ou ca me permettrais la sauce tomate dans les pates. Les clients paieront dans 60 jours (allez 75jours en paiement effectif) tant pis pour vous. Demander l’APL? Position de la CAF: c’est pas possible vous avez bien gagné votre vie il y a 3 ans quand vous étiez salariée. Précisant qu’au moment de la demande j’etais avec l’ASS, je ‘mentends repocher d’avis pas été assez pauvre il ya 3 ans.

    Question à un euro ? qui reçoit quoi ?

    Faut couch**** ??

    Ma solution : me dé****dez et mettre les voiles en Belgique ou au Canada. Fatiguée a meme pas 40 ans d’avoir travaillée(yc pendant les études) pendant 20 ans, cotisée sur tout, imposée, imposée et quand j’ai besoin, je me fais aligner. C’est ça la solidarité à l’égard de ceux et celles qui bossent …et qui tombent??? PAs assez pauvre . Total délire !!!

    Répondre
  58. LINLIN
    LINLIN dit :

    Alain , je veux bien croire que tu aies fait une overdose de »Combien ça coute » devant ta télé et que tu sois mûr pour la greffe de cerveau : dans ta paranoïa tu parles de banques , ce qui est hors de propos , la dette publique est principalement libellée en titres du trésor ; la corrélation entre baisse de la fiscalité sur le capital et les hauts revenus et hausse du déficit budgétaire est un fait constant , à titre d’exemple, as-tu une autre explication au déficit budgétaire américain ? ah, d’après toi ce n’est pas lié aux exemptions fiscales massives « frappant » la classe dominante , ce sont les « homeless » et autres « working poor » qui vivent au dessus de leurs moyens en se goinffrant d’aide sociale ! Heureux les simples d’esprit …

    Répondre
  59. sys4
    sys4 dit :

    A Alain:

    Non non, ce n’est pas un complot, juste une overdose de mauvaise foi que toi et les autres bonshommes de ton espèce nous administre quansi-quotidiennement. Continuez à nier l’évidence, vous irez loin… A non, vous y êtes déjà, normal, il n’y a que des parvenus qui parlent ainsi.

    Répondre
  60. blouse
    blouse dit :

    je suis syndicaliste CFTC,ancien travailleur solitaire,licencié 4 fois,licenciement économique en cours,enfant de la banlieue,javais révé d’un autre monde plus juste,alors au lieu de pleurnicher,bats-toi contre le systéme qui veut qu’un petit nombre d’individus décide pour l’ensemble de notre société,tous seul tu est cuit,défends toi,rejoins un syndicat,donne ton point de vue,mets toi en mouvement,des millions de citoyens ont peur mais ne font rien,éffectivement depuis 1973,la classe politique n’a pas le courage de dire la vérité,nous devons revoir en totalité la répartition des richesses produites par notre pays,la france devra arreter d’etre une machine a exclure et replacer le bonheur de « l’homme » comme but supréme de notre société.un jour nos mains se rencontrerons et nous changerons cette p……. de société.

    Répondre
  61. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Salut, Blouse.
    Je ne pleurniche pas, je témoigne, je m’informe, je m’interroge, je dénonce et je cherche une porte de sortie pour changer ce système. Quant à rejoindre un syndicat, même pas en rêve. Pour la nouvelle convention UNEDIC, les syndicats nous ont de nouveau lâchés, car au final, rien n’est réglé sur le financement de ce truc qui indemnise moins d’un chômeur sur deux et le gros de l’effort se fait une fois de plus sur le dos des chômeurs. J’ai observé les syndicats de près. Même s’il existe des syndicalistes sincères en leur sein, on est quand même devant une sorte de rente de situation et de petits arrangements entre amis. Et je ne parle même pas de Chérèque le jaune. Par exemple, explique-moi pourquoi les syndicats n’ont jamais revendiqué le fait que les chômeurs devraient être représentés dans les instances qui décident de leur sort? Nous sommes pourtant organisés en associations. Au lieu de cela, il s’agit de représentants des travailleurs, qui, en dernier ressort tranchent en faveur de ceux qui sont en poste contre ceux qui ont perdu leur moyen d’existence.
    En février dernier, je me suis incrustée dans une délégation syndicale qui rencontrait le représentant du préfet. Je ne l’ai pas fait exprès, c’était un coucours de circonstance. Quoi qu’il en soit, je me suis retrouvé au milieu des syndicalistes qui présentaient leurs doléances. Au bout d’un moment, le tour de table arrive sur moi. Je dis la vérité. Je dis aussi qu’autour de cette table, finalement, c’est une chance que je sois là. Car, en fait, je suis un échantillon des sans voix, de ceux qui ne sont représentés nulle part et qui morflent. Augmentation des salaires, maintien des 35 heures, j’avais entendu les revendications des autres autour de la table, mais pour ce qui est des RMIstes, des chômeurs, des exclus de la société de consommation, pourtant ex-travailleurs, ex-cotisants, ex-forces productives qui contribuèrent tant qu’ils le purent à la richesse commune, rien, pas un mot. J’ai dit aussi que je ne pouvais représenter que moi, que je n’étais en charge d’aucun mandat, mais que par la création de lieux de discussion et d’échange, j’avais pu échanger avec les sans-voix, ceux que l’on n’entend jamais et qu’à ce titre, je pouvais rapporter ce que je lisais de leur détresse et de leur souffrance.
    Le mec de FO m’a prise à partie en disant que je n’avais rien à faire ici, qu’il s’agissait d’une délégation longuement négociée. Les autres ont majoritairement fait la tronche, sauf le mec de SUD, qui m’a remercié de mon intervention. La représentante du préfet m’a aussi remercié pour mon témoignage et m’a autorisée à resté jusqu’à la fin. Ce que j’en ai tout de même retenu, c’est qu’en moyenne, les syndicats n’en ont rien à foutre de ceux qui se sont fait jetés, ils bétonnent juste leur pré carré.
    Pour la représentativité et la démocratie, on repassera!

    Répondre
  62. manu25
    manu25 dit :

    J’ai la faiblesse de croire, toutefois, que tout les syndicalistes ne sont pas tous d’odieux « défendeurs de prés carrés ». Il existe de véritable personnes qui croient vraiment qu’en luttant on peu faire reculer les injustices. Bien sur il y a les guerres d’appareils, comme partout dans les communautés humaines, mais je me refuse à dire « tous pourris » cela à produit le cataclysme d’avril 02. Quand au « visite » au préfet, si tu as de la chance c’est lui qui te reçois sinon tu asdoit à la sous-sous secrétaire stagiaire du bureau d’à coté… Rien à en retirer

    Répondre
  63. cbabe
    cbabe dit :

    Aujourd’hui, si tu veux échapper à la pauvreté, le moyen le plus sûr est d’être issu d’une famille qui s’en sort bien (80% des enfants de cadres seront cadres). Pour accentuer celà, le gouvernement a encore allégé les impots sur les donations. Merci papi et mami, je vais pouvoir me faire offrir ma maison! Voilà le seul moyen d’être à l’abris. Aujourd’hui, plus tu as de sous, plus t’en gagne. L’espoir est mort. Les idéologies aussi…

    Répondre
  64. jcd
    jcd dit :

    En 1975, chômeur, je me suis battu pour que mon syndicat tienne compte de la voix des chômeurs, il a fallu les années 1990 pour que cela devienne un peu une réalité en Belgique. Les retraités et les chômeurs restent syndiqués. Ils arrivent à faire entendre leur voix. Ce qui ne signifie pas que tout est rose loin de là. Les syndicats sont aussi une grosse machine, avec de la bureaucratie… et les mouvements de chômeurs restent d’autant plus nécessaires à côté des syndicats.

    Répondre
  65. manu25
    manu25 dit :

    Juste une petite anecdote : datant des grêves de 2003 lors de l’appel de certains opportunistes démago. à la grêve générale fin juin alors que déjà les profs en luttes deuis deux mois étaient à genoux et votaient de plus en plus la reprise du boulot. A cette époque, un adhérent de mon syndicat (CGT) venait tout les matins aux nouvelles à l’union locale, sur le prolongement éventuelle de la grêve. Et à chaque fois il pestait contre le manque de réactivité de la centrale sur l’appel à la grêve générale, il n’avait de mots assez dure pour fustiger l’attitude de Thibaut et du bureau national qui n’appelaient toujours pas à la grêve générale reconductible… Jusqu’au jour, excédés par son comportement nous lui avons fait croire que ca y était, le secrétaire général, ce matin appelait à la grêve généralisée de tout les salariés public /privé. Vous aurriez vu son visage à cette minute… – » Ha bon, j’étais pas au courrant, ah, mais c’est plus possible maintenant… Qui va payer les traites de ma barraque??? J’ai déjà 10 jours de grêve qui seront pnctionnés sur mon salaire. Qui va promener le chien le matin? « 

    Enfin le tout à l’avenant. Tout cela pour expliquer qu’entre le « joli » discours démago. qui ne mange pas de pain et la réalité du terrain, il y à quelques fois un fossé infranchissable.

    A quoi aurrait servit cette action si dans les faits elle n’eut pas le retentissement souhaité???

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