Bereno remercie tous ceux qui l’ont soutenu dans l’épreuve des derniers jours, mais aujourd’hui, il choisit le silence.

C’est un choix d’homme libre. Quelque chose qui n’est peut-être pas facile à comprendre après la ferveur de la bataille. Mais c’est le choix que Bereno a fait, à froid, après en avoir parlé autour de lui, avec ses proches.
Car Bereno est aussi un homme. Juste un homme avec sa vie, ses problèmes, ses joies et ses soucis. Et c’est déjà bien.

Quand il a décidé de témoigner de la réalité que son métier lui permettait d’appréhender, il ne s’est jamais senti investi d’une mission particulière. Il relatait, mais n’était pas porteur de polémiques.
Aujourd’hui, il choisit donc de passer la main et de continuer sa vie d’homme. Ce n’est déjà pas simple, comme nous le savons tous.

En attendant, il nous reste ses écrits, son oeuvre, que nous pouvons conserver et partager.
Et une place encore chaude pour ceux qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice, le témoignage de leur époque, de leur métier, de leur condition de vie. D’autres carnets d’inspecteurs ou d’inspectrices du travail peuvent naître. Tout comme il existe déjà le journal d’un avocat[1], celui d’un infirmier ou celui d’un prof de ZEP.

C’est donc la fin d’une aventure et le début de centaines d’autres.
Merci à toi, Bereno, pour ce que tu nous laisses!

Carnet d’un inspecteur du travail – saison 1
Journal d’un inspecteur du travail – saison 2

Notes

[1] Contrairement à Eolas, j’ai décidé de ne pas modifier mon billet précédent, ne serait-ce que pour ne pas travestir les faits. Parce qu’aussi ce billet a déjà bien circulé, a bien été lu et de l’effacer n’y changera rien. Ce qui compte, c’est justement de ne pas réécrire l’histoire, mais de s’en inspirer pour continuer!