Tweet qui ironise sur le sentiment de trahison de Hamon à la lumière de la trahison continue des électeurs

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Tweet qui ironise sur le sentiment de trahison de Hamon à la lumière de la trahison continue des électeurs

C’est tellement moche ce qui est en train d’arriver à Hamon qu’on a presque envie de voter pour lui. Bon, je dis bien presque, parce qu’il ne faut tout de même pas oublier qu’envers et contre tout, il est tout de même le candidat du PS, ce qui est une puissante cause de disqualification.

Dire que cette campagne électorale est une pantalonnade est juste de l’ordre de l’évidence, mais dans le même temps, au-delà de la simple collection de faits affligeants, elle est terriblement révélatrice de la réalité de notre démocratie, elle stabilote à l’encre clignotante tout ce qui nourrit la colère profonde d’un nombre croissant de citoyens.

Revenons précisément au lâchage d’Hamon et à ce qu’il signifie concrètement, à la somme folle de forces qu’il met crument en évidence.

Le bal des faux culs

La première des leçons — pour tous ceux qui étaient paumés du côté de Mars ces 35 dernières années — c’est que ces gens-là n’ont rigoureusement aucune parole ni aucun sens de l’engagement. Pensons juste un instant au nombre incroyable de lâcheurs retourneurs de veste qui avaient signé un papier où ils s’engageaient à soutenir le candidat élu lors des primaires de leur parti.

Rien à foutre. Même pas un semblant de confusion. Non, rien de rien.

Ces gens s’engagent sur une certaine action et se dépêchent de tourner casaque à la première occasion. Et attention, il s’agissait de promesses entre eux, entre pairs, entre potes, entre compagnons du même camp politique.

Que penserais-tu de ce genre de personne si elle était de tes amis ? De tes collègues ? De tes proches ? De ta famille ?
Tu saurais que c’est juste quelqu’un en qui tu ne peux rigoureusement pas avoir confiance, quelqu’un que tu vas soigneusement éviter à l’avenir, quelqu’un sur qui tu ne peux en aucun cas compter. Un traitre. Un faux derche. Un boulet de classe internationale. Une hyène. Un bras cassé. Le genre de personne que tu laisses sonner à ta porte en faisant semblant de n’être pas là. Le genre de gus que tu blacklistes à jamais.

Pourtant, on devrait continuer à croire leurs conneries, à se sentir concerné par leurs jolis programmes parfumés au jus de licorne, à leur confier le destin collectif de notre pays, de notre région, de notre bled, de nos amis, de notre famille ?

Vraiment ?

Il faudrait leur faire confiance quand ils nous débitent des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient ?
Il nous faudrait réellement croire qu’ils se sentiraient plus engagés envers un troupeau de gus qu’ils ne connaissent ni d’Ève ni d’Adam (nous, en l’occurrence), plutôt qu’envers l’un de leurs potes de bac à sable ?

Sérieusement ?

La fin des idiots utiles

La deuxième leçon à tirer de cette histoire, c’est que depuis des années, le Parti socialiste se fout de la gueule du monde avec ses motions, ses courants et surtout son aile gauche, dont Hamon est précisément l’un des derniers représentants.

Je me souviens avec une particulière acuité du sentiment de colère qui avait habité Mélenchon suite à la forfaiture de Versailles en 2008. À l’époque, il n’en pouvait plus des renoncements de son parti, mais en même temps, il était convaincu qu’il fallait y rester, que l’on ne pouvait le changer que de l’intérieur, que les motions et les courants de gauche finiraient par prendre le dessus dans les instances et tailler des croupières à la vague capitaliste libérale qui avait englouti le parti et qui dictait sa loi au pays comme aux adhérents, ses deux pieds glaiseux négligemment posés sur la table.

On peut comprendre cette logique, celle du ver dans le fruit, de la contamination des esprits. C’est relativement facile à défendre tant que tu n’es plus qu’un appendice superflu au cul de la verrue géante. La caution nécessaire d’un parti qui a définitivement tourné le dos à ses valeurs premières, mais qui a encore besoin de faire semblant de les défendre pour bien racler les dernières voix populaires qu’il y a à récurer au fond de la casserole.

Et comme le disait déjà Mélenchon à l’époque : «on ne quitte pas un parti d’élus»

Il faut bien comprendre le concept : un parti d’élus, c’est moins un parti qui gouverne, qui décide, qui met en œuvre qu’un parti où il y a moult prébendes, bonnes places et privilèges à se répartir entre potes. Autrement dit, c’est avant tout un parti qui assure de larges accès à la gamelle, moyennant une certaine adhésion à l’art des coups bas, des compromissions et de la politique d’arrière-cuisine.

Finalement, Mélenchon a fini par comprendre, mais nombre de ses potes se sont accrochés au mythe de l’aile gauche du parti et ont donc joué — consciemment ou pas — le rôle d’idiots utiles du parti anciennement socialiste, afin de continuer à leurrer ceux de leurs adhérents, partisans et électeurs qui n’auraient pas encore succombé à l’appel de la grande glissade à droite.

Le fait est que le jour où l’aile gauche du parti prend les rênes à la sortie des urnes, tout ce beau monde s’empresse de se barrer en courant autour du candidat officieux — mais pas tant que ça — de la finance, des médiats et du patronat.

Voilà qui en dit long sur la fibre sociale-démocratique de tout ce petit monde.

La dissolution du peuple

La troisième leçon aurait déjà dû être tirée du résultat concret de la censure populaire du TCE en mai 2005. Mais il y a certaines évidences qui crèvent tellement les yeux qu’elles finissent par rendre aveugle.

Ces gens-là n’en ont rien à foutre de la démocratie. Mais alors, rien de rien. Le vote du peuple, pour eux, c’est juste le blanc seing nécessaire pour continuer à faire leurs petites affaires entre amis. Rien d’autre. Et si ce qui sort des urnes ne leur convient pas, la seule attitude possible et raisonnable selon eux, c’est de l’ignorer.

Hamon n’est pas sorti du bois un soir d’orage, il n’a pas mené une OPA sauvage sur le parti, il n’a pas commis de putsch militaire, il n’a pas subverti la presse, les instituts de sondage, il n’a pas envoyé ses clebs régler le scrutin à coup de barre à mine, il n’a pas bourré les urnes, il n’a même pas envoyé les morts voter. Non, il a juste mieux convaincu les votants que les autres.

Évidement, on peut ergoter sans fin sur le sens même de l’organisation des primaires dans ce pays, de cette vaste entreprise qui consiste à priver le suffrage universel d’une nécessaire diversité de candidatures et de le subroger à un vote censitaire.
L’idée même qu’il fallait payer pour aller voter est déjà une affaire profondément révoltante, une renonciation, un dévoiement des institutions qui n’avaient déjà pas besoin de ça pour crouler sous le poids de leurs propres contradictions internes.

Mais bon, cette fois-ci comme les autres, le peuple a mal voté, ignorons le peuple et continuons notre petit plan à nous, l’air de rien.

Quand je pense qu’on s’était payé la fiole d’un type qui avait dissout l’assemblée.

Depuis, c’est nous qui avons été dissouts des dizaines de fois dans des flots d’acide cynique.

Le mépris

Mépris des engagements, mépris des minorités, marginalisation des alternatives et mépris de la démocratie… voilà ce que nous raconte le lâchage d’Hamon et l’engouement soudain pour la marionnette Macron qui, comme les autres, a bien du mal à nous sortir un projet légèrement plus consistant que l’objectif réel et concret de toute cette vaste fumisterie : avoir les meilleures places au grand banquet de la République.

Les autres leçons ne sont pas à aller chercher bien loin : l’effondrement total de Fillon restera probablement dans les annales comme l’exemple indépassable du genre de personnalités monstrueuses que la course au pouvoir et aux avantages personnels peut produire de plus vil.

Là aussi, les symptômes sont incroyablement révélateurs : aucun sens des responsabilités, de la parole donnée, mépris pathologie du peuple, syndrome de toute puissance qui se traduit par l’assurance d’être au-dessus des lois et du commun des mortels, déni récurent de la réalité, totale absence de scrupule, gout du luxe, croyance enfantine d’être supérieur à tous les autres et d’être donc légitime à avoir le meilleur, à donner des leçons et à ne jamais avoir à rendre de compte à qui que ce soit.

Et après tout cela, on veut nous convaincre qu’il n’y a rien de plus important que d’aller glisser un bout de papier dans l’urne…

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75 réponses
  1. Poum
    Poum dit :

    Ça fait des années que vos textes soufflent sur les braises de ma rage sourde, marre de subir ces ordures et leur cohorte de cafards électeurs zombies.

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    • L'arrosoir
      L'arrosoir dit :

      « Et leur cohorte de cafards électeurs zombies  »

      Carrément dégueulasse

      Depuis quand ce sont
      les électeurs qui sont les premiers responsables du sort qui leur a été réservé ?

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      • denullepart
        denullepart dit :

        La question vaut d’être posée à la lumière d’exemples connus de tous, d’élus de carrière polycumulards qui ont contribué à faire de la politique française ce qu’elle est devenue depuis la fin des années 60. La persistance des réélections d’individus tels que les Balkany, Gaudin, Bayrou, Dassault, Estrosi laisse songeur. Elle échappe à toute logique et nous renvoie à la question que soulève cet intervenant avec ses mots à lui, où je lis plus de lucidité que de mépris pour les électeurs.

        On pourrait évoquer aussi la logique de fief qui enlise certaines régions rurales dans le maintien aux manettes de vieilles familles locales, politiques et de terroir, conduisant des politiques clientélistes dans le seul objectif de conserver le pouvoir. Un même maire va présider la communauté de communes, présider ou co-présider le Conseil général, être député ou sénateur et nommer qui lui chante à des postes décisionnels, indépendamment des qualifications requises, que l’heureux(se) élu(e) non-élue ne possède pas forcément.

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        • VALERE Pierre
          VALERE Pierre dit :

          Je n’ai aucune affinité avec Bayrou qui est certes une girouette (centriste) du type Edgar Faure, mais le faire figurer aux côtés de truands plus ou moins ignares tels que Balkany, Estrosi, Gaudin, Dassault….ce n’est pas un peu excessif ?

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          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            En tant que khmer rouge, je dois dire que sa mère à bayrou vit bien avec 400 euros de retraite sauf que elle ne fait pas entrer en ligne de compte tout le pognon qu’elle a à côté et les chevaux et tout le bazard.

            C’est quoi excessif ?

  2. denullepart
    denullepart dit :

    D’un autre côté, Hamon n’est pas un nouveau venu en politique et à moins d’être complètement naïf, il devait bien se douter qu’il n’obtiendrait pas la bénédiction des apparatchiks du PS, frustrés de voir leur candidat rejeté à la Primaire.

    Ceci posé, je pense qu’il a commis l’erreur impardonnable de s’engager sur le terrain du Revenu universel en début de campagne, pour réviser ensuite sa position en faveur d’un « RSA amélioré » qui reste conditionné aux restrictions rattachées aux minima sociaux, lesquelles plombent la vie de leurs bénéficiaires (conditions de ressources, obligation d’isolement, flicage…) et sont un facteur avéré de marginalisation.

    On peut évidemment concevoir qu’il a été rappelé à l’ordre par les idéologues du PS, parti sans lequel il ne bénéficierait ni de la puissance financière ni de la visibilité qui lui permettent de défendre sa candidature. Il n’empêche, c’est un recul sur une position qui peut a posteriori être assimilée à une accroche, un « produit d’appel » destiné à des publics aussi différents que les étudiants, les jeunes des quartiers, les petits retraités et les vétérans de la « fracture sociale », celles et ceux qui endurent les politiques de précarité, d’exploitation et de restrictions depuis déjà un quart de siècle. Soit un électorat potentiellement conséquent…

    « Fracture sociale » bien absente, notons-le, de cette campagne, quand elle n’a cessé de s’accroître depuis qu’un certain Chirac en avait fait son cheval de bataille, voici vingt ans.

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  3. smolski
    smolski dit :

    denullepart : je pense qu’il a commis l’erreur impardonnable de s’engager sur le terrain du Revenu universel en début de campagne

    Aurait-il eu de la crédibilité aux primaires sans ?
    hamon est-il si détaché des apparachiks pour ne pas s’être rapproché davantage de meluch’ quand cétait en question ?

    Bref, ça sent la basse cuisine quand même de ce côté-là aussi…

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    • denullepart
      denullepart dit :

      Il fallait bien qu’il se distingue par une accroche qui marque sa distance présumée avec la ligne politique du Parti. Pour faire marche arrière une fois devenu présidentiable et perdre ainsi sa crédibilité. On le voit à présent comme un Hollande bis.

      Je me demande d’ailleurs si sa victoire aux primaires ne tenait pas de l’imprévu, si son rôle dans ces catacombes de la politique ne devait pas se résumer à celui d’un simple rabatteur de voix à la Bayrou. Rôle auquel il s’est qu’il désormais condamné.

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  4. L'arrosoir
    L'arrosoir dit :

    Hamon veut légaliser le cannabis car c’est la seule chose intelligente à faire , les super intelligents le disent, on sait ce que donne la prohibition ceci cela , mon colon.
    Alors la, J’ai reflechi et je me suis dit, ben franchement, qu’est ce que j’irai foutre dans un milieu qui n’est pas le mien !
    Stratégie de la ringardisation, hamon le teleevangeliste, macron le frère mariste ou l’inverse, même bitin.

    Voyez, un simple regard critique sur le populisme de gauche suffit à faire un vote de plus pour Mélenchon .
    Bon courage.

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  5. saxo
    saxo dit :

    Ce qui m’interpelle, c’est pas tant que Hamon se fasse lâcher par l’aile droite du PS (i.e. le PS), c’est plutôt que ceux là aient signé un papier où ils s’engageaient à soutenir le vainqueur des primaires…
    Les abrutis…
    Ce qui allait leur arriver était quasi une évidence, et ils ont délibérément choisi de se tirer une balle dans le pied, parce que la remarque que tu fais, Agnès, t’es loin d’être la seule à la faire…

    Tout comme, à l’inverse, on se demande bien, à droite, comment ils on pu tenir parole (et soutenir Fion) dans un large suicide collectif…

    Ah, les primaires… ou comment délégitimer encore un peu plus notre magnifique système « démocratique »…

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  6. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Génération ingouvernable, le mouvement qui ne veut plus jouer le jeu des élections

    https://www.bastamag.net/Generation-ingouvernable-le-mouvement-qui-ne-veut-plus-jouer-le-jeu-des
    Carte électorale qui brûle

    « Soyons ingouvernables » : de manifestation en manifestation, la banderole présente dans les cortèges de tête à Paris a fini par devenir l’un des emblèmes du mouvement contre la loi travail. Elle résume une philosophie que des militants veulent aujourd’hui inscrire dans la durée. Après un premier week-end de débat national à Montreuil, fin janvier, les militants du collectif « Génération ingouvernable » ont scellé leur union autour d’une action très symbolique : un feu de fausses cartes électorales. « 2017 sera une année décisive, marquée par un climat politique confus et organisé autour des idées de l’extrême droite : racisme et austérité, nationalisme et sécurité. (…) On nous impose différents programmes et à nous de les valider par notre vote, en d’autres termes de « choisir le moins pire ». Nous sommes nombreuses et nombreux à ne plus croire dans ces élections », écrivent-ils.

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    • denullepart
      denullepart dit :

      On peut aussi ne plus jouer le jeu des élections sans rien casser et sans se réclamer de quelque idéologie que ce soit. Deux barrières sont posées là, empêchant ce mouvement de gagner la sympathie des générations qui ont connu les belles envolées de 68 et qui ont ensuite assisté à leurs reniements.

      Il est clair que si on veut mettre à bas le système que nous dénonçons tous ici, ce ne peut être que par une abstention massive, en cessant d’alimenter ce système, et par la grève générale. Mais cela est utopique dans un pays où les possédants fournissent une réserve de voix suffisante pour élire n’importe quel truand qui va leur promettre des baisses d’impôts et un droit de regard sur l’immigration. Les exploités n’ont que le choix entre l’extrême-droite, dont le programme économique va dans le sens du vent tout en surfant sur le vieux malaise des banlieues, une France présumée insoumise promue par un ex-cacique du PS.. et l’abstention.

      Quant à la grève générale, je crois qu’elle n’est même pas pensable.

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      • L'arrosoir
        L'arrosoir dit :

        Perso je suis à fond pour jouer le jeu des élections.
        En plus je dis que il devrait y en avoir à l’échelle nationale afin que nous soyons consultés tous pour dire si oui ou non des territoires comme la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique …
        Doivent accéder à l’indépendance.
        C’est un peu ça, sortir de l’entre soi !

        Les abstentionnistes, pas y’a bon !

        Répondre
  7. saxo
    saxo dit :

    à Agnès

    « Et après tout cela, on veut nous convaincre qu’il n’y a rien de plus important que d’aller glisser un bout de papier dans l’urne… »

    Qui veut te convaincre, si ce n’est toi? 😉 .

    Les raisons qui nous poussent à nous rendre aux urnes (ou pas) n’ont pas, ou peu de rapport avec le comportement des élus (ni même des candidats).

    Pour l’importance relative que ça a, là encore, la nécessité de ce choix n’en fait pas la chose la plus importante au monde.

    La mascarade à laquelle on n’assiste aujourd’hui n’empêchera pas un des prétendants à la couronne à prendre le pouvoir et à te l’imposer ensuite, en se prétendant (et se croyant, parce que le pire c’est qu’en plus d’être arrivistes, ils sont autistes pour la plupart) légitimes.

    Si personne n’allait voter, ce serait pareil (il n’y a pas à ma connaissance de quantum minimal de participation en deçà duquel l’élection est annulée). Alors, autant aller s’exprimer par défaut, faute de trouver un vote d’adhésion, pour ce que ça coûte…

    L’important, est ailleurs, évidemment. :). Combien sont dupes?

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    • denullepart
      denullepart dit :

      Ils sont les garants d’un système qui crée du profit pour une minorité, de la rente pour quelques-uns, et ce sur le dos de tous les autres. Ils sont surtout légitimes au regard de ce système, et ce système il tient parce que les gens qui le subissent sont incapables de s’organiser en une force de propositions alternatives qui ne se réfère pas à une idéologie existante, un parti prétendument d’opposition.
      Je peux être antilibéral et eurosceptique sans pour autant être trotskiste, marxiste-léniniste ou fasciste ou libertarien.
      L’abstention et la non-inscription sur les listes électorales, c’est tout ce qui nous reste pour exprimer une défiance, un dédain, un refus de prendre part à cette imposture réitérée.

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      denullepart : L’abstention et la non-inscription sur les listes électorales, c’est tout ce qui nous reste

      Effectivement, il y a aussi pisser dans un violon, pour la musique au moins !

      Mais bon, comme dit saxo, il y a aussi d’autres manières qui consiste à voter non par conviction mais par exemple pour se joindre les uns aux autres ailleurs que dans le grand silence.

      Répondre
    • saxo
      saxo dit :

      @ Denullepart,

      L’abstention ou la non inscription sur les listes électorales n’est qu’un choix parmi d’autres, un choix qui a la même valeur que les autres au fond.
      Il exprime ce que tu veux, mais strictement rien de défini…
      On peut aussi mettre un billet de 5€ dans l’urne, le résultat est plus cocasse, peut-être plus expressif aussi… (Mais que faire de cette manne providentielle dûment consignée par les assesseurs?).
      J’aime bien aussi l’option voter Cheminade, celui qui veut coloniser la lune (vas pas me dire que tu cautionnes le système en faisant ça)…

      A titre personnel, je préfère aller voter, pour éviter de gonfler le score et l’orgueil de ceux que j’apprécie le moins, pour passer dire bonjour aux assesseurs, parce que ça ne me coûte rien, et qu’en ne le faisant pas, j’ai simplement encore moins l’impression d’appartenir à ma société (que j’aime – et oui, j’aime les gens, et ils forment la société dans laquelle je vis, c’est con mais c’est comme ça). Ou aussi, comme le dis Joël, pour me « joindre aux autres ailleurs que dans un grand silence » (jolie formule 😉 .

      @ Joël
      Evite de pisser dans les violons. ça les bousille et on peut en faire un usage beaucoup plus harmonieux! 🙂

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      denullepart : un refus de prendre part à cette imposture réitérée
      Que la mer soit bonne ou mauvaise, que les courants m’emportent ici ou là, qu’importe, je reste à suivre l’orientation de ma voilure…
      😉

      « Je suis le maître de mon destin, Je suis le capitaine de mon âme. »

      Répondre
      • denullepart
        denullepart dit :

        Citation pour citation : « Si voter pouvait changer quelque chose, ce serait interdit ! »

        Concevez qu’il peut y avoir chez certains une lassitude face à ces gens qui nous tiennent des discours de rigueur, d’austérité, qui nous font la morale, qui à présent se déclarent anti-système alors qu’ils vivent du système, qu’ils sont le système, pendant que les conséquences du système ne font que s’aggraver depuis des décennies qu’on les voit parader, serrer des mains, promettre à tour de bras, se gargariser de démocratie et de valeurs républicaines pour nous assener leurs lois scélérates à coups de 49.3.
        Le droit de vote est un hochet, une illusion qui nous est vendue pas cher, un produit de substitution.Voter, c’est les laisser faire leur sale boulot. Le système derrière est habilement verrouillé. Les cocus dans l’histoire, sont toujours les mêmes.

        Répondre
        • L'arrosoir
          L'arrosoir dit :

           » concevez qu’il peut y avoir chez certains une lassitude… »

          Concevez qu’on puisse proposer
          Non pas l’indépendance à la Guyane mais des élections nationale pour avoir notre mot à dire .

          C’est débile de moduler les droits humains en fonction de la lassitude et pourquoi pas en fonction de la couleur de l’épiderme et de la classe sociale pendant que vous y êtes !

          Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        No blm, Denullepart,
        Pas de souci de conception de ton point de vue (enfin pour moi).
        C’est ta vision et ton choix.
        Je t’ai expliqué le mien, il vaut ce qu’il vaut.

        Juste : ».Voter, c’est les laisser faire leur sale boulot. »
        Bah, pas tout à fait.
        Voter, ce n’est pas donner une caution à la légitimité du vote… Y’a pas d’équivalence. Tu peux tout à fait voter sans donner ton aval à la mascarade électorale.
        La révolution ne viendra surement pas des urnes… Le pire visage du fascisme, possiblement par contre, et la caution du conservatisme totalitaire ambiant, d’autant plus que ceux qui pourraient s’exprimer contre préfèrent se taire par dégout… mm?

        Répondre
  8. Even
    Even dit :

    La forfaiture de 2008 à Versailles (qualification qui n’existe plus depuis 1995 dans le nouveau code pénal) est le marqueur de la déliquescence de la classe politique. La mode du fact-cheking lancée par le clan Clinton, a pour but de conforter les principaux médias, ce quatrième pouvoir subventionné, appuyé par des sondages bidons, ce qui permet les pratiques de l’ancien régime monarchique de continuer. Vote utile ou abstention, un non choix .

    Répondre
  9. herve_02
    herve_02 dit :

    Voter, vaste sujet, c’est comme soigner une verrue sur une personne en soin palliatif car en phase terminale. C’est donner au soignant l’impression de faire quelque chose et donner au patient/mourant l’impression que la vie continue comme si de rien.

    Cela ne fait de mal à personne il faut dire, cela donne l’impression, juste l’impression, ça coûte pas grand chose, cela permet aux soignants de s’inclure dans le monde des soignants. Cela permet également de faire baisser les statistiques des morts avec des verrues. C’est un peu comme aux urgences lorsque les gens meurent, on les passe dans le lit porte pour faire baisser les statistiques des morts aux urgences (qui restent morts tout de même faut pas l’oublier).

    Voila je respecte ceux qui votent, mais je ne suis pas dupe, sans une éducation populaire solide (ce qu’ils ne veulent pas) il est impossible que le changement passe par les élections. Les partis de gouvernement trustent le législatif, modifient les règles en allant pour rester en place et pour éviter que le pouvoir leur échappe, parce qu’il ne faut pas oublier que l’europe impose parce que les gouvernements acceptent. Il suffit de dire stop (et la france n’est pas la hongrie) pour que cela devienne moins simple pour les libéraux. C’est pour cela que le pouvoir ne changera pas, peu importe les élections, il y a trop d’argent en jeu.

    Répondre
    • Hal
      Hal dit :

      …Et ceux qui croiront en l’amour finiront cloués sur une croix…

      Bordel, elle est pas belle la vie ? …Bon, il est où encore mon tube de colle ??

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Hervé : sans une éducation populaire solide

      Voilà, tout est là, le partage de l’information toute classe sociale confondue. Internet s’y prête pourvu qu’on s’y implique.
      Il n’y a plus le monolithisme étatique dans la danse, aujourd’hui les individualités s’inscrivent dans le processus de la transmission du Savoir entre tous.

      Par exemple, lors d’un forum à propos du logiciel libre, malgrès des visiteurs clairsemés, un ado s’est présenté au stand de notre asso (debian-facile) et il nous a bluffé par ses connaissances, et avec ses remarques à propos de l’informatique en général ainsi que du lien social qu’il en faisait. On peut dire que là, le travail d’élevation populaire était tout mâché, bien qu’il n’utilise pas complètement le libre… encore.

      🙂

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  10. constantinou sylvie
    constantinou sylvie dit :

    « … l’objectif réel et concret de toute cette vaste fumisterie : avoir les meilleures places au grand banquet de la République. »
    Vous prenez le symptôme pour la maladie ce qui vous conduit à un remède tout aussi adapté: l’abstention. Les hiérarques « socialistes » rejoignent le jeune Macron comme le meilleur représentant du « réalisme », que le revenu universel de Hamon met encore plus en relief. Pourriez-vous consacrer votre sagacité à montrer le réalisme du socialisme? Sinon vous leur donnez raison. La politique est une chose sérieuse. Il y va de notre possibilité de vivre dignement sans massacrer nos voisins et la nature. Arriver comme ça en vendant des salades? Mais pourquoi considérons-nous que ce sont des salades de développer des services publics et d’accorder des allocations chômage aux chômeurs? Et comment éviter que ce soit compris ainsi de plus en plus. Il ne reste plus que 12% des français pour penser qu’il ne s’agit pas de salades. Il y a un problème non?

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Le problème n’est pas le programme : c’est la volonté réelle de ceux qui le présentent pour être élus de l’appliquer une fois en place. Le problème est l’insincérité de notre personnel politique.
      Ce n’est pas un fantasme pujadiste, c’est un acquis de l’expérience.
      On vote une fois pour un gus qui propose un programme de progrès social; une fois élu, assez rapidement, il change son fusil d’épaule en expliquant que finalement, le contexte économique ne s’y prête pas, ceci, cela… OK, ça arrive, on se trompe. On est déçu, mais on comprend. La fois suivante, on vote pour le gus qui présente un bon programme de société, parce qu’on se dit que, comme nous, il s’est rendu compte la fois d’avant qu’il faut prendre en compte le contexte et ceci cela; et paf, rebelote, une fois élu, en fait ça va pas le faire, machin. On est super déçus, mais on est des braves gens, on va lui trouver des excuses.
      Le suivant, il se pointe, il ressert la soupe et le lendemain de l’élection, c’est tout juste s’il nous balance pas : sérieux, là, vous avez encore gobé mes promesses, deux fois qu’on vous la met profond et vous êtes trop cons pour comprendre? Là, on va faire ce qu’on veut, comme on veut et puis c’est tout.

      Donc forcément, même si nous sommes des gens de très bonne composition, promptes à faire confiance à la parole donnée, aux engagements et tout ça, au bout de 30 ans de ce petit scénario où, au bon du compte, on se tape toujours la même politique de régression sociale, forcément notre naïveté politique s’émousse sérieusement.

      Donc oui, il y a un gros problème, mais il ne vient pas des électeurs!

      Répondre
      • L'arrosoir
        L'arrosoir dit :

        Bien qu’hier c’était le dernier jour de discussion, y’en a un qui dit sur bellaciao , concernant la soi disant division a gauche, que la première erreur qui a bien foutu la merde vient des électeurs de la primaire du PS.
        Comme si on le savait pas.
        Ça fait combien de temps ici qu’on a traité le sujet Pfffff via le cas Gérard filoche ?

        Bon dimanche.

        Répondre
      • L'arrosoir
        L'arrosoir dit :

        Moi aussi je fais pff en regardant mon village qui a été bombardé. Ma grand mère était assise sur une chaise et avec le souffle de la bombe, elle a été projetée quelques mètres plus loin mais elle ne fait pas partie des 500 morts.

        Répondre
  11. L'arrosoir
    L'arrosoir dit :

    « Pourriez vous consacrer votre sagacité à montrer le réalisme du socialisme »

    Ben voyons
    Montrer que c’est pas une lubie.
    Vous rendez vous compte que vous employez du langage patronal ?

    Répondre
  12. smolski
    smolski dit :

    constantinou : La politique est une chose sérieuse. Il y va de notre possibilité de vivre dignement sans massacrer nos voisins et la nature.

    La politique est le principe de l’application d’une civilisation de conquête des peuples qui s’établi et se perpétue par sa propre violence, sans autre raisonnement. Ce qui conduit inévitablement à la justification des actes les plus infâmes qu’il soit possible de produire entre tous..
    Il y a lieu donc de s’en défaire afin de penser librement au partage de sa propre vie parmi toutes les vies environnantes plutôt que d’en gouverner les aléas à l’encas du despotisme souverainiste fabulateur.

    Robespierre : « En définissant la liberté, le premier des biens de l’homme, le plus sacré des droits qu’il tient de la nature, vous avez dit avec raison qu’elle avait pour bornes les droits d’autrui : Pourquoi n’avez-vous pas appliqué ce principe à la propriété qui est une institution sociale ? Comme si les lois éternelles de la nature étaient moins inviolables que les conventions des hommes. Vous avez multiplié les articles pour assurer la plus grande liberté à l’exercice de la propriété, et vous n’avez pas dit un seul mot pour en déterminer le caractère légitime, de manière que votre déclaration paraît faite non pour les hommes mais pour les riches, pour les accapareurs, pour les agioteurs et pour les tyrans. Je vous propose de réformer ces vices en consacrant les vérités suivantes :

    « Article 1er – La propriété est le droit qu’a chaque citoyen de jouir et de disposer de la portion de biens qui lui est garantie par la loi.

    « Article 2. – Le droit de propriété est borné comme tous les autres, par l’obligation de respecter les droits d’autrui.

    « Article 3. – Il ne peut préjudicier ni à la sûreté, ni à la liberté, ni à l’existence, ni à la propriété de nos semblables.

    « Article 4. – Toute possession, tout trafic qui viole ce principe est illicite et immoral. »

    […]

    Source : http://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article381

    Pour ce faire, il faut déjà cesser de penser : « souverainisme ».
    Le souverainisme d’état ou de personne n’est qu’un cauchemard réalisé.
    Il nous faut plutôt et résolument appliquer chacun le réalisme révolutionnaire du partage sans circonspection de complaisance.

    Répondre
    • saxo
      saxo dit :

      @Joël

      « La politique est le principe de l’application d’une civilisation de conquête des peuples qui s’établit et se perpétue par sa propre violence, sans autre raisonnement. »

      Ta-ta-ta… je vais pas refaire la discussion qu’on a eue où t’avais toi-même été chercher la définition du terme « politique » dans wikipédia pour te rendre compte que tu parlais plutôt de « politicianité » (ou politique politicienne, i.e. la soif de la conquête du pouvoir et l’exploitation d’un système pour se l’approprier – alias acception marginale du terme politique et non sa définition) que de politique.

      La politique, c’est avant tout l’organisation de la société. C’est pas un gros mot. C’est même un des sujets centraux traités sur le blog d’Agnès.

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        saxo : La politique, c’est avant tout l’organisation de la société.
        Organisation de la société…
        Si c’est pas de la conquête, ça ?

        Le mot politique dissimule ce qu’il produit, c’est à dire une méthodologie des conflits individuels rapportés à l’ensemble social via les lois. C’est ni plus ni moins que l’orchestration de la dissimulation des faits réels.

        Répondre
        • saxo
          saxo dit :

          Organiser n’est pas conquérir.

          Organisation de la société…
          Gérer le vivre ensemble…
          Donner les bases de la possibilité d’un vivre ensemble.
          Garantir l’absence d’abus (des abuseurs sur les abusés)
          combattre l’arbitraire et la loi du plus fort…
          Définir le commun
          bref garantir la possibilité d’une (vie en) société.
          * Les quatre premiers articles de Robespierre que tu cites ne font rien d’autre.

          Peut-être pour toi, tout ça n’est -il que conquête et lutte de pouvoir?
          Après tout. Pourquoi pas, libre à toi de le penser…

          Le champs est ouvert dans ce que j’ai cité plus haut.
          Le premier pan du cadre peut même être « ne pas poser de cadre » 😉 .
          Ca n’en est pas moins de la politique (le vilain mot) !

          Répondre
          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Traitez moi d’intello :
            peut on encore parler de politique quand c’est le MEDEF qui dicte la feuille de route avec le gouvernement ?
            Une politique qui a cherche à affaiblir les classes populaires pendant des decennies est elle une politique ?

        • smolski
          smolski dit :

          saxo : Garantir l’absence d’abus (des abuseurs sur les abusés) combattre l’arbitraire et la loi du plus fort…

          saxo, comme le rappelle l’arrosoir :
          peut on encore parler de politique quand c’est le MEDEF qui dicte la feuille de route

          Pour s’exécuter, la politique sert ce qui tient la société à son gré.
          Dans une société éthique, servirait-elle alors à quelque chose ?
          🙂

          Répondre
        • saxo
          saxo dit :

          eh beh, eh beh…
          Je parle ici du sens du mot politique (comme je le rappelle à l’envie) et non du dévoiement qu’on a fait de ce mot.
          Plus que du sens, je parle de de l’intérêt de la politique selon le sens même du mot. Ne laissons pas les « dévoyeurs » l’emporter, parlons politique et non « policianité » (et c’est bien ce qu’on fait ici de manière quasi constante, d’ailleurs).

          Dans une société éthique, servirait-elle à quelque chose?

          Dans un monde parfait Joël, rien ne servirait à rien, nous serions tous de petits bouddhas en puissance. Les mots seraient inutiles… Le mot politique aussi – et sa signification avec 😉 .

          Je te l’accorde.

          Dans notre monde, avoir une pensée politique ne me semble pas farfelu. Avoir un discours politique (et je qualifie ton discours anarchiste de politique, sans vouloir te vexer) ne me semble pas inutile.
          Je trouve ça constructif, au contraire, et avoir un comportement le plus en adéquation possible avec une pensée politique me semble même assez exemplaire… (quoique quand la pensée politique est néo fascisante, le résultat me gonfle… 🙂 ).
          bises!

          Répondre
          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Ah quel beau discours responsable, saxo.
            On pourrait fort croire qui vient d’ y avoir le plan Marschall et que tu as reçu de la tune de la CIA pour faire l’épouvantail de la force ouvrière.

      • l'histoire est à nous
        l'histoire est à nous dit :

        « La politique, c’est avant tout l’organisation de la société. C’est pas un gros mot.  »
        Je dirais même plus : selon cette définition, la politique ne se limite pas au petit périmètre parlementaire, les trahisons à répétition des promesses par les élus, la décadence morale des politiciens, ne sont que le signe du déclin… de la forme du parti ! Pas de la politique. Les luttes sociales pour transformer la société sont la politique. Certes, le niveau de conscience est faible, leur efficacité en ce moment plutôt limitée, mais c’est un combat positif à mener. C’est beaucoup moins désespérant que la perspective d’avoir à voter pour le moins pire ou le moins traître. Et de remettre ça, encore et encore.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        saxo : Dans un monde parfait Joël, rien ne servirait à rien, nous serions tous de petits bouddhas en puissance. Les mots seraient inutiles… Le mot politique aussi – et sa signification avec
        Exact, et un monde parfait existe déjà, c’est celui que nous menons nous-mêmes, quotidiennement, parmi toutes les sortes de monde individuels qui nous environnent, en y engageant notre responsabilité totale devant tous.

        La politique est un mécanisme d’état, si tu n’est pas étatiste (et donc démissionnaire 😉 ) la politique n’entre pas dans tes intentions, tu ne peux donc pas t’y accorder sans t’enferrer piteusement sur les contradictions qui l’actionnent.
        Voir les hautes écoles commerciales et administratives qui sont nécessaires à la politique pour exister et se répandre dans l’état, sans compter en plus des bigoteries qui la mènent en sous-main d’une manière éhontée.

        Répondre
        • saxo
          saxo dit :

          « un monde parfait existe déjà » …

          mm?

          Il – Est – peut être (j’aurais d’ailleurs tendance à penser le contraire) dans une certaine forme de théorie… De là à exister.

          Rien n’est parfait. Et certainement pas le monde.
          Les « mondes individuels » dont tu parles, aussi aboutis pour chacun soient-ils, sont loin d’être aussi parfaits que tu le prétends (dans la pratique), et ne forment pas, à eux tous, un monde parfait.

          Qu’aurait-on besoin de venir lire ce que dénonce Agnès sur ce blog sinon?

          « La politique est un mécanisme d’état »

          Là, deux remarques…

          – Déjà, je ne suis pas d’accord. Les 4 articles de Robespierre que tu cites sont politiques, et ne sont pas étatiques (par exemple).
          Ou encore, l’internationalisme est une forme politique, tout comme l’anarchie.

          – Ensuite, tu vis dans un monde étatique (avec différentes formes d’Etats d’ailleurs – on peut considérer les grandes entreprises comme des formes d’états transnationaux) où le clan des nationalistes est ultra-majoritaire dans certaines parties du monde (Russie, GB, France, EU etc…).
          Ces Etats imposent leur pouvoir sur leurs citoyens, et sur toi en particulier. Ils sont (à certains endroits) soutenus, approuvés voire adulés par une grosse partie de la population.
          Alors, oui, tu peux les nier, vivre à la marge jusqu’au jour ou l’Etat décide de t’écraser. Ce faisant, déjà tu nies une immense partie de tes congénères, et malgré toute l’exemplarité dont tu peux faire preuve, tu ne fais pas avancer le schmilblick d’un iota (n’est pas Jesus qui veut – désolé pour cette référence « biblique », c’est juste une allégorie 😉 ). Ensuite, tu te comportes en autiste sur de ton fait, sourd aux désidératas des autres…

          Mais tu peux aussi avoir un discours politique – et là tu fais avancer, si ce n’est la société, au moins le débat.
          Je te ferais remarquer, d’ailleurs, que c’est exactement ce que tu fais ici.
          Si tu penses ton discours apolitique, bah, excuse moi de te « contrepenser » , politique, ton discours l’es éminemment 🙂 .

          Répondre
          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Ne poussez pas à bout les automobilistes !
            Le peuple a le droit à la vie.
            En URSS on a tout construit ensemble, en France le société du profit détruit tout sur son passage.

          • smolski
            smolski dit :

            saxo : [Un monde parfait l’est] dans une certaine forme de théorie… De là à exister.
            https://blog.monolecte.fr/2017/03/26/facts-meaning/comment-page-1#comment-438310
            Exister n’est pas théorique, ce que je propose c’est de voir le monde tel qu’il est et de le façonner chacun à sa façon, comme on le ferait dans une société de partage étendue à tous et donc anarchique.
            Attendre qu’une telle société soit advenue ne la fait pas apparaître, par contre, vivre ainsi quelle que soit la société où l’on réside permet d’en faire apparaître pas à pas les morceaux en partage.

            Un monde parfait, c’est un monde que l’on adapte chacun à soi en permanence et non d’une manière figée ni dévolue à tous. C’est le contraire du système concentrationnaire et s’applique à l’intérieur de tout système, anarchique, fasciste ou autre.

            La politique est un mécanisme d’état
            La politique est un savoir enseigné.
            Dans un système de conquête, la politique est le savoir enseigné & pratiqué par le système de conquête en place.
            Dans un système de partage tel que celui proposé par l’anarchie, la politique est le savoir de chacun partagé entre tous. Plus de système d’enseignement privilégiant une forme politique contre une autre mais un Savoir informant de l’ensemble des politiques suivies par chacun pour tous, notamment par l’exemplarité à laquelle on s’y attache individuellement.

            saxo : tu te comportes en autiste sur de ton fait, sourd aux désidératas des autres…
            C’est une affirmation que je te laisse méditer sur ce qu’est l’inverse des autres à chacun… Comme cela se pratique dans la société de conquête, ici et maintenant.

            saxo :Si tu penses ton discours apolitique, bah, excuse moi de te “contrepenser” , politique, ton discours l’es éminemment
            Je pense seul ce que je suis et laisse aux autres de me penser et de se penser eux-mêmes comme ils le désirent, où est le problème ?
            🙂

          • saxo
            saxo dit :

            Coucou Joël,

            j’ai écrit :

            Un monde parfait est (du verbe être, et non exister 😉 ) peut-être dans une certaine forme de théorie.
            puis :
            de là à exister (non, il n’existe pas – ou alors, il ne serait plus théorique, c’est bien ce que je dis 🙂 )…

            Joël :
            Je pense seul ce que je suis et laisse aux autres de me penser et de se penser eux-mêmes comme ils le désirent, où est le problème ?

            Qui parle de problème? 😉

            – Déjà, il n’y a pas de problème à avoir un discours politique…

            – Ensuite quand tu dis – il faut brûler la monnaie épicétou – Tu laisses peut-être chacun libre de penser ce qu’il veut, mais tu fais part d’une opinion – que tu n’as d’ailleurs de cesse d’essayer d’étayer.

            Et sans chercher des poux trop loin à quiconque, défendre une opinion (politique, ou autre, d’ailleurs) c’est prétendre influer sur celle des autres… et heureusement.
            Je sors d’une discussion enrichi (ici par exemple), et non aigri par l’incompréhension, et j’espère (sans, non plus, compter dessus outre mesure) être entendu dans le point de vue que je défends.
            Au fond, il s’agit bien d’une forme de « pouvoir » (à bien y réfléchir) exercé. C’est notre pouvoir d’existence.

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            À saxo du 4 avril :

            La conclusion est -elle que la Guyane est un îlot de richesse dans un océan de pauvreté ?

            Je suis atterré par de tels propos.
            Atterré !

          • smolski
            smolski dit :

            Comme je l’ai déjà dit, un Monde Parfait ne peut être qu’un Monde en constante adaptation selon la situation de chacun.
            On peut donc s’y attacher à n’importe quel instant et le vivre tel, le faisant évoluer au gré des circonstances plutôt que de s’attacher à le garder inerte souvent par la terreur que nous inspire toute liberté.

            Je m’attache à croire que seul le nomadisme, permet cette approche au plus près des possible d’une forme de perfection physique et moral à ressentir.

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Smolski du 7 avril
            Si tu crois que les guyanais ont envie de refaire leur vie tous les jours avec le premier venu, tu te goures.
            ( et c’est pas peut-être)
            ( mets ta tête à l’ombre)

          • smolski
            smolski dit :

            De mon point de vue, la liberté est à l’intérieur des individus avant d’apparaître au dehors d’eux. Il y a donc une marge essentielle entre les mouvements sociaux aussi légitimes qu’ils se proposent d’être et ce que chacun accompli en lui-même.

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Bref, on est pas dimanche que tu fais la messe à Mélenchon.
            La messe : chaque dimanche avec Mélenchon/ Hamon
            Tous les jours avec Macron ?

          • smolski
            smolski dit :

            La messe… 😀

            Non, je ne vote pas pour la messe mais pour m’identifier auprès de ceux avec qui je m’attache. C’est simple et pratique pour développer une vie civique sans s’astreindre à défendre des partis, pris ou pas pris.

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Une vie civique sans parti c’est une association de bienfaisance.
            Quelle came on me refourgue ici dedans ?
            Camarade communiste le salariat est demandeur de conseils pour mettre fin à l’exploitation !

          • smolski
            smolski dit :

            L’arrosoir : Une vie civique sans parti c’est une association de bienfaisance.

            Drôle de penser comme ça, en troupeau qui se laisse tondre et mettre en broche parce que tous y vont devant vous ?
            Avons-nous tellement besoin de maîtres qu’il est inimaginable de ne pas en avoir un sans contrainte contre personne ?

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Si dans une association de bienfaisance, y’a pas de maitre ( pour reprendre tes termes ) alors c’est qu’on peut dire des conneries avec aplomb pour obtenir des trucs à l’arrache.
            C’est toi qui l’a dit…

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Entendons nous :
            c’est vraiment dommage,
            les guyanais n’ ont pas défoncé la porte de la préfecture avec un tracteur.

          • smolski
            smolski dit :

            L’arrosoir : Entendons nous :
            c’est vraiment dommage,
            les guyanais n’ ont pas défoncé la porte de la préfecture avec un tracteur.

            Que les plus démunis se révoltent est une chose, que cette révolte prenne un sens pour chaque individu en est une autre.
            Car en fait, c’est quoi demander 2 milliards ou 3 milliards, c’est espérer quoi ?
            C’est en fait nourrir toujours davantage l’accaparement de la bourgeoisie locale et celui des mafias internationales.
            Il y a donc à quelque chose de fondamental à définir pour chacun dans cette révolte qui flotte actuellement sous les hospices de ceux qui la manipulent à leur profit inique.
            Ce consensus territorial est un masque sur le visage du fascisme social en action, au même titre que l’état d’urgence prolongé mondialement ad eternum.

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Une fois la porte réarmée, si tout se passe bien, le préfet aurait mis un rocher devant .
            A partir de ce moment précis, les Guyanais se donnent rendez vous au rocher de la lutte.
            Mais partout, on le sait, les gens qui s’impliquent sont tenus non pas en considération et respect mais en détestation et gazés au fric qui pue.
            Reconnais en quelques semaines les Guyanais ont travaille plus que Hollande en 5 ans.
            Les français qui ont eu tant de mal à se bouger le cul pour le mouvement des retraites feraient bien de s’écraser un peu.

          • smolski
            smolski dit :

            L’arrosoir : Les français qui ont eu tant de mal à se bouger le cul pour le mouvement des retraites feraient bien de s’écraser un peu.
            Diviser les luttes ouvrières n’est pas responsable.
            Tu te trump de combat, là. 😉

            Pour ce qu’il est des révoltes et des révolutions, seule la bourgeoisie parvient historiquement à chaque fois à ses fins car elle est la seule qui possède une pensée structurée dès avant que débutent les mouvements sociaux, et les orientent ainsi sournoisement toujours à leurs avantages.
            La Commune de Paris en est la démonstration la plus vive.

            Il est donc nécessaire de structurer la pensée révolutionnaire en la désembourgeoisant avant de structurer la révolte dans le combat qui suivra nécessairement, et non procéder à l’inverse.
            Je pense que, volontairement ou pas, les spadassins de la révolte se montrent en fait des bourgeois dans l’âme.

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Je ne vois pas comment je pourrais diviser les luttes ouvrières étant donné que la Guyane et autres territoires français d’outre-mer ont toujours fonctionné à part .
            Ce sont des territoires à part.

            Des gens qui ne supportent pas les contraintes de la métropole.
            Donc je maintiens que les français qui ne se sont pas assez bougé le cul pour le mouvement sur les retraites , faut pas qu’ils s’étonnent de , comment tu dis déjà, l’accaparement de la bourgeoisie locales ,
            Ou encore d’avoir que Mélenchon comme représentant de la gaucheu.

            Bécots.

          • smolski
            smolski dit :

            L’arrosoir : je maintiens que les français qui ne se sont pas assez bougé le cul pour le mouvement sur les retraites , faut pas qu’ils s’étonnent de , comment tu dis déjà, l’accaparement de la bourgeoisie locales

            Tu as raison, le peuple de guyane a un profil différent de celui de la métropole, ça n’empêche que le mouvement guyanais se défini par un accord entre tous, les patrons et les ouvriers, juste cela met la puce à l’oreille du sens des négociations à venir.

            C’est horrible d’entendre qu’il est demandé des milliards au lieu qu’il soit souscrit un juste partage entre tous des ressources vitales locales.
            J’adhère donc pleinement au sentiment de révolte qu’anime ces manifestations populaires mais la présence dans ce mouvement de capitalistes me laisse plutôt croire à la recherche de toujours plus d’enrichissement pour quelques-uns, ces possédants qui manipulent le tout.

            Comparer avec le mouvements anti-capitaliste en métropole, c’est à peu près à l’identique. Non par manque de volonté de la part des acteurs, la plupart du peuple, mais par manque de reflexion dans la cause du mouvement entier tel qu’il se dessine.

            Une révolution ne peut se faire que par le partage des convictions individuelles et l’information qui va avec. Le manquement à une de ces deux raisons ne peut faire que capoter l’ensemble.

            Melenchon est de gauche, cela ne fait aucun doute.
            Après, on peut contester sa méthode de l’être comme nous pouvons contester la méthode d’être de gauche selon chacun de nous !
            Il reste que nous avons avec lui l’essentiel du début d’un commencement, pourquoi le bouder ?
            Hop ! 🙂

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Peut-on parler de patronat guyanais ayant fusionné avec le mouvement alors qu’ils se sont révélés être des agents de la circulation en disant stop aux barrages comme de laids anticorridas du genre qu’on a dans notre propre petit pays de merde ?
            Non

            Hé dis donc, ai encore tracté
            Mélenchon ce matin.
            Tout va bene.
            Une seule personne partie en courant à signaler.

          • smolski
            smolski dit :

            L’arrosoir : dans notre propre petit pays de merde

            Quel est cette manie de tout simplifier à des ensembles alors qu’il n’existe en vrai qu’une personne à la fois dans un seul lieu dont elle détient uniquement la longueur de son premier pas pour le délimiter totalement…

            Ni dieu
            ni maître
            ni pays

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Olé !

            On est gouverné par de la merde.
            On fait pas exprès de mettre des lunettes.
            On fait pas exprès de perdre des dents.

          • smolski
            smolski dit :

            « On » est gouverné ?

            Toujours ces ensembles qui n’existent pas pour effacer les problèmes réels portés par chaque individu de la classe opprimée…

            S’il n’y a pas de « on », comment exprimerais-tu ta colère légitime ?
            Voilà ce dont il s’agit d’acquérir, le sens de sa colère individuelle et non la dissimuler derrière toutes sortes de fantasmes gouvernés eux, je te l’accorde, par les fantoches gouvernementaux.

            Résistance donc !

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            Bonne remarque, c’est vrai que le commissaire Terry a déclaré  » on a atteint un niveau de violence insupportable  » dans le France Guyane.

            Mais entre nous hein c’est un peu vrai qu’on est gouverné par des cons. Pour qu’ils deviennent intelligents faut quand même qu’ils soient poussés comme les enfants qui ont la chanceu d’aller à l’école.

          • L'arrosoir
            L'arrosoir dit :

            19 h 30
            Meetinge de Mélenchon à Lille, la ville et sa région qui ont redressé la France après la seconde guerre mondiale, y’a du monde.

        • smolski
          smolski dit :

          Un monde parfait ne peut que tendre à le devenir. Il n’existe donc que pour chacun, dans ce monde-ci.
          C’est par la manière dont nous nous y comportons individuellement qui le fait, non celles qu’imposent les contraintes de la socialisation, socialisation qui, je te l’accorde, donne ensuite un sens concret à toutes les alternatives d’idéal vécues ou souhaitées par chacun.

          Se penser en Humain tel qu’il nous est possible d’être et non tel que nous désirons parvenir à être et moins encore tel que nous défini la politique des autr’ (uches…) 😉

          Répondre
  13. paspier
    paspier dit :

    L’acide cynique …. joli ! Au cas où un(e) abstentionniste convaincu(e) lirait par ici et qu’il(elle) ne soit pas rebuté(e) par un déplacement aux urnes , un vote pour JLM à ma place ( étant légalement empêché ) ce serait bien sympa , merci . Une voix pouvant tout changer . D’accord , ce n’est pas Jean-Louis Murat , mais l’on fera avec .

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    • L'arrosoir
      L'arrosoir dit :

      Par Rachida el azzouzi que dites vous là !

      Vous auriez sûrement trouvé après la guerre car il y avait des communistes.
      Là c’est dommage y’a même pas un candidat.

      Répondre
  14. Denis
    Denis dit :

    Il a eu aussi un juste retour de bâton de la trahison qui fut la sienne vis à vis de Royal en 2007 et de son attitude ambigüe et naïve à soutenir, avec Montebourg, l’arrivée de Valls à Matignon. Hamon est tout sauf un modèle de vertu en politique. Il a été aussi sanctionné pour ça, chère Agnès !

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