Grève suisse

Pendant que les honorables travailleurs rechargent leur force de travail au camping de Bledenhac, les courageux représentants du peuple leur tricotent infatigablement une rentrée aux petits oignons, avec, en ligne de mire, le droit de grève qui, comme chacun le sait, est une arme de terroristes et autres preneurs d’otages.

Ce projet de loi va donc apporter une réponse concrète et pragmatique aux attentes quotidiennes des Français, et ce, sur l’ensemble du territoire, qu’ils soient Lorrains ou Aquitains, qu’ils habitent Marseille, Beauvais ou la région parisienne. Car le service minimum ne concerne pas seulement l’Île-de-France, ni la seule SNCF. Le service minimum, nous le voulons partout et pour tous. Telle est la logique d’action qui est la nôtre !
Xavier Bertrand, séance du 17 juillet 2007 au Sénat.

Dès l’introduction du débat sur, je cite, Dialogue social et continuité du service public dans les transports terrestres, le ton est donné. Et du coup, on comprend mieux la sonde thermique d’opinion autour du service minimum dans l’Éducation Nationale. Juste voir si l’opinion publique est prête pour laisser grignoter un peu plus la branche des droits fondamentaux sur laquelle elle ignore être assise.
Ce court extrait du discours de Xavier Bertrand devant les représentants du peuple alimente forcément notre profonde méfiance quand le même Xavier Bertrand déclare à la presse ce matin même, soit 2 jours plus tard : Pas de projet de service minimum à l’école.

PARIS (Reuters) – Xavier Bertrand récuse toute "cacophonie" gouvernementale sur l’instauration d’un service minimum à l’école et réaffirme qu’il n’y a pas de projet dans ce domaine.
"Il n’y a pas de cacophonie", a affirmé le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité sur France 2.
"Aujourd’hui, il n’y a pas de projet, et je ne suis même pas sûr, à titre personnel – je sors de mon champ ministériel – que ce soit forcément une loi. Parce que, de quoi est-il question ? De l’accueil et de la prise en charge des enfants", a-t-il ajouté.
"Ce sujet, les parents d’élèves en parlent depuis des années. Il ne doit plus y avoir de question qu’on laisserait de côté", a-t-il ajouté.
"Par rapport à cette question légitime, il faut apporter des réponses pragmatiques", a souligné Xavier Bertrand.
Le Premier ministre, François Fillon, a suscité l’émoi syndical en suggérant mardi d’étendre le dispositif de service minimum à l’Education nationale.
Le ministre de l’Education nationale, Xavier Bertrand, a déclaré mercredi que le service minimum concernait exclusivement "pour l’heure" les transports publics, mais qu’une réflexion pourrait s’engager "à moyen terme" sur un dispositif d’accueil à l’école.

Dépêche Reuteurs sur Boursier.com, 19/07/07, 08:36

Pas la peine d’en rajouter, ceux qui savent lire et cherchent l’info connaissent déjà la technique du double discours, telle qu’elle est pratiquée par ce gouvernement, comme par ceux qui l’ont précédé depuis 5 ans.

De toute manière, bronzez tranquilles, mes imbéciles heureux et continuez à croire que les journaux télévisés sont des sources d’information, tout cela ne concerne que les sales bolchéviques preneurs d’otages des usagers innocents! Et nos élus savent de quoi ils parlent en terme de service public des transports et de service minimum, eux qui arpentent quotidiennement les couloirs de métro et les stations de bus dans l’exercice de leurs fonctions!

L’objectif est bien de vous couper le kiki pour la prochaine loi de régression sociale, celle qui sera peut-être enfin de trop, celle qui vous restera en travers du gosier, celle qui vous déchirera l’anus plus sûrement qu’une noix de coco avalée à la va-vite.

Le choix des armes

Il y a de cela un petit paquet d’années, je vivais donc en zone frontalière franco-suisse.

Un jour que nous faisions tranquillement les courses dans un supermarché de la Confédération avec mon père, les clients se mettent brutalement à devenir frénétiques. Certains même balancèrent par dessus bord la bouffe qu’ils venaient pourtant de soigneusement sélectionner et se précipitèrent comme des malades aux rayons des cochonneries électroniques. La confusion s’amplifiait de seconde en seconde, quand un gars déboula comme un malade en beuglant avec ce délicieux accent que j’imite si bien : y’a grèèèveuheu, y’a grèèèveuheu!
Fichtre, nous étions pris en otage par quelques dangereux extrémistes bouffeurs d’Appenzeller, ce qui, paradoxalement, semblait mettre en joie tout le monde!

Nous finîmes par nous approcher des caisses et assistâmes alors au plus étrange des spectacles : des caissières les bras croisés et des vigiles débordés qui tentaient d’alpaguer au vol des clients qui se tiraient en courant avec des courses pas payées.
Il y avait aussi aux caisses des clients bras croisés qui attendaient stoïquement un éventuel retour à la normale avec leurs courses étalées sur le tapis. Nous nous joignirent à ce groupe, un peu plus digne que le précédent.

Nous n’attendîmes pas longtemps, parce que la grève d’encaissement est l’arme la plus redoutable qui soit. Les clients ne sont pas hostiles et la pompe à fric se met subitement à tourner à vide.
En moins d’une heure, la grève fut torchée, les caissières obtinrent gain de cause et les clients solidaires purent payer leur dû avant de rentrer chez eux.

J’ai eu aussi le droit à une ou deux grèves d’encaissement dans le tramway de Genève. Là aussi, pas de grands discours poignants sur les malheureux usagers pris en otage, mais des clients complices et amusés et des négociations menées tambour battant par la direction. Là, au moins, on reconnaît bien la cible de la grève!

Grève minimum pour efficacité optimum et service maximum

129 réponses
  1. Hady Ba
    Hady Ba dit :

    J’habite en banlieue parisienne depuis 4 ans maintenant et ne suis absolument pas véhiculé. Bizarrement, aucune grève ne m’a jamais fait arriver au travail ou à la fac en retard. Il me suffit juste de sortir de chez moi 30 mn plus tôt que d’habitude et j’ai un train. En revanche, je suis parfois (souvent) arrivé en retard parce qu’un ‘incident’ avant bloqué mon train. Peut être faudrait-il voter une loi contre les incidents?
    PS: c’est mon premier commentaire sur ce blog que je lis et apprécie depuis un certain temps déja!

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  2. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Plus moyen de ne pas payer dans les transports. A Lyon par exemple… Plus que des guichets automatiques… et des portails automatiques partout, obligeant le compostage. A la RATP aussi… Ils suppriment les guichets "humains". Et depuis bien longtemps, compostage obligatoire pour y entrer. Et les contrats d’exploitation, refilés à des sociétés différentes, selon le mode de transport, selon la ligne à gérer… Ca permet là aussi de limiter les effets des grèves… de mettre en concurrence même parfois.

    Quand je pense que dans l’inconscient collectif désormais, les syndicats sont des entités inutiles, voyant des complots partout. Oui. C’est ça. Les syndicats sont chiants parce qu’ils voient des théories du complot partout (le texte "La Conspiration partie 1" de ce matin est éloquent dans ce genre là lui aussi).

    Mais pourtant, il y a bien un schéma global, une logique, pour fluidifier les relations avec les salariés, pour les atomiser, pour les rendre plus faciles à commander. Une feuille de route suivie avec patience et pugnacité depuis plus de 30 ans. Avec parfois des sacrifices temporaires, du genre "les 35 heures au prix de 39", pour mieux obtenir "l’annualisation" juste après… comme dans une partie d’échecs.

    Ce n’est pas un complot à proprement parler. La lutte des classes n’est pas un complot. C’est une guerre de tranchées qui ne s’arrêtera jamais. Et là, maintenant… les salariés semblent ne pas se rendre compte qu’ils sont en train de s’enfoncer ras la gueule dans la gadoue de leurs tranchées.

    Le plus douloureux, c’est de ne pas savoir comment "rénover" (quel mot horrible celui là… il fait très LQR) le syndicalisme.

    Répondre
  3. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Plus moyen de ne pas payer dans les transports. A Lyon par exemple… Plus que des guichets automatiques… et des portails automatiques partout, obligeant le compostage. A la RATP aussi… Ils suppriment les guichets "humains". Et depuis bien longtemps, compostage obligatoire pour y entrer. Et les contrats d’exploitation, refilés à des sociétés différentes, selon le mode de transport, selon la ligne à gérer… Ca permet là aussi de limiter les effets des grèves… de mettre en concurrence même parfois.

    Quand je pense que dans l’inconscient collectif désormais, les syndicats sont des entités inutiles, voyant des complots partout. Oui. C’est ça. Les syndicats sont chiants parce qu’ils voient des théories du complot partout (le texte "La Conspiration partie 1" de ce matin est éloquent dans ce genre là lui aussi).

    Mais pourtant, il y a bien un schéma global, une logique, pour fluidifier les relations avec les salariés, pour les atomiser, pour les rendre plus faciles à commander. Une feuille de route suivie avec patience et pugnacité depuis plus de 30 ans. Avec parfois des sacrifices temporaires, du genre "les 35 heures au prix de 39", pour mieux obtenir "l’annualisation" juste après… comme dans une partie d’échecs.

    Ce n’est pas un complot à proprement parler. La lutte des classes n’est pas un complot. C’est une guerre de tranchées qui ne s’arrêtera jamais. Et là, maintenant… les salariés semblent ne pas se rendre compte qu’ils sont en train de s’enfoncer ras la gueule dans la gadoue de leurs tranchées.

    Le plus douloureux, c’est de ne pas savoir comment "rénover" (quel mot horrible celui là… il fait très LQR) le syndicalisme.

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  4. ko
    ko dit :

    Anecdote : mon paternel a bossé toute sa vie à GDF, puis EDF. Il est rentré arpète à l’Usine à gaz, à Béziers, à l’époque où cette ville était encore un bastion du Midi Rouge. Très vite, il s’est syndique là où il lui paraissait être le plus efficace dans la lutte des classes: à la Cégète. Il m’a souvent raconté leurs faits d’armes (distribuer gratuitement le gaz quelques heures par jour en mai 68 et entretenir scrupuleusement l’outil de travail, sans les cadres, pour bien montrer qu’ils en étaient vraiment capables, de faire de l’autogestion, et qu’ils respectaient leur outil de travail…). Mais surtout, ne pas tolérer l’arrivée des intérimaires : ok, c’était une autre époque, mais tout de même : les gars bloquaient le directeur dans son bureau jusqu’à ce qu’il accepte de titulariser le veinard d’intérimaire. Et pis c’est tout.

    (Ok, la direction d’EDF-GDF a vite su comment s’acoquiner avec les permanents et les puissants du syndicat pour les amadouer, et, en leur lâchant quelques hochets de pouvoir tout en concédant quelques satisfactions à quelques revendications, réussir à émousser la combativité, jusqu’à discréditer aux yeux de "la base" le-dit syndicat… Bien joué, vraiment…)

    Comme pour l’école de la République, que nous critiquons parce qu’elle est criticable, mais dont nous sommes conscients qu’elle peut et devrait apporter des solutions satisfaisantes dans un pays démocratique, les syndicats sont indispensables, donc a priori à défendre, mais actuellement quelque peu indéfendables !

    Sauf toutefois dans certaines "bases". Mon activité professionnelle m’amène à côtoyer des représentants du personnel dans les entreprises disposant d’un CE (pour combien de temps encore ?), et j’assiste parfois à l’instauration de réels rapports de force, qui permettent de contenir tant bien que mal les avancées de la dislocation du collectif de travail.

    Mais ça leur demande énormément d’efforts et d’implication, à mes représentants du personnel. Un vrai sacerdoce. Et je comprends, sans excuser, pourquoi certains autres dérivent et versent dans le corporatisme le plus obtus, et deviennent des gestionnaires de leur position, sans plus chercher à faire évoluer les équilibres au sein desquels ils sont opérants et ont une place… ça semble bien plus facile, hélas. (mais ceux-là ne font pas appel à mes services ! ;-)))

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  5. nattfodd
    nattfodd dit :

    @Fred: En effet, le remplacement des guichets humains par des saloperies de portillons automatiques enlève un certain pouvoir aux employés des compagnies de transport (en plus d’avoir d’autres charmants effets, comme l’extension du flicage), mais ceux-ci gardent généralement le pouvoir de forcer lesdits portillons à s’ouvrir, par exemple dans le cas de portes larges pour handicapés et gens avec beaucoup de bagages. Je ne doute pas que si les employés veulent vraiment ouvrir les portillons à tous, ils pourront le faire.

    @ko: c’est tout le problème du syndicalisme, entre une base militante qui fait parfois (pas toujours non plus) des choses formidables, et un sommet qui a accès au pouvoir et ne défend plus que son propre intérêt. C’est toujours la même histoire dès qu’il y a un bout de pouvoir à grapiller, et cette évolution du syndicalisme était inévitable dès l’instant où sont apparus les premiers permanents.
    Pour avoir de "vrais" syndicats, il faut aller regarder du côté de la CNT, qui bien qu’étant loin d’être exempte de défauts, est consciente de ces problèmes et tente de ne pas tomber dans ces pièges en ayant une structure aussi horizontale que possible.

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  6. nattfodd
    nattfodd dit :

    @Fred: En effet, le remplacement des guichets humains par des saloperies de portillons automatiques enlève un certain pouvoir aux employés des compagnies de transport (en plus d’avoir d’autres charmants effets, comme l’extension du flicage), mais ceux-ci gardent généralement le pouvoir de forcer lesdits portillons à s’ouvrir, par exemple dans le cas de portes larges pour handicapés et gens avec beaucoup de bagages. Je ne doute pas que si les employés veulent vraiment ouvrir les portillons à tous, ils pourront le faire.

    @ko: c’est tout le problème du syndicalisme, entre une base militante qui fait parfois (pas toujours non plus) des choses formidables, et un sommet qui a accès au pouvoir et ne défend plus que son propre intérêt. C’est toujours la même histoire dès qu’il y a un bout de pouvoir à grapiller, et cette évolution du syndicalisme était inévitable dès l’instant où sont apparus les premiers permanents.
    Pour avoir de "vrais" syndicats, il faut aller regarder du côté de la CNT, qui bien qu’étant loin d’être exempte de défauts, est consciente de ces problèmes et tente de ne pas tomber dans ces pièges en ayant une structure aussi horizontale que possible.

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  7. Cocos
    Cocos dit :

    A chaque fois que l’on propose la grêve ticket gratuit l’élément avancé par les grêvistes est que cela n’est pas légal. Pourtant prendre l’usager en otage n’est pas la meilleure solution car au lieux de renforcer le mouvement les grêvistes se créent un nouvel "ennemi".

    J’ai proposé une fois que les syndicats organisent une sorte de pétition dans laquelle les usagers prennent position en faveur des travailleurs. J’ai même proposé un texte type. Immaginez une pétition de plus de 200.000 usagers remise au siège de la SNCF avec un support médiatique! Et cela, il me semble qu’aucune loi ne l’empêche…

    Répondre
  8. Passant
    Passant dit :

    Il se trouvera toujours des tas de zélotes du patronat pour expliquer que telle forme de revendication n’est pas légale.

    PAr exemple, le boycott : bien que tout le monde se souvienne que c’est bien le boycott de la viande de veau qui força l’industrie à réviser ses pratiques quand à l’usage d’hormones pour la forçage des bovins, on vous explique à la première occasion qu’appeller à boycotter Perrier, Nestlé ou Areva est illégal.

    Je souhaite sincèrement que la droite aille au bout de sa logique et casse le droit de grève. J’ai fait grève pour la dernière fois en 1995. ça m’a coûté un mois de salaire : Jospin est venu au pouvoir…. puis a renié l’essentiel de ses engagements. Et qu’on ne me parle pas des 35 heures : grâce à elles, les salaires ont stagné, le travail a augmenté, les horauires et la flexibilité ont été la norme pour tous et on s’est fait enculer jusqu’à l’os.

    Depuis, je ne fais plus grève, et je regarde en ricanant les fonctionnaires y croire encore : vivement qu’ils rejoignent la vraie lutte des classes, une fois qu’ils ne seront plus les petits bourgeois du système (j’entendais un prof de fac : obligations : 96h de cours par an, se plaindre de ne gagner "que 4.500 € à 50 ans" : mais qu’il se casse de sa putain de fac s’il s’estime mal payé !)

    Répondre
  9. Passant
    Passant dit :

    Il se trouvera toujours des tas de zélotes du patronat pour expliquer que telle forme de revendication n’est pas légale.

    PAr exemple, le boycott : bien que tout le monde se souvienne que c’est bien le boycott de la viande de veau qui força l’industrie à réviser ses pratiques quand à l’usage d’hormones pour la forçage des bovins, on vous explique à la première occasion qu’appeller à boycotter Perrier, Nestlé ou Areva est illégal.

    Je souhaite sincèrement que la droite aille au bout de sa logique et casse le droit de grève. J’ai fait grève pour la dernière fois en 1995. ça m’a coûté un mois de salaire : Jospin est venu au pouvoir…. puis a renié l’essentiel de ses engagements. Et qu’on ne me parle pas des 35 heures : grâce à elles, les salaires ont stagné, le travail a augmenté, les horauires et la flexibilité ont été la norme pour tous et on s’est fait enculer jusqu’à l’os.

    Depuis, je ne fais plus grève, et je regarde en ricanant les fonctionnaires y croire encore : vivement qu’ils rejoignent la vraie lutte des classes, une fois qu’ils ne seront plus les petits bourgeois du système (j’entendais un prof de fac : obligations : 96h de cours par an, se plaindre de ne gagner "que 4.500 € à 50 ans" : mais qu’il se casse de sa putain de fac s’il s’estime mal payé !)

    Répondre
  10. arno
    arno dit :

    Heu… Passant…
    Il faudrait penser à ne pas te tromper de cible. Si les 35h sont un plantage en règle, c’est essentiellement parce que les entreprises qui y ont été soumises ont pris des mesures de rétorsion en gelant les salaires et les embauches… La faute à un texte trop timide qui, comme d’hab, se fondait sur la bonne volonté des employeurs ! C’est bien connu : on sur-controle les chomeurs et dans le même temps, on demande gentiement au patronat de bien vouloir appliquer le droit. ("Oh allez, soyez sympas, allez…!!!")
    Ca continue aujourd’hui avec l’emploi des travailleurs de plus de 50 ans : d’un côté, on remet en cause les droits des chômeurs de cette tranche d’age parce que, c’est évident, ils se sont arrangés pour se faire "mettre en pré-retraite" (terme qui n’a rien de juridique d’ailleurs !) Et d’un autre côté, on supprime toutes les taxes et contributions qui empèchent, ou rendent couteux, le licenciement de ces travailleurs !!!

    Quand au droit de grève, puisque c’est quand même le sujet ; si je suis d’accord pour dire que ce n’est pas la panacée, que d’autres méthodes sont possibles, ça reste un moyen radical pour, par exemple, jeter le CPE aux oubliettes. Bon, maintenant, c’est un peu idiot d’avoir élu l’autre, là, parce que lui, il s’en fout qu’il y ait du monde dans la rue !! Alors le retour du CPE, c’est pour bentôt…

    Ps : en effet, il est illégal aujourd’hui, pour un salarié de s’approprier le bien d’une entreprise, par exemple, en distribuant des tickets gratos…

    Répondre
  11. arno
    arno dit :

    Heu… Passant…
    Il faudrait penser à ne pas te tromper de cible. Si les 35h sont un plantage en règle, c’est essentiellement parce que les entreprises qui y ont été soumises ont pris des mesures de rétorsion en gelant les salaires et les embauches… La faute à un texte trop timide qui, comme d’hab, se fondait sur la bonne volonté des employeurs ! C’est bien connu : on sur-controle les chomeurs et dans le même temps, on demande gentiement au patronat de bien vouloir appliquer le droit. ("Oh allez, soyez sympas, allez…!!!")
    Ca continue aujourd’hui avec l’emploi des travailleurs de plus de 50 ans : d’un côté, on remet en cause les droits des chômeurs de cette tranche d’age parce que, c’est évident, ils se sont arrangés pour se faire "mettre en pré-retraite" (terme qui n’a rien de juridique d’ailleurs !) Et d’un autre côté, on supprime toutes les taxes et contributions qui empèchent, ou rendent couteux, le licenciement de ces travailleurs !!!

    Quand au droit de grève, puisque c’est quand même le sujet ; si je suis d’accord pour dire que ce n’est pas la panacée, que d’autres méthodes sont possibles, ça reste un moyen radical pour, par exemple, jeter le CPE aux oubliettes. Bon, maintenant, c’est un peu idiot d’avoir élu l’autre, là, parce que lui, il s’en fout qu’il y ait du monde dans la rue !! Alors le retour du CPE, c’est pour bentôt…

    Ps : en effet, il est illégal aujourd’hui, pour un salarié de s’approprier le bien d’une entreprise, par exemple, en distribuant des tickets gratos…

    Répondre
  12. Anta
    Anta dit :

    1° C’est marrant Agnès, j’habite en Suisse depuis 1an maintenant, et je n’ai jamais vu les "grêves" dont tu parles. Et je doute franchement qu’une grêve de plus d’une heure ferait beaucoup rire les autochtones que j’ai pu rencontrer jusqu’à présent.
    Par contre, en 6 mois à Paris, j’ai eu le droit à 2 grêves de la RATP…
    2° "j’entendais un prof de fac : obligations : 96h de cours par an, se plaindre de ne gagner "que 4.500 € à 50 ans" : mais qu’il se casse de sa putain de fac s’il s’estime mal payé !" Alors là vraiment JA-DORE. Je pense exactement la même chose des hordes de prof et de cheminot. "S"ils estiment que leurs conditions de travail ne sont pas à leur avantage, qu’ils démissionnent". Un grand MERCI Passant

    Répondre
  13. Anta
    Anta dit :

    1° C’est marrant Agnès, j’habite en Suisse depuis 1an maintenant, et je n’ai jamais vu les "grêves" dont tu parles. Et je doute franchement qu’une grêve de plus d’une heure ferait beaucoup rire les autochtones que j’ai pu rencontrer jusqu’à présent.
    Par contre, en 6 mois à Paris, j’ai eu le droit à 2 grêves de la RATP…
    2° "j’entendais un prof de fac : obligations : 96h de cours par an, se plaindre de ne gagner "que 4.500 € à 50 ans" : mais qu’il se casse de sa putain de fac s’il s’estime mal payé !" Alors là vraiment JA-DORE. Je pense exactement la même chose des hordes de prof et de cheminot. "S"ils estiment que leurs conditions de travail ne sont pas à leur avantage, qu’ils démissionnent". Un grand MERCI Passant

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  14. Gastiflex
    Gastiflex dit :

    "Pourtant prendre l’usager en otage"
    Ingrid Bétancourt est prise en otage. L’usager, lui, connait juste des difficultés pour prendre son train / métro / bus.

    Répondre
  15. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Pour anta et les salaires des conducteurs de train : http://www.entreprise-sncf.com/communiq/hoax.html. Maintenant, tu peux estimer sain et rassurant de confier la conduite de la rame où tu circules à plus de 300 km/h à un RMIste en fin de droit… de la même manière que je doute que tu ais envie que le bus qui amène ton nain à l’école soit conduit par un mec de 70 balais, pour cause de recul d’âge de la retraite!

    Au sujet de cette grève suisse, mes souvenirs genevois remonte à plus de 20 ans (pitain, déjà!). Il est possible que tout a changé là-bas depuis, mais je pense juste qu’une grève, pour être efficace doit taper là où ça fait mal, pas être une gentille garden-party à faire après les heures de travail. Donc oui, les formes efficaces de grève sont illégales : pas cons les patrons. Et là, le plan, c’est de rendre les grèves encore légales de moins en moins efficaces et donc on ne casse pas le droit de grève, on se démerde juste pour le rendre difficile à mettre en place et inopérant. Au XIXe siècle, toutes les formes de grève étaient illégales. Si les travailleurs n’avaient pas pris leur destin en main, on en serait encore aujourd’hui à envoyer les nains à l’usine dès qu’ils marchent…

    Car de quoi parle-t-on quand on parle de grève? D’une âpre lutte de pouvoir et de survie. Il s’agit d’équilibrer les forces en présence et d’obtenir des choses comme le respect des réglementations (paiement des heures sup’, sécurité sur le lieu de travail, etc) ou un salaire décent. Quand on voit que la masse des travailleurs pauvres explose, on comprend qu’il est urgent de lutter pied à pied pour que l’argent gagné par le travail soit équilibré avec la ponction de l’actionnariat et non phagocyté et ramené à la portion congrue.

    La limitation du droit de grève n’a rien à foutre de l’usager, qui n’est que l’instrument manipulé et connement consentant de la machine à faire fermer la gueule de ses congénères et la sienne par ricochet. Ce n’est pas non plus, une invention de ce gouvernement ou de celui d’avant : c’est l’instrument de la mise en coupe réglée du salariat un peu partout dans le monde et le coup du service minimum a déjà été fait dans d’autres pays de l’OCDE.

    Petit à petit, on limite nos droits… jusqu’où et pourquoi?

    Répondre
  16. Yenayer
    Yenayer dit :

    En faisant très simple : Cela s’appelle la société de contrôle. Là on entre dans la phase de mise en place des derniers maillons de ce système. Les citoyens sont pris en otage par le système du salariat. Pas tous, il reste quelques ilots d’ou il est possible de résister au rouleau compresseur du capitalisme. Ce dernier, jouant sur les ressorts les plus bas des salariés pris en otage (les fameux usagers), les enrôle pour prendre ainsi en otage les derniers citoyens non encore sous contrôle. Avec le droit de grêve vidé de sa subsance, tout le monde marchera au pas. Il ne reste plus qu’à recouvrir tout ça de surveillance vidéo, de fichage ADN et contrôle biométrique.

    Allélujah …

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  17. Pilru
    Pilru dit :

    "Si les 35h sont un plantage en règle, c’est essentiellement parce que les entreprises qui y ont été soumises ont pris des mesures de rétorsion en gelant les salaires et les embauches…"

    Il ne faut pas non plus oublier que notre actuel premier ministre a fait voter un texte en 2002 qui supprimait l’obligation d’embauche aux entreprises qui passaient aux 35h pour toucher les aides de l’Etat. Car l’objectif initial des 35h, c’était quand même de créer de l’emploi. Cela a fonctionné jusqu’a la réélection de super menteur.
    Quand on veut changer un système, on s’arrange en premier lieu pour qu’il ne fonctionne pas bien…

    Répondre
  18. Hauser
    Hauser dit :

    @Passant et Anta :
    Et tous ces gens jaloux qui pensent que les cheminots et les profs sont des privilégiers qui feraient mieux de laisser les usagers qui travaillent durs tranquilles; si c’est si bien, pourquoi n’ont-ils pas postulés pour travailler à l’Education Nationale ou à la SNCF plutôt que dans un métier de con qui les oblige à prendre les transports en commun aux heures de pointe ?

    Répondre
  19. Hauser
    Hauser dit :

    @Passant et Anta :
    Et tous ces gens jaloux qui pensent que les cheminots et les profs sont des privilégiers qui feraient mieux de laisser les usagers qui travaillent durs tranquilles; si c’est si bien, pourquoi n’ont-ils pas postulés pour travailler à l’Education Nationale ou à la SNCF plutôt que dans un métier de con qui les oblige à prendre les transports en commun aux heures de pointe ?

    Répondre
  20. Fanette
    Fanette dit :

    Les gens sont blasés ils encaissent les grèves comme les lois, tout marche à l’envers en France : là où tu crois que ça va pêter, queu dalle ça bouge pas.
    Les français sont des veaux, ils râlent tout le temps mais ne sont plus fichus comme leur parents de gueuler un bon coup dans la rue. C’est fini tout ça !

    Répondre
  21. Fanette
    Fanette dit :

    Les gens sont blasés ils encaissent les grèves comme les lois, tout marche à l’envers en France : là où tu crois que ça va pêter, queu dalle ça bouge pas.
    Les français sont des veaux, ils râlent tout le temps mais ne sont plus fichus comme leur parents de gueuler un bon coup dans la rue. C’est fini tout ça !

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  22. totoododo
    totoododo dit :

    Coucou 🙂 Bon c’est agité la 🙂
    (super monolecte, m’enfin voila, tu le sais que je suis une groupie).

    passant et Anta, enfin surtout anta : t’es gentil, mais t’es lourd.

    hauser : passant quand il dit " que 4.500 € à 50 ans" : mais qu’il se casse de sa putain de fac s’il s’estime mal payé" on peut pas donner tord sur les chiffres (après je sais pas si c’est pas des histoires). 4500 euros, c’est enorme pour un francais. C’est très bien payé faut pas pousser. Voila.

    Et puis il va falloir se remettre un peu a la lutte des classes 🙂 (si on va etre obligé sinon on va se faire ravager par Sarko et sa bande)
    Coucou tout le monde sinon 🙂

    Répondre
  23. totoododo
    totoododo dit :

    Coucou 🙂 Bon c’est agité la 🙂
    (super monolecte, m’enfin voila, tu le sais que je suis une groupie).

    passant et Anta, enfin surtout anta : t’es gentil, mais t’es lourd.

    hauser : passant quand il dit " que 4.500 € à 50 ans" : mais qu’il se casse de sa putain de fac s’il s’estime mal payé" on peut pas donner tord sur les chiffres (après je sais pas si c’est pas des histoires). 4500 euros, c’est enorme pour un francais. C’est très bien payé faut pas pousser. Voila.

    Et puis il va falloir se remettre un peu a la lutte des classes 🙂 (si on va etre obligé sinon on va se faire ravager par Sarko et sa bande)
    Coucou tout le monde sinon 🙂

    Répondre
  24. Anta
    Anta dit :

    @ totoododo

    -"t’es gentil, mais t’es lourd." Merci pour cette affirmation qui fait bien avancer le débat
    – "passant quand il dit " que 4.500 € à 50 ans" : mais qu’il se casse de sa putain de fac s’il s’estime mal payé" on peut pas donner tord sur les chiffres (après je sais pas si c’est pas des histoires). 4500 euros, c’est enorme pour un francais. C’est très bien payé faut pas pousser. Voila."
    1° Les chiffres n’ont aucune importance. Quand on est pas satisfait de sa condition, on prend ses testicules à pleine main, on fait un bras d’honneur à son patron, et on se casse, au lieu d’emmerder des millions d’usagers qui n’ont absolumment rien à voir avec la revendication (c’est le cas pour les transport public, mais aussi les routiers, les pêcheurs, les agriculteurs, les profs, etc etc etc)
    2° Tu trouves qu’on n’a pas le droit de se plaindre quand on gagne une telle somme? En ajoutant toutes les primes, ca doit être peu ou prou ce que gagne un conducteur de TGV en fin de carrière…

    Répondre
  25. Facteur Cheval
    Facteur Cheval dit :

    Pour me rassurer un peu j’essaye aussi de faire confiance à la créativité du gréviste; en cas de réquisition, la grève du zèle ou de l’encaissement sont effectivement des alternatives. Voire, le sabotage.

    Je me souviens d’un chauffeur de bus espagnol , justement réquisitionné pour service minimum, qui expliquait (dans la boîte à images tiens, ça a dû leur échapper) sa méthode à lui. En substance: "Tu sors du dépôt mais tu prends pas de voyageurs. Dès que tu trouves un coin peinard tu descends, tu ramasses un caillou et t’éclates une petite vitre. Légalement t’as plus le droit de rouler, retour au dépôt pour remplir des paperasses."

    Bon, c’est sûr que pour l’EN ça marcherait pas bien, le caillassage des gamins… Mais je sais pas moi, quitte à faire garderie ils pourraient en profiter pour subvertir les têtes blondes, genre l’anarcho-syndicalisme raconté aux enfants suivi d’un concours d’affiches de propagande. Au moins ça ferait réfléchir le Ministère à deux fois avant de réquisitionner…

    Reste que de l’inventivité et du radicalisme, y’en a des deux côtés. Je me rappelle aussi par exemple la grève des bus de Mexico qui ont résisté à la réquisition en ’95, grève qui s’est soldée par une extravagante dissolution du syndicat unique pour "faillite frauduleuse", suivie du licenciement par la ville des 14000 chauffeurs de son service public, d’un coup d’un seul.
    http://pauillac.inria.fr/~maranget/

    Remarquez, si les conflits sociaux doivent se jouer sur la créativité et l’imagination, c’est toujours ça de réjouissant…

    Répondre
  26. Facteur Cheval
    Facteur Cheval dit :

    Pour me rassurer un peu j’essaye aussi de faire confiance à la créativité du gréviste; en cas de réquisition, la grève du zèle ou de l’encaissement sont effectivement des alternatives. Voire, le sabotage.

    Je me souviens d’un chauffeur de bus espagnol , justement réquisitionné pour service minimum, qui expliquait (dans la boîte à images tiens, ça a dû leur échapper) sa méthode à lui. En substance: "Tu sors du dépôt mais tu prends pas de voyageurs. Dès que tu trouves un coin peinard tu descends, tu ramasses un caillou et t’éclates une petite vitre. Légalement t’as plus le droit de rouler, retour au dépôt pour remplir des paperasses."

    Bon, c’est sûr que pour l’EN ça marcherait pas bien, le caillassage des gamins… Mais je sais pas moi, quitte à faire garderie ils pourraient en profiter pour subvertir les têtes blondes, genre l’anarcho-syndicalisme raconté aux enfants suivi d’un concours d’affiches de propagande. Au moins ça ferait réfléchir le Ministère à deux fois avant de réquisitionner…

    Reste que de l’inventivité et du radicalisme, y’en a des deux côtés. Je me rappelle aussi par exemple la grève des bus de Mexico qui ont résisté à la réquisition en ’95, grève qui s’est soldée par une extravagante dissolution du syndicat unique pour "faillite frauduleuse", suivie du licenciement par la ville des 14000 chauffeurs de son service public, d’un coup d’un seul.
    http://pauillac.inria.fr/~maranget/

    Remarquez, si les conflits sociaux doivent se jouer sur la créativité et l’imagination, c’est toujours ça de réjouissant…

    Répondre
  27. Vincent
    Vincent dit :

    arno > en effet, il est illégal aujourd’hui, pour un salarié de s’approprier le bien d’une entreprise, par exemple, en distribuant des tickets gratos…

    +1. Les employés de la RATP ont bien sûr tentés le coup… et se sont vus menacés de procès. Résultat, ils ne peuvent pas utiliser ça comme moyen de pression, c.a.d. continuer à bosser mais sans faire payer les gens.

    Et si Fillon proposait de changer la loi pour permettra ça en échange? 😉

    Répondre
  28. totoododo
    totoododo dit :

    Ok anta, pour cette fois, mais si t’es un sarkoziste, c’est la derniere fois que je te cause.
    Pour tout te dire, je comptais pas vraiment faire avancer le debat, mais t’as pas l’air d’avoir bien compris.
    Et puis mon pote (tu permet pas que je t’appelles mon pote, t’as raison), Les chiffres ONT de l’importance. Il y en a qui dorment dehors. Il y en a qui, s’ils se barrent de leur boulot, risque de se retrouver serieusement dans la merde. Et rapidement. Alors ta moralité a 2 balles, si on est pas content on prends ses couilles a 2 mains, t’es gentil, tu sors de ton monde merveilleux. Et puis tout le monde n’a pas de couilles 🙂 (oui les filles (je precise 🙂 )

    2. T’es gentil, je vais pas me recapeter. Et ton delire la, sur le cheminots, tu m’ennuie fortement, ca pue le sarkosisme et le sarkosisme ca me fout des boutons.

    Coucou tout le monde sinon 🙂
    Et puis la greve faudra la faire. faudra descendre dans la rue, au risque de me repeter, parce qu’on va prendre cher sinon.

    Répondre
  29. motpassant
    motpassant dit :

    <<L’objectif est bien de vous couper le kiki pour la prochaine loi de régression sociale, celle qui sera peut-être enfin de trop, celle qui vous restera en travers du gosier, celle qui vous déchirera l’anus plus sûrement qu’une noix de coco avalée à la va-vite.>>

    Cette phrase extraite de votre note démontre le sérieux avec lequel vous analysez les problèmes de notre société. Démagogie et vulgarité.

    Répondre
  30. motpassant
    motpassant dit :

    <<L’objectif est bien de vous couper le kiki pour la prochaine loi de régression sociale, celle qui sera peut-être enfin de trop, celle qui vous restera en travers du gosier, celle qui vous déchirera l’anus plus sûrement qu’une noix de coco avalée à la va-vite.>>

    Cette phrase extraite de votre note démontre le sérieux avec lequel vous analysez les problèmes de notre société. Démagogie et vulgarité.

    Répondre
  31. Anta
    Anta dit :

    @ totoododo

    Je le dis et je le redis, je n’ai absolumment rien à voir avec le roquet de l’Elysée. Moi je suis libéral, lui conservateur réac interventionniste. Ce qui, au final, est tout le contraire.

    @Agnes

    1° "3400 € net primes comprises" lit on sur le communiqué de la sncf. C’est déjà pas mal si je ne m’abuse. Participation et intéressement ne sont pas compris…
    D’ailleurs, on peut remettre en cause leur objectivité quand on lit :" La gratuité des transports : si certains trains leur sont accessibles gratuitement, les cheminots et plus encore leur famille ont une partie du billet à régler sur les TGV " oui c’est vrai, il leurs faut payer la réservation de la place: 1€50 sur toute la France. Et ce n’est pas simplement le cas pour les cheminots, mais pour tous les salariés de la SNCF
    2° "Maintenant, tu peux estimer sain et rassurant de confier la conduite de la rame où tu circules à plus de 300 km/h à un RMIste en fin de droit. " Je ne vois pas le rapport. Est ce que ce salaire (disons 3400€ net) est en rapport avec la pénibilité du travail, ou encore avec les qualifications requises? Tout le trajet est bien évidemment automatisé. L’oeil humain n’est plus capable de distinguer quoi que ce soit à 300km/h.
    3° C’est bizarre, mais j’ai retrouvé exactement le même communiqué, apparemment repris sur le site de la sncf, mais avec une fourchette légèrement différente. La SNCF aurait elle décidé de modifier les chiffres?!?

    http://costkiller.net/salaires/cout

    Répondre
  32. [pseudo jean-marc]
    [pseudo jean-marc] dit :

    @motpassant,

    M’ouais quand on lit certains textes pondus par le sénat au sujet des titulaires du RMI. Le même ton est employé si ce n’est pire. Certes pas avec les mêmes mots (sénat oblige) toutefois le résultat est le même.

    Juste cela pour dire que c’est bien notre société qui est démagogique et vulgaire pas le contraire. Il faut arrêter de personnaliser les jugements quand il s’agit d’un ensemble de relations dites sociales lesquelles tentent de prouver dans la réalité la vérification de certains mythes quand bien même tout le monde sait qu’un mythe c’est pas réel mais imaginaire.

    Bref, notre société, et son gouvernement dans son ensemble, remue des mythes auxquels tout le monde finit par croire et chacun s’échine à trouver une correspondance, une analogie dans la réalité, le vécu, histoire de dire que tout cela est bien vrai d’où le besoin permanent de personnaliser.

    Moi qui ait vécu cela dans mon entreprise, eh bien je me suis fait avoir par les 35 heures. Moi qui travaille tous les jours pour vivre, je trouve dégueulasse que d’autres se permettent de faire grève et m’empêche d’aller à mon boulot. Etc, etc.

    Et le tour est joué. En fonction de ce mythe, je peux construire, appliquer une loi qui me permettra de justifier ce mythe dans la réalité ou ma propre démagogie qui est de créer des mythes, de laisser les autres trouver des correspondances, des analogies puis une fois trouvées de les mettre à plat dans une loi.

    Je vous l’ai dit et c’est ce que je vais faire. Croyez-moi, je le ferai, je suis quelqu’un qui tient sa parole. Jamais on ne précise que tout cela n’est qu’une histoire, un mythe, une croyance… et pour cause on s’apercevrait que la recherche du coupable (les 35 heures, les grévistes, les profiteurs, etc) n’est pas dans la vérification de la réalité du mythe mais dans l’expression de celui qui fabrique le mythe.

    Tout l’art du magicien est de faire regarder ailleurs pendant qu’il accomplit son tour de magie qui n’est que manipulation astucieuse.

    Répondre
  33. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    Petite fable pour Anta #16

    Je suis ta logique : si t’es pas content de ta situation d’usager des services publics, tu prends « tes testicules à pleine main » et tu vas t’acheter un 4X4 avec. Forcément tu seras bloqué dans les bouchons mais tu pourras prendre « tes testicules à pleine main » pour en bombarder les petits bourgeois qui bloquent ta route. A force d’utiliser à si mauvais escient tes testicules, tu risques fort de te retrouver à l’hôpital décoré, peut-être, de quelques banderoles « en grève » mais tout le personnel à son poste, service minimum oblige. Après quelques heures d’attentes, tu seras reçu par un gentil médecin Indien payé au Smic qui est de garde depuis 72 heures ou un interne qu’a pas dormi depuis 36 si t’as pas de chance et qui te les coupera n’ayant pas bien compris ce que tu voulais. La fatigue, que veux-tu ! Il ne faudra cependant pas trop te plaindre, une grève innovante et créative de l’encaissement, t’aura permis de repartir sans rien débourser. Presque.

    @Anta et Passant

    Concernant les profs de fac, une hirondelle ne fait pas le printemps et il ne me semble pas qu’il y ait eu beaucoup de grève pour des revendications salariales les concernant. Il faut cependant savoir que pour un prof à 4500 boules, il y a 10 grouillots à bac+7 payés à coup de pied dans le cul qui tiennent le coup espérant un jour remplacer l’ancêtre qui s’accroche. Hélas les lois de l’arithmétique sont inflexibles, 1 sur 10 atteindra le saint Graal. Quelques uns plus doué en langue, plus aventurier ou se prenant les « testicules à pleine main » vont toucher leur 4500 boules tout de suite dans quelque institut de recherche étranger. C’est ballot, après avoir investi pendant 7 à 10 ans (pas beaucoup, c’est vrai, à la fac), ils vont faire gagner des thunes aux USA, au Canada ou à l’Angleterre.

    Plus étonnant encore, la mission principale des profs d’université n’est pas d’enseigner mais de mener des travaux de recherche. L’enseignement c’est du rab (4 heures par semaine + 192 de TD par an). Je sais pas pourquoi, sans doute que faire un travail de recherche n’est pas, en soi, digne d’un salaire.

    Répondre
  34. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    Petite fable pour Anta #16

    Je suis ta logique : si t’es pas content de ta situation d’usager des services publics, tu prends « tes testicules à pleine main » et tu vas t’acheter un 4X4 avec. Forcément tu seras bloqué dans les bouchons mais tu pourras prendre « tes testicules à pleine main » pour en bombarder les petits bourgeois qui bloquent ta route. A force d’utiliser à si mauvais escient tes testicules, tu risques fort de te retrouver à l’hôpital décoré, peut-être, de quelques banderoles « en grève » mais tout le personnel à son poste, service minimum oblige. Après quelques heures d’attentes, tu seras reçu par un gentil médecin Indien payé au Smic qui est de garde depuis 72 heures ou un interne qu’a pas dormi depuis 36 si t’as pas de chance et qui te les coupera n’ayant pas bien compris ce que tu voulais. La fatigue, que veux-tu ! Il ne faudra cependant pas trop te plaindre, une grève innovante et créative de l’encaissement, t’aura permis de repartir sans rien débourser. Presque.

    @Anta et Passant

    Concernant les profs de fac, une hirondelle ne fait pas le printemps et il ne me semble pas qu’il y ait eu beaucoup de grève pour des revendications salariales les concernant. Il faut cependant savoir que pour un prof à 4500 boules, il y a 10 grouillots à bac+7 payés à coup de pied dans le cul qui tiennent le coup espérant un jour remplacer l’ancêtre qui s’accroche. Hélas les lois de l’arithmétique sont inflexibles, 1 sur 10 atteindra le saint Graal. Quelques uns plus doué en langue, plus aventurier ou se prenant les « testicules à pleine main » vont toucher leur 4500 boules tout de suite dans quelque institut de recherche étranger. C’est ballot, après avoir investi pendant 7 à 10 ans (pas beaucoup, c’est vrai, à la fac), ils vont faire gagner des thunes aux USA, au Canada ou à l’Angleterre.

    Plus étonnant encore, la mission principale des profs d’université n’est pas d’enseigner mais de mener des travaux de recherche. L’enseignement c’est du rab (4 heures par semaine + 192 de TD par an). Je sais pas pourquoi, sans doute que faire un travail de recherche n’est pas, en soi, digne d’un salaire.

    Répondre
  35. Yogi
    Yogi dit :

    Aucune chance d’avoir un débat intéressant sur ces bases …

    Avec le postulat posé par Agnès que les grèves ne sont utilisées que pour "la survie des salariés et le respect des réglementations", qui sera contre ?

    Avec le constat que certaines grèves ne visent qu’à asseoir des avantages corporatistes aux dépens de l’intérêt général, qui sera pour ?

    Une vision opposée mais à mon sens moins caricaturale :
    http://www.authueil.org/?2007/07/19

    Répondre
  36. Yogi
    Yogi dit :

    Aucune chance d’avoir un débat intéressant sur ces bases …

    Avec le postulat posé par Agnès que les grèves ne sont utilisées que pour "la survie des salariés et le respect des réglementations", qui sera contre ?

    Avec le constat que certaines grèves ne visent qu’à asseoir des avantages corporatistes aux dépens de l’intérêt général, qui sera pour ?

    Une vision opposée mais à mon sens moins caricaturale :
    http://www.authueil.org/?2007/07/19

    Répondre
  37. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Raconte-moi, Yogi, quelques avantages corporatistes… J’aime bien l’idée que si un mec est mieux payé qu’un autre, il a juste droit de fermer sa gueule et d’être bien content quand on lui propose de ratatiner son salaire au même niveau que les autres, que ce ne soit pas en-dessous.
    C’est un peu comme une séance chez le coiffeur : il égalise la mèche qui dépasse, puis une autre et ainsi de suite jusqu’à ce que tu ais la boule à zéro.

    Je rappelle, par exemple, qu’avant 93, tout le monde cotisait 37,5 ans pour sa retraite pleine et entière. En 93, on passe à 40 ans pour les schnockdus du privé, parce qu’ils ont moins de possibilités de mobilisation, parce que le salariat du privé est plus éclaté et moins protégé par les syndicats : les 2/3 des salariés du privé ne peuvent compter sur aucun délégué syndical élu au sein de leur entreprise. Donc, ils sont plus faciles à baiser, même si souvent les privilégiés du public organisent des grèves en solidarité (d’ailleurs faudra que je vérifie, mais je crois que les grèves de solidarité, ça va passer à la trappe avec les lois anti-grève!).

    Du coup, maintenant, les mecs du public passent pour des gros salopards de privilégiés avec leurs 37,5 ans de cotisation, alors qu’ils n’ont finalement que ce qui a été le lot commun de tous avant 1993. Une fois qu’on leur aura bien rogné le droit de grève, je sens qu’ils vont se faire gentiment égaliser le temps de cotisation autour des oreilles… et on pourra repasser un nouveau coup de tondeuse sur les pelés du privé… et ainsi de suite.

    Marrant, quand on parle d’inégalité de traitement entre salariés, c’est toujours sur l’air du corporatisme et du nivellement vers le bas…

    Répondre
  38. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Raconte-moi, Yogi, quelques avantages corporatistes… J’aime bien l’idée que si un mec est mieux payé qu’un autre, il a juste droit de fermer sa gueule et d’être bien content quand on lui propose de ratatiner son salaire au même niveau que les autres, que ce ne soit pas en-dessous.
    C’est un peu comme une séance chez le coiffeur : il égalise la mèche qui dépasse, puis une autre et ainsi de suite jusqu’à ce que tu ais la boule à zéro.

    Je rappelle, par exemple, qu’avant 93, tout le monde cotisait 37,5 ans pour sa retraite pleine et entière. En 93, on passe à 40 ans pour les schnockdus du privé, parce qu’ils ont moins de possibilités de mobilisation, parce que le salariat du privé est plus éclaté et moins protégé par les syndicats : les 2/3 des salariés du privé ne peuvent compter sur aucun délégué syndical élu au sein de leur entreprise. Donc, ils sont plus faciles à baiser, même si souvent les privilégiés du public organisent des grèves en solidarité (d’ailleurs faudra que je vérifie, mais je crois que les grèves de solidarité, ça va passer à la trappe avec les lois anti-grève!).

    Du coup, maintenant, les mecs du public passent pour des gros salopards de privilégiés avec leurs 37,5 ans de cotisation, alors qu’ils n’ont finalement que ce qui a été le lot commun de tous avant 1993. Une fois qu’on leur aura bien rogné le droit de grève, je sens qu’ils vont se faire gentiment égaliser le temps de cotisation autour des oreilles… et on pourra repasser un nouveau coup de tondeuse sur les pelés du privé… et ainsi de suite.

    Marrant, quand on parle d’inégalité de traitement entre salariés, c’est toujours sur l’air du corporatisme et du nivellement vers le bas…

    Répondre
  39. Anièry
    Anièry dit :

    LE HOLD-UP DU SIECLE !
    "150 milliards d’euros, 1 000 milliards de francs. C’est un pic, c’est un mont, c’est une péninsule. Mais rien à voir avec le nez de Cyrano. De quoi s’agit-il ? Du montant d’un cambriolage économique qui recommence à l’identique tous les ans."
    Est-il nécessaire de rappeler aux internautes appartenant à la classe moyenne "décomplexée", plutôt "upper middle-class", qu’« en dix ans, du milieu des années 1980 au milieu des années 1990, ce sont donc 10 points de PIB qui ne sont plus allés aux salaires dans cette valeur ajoutée, mais aux profits. Le PIB de la France s’élève à environ 1 500 milliards d’euros : 100 à 150 milliards d’euros ont donc ripé des revenus du travail vers les revenus du capital. Le rapport de force entre travail et capital a basculé.»!!!
    Source: http://www.leplanb.org/page.php?art

    Répondre
  40. Anièry
    Anièry dit :

    LE HOLD-UP DU SIECLE !
    "150 milliards d’euros, 1 000 milliards de francs. C’est un pic, c’est un mont, c’est une péninsule. Mais rien à voir avec le nez de Cyrano. De quoi s’agit-il ? Du montant d’un cambriolage économique qui recommence à l’identique tous les ans."
    Est-il nécessaire de rappeler aux internautes appartenant à la classe moyenne "décomplexée", plutôt "upper middle-class", qu’« en dix ans, du milieu des années 1980 au milieu des années 1990, ce sont donc 10 points de PIB qui ne sont plus allés aux salaires dans cette valeur ajoutée, mais aux profits. Le PIB de la France s’élève à environ 1 500 milliards d’euros : 100 à 150 milliards d’euros ont donc ripé des revenus du travail vers les revenus du capital. Le rapport de force entre travail et capital a basculé.»!!!
    Source: http://www.leplanb.org/page.php?art

    Répondre
  41. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    @ Le Monolecte

    Mon commentaire précédent serait-il resté coincé dans le filet anti-spam ou mes propos auraient-ils dépassé les limites de la bienséance propre à ce blog ?

    [Monolecte on]Là, c’est Bad Words qui t’a placardisé… mais faut attendre que je passe pour libérer les suspects de la boîte à trolls! Gandiblog, depuis sa nouvelle mise à jour, cumule 5 anti-spams musclés : IP Filter, Bad Words, IP Lookup, Links Lookup et Askimet. Ça chie pour les spammeurs, mais y a des victimes colatérales![Monolecte off]

    Répondre
  42. chris
    chris dit :

    Mouai ,le mot liberal me fera toujours sourire …..vu que la plupart des gens qui s’en reclament sont plutot d’affreux conservateurs .

    Mais bon , se dire liberal ,ca doit sonner mieux que de dire "je suis conservateur " .

    C’est la grande confusion des genres en ce moment ,les anarchistes qu’on traitent de terroristes ,les conservateurs qui se disent liberaux , les bobos qui virent sarkozystes ,des nationalistes qui sont en fait atlantiste …sympa le binz hexagonal .

    Marrant de plus ,cette histoire suisse parce que les helvetes que je croise sur les forums sont plutot pas des cadeaux niveau social progressiste ……on nous aurait menti encore une fois .

    Répondre
  43. chris
    chris dit :

    Mouai ,le mot liberal me fera toujours sourire …..vu que la plupart des gens qui s’en reclament sont plutot d’affreux conservateurs .

    Mais bon , se dire liberal ,ca doit sonner mieux que de dire "je suis conservateur " .

    C’est la grande confusion des genres en ce moment ,les anarchistes qu’on traitent de terroristes ,les conservateurs qui se disent liberaux , les bobos qui virent sarkozystes ,des nationalistes qui sont en fait atlantiste …sympa le binz hexagonal .

    Marrant de plus ,cette histoire suisse parce que les helvetes que je croise sur les forums sont plutot pas des cadeaux niveau social progressiste ……on nous aurait menti encore une fois .

    Répondre
  44. design matin
    design matin dit :

    voici un sujet polémique. Droit, humanité, profit, valeur individuel, envie collective, irrespect. Le combat est un droit fondamental. Défendre ces valeurs me permet de me singulariser. Que personne ne se laisse faire.

    Répondre
  45. design matin
    design matin dit :

    voici un sujet polémique. Droit, humanité, profit, valeur individuel, envie collective, irrespect. Le combat est un droit fondamental. Défendre ces valeurs me permet de me singulariser. Que personne ne se laisse faire.

    Répondre
  46. Yogi
    Yogi dit :

    @Agnès : Et bien citons par exemple l’emploi à vie et les processus d’évaluation dans la fonction publique ? Est-il permis d’imaginer un monde où un prof "inadapté à son poste" serait identifié comme tel, réorienté, voire viré ?

    Sinon concernant les retraites le sujet n’est pas "J’ai payé pour des gens qui sont partis à 60 ans pour 10 ans de retraite heureuse, et moi je dois attendre 65 ans, c’est un scandale" mais "Quand je partirai à 65 ans pour 15 ans de retraite il n’y aura plus personne pour la payer, c’est un problème".

    Mais, magie de la fonction, il semblerait que les lois de la démographie ne s’appliquent pas aux salariés du public.

    Répondre
  47. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    Ah, si c’est "Bad Words" qui s’effarouche pour 3 "testicules" et un "cul", ça me fait presque plaisir. Pardon, chére Monolecte de mon impatience, j’ai eu peur que mon humour à 2 balles ne passe pas la barre d’un blog si exigeant.

    "Bad Words", je ne dirais pas ce que je pense de toi sinon je risque de rester encore coincé dans les limbes d’internet. A propos de limbes, il paraît (j’ai pas vérifié) qu’elles ont été supprimées (un ou une ?) par notre nouveau papa. Qu’est-ce-qu’ils ont fait de ceux qu’étaient coincés là-bas ? Delete ?

    Pour abonder dans la métaphore capillaire du Monolecte, je me souviens de l’argument anti-syndicat des années 80. Ils étaient, déjà, irresponsables parce qu’ils ne tenaient pas compte de la « crise économique » dans leurs revendications et étaient accusés de mener les entreprises à la ruine. On sait maintenant ce qu’il en est donc nous sommes montés d’un cran autour des oreilles et c’est maintenant la nation toute entière que ces salauds (Bad Words, du calme) de corporatistes menacent.

    Pourtant si je me souviens bien de mes cours d’éducation civique, le rôle des syndicats est bien de défendre les salariés et de faire en sorte qu’ils aient les meilleurs conditions de vie possible. Le profit des entreprises n’est pas leur problème ni même celle de la survie de la nation. C’est en ce sens qu’il y a lutte : entre l’entreprise qui tend à maximiser son profit au détriment des salaires entre autre et entre les pouvoirs gouvernementaux qui visent la puissance de la nation et donc de ses entreprises et les syndicats (pas seulement eux) qui privilégient le bien-être de ses habitants-salariés.

    Cette sorte d’équilibre conflictuel n’est certainement pas satisfaisant mais ce n’est pas en supprimant le droit de grève ou du moins en le limitant qu’on va arranger les choses. Nous risquons plutôt de retourner dans un sorte de guerre civile larvée où 70 % de la population sera contrainte d’avoir recours à des solutions illégales pour avoir droit d’existence et donc de cité. C’est une situation que nous avons déjà connu et c’est pourquoi un système équilibrant les pouvoirs patronaux et salariés a été mis en place. Pourquoi revenir en arrière ?

    Après tout si la SNCF a le pouvoir de bloquer le pays c’est bien parce que cette structure est indispensable à la puissance économique du pays. Pour arranger les choses, on va donc la privatiser (la moitié rentable seulement, l’autre ce sera toujours nos impôts qui la financera) et confier ce rouage indispensable à des intérêts privés dont le seul but avoué est de gagner de l’argent, ce qui se fera nécessairement au détriment des usagers, qu’ils soient des particuliers ou des entreprises. Pourquoi ?

    J’avoue ne pas comprendre grand chose à la marche du monde et m’en foutre (Bad Words, couché) quelque peu. J’hésite toujours entre penser que nos dirigeants sont des imbéciles gavés d’idéologie et d’intérêts particuliers, des gens très intelligents qui ont une vision de l’avenir très supérieur à la mienne ou, plus probablement, un mixte des deux, à la va comme je te pousse, navigation à vue.

    Répondre
  48. Chevillette
    Chevillette dit :

    Le troll libéral (type Anta) est une sorte de Sarkozyste déguisé avec des mots branchouilles à l’américaine (liberté, flexibilité..etc) pour une théorie qui revient à dire, je veux gagner le plus possible, les autres je m’en fous et je les emmerde, je suis libre de prendre mon fric et d’emmerder tous ceux qui essaient de vivre en société!

    J’y ai même consacré un post:

    http://chevillette2007.hautetfort.c

    Oui Sarkozy est un LIBERAL, des fois il se déguise en Gaulliste protectionniste pour attirer les conservateurs des campagnes, mais au fond on le sait et on l’a vu depuis son élection, c’est un vrai libéral qui aime l’argent et les (trés) riches. Pour le protectionnisme et le souci de ces concitoyens et bien beaucoup vont le prendre dans la gueule à leurs dépends trés bientôt!

    @Anta:

    -Qu’est ce que tu foutais à prendre le métro quand t’étais à Paris. Si t’avais pris ton courage à deux mains tu serais payé des millions et tu roulerais en BMW, en bref tu t’en foutrais de la grêve…

    – Fais nous envier le salaire mirobolant du conducteur de TGV. C’est clair que je vais le jalouser!!!! Et à côté de çà, bien sûr, tu vas me dire que les milliardaires à la lagardére ou Arnault méritent leur fortune à cause des risques qu’ils prennent avec l’argent de leur famille?

    Répondre
  49. Chevillette
    Chevillette dit :

    Le troll libéral (type Anta) est une sorte de Sarkozyste déguisé avec des mots branchouilles à l’américaine (liberté, flexibilité..etc) pour une théorie qui revient à dire, je veux gagner le plus possible, les autres je m’en fous et je les emmerde, je suis libre de prendre mon fric et d’emmerder tous ceux qui essaient de vivre en société!

    J’y ai même consacré un post:

    http://chevillette2007.hautetfort.c

    Oui Sarkozy est un LIBERAL, des fois il se déguise en Gaulliste protectionniste pour attirer les conservateurs des campagnes, mais au fond on le sait et on l’a vu depuis son élection, c’est un vrai libéral qui aime l’argent et les (trés) riches. Pour le protectionnisme et le souci de ces concitoyens et bien beaucoup vont le prendre dans la gueule à leurs dépends trés bientôt!

    @Anta:

    -Qu’est ce que tu foutais à prendre le métro quand t’étais à Paris. Si t’avais pris ton courage à deux mains tu serais payé des millions et tu roulerais en BMW, en bref tu t’en foutrais de la grêve…

    – Fais nous envier le salaire mirobolant du conducteur de TGV. C’est clair que je vais le jalouser!!!! Et à côté de çà, bien sûr, tu vas me dire que les milliardaires à la lagardére ou Arnault méritent leur fortune à cause des risques qu’ils prennent avec l’argent de leur famille?

    Répondre
  50. totoododo
    totoododo dit :

    Coucou 🙂 dit monolecte, c’est toi : moi. ? post34. Ou c’est un sexiste qui passe et fait le malin? des fois ils sont pas faciles chez toi…je p(v)eux pas les taper non plus, mais les motpassant , je sais pas c’etait du premier degré sa vanne? yogi pareil, hein, bon, faut arreter de d’avaler comme du petit lait ce que raconte sarko and co, et après ca ira mieux yogi ).
    Bon voila, bonne journée 🙂

    Répondre
  51. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    La grève, comme beaucoup d’autres choses, doit évoluer! Mais sous la pression des salariés et des syndicats, pas des patrons :-(.
    Il y a eu une grève dure de la Poste dans mon secteur. Assez rapidement, ça a fait chier tout le monde. J’ai parlé avec des facteurs et j’ai écrit un article sur les raisons de la grève : logique mercantile, obligation de survendre des produits au client, tournées calculées de manière irréaliste ce qui fait que les facteurs travaillent sur leur temps libre, non remplacement des malades et d’une partie des départs en retraite qui perturbe la distribution, dégradation générale du service aux usagers (devenus clients) et des conditions de travail. J’ai expliqué les raisons de cette grève dans mon journal. Mais dans la plupart des journaux, on ne parlait que des usagers (ha ben tiens, c’est plus des clients, d’un coup?) pris en otage par les nantis de la Poste, alors qu’en fait de nantis, la Poste tourne de plus en plus avec des précaires contractuels qui enfilent les contrats de merde comme des perles à condition de tout accepter et de fermer leur gueule.

    Mais qui en parle? Personne!

    J’ai demandé à mon facteur pourquoi ils communiquaient aussi mal. Parce que franchement, ils tiennent le plus gros réseau de distribution de news de France et ils ne l’utilisent pas. Au lieu de ça, ils tentent de mettre du beurre dans les épinards en distribuant ces merdes de prospectus commerciaux.

    Un bon trac, une pétition dans tous les boites à lettre de France, voilà une bonne manière de parler des problèmes!

    Répondre
  52. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    La grève, comme beaucoup d’autres choses, doit évoluer! Mais sous la pression des salariés et des syndicats, pas des patrons :-(.
    Il y a eu une grève dure de la Poste dans mon secteur. Assez rapidement, ça a fait chier tout le monde. J’ai parlé avec des facteurs et j’ai écrit un article sur les raisons de la grève : logique mercantile, obligation de survendre des produits au client, tournées calculées de manière irréaliste ce qui fait que les facteurs travaillent sur leur temps libre, non remplacement des malades et d’une partie des départs en retraite qui perturbe la distribution, dégradation générale du service aux usagers (devenus clients) et des conditions de travail. J’ai expliqué les raisons de cette grève dans mon journal. Mais dans la plupart des journaux, on ne parlait que des usagers (ha ben tiens, c’est plus des clients, d’un coup?) pris en otage par les nantis de la Poste, alors qu’en fait de nantis, la Poste tourne de plus en plus avec des précaires contractuels qui enfilent les contrats de merde comme des perles à condition de tout accepter et de fermer leur gueule.

    Mais qui en parle? Personne!

    J’ai demandé à mon facteur pourquoi ils communiquaient aussi mal. Parce que franchement, ils tiennent le plus gros réseau de distribution de news de France et ils ne l’utilisent pas. Au lieu de ça, ils tentent de mettre du beurre dans les épinards en distribuant ces merdes de prospectus commerciaux.

    Un bon trac, une pétition dans tous les boites à lettre de France, voilà une bonne manière de parler des problèmes!

    Répondre
  53. coco_des_bois
    coco_des_bois dit :

    "Et bien citons par exemple l’emploi à vie et les processus d’évaluation dans la fonction publique ? Est-il permis d’imaginer un monde où un prof "inadapté à son poste" serait identifié comme tel, réorienté, voire viré ?"

    Ah oui, en effet, ceux qui bossent dans le privé savent bien à quel point il y a des millions d’évaluations et d’efficacité, de rentabilité, de modernité, de gens adaptés à leur poste, de gentils chefs et patrons… personne ne se fait lourder parce qu’il est juste trop vieux et trop cher pour embaucher un jeune en stage… Chacun sait que nul chef indéboulonnable n’existe, nulle promotion indue, nul harcèlement, nul licenciement abusif, le privé, c’est Disneyland.

    MAIS c’est – dit-on – de l’argent privé !
    Alleluya, l’argent privé est fondamentalement différent de l’argent public !… ben en fait non, pas tant que ça si on creuse un peu.

    Répondre
  54. mc
    mc dit :

    N(otre) S(aigneur) est-il libéral?

    Bah, yen a un qui a parlé ici (?) ou ailleurs, de "véritable" libéralisme pour argumenter que NS n’en était pas un.

    Le libéralisme (financier) a sacrément besoin de protectionnisme (policier) s’il veut subsiter à partir d’un certain degré d’écrasement des pauvres gens.

    Car le cours "naturel" des choses veut qu’à partir d’un certain degré de compression la "réaction" devienne inévitable. C’est alors que TOUS les libéraux deviennent TRES interventionnistes.

    Je radote sans doute (c’est le grand âge) mais liberté est un mot qui a absolument besoin de divers compléments: liberté pour qui? liberté de faire quoi?

    Répondre
  55. mc
    mc dit :

    N(otre) S(aigneur) est-il libéral?

    Bah, yen a un qui a parlé ici (?) ou ailleurs, de "véritable" libéralisme pour argumenter que NS n’en était pas un.

    Le libéralisme (financier) a sacrément besoin de protectionnisme (policier) s’il veut subsiter à partir d’un certain degré d’écrasement des pauvres gens.

    Car le cours "naturel" des choses veut qu’à partir d’un certain degré de compression la "réaction" devienne inévitable. C’est alors que TOUS les libéraux deviennent TRES interventionnistes.

    Je radote sans doute (c’est le grand âge) mais liberté est un mot qui a absolument besoin de divers compléments: liberté pour qui? liberté de faire quoi?

    Répondre
  56. mc
    mc dit :

    Ta grève suisse, Agnès, quelle merveille!

    Elle répond à la question que je me posais désespérément il y a 20 ans, quand j’habitais près de la station RER "Sevran-Baudottes" et que les grèves, plus dures là qu’ailleurs, plongeaient dans la désespérance même les usagers à priori solidaires:

    "Mais pourquoi diable ne font-ils pas rouler les trains en négligeant seulement de nous faire payer?"

    Depuis on a fait encore un pas vers l’absurdité: la grève qui ne nuit qu’à ceux qui la font…

    Répondre
  57. Gastiflex
    Gastiflex dit :

    @Anta : "D’ailleurs, on peut remettre en cause leur objectivité quand on lit :" La gratuité des transports : si certains trains leur sont accessibles gratuitement, les cheminots et plus encore leur famille ont une partie du billet à régler sur les TGV " oui c’est vrai, il leurs faut payer la réservation de la place: 1€50 sur toute la France. Et ce n’est pas simplement le cas pour les cheminots, mais pour tous les salariés de la SNCF"
    Et les salariés de toutes les compagnies aériennes c’est pareil. Et alors ? Qu’est ce que ça peut vous faire ?

    Pour le mythe des conducteurs de trains qui n’ont qu’à appuyer sur un bouton car "ma bonne dame, aujourd’hui tout est automatique".
    http://www.izverybad.com/izverygood

    Au fait, vous avez remarqué qu’il y a des trains le dimanche et les jours fériés ? Y a même des rumeurs qui courent comme quoi ils rouleraient aussi la nuit….

    Répondre
  58. Cocos
    Cocos dit :

    Tout a fait d’accord avec toi mais dans certaine situations les gens sont tellement frustés qu’ils souhaitent montrer cela en faisant le plus de "mal" possible.

    Pourtant ce n’est pas la meilleure solution, mais on prend rarement de bonnes décisions dos au mur.

    Pour réaliser ce que tu proposes Agnes il faut que les syndicats le prenne en charge et ne voient pas que la grêve comme outil à tout faire.

    Répondre
  59. Cocos
    Cocos dit :

    Tout a fait d’accord avec toi mais dans certaine situations les gens sont tellement frustés qu’ils souhaitent montrer cela en faisant le plus de "mal" possible.

    Pourtant ce n’est pas la meilleure solution, mais on prend rarement de bonnes décisions dos au mur.

    Pour réaliser ce que tu proposes Agnes il faut que les syndicats le prenne en charge et ne voient pas que la grêve comme outil à tout faire.

    Répondre
  60. Anta
    Anta dit :

    Bon, ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais je vais me répetter une enième fois (concept politique pour les "mal comprenants" en reprenant un terme très monolectien). En plus, j’avais pas essayé de le faire sur le blog de chevillette étant donné le niveau des débats…

    A priori, le seul fait que Sarko soit complètement discrédité de la part des libéraux ne suffit pas à vous convaincre qu’il n’appartient pas à cette famille politique, et quelquepart, vous avez raison. Je vous propose donc d’abord de revenir à la définition du courant libéral, et voir si ca s’applique à Sarko, ou si alors, vous ne confondez par libéral et conservateur (un peu comme le fait remarquer chris) …

    Ce que nous dit Wikipédia: "Le libéralisme est une doctrine politique et économique née dans l’Europe des Lumières aux XVIIe et XVIIIe siècles, qui repose sur l’idée que chaque être humain possède des droits naturels sur lesquels aucun pouvoir ne peut empiéter. En conséquence, les libéraux veulent limiter les prérogatives de l’État et des autres formes de pouvoir, quels qu’en soient la forme et le mode de désignation.

    Au sens large, le libéralisme prône l’établissement d’une société caractérisée par la liberté de penser des individus, le respect du droit naturel, le libre échange des idées, l’économie de marché et son corollaire l’initiative privée, et un pouvoir politique légal et transparent garantissant les droits des minorités."

    Ou encore :"Etymologie : du latin "liberalis", généreux, noble, digne d’une personne libre.

    Historiquement, le libéralisme est une doctrine politique, apparue au XIXe siècle, qui réclamait la liberté politique, religieuse, économique, etc., dans l’esprit des principes de 1789. L’anglais John Locke (1632-1704), qui a fait de l’individu et de ses droits inaliénables (liberté, propriété…) le centre et l’origine des relations sociales, en fut l’un des précurseurs

    En matière politique, le libéralisme est, de nos jours, une attitude qui défend la démocratie politique et les libertés individuelles. (opposé : totalitarisme).

    En matière économique, le libéralisme est une doctrine qui défend la libre entreprise et la liberté du marché. Le principe fondamental du libéralisme est qu’il existe un ordre naturel qui tend à conduire le système économique vers l’équilibre. La loi de l’offre et de la demande, par exemple, conduit à l’équilibre entre la production et la consommation sous réserve de liberté des marchés et de libre concurrence, seules censées garantir l’ajustement optimum des ressources disponibles (offre) à la demande. S’il peut agir librement, l’homme en tant que premier agent économique peut atteindre cet ordre naturel. Les intérêts de l’individu et de la société sont alors convergents.
    Le libéralisme économique s’oppose au contrôle par l’Etat des moyens de production et à l’intervention de celui-ci dans l’économie, si ce n’est pour coordonner les entreprises ou garantir un marché équitable (opposé : étatisme, dirigisme, socialisme, communisme)."

    Ce mot, noble à l’origine, a beaucoup était déformé, notamment en France, pour finalement, pratiquement devenir une insulte. En Amérique du Nord, un liberal est perçu comme une personne de gauche. Pas une gauche à l’ancienne, avec la moustache, le discours sur la lutte des classe, et "les riches ils sont vraiment trop méchants avec nous les pov’ gens" (ou encore l’apologie de l’URSS et des goulags un peu comme les amis de Chevillette…). Le libéral moderne prône l’amitié entre les peuples, la mixité culturelle, est pacifiste (et n’aime pas trop tout ce qui ressemble à un uniforme), éduqué, fume des pétards à l’occasion, milite pour toutes les formes de liberté sexuelle, se moque du nationalisme sous toutes ses formes, et croit dur comme fer à la devise "quand on veut, on peut". Bref, il se rapproche beaucoup plus des libertariens que des conservateurs.

    Maintenant, intéressons nous à la politique Sarkozyenne: limitation des libertés individuelles (drogue, homosexuels, pseudo lois anti terroriste, utilisation massive des forces publics), fort dirigisme Etatique (création de "champions nationaux", droit de regard sur la politique de la BCE), volonté affichée de redorer le blason de l’armée française (2ème port avion), nationalisme ( lois sur l’immigration, révisionisme du colonialisme). Bref, il n’y a rien de rien qui s’apparente à du libéralisme là dedans. Je le redis, monsieur NS est très conservateur, dirigiste, étatiste (et accessoirement démago, mais ce n’est pas propre à sa conception de la politique)…

    Répondre
  61. Anta
    Anta dit :

    @Gastiflex

    Il y a deux différences majeures entre les compagnies aériennes et la SNCF:
    -Les compagnies aériennes ne sont plus des entreprises publiques. Elles sont cotées en bourse, et ne financent pas ce genre de largesse à leur personnel grâce à de l’argent public
    – Si on prend le cas du groupe d’Air France/KLM (dont l’Etat francais détient encore 18,5% du capital), l’entreprise est largement bénéficiaire. RN du groupe: +900millions en 2006. Ce qui est très très loin d’être le cas de la SNCF.

    Je ne suis absolumment pas contre les largesses qui sont accordées aux salariés. Je suis par contre beaucoup plus critique quand ces largesses sont accordées au sein d’entreprises publics, et qui sont structurellement déficitaires (malgré tous les artifices comptables…)

    Répondre
  62. Lory
    Lory dit :

    Je n’apprécie pas ce genre de sournoiserie maligne glissée dans l’onction mieleuse de cette apologie libertarienne chez Anta:
    "(ou encore l’apologie de l’URSS et des goulags un peu comme les amis de Chevillette…)"
    Je n’ai jamais rien lu de semblable sous la plume de Chevillette ni des blogueurs chez lesquels on peut le trouver.
    Et "libertarien" n’est jamais qu’un vocable pour dire "liberal" de façon plus branchée. Des arrivistes, hyper-individualiste et égocentriques, qui ne sont pas nationalistes ce qui chez eux signifie qu’ils sont avant tout pour la libre-circulation du pognon, et des personnes parce que n’est-ce-pas, la main-d’oeuvre immigrée choisie fait du bien à l’économie. Un joint de temps en temps qui n’en fume pas? Meme les ministres, quand ils ne se remplissent pas les narines de cocaine. Et vachement libéraux en matière de moeurs, la preuve, ils ne blament pas l’homosexualité, mais à part ça ce sont les plus sexistes.

    Répondre
  63. Lory
    Lory dit :

    ??? Vous confondez humour et propagande, Anta. Eux, ils font de l’humour en caricaturant ce que les gens comme vous pensent d’eux. Vous, vous faites de la propagande de bas-étage en en étant encore à les dépeindre le couteau entre les dents. Vous, libertariens, avez par contre le couteau du coté du manche, et eux à défaut de se prendre des coups de couteau, se retrouvent en camp de détention s’ils ont la peau un peu trop foncée.

    Etre une jeune femme de 27 ans enceinte de 8 mois et savoir le père de son mome à naitre interné avant expulsion du territoire, vous trouvez ça marrant? C’est bien ce vers quoi pointe votre lien, non?

    Répondre
  64. Lory
    Lory dit :

    ??? Vous confondez humour et propagande, Anta. Eux, ils font de l’humour en caricaturant ce que les gens comme vous pensent d’eux. Vous, vous faites de la propagande de bas-étage en en étant encore à les dépeindre le couteau entre les dents. Vous, libertariens, avez par contre le couteau du coté du manche, et eux à défaut de se prendre des coups de couteau, se retrouvent en camp de détention s’ils ont la peau un peu trop foncée.

    Etre une jeune femme de 27 ans enceinte de 8 mois et savoir le père de son mome à naitre interné avant expulsion du territoire, vous trouvez ça marrant? C’est bien ce vers quoi pointe votre lien, non?

    Répondre
  65. Lory
    Lory dit :

    @ Anta

    Tiens, je l’avais pas encore lu aujourd’hui CSP.

    "Le tout adossé à une solide inculture historique : tout se mélange dans leurs petits cerveaux, Marx, Pol Pot, Rosa Luxemburg, Arlette, la Corée du Nord, le KGB, la Commune de Paris, la Longue Marche, mai 68, le goulag, Chavèz…Tout est mis à plat, tout s’équivaut, tout est pareil : c’est l’esstrèmgôche !!!"

    Bah c’est bien vous ça, Anta. Et vous ne vous y reconnaissez pas?

    Répondre
  66. Lory
    Lory dit :

    @ Anta

    Tiens, je l’avais pas encore lu aujourd’hui CSP.

    "Le tout adossé à une solide inculture historique : tout se mélange dans leurs petits cerveaux, Marx, Pol Pot, Rosa Luxemburg, Arlette, la Corée du Nord, le KGB, la Commune de Paris, la Longue Marche, mai 68, le goulag, Chavèz…Tout est mis à plat, tout s’équivaut, tout est pareil : c’est l’esstrèmgôche !!!"

    Bah c’est bien vous ça, Anta. Et vous ne vous y reconnaissez pas?

    Répondre
  67. Facteur Cheval
    Facteur Cheval dit :

    @ Otrynteus #35

    >>le rôle des syndicats est bien de défendre les salariés et de faire en sorte qu’ils aient les meilleurs conditions de vie possible.

    Hmmmouais… En tout cas c’est le rôle attribué aux syndicats après-guerre par le CNR, consacrant le virage étatiste du syndicalisme au cours des années ’20 et ’30 qui l’avait polarisé sur les horizons communiste et social-réformiste. Au passage le CNR leur a attribué la gestion de la nouvelle Sécu, un peu pour donner un strapontin aux communistes exclus du gouvernement et un peu pour tondre la fédération mutualiste, qui avait eu la mauvaise idée de s’acoquiner avec Vichy.

    On peut dire que l’ambition des syndicats se limite depuis à la défense des salariés et la négociation du partage des gains de productivité. C’est honorable et nécessaire. Mais en se laissant coopter les centrales ont aussi complètement enterré les aspirations de révolution sociale, la contestation du salariat en tant que tel, l’ambition d’émancipation humaine dans l’autonomie et l’autogestion qui avaient engendré les premières coalitions et sociétés de secours mutuel. C’était là par exemple la face sombre des accords de Grenelle, que le PCF et la CGT ont eu tant d’empressement à négocier et tant de mal à faire accepter par leurs bases.

    Je ne cherche pas à casser du sucre sur les syndicats; j’espère bien au contraire qu’ils affûtent en ce moment les couteaux pour défendre le droit du travail bec et ongles à la rentrée. Mais il y a des pans d’histoire de la gauche et des mouvements ouvriers qu’on oublie de nous raconter en cours "d’éducation civique", et en ce moment en particulier une piqûre de rappel collectif ne serait peut-être pas inutile.

    Répondre
  68. CSP
    CSP dit :

    Pff, mais qu’est-ce que vous vous emmerdez à répondre à cette encéphalite spongiforme d’anta ? D’ailleurs, z’ont pas autre chose à foutre, les chantres de la valeur-travail, qu’à troller toute la sainte journée ? Get a life, les libéraux ! Découvrez les joies du sexe, le gratuit je veux dire ! Vous verrez, ça ira mieux après.
    Et pas la peine de venir me faire chier à laisser des comms libéro-débile chez moi : je cause pas à ces gens.

    Répondre
  69. CSP
    CSP dit :

    Pff, mais qu’est-ce que vous vous emmerdez à répondre à cette encéphalite spongiforme d’anta ? D’ailleurs, z’ont pas autre chose à foutre, les chantres de la valeur-travail, qu’à troller toute la sainte journée ? Get a life, les libéraux ! Découvrez les joies du sexe, le gratuit je veux dire ! Vous verrez, ça ira mieux après.
    Et pas la peine de venir me faire chier à laisser des comms libéro-débile chez moi : je cause pas à ces gens.

    Répondre
  70. Anta
    Anta dit :

    @Lory

    1° Je ne vois pas trop où je fais de la propagande en reprenant des définitions…
    2° Idem, je n’ai pas trop l’impression qu’ils font preuves de beaucoup d’humour les CSP and co. Vous devriez lire plus en détail je pense
    3° Non ca ne me fait pas rire, ni même sourire. C’est bien pour cela que je déteste quand on assimile Sarko à un libéral!

    Répondre
  71. chris
    chris dit :

    Maintenant ,Anta n’a pas tort du tout lorsqu’il replace le contexe du liberalisme et il est pas honnete intellectuellement de confusionner les liberaux et les libertariens ……que de parler de socialiste et de stalinisme ,meme racourci reducteur .

    De meme ,la vision d’Anta sur le sarkozysme est plutot juste ……je la constate tout les jours sur des sites pluralistes ,les electeurs de sarko sont avant tout des conservateurs a tendance fascisante refoulée que de purs liberaux …..qui eux en effet n’en ont jamais demande tant et auraient prefere un Bayrou option Modem .

    Sa precision sur l’aspect liberal aux states est tres juste …il n’y a pratiquement jamais eu de gauche collectiviste la bas …..c’est toujours le debat social-etat qui a fait rage la bas ,pas autre chose .

    Je suis pas fan de Locke qui revient etrangement a la mode chez les jeunes de nos jours ..a cause de l’aspect propriete qui fait un peu fermier texan ;mais pour le reste y a des choses a considerer .

    Sur la jeune femme de 27 ans , on ne peut ignorer meme du fin fond de l’afrique ou du magrheb ,qu’il suffit de se marrier pour regler le probleme et que des milliers de couples mixtes ,dont le mien , ont suivis ces procedures ……expliquée et detaillée dans toutes les ambassades du monde .

    Ca ramene aux fameuses rangers dans le salon a Agnes , le monde ressemble encore pour l’instant aux sites internet avec leurs anti spams ,leurs bannissements .

    Répondre
  72. Anta
    Anta dit :

    Non je ne m’y retrouve pas dutout. L’extrèmisme (notamment de gauche) me fascine. C’est d’ailleurs pour cela que j’écume tous ces blogs.

    C’est assez drôle que quelqu’un qui ne comprend pas la différence fondamental qu’il y a entre libéralisme et conservatisme m’accuse de tout confondre…

    Répondre
  73. Facteur Cheval
    Facteur Cheval dit :

    @Anta

    Rappelons d’abord qu’en matière de sciences humaines Wikipédia est une consternante bouse.

    Ceci dit, le libéralisme c’est comme Dieu, l’amour et le jazz, on peut mettre tout et n’importe quoi dedans. C’est même cette versatilité qui en a fait le succès: s’il est devenu le slogan révolutionnaire du XVIIIe c’est qu’il promettait à chacun ce qu’il avait envie d’entendre, et permis l’alliance provisoire du bas-peuple et de la bourgeoisie contre les privilèges aristocratiques. Sur un malentendu tout est possible. Et c’est curieux comme dans chacune des révolutions bourgeoises, une fois le ‘libéralisme’ économique acquis le ‘libéralisme’ politique s’est réduit comme peau de chagrin…

    Sans trop vouloir entrer ici dans la philo en tant que telle, l’opposition simpliste entre l’Etat et les libertés individuelles crée un angle mort toujours habilement exploité, celui des coalitions infiniment diverses que peut produire la liberté d’association. Bien des ‘libéraux’ sont tout à fait prêts à sacrifier cette liberté-là si elle risque (prendre un air savant et ajuster son monocle) d’engendrer une allocation sub-optimale des ressources.

    Pour trouver les héritiers du libéralisme ‘noble’ au XXe siècle c’est moins vers Hayek ou Mises qu’il faut se tourner que vers Dewey ou Russell. Donc moins vers les ‘libertariens’ (ptoui!) que vers… les libertaires!

    Quant à savoir quelle étiquette coller sur le caudillito, franchement, qu’est-ce ça peut foutre?…

    Répondre
  74. Facteur Cheval
    Facteur Cheval dit :

    @Anta

    Rappelons d’abord qu’en matière de sciences humaines Wikipédia est une consternante bouse.

    Ceci dit, le libéralisme c’est comme Dieu, l’amour et le jazz, on peut mettre tout et n’importe quoi dedans. C’est même cette versatilité qui en a fait le succès: s’il est devenu le slogan révolutionnaire du XVIIIe c’est qu’il promettait à chacun ce qu’il avait envie d’entendre, et permis l’alliance provisoire du bas-peuple et de la bourgeoisie contre les privilèges aristocratiques. Sur un malentendu tout est possible. Et c’est curieux comme dans chacune des révolutions bourgeoises, une fois le ‘libéralisme’ économique acquis le ‘libéralisme’ politique s’est réduit comme peau de chagrin…

    Sans trop vouloir entrer ici dans la philo en tant que telle, l’opposition simpliste entre l’Etat et les libertés individuelles crée un angle mort toujours habilement exploité, celui des coalitions infiniment diverses que peut produire la liberté d’association. Bien des ‘libéraux’ sont tout à fait prêts à sacrifier cette liberté-là si elle risque (prendre un air savant et ajuster son monocle) d’engendrer une allocation sub-optimale des ressources.

    Pour trouver les héritiers du libéralisme ‘noble’ au XXe siècle c’est moins vers Hayek ou Mises qu’il faut se tourner que vers Dewey ou Russell. Donc moins vers les ‘libertariens’ (ptoui!) que vers… les libertaires!

    Quant à savoir quelle étiquette coller sur le caudillito, franchement, qu’est-ce ça peut foutre?…

    Répondre
  75. chris
    chris dit :

    """ ou Mises qu’il faut se tourner que vers Dewey ou Russell. Donc moins vers les ‘libertariens’ (ptoui!) que vers… les libertaires!
    ""

    Je dois avouer que ca me va beaucoup mieux sous cet angle la ….vu que Locke parfois .

    Autrement ,par les temps qui courent ……en oubliant dieu qui peut rien pour nous mais en gardant l’amour et le Jazz !!

    Répondre
  76. chris
    chris dit :

    """ ou Mises qu’il faut se tourner que vers Dewey ou Russell. Donc moins vers les ‘libertariens’ (ptoui!) que vers… les libertaires!
    ""

    Je dois avouer que ca me va beaucoup mieux sous cet angle la ….vu que Locke parfois .

    Autrement ,par les temps qui courent ……en oubliant dieu qui peut rien pour nous mais en gardant l’amour et le Jazz !!

    Répondre
  77. gagou
    gagou dit :

    ça fait longtemps que j’entend dire que les grévistes dans les transports n’ont qu’a faire transports gratuits plutot que grêve mais je sais pas comment ça se passe chez vous mais ici (Lyon) c’est tros balaizes par portes de rames du métro avec souvent une rangée de flics derriere (avant c’étaient des militaires avec le famas..). Et a mon avis la direction preferera bloquer les machines au dépot (pour raison de sécurité…) et ceux qui feront sortir des rames seront accusé de vol de matériel… les usagers en otages c’est quand ça les arrange…

    Répondre
  78. gagou
    gagou dit :

    ça fait longtemps que j’entend dire que les grévistes dans les transports n’ont qu’a faire transports gratuits plutot que grêve mais je sais pas comment ça se passe chez vous mais ici (Lyon) c’est tros balaizes par portes de rames du métro avec souvent une rangée de flics derriere (avant c’étaient des militaires avec le famas..). Et a mon avis la direction preferera bloquer les machines au dépot (pour raison de sécurité…) et ceux qui feront sortir des rames seront accusé de vol de matériel… les usagers en otages c’est quand ça les arrange…

    Répondre
  79. totoododo
    totoododo dit :

    Coucou chris (je te connais pas mais je t’aime bien)
    Juste, sur le coup de:
    "Sur la jeune femme de 27 ans , on ne peut ignorer meme du fin fond de l’afrique ou du magrheb ,qu’il suffit de se marrier pour regler le probleme et que des milliers de couples mixtes ,dont le mien , ont suivis ces procedures ……expliquée et detaillée dans toutes les ambassades du monde ."
    Par contre, la tu reves. Ca marche pas pour tout le monde. c’est la chasse en ce moment aux sans papiers.

    Répondre
  80. totoododo
    totoododo dit :

    Coucou chris (je te connais pas mais je t’aime bien)
    Juste, sur le coup de:
    "Sur la jeune femme de 27 ans , on ne peut ignorer meme du fin fond de l’afrique ou du magrheb ,qu’il suffit de se marrier pour regler le probleme et que des milliers de couples mixtes ,dont le mien , ont suivis ces procedures ……expliquée et detaillée dans toutes les ambassades du monde ."
    Par contre, la tu reves. Ca marche pas pour tout le monde. c’est la chasse en ce moment aux sans papiers.

    Répondre
  81. chris
    chris dit :

    salut totoodo

    Ben , le reve …c’est bien de cela qu’il s’agit !

    Ya pas cinquante moyens pour emigrer ,la case refugie politique qui ne devrait etre reservée qu’a ceux la ,pas facile a etablir les faits …la case permis de travail pas evidente non plus ..et pis la case marriage .

    Pour celle la des millions de jeunes Africaines ou ukrainiennes se tassent dans des hangards devant un clavier et tentent de tchater l’ame soeur en europe , pour les garcons , ya les plages ou des europeennes esseulées viennent chercher un sexe qu’elle n’imaginait sans doute plus .

    Avec tout ca ,y a la queue aux ambassades qui tentent de decourager le cote europeen ,connaissant un peu trop souvent la fin de l’histoire .

    La misere ou l’ennui d’une vie sans horizons rend cruel et cynique vis a vis de l’amour d’un europeen aux caprices de riches .

    Le reve ben …tu sais ,je vis dans le contexe d’une communaute etrangere ..alors j’ai quelques exemples en reserve autour de moi .

    On condamne facilement le delinquant qui choisit le risque d’une vie meilleure et on absout l’etranger qui a le meme reve .

    Moi je condamne aucun des deux ,je suis pragmatique mais je ne m’etonne pas lorsque la prise de risque echoue .

    j’ai frequente le milieu magrhebin a une epoque , ya eu qu’eux et les manouches pour trouver mon CV interessant ……ils assumaient l’expulsion a mi peine eux …..ne faisaient pas du cinema dans des avions , pourtant ce qui les attendaient au pays n’etait pas tendre ,souvent mortel .

    l’immigration ,c’est le drame d’un monde actuel mais on ne peut se contenter de l’apprecier de nos fauteuils de gosses gates de pays riches ….il y a trop de choses derriere qui rejoignent la delinquance …..ou alors il faut considerer la delinquance comme une resistance mais la ,je doute fort qu’a goche …ca suive ,terrain trop glissant ,n’est ce pas ?

    Répondre
  82. Lory
    Lory dit :

    @ Anta
    Je comprends parfaitement la différence entre libéralisme et conservatisme. Et si le second est surtout le fait des imbéciles, le premier est surtout celui d’égocentriques montés du col et c’est pourquoi je n’ai guère de sympathie pour eux. Je ne trouve vraiment rien de fascinant à des gens qui ont le sentiment d’avoir compris les arcanes du monde en se pensant supérieurs aux communs des mortels mais qui ont surtout peur du moindre changement social susceptible d’amener un mieux-etre pour tout le monde, en croyant que cela ne pourrait amener que désastre, ce qui est faux. Le Front Populaire n’avait appauvri personne en attribuant les congés payés, par exemple.

    C’est cette peur du moindre changement qui vous fait juger "extrèmistes" ceux qui désirent un monde un peu plus équitable. Agnès a très bien expliqué dans un post un jour qu’elle ne se sentait pas d’"extrème gauche" mais de gauche tout simplement, et que c’est la gauche classique qui avait lentement dérivé au fil des décennies vers la droite libérale, ce en quoi elle a largement raison.

    Alors allez plutot écumer les blogs Modem pour y trouver une consolation au mécontentement que vous suscitez parmi les lecteurs du Monolecte que vous venez gratifier de votre credo libéral, que précisément ils dénoncent comme cause de leurs difficultés. Si vous n’avez pas de problèmes, allez vous congratuler avec vos semblables. Parce que si vous lisez les intervenants d’ici, vous vous apercevrez que ce sont des gens qui n’ont pas particulièrement la vie facile.

    Répondre
  83. Lory
    Lory dit :

    @ Chris

    J’ai voté "utile" parce que c’est ce qui m’a paru la seule chose à faire puisqu’il n’y avait pas de candidature unitaire antilibérale. Et parce que Ségolène me déplaisait moins que Sarko.

    Je ne connais pas les gens du Modem pour lequel je n’ai jamais pensé voter; ça ne m’intéresse pas. Oui, il y en a apparemment parmi eux qui sont au RMI et au chomage; s’ils ne comprennent que dalle, je n’y peux rien. Mais qu’en plus ils viennent les casser aux gens comme moi, franchement ça me gonfle. Qu’ils aillent s’en prendre à ceux qui ont permis d’élire ceux qui sont élus.

    Répondre
  84. chris
    chris dit :

    """"Front Populaire n’avait appauvri personne en attribuant les congés payés, par exemple.
    """

    C’est tout a fait vrai et on est bien d’accord …d’ailleurs d’un point de vue liberal ,on te repondrait qu’au contraire ca a enrichi des gens avec le tourisme .

    Maintenant ,je te trouve dure avec le modem qui compte des gens comme Farid Taha qui vient ici parfois ou comme Quitterie Delmas .

    Perso je prefere nettement ces gens la qui tentent de partir sur des bases nouvelles a definir democratiquement …que certaines socialistes que j’ai tant combattu chez Actuchom en periode pre electorale ,qui n’ont jamais assumees leur defaite et ont laisses les gens dont tu parles dans une merde un peu pitoyable .

    Agnes qui a eu le merite de s’etre pas fourvoyée dans ce debat du vote utile a eue au moins le merite d’avoir tente de comprendre ensuite avec cette fameuse invitation faite aux sarkozystes .

    Il y a aussi probablement des liberaux au RMI ,la population nomade par exemple durement touchée par l’ultra liberalisme n’en est pas pour autant devenue collectiviste et bien d’autres ,jepense particuliemrent aux commerçant ayant fait faillite .

    Je crois que c’est un peu plus complexe qu’une simple vision public-prive ou collectivisme -liberalisme ,non ?

    Répondre
  85. Anta
    Anta dit :

    @ Lory

    Pour faire rapide:
    1° Pourquoi les libéraux seraient contre les congés payés? Ca crée une activité économique supplémentaire!! Le seul seul problème à la rigueur viendrait de son caractère obligatoire. Exemple, en Suisse la loi prévoit 4 semaines minimum de congés payés par an. En pratique, 70% des salariés suisses bénificient de 5 semaines. L’Etat ne doit pas tout contrôler, imposer.

    2° Parce que l’intérêt de ce forum se trouve, selon moi, dans le débat. Si il n’y a que des gens pour dire "trop super top Agnès ce que tu écris, je suis à 150% derrière toi, trop bien , youpiiiiiiiiii", les commentaires du monolecte n’ont aucun intérêt. Je ne fréquente donc pas les blogs Modemiens (avec qui je ne suis pas non plus en harmonie). Ton argument du style "Tais toi, tu nous gonfles à pas être d’accord avec nous" n’est pas très satisfaisant . J’apprécie le monolecte pour la liberté de ton donnée, et parce qu’il y a quelques point de vue intéressant. Je n’ai trouvé ca sur aucun autre blog "de gauche" (donc non CSP, vu que la contradiction semble t’effrayer, je ne viendrais pas sur ton vieux blog, et te laisserai tout mélanger sur fond de "punk and communism are not dead"…)

    Répondre
  86. Anta
    Anta dit :

    @ Lory

    Pour faire rapide:
    1° Pourquoi les libéraux seraient contre les congés payés? Ca crée une activité économique supplémentaire!! Le seul seul problème à la rigueur viendrait de son caractère obligatoire. Exemple, en Suisse la loi prévoit 4 semaines minimum de congés payés par an. En pratique, 70% des salariés suisses bénificient de 5 semaines. L’Etat ne doit pas tout contrôler, imposer.

    2° Parce que l’intérêt de ce forum se trouve, selon moi, dans le débat. Si il n’y a que des gens pour dire "trop super top Agnès ce que tu écris, je suis à 150% derrière toi, trop bien , youpiiiiiiiiii", les commentaires du monolecte n’ont aucun intérêt. Je ne fréquente donc pas les blogs Modemiens (avec qui je ne suis pas non plus en harmonie). Ton argument du style "Tais toi, tu nous gonfles à pas être d’accord avec nous" n’est pas très satisfaisant . J’apprécie le monolecte pour la liberté de ton donnée, et parce qu’il y a quelques point de vue intéressant. Je n’ai trouvé ca sur aucun autre blog "de gauche" (donc non CSP, vu que la contradiction semble t’effrayer, je ne viendrais pas sur ton vieux blog, et te laisserai tout mélanger sur fond de "punk and communism are not dead"…)

    Répondre
  87. emcee
    emcee dit :

    Un bon article encore et voilà que le troll de service vient monopoliser l’attention avec des commentaires stupides autant qu’inutiles.
    On se fiche pas mal de qui est conservateur ou libéral. Le problème est ailleurs et il est créé de toutes façons par l’une ou l’autre catégorie.
    Cracher sur les fonctionnaires, déjà, cela prouve un manque de réflexion évident.
    Les fonctionnaires ont un statut qui définit leurs droits et devoirs. Naguère, quand on entrait dans la fonction publique, on était chargé d’une mission et on avait une déontologie à respecter.
    Alors, ne voir que le fait qu’ils sont soi-disant indéboulonnables, c’est ne rien comprendre et répéter bêtement ce que les patrons ressassent pour avoir toute latitude pour embaucher et licencier à leur gré.
    C’est accepter que tout le monde (soi-même, ses enfants, sa famille et ses voisins) se retrouve dans la précarité et dans l’incertitude jusqu’à la fin de sa vie.
    Si un fonctionnaire (ou assimilé) ne fait pas l’affaire, on ne peut pas le licencier. Soit. Mais, d’abord, ce phénomène est marginal, quoi qu’on en dise, car les fonctionnaires ont bénéficié d’une formation et de stages en conséquence.
    Ce qui n’est pas le cas du personnel corvéable et jetable qu’on embauche à moindre coût. Quant à la déontologie, il n’en est évidemment plus question.
    Actuellement, n’importe qui peut fouiller dans les données confidentielles d’un citoyen lambda. Sait-on ce qu’il peut en résulter? Non, mais tout le monde s’en fiche. Manque de réflexion et allégeance au big bizness et à son bras armé.
    Revenons à la SNCF.
    On part, apparemment, du principe que les cheminots faisaient des grèves corporatistes. Pour leur salaire essentiellement, donc. Ce ne serait pas choquant, car leurs salaires sont peu élevés (quoi qu’il ait été dit) et le fait qu’ils bénéficient de la quasi-gratuité du train fait partie des accords anciens, passés entre syndicats et gouvernement pour les rémunérer moins (pareil pour les calendriers de la Poste). On oublie cela quand on veut casser les statuts.
    Cela change quoi qu’il y ait un peu plus de gens dans un train? De plus, allez donc en vacances en famille en train. Qu’est-ce que vous faites une fois sur place, avec les bagages et tout le matériel à transporter? Et comment vous vous déplacez sur des trajets où (et c’est le cas de plus en plus) il n’y a pas de gare à proximité?
    En outre, les grèves des cheminots portent sur leurs conditions de travail et la dégradation du service. Et cela, c’est aussi pour la défense des usagers. Pas uniquement "corporatiste".
    Il m’arrive de passer par la gare du Nord, il n’y a pratiquement plus d’agent SNCF. Tout est automatisé et tout ne fonctionne pas forcément. Deux guichets ouverts, des files d’attente qui s’allongent et un gars énervé derrière parce qu’il n’a pas une minute de répit. Il ne reste plus ensuite dans la gare que quelque malheureux employé d’une boîte privée qui pousse un balai. Parallèlement, on embauche des gros bras pour vérifier les billets à la sortie des gares et repérer les resquilleurs. Des flics, quoi. Toute la société ne va plus fonctionner que comme cela. Et chaque citoyen devient un criminel en puissance.
    Voir: http://www.collectif-rto.org/spip.p

    Voilà contre quoi se sont battus les cheminots. Mais on a réussi à faire croire aux gogos que les cheminots les "prenaient en otage", alors que c’est l’usager qui est quotidiennement pris pour un imbécile.
    Je lis, d’autre part, qu’Air France est "rentable", alors que la SNCF ne l’est pas.
    Encore une vision tordue de libéral ou de néocon, au choix.
    D’abord un service public n’est pas censé être "rentable", puisqu’il est destiné à tous les citoyens. Rentable, cela veut dire qu’on ferme les gares où il y a peu d’usagers pour ne garder que les lignes phares et bourrer les trains. Rentable, cela veut dire qu’on fait payer au "client" le prix fort, qu’on réduit le personnel et fait trimer celui qui reste.
    C’est ce qui se passe actuellement.
    Les TGV sont bourrés, les billets de plus en plus chers, les trains de proximité sont supprimés. Ca profite à qui?
    Et ta mémé, elle va se déplacer comment? Par la route? Pour que les entreprises privées puissent prospérer et polluer davantage?
    Et qu’est-ce qu’on va faire de tous ceux qu’on n’embauche pas? Chômage ou précarité de l’emploi. Et voilà, c’est ça la "liberté". Tu as presque le choix.

    Désolée d’avoir été longue …

    Répondre
  88. emcee
    emcee dit :

    Un bon article encore et voilà que le troll de service vient monopoliser l’attention avec des commentaires stupides autant qu’inutiles.
    On se fiche pas mal de qui est conservateur ou libéral. Le problème est ailleurs et il est créé de toutes façons par l’une ou l’autre catégorie.
    Cracher sur les fonctionnaires, déjà, cela prouve un manque de réflexion évident.
    Les fonctionnaires ont un statut qui définit leurs droits et devoirs. Naguère, quand on entrait dans la fonction publique, on était chargé d’une mission et on avait une déontologie à respecter.
    Alors, ne voir que le fait qu’ils sont soi-disant indéboulonnables, c’est ne rien comprendre et répéter bêtement ce que les patrons ressassent pour avoir toute latitude pour embaucher et licencier à leur gré.
    C’est accepter que tout le monde (soi-même, ses enfants, sa famille et ses voisins) se retrouve dans la précarité et dans l’incertitude jusqu’à la fin de sa vie.
    Si un fonctionnaire (ou assimilé) ne fait pas l’affaire, on ne peut pas le licencier. Soit. Mais, d’abord, ce phénomène est marginal, quoi qu’on en dise, car les fonctionnaires ont bénéficié d’une formation et de stages en conséquence.
    Ce qui n’est pas le cas du personnel corvéable et jetable qu’on embauche à moindre coût. Quant à la déontologie, il n’en est évidemment plus question.
    Actuellement, n’importe qui peut fouiller dans les données confidentielles d’un citoyen lambda. Sait-on ce qu’il peut en résulter? Non, mais tout le monde s’en fiche. Manque de réflexion et allégeance au big bizness et à son bras armé.
    Revenons à la SNCF.
    On part, apparemment, du principe que les cheminots faisaient des grèves corporatistes. Pour leur salaire essentiellement, donc. Ce ne serait pas choquant, car leurs salaires sont peu élevés (quoi qu’il ait été dit) et le fait qu’ils bénéficient de la quasi-gratuité du train fait partie des accords anciens, passés entre syndicats et gouvernement pour les rémunérer moins (pareil pour les calendriers de la Poste). On oublie cela quand on veut casser les statuts.
    Cela change quoi qu’il y ait un peu plus de gens dans un train? De plus, allez donc en vacances en famille en train. Qu’est-ce que vous faites une fois sur place, avec les bagages et tout le matériel à transporter? Et comment vous vous déplacez sur des trajets où (et c’est le cas de plus en plus) il n’y a pas de gare à proximité?
    En outre, les grèves des cheminots portent sur leurs conditions de travail et la dégradation du service. Et cela, c’est aussi pour la défense des usagers. Pas uniquement "corporatiste".
    Il m’arrive de passer par la gare du Nord, il n’y a pratiquement plus d’agent SNCF. Tout est automatisé et tout ne fonctionne pas forcément. Deux guichets ouverts, des files d’attente qui s’allongent et un gars énervé derrière parce qu’il n’a pas une minute de répit. Il ne reste plus ensuite dans la gare que quelque malheureux employé d’une boîte privée qui pousse un balai. Parallèlement, on embauche des gros bras pour vérifier les billets à la sortie des gares et repérer les resquilleurs. Des flics, quoi. Toute la société ne va plus fonctionner que comme cela. Et chaque citoyen devient un criminel en puissance.
    Voir: http://www.collectif-rto.org/spip.p

    Voilà contre quoi se sont battus les cheminots. Mais on a réussi à faire croire aux gogos que les cheminots les "prenaient en otage", alors que c’est l’usager qui est quotidiennement pris pour un imbécile.
    Je lis, d’autre part, qu’Air France est "rentable", alors que la SNCF ne l’est pas.
    Encore une vision tordue de libéral ou de néocon, au choix.
    D’abord un service public n’est pas censé être "rentable", puisqu’il est destiné à tous les citoyens. Rentable, cela veut dire qu’on ferme les gares où il y a peu d’usagers pour ne garder que les lignes phares et bourrer les trains. Rentable, cela veut dire qu’on fait payer au "client" le prix fort, qu’on réduit le personnel et fait trimer celui qui reste.
    C’est ce qui se passe actuellement.
    Les TGV sont bourrés, les billets de plus en plus chers, les trains de proximité sont supprimés. Ca profite à qui?
    Et ta mémé, elle va se déplacer comment? Par la route? Pour que les entreprises privées puissent prospérer et polluer davantage?
    Et qu’est-ce qu’on va faire de tous ceux qu’on n’embauche pas? Chômage ou précarité de l’emploi. Et voilà, c’est ça la "liberté". Tu as presque le choix.

    Désolée d’avoir été longue …

    Répondre
  89. mc
    mc dit :

    @ cocos, 43:

    "En faisant le plus de mal possible"

    Oui, mais… en faisant du mal A QUI? Quand on fait grève, faudrait savoir choisir son adversaire. Pas se cogner la tête contre les murs, histoire de faire "le plus de mal possible" … à soi-même. Ni assommer le premier pauvre mec qui a la déveine de se trouver au mauvais endroit, pendant que les nuisibles bien à l’abri ricanent et crient à la prise d’otage.

    C’est vraiment étonnant que, depuis que ces pratiques font la preuve de leurs nuisances, la fameuse "imagination au pouvoir" de mai 68 soit resté un slogan creux.

    Quelqu’un a une idée qui expliquerait ce mystère de non-imagination et de non-créativité?

    Répondre
  90. mc
    mc dit :

    @ cocos, 43:

    "En faisant le plus de mal possible"

    Oui, mais… en faisant du mal A QUI? Quand on fait grève, faudrait savoir choisir son adversaire. Pas se cogner la tête contre les murs, histoire de faire "le plus de mal possible" … à soi-même. Ni assommer le premier pauvre mec qui a la déveine de se trouver au mauvais endroit, pendant que les nuisibles bien à l’abri ricanent et crient à la prise d’otage.

    C’est vraiment étonnant que, depuis que ces pratiques font la preuve de leurs nuisances, la fameuse "imagination au pouvoir" de mai 68 soit resté un slogan creux.

    Quelqu’un a une idée qui expliquerait ce mystère de non-imagination et de non-créativité?

    Répondre
  91. mc
    mc dit :

    @ Chris, 53:

    Tu ne peux pas ignorer (ou alors faut réactualiser tes connaissances) qu’il ne suffit plus de se marier pour obtenir des papiers. Il faut en plus xxx temps de vie commune, et comment tu fais pour avoir une vie commune avec quelqu’un qui se fait expulser?

    Ou alors, effectivement, faire un enfant. Ca "marche" encore, mais difficilement, et pour combien de temps?

    Sans compter que ça induit, hélas, des effets pervers (que ne manqueront pas d’instrumentaliser nos décideurs), du genre faire un gosse à une nana en feignant le grand amour, et se tailler avec les papiers ainsi obtenus. Ou du genre garder au fond du coeur un doute destructeur du genre "c’est moi qui l’intéresse? ou les papiers que je peux lui permettre d’obtenir?"

    Répondre
  92. mc
    mc dit :

    @ Chris, 53:

    Tu ne peux pas ignorer (ou alors faut réactualiser tes connaissances) qu’il ne suffit plus de se marier pour obtenir des papiers. Il faut en plus xxx temps de vie commune, et comment tu fais pour avoir une vie commune avec quelqu’un qui se fait expulser?

    Ou alors, effectivement, faire un enfant. Ca "marche" encore, mais difficilement, et pour combien de temps?

    Sans compter que ça induit, hélas, des effets pervers (que ne manqueront pas d’instrumentaliser nos décideurs), du genre faire un gosse à une nana en feignant le grand amour, et se tailler avec les papiers ainsi obtenus. Ou du genre garder au fond du coeur un doute destructeur du genre "c’est moi qui l’intéresse? ou les papiers que je peux lui permettre d’obtenir?"

    Répondre
  93. mc
    mc dit :

    @ Chris 61

    "pas de cinéma dans les avions"

    C’est vrai, quoi, c’est furieusement mal élevé de faire du cinéma (concurrence déloyale au cinoche prévu pour distraire les vrais voyageurs, qu’il ne faut pas disturber) dans les avions qui te "raccompagnent". A une autre époque, d’autres sont montés sans faire d’histoires dans des trains. A cette époque, môssieur, on savait "vivre"

    Chris, tu m’étonneras toujours!

    Répondre
  94. chris
    chris dit :

    """Tu ne peux pas ignorer (ou alors faut réactualiser tes connaissances) qu’il ne suffit plus de se marier pour obtenir des papiers. Il faut en plus xxx temps de vie commune, et comment tu fais pour avoir une vie commune """"

    Ah ben ..elle est bien bonne celle la …..le dernier mariage auquel j’etais invite y a 15 jours concernait une dame mexicaine et un francais de ma ville …….la dame ayant beneficié d’un visa touriste 2 fois renouvellé ,suffit de passer une frontiere Schengen en fait ….le plus gros probleme ayant ete d’obtenir du pays d’origine tout les documents necessaire sans avoir a y retourner ,mais cote prefecture ici no probleme .

    Faut arreter les legendes urbaines a ce niveau la !

    Pour ce qui est des avions ,des centaines de prisonniers circulent en train ,menottes , moi itou en mon temps et ca a jamais derange personne ….je te garantis pour avoir fait nantes lyon regulierement a une epoque ou le TGV n’existait pas …..et que les braves gens detournent les yeux dans ces cas la ,gauchiste y compris .

    La rebellion constatée parfois aujourd’hui n’est qu’une tentative de faire reporter un voyage de toutes façon programmé …autant je comprends celui qui tente sa chance ,autant je trouve derisoire celui qui n’accepte pas d’etre malchanceux .

    Et les bobos qui s’apitoient choques par ce genre de voyage ..sont les memes que ca ne derangent pas de se faire bronzer a prix charter en republique dominiquaine ou on creve de faim a cent metres de la plage ou au senegal …..sans s’inquieter du pourquoi du prix tres cool de leurs vacances .

    Idem pour les detracteurs de 4×4 que le kerozene ne derange point pour passer 15 jours de vacances au bout du monde ……mais voyager ,barouder en bermuda ,c’est tellement de gauche !

    De plus ,la comparaison entre un siege passager de chez air france avec plateau repas ……et les wagons a bestiaux en direction des camps …..le debarquement a Alger ou a Dakar consistant a oter les menottes et non a partir en direction d’un four ……fallatieux comme argument pour le moins .

    Répondre
  95. Anièry
    Anièry dit :

    Il est important de savoir comment Air France est devenue "rentable".
    En 1995, Christian Blanc, PDG de l’époque, instaure la double échelle des salaires; c’est-à-dire que les salariés embauchés à partir de 1996 touchaient 22% en moins pour le même travail que leurs aînés!
    Il diminue le personnel au sol et en vol; il sous-traite plusieurs secteurs de l’entreprise et vends les bijoux de famille comme la chaîne d’hôtels le Méridien… Les plus anciens parmi les salariés sont invités à partir en pré-retraite avec un bon backchich pour casser la mémoire syndicale et les pratiques collectifs d’entraide… Les cadres sont invités à mettre la pression sur les employés récalcitrants aux méthodes importés des Etats-Unis…
    C’est ainsi, sans beaucoup licencier mais en supprimant des millers d’emploi, en dégradant les conditions de travail donc les conditions d’accueil et de service aux passagers, en augmentant de plus d’un tiers la productivité sans contre-partie salariale que Christian Blanc a réussi à rendre Air France rentable…. D’aiileurs, sa garde rapprochée,son équipe de nettoyeurs est parti à la Poste pour préparer la privatisation comme ils l’ont fait à Air France avec tant de succés…
    Pour la petite histoire, Christian Blanc était "guévariste" en 1968, rocardien plus tard, à rejoint François Bayrou dans l’UDF et vient de terminer en beauté à l’UMP…
    Il résume à lui tout seul, l’histoire de toute une génération, des mercenaires au service du grand CAPITAL…. D’ailleurs, quand il a démissionné d’Air France car la privatisation n’allait pas assez vite à son goût, il a rejoint du jour au lendemain la Banque Lazard.

    Répondre
  96. Anièry
    Anièry dit :

    Il est important de savoir comment Air France est devenue "rentable".
    En 1995, Christian Blanc, PDG de l’époque, instaure la double échelle des salaires; c’est-à-dire que les salariés embauchés à partir de 1996 touchaient 22% en moins pour le même travail que leurs aînés!
    Il diminue le personnel au sol et en vol; il sous-traite plusieurs secteurs de l’entreprise et vends les bijoux de famille comme la chaîne d’hôtels le Méridien… Les plus anciens parmi les salariés sont invités à partir en pré-retraite avec un bon backchich pour casser la mémoire syndicale et les pratiques collectifs d’entraide… Les cadres sont invités à mettre la pression sur les employés récalcitrants aux méthodes importés des Etats-Unis…
    C’est ainsi, sans beaucoup licencier mais en supprimant des millers d’emploi, en dégradant les conditions de travail donc les conditions d’accueil et de service aux passagers, en augmentant de plus d’un tiers la productivité sans contre-partie salariale que Christian Blanc a réussi à rendre Air France rentable…. D’aiileurs, sa garde rapprochée,son équipe de nettoyeurs est parti à la Poste pour préparer la privatisation comme ils l’ont fait à Air France avec tant de succés…
    Pour la petite histoire, Christian Blanc était "guévariste" en 1968, rocardien plus tard, à rejoint François Bayrou dans l’UDF et vient de terminer en beauté à l’UMP…
    Il résume à lui tout seul, l’histoire de toute une génération, des mercenaires au service du grand CAPITAL…. D’ailleurs, quand il a démissionné d’Air France car la privatisation n’allait pas assez vite à son goût, il a rejoint du jour au lendemain la Banque Lazard.

    Répondre
  97. chris
    chris dit :

    Faut dire que la "rentabilite " d’Air France ..meme le client l’a subie ,perso je fais qu’un metre 75 et depuis quelques années ,je rentre de moins en moins sur un siege …je parle pas de la bouffe dont on se demande parfois …..reste le sourire des hotesses et le professionnalisme des equipages ..pour combien de temps .

    C’est clair que ce genre de mercenaire prospere dans le prive et bientot dans le public .

    Répondre
  98. chris
    chris dit :

    Faut dire que la "rentabilite " d’Air France ..meme le client l’a subie ,perso je fais qu’un metre 75 et depuis quelques années ,je rentre de moins en moins sur un siege …je parle pas de la bouffe dont on se demande parfois …..reste le sourire des hotesses et le professionnalisme des equipages ..pour combien de temps .

    C’est clair que ce genre de mercenaire prospere dans le prive et bientot dans le public .

    Répondre
  99. Chevillette
    Chevillette dit :

    De toute façon, libéral ou conservateur revient toujours à l’arrivée à favoriser le pouvoir en place. La liberté est toujours pour celui qui a le plus d’argent. Et comme l’a dit un des intervenants, l’interventionisme est un crédo pratiqué abusivement dans les pays libéraux (USA, GB) . Ne pas réguler la société et l’économie revient à chérir les classes dominantes c’est tout.

    Sarko est un libéral car il a tout mis en place (casse du droit du travail, tous les droits (CDD, Stages..Etc) donnés aux entrepreneurs. En France, l’UMP a compris que le mot "libéral" n’est pas trés apprécié y compris dans l’électoral de Droite qui à certains endroits reste gaulliste. C’est pourquoi Sarko habille ses discours (uniquement ses discours, jamais ses actes..) de protectionnisme, mais ne vous inquiétez pas il n’en fera jamais une once. Il favorise la "liberté" du MEDEF et des grands patrons…

    @Anta: Arrête de dire des conneries SVP, trouve sur mon blog, une seule apologie de l’URSS et aprés on en reparle. Je crois d’ailleurs ne jamais en avoir parlé!

    Répondre
  100. Chevillette
    Chevillette dit :

    De toute façon, libéral ou conservateur revient toujours à l’arrivée à favoriser le pouvoir en place. La liberté est toujours pour celui qui a le plus d’argent. Et comme l’a dit un des intervenants, l’interventionisme est un crédo pratiqué abusivement dans les pays libéraux (USA, GB) . Ne pas réguler la société et l’économie revient à chérir les classes dominantes c’est tout.

    Sarko est un libéral car il a tout mis en place (casse du droit du travail, tous les droits (CDD, Stages..Etc) donnés aux entrepreneurs. En France, l’UMP a compris que le mot "libéral" n’est pas trés apprécié y compris dans l’électoral de Droite qui à certains endroits reste gaulliste. C’est pourquoi Sarko habille ses discours (uniquement ses discours, jamais ses actes..) de protectionnisme, mais ne vous inquiétez pas il n’en fera jamais une once. Il favorise la "liberté" du MEDEF et des grands patrons…

    @Anta: Arrête de dire des conneries SVP, trouve sur mon blog, une seule apologie de l’URSS et aprés on en reparle. Je crois d’ailleurs ne jamais en avoir parlé!

    Répondre
  101. emcee
    emcee dit :

    @ Anièry
    Très intéressant.. Je me doutais bien que cela s’était passé comme cela: c’est le scénario habituel. Mais je ne connaissais pas ces détails.
    C’est ce qui se passe d’ailleurs à la SNCF et dans d’autres services publics): sous-traitance (restauration, nettoyage ,etc), ouverture au privé pour tout ce qui est rentable (I-TGV, par ex.), suppression de lignes moins fréquentées, embauche de précaires en lieu et place de titulaires.
    Et comme le dit Chris, tant pis pour l’usager.
    Moins de trains, plus de contraintes, moins d’aide, moins de techniciens pour les réparations. Et moins de sécurité.
    Le tout plus cher et moins confortable.
    Alors que la machine était un des fleurons de la France, cela va devenir une pompe à fric dangereuse, comme en GB.
    J’ai lu qqpart qu’ils voulaient donner le frêt au privé. Encore une régression.

    Au temps pour les libéraux qui pensent que les entreprises vont sauver le monde.

    Répondre
  102. emcee
    emcee dit :

    @ Anièry
    Très intéressant.. Je me doutais bien que cela s’était passé comme cela: c’est le scénario habituel. Mais je ne connaissais pas ces détails.
    C’est ce qui se passe d’ailleurs à la SNCF et dans d’autres services publics): sous-traitance (restauration, nettoyage ,etc), ouverture au privé pour tout ce qui est rentable (I-TGV, par ex.), suppression de lignes moins fréquentées, embauche de précaires en lieu et place de titulaires.
    Et comme le dit Chris, tant pis pour l’usager.
    Moins de trains, plus de contraintes, moins d’aide, moins de techniciens pour les réparations. Et moins de sécurité.
    Le tout plus cher et moins confortable.
    Alors que la machine était un des fleurons de la France, cela va devenir une pompe à fric dangereuse, comme en GB.
    J’ai lu qqpart qu’ils voulaient donner le frêt au privé. Encore une régression.

    Au temps pour les libéraux qui pensent que les entreprises vont sauver le monde.

    Répondre
  103. Chevillette
    Chevillette dit :

    D’autant qu’on a beau dire, en tant que clients/usagers, le rapport avec les salariés, l’acceuil est toujours plus agréable dans le service public. Récemment, j’ai eu à aller à la sécu et à la mairie et j’ai été bien servi. D’ailleurs tous les SP qui commencent à suivre une logique de marché (SNCF, La Poste, Edf) ont obligatoirement un service qui se dégrade à vue d’oeil.

    Sans parler bien sur des petits salariés en pays capitalistes anglo-saxons qui sont tellement flexibles et mal payés qu’ils en deviennent désagréables.

    Répondre
  104. Chevillette
    Chevillette dit :

    D’autant qu’on a beau dire, en tant que clients/usagers, le rapport avec les salariés, l’acceuil est toujours plus agréable dans le service public. Récemment, j’ai eu à aller à la sécu et à la mairie et j’ai été bien servi. D’ailleurs tous les SP qui commencent à suivre une logique de marché (SNCF, La Poste, Edf) ont obligatoirement un service qui se dégrade à vue d’oeil.

    Sans parler bien sur des petits salariés en pays capitalistes anglo-saxons qui sont tellement flexibles et mal payés qu’ils en deviennent désagréables.

    Répondre
  105. mc
    mc dit :

    @ Chris:

    Tu connais l’histoire de la grenouille cuite? Elle commence par la trouver très confortable, l’eau tiède, sympa même, et quand ça devient vraiment plus supportable… plus la force de sauter.
    Du coup, on va peut-être pas attendre les wagons plombés et les fours crématoires pour protester.

    Répondre
  106. Pilru
    Pilru dit :

    L’économie libérale est une utopie au même titre que le socialisme de Marx.

    Elle ne peut pas fonctionner idéalement parce qu l’humain est humain.
    L’auto-régulation du marché : foutaise.
    Libre concurrence : foutaise.

    Trouvez un seul secteur économique ou la libre concurrence est bénéfique pour le client et le salairié. Trouvez un seul secteur ou il existe réllement une concurrence entre les acteurs économique. La téléphonie mobile ? Les FAI ? L’automobile ? L’éléctricité (depuis le 01/07/07) ? En générale, cela se termine par une entente (après concentration) et un partage plus ou moins a l’amiable du marché quand cela ne se termine pas tout simplement par un monopole territoriale (le marche de l’eau et la Tv par cable). La concurrence est très marginale en réalité et n’est surtout par recherchée.
    Il existe en ce moment un cas de réelle concurrence : Microsoft vs logiciels libres. En étudiant les gesticulation de MS pour essayer de décribiliser les LL et Linux en particulier est symptomatique.

    La loi du marché ne peut fonctionner de manière optimum que si il y a une information fluide et si tout les acteurs éonomiques ont le même niveau d’information. C’est loin d’être le cas dans notre société.

    Le leitmotiv actuel : privatisé les recette et nationaliser les charges.

    Répondre
  107. Elponeju
    Elponeju dit :

    Hello
    agnes maillard, je vous aime et pour un peu que vous soyez belle je vous ferais l’amour maintes et maintes fois durant des nuits entieres.. bon ca c’est fait…
    SInon je me la pete et je cite 2 trucs. Vous chercherez les auteurs (un indice l’une des citations a été entendu dans une série américaine.. bonjour la crédibilité mais je l’aime bien quand meme
    " Celui qui sacrifie ses libertés pour plus de sécurité, ne les mérite pas et n’aura aucun des deux…" a peu pres 😉
    "La lutte sociale bénéficie a tous , mais seuls ceux qui luttent en payent le cout"
    Voilà, la premiere se passe de commentaires, pour la deuxieme, je voulais juste rappeller 2 c hoses :
    1/ Les grevistes c ‘est tjours les memes (salopard de fonctionnaires et d’étudiants feignants fumant des joints et jouant du djembé) : c’est juste que c’est les seuls qui peuvent la faire réellement. Je suis délégué syndical dans le privé et faire bouger des salaréis c’est tres tres tres dur…. ils ont peur. (Le cout des testicules a deux mains c bon pour les célibataires surdiplomés de la banque ou de l’informatique; c’est pour les autres ta remarque était juste pitoyable, vulgaire et méprisante.)
    2/ quand les fonctionnaires se sont battus pour lerus acquis sociaux cela a eu des repercussions pour tous. Et je me souviens de mon pere socialo dans l’ame mais pas dans la carte du PS (et prof 🙂 ), me disait les mecs du privé ils nous crahent dessus parce qu’on a la sécurité de l’emploi, y’a 20 ans ils nous crachaient dessus parce qu’on bossait dans le public pour pas un rond alros qu’ils se faisaient les (memes précédemment citées) couilles en or.
    J’aime mon pere vous l’aurez compris….

    Répondre
  108. totoododo
    totoododo dit :

    Coucou 🙂 (oh c’est juste pour te balancer un compliment qui tue : t’es dans mon top 3 en fille, tention, avec Mona chollet et pascale fourier 🙂 ). (excellente ta reponse d’ailleurs a maillé) 🙂 Voila 🙂
    pi merci aussi 🙂
    et bisous a tous 🙂

    Répondre
  109. totoododo
    totoododo dit :

    Coucou 🙂 (oh c’est juste pour te balancer un compliment qui tue : t’es dans mon top 3 en fille, tention, avec Mona chollet et pascale fourier 🙂 ). (excellente ta reponse d’ailleurs a maillé) 🙂 Voila 🙂
    pi merci aussi 🙂
    et bisous a tous 🙂

    Répondre
  110. Déçu du socialisme
    Déçu du socialisme dit :

    Hello everybody,
    J’arrive un peu tard mais mon sang n’a fait qu’un tour à la lecture d’un commentaire (#45) exprimant la croyance proprement délirante qu’une entreprise publique est "structurellement déficitaire" alors qu’une entreprise privée serait prédestinée par magie à déborder de fric.

    Ayant été employé dans une vie antérieure chez France Télécom, entreprise autrefois publique et ultra-riche, transformée en boîte privatisée ultra-endettée depuis l’ouverture du capital (merci Mr Jospin) et les acrobaties financières géniales de son PDG historique, je ne peux pas lire une c…ie de ce calibre sans un sursaut de stupeur.

    Répondre
  111. Anta
    Anta dit :

    @Déçu du socialisme

    Je ne dis absolumment pas qu’une entreprise publique est forcèment "structurellement déficitaire", et qu’une entreprise privée est bien gérée et rentable.

    Cependant, force est de constater que la SNCF vit très largement au dessus de ses moyens (en partie à cause des conditions accordées aux cheminots). Chiffres d’affaires 2006: 21 milliards d’euros, frais de personnel: 9 milliards d’euros… En regardant seulement ces deux chiffres, on peut immédiatement conclure que l’entreprise ne peut pas bien aller financièrement…

    Répondre
  112. mc
    mc dit :

    Une partie des activités du service public est forcément déficitaire. Plus exactement, elle profite à la collectivité sans rapporter un sou à l’acteur économique. Exemple de l’éducation des enfants, qui rapporte beaucoup à la collectivité et pas seulement en fric, et rien ni à l’Etat, ni à l’Education Nationale.

    Quand il arrive qu’une partie de ces activités pourrait se révéler "rentable" (je parle de fric cette fois), on entend les cris d’orfraie de ceux qui voudraient bien que l’argent tombe dans leur escarcelle.

    La marche à suivre est toute simple: dénigrer puis dégrader au maximum ce "service public" pour prouver aux usagers mécontents que le privé ne pourrait que faire mieux, obliger le service public en question à suivre une logique de boîte privée, puis passer au privé véridique, plus personne pour protester. .

    Histoire d’eau par exemple… Les usagers qui ont vu la gestion de l’eau communale passer au privé ont tellement bien compris la manoeuvre (payer plus pour être plus mal servi) que de nombreuses communes sont en train de se réapproprier la gestion de leur réseau d’eau. Mais c’est pas facile, et c’est coûteux…

    Ya pourtant rien d’étonnant: comment dégager des profits supplémentaires, sinon en diminuant le service et en augmentant les prix? C’est comme ça qu’on paie le TGV la peau des fesses, et qu’il faut la journée et quatre correspondances pour aller à Millau.

    Répondre
  113. mc
    mc dit :

    Une partie des activités du service public est forcément déficitaire. Plus exactement, elle profite à la collectivité sans rapporter un sou à l’acteur économique. Exemple de l’éducation des enfants, qui rapporte beaucoup à la collectivité et pas seulement en fric, et rien ni à l’Etat, ni à l’Education Nationale.

    Quand il arrive qu’une partie de ces activités pourrait se révéler "rentable" (je parle de fric cette fois), on entend les cris d’orfraie de ceux qui voudraient bien que l’argent tombe dans leur escarcelle.

    La marche à suivre est toute simple: dénigrer puis dégrader au maximum ce "service public" pour prouver aux usagers mécontents que le privé ne pourrait que faire mieux, obliger le service public en question à suivre une logique de boîte privée, puis passer au privé véridique, plus personne pour protester. .

    Histoire d’eau par exemple… Les usagers qui ont vu la gestion de l’eau communale passer au privé ont tellement bien compris la manoeuvre (payer plus pour être plus mal servi) que de nombreuses communes sont en train de se réapproprier la gestion de leur réseau d’eau. Mais c’est pas facile, et c’est coûteux…

    Ya pourtant rien d’étonnant: comment dégager des profits supplémentaires, sinon en diminuant le service et en augmentant les prix? C’est comme ça qu’on paie le TGV la peau des fesses, et qu’il faut la journée et quatre correspondances pour aller à Millau.

    Répondre
  114. Déçu du socialisme
    Déçu du socialisme dit :

    Curieux, cette obsession très répandue au sujet des conditions accordées aux cheminots (trop luxueuses pour de vulgaires prolos?). Moi, je trouve beaucoup plus révoltant de voir un PDG qui obtient de multiplier par 5 les émoluments déjà pharaoniques associés à sa fonction, alors qu’il arrive pour mettre en place un plan d’austérité "justifié" par la dette gigantesque creusée par son prédécesseur qui, lui, en récompense de son impéritie, se défile vers un autre job princièrement rémunéré. Et là, bizarre, mais personne ne s’offusque sérieusement.

    Répondre
  115. Déçu du socialisme
    Déçu du socialisme dit :

    Curieux, cette obsession très répandue au sujet des conditions accordées aux cheminots (trop luxueuses pour de vulgaires prolos?). Moi, je trouve beaucoup plus révoltant de voir un PDG qui obtient de multiplier par 5 les émoluments déjà pharaoniques associés à sa fonction, alors qu’il arrive pour mettre en place un plan d’austérité "justifié" par la dette gigantesque creusée par son prédécesseur qui, lui, en récompense de son impéritie, se défile vers un autre job princièrement rémunéré. Et là, bizarre, mais personne ne s’offusque sérieusement.

    Répondre
  116. Anta
    Anta dit :

    @ Déçu du socialisme

    Si si, les rémunérations des dirigeants devraient, de mon point de vue, être indexés sur les performances de son entreprise(mais pas dans un cadre légal)

    Répondre
  117. Déçu du socialisme
    Déçu du socialisme dit :

    Belle déclaration de principe, mais l’ajout "pas dans un cadre légal…" lui enlève toute crédibilité puisque, ainsi, on écarte d’emblée tout passage à l’acte. Et c’est d’ailleurs ainsi que ça se passe puisque les vagues blâmes de principe de l’UMP au sujet des "patrons voyous" n’ont jamais été suivis du moindre effet.

    Cela dit, je n’ai aucune vindicte personnelle contre les PDG. Simplement, leur exemple est emblématique de la politique économique à la mode: quand on cherche de l’argent -beaucoup d’argent- pour enrichir ceux qui sont déjà fortunés (dirigeants d’entreprise, médecins…), on en trouve. Quand il s’agit de serrer la ceinture au citoyen lambda (salariés, malades…) on exhibe opportunément des bilans financiers calamiteux.

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